Si la liturgie des obsèques peut être célébrée avec assistance, alors il faut célébrer des messes de requiem
C’est l’idée développée par des prêtres italiens :
Pour donner aux fidèles laïcs la possibilité de revenir participer activement et physiquement à la célébration de la messe, pourquoi ne pas célébrer fréquemment la messe des funérailles sans mort pendant les jours de semaine?
Certes, les fidèles présents ne seront pas plus de 15. Certes, les 15 fidèles présents seront équipés de masques et dûment espacés d’au moins deux mètres, car personne ne souhaite infecter ou être infecté, mais seulement pour demander la miséricorde de Dieu pour les morts dont le suffrage est fait.
Mais les 15 présents ne devront-ils être que des parents proches et non des amis ? Ou à condition que vous puissiez participer à l’héritage ? L’auto-certification de parenté est-elle suffisante? Ou devez-vous vous présenter avec le certificat de famille, y compris l’arbre généalogique ? …
Mais qu’est-ce qu’un enterrement ? La présence du cadavre est-elle nécessaire? Ou les funérailles par procuration (sans corps) sont-elles autorisées?
Il n’appartient pas à un gouvernement républicain de nous dire ce qu’est la messe, ce que sont les funérailles, quand et comment elles doivent être célébrées avec ou sans mort. Le gouvernement émet des recommandations pour la santé afin de lutter contre l’épidémie, mais pas la discipline des prières de suffrage ou de messe pour les défunts.
Si le défunt – malgré lui – avait plus de 15 parents, proches, et amis, ne doutez pas que tout le monde sera admis à la célébration de la messe: après environ une heure la deuxième messe suivra pour le décédé avec les 15 amis et parents suivants. Car il ne reviendra certainement pas à un gouvernement de nous dire qu’il ne faut pas exagérer dans les messes de suffrage et qu’une personne décédée a exclusivement une messe et jamais plus.
Le Glas sonne…
Un prêtre diocésain m’envoie ce message :
Faisant suite à l’annonce du premier ministre de ne pas autoriser la reprise du culte public avant le 02 juin, des prêtres décident de faire sonner le glas de leur église tous les jours à 20 h 05.
Après les encouragements de la population à 20 h au personnel soignant, il leur apparaît important que soit signifié publiquement la souffrance qu’occasionnent cette mise au tombeau d’une partie importante et vitale de la vie de l’Eglise et le fait de ne pouvoir nourrir les âmes affamées de la grâce des sacrements.
Dans l’espérance de pouvoir faire retentir la volée lors de la libération de cette mesure prise à l’encontre des demandes de bon nombre d’évêques, prêtres et fidèles.
Père B.
NON à l’infantilisation du peuple de la Vie. Que vive la paternité responsable !
Lu ici :
À la faveur du déconfinement, on entend : laissez les médecins choisir leurs traitements, les pharmaciens vendre des masques, les enseignants enseigner au mieux selon les circonstances, enfin laissez les prêtres donner les sacrements et organiser le culte. Principe de base de la doctrine sociale de l’Église, ce principe de subsidiarité est malheureusement peu compris, encore moins aimé.
Ainsi, il est incohérent de rappeler le principe de subsidiarité, même sans le nommer, et d’afficher une infantilisation dans ce qui ne relève pas de la compétence de l’autorité rappelée à ce principe. Faisons une analogie entre la paternité et maternité qui relève directement de la responsabilité des époux, et la sanctification du peuple de Dieu qui relève de la responsabilité des pasteurs, disons de leur « paternité spirituelle ».
C’est un fait que certaines circonstances rendent très difficile en pratique l’exercice de ces responsabilités. Moniteurs de régulation naturelle des naissances, nous rappelons sans cesse aux époux que rien ne justifie de se défausser de la responsabilité vis-à-vis de la vie à naître dans notre foyer : ni les pressions médicales, sociales, familiales, éducatives. Certes les époux doivent tenir compte des circonstances, mais ils doivent rester libres de bien agir. Ils doivent aussi être conscients que certains pourraient profiter des circonstances pour leur retirer ce qui leur est confié. Ils ont donc à s’exhorter les uns les autres à rester courageux.
Si les autorités supérieures ne doivent pas soustraire aux autorités inférieures le discernement et les tâches qu’elles sont capables de faire, les autorités inférieures n’ont pas à attendre des autorités supérieures qu’elles prennent en charge leur propre responsabilité. Qui exige le principe de subsidiarité doit être conscient de sa propre responsabilité et être prêt à l’assumer.
Aujourd’hui, le Covid rend difficile la responsabilité de la sanctification du peuple de Dieu. Qu’un gouvernement interdise en temps de pandémie les rassemblements de plus de x personnes, qu’il aille jusqu’à confondre liberté de culte et liberté de rassemblement dans un pays laïc, devenu multi-cultuel, on peut le déplorer mais le comprendre. En revanche, attendre du gouvernement les consignes sacramentelles, lui demander de statuer sur la confession, la distribution de la communion, la messe privée : c’est se défausser de sa responsabilité.
On peut s’auto-féliciter, se vanter de la discipline des fidèles et des pasteurs. On peut aussi être conscients des postures de chacun, sans juger d’ailleurs des intentions. Il convient de mesurer les conséquences de positions prises hier, afin d’être éclairé sur celles à prendre aujourd’hui et demain. Oui certains évêques puis certains prêtres, pensant peut-être que la crise sanitaire ne durerait pas, ont ajouté des mesures à des mesures, limitant l’apostolat des prêtres au virtuel, aux enterrements et à l’extrême-onction. Fidèles laïcs, nous mettons aussi du temps à comprendre ce qui se passe et à discerner ce qu’il convient de faire.
Quelques-uns en ont appelé au gouvernement pour l’après-11 mai. Finalement il faut attendre le 2 juin ? Mais pourquoi attendre si des églises ont été abusivement fermées? Pourquoi ne pas proposer l’adoration, reprendre des confessions, dire des messes privées…. Cessons de faire croire que le gouvernement a son mot à dire sur bien des choses qui en réalité ne le regardent pas. C’est dangereux ! Prenons nos responsabilités avec toutes les tolérances existantes. C’est vrai pour les pasteurs, comme pour les fidèles laïcs. On peut prier dans les églises ouvertes, et grâce aux doodles ne pas s’y rassembler. Arrêtons de nous auto-censurer.
Comparaison n’est pas raison. Mais combien pensent, à tort, qu’ils ne peuvent vivre les méthodes naturelles, parce qu’ils perçoivent des pressions médicales, spirituelles, économiques? Ces pressions ne sont d’ailleurs pas des interdictions formelles. Aujourd’hui nous devons nous entraider, pasteurs et fidèles, à percevoir les pressions qui inhibent la vie sacramentelle.
Saint Louis Marie Grignon de Montfort a vécu une épidémie lors de son séminaire à Paris. Il répond alors aux besoins des pauvres et des malades, jusqu’à être expulsé de la Salpêtrière. Son zèle apostolique va alors le tourner vers les missions populaires, là où on manque de prêtres. Il parcourt ainsi l’Ouest de la France pour y vivifier la foi en profondeur. Pour toucher les personnes qui viennent moins à l’église, il écrit des cantiques sur des chants populaires. Les historiens disent que son action apostolique a préparé la réaction des laïcs vendéens en faveur de la défense des prêtres. Aujourd’hui, alors que des gens font des heures de queues à l’ouverture des drive de McDonald’s et que la jeunesse réclame à ses parents des UberEats… j’interroge sur la possibilité des Uber-Christ à partir du 11 mai, et de prendre comme patron pour ce type d’activité Saint Louis Marie Grignon de Montfort ? Rappelons enfin que saint Jean-Paul II, à de nombreuses reprises et dans sa devise épiscopale, témoignait de tout ce qu’il devait à ce saint français.
Sainte Jeanne Beretta Molla a accepté sa responsabilité vis à vis de son enfant à naître. Malgré les pressions médicales, sociales et familiales, elle a choisi de prendre le risque de se faire opérer de son fibrome tout en gardant son enfant. Le pape Paul VI a parlé pour elle d’ « immolation préméditée ». Elle a pu donner naissance à son enfant avant d’offrir sa vie à 39 ans. Elle a été canonisée par saint Jean-Paul II.
Saints du jour, patrons de la responsabilité de l’état de vie, Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et Sainte Jeanne Beretta Molla priez pour nous, aujourd’hui et demain !
Edouard Philippe et la liberté religieuse
Lors de son discours à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a poliment envoyé les évêques aux pelotes: il refuse les “cérémonies religieuses” (sauf les obsèques limitées à 20 personnes) jusqu’au 2 juin au moins. Quant à nous, nous persistons à ne pas comprendre la différence du point de vue sanitaire entre la messe et des obsèques. Suffit-il de réciter l’absoute à la fin de messe pour avoir le droit d’y assister? Si c’est le cas, nous en sommes. D’autant plus volontiers qu’en ce moment, nous sommes souvent sollicités pour prier pour nos morts.
La bien-pensance médiatique veut y voir un débat droite-gauche: les “conservateurs” réclameraient la messe, quand les “progressistes” (toujours plus sages, comme chacun sait) se satisferaient du confinement. La réalité, c’est que le clivage n’est pas là. Sinon, d’ailleurs, il n’y aurait pas eu ce communiqué des évêques. Accessoirement, je ne suis pas un progressiste échevelé, mais je trouve extrêmement insultant pour ceux qui le sont de supposer qu’ils soient incapables d’élévation spirituelle et que leur vie biologique constitue le tout de leur existence!
En tout cas, le gouvernement s’enferre dans l’absurdité. Je lis dans Libération (que l’on ne taxera pas, j’imagine, de journal “calotin”) qu’Edouard Philippe juge qu’il est “légitime” de ne pas organiser de cérémonies religieuses avant le 2 juin, mais annonce la possible réouverture des plages le 1er. Croit-il qu’il soit plus vital pour la nation de piquer une tête dans la grande bleue que d’aller rendre un culte public à notre Créateur?
Ne parlons pas du ramadan dont les pratiquants sont purement et simplement dispensés de confinement – parfois sur injonction préfectorale! Il est vrai qu’il est plus facile et moins dangereux de piétiner les droits des catholiques que de s’opposer aux musulmans.
Ce “deux poids, deux mesures” est révoltant. Nous avons commencé à consulter des juristes pour voir comment forcer le gouvernement à respecter nos droits – qui découlent d’ailleurs de notre devoir de rendre un culte à Dieu. En attendant, vous pouvez intensifier la signature de la pétition à Edouard Philippe ci-dessous.
Guillaume de Thieulloy
Monsieur le Premier ministre,
Le président a récemment annoncé une sortie progressive du confinement à partir du 11 mai, mais les médias affirment que votre gouvernement interdirait les messes et autres rassemblements religieux au moins un mois de plus.
Il est pourtant envisageable, dans bon nombre de paroisses, de célébrer en respectant les règles sanitaires.
Et il faut tout ignorer de la nature humaine pour ignorer que les besoins spirituels ne sont pas moins importants que les besoins matériels. Ce qui fait de nous des hommes tient précisément à l’âme et une vie qui se limiterait à la satisfaction des besoins végétatifs ne serait pas une vie humaine digne de ce nom.
Cette interdiction serait d’autant plus révoltante que certains “territoires perdus de la république” ne respectent pas le confinement – quand ils ne sont pas en état de véritable insurrection, agressant notamment les forces de l’ordre. Ce deux poids, deux mesures qui pèse sur les Français les plus tranquilles a quelque chose de profondément choquant pour la justice et nuit gravement à la paix sociale.
En tout cas, il est clair que la liberté doit être la règle et l’interdiction, l’exception fondée sur l’impossibilité de faire autrement. Il est parfaitement possible de respecter les règles sanitaires tout en assurant la liberté religieuse des Français.
Alors, Monsieur le Premier ministre, rendez-nous la messe, rendez-nous les sacrements, rendez-nous les célébrations liturgiques – avec toutes les mesures sanitaires qui s’imposeraient – dès le 11 mai.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.
Neuvaine à saint Joseph: Jour 6
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Injures racistes par deux policiers et sanglant attentat terroriste par un islamiste : étrange traitement médiatique
Bien sûr, il est inacceptable de traiter qui que ce soit de « bicot » et plus encore lorsque c’est le fait de policiers dont la colère, compréhensible en elle-même, ne saurait être une excuse. Leur propos mérite donc une sanction disciplinaire.
Mais, il n’en est pas moins stupéfiant et scandaleux que l’injurié, doublement délinquant, puisque sans papiers et auteur de délits de vol, ait été précédemment libéré par le parquet de Nanterre alors qu’il était sous le coup d’un « OQTF » (Obligation de Quitter le Territoire Français).
L’injure a entraîné un très fort déferlement d’indignation médiatique. Peu après, l’attentat criminel perpétré à Colombes par le fanatique islamiste Youssef, ayant percuté volontairement deux motards de la police (grièvement blessés) et se réclamant de l’État islamique, n’a guère soulevé plus d’indignation.
En revanche, il a entraîné un flot d’enthousiasme sur les réseaux sociaux, significatif de la progression de la haine raciste antifrançaise dans certaines populations conquérantes revendiquant leur domination sur « leurs territoires ».
À l’évidence, le virus du corona n’a que trop occulté d’autres virus non éliminés à ce jour. Et notamment ceux de l’islam jihâdiste progressant sans cesse par une lecture littérale du Coran que l’on peut qualifier de « corano-virus » et qui se propage dans nombre de mosquées et autres lieux.
L’AGRIF charge ce jour ses avocats d’étudier la possibilité d’intervenir dans cette procédure.
Elle exprime ce jour, aussi, son total soutien aux forces de l’ordre et aux pompiers qui s’efforcent d’assurer la sécurité des Français, trop souvent, et de plus en plus, dans de véritables zones de non-France.
L’Eglise en accusation : un autre son de cloche
L’Eglise catholique, dans son histoire, est régulièrement accusée des mêmes sempiternelles fautes : croisades, massacre de la Saint Barthélemy, procès de Galilée, Pie XII et Hitler…
Face à ces griefs, difficile pour un catholique de ne pas baisser les yeux, mais sont-ils réellement avérés ou bien sont-ils historiquement corrects ?
Certes, les hommes d’Eglise ne sont pas sans reproches et quand ils ont fauté, il faut le reconnaitre mais tout en faisant la part des choses entre le vrai et le faux.
C’est ce à quoi souhaite contribuer ce livre « Un autre son de cloche » aux éditions Téqui. S’appuyant sur une abondante bibliographie, l’auteur nous donne les clés qui permettent de répondre aux contrevérités, erreurs, approximations et anachronismes diffusés depuis le XVIIIe siècle par les ennemis de l’Église.
La liberté religieuse serait-elle moins précieuse que la liberté d’entreprendre ou de travailler ?
Dans une tribune signée par un certain nombre de philosophes, professeurs, avocats… et publiée dans La Croix, il est rappelé que la liberté de culte est un droit qui ne saurait souffrir de l’imitations excessives :
[…] la liberté de culte, qui autorise les croyants à pratiquer leur religion en public et collectivement, est aussi protégée par le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État. Elle ne peut être limitée par les États qu’avec circonspection, pour des raisons impérieuses d’intérêt général, et à condition que ces restrictions soient justifiées, nécessaires et proportionnées.
Les limitations actuelles à la liberté de culte, justifiées par la crise sanitaire, ne peuvent donc être maintenues qu’à la condition qu’elles soient absolument indispensables. Au fur et à mesure que la situation s’améliore, les restrictions doivent s’estomper.
Récemment, le Président de la République a cependant fait savoir qu’il n’envisageait pas de reprise des cultes avant la mi-juin. Alors qu’un « déconfinement » progressif est envisagé à compter du 11 mai prochain, cette position interroge.
Le maintien d’une telle interdiction serait difficilement compréhensible tandis que, dans le même temps, pourraient rouvrir au public les écoles, les services publics, les transports en commun, les tribunaux, les entreprises et la plupart des commerces. Cette différence de traitement serait incohérente. Serait-il en effet plus complexe de réunir des fidèles dans une église que de rassembler des élèves dans une classe ou des passagers dans un train ? La liberté religieuse serait-elle moins précieuse que la liberté d’entreprendre ou de travailler ?
Ces restrictions prolongées seraient aussi difficilement justifiables : les représentants religieux, et notamment les évêques de France, ont fait des propositions concrètes pour que les célébrations se tiennent dans de bonnes conditions sanitaires, en limitant par exemple le nombre de fidèles dans les églises et en imposant de strictes mesures d’hygiène. En maintenant au-delà du 11 mai ces restrictions, les autorités publiques prendraient le risque de porter une atteinte disproportionnée à la liberté de culte et d’ajouter aux tensions du confinement l’incompréhension des croyants.
Lorsque la liberté religieuse est limitée, c’est une part essentielle de l’identité et de la dignité de l’Homme qui est mise à mal. L’homme ne vit pas seulement de pain. Son existence ne peut se résumer aux heures passées dans les supermarchés et devant des écrans, ni même à sa vie professionnelle. Confronté au drame de la solitude et au mystère de la mort, l’Homme redécouvre sa dimension spirituelle. Tout Homme a besoin de trouver, dans une foi vécue intimement et en communauté, un soutien pour s’élever plus haut.
Aucun écran ne remplace une célébration vécue en communion avec d’autres, la beauté d’un rite, l’écoute collective de textes sacrés, le don des sacrements, la ferveur de la prière commune, l’instant gravé pour toujours d’un baptême ou d’un mariage, ou les hommages religieux à nos morts.
En 1944, dans sa Lettre au Général X, Saint-Exupéry faisait déjà entendre ce cri :
« Il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. On ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour ».
Pour qu’aux souffrances engendrées par cette crise sanitaire ne s’ajoute pas la désespérance, les autorités publiques seraient inspirées d’apprécier la liberté religieuse à sa juste valeur et pour ce qu’elle est véritablement : un besoin essentiel pour chaque homme et un élément fondamental pour notre démocratie. Qu’il soit ainsi permis aux croyants de retrouver, dès le 11 mai, dans des conditions d’hygiène et de sécurité adaptées, le chemin de leurs lieux de culte.
Les banlieues se réjouissent de l’attaque visant des policiers à Colombes
FDesouche relaie les dizaines de messages se félicitant de l’attaque islamiste contre des policiers à Colombes.
Ceci doit nous rappeler qu’il existe une autre guerre en France, actuellement.
Hier dans les médias, le commentaire raciste d’un policier qui avait sauvé de la noyade un clandestin-cambrioleur a provoqué énormément d’indignations. Il n’est pas certain que cette tentative de meurtre sur des policiers en provoque autant…

Pèlerinage de Chartres 2020: inscrivez-vous
Message de Jean de Tauriers, Président de Notre-Dame de Chrétienté :
En 2019 nous étions 17 000 pèlerins à Chartres : 14 000 marcheurs et 3 000 anges gardiens.
Nous n’avions jamais été aussi nombreux !
Soyons en 2020 encore plus nombreux.
Nous sommes des militants de chrétienté. Ne soyons pas des catholiques confinées et enfouis.
Montrez votre attachement au pèlerinage de chrétienté en vous inscrivant maintenant avec votre famille sur le site.
Choisissez un chapitre, vous serez contactés par votre chef de chapitre pour l’organisation du pèlerinage 2020 dans votre région.
Cette année, l’inscription est gratuite et, si vous le souhaitez, vous pouvez commander le livret, les deux images et l’autocollant pour 9 €.
En vous inscrivant, vous montrerez au monde que vous êtes des catholiques missionnaires !
Si cela n’est pas déjà fait, nous vous demandons de vous inscrire massivement et de vous unir spirituellement (ou physiquement dans les actions locales) pendant la Pentecôte au pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté.

“Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire.” (Saint Jean Paul II)
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.
Jean de Tauriers
Président de Notre-Dame de Chrétienté
Importants travaux à l’Abbaye Notre-Dame de Randol
L’abbaye a été construite de 1969 à 1983 avec des matériaux contemporains selon le plan très classique des monastères médiévaux. Si l’ensemble des bâtiments a été conçu et réalisé pour durer mille ans, des travaux d’entretien sont nécessaires, principalement quant à la reprise des étanchéités (chéneaux, façades), et surtout celles de la coupole de l’église, dans ce chœur où le moine célèbre l’Opus Dei sept fois le jour et une fois la nuit.
La rénovation de quelques maisons du village
Le petit hameau de Randol, situé au-dessus du monastère, sert d’hôtellerie des familles et veut leur offrir une oasis spirituelle. L’une après l’autre, les maisons paysannes en sont patiemment restaurées depuis quarante ans. Mais il est urgent de reprendre les murs et les enduits de certaines des maisons qui n’ont pas encore été restaurées.
Une abbaye bénédictine en Auvergne
Appartenant à la Congrégation de Solesmes, l’abbaye Notre-Dame de Randol a été fondée par l’abbaye de Fontgombault en 1971. Monastère de vie contemplative, son rôle dans l’Eglise peut être défini par sa devise, In corde Ecclesiae, empruntée au cri de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus découvrant sa vocation : « Au cœur de l’Eglise je serai l’amour ». Adorer, louer et aimer Dieu en suivant la Règle de saint Benoît ; prier pour tous ceux qui ne Le connaissent pas ou peinent dans leur recherche ; pour ceux aussi qui souffrent persécution pour leur foi au Christ, afin d’offrir, dans le mystère de la communion des saints, une aide à leur foi, à leur espérance et à leur charité : là se trouve la raison d’être de toute la vie du moine, là est la fin de la sainte liturgie (leiturgia signifie en grec service public).
Le prieuré de Randol est érigé en Abbaye la 21 mars 1981 et le premier Abbé de Randol, Dom Éric de Lesquen, reçoit la bénédiction de l’évêque de Clermont, le 24 juin de cette même année. La dédicace de l’église abbatiale est célébrée solennellement le 5 octobre 1985 et 15 novembre 2003, les moines de Randol élisent leur deuxième Abbé, Dom Bertrand de Hédouville, qui reçoit la bénédiction le 30 janvier 2004.
Le monastère a été conçu de façon très classique, ordonné autour d’un cloître ; avec cette particularité qu’il épouse les pentes naturelles du terrain sur cinq niveaux. L’architecture, à la fois sobre et audacieuse, répond à sa finalité. Le matériau utilisé, le béton, l’a été pour des raisons de coût.
Pour soutenir cette rénovation, c’est ici.
Youssef fonce en voiture sur des policiers : « Je l’ai fait pour l’Etat islamique. »
A Colombes (92), un équipage de la police nationale à motos, déployé pour effectuer des contrôles routiers, a pris en chasse un homme à scooter qui refusait d’obtempérer. Celui-ci a abandonné son deux-roues pour prendre la fuite à bord d’une voiture. Quand un second véhicule BMW surgit et est venu les percuter de plein fouet.
Deux policiers sont blessés dont l’un grièvement – il s’est retrouvé coincé entre une voiture de la police municipale et celle du forcené. Le premier est conduit à l’hôpital en urgence relative tandis que le second se trouve en urgence absolue, souffrant de graves blessures, dont une fracture de la jambe.
Le conducteur de la BMW est interpellé et se présente comme Youssef T., un homme de 29 ans domicilié à Colombes et né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Il est connu des services de police pour outrages à agent en 2014 mais inconnu de la DGSI. Il a déclaré qu’il vient de voir une vidéo sur la Palestine et qu’il voulait s’en prendre aux policiers. Il indique aussi : « Je l’ai fait pour l’Etat islamique. » Une lettre expliquant son geste avec des allusions possiblement terroristes est retrouvée dans le pare-sol de sa voiture ainsi qu’un couteau. Le suspect a été placé en garde à vue au service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine.
Messe avec participation des fidèles : l’épiscopat italien rappelle son autonomie
«Les évêques italiens ne peuvent accepter de voir l’exercice de la liberté de culte compromis. Il devrait être clair pour tous que l’engagement au service des pauvres, si important dans cette situation d’urgence, découle d’une foi qui doit être nourrie à sa source, en particulier la vie sacramentelle».
Après «des semaines de négociations qui ont vu la CEI présenter des lignes directrices et des protocoles permettant d’aborder une phase transitoire en pleine conformité avec toutes les réglementations sanitaires, le décret de la présidence du Conseil des ministres adopté ce soir exclut arbitrairement la possibilité de célébrer la messe avec le peuple. Il est rappelé à la Présidence du Conseil et au Comité technico-scientifique qu’ils ont le devoir de distinguer entre leur responsabilité – donner des indications précises de nature sanitaire – et celle de l’Église, appelée à organiser la vie de la communauté chrétienne, dans le respect des mesures prévues, mais dans la plénitude de leur autonomie».
La CEI rappelle que le ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese avait déclaré le 23 avril au quotidien Avvenire que
«de nouvelles mesures étaient à l’étude par le gouvernement pour permettre l’exercice le plus large possible de la liberté de culte».
Jusqu’à présent, tout rassemblement liturgique et pastoral est interdit dans la péninsule italienne. Les fidèles peuvent se rendre dans les églises restées ouvertes pour la prière individuelle, et parfois pour recevoir la communion ou se confesser.
L’exaspération des évêques italiens n’est toutefois pas restée sans effets :
«La présidence du Conseil prend note de la communication de la CEI et confirme ce qui a déjà été anticipé dans la conférence de presse du Président Conte. Dans les prochains jours déjà, nous allons étudier un protocole qui permettra dès que possible la participation des fidèles aux célébrations liturgiques dans des conditions de sécurité maximale».
On entend dire que la pilule contraceptive a libéré la femme. C’est faux : la pilule a clairement libéré l’homme
Le 14 avril, par le biais d’un arrêté, le gouvernement a allongé le délai légal pour les avortements médicamenteux, qui passe de sept à neuf semaines d’aménorrhée. Agnès de Sansal, responsable de l’antenne d’écoute de Choisir la vie, est interrogée par Anne Isabeth pour Présent. Extrait :
Quels problèmes cause la prolongation de ce délai ?
Plus l’embryon est grand, plus les douleurs causées par ces avortements médicamenteux sont vives. Les douleurs sont les mêmes que celles d’un accouchement. Sans compter que les risques d’hémorragie sont importants.
J’ai suivi une jeune femme il y a un peu plus d’un mois, juste avant que le confinement ne se mette en place, alors qu’était déjà très présente cette angoisse de vivre une pandémie, cette peur par rapport à l’avenir. Cette jeune femme avait le profil type de la femme qui n’aurait jamais dû avorter, parce que croyante et contre l’avortement. Elle s’est retrouvée enceinte à l’aube de cette pandémie, avec un compagnon qui faisait pression sur elle pour qu’elle se débarrasse de l’enfant. Elle n’avait personne pour l’aider et surtout cette peur viscérale de l’avenir. Elle travaille en milieu médical : le médecin pour qui elle travaille lui a donné les cachets pour avorter, sans un mot, sans un suivi, alors qu’il était manifeste qu’elle hésitait. Mais elle s’est trouvée dans un état de panique et de détresse telles qu’elle n’était plus capable de réfléchir. Et elle a avorté.
« Je suis perdue, m’a-t-elle écrit, je ne sais même pas ce que je veux réellement. Je suis dans un état où je ne me reconnais pas. La peur s’est emparée de moi. »
Elle a très mal vécu son avortement :
« J’ai tellement souffert que j’ai cru que j’allais mourir avec mon bébé. Si c’était à refaire, je ne le referai pas »,
et elle continue :
« Je viens de faire quelque chose d’abominable, mais, mon Dieu, s’il te plaît, aide-moi. »
Je lui ai demandé ce qu’elle pensait de cet allongement du délai légal pour avorter :
« On ne m’avait pas parlé de telles douleurs. Deux semaines de plus seraient un dégât terrible pour les femmes psychologiquement et physiquement », m’a-t-elle répondu.
D’autant qu’elle a été très choquée par le fait qu’elle n’a bénéficié d’aucun accompagnement – je rappelle qu’elle a avorté avant le début du confinement – alors qu’elle s’est rendue à l’hôpital parce qu’elle se sentait très mal. Elle a tout fait toute seule et a été très heurtée par ce manque d’humanité. Aujourd’hui elle pense à cet avortement tous les jours. Elle m’a confié :
« Je me suis détestée parce que j’ai toujours dit que je ne le ferai jamais. Jamais je ne recommencerai. Le gouvernement ne prend pas en compte toutes les questions que se posent les femmes, elles ont besoin d’être entourées. »
Toute cette angoisse, ces souffrances, les femmes vont devoir les vivre et les gérer seules chez elles. Sans accompagnement et surtout sans en parler ! C’est du moins ce que demande le gouvernement en prolongeant les délais légaux.
Cet arrêté est donc, en lui-même, dangereux. Mais vous pointez également du doigt l’inconscience du gouvernement qui autorise la délivrance de ces pilules du lendemain et du surlendemain sans réel contrôle ?
Depuis des années, ce que l’on appelle la pilule du lendemain et même du surlendemain est donné aux mineures de façon anonyme et gratuite et ce jusqu’à cinq semaines de grossesse effective (ou sept semaines d’aménorrhée) et donc sans possibilité de suivi de ces jeunes filles. Il est assez surprenant de constater que tous les verrous de sécurité dont disposent tous les autres médicaments ont été levés les uns après les autres dans le cas des pilules du lendemain. Ce fait à lui seul est déjà un scandale alors que lesdites pilules sont classées comme substances vénéneuses et donc dangereuses pour la santé. Pourtant, elles sont délivrées à des mineures et sont désormais disponibles sur simple téléconsultation. En ce qui concerne ce médicament, le gouvernement s’est totalement exonéré du principe de précaution !
Que faudrait-il faire concrètement pour aider réellement les femmes, au lieu d’allonger le délai légal des IVG médicamenteuses ?
Il faut que les femmes se sentent entourées, la jeune femme que j’ai eue au téléphone l’a très bien montré. Au lieu de promouvoir l’avortement, le gouvernement devrait promouvoir une vision positive de la grossesse, de la femme enceinte et du don de la vie. On entend toujours parler de l’enfant comme d’un gêneur. Il existe des aides pour les femmes enceintes et seules, et ces aides sociales sont efficaces. L’important également est de responsabiliser les jeunes : 90 % des avortements ont lieu parce que les pères ne veulent pas de l’enfant. Vous savez, on entend dire que la pilule contraceptive a libéré la femme. C’est faux : la pilule a clairement libéré l’homme. Au bout de huit ans d’écoute, cela apparaît comme une évidence. Lorsque la femme tombe enceinte, son compagnon considère qu’elle a mal géré sa fécondité et donc qu’elle doit avorter. […]
Abbé Christian Laffargue, RIP
Mgr Pascal Roland, la famille Laffargue, les associations sacerdotales Lumen Gentium et Totus Tuus et l’abbaye bénédictine Sainte Madeleine du Barroux recommandent à nos prières M. l’Abbé Christian Laffargue, décédé à la clinique Convert de Bourg-en-Bresse, le dimanche 26 avril 2020, à l’âge de 72 ans. Il était atteint d’un cancer. Il n’est pas décédé du coronavirus. En raison du confinement, ses obsèques seront célébrées dans l’intimité. Elles seront suivies d’une Messe de requiem publique dès que les conditions le permettront.
Né le 17 février 1948 à Auch (Gers), ordonné prêtre le 29 juin 1979 au Séminaire d’Ecône, il quitte la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X en 1988 et devient membre fondateur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Il exerce son ministère à Lyon (1989-1992), Versailles et Chartres (1992-1995).
En 1995, il est accueilli dans le diocèse de Belley-Ars où il est incardiné le 1er juillet 1997. Il est chargé successivement du groupement de Fareins (1995), puis de Tossiat (2005). En 2013, il est mis à la disposition du diocèse de Séez comme chapelain du sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon. En 2017, il revient dans le diocèse où il rend des services pastoraux tout en organisant des retraites spirituelles qu’il a eu à cœur de prêcher tout au long de son ministère, selon les Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola.
Neuvaine à saint Joseph: Jour 5
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Ensemble, hâtons le déconfinement de notre Église !
Reçu d’une lectrice :
Confinés depuis de longues semaines, nous sommes, pour la plupart d’entre nous, dans l’impossibilité de fréquenter les sacrements. Pourtant, nous le savons fréquenter les sacrements est vital, sans eux, nous sommes perdus. Et de nos âmes jaillit cette supplique “Dieu très bon, reste auprès de ton peuple, car sans toi notre vie tombe en ruine (…)”. Parce que c’est notre foi, il nous faut retrouver au plus vite notre intimité avec Jésus. Il nous faut donc sortir de ce confinement liturgique.
Pour cela, vous avez à votre disposition un certain nombre de visuels à envoyer quotidiennement, sur tous les réseaux, jusqu’au 11 mai. Un tous les jours, au plus grand nombre de nos amis pour qu’à leur tour ils en fassent de même. L’objectif est que cela arrive entre les mains de nos prêtres, de nos évêques, de nos cardinaux, du Pape même, et de nos responsables politiques pour à la fois soutenir et maintenir une certaine pression pour que notre Église se déconfine au plus vite, dans le respect des normes sanitaires.
Nous comptons sur vous!
Verso l’alto !

Le 1er trimestre 2020 est l’un des moins meurtrier de ces cinq dernières années
Un lecteur, qui travaille sur les chiffres de l’INSEE depuis plusieurs années, a mis à jour le tableau récapitulatif des décès sur le 1er trimestre des 5 dernières années, déjà publié ici. Du factuel qui nous change de l’hystérie collective, avec ce principe de précaution donnant lieu à des situations ubuesques.

Nota 1: Il s’agit des chiffres bruts téléchargeables sur le site de l’INSEE sans contrôle des éventuels doublons.
Nota 2 : Un décès enregistré au mois de février 2020 peut correspondre à un décès survenu en 2019. Les chiffres donnés ici sont bien ceux correspondants à un décès survenu le mois dont il est question quel que soit la date où il est recensé par l’INSEE.
Ainsi il y a bien eu 61174 décès en mars 2018.
Sur ces 61174 décès, 61071 ont été enregistrés en mars et avril 2018, mais un certain nombre ont été enregistrés plus tard (découverts et transmis tardivement) : 34 au deuxième trimestre 2019, 32 au premier trimestre 2019, 7 au mois de juillet 2019, 3 au mois d’août 2019, 10 en septembre 2019, 6 en octobre 2019, 6 en janvier 2020 et 5 en février 2020.
Compte tenu de ces délais il est impossible d’avoir des chiffres exacts à l’unité mais ces modifications restent très marginales.
Nota 3 : le mois de février 2020 semble très bas. Probablement qu’un ajustement sera fait sur les chiffres du mois de mars 2020 non encore disponibles. Cet ajustement vient d’être effectué dans la version 2.
Nota 4 : Le chiffre de 57 441 décès de mars 2020 a été donné par l’INSEE (par encore disponible sur le site). Étant donné l’importance de ces statistiques en ce moment et étant donné qu’elles n’ont été transmises qu’après le 10 avril (pour éviter les recensements tardifs de décès) on peut considérer que ce chiffre est très proche du chiffre réel final. Dans le fichier mis à disposition le 20 avril 2020 le nombre de décès est de 48158. Il qui ne correspond pas au chiffre réel donné par le gouvernement de 57441 décès. Les décès manquants seront intégrés dans le prochain fichier. Nous avons donc gardé pour la comparaison finale le chiffre le plus haut donné le 10 avril par l’INSEE et allant du 1er au 31 mars 2020.
Compte tenu de ces facteurs on peut déduire que le 1er trimestre 2020 est le moins meurtrier de ces cinq dernières années ou le deuxième moins meurtrier si on ajoute au mois de février de cette année 10 000 décès que l’on pourrait considérer comme non comptabilisés au mois de février (chiffre considérable que nous surévaluons à dessein).
Les chiffres étant quasiment définitifs le premier trimestre est bien le deuxième trimestre le moins meurtrier des cinq dernières années comme nous l’avions noté dans notre premier document.
La mise en perspective de ces informations relativise nettement l’épisode 2020. La mortalité étant depuis le début de l’année 2020 inférieure à celles de 2017 à 2019, on peut estimer que l’épidémie de COVID aurait ainsi effectué une sorte de rattrapage, étant donné qu’il touche mortellement les personnes âgées essentiellement.
La guerre bactériologique n’aura pas lieu ?
De Marion Duvauchel, Professeur de lettres et de philosophie :
Depuis deux mois bientôt, les contradictions extravagantes dans les communications gouvernementales ne laissent aucun doute : on nous débite mensonge sur mensonge.
S’agit-il d’une guerre bactériologique ? Il est tout aussi difficile de le déterminer que de déterminer si on s’attendait à des milliers de morts. La rapidité avec laquelle la Chine a construit des hôpitaux peut laisser penser qu’au moins là-bas, on était préparé. « On », ce sont les responsables. Les Chinois, ce n’est pas si sûr. En Europe, il est clair que la guerre bactériologique apparaît à nos gouvernants comme un fantasme de complotistes. Mais la presse française n’est pas libre : si elle l’était, une presse parallèle, de résistance, ne se serait pas constituée. Or cette presse fait l’objet d’une surveillance étroite : à peine a t-elle lancé une information nouvelle que cette information est dénoncée au JT comme une fake news (en français une fausse rumeur).
Mais si ce n’est une guerre bactériologique cela ressemble bel et bien à un test : il s’agirait de vérifier comme un virus artificiel se propage et peut–être d’apprécier aussi le temps de réaction de ceux auxquels il est destiné. La Chine aurait-elle déclaré la guerre au monde, puisqu’il est acquis que le virus vient de chez elle ?
A cet égard, elle peut être tranquille : en Europe, il est évident qu’on n’est prêt ni sur le plan politique, ni sur le plan de l’union des nations.
Mais si cela est un test bactériologique, il est juteux. La Chine s’en met encore une fois plein les poches. Certes, on lui a délégué toutes les capacités de production dont nous manquons cruellement, mais enfin, une telle capacité à répondre aux besoins du monde entier en masques (parfois contaminés), cela devrait nous alerter. Or, personne n’en parle ni n’en a parlé, pas plus au JT que sur les différents plateaux télévisés, spécialisés dans le bavardage professionnel.
On attend donc la seconde vague à venir et on nous y prépare en France avec l’ardeur médiatique qu’on connaît.
Et si cette fois, la seconde vague portait un autre virus, plus performant ? Et qu’on le savait ou qu’on s’en doutait ? D’où la fièvre médiatique employée à nous y préparer.
Car contrairement à ce que prétend la presse éclairée qui ne parle plus du tout du professeur Raoult qui le dit sans pathos : le coronavirus ne tue pas grand monde. (Cela n’enlève évidemment rien au chagrin de ceux qui perdent un proche). Selon l’OCDE, qu’on peut difficilement soupçonner de complotisme, la mortalité n’a pas augmenté. S’il y avait l’hécatombe dont on nous bassine les oreilles, la mortalité aurait augmenté non ? Et si on n’a jamais fermé le métro parisien, haut-lieu de propagation, et si on ré-ouvre les maternelles, les risques ne sont pas aussi grands qu’on veut nous le faire croire.
Quelques exemples d’ailleurs en témoignent : le bateau de croisière Diamond Princess : 3000 personnes (souvent âgées) 700 infectées, 7 morts ; le porte-avion Charles de Gaulle 1046 marins, 60% contagion, 0 mort (des hommes entraînés et robustes); le porte-avion US Roosevelt : 3000 marins, 700 infectés (25% de contagion), 1 mort.
Le taux de mortalité s’élève non pas à 3, 4% mais à 0, 1%, moins encore que lors d’une épidémie de grippe saisonnière, comme le disent les spécialistes encore libres.
Quant aux prétendues projections toutes récentes et au nombre incroyable de mort que le confinement aurait empêché, qui peut croire pareilles billevesées ? Une chimère de laboratoire se délite très vite en passant d’un humain à un autre. Les millions de décès escomptés par l’OMS en fonction de ce qu’ils prétendent savoir à l’avance et au mépris des faits n’ont pas eu lieu et n’auront pas lieu. Les chiffres français (déjà 4 fois ceux de l’Allemagne) sont largement gonflés. En Belgique, on bat tous les records de faux ! Et une partie de ces décès, (des très vieilles personnes) auraient sans doute eu lieu dans l’année.
L’épidémie disparaît à grande vitesse. Et cela est bien embarrassant pour les autorités, car c’est ce qu’avait dit le professeur Raoult, sans aucune prédiction, simplement parce qu’il connaît le petit monde des virus. On est allé jusqu’à faire passer une sommité française pour un falsificateur et un menteur. On entend bien des professionnels sur les chaînes d’information: mais jamais le professeur Raoult. Curieux non ?
A qui profite le crime?
A trois guildes de malfaiteurs qui à présent travaillent à un niveau international. Rien de complotiste, cela fait des lustres que les associations de malfaiteurs savent s’allier pour s’organiser et asservir. Augustin déjà, (saint patron des complotistes) il y a quinze siècles, évoquait ces États voyous. Hannah Arendt, qui l’avait beaucoup lu, connaissait bien le terme, et donc la question. Cela prenait simplement un petit plus de temps quand on ne disposait pas des moyens informatiques d’aujourd’hui.
Il y a d’abord les laboratoires qui veulent vendre un vaccin complètement inutile. Que dans cette course au vaccin, les intérêts économiques soient énormes, cela a été avoué par le professeur interrogé récemment sur BFMTV. Même la presse aux ordres laisse de temps en temps filtrer un petit peu de vérité. « Coopération ou compétition », demande la journaliste. « Un peu des deux » répond le médecin, en s’éloignant presque en rougissant.
Il y a surtout la Guilde des banquiers. On a voulu faire peur à des populations entières pour pouvoir les asservir: d’abord les enfermer “chez elles” ; ensuite les ruiner économiquement afin que massivement des banquiers internationaux puissent prêter beaucoup d’argent à des sociétés qui ne pourront jamais rembourser. La main mise quasi totale des banquiers sur les économies occidentales, voilà l’objectif, assorti d’une nationalisation rampante qui n’est qu’une internationalisation des moyens de production. Nous entrons dans un communisme international, où tout appartiendra de fait à une caste de banquiers, comme les régimes communistes avaient voulu que tout appartienne à L’État, en laissant, une fois effondrés, un champ de ruine et un monde dévasté. On n’a pas oublié la famine en Ukraine, immense grenier à blé. Aujourd’hui, c’est en Afrique, dévorée par les sauterelles que la famine s’annonce.
Nous sommes donc en voie de mondialisation financière, une espèce de super marxisme. Le modèle économique dont, sous couvert de libéralisme, Macron et sa clique préparent l’implantation. Ce qui rend parfaitement cohérent les choix absurdes, en particulier l’interdiction du remède du professeur Raoult qui permettait un déconfinement rapide, puisqu’on pouvait soigner très vite les personnes atteintes aux premiers stades. Les hôpitaux seraient restés disponibles et sans surcharge, avec un personnel en état, au lieu d’un personnel soignant aujourd’hui exténué. L’hôpital quoi qu’on prétende n’a pas tenu et il ne tiendra pas face à une seconde vague, avec ou sans applaudissements sur les balcons.
L’effacement de L’Église catholique est le signe éclatant que les puissances d’argent n’ont plus aucun effort à fournir : nous sommes aliénés au dieu de la santé. La société entière n’obéit plus qu’à la peur de la contamination, même les moins exposés, tellement on a agité le mouchoir culpabilisant de contaminer autrui.
Mais dans les sociétés plus fragiles, les besoins vitaux ne sont plus assurés pour les plus démunis. Comme le disait une femme africaine, les morts de faim seront plus nombreux que les morts par le coronavirus. Sans parler des morts et des blessés dans les interpellations policières et les émeutes.
En France, deux populations sont à risque : d’une part les drogués, les sans papiers, les exclus, ou tout simplement tous ces gens qui sont entrés dans notre pays grâce aux ONG humanitaires, et qui n’ont ni emploi, ni logement décent. Et d’autre part, tous les Français sans emploi ou dans des emplois précaires, et tout le petit peuple bien connu de ceux qui savent exploiter ce que notre pays offre en matière d’aide sociale. Tout ce petit monde est « inconfinable », soit parce qu’il n’a pas de « chez soi », soit parce qu’il a gardé des modes de vie et une socialité qui n’est pas ou plus la nôtre. En demandant aux policiers de ne pas intervenir, la hiérarchie protège ses policiers, mais elle bafoue la justice. Quand le Canard enchaîné a fait connaître la note de service demandant de ne pas internenir pendant le ramadan, on s’est empressé de nier.
Mais les interventions policières commencent à ressembler à celles du régime des Pinochet et consorts. Jusqu’à pénétrer dans une église pour interdire la messe, sur délation d’un voisin. On a vu cela déjà, dans une page d’histoire qu’on n’a pas encore effacée.
La place saint Pierre, vide devant le pauvre pape manifestant urbi et orbi sa solitude, nous a offert l’aveu le plus éclatant du vide sidéral de la chrétienté.
Les quelques chrétiens restants doivent prendre conscience dés à présent qu’ils sont très peu nombreux et qu’ils vont vivre sous le régime des catacombes. Il ne restera au pape François qu’à mourir de chagrin, ce qui le préservera de bavarder dans des avions. Ou alors, après avoir finassé avec les puissants de ce monde, dont les grands chefs de l’islam, en vrai jésuite, peut-être sortira t-il de son coma spirituel dépassé pour s’éveiller martyr de la foi ? Prier pour lui est tout ce que les chrétiens peuvent faire.
Le royaume des cieux n’est pas compatible avec les atermoiements mondains. L’idée de la mort colore notre pensée dans une corruption subtile qui ouvre la porte à la peur et à la crainte. Le problème spirituel qui devrait occuper notre clergé est simple : comment l’esprit gorgé de pensées mondaines peut-il se convertir à la pensée de Jésus, celle qui devrait nous gouverner? La mort, acceptée comme inéluctable et définitive n’est pas au programme : il faut mourir vivant. La mort véritable n’est pas la mort biologique. Le tout du corps n’est pas le corps biologique, ce que tout concourt à faire oublier.
Notre horizon est celui de la résurrection, pas le néant de la fosse après le néant spirituel d’une existence consacrée à jouir et à sa petite personne (au mieux à celle des siens) au mépris de Dieu, du bien et de la justice : Pâques est la fête de la Résurrection. Que les Églises se soient délibérément privées de la célébrer, même dans les normes rétrécies de la pandémie, voilà qui en dit long sur l’horizon qui prévaut. Celui de la soumission aux puissants de ce monde et à la pensée qui les soutient. Quant au niveau moyen de l’homilétique, par respect pour les quelques pasteurs dont la parole contient encore un peu de sève, de poids, de vigueur, de courage et de vérité, nous le couvrirons du grand manteau de la miséricorde.
A la tombe, il arrache ma vie
Bénis le Seigneur O mon âme.
Mon âme a soif de Toi
Nous voulons Dieu ! Saint Augustin, à l’aide ! La privation de sacrement attise la soif de Dieu, ces deux cantiques de St Augustin nous rapprochent de Lui.
Extraits mis en images du CD de la communauté d’Azille : “Saint Augustin, à la recherche du Bonheur”
Redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai
Lettre du pape François à tous les fidèles pour le mois de mai :
Chers frères et sœurs,
Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.
J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement ; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire : la simplicité ; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.
De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.
Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.
Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020
Fête de Saint Marc Evangéliste
François
O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme.
Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.
Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.
Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.
Prière à Marie
« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ».
Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.
O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.
Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.
Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.
Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.
Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.
Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.
Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.
Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.
O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.
Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.
Allahïcité
D’un lecteur :
Lettre ouverte à M. Hervé JONATHAN, sous-préfet de Bayonne.
Monsieur le sous-préfet,
Vous venez d’autoriser, pour des raisons de pratique religieuse dites du ramadan, le port quotidien de nourriture à certaines populations demeurant dans votre circonscription. À cet effet vous diligentez des livreurs assermentés munis d’autorisations et vous donnez des instructions aux forces de sécurité intérieures pour autoriser et faciliter leurs déplacements.
Il se trouve que je suis aussi domicilié sur le territoire de votre circonscription et que je confesse la religion catholique; celle-ci prévoit également et plus particulièrement à une certaines période de l’année, dans laquelle nous nous trouvons, on l’appelle Pâques, une nourriture particulière qu’on appelle l’eucharistie. On l’appelle aussi pain eucharistique car nous les chrétiens nous croyons et confessons qu’il s’agit du corps et du sang de Jésus dit le Christ. L’Eglise catholique a elle aussi ses ministres eucharistiques qui confectionnent et livrent ce pain, on les appelle prêtres.
Me basant donc sur le précédent du ramadan, je vous demande les mêmes facilités pour pouvoir recevoir à mon domicile, si possible quotidiennement et au moins le dimanche la communion eucharistique des mains d’un prêtre ou d’un diacre.
Je me permets de vous suggérer de vous rapprocher de l’évêque de Bayonne, avec qui vous êtes déjà en relations, pour définir les modalités pratiques de cette dispense exceptionnelle.
Veuillez croire, monsieur le sous-préfet à l’assurance de mes sentiments républicains.
Henri Fontana

Neuvaine à saint Joseph: Jour 4
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Cœurs de Prêtres – Les larmes de Madeleine
Trois prêtres confinés, n’ayant plus de chorale, se sont organisés en conséquence. Cela donne les “Cœurs de Prêtres”.
Les chanoines Marchadier, Mesureur et Pinoteau, de l’ICRSP Lille et de l’école Notre-Dame-de-Fatima, vous proposent ce chant à sainte Marie-Madeleine, sur une mélodie basque et des paroles composées pour l’occasion.
De grand matin avant l’aurore,
Marie pleurait sur le chemin,
Le cœur pressé par cette nuit
Où son Seigneur fut crucifié.
Le cœur pressé par cette nuit
Où son Seigneur fut crucifié.
La Madeleine toute égarée
Face au tombeau de son aimé,
Ne voyait d’autre consolation
Que de pleurer son crucifié.
Ne voyait d’autre consolation
Que de pleurer son crucifié.
Pourquoi pleurez-vous Madeleine
Devant ce tombeau déserté ?
Je cherche Celui qui sût jadis
Me pardonner sans me juger.
Je cherche Celui qui sût jadis
Me pardonner sans me juger.
Les anges ne purent la consoler
Du seul espoir de retrouver
Celui qui seul sût pardonner
A ceux qui l’ont persécuté.
Celui qui seul sût pardonner
A ceux qui l’ont persécuté.
Pourquoi pleurez-vous Madeleine
Lui dit Jésus ressuscité ?
Dites moi où vous l’avez caché
O jardinier qui me parlez.
Dites moi où vous l’avez caché
O jardinier qui me parlez.
Marie broyée par la douleur
Ne soyez pas si égarée.
C’est moi, Jésus ressuscité
Qui suis là pour vous consoler
C’est moi, Jésus ressuscité.
Qui suis là pour vous consoler.
La Conférence des évêques de France est en droit de dire au gouvernement que chaque évêque décidera ce qu’il y a lieu de faire dans son diocèse
Le 11 mai va bientôt arriver. Ce sera en principe la fin du confinement, selon l’annonce qu’a faite le Président de la République. Ne devrait-elle pas coïncider avec la sortie du tunnel dont parlait le Pape François dans son homélie à Sainte Marthe ce vendredi 17 avril dernier lors de sa messe matinale, et dont la Conférence vient de se faire l’écho dans ses propositions au gouvernement ?
Nous devons jusqu’à cette date vivre une période intermédiaire, extrêmement dangereuse pour le bien des âmes et qui risque de placer l’Eglise dans un grand discrédit. Je veux m’intéresser tout particulièrement au sort des mourants et des personnes qui vivent l’épreuve du deuil.
Une distinction s’impose en tout premier lieu. Là où les églises sont demeurées ouvertes, les familles endeuillées ont manifesté leur reconnaissance d’avoir été accueillies et ont tout à fait compris la restreinte en nombre d’assistants, parce qu’on leur permettait de se recueillir, d’écouter la Parole de Dieu. Elles pouvaient ainsi dire dignement, au revoir à leurs défunts, dans l’église et en présence d’un prêtre auquel elles avaient pu parler auparavant. Ce fut pour beaucoup une consolation d’autant plus grande qu’on les avait empêchées d’assister leurs proches dans leurs derniers moments , et pire, dans certains cas , on n’avait pas accédé à leur demande de prêtres pour les derniers sacrements. L’administration hospitalière ou le médecin s’étaient en effet opposés à l’entrée du ministre sacré dans l’établissement.
Les responsables des diocèses qui ont fermé toutes leurs églises, y compris pour les services funèbres, doivent savoir que leur décision a été très mal vécue par les fidèles et de nombreux prêtres et qu’il règne là un grand mécontentement, mêlé à une amère déception.
C’est pourquoi, je me demande, si pour l’immédiat, il ne serait pas urgent de faire savoir au grand public, susceptible d’avoir recours à l’Eglise pour des obsèques, que, là où c’est le cas, des églises sont ouvertes et prêtes à accueillir ceux qui demandent des services funèbres religieux. Il faudrait avoir recours aux médias laïcs, en invoquant le droit à l’information utile à la santé publique. Ne pas pouvoir faire son deuil est dangereux, tant pour l’ordre public que sur le plan sanitaire. La communauté civile risque de le payer cher par l’augmentation des états dépressifs des citoyens et l’établissement de cellules psychologiques. Compte tenu de la diversité des pratiques sur le territoire français au sein de la seule Église catholique, gens ne savent plus ce qu’ils doivent faire.. La police nationale non plus, j’en ai eu la preuve plusieurs fois. Et tout récemment son intervention intempestive, autant que maladroite pour interrompre une messe à Saint André de l’Europe, à Paris, montre bien la méconnaissance de la loi de 1905 et des règlements en vigueur décidés par le gouvernement et acceptés à juste titre, je le redis par nos évêques (dans cette église, ce dimanche 19 avril, il n’y avait que le prêtre célébrant, un servant, un chantre, un organiste et trois paroissiens ! La messe étant diffusée sur les réseaux sociaux. Notre Archevêque a protesté, tout comme le curé de la paroisse. Il n’y a pas eu de sanctions, mais tout de même…!)
Pour le 11 mai, et pour mettre fin (avec prudence) à la situation actuelle, un passage de l’homélie de Notre Saint Père François de ce 17 avril dernier à Sainte Marthe m’a beaucoup touché, et j’y reviens. Il concernait la familiarité des chrétiens avec leur Seigneur.
« Une familiarité sans communauté, une familiarité sans le Pain, une familiarité sans Église – disons le gnostique – une familiarité seulement pour moi, détache du peuple de Dieu ».
Puis plus loin, à propos des retransmissions par les ondes
« Attention à ne pas virtualiser l’Eglise, à ne pas virtualiser les sacrements. Le peuple de Dieu est concret. C’est vrai qu’en ce moment nous devons user de cette familiarité avec le Seigneur de cette façon, mais pour sortir du tunnel, pas pour y rester ».
Je trouverais judicieux de faire connaître à nos fidèles et aux autorités politiques ce texte papal. Car, en fin de compte, vous savez que c’est le Saint Siège qui est le vis-à-vis naturel du gouvernement de la République française.
Cette pensée aurait elle inspirée notre président de la République, quand il s’est mis en scène télévisuelle pour un début de conversation téléphonique avec le Pape François ? J’avoue que j’ai peine à y croire, car l’Elysée faisait ensuite savoir qu’il y avait identité de vues entre le Saint Siège et le Président (seulement en politique étrangère), que dans la foulée, le même Président s’entretenait en conférence à distance avec les représentants des religions en France pour s’entretenir de la reprise des cérémonies religieuses publiques.
Le fait qu’il faille sortir du tunnel pour la distribution des sacrements constitue donc pour tout catholique, une obligation non négociable. Les modalités le sont, tant sur le plan sanitaire que pour l’ordre public. L’évêque est maître dans son diocèse, vous le savez bien. Et pour ce qui concerne le national, c’est l’instance de Matignon, co-présidée par le Premier Ministre et le Nonce Apostolique (où siègent entre autres, le président de la CEF, et l’Archevêque de Paris) qui doit trancher s’il y a problème.
Beaucoup d’éléments montraient qu’il ne devait y en avoir. Aussi la Conférence des évêques de France a-t’elle proposé au gouvernement un plan de sortie de déconfinement progressif qui peut commencer le 11 mai ou au plus tard le dimanche 17 mai. Cette proposition, tant dans son fond que dans sa forme répond aux besoins religieux catholiques, sans menacer la sécurité sanitaire des français. Le Premier Ministre va y réfléchir, soit ! Mais du côté de l’Elysée, on fait courir le bruit, selon une méthode bien connue que le Président n’accepterait de rendre la liberté de culte aux français catholiques qu’à la mi-juin.
Personnellement je crois que c’est un abus de pouvoir qui doit rendre fort suspect aux yeux des catholiques l’homme qui envisage une pareille décision ! Le spot télévisé avec le Saint Père au téléphone n’aurait-il été qu’une bande annonce ? Un ou des experts sanitaires auraient-ils conseillé le Chef de l’Etat, dans ce sens, les mêmes qui n’ont pas su prévoir la pandémie et qui la gèrent de la façon qu’on sait ? Et l’on pourrait se poser d’autres questions…
Surtout si on réfléchit bien à ce que représente l’Eglise catholique pour l’actuel Chef de l’Etat.
Un exemple l’exprimera mieux que tous les discours. Dans un récent discours commémorant le premier anniversaire de l’incendie de Notre Dame le président disait
« Si la restauration de Notre Dame nous importe à tous, c’est sans doute aussi parce qu’elle est le symbole de la résilience de notre peuple, de sa capacité à surmonter les épreuves, et à se relever »
Quand j’ai entendu cela, j’ai regretté qu’Arletty ne soit plus parmi nous. Copiant Henri Janson je lui aurais écrit un texte qu’elle aurait très certainement dit pour parler au nom de cathédrale et s’adresser au président Macron.
« C’est la première fois qu’on me traite de résilience ! Si je suis une résilience, t’es un drôle de bled ! Les types qui sortent du milieu sans en être et qui crânent à cause de ce qu’ils ont été, on devrait les vider ! Résilience ! Résilience ! Est-ce que j’ai une gueule de résilience ? ».
Dans le film Hôtel du Nord, Arletty lançait cette réplique avec à la place de résilience, le mot atmosphère dont Louis Jouvet, qui jouait le rôle de son souteneur l’avait qualifiée. Et Arletty n’avait pas plus une gueule d’atmosphère que Notre Dame de Paris, pardon chère cathédrale, n’a une gueule de résilience. Le président sait bien, lui qui prend tant de soins à choisir ses mots, souvent avec astuce, ce que signifie résilience appliquée à la psychologie : « aptitude d’un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques (Larousse). Il s’agit d’une disposition innée, n’engageant pas la volonté pour son acquisition (l’homme est apte à courir, à manger, à voter…) Parler de Notre Dame comme d’une résilience, c’est considérer cette cathédrale comme une aptitude des français à se relever…indépendamment de leur volonté. Rappelons cette phrase de Saint Augustin qui a connu l’incendie de l’empire romain « Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi . »
Alors il faut avoir le courage d’aller jusqu’au bout du raisonnement sur l’infini respect de Dieu pour notre liberté. Si nous ne choisissons pas de ployer le genou devant Lui, il ploiera le sien devant notre bon vouloir, ou plutôt notre veulerie face au pouvoir politique. Et qu’on se le dise, il n’y a nulle résilience en enfer. Le conseil national de la résilience qui en serait l’anti chambre et et au sein duquel on s’imagine pouvoir faire assoir les représentants de l’Eglise catholique à côté des chefs des Obédiences maçonniques est une sinistre farce.
C’est pourquoi, si le Pouvoir persévérait dans une telle mauvaise volonté, il me semble que la Conférence des évêques de France, s’appuyant sur la doctrine traditionnelle de l’Eglise, serait en droit de dire au gouvernement qu’elle maintient ce qu’elle a proposé et que chaque évêque, dans son diocèse décidera ce qu’il y a lieu de faire. Et que c’est à lui, et à lui seul, qu’en matière de célébrations liturgiques chaque prêtre obéira.
Par ailleurs, je crois qu’il ne serait pas inutile pour les responsables catholiques de consulter une ou des sommités médicales afin d’obtenir des recommandations pertinentes, et scientifiquement inattaquables sur la dangerosité du virus dans le cas de réunion d’une assemblée, forcément réduite pour respecter les espaces entre les personnes, et il pourrait aussi se prononcer sur la question du dépôt de l’hostie sur la langue (et non pas dans la bouche) ou sur la main.
Je crois que le clergé est prêt à célébrer plusieurs messes par dimanche, ou week-end, de même qu’en semaine, d’inégales longueur, et de consacrer le temps qu’il faudra à entendre en confession, et ce, dès le 11 mai. Pour ce dernier point, aussi, les conditions sanitaires entreront en jeu. Nos anciens confessionnaux offrent toutes les garanties d’aménagement, mais il y a d’autres possibilités.
À partir de là, je crois qu’il ne serait peut-être pas mauvais de rappeler les leçons de l’histoire. Après chaque grande épidémie, il y a toujours eu de la vengeance dans l’air et une grande soif de justice. Qui des deux l’emportera ? La voix de l’Eglise incite à la paix, à la justice, mais aussi à la vérité. Et les français ont et auront de plus en plus besoin de justice et de vérité ! L’Etat n’est pas en position de refuser de l’aide pour la tranquillité publique. Il devrait faciliter l’expression publique de paroles de paix et d’espérance, dont celles de l’Eglise catholique. En s’y refusant, ou en les retardant, il prendrait alors le risque de laisser s’installer le fantasme à défaut des vérités rationnelles. Jadis, après les grandes épidémies, on brûlait des juifs ou des sorciers . Aujourd’hui qui brûlera-t’on ?
Quand Véronique Lévy répond à Jacques Attali
Sur Facebook :
Bonsoir monsieur Attali…il paraît que vous avez parlé de moi dans une revue.. vous avez évoqué ma route comme un chemin perdu, celui d’une femme fragile manipulée par l’extrême droite identitaire anti-sioniste… la soeur de BHL comme vous m’appelez s’est radicalisée avec les intouchables… oui je suis devenue une stigmatisée, non pas hélas des saints stigmates du Christ mais de ceux des innommables… les surnuméraires, les furieux, les extrêmes, les édentés, les réfractaires, les vandales, et pourquoi pas les black blocs bientôt…Ou déjà, qui sait? Je suis au Christ Jacquot, au Roi des juifs , de la terre et des Cieux; au Seigneur désarmé et Nu , je suis dingue du très Haut Qui Se fit très bas… et Se cacha dans la chair douce comme du lait d’une vierge de Nazareth. Je suis de Sa famille Jacques, j’ai retrouvé les miens: je suis chrétienne comme l’étaient déjà les prophètes, les poètes et les rois de l’Alliance native… gravée dans la pierre de la loi avant qu’elle ne se fit chair dans le Coeur de Sa miséricorde… aux entrailles maternelles d’un Dieu d’Amour. Il faut que je vous confie un secret… oui je vous l’offre comme le cadeau d’un départ, un présent pour la route, une chanson pour la vie, une berceuse pour traverser la mort: j’attends mon amour, je l’attends, je L’attends… je guette Ses pas… je L’attends. Mon corps est déchiré de la blessure de Sa Lumière et Sa lumière est une épée, la Vérité. Je L’ai épié dans le fin murmure d’un silence pénétrant comme le prophète Elie… je me languis de Sa Présence et je respire à la brise du soir le parfum de Son Souffle… au fil tranchant de Son Verbe… Mais Il Se cache… Et Se dévoile soudain dans le visage défiguré de ceux qu’on assassine sur un cri silencieux, les non nés ou non conçus encore et dont la voix se perd aux coulisses d’une vie exterminée in utéro, ou bien labellisée aux laboratoires privés du triage génétique. Cri silencieux des germes d’hommes congelés aux chambres fortes du planning familial. Mon Bien-Aimé m’appelle au secours aussi dans le sourire dépouillé des vieillards endormis de mort lente, de la “bonne mort” dites-vous, assistés médicalement dans les couloirs de la santé publique… Hélas il n’y a pas assez de lits…. et toutes les croix sont arrachées. Une mort sans croix c’est une mort sans pourquoi, sans fenêtre ouverte, sans les bras du Ressuscité étreignant la solitude et la douleur pour les coloniser de Son éternité et de Sa Paix. Une mort à la sauvette, une mort honteuse, une mort qui se veut propre mais qui pue le chien crevé et les viscères ouvertes comme ces pauvres maccabés de l’université Paris Descartes qu’on a laissé pourrir et qu’on a profanés dans une haine de l’Homme qui ne croit plus au Ciel, qui n’espère plus… programmant l’immortalité car il a peur de Son éternité.
Elle le regarde de Ses eaux infinies.
Jacques, je ne suis d’aucun parti, d’aucun clan, d’aucune tribu, je m’arracherai la peau avec le matricule anti-viral que vous voulez, vous, les marchands du temple de nos corps, graver dans notre chair… à Son Image et à Sa ressemblance nous furent créés et Son Visage est notre liberté… je suis à mon Amour tout simplement et Il m’appelle toujours plus loin, en eaux profondes dans le silence des vies d’enfants jetées à la poubelle ou bien brûlées comme combustible dans les fours crématoires des hôpitaux anglo-saxons. Et puis je suis de France, car la France voyez vous… ce n’est pas la potée, les binious , les bérets… la France c’est le coeur d’une vierge aussi… une vierge qui dit oui à l’Archange saint Michel… dans les clairières de sa Lorraine natale… La France c’est une Annonciation qui se déploie, du Calvaire à Chinon… de Chinon à toujours… car sa mission à la France c’est de chanter sur la plus haute branche avec saint Irénée et pour le monde entier: “la gloire de Dieu c’est l’Homme vivant!”
Véronique Jeanne Lévy
Neuvaine à saint Joseph: Jour 3
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Vous demander le droit de célébrer la messe ? Non merci
Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec publie sa lettre ouverte au ministre de l’Intérieur :
[…] Alors, pourquoi prendre ma plume Monsieur le Ministre ? Je vous rassure tout de suite : en aucun cas pour vous demander, à partir du 11 mai et du déconfinement, le droit de célébrer la messe dans mon église en présence des fidèles qui voudraient y assister.
Vous en demander le droit ? Le droit ? Non merci ! Depuis de nombreuses années, l’habitude a été prise de s’adresser en haut lieu au nom de prétendus droits. Telle minorité réclame le droit à la diversité. Telle catégorie invoque le droit à l’enfant, telle autre le droit de l’empêcher de naître. Je ne me sens ni l’âme d’un syndicaliste en soutane, ni celle d’un révolté mal à l’aise avec son siècle. Je suis convaincu, du reste, que si l’Église ambitionne d’épouser son époque, elle risque fort de terminer veuve à la prochaine. Or je n’ai pas le goût du veuvage Monsieur le Ministre, j’ai simplement fait vœu de célibat.
En rédigeant cette lettre ouverte, je ne vous réclame rien. Je ne vous demande rien. Je n’implore pas votre mansuétude ou votre compréhension. Je me tourne vers vous, non pour faire valoir un droit mais mû par un devoir. Impérieux et grave. Le devoir de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Le devoir de vous affirmer que l’assistance à la messe fonde la dignité de la personne baptisée, que l’Eucharistie est à la fois la source et le sommet de la vie chrétienne. Le devoir de vous dire qu’elle n’est pas d’abord un rassemblement de personnes mais une rencontre avec quelqu’un. Et que ce Quelqu’un, c’est Dieu lui-même. Le devoir enfin, de vous exprimer publiquement ma grande perplexité devant l’incohérence des décisions qui touchent l’après 11 mai et la liberté du culte public.
Depuis le mardi 17 mars, vous le savez, les catholiques français ont joué le jeu du confinement avec une loyauté parfaite. Un sacrifice immense a été consenti par des millions de croyants habitués à leur messe du dimanche. Je doute fort que vous mesuriez le prix qu’il nous en a coûté, vous qui aviez déjà du mal on s’en souvient à mesurer que Notre-Dame de Paris soit une cathédrale. Animés par un réel souci du bien commun, les fidèles des églises ont pourtant accepté de vivre la Semaine Sainte – le point d’orgue des célébrations annuelles – dans un dénuement liturgique total. Loin de s’apitoyer sur leur sort, un grand nombre de chrétiens engagés, de mères de familles, de jeunes de mouvements scouts, de communautés religieuses se sont mis au service de leur prochain en distribuant des repas dans les rues, en confectionnant des masques, en réalisant des blouses. Toujours gratuitement. Souvent discrètement. Généreux, priants, obéissants, prudents, gentils, les catholiques n’ont pas à rougir de leur comportement depuis le début du confinement. Mais soyons clairs Monsieur le Ministre, être bon ne commence pas par un « c ».
Alors que se dessinent peu à peu les mesures du décloisonnement, nous savons déjà qu’à partir du 11 mai prochain – étant entendus les gestes barrières – nous pourrons aller à l’école, prendre les transports en commun, participer de nouveau à l’activité économique du pays, faire de la trottinette, visiter des voisins, courir en forêt… Mais en revanche, aller à la messe nous serait interdit ? Et nous devrions rester cois, impassibles ? Les bons élèves seraient mis à la retenue et les catholiques auraient vocation à devenir les dindons d’une mauvaise farce ?
Devant tant d’incohérences, et d’injustices, il m’est difficile de ne pas voir de l’indécence. Comment ne pas s’indigner devant le mépris des éventuels appétits spirituels des hommes ? Ces derniers appartiendraient à la catégorie des besoins non essentiels. Il n’empêche Monsieur le Ministre, je suis prêtre, et dans une saine distinction des pouvoirs, je ne saurais me considérer comme membre d’une “Église Populaire hexagonale”. La liberté, l’égalité et la fraternité vous sont chères ? Sans que je les érige moi-même en dogmes, je suis prêt à les faire miennes pourvu seulement qu’elles soient vécues en vérité et non en Tartuffe.
La République parle de liberté ? Alors qu’un prêtre célébrait récemment sa messe dominicale en toute légalité, et conformément aux règles du confinement, des policiers armés se sont introduits dans son église pour y faire cesser la cérémonie. Et ce, en violation de la loi qu’ils prétendaient défendre. On a peine du reste à imaginer la même scène dans une mosquée à Colmar… Le dédain avec lequel sont traités les ministres du culte et leurs légitimes aspirations montre à quel point la laïcité républicaine s’est transformée irrésistiblement en un athéisme d’État, sournois puis menaçant.
La République nous parle d’égalité ? Les amendes à géométrie variable entre le jogger sur une plage et les rodéos dans les banlieues pouvaient déjà laisser pantois. Mais lorsque l’on constate que la police intervient dans les églises tandis que le préfet des Bouches-du-Rhône autorise la célébration du Ramadan entre voisins ou qu’une note interne appelle les policiers du Calvados à la retenue à l’endroit des musulmans, les bras nous en tombent. Certains verront une soumission de la République à l’Islam, liée à un rapport de force différent. Sans aller nécessairement jusque-là, il est au moins permis de voir, dans cette inégalité de traitement, l’aveu d’une injustice profonde. L’indifférentisme cultuel prôné par la République ne peut se départir de l’Histoire de France. Réduire une majorité déchue, le catholicisme, à une minorité parmi d’autres revient à refuser de prendre en compte ce que les différentes religions, présentes sur notre territoire national, ont effectivement apporté au corps social et à la patrie charnelle.
La République enfin nous parle de fraternité ? Un mot sublime qui aura sonné douloureusement creux tous ces derniers jours. Savez-vous Monsieur le Ministre, ce que cela fait de célébrer des obsèques dans les conditions qui nous ont été imposées ? Le drame indigne de voir des membres d’une famille contraints de rester à la grille du cimetière, les autorités ne permettant qu’à douze personnes d’accéder aux sépultures ? Ce qui est révoltant, ce n’est pas tant de subir ces contraintes pour des motifs sanitaires que de voir dans le même temps des supermarchés en libre accès ou des avions de ligne chargés de passagers. A la sortie, il y aura des comptes à rendre !
Monsieur le Ministre, la vie chrétienne n’est pas affaire de fricotage électoral ou d’opinion publique. Je suis prêtre, au crépuscule de ma vie il me faudra répondre de mes actes devant Dieu. C’est au nom de ces comptes à rendre que je vous écris ces mots. Ne vous méprenez pas, s’il vous plaît, sur leur vigueur. Le Christ n’invite pas ses disciples à devenir le miel de la terre, mais le sel. Or, comme le dit Bernanos, « du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir ! ». Le bien commun et l’intérêt général sont à ce prix-là. Un discours transparent, sans langue de bois. Que la vie ecclésiale puisse retrouver son rythme au même titre que la vie scolaire, sociale et économique du reste du pays à partir du 11 mai ne relève pas du lobbying mais du droit strict de l’Église et de la plus élémentaire des justices.
Il ne saurait donc s’agir ici, vous l’aurez compris, de vous quémander un droit, mais de vous rappeler à votre propre devoir. Un devoir d’État.
Puisse au moins ces quelques lignes vous le faire savoir.





