Pascal Praud sur le pèlerinage de Chartres
Dans son émission sur Europe 1, lundi de Pentecôte, Pascal Praud reçoit Henri d’Anselme :
1er concours de dessin chrétien – prix Élise Bisschop
Cette initiative visant à promouvoir la créativité artistique au service de la foi chrétienne auprès des jeunes et des amateurs d’art.
Le thème retenu pour le présent concours de dessin, la nature et la joie, offre la possibilité aux participants de créer des oeuvres saisissant la beauté de la création en illustrant les poèmes qui jaillissaient du coeur d’Elise, dont la devise était : « Sourire à tout et à tous par amour pour Jésus ».
Ce concours vise à faire connaître et à célébrer la vie d’Elise Bisschop, en mettant en lumière sa passion pour la contemplation de la Création, en créant un espace artistique qui reflète son amour pour Jésus, la nature et la poésie. Les oeuvres collectées à cette occasion pourront être utilisées pour illustrer toute publication de l’association Les Amis d’Élise Bisschop.
Les participants peuvent s’inspirer des paysages de Mailly-le-Château/Trucy-sur-Yonne, de la flore et de la faune locales, et surtout, de la joie profonde qui habitait notre poète, malgré les épreuves.
Règles :
- Une création originale et personnelle
- Seulement des techniques manuelles
- Pas d’utilisation d’intelligence artificielle
- Peut intégrer un message, un mot, une citation
- Utilisation postérieure gratuite par l’association
Acheminent des œuvres : Les œuvres originales sont expédiées aux frais des participants à l’adresse donnée dans le règlement.
Lots et restitution : Deux lauréats (un par catégorie d’âge) seront désignés à l’issue du concours : un entre 12 et 17 ans et l’autre de plus de 18 ans. Un lauréat supplémentaire pourra être désigné pour la catégorie « œuvre numérique ». Des lots seront décernés à l’issue du concours. Chacun des lauréats sera averti par téléphone et par mail. Les œuvres originales seront retournées aux participants l’ayant expressément demandé lors de la remise de leur œuvre.
Date de clôture : 1er septembre 2025
Remise des prix : 20 septembre 2025
Protéger les enfants de la pornographie : Juristes pour l’enfance au Parlement européen
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Ce mardi 10 juin 2024, Aurélie Garand, juriste au sein de Juristes pour l’enfance, s’est exprimée au Parlement européen à Bruxelles sur le projet de refonte de la directive UE du 13 décembre 2011 relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants.
Invitée par Madame Margarita de la Pisa, députée européenne, Aurélie Garand a exposé le cadre juridique actuel en France et les actions administratives et judiciaires développées pour faire respecter la loi française qui interdit l’exposition des mineurs à la pornographie.
Elle a souligné les difficultés de la mise en œuvre de la réglementation française sur le propre territoire de la France, vis-à-vis des sites implantés dans un autre état membre.
Elle a en conséquence appelé à un élargissement, dans tous les États membres, des définitions des infractions pénales liées à l’exposition des enfants à un contenu pornographique.
La protection des enfants contre l’accès à la pornographie est un enjeu psychologique, sanitaire, sociétal et juridique majeur, sur lequel Juristes pour l’enfance est engagé depuis plusieurs années.
Aurélie Garand a détaillé aux députés européens présents les nombreuses atteintes portées aux droits de mineurs par leur exposition à la pornographie telles que l’atteinte au droit à la santé, à la construction identitaire, et à la sexualité comme en témoignent l’augmentation des violences sexuelles entre mineurs et la difficulté de l’appréhension de la notion de consentement.
Elle a demandé aux parlementaires d’agir sans tarder pour que :
1) l’interdiction d’accès des mineurs à la pornographie soit incluse dans le projet de refonte de la directive du 13 décembre 2011 relative à la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants ;
2) l’exposition des mineurs à la pornographie puisse être qualifiée d’abus sexuel sur mineurs afin que ces derniers puissent bénéficier de la protection juridique qui en découle dans tous les États membres de l’Union européenne.
Lettre à un pèlerin revenant du pèlerinage de Chartres
De Jean-Pierre Maugendre :
Ami pèlerin,
Te voilà comblé, fatigué, vivifié, revigoré, pardonné, réconforté mais peut-être aussi un peu troublé. Ces trois jours en chrétienté, en dehors du temps, mais pas de l’espace, t’ont fait découvrir ou mieux connaître une réalité à la fois bien mystérieuse, si lointaine et pourtant si proche : la messe catholique.
Qu’est-ce que la messe ?
Tu as mieux compris, grâce à leur manifestation particulièrement expressive dans le rite romain traditionnel, les trois réalités fondamentales qui sont au cœur de la célébration eucharistique. Tout d’abord la présence réelle et substantielle du Christ, sous les apparences du pain et du vin. Ce Dieu qui nous a créés, qui nous a rachetés, qui nous maintient dans l’être et nous accompagne, à chaque instant, de Sa Providence est là devant nous, comme il était présent parmi les apôtres au bord du lac de Tibériade ou aux noces de Cana. C’est le même Dieu que tu as adoré, à genoux, dans la nuit de dimanche à lundi, dans le silence de la nuit, dans un cœur à cœur dont toi seul connais le secret. Tu as confié, à ce Dieu qui est mort sur la croix pour que tu aies la vie en abondance, ton passé, tes blessures et tes souffrances mais aussi ton avenir, tes espoirs et tes projets. Tu as été séduit, et peut-être surpris, par toutes ces marques d’adoration et de respect (encensements, agenouillements) rendues à ce qui apparaît comme un simple morceau de pain. Ensuite, la liturgie n’a cessé de te rappeler que c’est à un véritable sacrifice que tu participais. « Sacrum facere » : faire du sacré. Acte du culte, commun à toutes les religions, par lequel la créature se reconnaît dépendante du créateur et implore, de lui, à la fois le pardon de ses péchés passés et, pour l’avenir, l’abondance des grâces divines. Nos anciens parlaient du « Saint Sacrifice de la Messe ». A l’offertoire la goutte d’eau mêlée au vin, par le prêtre, t’a rappelé que les souffrances et contrariétés de ces trois jours n’avaient de sens qu’unies à la Passion du Christ, d’où procède le salut. Enfin, les fastes de la liturgie traditionnelle manifestant les hommages de la créature au créateur, ont signifié cette anticipation de la liturgie céleste qu’est aussi chaque messe. Pendant quelques heures tu as uni ta louange au chœur des anges qui, sans cesse, chantent la gloire et la miséricorde de Dieu et t’attendent pour t’associer à leur bonheur.
Une histoire tumultueuse
Revenu sur terre tu as pris conscience que ce que tu considérais, candidement, comme une simple démarche spirituelle de conversion ou d’approfondissement, dans la tradition de Charles Péguy et la fidélité à la liturgie immémoriale de l’Eglise, incarnée néanmoins dans la réalité temporelle de nos cités, était au cœur de querelles picrocholines que tu croyais d’un autre temps. Comme tu es honnête, curieux et libre tu as découvert l’itinéraire intellectuel et la personnalité des laïcs qui, en 1983, se lancèrent dans cette grande aventure pour que France continue et chrétienté ressuscite. Rémi Fontaine, journaliste-philosophe au quotidien Présent qui eut l’idée, avec ses amis Alain Brossier, François-Xavier Guillaume, etc. de s’inspirer en France du modèle du pèlerinage de Czestochowa en Pologne. Les parrains et fondateurs : Bernard Antony, Président du Centre Henri et André Charlier, Max Champoiseau l’homme de l’ombre et de la logistique, Jean Madiran le fondateur et directeur de la revue Itinéraires, Dom Gérard Calvet, alors restaurateur de la vie bénédictine au monastère du Barroux en Provence. Cette initiative, qui eut dû susciter l’enthousiasme des autorités ecclésiastiques, se heurta, cependant, dès le début à une vigoureuse hostilité épiscopale. Ainsi ni en 1983 ni en 1984 il ne fut possible de faire célébrer la messe d’arrivée dans la cathédrale de Chartres. Le motif en était que la célébration de la messe traditionnelle selon le rituel de 1962 aurait été interdite. De facto certes, de jure certainement pas comme le reconnut la commission cardinalice créée par le pape Jean-Paul II en 1986. En 1985 les portes de la cathédrale furent, enfin, ouvertes conséquence de la lettre de la Congrégation pour le culte divin du 3 octobre 1984, Quatuor abhinc annos, qui libéralisait, sous certaines conditions strictes, la célébration de la messe romaine traditionnelle. Dom Gérard prêcha, admirablement, avec l’âme de feu qui était la sienne sur la chrétienté. Ce sermon ne plut pas à l’ordinaire du lieu, Mgr Kuehn, qui interdit en 1986, 1987 et 1988 la célébration, dans la cathédrale, de la messe dont il prétendait, au mépris du droit canon, désigner le célébrant et le prédicateur. Une approche sommaire pourrait laisser croire que ces interdictions étaient liées au fait que l’aumônerie du pèlerinage était assurée, depuis sa fondation, par un prêtre de la Fraternité Saint Pie X, l’abbé François Pozzetto. La réalité est que si la FSSPX assurait bien une part importante du suivi spirituel du pèlerinage, de nombreux prêtres diocésains étaient également présents et assuraient la célébration des saints mystères. Ainsi pour la première messe célébrée dans la cathédrale de Chartres en 1985 le célébrant était l’abbé Bernard Lecareux, curé de Mérigny, dans l’Indre et le prédicateur Dom Gérard. En 1988, suite aux sacres épiscopaux opérés par Mgr Lefebvre, s’ouvrit une nouvelle phase de la vie de l’association marquée par une plus grande bienveillance des autorités romaines dont témoigna la présence du cardinal Mayer au pèlerinage de 1991.
Tout récemment, suite à de nombreuses demandes et pressions épiscopales et médiatiques pour que la messe réformée soit célébrée au pèlerinage de Chartres, l’association Notre-Dame de Chrétienté a rappelé, dans une série de réflexions qui fera date : « Pour la Vérité, la Justice et la Paix » ce qui était une évidence pour les fondateurs du pèlerinage : « Nous n’avons jamais caché les réserves sérieuses émises bien au-delà du cadre de notre famille spirituelle, sur un appauvrissement de l’expression liturgique de certaines vérités de foi dans le Novus Ordo ». Vérités de foi rappelées en préliminaire de ce propos. Qui osera nier cette évidence parfaitement démontrable par la lecture des textes incriminés et l’observation de la réalité de la pratique liturgique dans les églises de France ? Là-contre, trop d’évêques en appellent à une unité de foi qui se manifesterait par l’adoption exclusive des rites, pratiques, enseignements, catéchismes postérieurs au Concile Vatican II. Or, il est un fait que cette réforme, en particulier liturgique, a fait l’objet de multiples examens et remarques toujours en attente de réponse. Il est un autre fait que l’acceptation générale de cette réforme ne semble pas avoir été étrangère à une remise en cause générale des vérités de foi essentielles sur l’eucharistie : présence substantielle du Christ sous les apparences du pain et du vin, caractère sacrificiel de la messe, transcendance, beauté et verticalité du culte.
On ne lâche rien !
L’échec de la réforme liturgique est chaque jour plus évident et manifeste. Comme l’observait l’historien Guillaume Cuchet : « Les milieux « progressistes » au sein du catholicisme ont souvent eu des taux de transmission de la foi plus faibles que leurs homologues conservateurs ». Ce qui était hier un effet du sensus fidei du peuple de Dieu est aujourd’hui une conviction renforcée par l’expérience et l’observation, dans nos familles, des effets de 60 années d’aggiornamento conciliaire. Il est frappant de voir que les appels lancinants et répétitifs à la communion dans l’Eglise semblent plus s’apparenter aux mantras de la société du spectacle, par la survalorisation de la participation des prêtres à la concélébration sacramentelle, qu’à la manifestation de la fidélité intégrale au Credo de l’Eglise. Concélébrer avec son évêque en niant le caractère sacrificiel de la messe ou la virginité perpétuelle de Marie serait un signe manifeste de communion avec l’Eglise alors que le refus de toute concélébration dans un rite que Louis Salleron qualifiait d’équivoque, mais en restant fidèle au Credo de l’Eglise et à sa hiérarchie, dans la limite de ses pouvoirs, serait une marque de schisme. Dans une lettre à son frère Hubert Dom Gérard lui écrivait « Le fond du problème c’est qu’on est en révolution. Et en révolution on ne fait pas de réforme. On tient les positions. Toute réforme entre dans le processus révolutionnaire. En accueillant la réforme tu fais marcher la révolution ». (11 juin 1969) D’ailleurs l’expérience montre que les concessions ne servent à rien. Après avoir acceptés d’être ordonnés diacres selon le rite réformé six missionnaires de la société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, au diocèse de Fréjus-Toulon, sont aujourd’hui toujours, en vain, en attente d’une ordination selon le rite traditionnel, conformément à leurs constitutions.
On peut légitimement se demander si, au fond de tout cela, le tort principal du pèlerinage de Chrétienté- et de son homologue le pèlerinage de Tradition Chartres-Paris-, par sa jeunesse, son dynamisme, son caractère international ne serait pas d’être le reproche vivant de l’échec des pastorales qui devaient renouveler l’Eglise et l’ont menée à la ruine. « Leur comportement nous est un reproche vivant, leur seule présence nous pèse « (Sg 2,14) Puisse le pape Léon XIV rendre la paix liturgique à l’Eglise, paix qui ne pourra reposer que sur la reconnaissance de la légitimité de la fidélité à une liturgie et aux pratiques qui ont été l’âme de l’Eglise pendant des siècles !
Jean-Pierre Maugendre
“Le rite traditionnel de la Sainte Messe est le rite qui est toujours nouveau, toujours à jour, jamais démodé”
Voici l’homélie prononcée par Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, prononcée dimanche de la Pentecôte dans la praire des Courlis à l’occasion du 43e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté de Paris à Chartres :
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen
« Viens, Saint-Esprit, remplis les cœurs de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour ».
La Pentecôte est le jour où l’Église s’est manifestée pour la première fois à l’humanité d’une manière étonnante. Elle s’est montrée catholique parce qu’il n’y a qu’une seule Église de Dieu : l’Église catholique. En effet, le Saint-Esprit maintient le Christ vivant sur terre à travers son corps mystique : l’Église. À la Pentecôte, les apôtres, semblables aux cellules d’un corps (humain), sont devenus le corps mystique vivifié par le Saint-Esprit et gouverné par un chef visible, Pierre, et un chef invisible, Jésus-Christ. De même qu’une goutte de sang ne peut rester vivante en dehors du corps (humain), de même nous ne pouvons survivre sans être à l’intérieur du corps mystique de l’Église catholique.
L’Église n’est donc pas une organisation humaine, une ONG ou une entreprise internationale, mais le corps mystique du Christ. Saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars, disait que
“sans le Saint-Esprit, nous sommes comme une pierre sur le bord du chemin. Prenez une éponge pleine d’eau dans une main et un petit caillou dans l’autre. Pressez-les toutes les deux de la même manière : rien ne sortira de la pierre, tandis que de l’éponge coulera de l’eau en abondance. L’éponge, c’est l’âme remplie du Saint-Esprit. La pierre, c’est le cœur froid et endurci où le Saint-Esprit n’habite pas”.
C’est le Saint-Esprit qui met les bonnes intentions dans le cœur des justes et qui forme les paroles qui sortent de leurs lèvres. Lorsque le Saint-Esprit est en nous, nos cœurs se dilatent et sont imprégnés de l’amour divin.
Le Saint-Esprit est celui qui nous aide à distinguer la Vérité du mensonge, le bien du mal. Comme ces lunettes qui agrandissent les objets, le Saint-Esprit nous aide à voir le bien et le mal de plus près. « Sans le Saint-Esprit, rien de ce que nous faisons n’a de substance ni de saveur », disait le curé d’Ars. Nous devons remercier l’Esprit de Vérité de nous avoir permis de connaître la loi de l’Évangile. Qu’est-ce que la loi de l’Évangile ? C’est la foi catholique dans sa plénitude de vérité, promulguée pour la première fois par l’Église en cette grande fête de la Pentecôte.
Le rite traditionnel de la Sainte Messe, que nous avons la joie et la grâce de célébrer ici aujourd’hui, peut être appelé dans une certaine mesure le rite « pentecôtiste » parce que ce rite est la véritable expression catholique de la dévotion au Saint-Esprit qui consiste en une ivresse sobre. Le rite traditionnel de la Sainte Messe nous donne l’atmosphère spirituelle dans laquelle nous pouvons avoir des cœurs ardents tout en restant sobres et ordonnés, guidés par notre raison éclairée par la Foi ainsi que par la beauté extérieure et la dignité (du rite). Le rite traditionnel de la Sainte Messe reflète tout cela de la manière la plus impressionnante. C’est pourquoi ce rite attire les âmes des jeunes. C’est le rite aimé et chéri d’innombrables générations catholiques. C’est pourquoi le rite traditionnel de la Sainte Messe est le rite qui est toujours nouveau, toujours à jour, jamais démodé.
Cette année, nous célébrons le centenaire de la publication de l’encyclique « Quas primas » de Pie XI sur la royauté du Christ. Le Christ est le seul véritable roi de toutes les créatures. Si les princes des hommes, les prêtres et les pharisiens disaient autrefois qu’ils « n’avaient d’autre roi que César », tous ceux qui croient au Christ doivent au contraire dire « nous n’avons d’autre roi que Jésus-Christ ». C’est pourquoi le Fils de Dieu s’est fait homme, afin de régner en tant que roi, de régner en tant que Vérité elle-même, et de régner en tant que Sauveur sur le cœur de tous les hommes, sur toutes les nations, les sociétés et les institutions humaines. Il ne règne pas par la force, mais par la puissance de son amour. La paix digne de ce nom n’existera jamais si les doctrines et les préceptes du Christ ne sont pas respectés par tous (les hommes) dans la vie publique et privée. C’est ce que nous entendons en un mot par la royauté du Christ. Même s’il y a tant de progrès technologiques aujourd’hui et de fraternité humaine pour la paix mondiale, si le Christ ne règne pas comme roi dans nos familles et dans nos pays, alors notre monde manque de vraie beauté spirituelle, alors notre monde manque de la pleine Vérité divine, alors notre monde manque d’amour surnaturel.
Que signifie être chrétien, être catholique ? Cela signifie que le Christ est le roi de ma vie : cela signifie que je n’ai jamais honte de confesser le Christ et la vérité de la foi catholique. Cela signifie observer les commandements de Dieu avec l’aide de sa grâce, la pureté de l’âme et la chasteté du corps, le pardon mutuel et la charité infatigable envers notre prochain.
Implorons le Saint-Esprit en disant : viens, Saint-Esprit, remplis le champ de ton Église du parfum et de la beauté des fleurs de la sainteté, du zèle pour le salut des âmes, en particulier parmi les jeunes, les familles et le clergé. Que nous soyons remplis de la joie de notre foi, une joie que rien ne peut nous enlever. Que notre foi catholique, plus précieuse que l’or, raffinée par le feu même de nos jours, retourne à sa grande dilatation comme royaume du Christ, à l’honneur de la Très Sainte Trinité : Père, Fils et Saint-Esprit, Dieu qui règne pour les siècles des siècles.
Amen.
Selon France 3, la messe traditionnelle devient la forme ordinaire
C’est amusant. Vous pouvez retrouver le reportage de France Centre ici (à partir de 11mn30). Voici l’extrait concerné :
Un pèlerin de Chartres verbalisé pour avoir chanté dans la gare Montparnasse
Cette année, 4 trains avaient été spécialement affrétés par Notre-Dame de Chrétienté pour le retour en région parisienne de milliers de pèlerins, une arrivée qui ne passe pas inaperçue en gare Montparnasse, où le flot de pèlerins portant croix et bannières a débarqué.
Ces pèlerins chantent en arrivant, comme les supporters qui empruntent en groupe les transports en commun pour se rendre à un match, ou quand ils en reviennent. Mais des agents de la Sûreté ferroviaire ont voulu punir l’un d’eux, comme l’a révélé le journaliste Jordan Florentin, du média Frontières. 5 agents de la SNCF ont signifié à de jeunes pèlerins qu’ils étaient en infraction.
C’est absolument révoltant : vous n’avez pas honte @GroupeSNCF ? Ce sont vraiment ces jeunes-là qui posent problème, vous croyez ? Sécurisez davantage vos gares et leurs abords contre les vrais délinquants et voyous au lieu de vous en prendre à des profils comme ça. Franchement… https://t.co/t65EJ9TU8i pic.twitter.com/NF8RfYXYwC
— Jordan Florentin (@JordanFlrtn) June 9, 2025
L’un d’eux raconte au Figaro :
«Nous attendions des amis et nous nous sommes détachés du reste du groupe». «À ce moment, les agents sont venus droit sur nous et ont pris à partie le plus jeune du groupe, nous ont demandé d’arrêter de chanter et nous ont dit que c’était du tapage.» «Nous avons dit aux agents notre incompréhension, car nous étions des milliers à chanter, et en règle générale il y a souvent de la musique et des chants dans les gares, surtout depuis que la SNCF a installé des pianos en libre accès !»
Un garçon de 18 ans s’est alors vu demander ses papiers et s’est vu verbaliser par l’un des agents, au motif qu’il participait à du tapage en gare. Il devra s’acquitter de la somme de 60 € envers la SNCF.
Les agents ont déclaré qu’ils ne pouvaient «pas verbaliser tout le monde» et que le jeune homme a été verbalisé car il avait «regardé» les agents de la SNCF en chantant. Sic.
De la Révolution et son Homme Nouveau
La Révolution de 1789 est certes la matrice de tous les totalitarismes, certes elle est héritière de celles anglaise, qui eut lieu un siècle plus tôt, et avant elle de la révolution protestante. Celles-ci ne sont-elles pas les fruits « retour » au paganisme antique de la Renaissance italienne, contre-pied de la Renaissance française du siècle d’or ? La renaissance de l’orgueil humaniste en réaction à celle de l’amour divin qui souleva des montagnes de beauté à la gloire du Christ, qui sont aujourd’hui encore parmi les bâtiments les plus visités au Monde. La Révolution a pour starter l’orgueil et la colère, contre Dieu pour des dévots pour lesquels la mort est un scandale, et la vie aussi d’ailleurs. Réfugiés dans le nihilisme et le désespoir ; leurs carburants sont toutes les haines enveloppées de fausses charités désordonnées ; la finalité la mort de l’Homme, pour un Homme Nouveau sans Dieu, sans âme, « performant » et servile, un robot ?
La Révolution est une rupture anthropologique et eschatologique, elle est ce fruit de l’arbre défendu qui nous promet d’être comme des dieux mais qui fait de nous des esclaves du grappin, déchu de notre humanité, orphelin du Créateur, et qui nous conduit au Relativisme absolu, nous détournant de la Vérité. La Révolution, dites française et universelle, n’a pas eu lieu par hasard chez nous. Elle ne pouvait prendre son élan définitif qu’au cœur de la reine des Nations, au cœur du Christianisme ; pour se répandre partout comme une tumeur maligne qui répand ses métastases sur tous les corps, les cœurs et les esprits. Son antidote est né il y a deux mille ans.
La France est catholique par naissance (elle est née un jour de Noël 496 lorsque le premier de ses rois s’est fait baptisé), par essence et destinée en devenant la fille aînée de l’Eglise catholique (Universelle et bimillénaire). Certes la Gaulle était déjà largement christianisée puisque de nombreux parents et compagnons du Christ ont accosté en Camargue pour évangéliser toutes les Gaulles. La France est catholique, et la vraie Religion catholique est l’âme de ce pays, elle est l’authentique civilisation universelle ; tuez-la et le corps pourrira. Nos plus belles œuvres se sont réalisées avec l’Eglise, ses Saints, ses martyrs et nos rois ; les plus vilaines avec la République et ses suppôts ; il n’y a qu’à comparer la vie des premiers avec les cadavres du Panthéon pour constater ce qui les séparent jusqu’aux oppositions la plus irréductible.
Notre République est anti-catholique par naissance, essence et destinée, sa première mesure consista à abattre l’Eglise en promulguant la Constitution Civile de Clergé avant de procéder à des populicides, par la Terreur républicaine, où au nom de la Liberté et d’une vertu folle et totalitaire jusqu’à faire de désaccords des délits (d’opinion), puis des crimes sans appel, les colonnes infernales éventrèrent des femmes enceints par dizaine de milliers pour rôtir les fœtus ; voici les bonnes et grandes œuvres de la République et de sa Révolution tant célébrées aujourd’hui encore. L’avortement est aujourd’hui moins brutal, puisqu’il est volontaire et sans douleur (paraît-il) pour la citoyenne émancipée et affranchie de toute responsabilité et devoir à l’égard des « touts petits ». Ce qui compte c’est son droit, son choix, si tant est qu’elle soit capable de l’exercer puisqu’il est interdit à quiconque de la décourager par quelque argument que ce soit sous peine de graves poursuites pénales. Aujourd’hui son tout petit, demain ce sera son tour, et peut-être bien de manière volontaire. Une consommatrice consommable ?
La gauche (c’est-à-dire tous les républicains) l’a parfaitement intégré, en cherchant à exclure les catholiques du « pouvoir » ; d’ailleurs ses derniers n’ont adhéré à la répugnante que tardivement sur un malentendu après le toast de l’archevêque d’Alger, Lavigerie, le 18 novembre 1890, date à laquelle la République est depuis installée définitivement chez nous. En cherchant un compromis avec la République les Français, et leur Eglise, ont subi 15 ans plus tard la Loi anti-catholique de 1905 dites sur « la laïcité », avec la construction d’une première Mosquée, où on y apprend par cœur, dès le plus jeune âge, selon l’usage, des sourates, comme la 9-29 qui commande de tuer les Juifs et les Chrétiens jusqu’à ce qu’ils s’humilient et paient la dîme. On ne peut pas servir deux maitres à la fois. Et pourtant, l’Eglise cède parfois à la tentation d’un pacte contre nature avec des hérésies et des modes, alors que sa mission est de témoigner du Christ qui est seul Vérité, Chemin et Vie. Sa mission est de demeurer le phare indispensable pour toute l’Humanité dans ce monde de désordre et d’iniquité.
La Révolution est la plus grande farce historique, et la page la plus noire et sombre de notre histoire, le plus grand malentendu et le pire mensonge. Au nom de ses fameux principes, la République imposera la semaine à dix jours de son calendrier révolutionnaire aux ouvriers, supprimera les fêtes religieuses chômées, volera les biens de l’Eglise qui étaient pourtant mis à la disposition des plus pauvres pour les revendre plusieurs fois jusqu’à aboutir parfois à leur destruction, interdira des corporations (qui regroupées pourtant patrons et ouvriers), interdira aux ouvriers de se regrouper pour défendre leurs intérêts, instaurera un passeport ouvrier empêchant ceux-ci de quitter librement un patron, instaurera progressives de cadences de plus en plus infernales avec juste de quoi survivre au nom du progrès et de la liberté. Que d’interdictions au nom de la Liberté, que d’inégalités au nom de l’Egalité ! Un esclavage révolutionnaire comme plus tard en Union Soviétique, un servage républicain bien pire que ceux des anciens régimes au nom de la Fraternité. Les esclaves étaient parfois mieux traités. Aujourd’hui avec les mêmes principes pervers et cyniques, les nouveaux esclaves sont les migrants importés par des réseaux maffieux, pour notre économie et sauver nos retraites parait-il, en bonne intelligence avec les institutions européennes, le grand capital et des ONG financées elles aussi par nos impôts. Dénoncer les traites humaines de la Renaissance pour mieux distraire les Français du grand remplacement en cours actuellement. Certains déclament partout espérer la disparition du Français de souche sans que cela ne soit condamné par qui que ce soit. C’est la dénonciation du grand remplacement qui est condamnée par ce Droit injuste et cette Justice gauche.
La Révolution constitue une rupture anthropologique et eschatologique en ceci qu’elle voulut créer un Homme nouveau, orphelin de Dieu et du Père de la Nation, le Roy très chrétien ; c’est une sorte de redite de la chute d’Adam qui gouta au fruit défendu qui devait le faire comme Dieu. Emancipée du Décalogue, la République discute de tout, elle embrasse tous les sujets et totalement, elle est totalitaire. Elle produit des lois qui prétendent décider du sexe, des unions matrimoniales les moins naturelles, de l’éducation de tous, en promouvant les valeurs les plus destructrices. Il est interdit de discriminer l’homme de la femme, le Français de l’étranger, l’enfant de l’adulte ; la promotion de la pédophilie reviendra donc en force. Nous sommes tous égaux, même si certains sont plus égaux que d’autres ; il y a le génocide de l’Holocauste (holocauste signifiant sacrifice à dieu, de quel dieu s’agit-il ?) érigé en Religion universelle et obligatoire depuis Nuremberg et les génocides de secondes catégories (comme ceux commis par la Terreur Républicaine pourtant matrices de tous les autres), et puis il y a le droit d’Israël, un Etat officiellement raciste et en réalité antisémite, au nettoyage ethnique des vrais sémites qui se trouvent pourtant chez eux depuis des millénaires, par des talmudistes, kabbalistes, messianistes, qui n’ont plus rien de sémites, ni de Juif d’ailleurs puisque leur religion authentique a disparu avec la destruction du Temple après la résurrection du Christ, le remplacement de la Talnakh par le talmud (contenant des délires pédophiles, racistes et anti Christ), le Zohar, la kabbale ; le peuple Hébreux a largement été remplacé par une multitude d’autres peuples dont les Khazars. Le Peuple élu est le messie selon eux, à moins que ce ne soit le prince de ce monde, celui qui rejette le Christ. Il y a eux et nous, c’est-à-dire les autres, les goys, les animaux. Aucune discrimination entre nous, seulement eux et nous. Même les Américains évangélistes sont d’accord, au nom de folles interprétations libérales, contre l’Eglise et l’Esprit Saint.
La République vous ordonne aussi ce que vous devez croire ! La République a ses Lois et elles sont au-dessus de celles du Décalogue donné à Moïse pour son Peuple et confirmé par le Christ pour toute l’Humanité. Les révolutionnaires légifèrent sur tout selon leurs caprices, leurs lubies, émancipés de toute morale vraie mais selon des règles « éthiques » extrêmement mouvantes et paradoxales, ainsi la peine de mort pour les pires criminels est abolie, après avoir permis à la République de s’installer sur des milliers de charniers, pour produire aujourd’hui 250.000 infanticides dans le ventre de maman par an, les fœtus finissent dans des fours crématoires, et le nombre augmente chaque année, contre 800.000 naissances dont le nombre baisse chaque année, particulièrement parmi les couples Français de souche, quel parallèle éblouissant avec les charniers des colonnes infernales de la Terreur républicaine ! Il est ainsi aujourd’hui interdit de considérer comme étant un crime une interruption volontaire de grossesse sous peine de risquer 2 ans de prisons selon l’article L2212 du Code Pénal, s’opposer aux 11 injections obligatoires de vos nourrissons vous fait prendre le risque que vos enfants vous soient retirés pour être placés dans des lieux généralement glauques des foyers gérés par la République où sévissent la prostitution à grande échelle des mineurs. Vous ne pouvez-vous opposer au changement de sexe de votre enfant, vous ne pouvez non plus vous opposer à ce qu’il ait des relations sexuelles, avec une majorité sur la question qui baisse continuellement, de la même manière qu’il vous sera prochainement interdit d’empêcher le suicide de vos proches, y compris d’un de vos enfants qui connaitrait un désespoir passager, un chagrin d’amour, un obstacle supposé insurmontable. Demain les dépressifs, les ratés, « les loosers », les improductifs, les inutiles déclarés pourront prochainement mettre un terme à leur existence minable, vidée de sens au sein de la « Start-up-Nation » du révolutionnaire Macron. Comme pour la première loi dépénalisant l’avortement, comme pour la première loi sur le PACS, nos « élus » ont commencé à entrebâiller le droit au suicide assisté ; nul doute que cette première disposition va permettre ce que la République appelle « le progrès », la porte ouverte aux quatre vents de la barbarie. Nous pouvons ensuite imaginer que ceux ne se fondent pas dans la République, les plus rebelles aux lois démoniaques de la répugnante, les ennemis de la République seront condamnés au suicide assisté un jour pour raisons économiques davantage que pour des motifs politiques officiellement bien sûr, ou parce que leur incarcération sera rendue suffisamment insupportable (une torture indicible mais totale d’un tout nouveau genre) pour qu’ils choisissent d’en finir de leur plein. Plus de foi, plus d’espérance, plus de Dieu, pas de Christ, on vous promet un sommeil éternel, vous ne vous apercevrez de rien, vous ne vous rendrez compte de rien ; les médecins vous accompagnent, ils vous soignent…A la façon républicaine ; et n’oubliez pas de vous faire vacciner contre le COVID pour devenir un héros républicain, pour avoir le droit de voyager, d’aller au cinéma ou dans un parc d’animation : le contrôle social partout sur la planète.
Les obstacles à la révolution et à l’émergence de son Homme Nouveau doivent disparaitre « déontologiquement ». Vous n’aurez plus rien, et vous serez obligatoirement heureux ou vous devrez choisir de mourir. Le bonheur sera obligatoire par simple décret, car « La Loi peut tout faire, la loi ne peut mal faire » prétendait Rousseau.
La Révolution a enfin son Homme Nouveau, après l’Homo Islamicus, le Citoyen de l’An 1, l’Homo-Sovieticus, la République mondiale et sa Révolution ont accouché de l’Homo Gregarius varietas Idiota, le Mougeon pour les intimes, hybride entre le mouton et le pigeon ; ce pourrait être aussi un perroquet, tant il répète les sottises de la boîte à image. C’est un eunuque déconstruit non genré. Le mougeon doit être aussi tolérant que son ignorance est crasse ; toutes les erreurs sont tolérées puisqu’elles s’opposent à la Vérité. L’Homme Nouveau doit aboyer avec ses maîtres et remuer du coccyx en clapotant des mains à la moindre injonction. Dominé par une peur qui ne le quitte jamais, même en usant des drogues de toutes sortes, vendues chez l’apothicaire ou le dealer, le mougeon est désespéré, sans foi, libre penseur, mais crédule à toutes les sottises et mensonges, le ministère de la ré-éducation antinationale s’étant chargée de l’éduquer en évitant de l’instruire, on lui a lessivé l’âme et le cerveau. Il aime le sport à la télé, particulièrement la balle au pied où il supporte des bandes d’ignobles crétins, jusqu’à se mettre la rate au court bouillon pour offrir à ses idoles des millions ; c’est le seul patriotisme qui lui est autorisé, le regard vitreux il défile, avec son drapeau, en sifflant dans une trompette, un peu comme les employés et ouvriers aux ordres de syndicats sociaux traitres.
Le mougeons est cerné et fataliste car nous sommes en liberté surveillée partout et tout le temps, jusqu’au moindre point de détail, et avec l’intelligence artificielle et les caméras les choses vont s’aggraver. La République extrapole déjà vos supposées pensées et vous amende si vous ne croyez pas en quelques vérités nécessaires et révélées par la gauche et soutenues par la droite républicaine, la seconde étant toujours à la remorque de la première.
Notre mougeon a donc peur et il masque sa peur sous une parodie de courage en allant au secours des victoires imposées du moment. Son seul crie autorisé est celui d’hurler contre le fascisme, pourtant disparu avec Mussolini, pendant que ses maîtres bâtissent le meilleur des mondes et 1984. Le mougeon a donc de la sympathie pour le marxisme et son paradis d’esclaves, l’islam et son paradis de vierge plus ou moins pubères, à l’image des obsessions de leur grand Momo, et bien sûr la Révolution, mais aucunement pour leurs victimes respectives jusqu’au jour où il se retrouve piégé à son tour par les conséquences dont il chérie pourtant les causes puisqu’il est capable de réclamer encore une révolution. Cet énergumène est une toupie, une girouette aussi. Tantôt bourreau, tantôt victime, le mougeon est versatile et conformiste, comme sous l’épuration, qui se poursuit aujourd’hui encore avec la Révolution culturelle, au travers wokisme, même s’il critique le conformisme, comme il se doit. Le citoyen Mougeon n’a qu’un parti celui des lâches, et tous nos partis politiques en France aujourd’hui sont ceux des lâches ; le pluralisme illusoire des partis politique est trahie par leur logorrhée commune. Il y a des malins qui vous affirment vouloir combattre le système de l’intérieur, ils sont déjà de l’intérieur. Ils se réclament d’ailleurs des valeurs de la République, ils voudraient marcher debout et droit après avoir rampé volontairement ; c’est peut-être cela les fameuses valeurs de la République ?
La Révolution a aussi son art, l’art dégénéré, et son public de parvenus mougeons, avides de promotion sociale et de carrière, en rupture totale avec nos anciens, et leur notion authentique du beau, du vrai, du bien. Le Mougeon méprise les Bidochon et se pique d’être ouvert, cultivé et intelligent, au point que vous lui feriez même acheter de la merde en conserve mise en boîte par « l’artiste BEN », avant une génuflexion devant un gribouillage hors de prix subventionné par nos impôts et étalé sur les murs de nos musées d’art CONtemporain. C’est l’art des copains et des coquins. Le mougeon a remplacé les bons principes de l’intolérance catholiques qui participèrent au meilleur de notre Civilisation par les idoles Tolérance et Relativisme, jusqu’à finir par considérer le cannibalisme ou la nécrophagie comme un point de vue acceptable, et déjà comme un art, mais pas encore culinaire, comme dans certaines “cultures” disent-ils, mais cela viendra car « on n’arrête pas le progrès », et puis il faut être « moderne », et quelques autres mantras qui autorisent tous les délires. On se sert déjà sur nos morts sans autorisation nécessaire, pourquoi ne pas les manger ? Après tout c’est un recyclage comme un autre, c’est bon pour la planète et pour l’économie ; ça pourrait même créer des emplois ; il faut vivre avec son temps, n’est-ce-pas ? Les révolutionnaires trouvent leurs “progrès” dans la barbarie des temps les plus reculés. Les mots annoncent leurs idéaux, et leurs maux, les conséquences qu’elles engendrent.
Discriminer est donc interdit car discriminer c’est choisir, et choisir c’est oser, aimer, réfléchir et agir. Il s’agit donc de nous abrutir, de nous affadir, de nous avachir pour mieux nous soumettre. Ceux qui braillaient autrefois ‘il est interdit d’interdire” sont aujourd’hui à la manœuvre. Il y a une association entre la liberté d’expression et celle de penser. Empêchez l’une, vous empêcherez l’autre. D’ailleurs le républicain se refuse de lui-même toute forme de discrimination, c’est un citoyen du monde non genré, c’est l’Homme Nouveau tant espéré.
“Tout est relatif, voici la seule vérité absolue” écrivait le père du relativisme Auguste Comte. Tout se vaut, tout est indifférencié, bourreaux et victimes, consommateurs et consommables jusqu’au libre arbitre des individus noyé sous la contingence sociale qui explique tout, qui justifie tout: c’est encore Rousseau, Marx, Freud, et les matérialistes, c’est-à-dire l’Homme sans Dieu, cet animal par hasard, un mort en permission, un amas d’atomes plus ou moins organisé, une machine si proche des robots que nous souhaiterions créer et un jour les considérer comme nos égaux, par tolérance sans doute. Baudelaire disait aussi que la plus grande ruse du diable est de faire croire qu’il n’existe pas. Son existence est en effet l’une des preuves de l’existence de Dieu. La Révolution n’a aucune limite, seulement celle d’en finir avec l’Homme (fait à l’image de Dieu).
La République veut d’abord extirper le Christ du cœur des Français, et particulièrement de celui des enfants pour les laisser nus, seuls, atomisés, séparés, vulnérables à tous les mensonges, peu importe lesquels, tant qu’ils sont suffisamment grossiers pour masquer la Vérité ! Nos enfants appartiennent d’ailleurs déjà à la République qui se charge de leur éducation, même sexuelle dès le plus jeune âge. La République a remplacé le Père après l’avoir tué. La République est hermaphrodite, elle va maintenant remplacer la mère.
Toutes les révolutions sont “bourgeoises” comme ils disent ; ce terme de bourgeois masque une réalité plus sombre, celle de l’argent pour l’argent. Et il s’agit toujours de s’emparer du pouvoir politique lorsque l’on détient le pouvoir économique. Autrefois nos rois très chrétiens qui soumettaient le Royaume au Décalogue, avec l’Église, empêchaient les usurpateurs et usuriers de s’emparer du pays et de ses sujets. La République, elle au contraire, s’est toujours chargée des intérêts de ses commanditaires ; et parmi les commanditaires il y a aujourd’hui aussi un peu nous tous. Le système nous a impliqués dans notre propre oppression, “l’oppression citoyenne” comme ils pourraient dire, au travers des fonds de placements, faussement éthiques et vraiment rapaces (fonds spéculatifs, fonds de pension, fonds de fonds, etc…). C’est finalement cela les fameuses valeurs de la République : l’argent, le CAC 40 et des placements qui participent à nos malheurs. Au nom de leurs valeurs les banques accompagnent l’épuration, comme la répression, et clôturent les comptes bancaires des opposants au régime, comme en Chine communiste ; c’est encore le crédit social partout !
Ce n’est donc pas une Révolution qu’il nous faut mais une Contre Révolution pour en finir avec la Révolution qui n’en finit pas de nous faire tourner en rond jusqu’à nous étourdir avant de nous occire. La Révolution est chez nous indissociable de sa République. La Révolution c’est le retour aux temps cycliques et barbares, la contre-Révolution est l’antidote nécessaire et vitale pour sauvegarder la Civilisation Chrétienne, c’est le temps linéaire, continue et progressif pour toute l’Humanité depuis la naissance du sauveur, du Prince de la Paix, toute l’Humanité est soumise à son temps alors qu’il est mort sur une croix après avoir enseigné 3 ans. Quel miracle ! Il faut être aveugle obstinément pour refuser de le voir. Et son Église a bientôt 2.000 ans malgré sa dimension humaine si imparfaite, qui nous ressemble à tous.
Si la Révolution a pénétré l’Église, la Contre Révolution, en son sein, lui a aussi immédiatement emboîté le pas avec l’Archevêque français Lefebvre, il ne fut pas français par hasard. Si vous ne vous défendez pas, si vous ne défendez pas votre pays et la vraie foi catholique qui est notre âme, d’autres continueront de détruire l’une et l’autre pour nous diluer dans un gouvernement mondial qui nous asservira tous jusqu’à notre destruction et extermination. Ceux qui nous dirigent n’aiment ni Dieu, ni les Hommes. Ils adorent l’adversaire.
Nicolas ZAHAR
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Veni Creator Spiritus, l’hymne de l’Église en prière (Domenico Bartolucci)
« Dans l’hymne le plus célèbre à l’Esprit Saint, le Veni Creator, composé au début du IXe siècle, on demande à l’Esprit d’“allumer une lumière dans l’esprit” (accende lumen sensibus). (Le mot sensus ne désigne pas ici les sens extérieurs, mais, comme souvent dans le latin ecclésiastique, l’intelligence, la pensée, l’esprit). »
« Le chant grégorien a toujours été considéré comme le modèle suprême de la musique sacrée. Aussi peut-on poser en principe général : plus une composition sacrée s’inspire, dans sa forme, son inspiration et sa saveur, de la mélodie grégorienne, plus elle est propre au culte divin ; plus elle s’en éloigne, moins elle est digne du sanctuaire. »
« Tout à l’heure, alors que, au pied de cet autel, dans les souvenirs graves qui émouvaient et inondaient Notre âme, Nous revêtions les ornements sacrés pour nous préparer à célébrer le Sacrifice eucharistique, Notre regard, se levant, contemplait resplendissante, du haut de ce merveilleux baldaquin, au milieu de rayons d’or, l’image de la colombe aux ailes déployées – symbole évangélique et réconfortant de l’Esprit Saint Paraclet, qui veille sur l’Église, y souffle et y répand les multiples charismes de sa grâce et l’abondance de sa paix spirituelle. C’est un symbole qui parle. »
Découvrez les chanoinesses de la Mère de Dieu
Le samedi 5 juillet après-midi, à l’occasion de ses 25 ans, la Communauté des Chanoinesses de la Mère de Dieu, à Azille (Aude, 11), ouvrira exceptionnellement les portes de son monastère au public.
« Filles de saint Augustin », comme le pape Léon XIV, les sœurs d’Azille proposent à tous – croyants ou non, curieux, amis – de découvrir ou redécouvrir le concret de la vie religieuse augustinienne.
La clôture, espace réservé aux seules religieuses, sera accessible tout l’après-midi. Au programme :
– Vidéo de présentation de la vie canoniale.
– Visite du cloître, du réfectoire, de la salle du chapitre.
– Rencontre avec les sœurs.
– Jeux pour enfants et adultes, tombola.
– Chant des Vêpres présidé par Mgr Bruno Valentin, évêque du diocèse.
– Apéritif et dîner (sur réservation).

Conférence sur le Sacré-Coeur ce soir au Centre Saint-Paul
Par Bernadette Bourbon, historienne et membre de la Société Francaise d’Etudes Mariales.

Entre Trump et Musk, rien ne va plus
Lu dans Conflits :
L’extravagant patron de Tesla et de X avait apporté un soutien décisif à la candidature de Trump. Il devait être la pierre angulaire de coupes conséquentes dans l’administration du pays. Mais les taxes imposées par le président américain et le projet de loi « Big Beautiful Bill » ont rompu le lien.
Ce texte clé du projet économique trumpiste adopté de justesse par la Chambre des représentants vise à baisser les impôts du pays, baisser certaines dépenses, comme sur l’accueil des immigrés, et à en augmenter d’autres, par exemple sur la lutte contre l’immigration illégale. Il est fortement critiqué, y compris dans le camp républicain, pour ne pas tenir la route budgétaire et creuser inévitablement le déficit fédéral.
Elon Musk a vivement critiqué la « Big Beautiful Bill », qualifiant ce projet de loi de « disgusting abomination » (« abomination dégoûtante ») sur sa plateforme X (anciennement Twitter). Il a dénoncé un texte « outrageux, truffé de dépenses inutiles » qui, selon lui, creuserait massivement le déficit fédéral, le qualifiant de « Debt Slavery Bill » (« loi de l’esclavage par la dette »).
Musk a également exhorté ses plus de 200 millions de followers à faire pression sur le Congrès pour rejeter le projet, allant jusqu’à publier une image du film Kill Bill avec le message « KILL the BILL ». Il a accusé les partisans du texte de « trahir le peuple américain » et a menacé de soutenir des candidats opposés aux élus républicains ayant voté en faveur du projet.
Dernièrement, toujours sur X, il a même accusé le président américain de bloquer la publication du rapport Epstein… parce qu’il se trouve être sur la liste.
L’idylle ne pouvait pas durer. Si elle reposait en partie sur une fascination mutuelle entre les deux hommes, elle concrétisait surtout une alliance de circonstance entre deux forces : les authentiques conservateurs comme la Heritage Foundation ou J.D. Vance et les techno-futuristes de la Silicon Valley. Certains personnages de la tech américaine, comme Musk, ont abandonné leur préférence démocrate pour des raisons économiques, par dégoût envers le wokisme, et pour combattre l’enfer administratif. Mais les points de désaccord sur l’éthique, l’immigration, le protectionnisme, avec les principales forces trumpistes étaient trop profonds pour que l’entente fût durable.
L’inquiétude des moines de Sainte-Catherine en Égypte
Le 28 mai, le tribunal d’Ismaïlia a déclaré l’État égyptien propriétaire du monastère Sainte-Catherine, dans le Sinaï. Des moines l’occupent depuis le VIe siècle, ce qui en fait le plus ancien monastère perpétuellement occupé au monde. Actuellement 20 moines grecs-orthodoxes résident dans ce lieu retiré, au cœur du désert. Selon la tradition, c’est là que Dieu se serait manifesté à Moïse sous la forme du buisson ardent.
Pour les Grecs-orthodoxes, la décision du tribunal d’Ismaïlia, qui fait perdre l’autonomie administrative au monastère, est vécue comme un traumatisme. « C’est un peu comme si les catholiques découvraient qu’une cour séculière avait déclaré l’Italie propriétaire de la Cité du Vatican », analyse Luke Coppen pour The Pillar.
Cependant, le gouvernement égyptien a aussitôt réagi afin d’apaiser les inquiétudes suscitées par la décision judiciaire. Assurant que le caractère spirituel du site serait respecté, il a notamment démenti les « rumeurs » selon lesquelles les moines finiraient par être expulsés. Plusieurs responsables égyptiens justifient cette mesure en la présentant comme un acte de protection du patrimoine culturel du monastère et de ses environs. Ils sont soutenus par l’archéologue Abdel Rahim Rihan, qui assure que la décision de la Cour permet la valorisation du site au profit du « patrimoine mondial et des moines ».
La Cour a émis un document de 160 pages, disponibles seulement en arabe. Selon l’interprétation dominante des commentateurs qui se sont attelés à cette lecture, les moines seraient effectivement expropriés, même si leur présence sur les lieux ne semblait pas immédiatement remise en cause.
Pèlerinage à Chartres : le Christ roi des cœurs ?
Dans l’émission En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix reçoit
- Abbé Jean de MASSIA, aumônier général du 43e pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté de Paris à Chartres
- Père Cyrille, moine au monastère du Barroux (Vaucluse)
- Arnaud Le CLERE, entrepreneur, participe au pèlerinage en famille avec ses filles
- Julia TORRAS, biochimiste
“Nous ne sommes vraiment l’Église du Ressuscité […] que s’il n’y a ni frontières ni divisions entre nous, si, dans l’Église, nous savons dialoguer et nous accueillir mutuellement en intégrant nos différences”
Extrait de l’homélie de Pentecôte prononcée par le pape Léon XIV :
Le Saint-Esprit, quant à lui, fait mûrir en nous les fruits qui nous aident à vivre des relations authentiques et bonnes : « Amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23). De cette manière, l’Esprit élargit les frontières de nos relations avec les autres et nous ouvre à la joie de la fraternité. Et cela est également un critère décisif pour l’Église : nous ne sommes vraiment l’Église du Ressuscité et les disciples de la Pentecôte que s’il n’y a ni frontières ni divisions entre nous, si, dans l’Église, nous savons dialoguer et nous accueillir mutuellement en intégrant nos différences ; si, en tant qu’Église, nous devenons un espace accueillant et hospitalier pour tous.
Terres de Mission : Aux racines de la déconstruction de notre société
Eglise universelle : Cohérence de la déconstruction
En arrière-plan du chaos postmoderne, des sources intellectuelles communes ont formé la trame du détricotage progressif des fondements de notre civilisation. Joël Hautebert, responsable de la nouvelle collection Critères aux Editions Hora Decima, nous présente son petit livre : “Cohérence de la déconstruction”, qui analyse les clés anthropologiques, philosophiques et politiques de ces révolutions intellectuelles.
Eglise en France : L’Esprit-Saint, grand oublié de la vie spirituelle
A l’occasion de la fête de la Pentecôte, qui commémore la descente du Saint-Esprit sur les apôtres rassemblés dans le cénacle, le père Danziec nous rappelle le rôle du Saint-Esprit dans notre vie spirituelle ainsi que dans la vie de l’Eglise.
Eglise en marche : Restaurer la chapelle Notre-Dame de Consolation
Le 4 mai 1897, un incendie qui fit 125 morts ravagea le bazar de la charité à Paris. Sur les lieux du sinistre, une chapelle fut érigée. Aujourd’hui, une vaste campagne de restauration des bâtiments est en cours, que nous présente le chapelain, l’abbé Grégoire Célier.
A lire : “Les croisades au risque de l’histoire”, un hors-série de L’Homme Nouveau, clair, synthétique et animé de l’amour de la vérité et de l’Eglise (132 pages, 16 €).
Messe de clôture du pèlerinage de Chrétienté, en direct de Chartres
Émission en direct de Chartres avant la messe solennelle célébrée par l’abbé Jean de Massia, aumônier général de l’association Notre-Dame de Chrétienté, avec homélie de l’évêque de Chartres :
Le Nouvel Empire Européen. Ce que l’on vous cache !
Un peuple, un empire, un chef. C’est par ses mots qui résonnent dans notre histoire que nous pouvons cerner le futur de cette Europe qui nous a été vendu comme l’âge de la prospérité et de la paix durable.
Or, la mission de cette Europe nous mène à la confrontation avec le peuple russe qui nous a tant donné, et même sauvé du nazisme.
Klaus Schwab, directeur du World Economic Forum de Davos, nous avait prévenu : « On devrait reconstruire l’Europe, et naturellement, le président Macron c’est celui qui est le guide (führer en allemand) pour ce processus de renouvellement ».
L’Europe fédérale pointe le bout de ses bottes avec la destruction programmée des nations qui la composent.
La chronologie des faits, notamment de ces trois dernières années, démontre que nos chefs de guerre occidentaux veulent nous précipiter dans une troisième guerre mondiale. De la création de SAFE – Security Action For Europe -, le 20 mars 2025, – qui est un programme voulant donner à l’Europe son autonomie militaire, « face à la menace russe » dixit les dirigeants de l’UE -, à la création, le 30 mai 2025, d’une banque de défense européenne, initiée par la perfide Albion au capital de 100 millions de livres sterling, les européistes va-t-en-guerre travaillent d’arrache-pied. Pas d’argent pour la santé, les retraites ou les salaires de base, mais pour l’armement, pas de limites ! https://www.profession-gendarme.com/lue-cree-une-banque-de-defense-pour-financer-son-rearmement/
Pour Emmanuel Macron, la période troublée que nous traversons doit être reliée « à la fin du Moyen Age et au début de la Renaissance ». « C’est l’époque des grandes peurs, des phénomènes qui forgent un peuple, je dirais même de la réinvention d’une civilisation. C’est aussi un moment de tensions (…) entre un Etat central et des féodalités, (…) sans oublier le rapport entre les religions ».
Les grandes priorités pour Emmanuel Macron sont : « L’Europe doit être au rendez-vous des grands défis économiques, éducatifs, migratoires et militaires.»
Il était naïf de croire que l’Europe deviendrait un poids lourd politique mondial. Pendant des années, on a cru à une Europe puissante et autonome sur la scène internationale.
Depuis les années 90 des rapports de force internes ont tout changé avec le schéma anglo-saxon qui nous a été imposé pour nous transformer en une zone de libre-échange transatlantique au sein de laquelle le modèle européen a cédé devant le concept ultralibéral.
Cette Europe appartient plus à l’OTAN et au mondialisme qu’aux peuples qui la composent. L’Union européenne est co-responsable de la guerre dans les Balkans, de l’élargissement de l’OTAN à l’Est, du nouveau concept d’intervention de l’OTAN de 1999 (qui se démarque de la Charte des Nations Unies), et des invasions de l’Irak, de la Syrie, de l’Afghanistan et de l’Ukraine. Toutes ces invasions sont, bien évidemment, contraires au droit international.
Les projections montrent que la dette française va exploser pour financer ce projet européiste qui n’est ni plus ni moins que la suite du PNAC, – Projet pour un Nouveau Siècle Américain -. Les néoconservateurs sont en train de migrer en Europe depuis leur tentative avortée de faire échouer l’élection de Donald Trump.
Le plan de Mario Draghi, qui s’est exprimé à ce sujet le 18 mars 2025 devant le Sénat de la République Italienne, porte sur le financement de la Fédération Européenne. Ceci est inclus dans le Projet pour un Nouveau Siècle Européen. – PNEC -.
Nos « élites » s’expriment sur le Nouvel Empire Européen. Raphaël Glucksmann, que je ne présente pas, a déclaré il y a peu : “C’est en affrontant la possibilité de la mort du projet démocratique européen que nous le redresserons et que nous lui donnerons la vigueur qui lui manque aujourd’hui”.
Emmanuel Macron, qui se pose en chef de guerre incontesté de l’UE, a déclaré il y a quelque temps : « On est en train de réinventer un modèle. C’est plus dur de le réinventer quand tout n’a pas été détruit. »
Un nouvel ordre mondial est en cours d’élaboration. L’Europe reste une construction inachevée et son avenir est soumis aux zones économiques et politiques des trois nouveaux acteurs que sont la Chine, la Russie et les États-Unis.
Elle ne peut pas se positionner dans ce futur monde multipolaire si elle entend se transformer en république fédérale. L’Europe doit réfléchir à son positionnement dans le multilatéralisme afin de continuer à exister dans les relations internationales en actant la paix durable comme elle nous l’avait promis.
Si la Commission européenne peut prendre des mesures exceptionnelles dans des situations occasionnelles avec l’article 122, elle endossera la responsabilité de mener une dictature comme le Politburo de l’ex Union Soviétique.
Le « Nouvel Empire Européen » s’effondrera comme l’Empire Soviétique en 1990. Il faut maintenant penser à une union des peuples et non à une union des capitaux de dette commune, pour payer la construction fédérale de Bruxelles. Vaincre sa peur devrait être le leitmotiv de chacun. Car la peur et la lâcheté engendrent le maintien dans la conformité et l’étroitesse d’esprit. Rester dans la conformité imposée par les États félons ne peut amener que l’effondrement de tout un chacun. Les civilisations ont disparu à cause du manque de courage des peuples à s’élever contre les tyrannies.
Claude Janvier. Écrivain, essayiste, auteur d’ouvrages sur les relations entre la politique et la grande finance. Connu pour ses « coups de gueule », il intervient sur de nombreux médias libres tels que GPTV, RT France, anime l’émission « Libres Paroles » sur TV ADP, et est partenaire de nombreux blogs et sites d’information.
Note : ce texte est un petit extrait de mon recueil, préface de François Lagarde et postface de Philippe Broquère, publié récemment, en réponse au manuel de survie qui sera envoyé, sous fond de menace de guerre hypothétique, à chaque Français par Emmanuel Macron.
Pour commander le recueil : https://www.thebookedition.com/fr/#307a/fullscreen/product/m=and&q=claude+Janvier
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Une victoire d’étape contre le porno
De l’ECLJ :
Mardi dernier, nous avons appris une grande nouvelle ! Le groupe Aylo, propriétaire les sites YouPorn, PornHub et RedTube annonçait bloquer la diffusion de ses contenus sur ces trois sites en France. Une nouvelle qui nous a grandement réjouis. Par cette décision, Aylo expliquait lutter pour la liberté d’expression et l’anonymat de ses consommateurs.
Sous cette justification philanthropique se cachent bien sûr des intérêts plus pragmatiques. Pornhub est le 5e site le plus visité en France, avec 7 millions d’utilisateurs quotidiens. La France est le 2e plus gros consommateur de contenus pornographiques, après les Etats-Unis.
Le cœur du modèle de cette industrie, ce sont les jeunes. Et ça fonctionne puisque les mineurs constituent 12% de l’audience des sites porno et qu’un garçon de 12 ans sur 2 y va chaque mois.
Au-delà de la part de marché actuelle, exposer les mineurs à la pornographie, c’est stratégique. Plus l’exposition a lieu tôt, plus la dépendance est forte et durable. Le cerveau se construit pendant l’enfance et l’adolescence, et le porno a une action sur lui. Il suractive le système des pulsions, et à l’inverse, freine l’empathie et le discernement.
Cette première étape est le résultat d’un travail de longue haleine, que nous menons avec d’autres associations engagées. Il a été marqué par la publication de notre rapport “Lutter contre la pornographie”, qui propose cette solution du contrôle d’âge par CNI. Pour porter notre combat contre la pornographie, nous organisons également des rencontres régulières avec des députés ainsi que des conférences pour éveiller les acteurs politiques à la nécessité de restreindre l’accès à la pornographie. Nous avons, par exemple, travaillé auprès des députés à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), ou encore auprès des députés européens pour faire inclure des sites pornographiques dans la liste des plateformes en ligne particulièrement surveillées par l’Union européenne.
Ce n’est pas la première fois que le groupe Aylo décide de stopper ses diffusions sur une zone géographique. Il a déjà opéré des blocages sélectifs dans plusieurs états américains imposant un contrôle de l’âge.
Une chose est sûre, une réaction aussi radicale, qui va faire perdre énormément d’argent au groupe Aylo prouve que la vérification de l’âge est une mesure efficace, qui peut faire chuter drastiquement la consommation des mineurs.
Cette décision est une victoire d’étape qui en annonce encore beaucoup d’autres : le combat continue.
Même Jacques Attali s’inquiète de la proposition de loi sur l’euthanasie
Jacques Attali, d’abord favorable à l’euthanasie, commence à s’inquiéter :
J’aurais voulu pouvoir prendre parti en faveur du texte que vient de voter l’Assemblée nationale sur les conditions de fin de vie et le droit à l’aide à mourir. Et je ne le peux pas.
Je l’aurais voulu parce que rien ne serait plus naturel que de permettre à chacun, en toute liberté, de mettre fin à sa vie, comme il l’entend, et d’y être accompagné, s’il ne sait, ou ne peut, le faire lui-même d’une façon douce. Et parce que, lorsque certaines douleurs sont irrémédiablement insupportables, je suppose qu’on peut légitimement vouloir en finir. Même si personne ne sait comment il réagira quand et s’il y est, un jour, confronté, il est compréhensible qu’une loi ouvre ce droit à chacun. Et le moyen de l’utiliser. Telle était l’intention, louable, de ce texte.
Je ne peux cependant pas le soutenir en l’état, pour une raison, au moins : rien ne garantit, dans le texte tel qu’il a été voté en première lecture, et malgré tous les débats qui l’ont préparé, et l’intégrité indiscutable de ses promoteurs, qu’on ne connaîtra pas en France la même évolution que celle qui semble se dessiner dans d’autres pays où une telle loi existe, en particulier au Canada et aux Pays-Bas, où cette faculté semble être utilisée en ce moment surtout par les gens les plus pauvres et les plus fragiles.
On aurait pu penser que l’évolution aurait été différente ; et que les classes sociales les plus favorisées, les plus libres de tout, auraient souhaité profiter en priorité de cette liberté nouvelle. En réalité, il n’en est rien :
Au contraire, quand on est pauvre, et plus encore quand on est pauvre et seul, et en particulier quand on n’a pas à proximité de chez soi un centre bien équipé pour assurer des soins palliatifs de qualité, on peut vouloir en finir au plus vite. Plus même quand on est non seulement pauvre, mais aussi handicapé, ou mentalement diffèrent, on peut même être poussé à demander à mourir par un entourage, social ou familial, qui peut y trouver un intérêt, au moins psychologique. De plus, dans le projet de loi, tel que voté par l’Assemblée nationale, il est considéré comme condamnable de tenter de convaincre quelqu’un de ne pas en finir, alors qu’à l’inverse, la « provocation au suicide » n’est punie par l’article 223 du Code pénal que si et seulement s’il y eu passage à l’acte.
Tout cela m’amène à avoir quelque suspicion sur la philosophie et la dynamique d’une telle réforme. On peut craindre de la voir évoluer en quelques décennies, sinon quelques années, vers l’organisation sociale plus ou moins explicite d’une euthanasie de malades mentaux, d’handicapés, de personnes fragiles, ou démunies, pour des raisons d’embarras familiales ou de coût social. […]
Tentative d’assassinat contre un candidat conservateur à la présidentielle colombienne
Le sénateur conservateur et candidat à la présidentielle colombienne (qui doit se tenir en 2026) Miguel Uribe a été atteint de deux balles dans la tête, lors d’un meeting tenu hier à Bogota. A l’heure actuelle, on ignore l’identité et les motivations de l’assassin. Mais Miguel Uribe se débat actuellement entre la vie et la mort. Prions pour lui.
Veni Sancte Spiritus, le souffle de l’Esprit Saint
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
« Après la réforme du Concile de Trente, sur les quelque 5 000 séquences connues, seules les suivantes restèrent en usage : Victimae paschali laudes pour le jour de Pâques, Veni Sancte Spiritus pour la Pentecôte, Lauda Sion Salvatorem pour la Fête-Dieu, Dies irae, dies illa pour la messe des défunts ; une cinquième, Stabat Mater dolorosa, pour le Vendredi saint, fut introduite dans la liturgie par Benoît XIII en 1727 » (treccani.it).
« La séquence et le trope, ces formes de la seconde époque du chant grégorien, reflètent la fatigue créative survenue dans le chant chrétien après la codification liturgique réalisée par Grégoire le Grand, qui avait naturellement découragé et paralysé l’invention, désormais superflue, de nouveaux chants. En s’appliquant à commenter des chants déjà existants, et en s’y agrippant comme des plantes parasites, la séquence et le trope se rapprochent de la nature juridique, typiquement médiévale, de la glose et de la postille. »
« Viens, Esprit Saint, envoie du ciel un rayon de ta lumière.
Viens, père des pauvres, viens, donateur des dons, viens, lumière des cœurs.
Consolateur parfait, hôte doux de l’âme, rafraîchissement suave.
Dans la fatigue, le repos, dans la chaleur, l’ombre, dans les larmes, le réconfort.
Ô lumière bienheureuse, pénètre jusqu’au fond des cœurs de tes fidèles.
Sans ton secours, il n’y a rien dans l’homme, rien qui ne soit coupable.
Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui saigne.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est faussé… »
« Au cours de la célébration solennelle de la Pentecôte, nous sommes invités à professer notre foi dans la présence et dans l’action de l’Esprit Saint et à en invoquer l’effusion sur nous, sur l’Église et sur le monde entier. Faisons donc nôtre, et avec une intensité particulière, l’invocation de l’Église elle-même : Veni, Sancte Spiritus ! Une invocation si simple et immédiate, mais dans le même temps extraordinairement profonde, jaillie avant tout du cœur du Christ. En effet, l’Esprit est le don que Jésus a demandé et demande constamment au Père pour ses amis ; le premier et principal don qu’il nous a obtenu avec sa Résurrection et son Ascension au Ciel. Le passage évangélique d’aujourd’hui, qui a pour cadre la Dernière Cène, nous parle de cette prière du Christ. Le Seigneur Jésus dit à ses disciples : “Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements, et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais” (Jn 14, 15-16). Ici nous est dévoilé le cœur en prière de Jésus, son cœur filial et fraternel. Cette prière atteint son sommet et son accomplissement sur la Croix, où l’invocation du Christ ne fait qu’un avec le don total qu’Il fait de lui-même, et sa prière devient donc pour ainsi dire le sceau même de son don en plénitude par amour pour le Père et pour l’humanité : invocation et don de l’Esprit Saint se rencontrent, s’entremêlent, deviennent une unique réalité. “Et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais”. En réalité, la prière de Jésus – celle de la Dernière Cène et celle sur la croix – est une prière qui demeure également au Ciel, où le Christ siège à la droite du Père. En effet, Jésus vit toujours son sacerdoce d’intercession en faveur du peuple de Dieu et de l’humanité et prie donc pour nous tous, en demandant au Père le don de l’Esprit Saint. »
Messe de la Pentecôte en direct du pèlerinage de Chrétienté
Messe pontificale célébrée par Mgr Schneider, évêque d’auxiliaire d’Astana, sur la prairie des Courlis, non loin de Rambouillet :
La royauté du Christ est encore concevable dans une société sécularisée
Interrogé dans France catholique, l’abbé Jean de Massia, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté, dont le pèlerinage a pour thème: « Pour qu’Il règne, sur la terre comme au ciel. », évoque la doctrine du Christ-Roi. Extraits :
Cent ans après, que reste-t-il des erreurs dénoncées par Quas primas?
Ce que le Pape dénonce à l’époque demeure vrai aujourd’hui, comme le naturalisme, c’est-à-dire une conception purement horizontale de l’univers, sans Dieu, qui rejette le surnaturel. Cette hérésie est liée aussi au libéralisme, c’est-à-dire l’idée selon laquelle la liberté est la règle de tout, au point d’être exaltée et de devenir un absolu qui oublie la loi naturelle: l’ordre des choses voulu par Dieu. Enfin, l’encyclique critique le laïcisme, à ne pas confondre avec la « saine laïcité » développée par Pie XII et ses successeurs. La laïcité est une notion ancienne, qui exprime la saine distinction entre le temporel et le spirituel. Il ne s’agit pas de faire de l’Évangile la loi des États et de mettre le Vatican à la tête du gouvernement français! Le temporel doit être géré par les laïcs. Pour autant, il ne s’agit pas d’une séparation: si l’Église se charge du salut des âmes et l’État du bien-être temporel et du bien commun, les deux sont connectés. Car un homme ne se coupe pas en deux et il est fait à la fois pour vivre heureux ici-bas et pour aller au Ciel! Dès lors, il faut au moins un dialogue entre spirituel et temporel, ainsi qu’une vraie liberté du spirituel au sein du temporel. Cela, le laïcisme le refuse. Cela étant, il faut souligner que l’encyclique a été écrite dans un contexte particulier: une grande partie des pays d’Europe étaient composés de catholiques baptisés et si les États étaient certes en train de devenir laïcs, la société restait chrétienne dans son fond – ce qui n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. Aussi, d’une certaine manière, l’encyclique a besoin d’être réactualisée dans une certaine part, car la place du christianisme dans la société a changé: il n’y avait pas, par exemple, la dimension multiconfessionnelle comme on la connaît maintenant aujourd’hui en France, notamment avec l’islam, etc.
[…]
La royauté du Christ est-elle encore concevable dans une société sécularisée?
La société a beau être sécularisée, les hommes n’ont pas changé: ils ont toujours besoin du bon Dieu. Il y a un appel à la sainteté chez tous les hommes, pas simplement chez les catholiques. Ça n’a pas changé depuis 2000 ans! À nous d’œuvrer pour que cette rencontre avec le Christ puisse se faire plus facilement, en essayant d’assainir toujours plus les structures de la société pour détruire ce que Jean-Paul II appelait les « structures de péché » qui emprisonnent de manière structurelle les hommes. Cela se fait notamment avant tout dans tout ce qui touche à la loi naturelle.
En quoi la royauté sociale du Christ diffèret-elle de l’avènement dès ici-bas de la Jérusalem céleste?
Ce point est capital. D’ailleurs, nous mettons en garde les pèlerins contre cette tentation qui est réelle: on ne cherche pas à remplacer le Ciel par une société terrestre parfaite! Même irriguée par la loi de Jésus-Christ, une société a des défauts, parce que nous restons des hommes et des pécheurs. Si nous pensons qu’une société dans laquelle le Christ est connu et accessible est préférable à une société dans laquelle il est oublié, sa loi combattue et la culture de mort mise en avant, ce mieux est loin d’être la perfection du Ciel! Dom Gérard Calvet disait: « Si nous cherchons à pacifier la terre, à embellir la terre, ce n’est pas pour remplacer le Ciel, c’est pour lui servir d’escabeau. »
[…]
L’Esprit Saint à l’honneur dans Gloria
Monseigneur Grégoire Drouot, évêque de Nevers, explique ce qu’est le sacrement de la Confirmation. Dom Prosper Guéranger, premier abbé de Solesmes et restaurateur de la vie bénédictine en France, décrit et explique les sept dons de l’Esprit Saint.
Dimanche de la Pentecôte : Veni Sancte Spiritus
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Le Temps Pascal a commencé le Samedi saint et ne se terminera que le samedi après la Pentecôte. Le dimanche de la Pentecôte en fait donc partie.
Introït : Spiritus Domini
La fête du dimanche de la Pentecôte célèbre, on le sait, la descente du Saint Esprit sur les Apôtres sous la forme de langues de feu, cinquante jours après Pâques, et après une retraite de dix jours au Cénacle sous la conduite de la Vierge Marie, faisant d’eux les témoins de la résurrection du Christ et du salut apporté à tous les hommes jusqu’aux extrémités de la terre.
Les chants du propre de la messe expriment admirablement cette invasion du monde par l’Esprit Saint.
Le texte de l’Introït est tiré de l’Ancien Testament, et plus précisément du livre de la Sagesse dont c’est un des premiers versets.
Spiritus Domini replevit orbem terrarum, et hoc quod continet omnia scientiam habet vocis.
L’Esprit du Seigneur emplit l’univers, et lui, qui fait tenir ensemble toutes choses, a la connaissance de toute parole.
A noter que le pronom hoc se rapporte à Spiritus, qui est pourtant masculin, mais on a gardé le neutre du grec Pneuma.
Dans l’Ancien Testament l’Esprit du Seigneur ne désignait pas une personne distincte, puisqu’on n’avait pas encore reçu la révélation du mystère de la Sainte Trinité ; Spiritus, c’est le souffle créateur, c’est une manière de désigner Dieu qui est pur esprit, qui est présent partout, fait exister toute chose dans une cohésion parfaite. Il sait tout, il voit tout, il entend tout même nos moindres paroles. Dans la liturgie de la Pentecôte ce texte s’applique au Saint Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité, qui envahit en ce jour tous les cœurs, assurant l’unité des esprits dans la diversité des langues. La mélodie exprime à merveille ce souffle impétueux de l’Esprit s’élevant comme un vent violent, nous dit l’Écriture. Elle part mystérieusement du grave, puis monte progressivement en un immense crescendo jusqu’à l’extrême aigu, et y revient une deuxième fois avant de s’apaiser lentement sur les trois derniers Alléluias. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 67, acclamation triomphale dont nous avions déjà trouvé des extraits dans la messe de l’Ascension, au deuxième Alléluia et à la Communion, et dont nous allons retrouver un passage dans l’Offertoire de ce jour.
Exsurgat Deus, et dissipentur inimici eus : et fugiant qui oderunt eum a facie ejus.
Dieu se lève et ses ennemis sont dispersés, et ceux qui le haïssent s’enfuient devant sa face.
Alléluia : Emitte Spiritum
Pour la dernière fois de l’année, puisque ce dimanche de la Pentecôte est le dernier du temps pascal, il n’y a pas de Graduel mais deux Alléluias, et comme les dimanches précédents ces deux Alléluias sont assez différents, le deuxième étant nettement plus long. Le premier utilise exactement la même mélodie que le premier Alléluia de la fête de l’Ascension, une mélodie type qui revient assez souvent au cours de l’année. Le texte du verset est tiré du psaume 103, grand cantique de louange et d’action de grâces pour les merveilles de la création.
Emitte Spiritum tuum et creabuntur, et renovabis faciem terræ.
Envoyez votre Esprit et ils seront créés, et vous renouvellerez la face de la terre.
» Ils » ce sont tous les êtres vivants, mais dans le psaume le verbe est à l’indicatif, c’est une affirmation. Après avoir dit au Seigneur » Vous retirez votre souffle et tous tombent dans le néant » le psalmiste ajoute : » Vous envoyez votre souffle et ils sont créés de nouveau. » La liturgie de la Pentecôte en mettant le verbe à l’impératif fait de ce verset une prière, et le souffle que l’on supplie Dieu d’envoyer c’est le Saint Esprit ; c’est lui qui fera toute chose nouvelle. La mélodie assez douce et calme convient bien à une prière suppliante.
Alléluia : Veni Sancte Spiritus
Le deuxième Alléluia du dimanche de la Pentecôte est nettement différent du premier. Ici nous n’avons ni mélodie type, ni texte scripturaire, c’est une composition originale. Elle est attribuée au roi de France Robert le Pieux, fils d’Hugues Capet, qui vivait au début du XIe siècle. Cela n’a rien d’étonnant : le roi de France à cette époque était un personnage liturgique, c’était l’évêque du dehors. Le sacre était considéré comme un sacrement, et lorsque le roi avait reçu, comme c’était le cas de Robert le Pieux, une éducation soignée dans un monastère, il remplissait volontiers la fonction de chantre. Le texte de cet Alléluia est devenu très célèbre. C’est la prière type au Saint Esprit que l’on récite souvent pour l’invoquer au début d’une réunion importante.
Veni Sancte Spiritus, reple tuorum corda fidelium ; et tui amoris in eis ignem accende.
Venez Saint Esprit, emplissez les cœurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour.
La mélodie très développée est vraiment expressive et suppliante. Cet Alléluia se chante à genoux.
Séquence : Veni Sancte Spiritus
Le verset du deuxième Alléluia de la messe du dimanche de la Pentecôte est suivi immédiatement d’une Séquence, qui en développe les thèmes littéraires et musicaux, mais qui est postérieure. En effet elle est généralement attribuée à Étienne Langton, archevêque de Cantorbery, qui vivait au début du XIIIe siècle. Elle comporte dix strophes, dont les mélodies se répètent deux par deux, et dont chacune est composée de trois petits vers de sept pieds. Le texte en est très poétique et la mélodie, assez lyrique, et inspirée de celle de l’Alléluia, le met parfaitement en valeur.
Veni Sancte Spiritus, Et emite cælitus Lucis tuæ radium. Veni pater pauperum, Veni dator munerum, Veni lumen cordium.
Consolator optime, Dulcis hospes animæ, Dulce refrigerium. In labore requies, In æstu temperies, In fletu solatium.
O lux beatissima, Reple cordis intima tuorum fidelium. Sine tuo numine, Nihil est in homine, Nihil est innoxium.
Lava quod est sordidum, Riga quod est aridum, Sana quod est saucium. Flecte quod est rigidum, Fove quod est frigidum, Rege quod est devium.
Da tuis fidelibus, In te confidentibus, Sacrum septenarium. Da virtutis meritum, Da salutis exitum, Da perenne gaudium.Venez Esprit Saint, envoyez du ciel un rayon de votre lumière, venez père des pauvres, venez dispensateur des dons, venez lumière des cœurs.
Consolateur très bon, doux hôte de l’âme, doux rafraîchissement, repos dans le labeur, modération dans la chaleur, consolation dans les larmes.
O lumière bienheureuse, emplissez jusqu’au fond les cœurs de vos fidèles ; sans votre secours il n’y a rien en l’homme, rien qui soit sans défaut.
Lavez ce qui est souillé, arrosez ce qui est sec, guérissez ce qui est blessé, assouplissez ce qui est raide, réchauffez ce qui est froid, redressez ce qui est tordu.
Donnez à vos fidèles qui ont confiance en vous vos sept dons sacrés. Donnez-leur la récompense de leurs vertus, le salut final et la joie éternelle.
Offertoire : Confirma hoc
Le texte de l’Offertoire du dimanche de la Pentecôte est tiré du psaume 67, dont nous avons trouvé le premier verset à l’Introït et qui figurait déjà deux fois dans la messe de l’Ascension. C’est un cantique triomphal d’action de grâces pour les victoires accordées par le Seigneur à son peuple, évoquant notamment la conquête de la terre promise depuis le Sinaï jusqu’à Jérusalem. Nous sommes ici vers la fin du psaume, lorsque le peuple, arrivé sur la montagne sainte, demande au Seigneur de confirmer les merveilles qu’il a accomplies en établissant son règne sur toutes les nations.
Confirma hoc, Deus quod operatus es in nobis : a templo tuo quod est in Jerusalem tibi offerent reges munera.
Confirmez, ô Dieu, ce que vous avez accompli en nous. En votre temple, qui est à Jérusalem, les rois vous offriront des présents.
Ces rois qui offrent des présents font évidemment penser à l’Épiphanie ; ce n’est pas fortuit. Il y a entre Noël et l’Épiphanie le même rapport qu’entre Pâques et la Pentecôte, entre le mystère qui s’accomplit dans le secret et sa manifestation à tous les peuples. Le mystère de la Rédemption qui s’est accompli à Pâques est aujourd’hui manifesté par les apôtres, à qui la descente du Saint Esprit a donné la lumière pour comprendre enfin ce qui s’était passé et la force pour le proclamer. En chacun de nous ce mystère s’est accompli par la grâce du baptême, et c’est le sacrement de confirmation qui le parachève par les dons du Saint Esprit en faisant de nous des apôtres et des témoins. Il y a ainsi un rapport entre ce mot de » confirmation » et le premier mot de l’Offertoire Confirma. La mélodie médite calmement les richesses de ce texte en ce style contemplatif qui est le plus souvent celui des Offertoires. Elle ressemble beaucoup en particulier à celle de l’Offertoire de la messe de minuit de Noël.
Communion : Factus est repente
Le texte de la Communion du dimanche de la Pentecôte est tiré du récit des Actes des Apôtres.
Factus est repente de cælo sonus advenientis spiritus vehementis, ubi erant sedentes, et repleti sunt omnes Spiritu Sancto, loquentes magnalia Dei.
Il arriva soudain du ciel un bruit comme celui d’un vent violent, envahissant le lieu où ils étaient assis, et tous furent remplis de l’Esprit Saint, racontant les merveilles accomplies par Dieu.
Ce texte se passe de commentaires. La mélodie très mouvementée en suit parfaitement les différentes inflexions. Les grands intervalles du début évoquent l’arrivée impétueuse du vent ; un crescendo enthousiaste s’élève au début de la deuxième phrase, puis la mélodie s’étale avec complaisance pour annoncer les merveilles de Dieu.
Les athées, la science et Dieu
Nous avions annoncé la conférence de ce soir sur les miracles eucharistiques. Le directeur de 1000 Raisons de croire (la revue qui organise l’événement), Olivier Bonnassies, nous précise que cette conférence avait été initialement prévue comme un débat entre les deux orateurs (Matthieu Lavagna, jeune essayiste spécialisé dans l’apologétique, et Franco Serafini, cardiologue) et des athées. Mais ces derniers se sont tous défilés. Intéressante conception du débat contradictoire…

Mais, manifestement, le problème des athées, non seulement avec les miracles (ce qui se comprendrait aisément), mais aussi avec le débat rationnel, est plus large.
A l’occasion de la parution du livre du physicien Yves Dupont: “L’empreinte de Dieu dans le monde quantique” (dont nous avons parlé ici, et qui est disponible là), “Charlie Hebdo” a publié un article disons poliment fantaisiste et intitulé en toute sobriété: “La science au secours de Dieu: le braquage continue”, où “1000 Raisons de croire” et Oliviers Bonnassies sont particulièrement visés, notamment pour leur entreprise d’apologétique présentant, non pas des preuves scientifiques de l’existence de Dieu comme on l’entend parfois, mais des indices scientifiques de la crédibilité de la foi catholique. Et, naturellement, pour nos laïcards militants, il n’est pas possible d’imaginer que les catholiques puissent être doués d’une quelconque raison. Peut-être pensent-ils que l’on perd la raison par le baptême (ce qui, après tout, serait une forme de miracle…). En tout cas, cela leur impose de prétendre que les scientifiques qui s’associent à cette entreprise d’apologétique (Olivier Bonnassies lui-même, mais aussi Matthieu Lavagna, Franco Serafini ou Yves Dupont) sont soit des pseudo-scientifiques (pas facile à affirmer quand on parle de scientifiques reconnus par leurs pairs!) ou, plus amusant encore, d’ex-scientifiques (espèce tout à fait nouvelle pour moi: j’ignorais que l’on pouvait perdre la science, comme on perd une chaussette!):
Une stratégie de prosélytisme de masse qui repose sur une vieille discipline théologique : l’apologétique. Pour faire simple, selon Bonnassies, ex-scientifique, l’existence de Dieu peut être prouvée. Et pour ce faire, il s’appuie, principalement, sur les mystères que la science contemporaine n’a pas encore élucidés, comme la physique quantique, la complexité du vivant ou l’ADN…
Il n’en fallait pas plus pour encourager toute une génération de pseudo- ou d’ex-scientifiques à se lancer dans la même entreprise.
Naturellement, courageux mais pas téméraire, le rédacteur se garde bien de dire où sont les erreurs dans ces discours apologétiques. Dommage, on aimerait que ces “rationalistes” soient un peu plus confiants dans les capacités de la raison!
Guillaume de Thieulloy
Votre pèlerinage est un témoignage du refus de s’agenouiller devant les maîtres de cette terre
Voici le mot d’envoi du 43e pèlerinage de Chrétienté prononcé ce matin par le père Jean-François Thomas en l’église Saint-Sulpice :
Chers Pèlerins,
Vous partez pérégriner sous le regard bienveillant et protecteur de toutes les armées célestes et de la cour des saints. La Très Sainte Vierge est émue de tant d’ardeur et de dévotion. Comme le chante Charles Péguy, votre illustre prédécesseur sur les chemins de la Beauce, lorsqu’il s’adresse à Notre Dame :
« Vous nous voyez marcher sur cette route droite, / Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents. […] Nous allons devant nous, les mains le long des poches, / Sans aucun appareil, sans fatras, sans discours, / D’un pas toujours égal, sans hâte, ni recours […] / Vous nous voyez marcher, nous sommes la piétaille. / Nous n’avançons jamais que d’un pas à la fois. » (La Tapisserie de Notre Dame. Présentation de la Beauce à Notre Dame de Chartres)
Vingt siècles de France chrétienne vous précèdent, peuples et rois, saints et pécheurs, martyrs et soldats, pauvres et riches, puissants et petits. Sur vos épaules repose cet héritage de tant de prière, de tant de sacrifice, de tant de charité. Il y a de quoi trembler en recevant à votre tour un tel trésor, aussi lancez-vous sans crainte, avec respect, en laissant sa juste place au silence, à la contemplation, en évitant les bavardages, en écartant une attitude superficielle car le divertissement n’a pas ici sa place. Vos souliers soulèveront la poussière ou s’enfonceront dans la boue, le ciel vous enverra pluie et soleil, et vos pieds endoloris deviendront peut-être la première preuve de votre amour de Dieu. Vous méditerez sur le règne de Notre-Seigneur au ciel et sur la terre. Vos douleurs, votre effort, vos mortifications seront des petites pierres participant modestement à la construction de cet édifice.
La grande falsification du monde ne date pas d’aujourd’hui, même si nous possédons plus de moyens pour commettre le mal que nos lointains aïeux. Cette procession, qui va relier la Très Sainte Vierge de Paris, patronne de la France en son Assomption, et Notre Dame au milieu des champs et des blés, s’inscrit à la suite de ce que proclamait déjà le prophète Isaïe :
« Qu’ils sont beaux sur les montagnes les pieds du messager, qui publie la bonne nouvelle de la paix ; de celui qui annonce le bonheur, qui publie le salut ; de celui qui dit à Sion : “Ton Dieu règne !” » (Isaïe, LII. 7)
À notre époque poly-hérétique,- temps de déconstruction de tout le message chrétien, résistance diabolique à la Révélation-, chaque pas effectué par une simple sentinelle contribue au règne de Dieu, qui est effectif même s’il n’est pas reconnu et accepté. Il dépend de chacun d’entre vous de prendre son élan en ces jours de marche joyeux et spartiates. Il ne faudrait pas ensuite faiblir dans cet envol et beaucoup va se jouer en ces heures qui vous attendent, dans la façon dont vous intérioriserez chaque instant, dont vous offrirez chaque désagrément, chaque inconfort.
Emmagasinez les forces spirituelles et les nourritures de l’âme pour résister dans un monde souvent hostile qui veut diviniser l’homme, qui cherche à unifier tous les peuples en une Tour de Babel et qui rêve de construire sur terre un Paradis à l’opposé de Dieu. Votre pèlerinage, bien vivant, est un témoignage du refus de s’agenouiller devant les maîtres de cette terre et leurs œuvres de mort. Mais ne vous y trompez pas : le Malin saisit chaque occasion, même les plus saintes, pour essayer d’avancer ses pions. Alors demeurez sur vos gardes, par l’attention du cœur, par la fréquentation des sacrements, par l’ancrage dans la prière, par l’exercice de la pénitence. Saint Pierre ne cesse de nous avertir :
« Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi […] » (Ire Épître de saint Pierre, V. 7)
Charles Baudelaire, ce torturé du surnaturel, avait bien résumé la situation de nos siècles malades en précisant que la plupart des gens croient en Dieu mais ne L’aiment pas, tandis qu’ils aiment le diable auquel ils ne croient pas.
Au cours de votre pèlerinage, serviteurs du règne de Dieu, reprenez la méditation des deux étendards dans les Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola car il s’agit de l’éternel combat de l’histoire des hommes et de chaque histoire personnelle : le souverain et vrai capitaine, le Christ Notre-Seigneur, se tient en humble place avec l’armée des pécheurs repentants que nous sommes, tandis que Lucifer, avec son aspect terrifiant, réunit, avec ses troupes de démons, tous les hommes soucieux d’honneurs, de plaisirs et de gloire mondaine. Il faut choisir un camp, celui de Dieu bien sûr, et s’y fixer cahin-caha, clopin-clopant.
Saint Augustin, rescapé du péché et de l’hérésie, ne regarde plus que la Cité de Dieu, et il nous conseille ainsi :
« Nous sommes des voyageurs. Qu’est-ce que voyager ? Je le dis d’un mot : avancer. Que toujours te déplaise ce que tu es, pour parvenir à ce que tu n’es pas encore… Avance toujours, marche toujours, ajoute toujours. Ne demeure pas en chemin, ne recule pas, ne sors pas de la route. Il demeure immobile celui qui n’avance pas. Mieux vaut un boiteux sur la route qu’un coureur hors de la route. » (Sermons)
Les ténèbres qui sont tombées sur la terre, comme le soulignait Pie XII en 1939, ne sont pas une fatalité tant que des âmes humbles et fidèles demeureront, même comme un petit reste. Ne nous égarons pas et demeurons dans ce cortège incessant en route vers le Paradis. Que ces trois jours vous fassent déboucher sur la Résurrection.
Chers Pèlerins, serrez dans votre besace les richesses de la Tradition et glissez-y aussi les intentions pour l’Église et pour le Souverain Pontife Léon XIV. Soyez des boiteux paisibles, enthousiastes, tout tournés vers le Ciel.
Que la Très Sainte Vierge vous protège dans son manteau de miséricorde, que les anges et tous les saints accompagnent vos chants et soutiennent vos pas.
Que le règne de Dieu envahisse vos cœurs.
P. Jean-François Thomas s
Gueules cassées, histoire d’un “Preneur d’âmes” – Vive Dieu, Vive la France et vive le 4ème Colonial
Le père Louis Lenoir est un prêtre jésuite né le 14 février 1879 à Vendôme en Loir-et-Cher. Lorsque la guerre éclate, il est professeur à Marneffe, en Belgique, exilé par les lois anti-congrégationistes de la République. Répondant à l’appel aux armes, il rentre en France pour s’engager comme aumônier militaire « afin de mettre Jésus-Christ dans la vie et l’âme de ceux qui allaient se battre ». Souhaitant être au plus près des combattants, il est affecté auprès de la 2e division d’Infanterie coloniale.
Durant plus de trente mois, il ne cessera d’accompagner sa division sur tous les champs de bataille : en Champagne, dans la Somme et à Salonique. Inlassablement, il n’hésite pas à monter en première ligne ni à multiplier les kilomètres pour venir en aide aux blessés et orienter les âmes de chacun vers « le Bon Dieu », comme il aimait l’appeler. Son message était d’autant mieux accepté par tous qu’il se montrait à la hauteur de ce qu’il exigeait. Un soldat aurait dit du père Louis Lenoir, pour le décrire à sa famille : « Notre aumônier a le diable au corps pour faire aimer le bon Dieu ! ».
En novembre 1916, le Père Lenoir rejoint le front d’Orient, puis en 1917, les coloniaux montent en ligne à l’est de Monastir et s’installent face aux positions bulgares, dominées par le Piton Jaune (1.055 mètres d’altitude). Le 9 mai 1917, alors qu’il s’en va porter secours à des blessés tombés près des lignes ennemis, l’abbé Lenoir prend le risque de se mettre à découvert et se fait faucher par la mitraille bulgare. Sur sa dépouille, deux lettres sont retrouvées. Dans la première, adressée à ses parents, il écrit : « si cette lettre vous parvient, c’est que notre Divin Maître vous aura fait un très grand honneur : après avoir donné à votre fils les grâces de la vocation religieuse et du sacerdoce, Il lui aura donné de mourir en servant à la fois Dieu et la France ». La deuxième lettre est adressée aux hommes de son régiment. « De tout mon coeur de Français, je leur demande de continuer à faire vaillamment leur devoir, à maintenir les traditions d’héroïsme du régiment, à lutter et à souffrir tant qu’il faudra, sans faiblir, pour la délivrance du pays, avec une foi inconfusible dans les destinées de la France », écrit-il.
Mort au service de la France et de l’Église, l’abbé Lenoir a laissé derrière lui un Livre de prières du soldat catholique. « Vous êtes fiers d’être soldats, soldats de la France, soldats de tel régiment dont le drapeau évoque tant de gloire , soyez plus fiers encore d’être catholiques, c’est-à-dire soldats de Jésus-Christ et de l’Église sous le drapeau de la Croix qui rallie tous les élus », y affirme-t-il. « Soyez fiers d’aller à l’Église, de prier Dieu, de vous approcher de Lui dans la communion ».
Un bel album poignant. Le père Hadevis a les mots choisis pour parler d’un prêtre en service. Les mos pour décrire ce message d’amour. Les mots pour parler du sacrifice jusqu’à offrir sa vie. Les illustrations collent au texte, nous figent sur les Gueules cassées, nous pressent quand il faut courir devant la mitraille, et nous émeuvent aux larmes devant tant de morts et de sang. A la fin de l’ouvrage, Petite dossier : Gueules cassées, leur vie, leur courage – Hommages – Prière du Père Lenoir.
Vive Dieu, Vive la France et vive le 4ème Colonial !
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
Gueules cassées – Histoire du “Preneur” d’âmes du Père Christophe Hadevis, Illustrations de Christoph Hénin, Editions Osmose, 56 pages, 16€
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Les arianismes contemporains
Dans le numéro de La Nef de juin, avec un dossier consacré à l’arianisme et au Concile de Nicée, l’abbé Étienne Masquelier évoque les “arianismes contemporains” :
[…] Aujourd’hui, ceux que nous pouvons désigner comme des ariens contemporains, sont également des « sympathisants » de Jésus. Ils souhaitent souvent dire leur admiration pour lui, pour ses enseignements et la sainteté de sa vie. Nous pensons évidemment aux musulmans qui sont les plus nombreux à avoir de l’estime pour Jésus tout en niant la divinité, croyant ainsi défendre la transcendance et l’unité de Dieu. Mais, ici, regardons plutôt, à l’intérieur de la civilisation occidentale, comment et pourquoi prospèrent les néo-arianismes.
Jésus de l’histoire et Christ de la foi
Il y a d’abord eu, au début du XXe siècle, une entreprise de dédivinisation de Jésus dans le sillage d’Ernest Renan et de sa Vie de Jésus. L’idée que l’Église des premiers siècles, saint Paul d’abord, les conciles christologiques ensuite, aurait inventé la divinité du Christ, a construit une factice opposition entre le « Jésus de l’histoire » et « le Christ de la foi ». Idée qui demeure encore, malheureusement, dans l’esprit de certains chrétiens occidentaux. Nous avons pu voir fleurir dans les bonnes librairies des livres faisant de Jésus un sage parmi d’autres. Bien sûr, ces ouvrages oublient les déclarations de Jésus sur sa divinité dans les Évangiles, qui montrent bien aussi que ses adversaires ont compris et acté son étonnante prétention à se faire l’égal de Dieu – raison pour laquelle, précisément, il fut condamné à mort par le Sanhédrin. Les lettres de saint Paul ou des autres auteurs du Nouveau Testament, en affirmant la divinité du Christ, sont parfaitement cohérentes avec les récits évangéliques. Ainsi, une lecture rigoureuse des Évangiles nous oblige à conclure que, soit Jésus est Dieu, soit il est un imposteur ou un fou. L’hypothèse d’un homme saint, bon et sage, mais sans prétention divine, ne tient pas. Pourquoi donc cette hypothèse est-elle toujours appréciée aujour – d’hui ?
Jésus sans l’Église
Il est toujours heureux de constater la fascination et la sincère admiration du monde pour Jésus. En revanche, l’Église est souvent critiquée, sinon pour ses péchés – souvent bien réels – du moins pour ses prises de position dérangeantes. Dire que Jésus n’est pas Dieu et n’a pas eu cette prétention permet de faire le procès de l’Église. Cette dernière aurait fabriqué la divinité du Christ pour asseoir son autorité et aurait aussi récupéré un peu de la divinité de son fondateur pour elle-même. Pour un monde individualiste et qui ne tolère aucun discours anthropologique ou moral, affirmer que l’Église a inventé la divinité de Jésus revient à la décrédibiliser et l’empêcher de nuire.
Un Jésus qui ne nous dérange pas
Si Jésus est un sage, ou même le plus grand des sages et des prophètes, sans pour autant être Dieu, alors son enseignement reste extérieur, et son œuvre de salut se réduit à un exemple, que l’on accepte de suivre ou non. Jésus seulement homme me laisse libre. Sa mort ne peut me sauver réellement. La Passion est, certes, un acte de courage, d’abnégation et d’amour, mais qui demeure dans le passé. Mais, au contraire, la foi orthodoxe nous rappelle que, par son humanité, Jésus a pu mourir d’amour et que, par sa divinité, il a pu le faire pour chacun – en particulier pour moi qui naîtrai vingt siècles après lui. Refuser la divinité de Jésus permet de l’admirer sans qu’il ait d’impact réel sur nous, de l’aimer en maintenant une distance de sécurité.
Une civilisation chrétienne à sauver sans la foi ?
À l’inverse, nous trouvons aussi des néo-ariens qui sont reconnaissants vis-à-vis de l’Église. Dans une société très ouverte, multiculturelle et multireligieuse, certains continuent de préférer l’héritage chrétien et occidental, mais sans avoir la foi. Ils se disent athées ou agnostiques et ne veulent ou ne peuvent souscrire à la divinité du Christ, mais ils voudraient sauver une civilisation en affirmant la supériorité des enseignements de Jésus sans pour autant le reconnaître Dieu. En fêtant l’anniversaire du concile de Nicée, nous avons l’occasion de retrouver le cœur de notre foi, et la seule clé d’explication cohérente de l’histoire de l’Église et de notre civilisation. Jésus a eu cette prétention et il est bien vrai homme et vrai Dieu.
