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Sacré Charlemagne cover – spécial confinement

Un peu de gaieté en cette période :

Les messes et cérémonies catholiques peuvent toujours être célébrées en vertu de la liberté de l’Église

Rappels de l’abbé Barthe sur le site de L’Homme Nouveau :

[…] En premier lieu, il convient de rappeler avec force les droits sacrés du culte divin : les messes et cérémonies catholiques peuvent toujours être célébrées en vertu de la liberté de l’Église, qu’aucune loi ne saurait restreindre, à condition de respecter les règles et les précautions élémentaires d’hygiène qui relèvent du service du bien commun.

Et du point de vue très concret du système pénal français, il faut rappeler les points suivants :

1/ Le texte en vigueur à ce jour visant expressément les cérémonies du culte est le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, pris en application de la loi 2020-290 du 23 mars 2020. L’article 8 – IV de ce décret précise :

« Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes ».

Ce texte n’est pas d’une parfaite clarté, mais on peut en inférer que, bien que les églises puissent rester ouvertes et que les fidèles puissent les fréquenter sans s’y « rassembler », seules y seraient permises les cérémonies funéraires. Les messes sembleraient donc être des « réunions » interdites. Et pourtant, il est régulièrement rappelé par le Conseil Constitutionnel que « le principe de laïcité figure au nombre des droits et libertés que la Constitution garantit » et que la République doit garantir le libre exercice des cultes.

-2/ Généralement, lorsqu’une contravention est constatée, le prévenu (ici le prêtre célébrant ou un fidèle assistant à l’office), dont l’identité a été relevée, reçoit à son domicile l’injonction de payer l’amende dans les 45 jours. S’il le fait, il reconnaît sa faute : il est donc très important qu’il ne paye pas. Car il peut contester la légitimité de la peine infligée (amende) en écrivant à l’OMP (officier du ministère public) et en donnant les éléments qui appuient sa requête (par exemple, des attestations de témoins prouvant qu’il n’y a pas eu de rassemblement caractérisé).

3/ Le Parquet peut alors :

– classer sans suite.

– demander la mise en œuvre d’une procédure simplifiée, c’est-à-dire une ordonnance pénale d’un juge qui, sans débat contradictoire, prononcera la relaxe ou infligera une amende. Ordonnance contre laquelle le prévenu pourra faire opposition dans les délais.

– ou encore renvoyer l’affaire au tribunal de police en procédure ordinaire (à noter que le prévenu aurait pu aussi demander lui-même l’accès au juge).

4/ Le juge connaît alors de l’affaire (c’est-à-dire, en réalité, qu’il en connaîtra dans de longs mois), le prévenu pouvant alors faire valoir son argumentation sur les faits et le droit.

Mais en outre, au regard des lois sur la laïcité républicaine, il pourrait être soulevé l’inconstitutionnalité de la loi 2020-290 du 23 mars 2020 dans ses dispositions à l’origine du décret adopté le 23 mars 2020, dans la mesure où la loi et l’application qui en est faite pourraient être interprétées – horresco referens ! – comme interdisant, à l’encontre des principes de la laïcité de l’État, une cérémonie du culte répondant par ailleurs à toutes les conditions de sécurité et d’hygiène. Le juge saisi pourra accepter de transmettre à la Cour de Cassation la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui serait déposée par un écrit séparé. Si la QPC n’était pas transmise à la Cour de Cassation, suivant le recours ouvert au prévenu qui aurait été condamné, la QPC pourrait alors être à nouveau être déposée en appel (si cette voie de recours est ouverte ou en Cassation, si seul un pourvoi peut être introduit).

On peut, en effet, s’interroger sur la proportionnalité de la mesure attentatoire à une liberté individuelle (notamment, pour le fidèle de pratiquer un culte, et pour le célébrant d’exercer son « activité ») fondant la verbalisation et l’objectif poursuivi. Ainsi, pour chaque infraction verbalisée, il faudra examiner si les circonstances de temps et de lieu justifiaient le maintien de pareilles restrictions.

Car en définitive, pour quels motifs, au nom de quels principes, les cérémonies du culte devraient être aujourd’hui moins bien traitées que les achats dans les supermarchés, les boulangeries et les bureaux de tabac ?…

A lire également cette analyse sur le fait que les évêques de France ont anticipé les mesures gouvernementales et ils les ont même amplifiées !

Avançons le déconfinement au 10 mai pour fêter sainte Jeanne d’Arc

Le Glaive de la colombe commente l’extension du confinement au 11 mai :

[…] Supposons, jusqu’à preuve du contraire, que le choix de cette date s’explique par le simple prolongement de 30 jours du confinement à compter du 13 avril, date de l’allocution présidentielle. Si tel est le cas, c’est une nouvelle bourde de communication car le 11 mai tombe, comme s’en sont réjouis immédiatement les réseaux sociaux juifs [1], la veille de la fête de Lag BaOmer, dont la célébration débutera donc le 11 mai au soir. En revanche, les catholiques seront encore confinés le 10 mai et ne pourront donc pas célébrer la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, l’année même du centenaire de sa canonisation.

Lorsque l’on se penche par ailleurs sur la signification de Lag BaOmer, on voit que cette fête commémore la fin d’une épidémie : quel beau symbole et quelle merveilleuse coïncidence pour une levée de confinement ! Le problème est que Lag BaOmer célèbre aussi, et semble-t-il principalement, un autre anniversaire : celui de la mort de Rabbi Chimone bar Yo’haï, auteur du Zohar, « oeuvre de base » de la Kabbale juive. D’après ce que nous apprenons sur les sites juifs eux-mêmes [2] :

Les maîtres ‘hassidiques expliquent que le dernier jour de la vie terrestre d’un Juste, « toutes ses actions, ses enseignements et son service de D.ieu » atteignent leur point culminant et le zénith de leur impact sur nos vies. Ainsi, nous célébrons à chaque Lag BaOmer la vie de Rabbi Chimone et la révélation de l’âme ésotérique de la Torah.

On nous pardonnera de regretter qu’en cette période de calamité, la France ne puisse célébrer et implorer publiquement sa principale protectrice après la Vierge Marie, et en revanche librement se soumettre à un calendrier ésotérique. Pour éviter toute polémique, il suffirait qu’Emmanuel Macron prolonge le confinement d’un mois à partir de sa fin originellement prévue, le 15 avril, ce qui mènerait au 15 mai voire au 18 mai pour commencer un lundi, premier jour des Rogations : à chacun ses hasards providentiels !

Ou alors, avançons le déconfinement avant le 10 mai (ce qui ravira les commerçants). Pourquoi pas le vendredi 8 mai, fête de la victoire de 1945, puisque « nous sommes en guerre », que nous couronnerions par les solennités de sainte Jeanne d’Arc, dans la joie et la concorde nationales ?

Les relations Eglise-Etat… en temps d’épidémie

Lu sur le blogue de l’abbé Michel Viot:

Si un catholique est tenu en conscience d’obéir à l’Etat légitime en ce qui concerne des mesures sanitaires en temps d’épidémie, il est en droit de se poser des questions dès que celles-ci touchent à des pratiques religieuses. Pour tout le monde catholique, deux avis priment : celui du Pape et celui de l’évêque diocésain. En France, il faut y ajouter l’instance de Matignon. La pratique religieuse catholique, et son libre accès, qui relèvent de la liberté de conscience garantie par la loi, imposent la participation à des sacrements. Le catholicisme est une religion de l’Incarnation du Divin dans l’humain au moyen de la seule puissance divine. […]

Être privé des sacrements n’est donc pas une affaire anodine pour un catholique. Seuls le Pape et les évêques ont cette autorité. L’Etat n’a jamais commandé en France de fermer les églises, ni interdit des offices à l’intérieur de celles-ci. Il a limité le nombre des assistants, une vingtaine de personnes pour les services funèbres, des distances entre les fidèles. Il n’a pris aucun arrêté ou décret empêchant des aumôniers d’accomplir leur ministère auprès des malades et des mourants, même du coronavirus.

Quant aux évêques, ils ont interdit temporairement les messes publiques. Mais à Paris, et dans beaucoup d’autres diocèses à ma connaissance, toutes les églises sont ouvertes, et les obsèques peuvent se dérouler normalement à l’intérieur des églises avec les restrictions susmentionnées. […]

Cela dit, j’en reviens à la messe et à la réception de l’Eucharistie. Je suis absolument persuadé, mieux, j’ai l’intime conviction que ce n’est pas de gaieté de cœur que nos évêques ont pris leur décision. Pour pouvoir les juger, si tant est qu’on le puisse ou qu’on en ait le droit, il faudrait savoir deux choses que nous ne pouvons qu’ignorer pour la première et subodorer pour la seconde. Qu’ont fait valoir clairement à nos évêques les autorités de l’État ? En ces matières, il y a le dit et le non dit, et ce n’est un mystère pour personne que les relations Église/État se sont considérablement dégradées depuis 2012 , début du mandat du Président Hollande ! Le pouvoir politique français, à part de notables exceptions que je ne nommerais pas pour ne pas les compromettre, n’aime pas l’Eglise catholique, c’est un euphémisme que de le dire ainsi, mais nous sommes dans l’octave de Pâques ! Sur le plan spirituel, ce gouvernement, avec ses lois sur la bioéthique, nous attire la colère de Dieu, et au temporel, y compris sur les questions sanitaires, il n’inspire guère confiance. Je comprends que nos évêques se montrent très prudents.

Chartres 2020: les inscriptions sont ouvertes !

Voici le communiqué de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :

Chers amis pèlerins,

Après avoir exploré toutes les solutions pour essayer de maintenir le pèlerinage de chrétienté à la Pentecôte prochaine, nous avons finalement décidé d’en modifier le format.

Comment prendre une autre décision en pleine pandémie alors que nous avons appris le 13 avril l’éventualité d’un déconfinement progressif à compter du 11 mai 2020 et la suspension des grands rassemblements et événements jusqu’à la mi-juillet ? Après de nombreuses consultations, il nous a semblé plus raisonnable de prendre cette décision et de la faire connaître rapidement.

Beaucoup d’entre nous attendent le pèlerinage de Chartres avec impatience. Il représente une retraite spirituelle, le temps des engagements et des conversions, un témoignage de fidélité. Pour tant d’entre nous, il est l’occasion de retrouver nos amis, nos familles, laïcs et clercs. Au milieu de notre société intégriste laïcarde, il est devenu un signe de contradiction, un acte de résistance catholique.

Puisque pour le prochain 38e pèlerinage, nous ne pourrons marcher de Paris à Chartres, je vous propose d’être pèlerins autrement : “il faut que France, il faut que Chrétienté continue” (Charles Péguy).

Le plus urgent aujourd’hui est de vous inscrire [Inscription simple de 9 euros pour obtenir un livret, le badge et une image du pèlerinage]  (tous les membres de votre famille) pour être pèlerins de chrétienté les 30, 31 mai et 1er juin prochains !


En fonction de l’assouplissement ou non des règles de confinement fin mai, il vous sera proposé par vos chefs de chapitres, chefs de régions, des initiatives locales (messe, petit pèlerinage, procession …). Si le confinement devait être maintenu vous feriez le pèlerinage de chez vous en suivant sur notre site les programmes que nous sommes en train d’organiser. Suivez notre site (www.nd-chretiente.com), vous verrez toutes les différentes formes de pèlerinages qui vous seront proposées.

Nous pèlerinerons ainsi cette année différemment en gardant une vision surnaturelle des épreuves traversées. Qu’il ne soit pas dit, chers amis pèlerins, que nous n’avons pas su répondre au Christ nous interrogeant « Vous aussi, voudriez-vous partir ? » (Jean 6,67) Nous devons être encore plus nombreux parce que les difficultés sont plus grandes encore. Il faut vraiment être dévoré de naturalisme pour ne pas voir dans nos épreuves récentes (attentats, crimes contre la vie, contre la famille, scandales dans l’Eglise, incendie de Notre-Dame, apostasie …) une série d’avertissements appelant à notre conversion.

Le pèlerinage 2020 doit être une réponse catholique à la hauteur de la crise spirituelle qui est une crise de la foi. Je fais le vœu, chers amis, d’une prochaine édition exceptionnelle comme un témoignage visible de la chrétienté qui ne peut mourir.

Le nombre des inscrits montrera notre attachement à l’œuvre de conversion que représente aujourd’hui Notre-Dame de chrétienté. Je compte sur votre fidélité, votre enthousiasme et votre force.

Dans la mesure du possible, nous maintiendrons les messes initialement prévues. Elles se tiendront en privé et seront retransmises sur notre site. Je vous rappelle le nom des célébrants:

  • le samedi matin l’abbé Fournier, aumônier militaire et sapeur-pompier et le chanoine Le Brethon pour la messe Pastoureaux-Familles-Enfants,
  • le dimanche, le Révérend Père Louis-Marie de Blignières et l’abbé Barrero Zabaleta pour le Salut du dimanche soir à Gas,
  • le lundi, Monseigneur Descourtieux de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Sainte Jeanne d’Arc, protégez la France,
Notre-Dame de Chartres, priez pour nous,
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.

Et maintenant la délation…

Selon Le Monde, la mairie du 20e arrondissement a envoyé ce courriel aux habitants:

La préfecture de police nous informe recevoir de nombreux appels concernant le non­-respect des mesures de confinement prévues par le gouvernement. […] Cela sature le système d’urgence. Aussi, il est demandé de ne pas appeler le 17 pour signaler ces manquements aux règles de confinement.

Quand la délation sature les moyens de communication des forces de l’ordre, c’est très bon signe pour l’esprit civique. Ce doit être ça le magnifique civisme dont se félicitait le président hier!

Secours spirituel aux malades

Très bonne vidéo de Mgr Rey, évêque de Toulon, à propos de l’indispensable mission des aumôniers d’hôpitaux auprès des malades:

 

Et en même temps

Le RN pointe les incohérences du long discours d’Emmanuel Macron d’hier soir :

[…] Des incohérences manifestes subsistent : il appartiendra par exemple au ministre de l’Education Nationale d’expliquer la logique de supprimer l’examen du bac et dans le même temps de rouvrir les lycées. De la même manière, le RN reste très réservé sur la réouverture des écoles un mois et demi avant les vacances alors que la fermeture administrative des restaurants et cinémas est maintenue.

Sur le plan du déconfinement, de nombreuses interrogations et lacunes demeurent :
M. Macron nous annonce un déconfinement pour le 11 mai sans toutefois justifier de cette date ni lever un certain nombre d’interrogations logistiques s’agissant de la disponibilité réelle des masques et des tests. Le RN demande que la Direction Générale de la Santé communique chaque soir, non sur les commandes, mais sur les stocks effectivement disponibles des masques et des tests. Il demande que les pharmaciens soient immédiatement en droit de commercialiser pour le grand public les masques qu’ils se seraient eux-mêmes procurés auprès de leurs propres fournisseurs.

En attendant la date du 11 mai, le confinement ne sera pas mis à profit pour tester les personnes au travail qui, depuis quatre semaines, sont les plus susceptibles d’avoir été contaminées, y compris en étant elles-mêmes asymptomatiques. Le RN demande que le dépistage des salariés actuellement hors confinement soit entrepris sans attendre.

Le plan de test ne prévoit que les personnes présentant des symptômes. C’est là méconnaître la maladie qui se présente parfois sous une forme asymptomatique tout aussi contagieuse.

Le RN demande également que le plan de test ne s’applique pas seulement à des personnes symptomatiques, les personnes asymptomatiques étant elles-mêmes tout aussi contagieuses.

Le traçage sera certes organisé sur la base du volontariat et de l’anonymat. Mais il n’aura d’utilité que si les données permettent d’isoler et de traiter les personnes contaminées, ce qui suppose des tests massifs.

Le RN demande que le testage systématique soit appliqué aux personnes bénéficiaires du traçage qui auront été en contact avec des porteurs du virus. Il demande qu’une logistique de quarantaine soit mise en place, notamment par les placements des personnes dans les hôtels disponibles.

La fermeture des frontières à la libre circulation des personnes ne s’appliquera qu’à l’espace Schengen. Le RN demande que les frontières nationales soient fermées avec des pays qui se sont exemptés de toute précaution sanitaire comme la Suède ou la Hollande ou des pays très touchés comme l’Espagne ou l’Italie.

La France fera cadeau de sa dette à l’Afrique. Le RN demande que la générosité nationale s’applique en priorité à nos entreprises qui sont en grande difficulté financière et notamment celles pour lesquelles le confinement se poursuivra comme le tourisme, les bars ou les restaurants. […]

Convertis de l’islam au christianisme

RCF Vaucluse a reçu Jean-François Chemain pour son livre “Ils ont choisi le Christ” sur les convertis de l’islam au christianisme:

Pour commander le livre, c’est ici.

Otages pendant 66 jours, aujourd’hui libres, ils vous remercient !

Disparus le 20 janvier 2020 en Irak, Antoine, Julien, Alexandre et Tariq ont été retenu prisonnier pendant 66 jours. Séparés de leurs familles, ils se sont entièrement abandonnés au Seigneur. A leur retour en France, dans un monde confiné, ils ont découvert avec émotion votre mobilisation exceptionnelle.

Vous avez prié pour eux, vous les avez accompagnés tous les jours pendant leur captivité et aujourd’hui, ils vous font un cadeau de Pâques particulier.

Merci Antoine, Julien et Alexandre pour l’exemple que vous nous donnez.

Emanuela Marinelli présente les blessures du Christ à partir du Saint-Suaire

Parmi les vidéos de Via Sacra faisant découvrir les reliques de la Passion à l’occasion de la semaine sainte, cette vidéo sur le Saint-Suaire est particulièrement impressionnante. A voir – surtout pendant l’ostension virtuelle actuelle:

Menaces sur l’épargne

Du politologue Olivier Piacentini, sur les conséquences économiques de la crise sanitaire:

Les Bourses se sont écroulées mais n’ont pas encore atterri pour autant : le monde de la finance, comme les petits épargnants, n’a pas fini de souffrir… La récession est déjà hors normes, d’un niveau inconnu dans l’Histoire : 6 % de récession au 1er trimestre, pour seulement deux semaines de confinement… Jusqu’où va-t-on descendre ?

Pour pallier cela, les gouvernements ont mis en place des mesures d’aide exceptionnelles. En France, le gouvernement vient de relever les crédits initiaux de 45 milliards à 100 milliards (Les Échos, 30/3/2020), pour les entreprises, le Quantitative Easing, c’est-à-dire la monétisation de la dette. Elle le faisait déjà depuis six ans. On parle d’activer le Mécanisme européen de stabilité pour sauver les pays en difficulté. Ou alors d’émettre des corona bonds, de la dette communautaire pour renflouer l’économie de l’Union…

Il est évident que tout ceci va déclencher une inflation considérable : on l’avait oubliée, depuis trente ans, voilà qu’elle s’apprête à revenir. L’ va donc subir une attaque sans précédent.

Tout cela ne va pas manquer de mettre des banques en grande difficulté. Beaucoup l’étaient déjà avant la pandémie… Déjà, la Deutsche Bank et la Monte Paschi étaient en faillite virtuelle et ne devaient leur salut qu’au soutien de leurs États respectifs.

À présent, bien des banques sont prêtes à tomber comme des fruits mûrs, en sachant que si des établissements de taille systémiques s’effondrent, c’est tout le système qui sera bloqué. C’est là qu’il faut faire très attention : la directive européenne BRRD, décidée en août 2016 et ratifiée par le Parlement Français, autorise les banques à ponctionner 10 % de l’épargne des clients au-delà de 100.000€ de dépôt… Demandez aux Chypriotes, ils ont déjà avalé la potion en 2011. Et quand nous prédisions, à l’époque, qu’il s’agissait d’une répétition avant usage à grande échelle, nous passions pour des fous…

Mais il y a mieux : la crise pourrait aboutir à une réforme complète du droit de propriété, comme l’avait proposé le député MoDem Lagleize, en novembre 2019. Pour rembourser la dette de l’État, le foncier serait exproprié par un office foncier public, les propriétaires ne conservant pour eux que le bâti. Et les propriétaires d’immeubles devraient donc payer un loyer sur leurs propres terrains ainsi « nationalisés ». […]

J’encourage tous les épargnants à une grande vigilance. Avec les sommes débloquées par les États, les banques centrales, l’économie va repartir à la sortie du confinement. Mais la facture va vite arriver, et elle sera lourde… Face aux enjeux colossaux, au sauvetage des grandes banques et de l’économie, épargne populaire et propriété foncière risquent fort de servir de roue de secours, dans l’urgence…

Aux prêtres, pour qu’ils célèbrent la messe chaque jour, même seuls

Sur son blog, l’abbé Bernard Pellabeuf rappelle l’importance, pour les prêtres, de célébrer la messe chaque jour :

Mes chers frères prêtres

Certains de nos confrères ne célèbrent pas la messe chaque jour.

Vous trouverez ici quelques arguments que j’aimerais leur donner.

Bien que longtemps l’Eglise n’ait pas parlé de la messe quotidienne, elle a cependant remarqué récemment que cet usage est excellent.

Il est difficile aujourd’hui aux mentalités occidentales de comprendre les symboles.

Mais les symboles sont très utiles pour comprendre les réalités spirituelles.

Je propose donc le symbole suivant.

Il s’agit de la sanctification du temps.

Dans l’histoire de notre monde, contenue entre l’Alpha et l’Oméga, il n’y a qu’une seule voie conduisant au monde de Dieu, et c’est le sacrifice du Seigneur.

Mais l’année est le symbole de l’histoire du monde : elle a un commencement et une fin, et en elle il n’y a qu’une célébration de la Pâque.

Le jour aussi, avec le lever et le coucher du soleil, est le symbole de l’année tout comme de l’histoire du monde : il faut donc que la célébration du sacrifice de la messe soit quitidienne.

Or il y a des grâces qui ne sont pas données parce qu’elles ne sont pas demandées : « Demandez et vous recevrez », dit le Seigneur.

La messe est célébrée « à la louange de gloire du Seigneur, pour notre bien et celui de toute sa sainte Eglise » : quel grand progrès y aurait-il, si tous les prêtres répartis sur la terre célébraient la messe quotidiennement, pour l’Eglise et l’évangélisation, pour la paix et la santé du monde !

Les prêtres ont un immense pouvoir en vue du bien : pourquoi ne pas l’employer ?

Mais certains diront : « Et si je suis seul ? »

En effet beaucoup pensent que la célébration eucharistique par un prêtre seul n’a pas de sens

C’est vrai que pendant longtemps l’Eglise ne voulait pas qu’un prêtre célèbre la messe seul, si personne d’autre que lui n’était présent. Mais aujourd’hui cette discipline n’est plus tenue.

D’abord la faculté de célébrer ainsi a été donnée personnellement, par exemple au Bienheureux Charles de Foucauld. Ensuite elle a été accordée à plusieurs à la fois, comme ce fut le cas pour les aumôniers militaires.

Aujourd’hui le code de droit canon, dans son édition récente, rappelle l’ancienne disposition (c. 906), mais ajoute qu’il est permis à tout prêtre de célébrer la messe seul, pour qu’il puisse la célébrer quotidiennement (C. 904).

Cette disposition de l’Eglise est confirmée cette année. En raison de l’épidémie, l’autorité romaine a décidé de permettre aux prêtres de célébrer la messe sans peuple le jeudi de la semaine sainte (décret du 25 mars) : on parle là d’exception, non parce que les autres jours ce ne serait pas permis, mais parce que ce jour-là de l’année ce n’est pas autorisé (cf. Missale Romanum MMII, p. 291 n° 1).

Donc que personne ne dise dénué de sens ce que l’Eglise permet ou même recommande !

Alors, mes frères prêtres, encourageons-nous les uns les autres à célébrer la messe chaque jour, même seuls, particulièrement en nos temps calamiteux !

Notes :

Canon 904 – Que les prêtres célèbrent fréquemment, ayant toujours présent à l’esprit le fait que l’oeuvre de la rédemption se réalise continuellement dans le mystère du Sacrifice eucharistique; bien plus, leur est vivement recommandée la célébration quotidienne qui est vraiment, même s’il ne peut y avoir la présence de fidèles, action du Christ et de l’Église, dans la réalisation de laquelle les prêtres accomplissent leur principale fonction.

Canon 906 – Le prêtre ne célébrera pas le Sacrifice eucharistique sans la participation d’un fidèle au moins, sauf pour une cause juste et raisonnable.

Commentaire de Angel Marzoa : Il est évident qu’il y a une cause juste et raisonnable dans le simple fait de suivre la vive recommandation du c. 904 de la célébration quotidienne, quand on aura fait tout son possible pour essayer d’obtenir l’assistance d’un fidèle et qu’on y sera malgré tout pas parvenu. (Commentaire préparé sous la responsabilité de l’Institut Martin de Azpilcueta, édition française de Wilson et Lafleur Itée, Montréal 1999.)

Pour continuer la réflexion, je vous propose :

Catéchèse sur le sacredoce

Catéchèse sur l’eucharistie

Les rassemblements religieux pris pour cible

Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec revient sur la désinformation médiatique concernant la messe de la Vigile de Pâques à Saint-Nicolas du Chardonnet et écrit :

Cabale et délation, ou comment faire feu de tout bois en période de chasse aux sorcières. Quand des drames adviennent, il importe de trouver les coupables ou, à défaut de pouvoir s’en offrir. Néron accusa les chrétiens d’avoir brûlé Rome ? Indiquer le patient zéro, le lieu zéro, l’occasion zéro du coronavirus devient, pour certains, une urgence argumentaire, une cause existentielle. Laurent Joffrin n’hésitait pas à signer pour Libération un papier intitulé « Dieu et le virus ».  Dès le 3 avril dernier, l’éditorialiste voyait dans les assemblées religieuses l’occasion originelle de la propagation de l’épidémie.

Récemment, Jean-Luc Mélenchon, au tout début de l’émission Le Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI, était invité à réagir à l’attentat de Romans-sur-Isère, commis par un réfugié soudanais. Au lieu de s’interroger sur la situation administrative du terroriste islamiste, le leader de la France insoumise préféra botter en touche et prendre comme bouc émissaire l’assemblée évangélique qui s’est tenue à Mulhouse à la fin du mois de février. Pointer du doigt la responsabilité de la religion chrétienne dans le désastre sanitaire actuel pour s’exonérer de rendre compte du désastre identitaire contemporain est assurément plus facile.

De son côté, le quotidien Le Progrès a même titré « Comment les rassemblements religieux ont amplifié la propagation du virus ? ». Ben voyons ! Et pas les élections municipales, les matchs, les meeting politiques, le tourisme, les échanges frontaliers, le manque de masques et le défaut d’hygiène, les cinémas, les cafés, les marchés, les supermarchés et, plus récemment encore, l’exode d’un million de franciliens ? A cet égard, la réaction du directeur de l’hebdomadaire La Vie, Jean-Pierre Denis, donnée au Figaro Vox est à lire.

Quand on veut assassiner son chien, le proverbe affirme qu’il est bon de dire qu’il a la rage. Désormais, à défaut de trouver des réponses claires au coronavirus, il semble commode d’expliquer que cette nouvelle « rage » s’entretient à cause des cathos. Cela porte un nom, et ce nom n’a rien du hasard : c’est ce qu’on appelle de la mauvaise foi.

Mais est-ce seulement de la mauvaise foi ? La christianophobie entretenue ces dernières années ne conditionne-t-elle pas certains Français à se croire bienfaiteurs en dénonçant les messes ? A ma connaissance, au moins une autre vigile pascale à Paris a fait l’objet d’une dénonciation du voisinage auprès de la police. Cela reflète un état d’esprit assez malsain.

Et pendant ce temps, comme le relève Gabrielle Cluzel, c’est l’omerta sur les émeutes à Grigny…

La supplique pour la consécration de la France sur Radio Notre-Dame

Olivier Bonnassies, fondateur de Marie de Nazareth, était interrogé par Louis Daufresne, sur Radio Notre-Dame, pour présenter, notamment, la supplique aux évêques afin de consacrer la France au Sacré-Coeur et au Coeur immaculé de Marie:

Vous pouvez toujours signer la supplique ici.

L’épidémie, appel à la conversion

Mgr Guillaume Derville, directeur spirituel de l’Opus Dei, s’interroge sur l’interprétation spirituelle de l’épidémie. Evoquant l’effondrement de la tour de Siloé, dont le Christ parle dans l’évangile de saint Luc (Lc 13,1-5), il rejette l’idée d’un châtiment direct, pour lui préférer l’idée d’un appel à la conversion:

La relation entre la condition de pécheur et le risque de mort était un thème prophétique courant et communément partagé au temps du Christ. Jésus encourage ses auditeurs à la conversion qu’il demande, s’ils veulent profiter des promesses évangéliques. Tout est un signe du Seigneur et, par conséquent, une occasion de revenir à Dieu : « Passons par toutes les étapes de l’histoire et nous verrons comment, à chaque époque, le Seigneur a donné l’occasion de se repentir à tous ceux qui ont voulu se convertir à Lui[4] ». Car Dieu « nous aime à la folie ![5] ».

Certes il y a dans notre société des actes graves qui offensent Dieu et sapent l’équilibre et l’épanouissement de la personne. Mais il faut redoubler de prudence à l’heure de relier un malheur à tel ou tel mal moral, comme s’il y avait là une volonté divine concrète de châtier des coupables. Le Seigneur nous donne l’occasion de nous repentir. Il ne veut pas le mal, mais il le permet en vue d’un plus grand bien. Un événement mauvais à vue humaine peut nous éloigner de la perte de la vraie vie, la vie en Dieu, la vie éternelle. « Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, mais bien plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive. Retournez-vous ! Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? » (Ez 33,11). Peut-on dire que plus l’humanité est corrompue plus elle souffre de différents maux ? Nous ne le pouvons pas au sens d’un châtiment immédiat. Dieu respecte l’ordre de l’univers qu’il a créé. Le désordre dans le monde est introduit par le péché de l’homme, mais les maux terribles qu’il produit ne sont pas toujours imputables à tel ou tel choix de l’un ou l’autre d’entre nous aujourd’hui ; ils plongent leur racine dans le mystère du péché appelé « originel ».

Dans la série “La parfaite gestion de crise”…

Un entrepreneur, fabricant et importateur des fameux masques FFP2, explique que, depuis le début de la crise, il est dans l’incapacité de vendre son stock. Pas un coup de fil pour la commande publique. Et la commande privée semble bloquée par le gouvernement :

Mais c’est tout le fil qu’il faut lire. Tous ces tweets qui se succèdent ajoutent à l’absurde de la situation…

La préférence étrangère

On savait déjà que “certains quartiers” avaient une vision du confinement assez différente du reste de la France – et il semble que certains préfets au moins demandent de ne pas contrôler dans ces quartiers. Nous apprenons par cette émission que, au moins dans certains départements, les clandestins obtiennent des masques – que les médecins n’arrivent pas toujours à obtenir à l’hôpital. Curieuses priorités!

Le peuple de France se révèle souvent dans l’adversité

Lu dans le Journal de confinement du prince Jean d’Orléans:

Nous nous apprêtons aussi à traverser une grave période de crise économique. Nous aurons besoin de toutes nos qualités pour la surmonter. Nos institutions devront être des facilitateurs. Le pourront-elles ? Sans doute. Le voudront-elles ? Je ne sais !

Sans la force de caractère des Français, nous serions encore coincés au milieu du tunnel. Le peuple de France est un peuple courageux qui se révèle souvent dans l’adversité. On le voit dans plusieurs initiatives que de simples citoyens ont prises, comme ce médecin de l’hôpital de Dreux qui a pu mobiliser les bonnes volontés pour la confection de blouses ou encore ce jeune garçon qui fabrique des masques chez lui pour les distribuer à l’hôpital voisin.

Notre peuple de France en a vu d’autres! Il s’est toujours remis, en faisant confiance à ceux qui aiment notre pays et qui le servent.

Il faut déjà panser les plaies pour penser à l’après. Le chemin ne sera pas facile. Il sera sans doute plus long que souhaité. Mais nous avancerons comme nous avons toujours su le faire. En nous appuyant sur les forces vives de notre pays. Et surtout en vue du bien commun de notre pays qui est la condition du bien des Français.

“Qui voudra sauver sa vie la perdra”

Fin de l’analyse d’un prêtre sur la réaction ecclésiale face à la pandémie :

[…] Le Covid-19 révèle tant notre peur de la mort que notre fascination du vivant dans laquelle on nous englue insidieusement. « Célébrer le vivant » comme le font aujourd’hui tant de catholiques, entraînés par des pasteurs naïfs ou pervers, peut dissimuler une fuite plus ou moins consciente du Vivant et de l’âpreté de Sa Croix salvatrice. Dès lors, le sens du péché s’estompe, toute notion de pénitence, de sacrifice devenant peu à peu inaudible, inacceptable, scandaleuse.

Il ne faut pas chercher plus loin la réticence d’ecclésiastiques à qualifier cette épidémie de châtiment qui trouverait sa cause dans les péchés des individus et des sociétés. On se garde donc d’entrer dans la démarche pénitentielle individuelle et collective attendue de la Justice divine. On peut douter dès lors de l’efficience des bénédictions publiques contre l’épidémie que l’on diffuse complaisamment sur internet. Dans la confession valide, la bénédiction et l’absolution sont inaccessibles sans la contrition et le ferme propos. Sans contrition publique, sans amendement public, le Ciel suspendrait-t-il son courroux ? L’avenir nous le dira mais il semble pour le moment bien mal engagé.

Le Docteur Levantino explique pourquoi il a arrêté de réaliser des avortements

Un lecteur a pris le temps de sous-titrer le témoignage, datant de 2015, très poignant d’un ancien médecin américain qui pratiquait des avortements et s’en est repenti.

100 vidéoformations pour approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu – 6/8

En ce temps de Pâques et de confinement, Notre-Dame de Chrétienté propose d’utiliser les ressources vidéos de son site internet afin d’approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu.

Les 100 vidéoformations diffusées ces 7 dernières années ont été classées par thématique. Cliquez sur le lien dans la liste ci-dessous pour accéder directement à la vidéo souhaitée.

HISTOIRE DU PELERINAGE de CHRETIENTE :
Histoire et origine du pèlerinage de Chrétienté (1ère partie) Max Champoiseau et Bernard Antony
Histoire et origine du pèlerinage de Chrétienté (2ème partie) Rémi Fontaine et Alain Brossier
 
DOCTRINE SOCIALE DE L’EGLISE :
Comment considérer le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel? Hervé Rolland (NDC)
Qu’est ce que le principe de subsidiarité ? Hervé Rolland (NDC)
Quelle différence existe-il entre intérêt général et bien commun? Nicolas Jeanson (IFMP)
Quel équilibre faut-il entre Pouvoir et Responsabilités? Nicolas Jeanson (IFMP)
Quelle est la base d’une politique de reconnaissance des personnes ? Nicolas Jeanson (IFMP)
Défendre le bien commun de la paix, est-ce possible sans faire la guerre? Général Marc Paitier
Qu’est-ce qu’être un bon chef ? Général Marc Paitier
Commander et Manager, est-ce la même chose? Général Marc Paitier
L’Église permet-elle de faire la guerre? Général Marc Paitier
Quel est le statut juridique de l’embryon? Jean Marie Le Méné (Fondation Jérôme Lejeune)
Faut-il avoir peur du transhumanisme? Jean Marie Le Méné (Fondation Jérôme Lejeune)
Quel respect de la vie à son commencement ? Caroline Roux (Alliance Vita)
Quel respect pour les personnes en fin de vie? Caroline Roux (Alliance Vita)
Les lois civiles sont-elles au dessus des lois divines? Jean Pierre Maugendre (RC)
Qu’enseigne l’Eglise à propos des lois et de leur observation? Jean Pierre Maugendre (RC)
 

 

RP André Manaranche: RIP

Le RP André Manaranche est mort dans la nuit de Pâques, atteint du covid-A9, à l’âge de 93 ans. Ordonné prêtre à Versailles en 1951, il était entré au noviciat des jésuites en 1960. Docteur en sciences sociales et titulaire d’une licence canonique en théologie, il a notamment enseigné au séminaire d’Ars et à l’abbaye d’Ourscamp. Il fut, de 1986 à 2003, conseiller religieux des routiers scouts d’Europe. Il est mort à la maison Saint-Jean de Lille. Requiescat in pace!

Les produits de l’abbaye de la Coudre : qui a dit qu’ils n’étaient que du flan ?

L’abbaye Notre-Dame de La Coudre est une abbaye trappiste française, fondée en 1859 et située à Laval, en Mayenne. Aujourd’hui, les 45 soeurs de l’abbaye Notre-Dame de la Coudre suivent la règle de saint Benoît “prière et travail”. Elles prient ainsi 8 fois par jour (premier office à 4h !) et assurent leur subsistance par le travail manuel dont on va vous parler dans quelques instants.

Pour remettre un peu de contexte, la petite communauté arrive dans la région en 1816 et possède alors une petite école pour les jeunes filles pauvres. En 1859, elles déménagent, et la petite école est fermée. Les soeurs doivent trouver alors de nouvelles activités… Ainsi commence l’histoire des produits de l’abbaye de la Coudre que Divine Box vous raconte. C’est parti !

L’abbaye de La Coudre se trouve à Laval, en Mayenne

Tout un Fromage !

Nous sommes donc en 1859, et les soeurs de l’abbaye de la Coudre viennent de déménager (car une voie de chemin de fer se construit sur leur ancienne propriété), et l’école pour jeunes filles est fermée. Les soeurs se retrouvent ainsi sans activité et cherchent une reconversion.

Par chance, les moines de l’abbaye du Port-du-Salut, situés non loin, volent à leur secours ! Ceux-ci se sont en effet lancés dans la confection de fromages artisanaux, dont leur fromage phare, le “Port-Salut”, se vend comme des petits pains ! Avec leurs conseils et leur soutien, les trappistines de l’abbaye de La Coudre construisent donc leur propre fromagerie artisanale en 1868. Le fromage “Le Trappe de la Coudre” est alors fabriqué de A à Z par les soeurs !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là… Dans les années 1980, un petit malin s’infiltre dans la fromagerie des soeurs et dérobe la recette de leur fromage. Il va ensuite changer le nom du fromage pour évoquer le savoir-faire monastique, le produire à l’échelle industrielle, et le distribuer tout près de l’abbaye ! Les ventes des soeurs chutent alors immédiatement… Aujourd’hui, le fromage dérobé passe toujours à la TV, dont on vous laisse deviner le nom… Histoire folle, non ?

Bref, en 1995, la situation financière est compliquée, et les trappistines de l’abbaye de La Coudre sont obligées de sous-traiter leur production fromagère, pour se concentrer sur l’affinage (la meilleure partie !). Ce qui est encore le cas à l’abbaye aujourd’hui !

Depuis 1995, les soeurs de l’abbaye de La Coudre affinent leurs fromages dans les caves de l’abbaye – Crédits Photo : Samuel Bigot

Des préparations pour entremets Flan-tastique !

L’autre activité phare des soeurs de La Coudre, ce sont les préparations pour flans, qu’elles élaborent depuis 1974 ! Aujourd’hui, c’est d’ailleurs leur principale source de revenus, et dans le paysage des produits monastiques, c’est un incontournable… Allez, on vous explique !

Dans leur atelier refait à neuf en 2013, elles fabriquent la poudre à partir d’ingrédients entièrement naturels, sans trace de vilains colorants ou conservateurs. La production se fait par semaine : chaque semaine, les soeurs planchent sur un parfum différent. Et il ne faut pas se tromper, car il faut respecter un certain ordre en fonction des arômes et de la couleur du fruit ! Et oui, les soeurs ne laissent rien au hasard.

Si sœur L. est en charge de toute la production depuis 1996 (avec l’aide plus récente de soeur M.), les deux se font aider d’environ 10 à 15 sœurs, pour assurer un véritable travail communautaire. Tout ce beau monde tourne tout au long de l’année dans l’atelier, pour la confection ou la mise en sachet par exemple !

Le parfum qui connaît le plus de succès est celui de l’entremet à la vanille, mais les soeurs comptent aussi beaucoup sur leur diversification, car beaucoup de parfum qu’elles proposent ne se trouvent pas dans le commerce ! Ainsi les soeurs commercialisent aujourd’hui 8 parfums : Vanille, Cacao, Café, Praliné, Citron et Frambois (présents dès le début), ainsi que Caramel et Pistache, plus récents !

Depuis peu, elles produisent également de la crème pâtissière. Elles la confectionnent dans une sorte de bétonnière alimentaire spécialement aménagée, utilisée initialement pour produire les flans. Mais elles ne la vendent que dans leur magasin, car elle est trop difficile à transporter ! Et oui, l’artisanat monastique est créatif !

Une soeur en pleine mise en boîte des entremets de l’abbaye de La Coudre, aujourd’hui la source principale de revenus pour la communauté – Crédits Photo : Ouest-France

Des soeurs créatives et dures à cuir(e) !

Pour compenser la chute des ventes de fromage, et en plus des préparations pour flans, les soeurs se sont aussi lancées dans la maroquinerie… Tout est imaginable, mais voici quelques exemples de leurs produits phares:

  • des portefeuilles
  • des porte-chapelets
  • des couvertures de livres ou de liseuses
  • des custodes (petite boîte servant à apporter la communion aux personnes qui ne peuvent pas la recevoir à la messe)
  • des ceintures cisterciennes (uniquement pour les abbayes)
  • …et beaucoup d’autres réalisations à la demande !

C’est notamment soeur A. qui est la responsable de cette production assurée par elle et d’autres soeurs. Soeur A. s’occupait déjà des ceintures des soeurs pour leur habit cistercien, donc le cuir, elle connaît !

Une soeur de l’abbaye de la Coudre découpant le cuir – Abbaye de la Coudre

Et pour acheter les produits de l’abbaye de La Coudre ?

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Leur adresse : Abbaye de la Coudre, Rue Saint-Benoît, 53000 Laval. Ou sinon en ligne : cliquez ici pour découvrir les préparations pour entremets de l’abbaye de la Coudre ! Vous serez redirigés sur la boutique monastique en ligne de Divine Box.

Une messe dénoncée par des voisins… : une curieuse cabale contre Saint-Nicolas du Chardonnet diffusée par Le Point

Selon le Point, la nuit de Pâques, vers minuit, des policiers sont intervenus à l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet où

de nombreux fidèles assistaient à une messe pascale. Un office qui se tenait clandestinement malgré l’épidémie de Covid-19 et les règles strictes de confinement prises par les autorités. […] Ils ont constaté que les portes de l’édifice religieux étaient fermées et qu’une messe était en cours. Un fidèle en sortant, leur a indiqué qu’une quarantaine de personnes se trouvait à l’intérieur. Les policiers ont pris contact avec le prêtre qui a été verbalisé pour non-respect des règles de confinement. […]

En réalité, la messe de la vigile de Pâques se déroulait à huis clos comme partout ailleurs, avec retransmission sur Youtube. Et des voisins délateurs ont appelé la police parce qu’ils ont entendu l’orgue.

Voici les captures d’écran de la messe avec l’assistance…

Curieuse cabale contre Saint-Nicolas du Chardonnet : tous les jours depuis le début du confinement, la messe est retransmise, comme dans bien des paroisses, car les fidèles, soumis comme les autres aux restrictions, ne peuvent pas accéder à l’église. Les grandes portes sont fermées à clef et les annonces indiquent bien que les cérémonies sont célébrées à huis-clos. Dans leurs sermons, les prêtres s’adressent aux “fidèles hors les murs”.

Dans les médias, c’est le déchaînement. Des photos de foules (en d’autres occasions) sont publiées pour faire croire que l’église était bondée. Il n’y avait sur place que quelques servants de messe et des chantres, bref pas plus de fidèles qu’à Saint-Pierre de Rome le matin de Pâques. Le curé de Saint-Nicolas a célébré parmi des rangs vides tandis que ceux du pape François assistaient de façon clairsemée. Mais les premiers, à défaut d’avoir brûlé Rome, doivent être voués à la vindicte. Il faut trouver des coupables qui auraient diffusé le Coronavirus. Nouveaux koulaks ou victimes de pogroms, les “intégristes” feront l’affaire.

La vérité est que pour l’heure l’abbé Petrucci, curé de la paroisse, n’a pas été verbalisé ni les quelques fidèles présents dont les identités n’ont d’ailleurs pas été relevées.

A la manoeuvre, Aziz Zemouri, chroniqueur musulman au Point, et, sur Twitter, Timothée de Rauglaudre, “journaliste” chez Têtu.

Addendum : sur BFM, le stagiaire avait du boire un peu trop…

Addendum 2 : sur CNEWS, ils ont même trouvé une nuit de samedi à lundi…

Pape François : Que cessent les avortements, qui tuent la vie innocente !

Extrait de l’homélie prononcée par le pape François cette nuit, dans la basilique Saint-Pierre à Rome, vide.

[…] Voilà l’annonce pascale, une annonce d’espérance. Elle contient une deuxième partie, l’envoi. « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée » (Mt 28, 10), dit Jésus. « Il vous précède en Galilée » (v. 7), dit l’ange. Le Seigneur nous précède, il nous précède toujours. Il est beau de savoir qu’il marche devant nous, qu’il a visité notre vie et notre mort pour nous précéder en Galilée, c’est-à-dire dans le lieu qui pour lui et pour ses disciples rappelait la vie quotidienne, la famille, le travail. Jésus désire que nous portions l’espérance là, dans la vie de chaque jour. Mais la Galilée, pour les disciples, c’était aussi le lieu des souvenirs, surtout du premier appel. Retourner en Galilée c’est se souvenir d’avoir été aimés et appelés par Dieu. Chacun d’entre nous a sa propre Galilée. Nous avons besoin de reprendre le chemin, en nous rappelant que nous naissons et renaissons d’un appel gratuit d’amour, là, dans ma Galilée. Cela est le point d’où repartir toujours, surtout dans les crises, dans les temps d’épreuve, en me souvenant de ma Galilée.

Mais il y a plus. La Galilée était la région la plus éloignée d’où ils se trouvaient, de Jérusalem. Et pas seulement géographiquement : la Galilée était le lieu le plus distant de la sacralité de la Ville sainte. C’était une région peuplée de gens divers qui pratiquaient des cultes variés : c’était la « Galilée des nations » (Mt 4, 15). Jésus envoie là, il demande de repartir de là. Qu’est-ce que cela nous dit ? Que l’annonce de l’espérance ne doit pas être confinée dans nos enceintes sacrées, mais doit être portée à tous. Parce que tous ont besoin d’être encouragés et, si nous ne le faisons pas nous, qui avons touché de la main « le Verbe de vie » (1 Jn 1, 1), qui le fera ? Qu’il est beau d’être des chrétiens qui consolent, qui portent les poids des autres, qui encouragent : annonciateurs de vie en temps de mort ! En chaque Galilée, en chaque région de cette humanité à laquelle nous appartenons et qui nous appartient, parce que nous sommes tous frères et sœurs, portons le chant de la vie ! Faisons taire le cri de mort, ça suffit les guerres ! Que s’arrête la production et le commerce des armes, parce que c’est de pain et non de fusils dont nous avons besoin. Que cessent les avortements, qui tuent la vie innocente. Que s’ouvrent les cœurs de ceux qui ont, pour remplir les mains vides de ceux qui sont privés du nécessaire.

Les femmes, à la fin, « embrassèrent les pieds » de Jésus (Mt 28, 9), ces pieds qui pour venir à leur rencontre avaient fait un long chemin, jusqu’à entrer et sortir de la tombe. Elles embrassèrent les pieds qui avaient piétiné la mort et ouvert le chemin de l’espérance. Nous, pèlerins en recherche d’espérance, aujourd’hui nous nous serrons contre toi, Jésus Ressuscité. Nous tournons le dos à la mort et nous t’ouvrons nos cœurs, toi qui es la Vie.

Le 4e épisode de la série Sicut Servus

Le 4e épisode de la série “Sicut Servus”, produite par les studios Saint-Louis, est en ligne:

Voyons dans les circonstances actuelles, exceptionnelles, la grâce d’un long Samedi saint

Homélie de Dom Hervé Courau, abbé de Notre Dame de Triors :

La porte du Cénacle était encore close le soir de Pâques, bien que la pierre ait été dégagée du sépulcre au petit matin. Aux origines, ce fut même le premier et humble soulagement pour les trois Marie, avant que l’ange leur indique le glorieux message de la sainte Résurrection : on vient d’entendre cela (Mc. 16,1-7). Néanmoins, le grand succès de Dieu ne fut pas perçu de sitôt, l’impression oppressante d’échec perdura chez les apôtres avec diverses nuances. L’éveil à la foi pascale se fit lentement, avec une certaine langueur. Les femmes crurent aisément, mais les hommes furent plus lents à les prendre au sérieux, à en croire les pèlerins d’Émmaüs (Luc 24,22-24).

Heureusement par la suite, les diverses apparitions pascales firent bien des apôtres les authentiques témoins de la Résurrection (Act. passim). Et, après la Pentecôte, la foi pascale devint publique, rayonnant à partir de la communauté primitive. Au début du IVème s., l’empereur se convertit, et la foi pascale devient alors un fait social, célébré dans la liturgie. Celle-ci se dégageait du culte impérial pour chanter sans ambiguïté le Christ Notre Seigneur vainqueur de la mort. Peu de siècles après, la fête de Pâque était célébrée avec une saine magnificence, lorsque S. Grégoire le Grand eut exercé son charisme de transférer la pompe impériale au profit désintéressé du seul Christ Seigneur. Un recueil officiel du tout début du VIIIème s. décrit l’entrée solennelle du pape lors de la messe de Pâque avec un grand luxe de détails (Ordo Romanus I). 

Il quitte son palais du Latran à cheval en direction de la basilique Sainte-Marie Majeure, l’église de la station en cette Solennité des solennités. Son cortège enrichi de la présence de dignitaires et du clergé, apporte une sorte de sacristie ambulante avec tout ce qui est nécessaire : l’évangéliaire, le chrême, les aiguières, la patène avec le calice, et les chandeliers. À l’arrivée, le pape gagne la sacristie pour revêtir les ornements sacrés, pendant que l’évangéliaire est porté sur l’autel. Puis il prend contact avec les chantres, leur donnant le signal pour entonner l’introït avec le psaume. Le pape monte alors à l’autel à la suite de sept acolytes portant sept chandeliers, ce qui demeure encore dans la liturgie papale; ceux-ci précèdent sept diacres et sept sous-diacres dont un thuriféraire. 

Après la vénération du coffret des Sancta, ancêtre mobile de notre tabernacle, il salue l’autel, et donne la paix aux assistants. Après un temps de prière silencieuse, il fait signe de conclure le chant de l’introït, baise l’évangéliaire avec l’autel, tandis que les chandeliers sont posés à terre. Puis le Pape se rend de l’autel à son siège et s’y tient face à l’Orient. Le Kyrie est répété plusieurs fois au choix du Pontife, avant d’être fixé bientôt à neuf. Après l’intonation du Gloria et la salutation « Pax vobis », le chant de la collecte conclut l’introduction à la messe de la solennité de Pâque dont le déploiement se poursuit. 

Certes, nos messes habituelles, même pontificales, sont bien modestes en comparaison. Mais la Pâque de cette année, avec toutes nos églises fermées, présente vraiment un hiatus abyssal. Est-ce à dire que nous rétrogradons à la foi vacillante de la première matinée pascale de l’an 33 ? Refusons une telle conclusion, si superficielle, et voyons plutôt dans les circonstances actuelles, exceptionnelles, la grâce d’un long Samedi saint, commencé dès le milieu du Carême et prêt à se prolonger encore. Mais ce vide du Grand Samedi est désormais rempli du clair-obscur de Pâques. Dans un homélie anonyme vraiment bien inspirée, attribuée à S. Épiphane de Salamine (+ 403), nous vivons cette grâce du long  Samedi avec Jésus victorieux, descendant aux enfers comme on le chante dans  le Credo. Écoutons cela :

Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude. Le roi semble dormir : la terre pourtant a tremblé et s’est calmée, car Dieu s’est endormi dans la chair, et est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. Il est parti chercher Adam, notre premier père, la brebis perdue, ainsi que tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. 

Pour l’heure, les enfers qu’a créés notre société se manifestent comme tels par l’épreuve sanitaire que l’on sait ; la grâce pascale s’offre à elle in abscondito comme une visite salutaire. En ce jour, le Seigneur lui offre –c’est le sens de notre prière pour ceux qui souffrent et ceux qui nous gouvernent- une grâce des retrouvailles analogue à celle que l’homélie décrit :

Adam en tant que premier père et premier mortel, entendit le premier le bruit des pas du Seigneur qui venait vers les prisonniers. J’entends les pas de quelqu’un qui vient vers nous! Pendant qu’il disait cela, le Seigneur entra, tenant les armes victorieuses de la croix. Plein de stupeur Adam se frappa la poitrine et cria aux autres : Mon Seigneur est avec nous tous – Dominus nobiscum ! Et le Christ lui répondit : Et cum spiritu tuo. Puis lui ayant saisi la main, il lui dit ce que notre rituel applique au profès avant la sainte communion :  Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera ! Lève-toi, toi qui dormais, car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer. Lève-toi et partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi.  Je me suis endormi sur la croix, la lance m’a percé le côté à cause de toi qui as dormi au paradis pour que je fasse sortir Ève de ton côté : ma douleur a guéri celle de ton côté. Lève-toi et partons d’ici, de la mort à la vie, 

Ce beau souhait, nous demandons humblement et avec foi au Seigneur de le dire à ceux qui gèrent la vie sociale. Depuis trop longtemps ils se réfèrent à des principes naturalistes myopes et malsains. Puissent-ils réapprendre les règles du bon sens inspirées par Dieu que l’on nomme le droit naturel, c’est-à-dire ce qu’une consciente droite accepte spontanément. Les siècles chrétiens ont laissé des traces que beaucoup ont voulu flétrir, mais ces traces sont encore porteuses de vie. Notre Dame a prédit son triomphe qui est celui de son Fils pour notre temps. On peut y appliquer l’homélie qui poursuivait :

Mon Père céleste attend sa brebis perdue, un trône de chérubin est prêt, les porteurs sont debout et attendent, la salle de noces est préparée, les tentes et les demeures éternelles sont ornées, les trésors de tout bien sont ouverts, le royaume des cieux qui existait avant tous les siècles vous attend.

La liturgie grandiose de S. Grégoire attend patiemment la version de Pâques pour notre temps. L’homélie du IVème s. décrivait ce retour à la vie comme un nouveau baptême, de haut en bas, puis de bas (et même du plus bas) vers le plus haut, comme quand on plonge un nouveau-né dans la piscine baptismale pour l’en arracher, ruisselant de vie nouvelle !

Ce beau rapprochement a été fait ces jours-ci dans un des nombreux articles destinés aux fidèles confinés. Il leur fixait ainsi le programme pascal de cette année :

Découvrir ce que l’absence eucharistique, tellement étrange, tellement rude pour les catholiques que nous sommes, peut révéler, en creux ; à savoir la présence agissante de Celui qui ne dort jamais, qui travaille sans cesse. Nous sommes confinés, mais Il est actif au plus infecté de nos cœurs, en cet en-bas, tout en bas, tout au fond ! Découvrir aussi, comme le peuple juif en Exil que, plus que Jérusalem, pourtant si importante, si vitale, est nécessaire ce que nos pères médiévaux appelaient la res du sacrement, à savoir la charité : redécouvrir que la res, la charité demeure toujours accessible, jamais confinée.

Alors, le Salve festa dies avait vraiment lieu d’être chanté tout à l’heure : Tristia cesserunt infernae vincula legis, expavitque chaos luminis ore premi – le carcan lugubre saute, le chaos épouvanté laisse passer à plein la lumière puissante. Et tout au long du Temps pascal notre demande sera exaucée, in hoc paschali gaudio, ab omni mortis impetu, tuum defende populum, le Seigneur se porte garant pour notre temps de la santé spirituelle libérée des principes mortifères. Alors nous pouvons célébrer la joie de Notre Dame sans aucune réticence, Regina caeli laetare, amen, alleluia.

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