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La grande erreur de l’homme moderne est de refuser de dépendre

Interrogé par Charlotte d’Ornellas, le cardinal Sarah déclare dans Valeurs Actuelles :

Pour la reconnaissance de la personnalité juridique du fœtus in utero

Delphine Loiseau, chercheur associé à l’ECLJ, synthétise les arguments de Boštjan M. Zupančič, ancien juge à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), tels qu’il les a développés dans son livre : « Sur la Cour européenne des droits de l’homme : rétrospective d’un initié, 1998-2016 » paru en décembre 2018. Pressenti pour être rapporteur aux Nations unies, sa position sur l’avortement rendu publique l’a semble-t-il disqualifié.

Tout d’abord, selon l’esprit des rédacteurs de la Convention européenne des droits de l’homme, la naissance ne devait pas être le point de départ de la personnalité juridique. Selon le juge Zupančič, les pères fondateurs de la Convention ont laissé entendre que l’embryon et le fœtus, bien qu’étant in utero, étaient titulaires des droits de l’homme, dont celui du droit à la vie tel que prévu par l’article 2 de la Convention. Au moment de la rédaction de la Convention européenne, l’avortement faisait l’objet d’une large répression pénale en Europe. De plus, l’absence de l’avortement parmi la liste des exceptions au droit à la vie (art. 2§2) montre que l’avortement n’est pas protégé par la Convention. Pour l’ensemble de ces raisons, la Convention devrait donc s’appliquer raisonnablement à toutes les personnes – dont l’enfant à naître.

Pourtant, dans l’arrêt Vo c. France de 2005, la CEDH estime qu’elle n’a pas besoin de répondre à la question de la personnalité juridique de l’enfant à naître car « la protection de l’enfant peut se faire à travers la mère ». La Cour considère ainsi que l’enfant n’a pas à faire l’objet d’une protection particulière alors même que la mère ne souhaite pas forcément protéger son enfant. Dans la présente affaire, l’un des juges Georg Ress avait rendu une opinion dissidente dans laquelle il disait clairement que

« la notion de « toute personne » a été perçue dans l’histoire juridique comme englobant aussi l’être humain dans la phase antérieure à sa naissance et, surtout, la notion de « vie » s’étend à toute vie humaine qui commence avec la conception, c’est-à-dire avec le moment où se développe une existence indépendante, et qui finit avec la mort, la naissance n’étant qu’une étape de développement […] En plus, le problème de la protection de l’embryon dans le cadre de la Convention ne peut pas être résolu seulement à travers la protection de la vie de la mère. L’embryon et la mère étant deux « êtres humains » différents, comme le montre cette affaire, ils ont besoin d’être protégés chacun séparément ».

L’affaire Lambert et autres c. France de 2015 a mis en lumière un autre paradoxe. D’un côté, la Cour a considéré que Vincent Lambert, en état pauci-relationnel, était dotée de la personnalité juridique mais qu’il n’avait pas pour autant de droit à la vie ; et de l’autre, elle refuse au fœtus in utero, qui présente des signes vitaux neurologiques supérieurs à ceux de Vincent Lambert, d’être reconnu comme une personne dotée de la personnalité juridique. La Cour fait donc de la naissance le critère pour que l’enfant soit considéré comme une personne, à qui l’on peut reconnaître la personnalité juridique. Et pourtant le fœtus a déjà une grande activité cérébrale à 12 semaines et l’aspect d’un petit bébé. On sait d’ailleurs qu’au niveau psychologique, tout ce que le bébé vit et ressent in utero a un fort impact sur sa vie. Il est une personne à proprement parler. En outre, à un certain stade de développement du fœtus, il est même nécessaire de le tuer in utero avant de procéder à son expulsion du corps de la femme.

Droit romain

En droit romain, selon Julius Paulus Prudentissimus (II-IIIème siècles ap. JC), celui qui va naître est considéré en ce qui concerne ses droits, comme déjà né (Nasciturus pro iam nato habetur quomodo de iuris eius agitur). Ce juriste reconnaît explicitement à l’enfant à naître une personnalité juridique sans équivoque, la fiction ne résidant que sur la naissance qui n’a pas encore eu lieu mais non sur son existence. Cet adage a été adapté et conservé en droit français, permettant à l’enfant conçu au moment du décès de son parent d’être considéré comme un héritier (art. 725 du Code civil). Comment l’enfant à naître ne pourrait-il se voir reconnu que certains droits in utero dont celui d’hériter – sous condition qu’il naisse vivant et viable -, mais non celui de vivre ? Soit l’enfant à naître est doté de la personnalité juridique dès sa conception et peut donc hériter, soit il ne l’est pas et dans ce cas, aucun droit ne devrait lui être accordé.

Le consentement de la mère 

Lorsque l’enfant à naître présent dans le sein de la femme est tué, il convient de distinguer selon que la mère y a consenti ou non. Ainsi, si le décès de l’enfant procède d’un avortement forcé subi par la mère du fait d’un tiers, l’avortement pourra alors être qualifié d’infraction pénale, d’homicide involontaire mais également de délit de droit civil. Mais si la mère consent à son avortement, dans ce cas il n’existe plus d’atteinte pénale ou délictuelle. En somme, la présence ou l’absence du consentement de la mère concernant l’avortement a un impact sur la nature juridique du fœtus. Dans un cas il n’a pas d’existence juridique et dans l’autre elle lui est reconnue. Cela dénote une incohérence, l’existence (juridique) de l’enfant ne peut dépendre d’un consentement, mais seulement d’une réalité objective.

Les droits des animaux et les droits de l’enfant à naître

Les animaux font l’objet d’une protection juridique de plus en plus grande. Ainsi, tant des tribunaux que des parlements de différents États ont accordé la personnalité juridique à des dauphins ou à des singes. Ils ne sont plus simplement des objets, des biens meubles. Cette personnalité juridique qui en principe rend la personne titulaire de droits et d’obligations (comment un animal pourrait-il en être titulaire ?) est une fiction juridique ayant pour objet de protéger les animaux de la cruauté, de la torture ou encore de traitements dégradants. Si la finalité est louable, le moyen est inadapté puisque ces animaux ne pourront jamais revendiquer eux-mêmes ces droits. Le traitement est tout autre pour l’enfant à naître qui se voit dénier la personnalité juridique et même, a minima, une protection juridique. Il paraît incongru que tant de personnes aujourd’hui cherchent à protéger les animaux sans chercher à protéger le bébé humain.

La réalité de l’avortement

Penser que l’avortement permet à la femme de ne plus être enceinte, que l’enfant n’existe plus est un mensonge. Il fait seulement d’elle la mère d’un enfant mort. En outre, le principe de la libre disposition du corps de la femme par elle-même comme justifiant l’avortement est une fiction intenable. Il y a le corps de la femme et le corps du fœtus : ce sont deux corps distincts. Leurs patrimoines génétiques sont différents, ils ont deux cœurs différents. Même si légalement, seule la femme possède la personnalité juridique, il y a deux personnes et donc deux sujets de droits. La dénier à l’enfant à naître est une fiction.

“Cœur de Prêtres”

Les “Coeurs de Prêtres” expriment leur éternelle reconnaissance à la très sainte Vierge Marie pour la joie du sacerdoce.

Des sur-déclarations de décès liés au coronavirus?

L’économiste Olivier Demeulenaere montre que les chiffres de morts du covid-19 sont surévalués – et parfois même volontairement truqués, avec ordre officiel de surévaluation!

Il y a quelques semaines, nous avons rapporté que, selon l’Institut italien de la santé (ISS), seuls 12 % des décès signalés en Italie mentionnaient en fait le Covid19 comme cause du décès. Étant donné que 99 % d’entre eux présentaient au moins une comorbidité grave (et que 80 % d’entre eux avaient deux maladies de ce type), cela a soulevé de sérieuses questions quant à la fiabilité des statistiques italiennes déclarées.

Le 20 mars, le président de l’institut allemand Robert Koch a confirmé que l’Allemagne compte comme décès de Covid19 toute personne décédée qui a été infectée par un coronavirus, qu’elle ait ou non causé la mort.

Cela ignore totalement ce que le Dr Sucharit Bhakdi appelle la distinction vitale entre « infection » et « maladie », ce qui conduit à des histoires comme celle-ci, partagée par le Dr Hendrik Streeck :

 A Heinsberg, par exemple, un homme de 78 ans qui avait déjà été malade est mort d’une insuffisance cardiaque, et ce sans que le Sars-2 n’affecte ses poumons. Depuis qu’il a été infecté, il apparaît naturellement dans les statistiques du Covid 19.

Combien de « décès Covid19 » en Allemagne tombent dans cette fourchette ? Nous ne le savons pas, et ne le saurons probablement jamais.

Mais au moins, l’Allemagne se limite en fait à tester les cas positifs.

Aux Etats-Unis, une note d’information du service national des statistiques du CDC se lit comme suit [c’est nous qui soulignons] :

Il est important de souligner que la maladie à coronavirus 19, ou Covid-19, doit être signalée pour tous les décès où la maladie a causé ou est présumée avoir causé ou contribué au décès.

« Présumé avoir causé » ? « A contribué » ? C’est un langage incroyablement doux, qui pourrait facilement conduire à une surdéclaration.

Prière pour la vie à l’occasion du décès du Docteur Xavier Dor

Cette prière, écrite par un lecteur du Salon beige, publiée avec l’accord de la famille du Dr Dor, a reçu l’imprimatur de Mgr Dominique Rey.

Prière pour la vie à l’occasion du décès du Docteur Xavier Dor

O Dieu qui par l’apostolat du Docteur Xavier Dor avez voulu dire au monde la beauté de l’Evangile de la Vie, nous vous rendons grâce pour son zèle ardent pour sauver de l’avortement les bébés à naître.

Nous vous le demandons humblement, à son exemple, accordez-nous une conscience toujours plus vive de la dignité de chaque personne humaine et un inlassable zèle pour la défendre.

Nous vous confions aussi, par les mains de la Très Sainte Vierge Marie pour laquelle le Docteur Xavier Dor avait une immense dévotion, les femmes ayant eu recours ou tentées par la suppression de l’enfant qu’elles portent. Qu’elles découvrent le chemin de la miséricorde et de la consolation et choisissent la vie.

En ces jours où l’euthanasie et l’avortement menacent particulièrement la dignité des plus fragiles, nous nous tournons vers vous avec confiance ; envoyez votre Esprit-Saint sur ceux qui président aux destinées des sociétés humaines et délivrez-nous du mal.

Amen

Plus de 12 000 enfants sauvés de l’avortement en Russie

En 5 ans, le programme “Sauve une vie” de l’Eglise orthodoxe russe permis de sauver 12 162 enfants de l’avortement. Ce programme réunit désormais 160 spécialistes, dans 98 villes de Russie et Biélorussie: ces spécialistes consultent dans leurs cabinets, les centres périnataux et hôpitaux, et tentent de prévenir les avortements.

Des hôpitaux à fuir par les catholiques?

Lu sur le blogue de l’abbé Michel Viot, cet article qui revient sur deux sujets que nous avons déjà évoqués ici: l’appel de Mgr de Sinéty à ne pas empêcher les aumôniers d’assister les malades du coronavirus (vous pouvez toujours signer la lettre de remerciement à Mgr de Sinéty pour cet appel courageux ici) et le fameux décret sur l’utilisation du Rivotril (voir ici, ici et ).

A mon grand regret et à ma grande tristesse, je me dois, en urgence, d’attirer l’attention sur deux faits extrêmement graves, bien significatifs du mépris dans lequel certaines personnes tiennent l’Église catholique en France.

Il s’agit des obstacles dressés devant des malades qui, dans nos hôpitaux, demandent l’assistance d’un prêtre, et des incitations plus ou moins subtiles faites auprès des familles pour organiser d’une manière très rapide les funérailles, surtout quand il s’agit de morts du coronavirus.

Dans un communiqué publié ce 29 mars dernier, Monseigneur Benoît de Sinety, Vicaire Général de l’Archidiocèse de Paris écrivait « À l’heure où l’urgence se fait grande et où l’ensemble de notre société retient son souffle devant la progression de cette épidémie, je demande avec gravité que puisse être respecté ce droit fondamental à être un homme jusqu’au bout de sa vie. Que ceux qui expriment le désir, ou dont la famille le manifeste, puissent bénéficier de la présence du ministre de leur religion à leurs côtés pour prier avec eux et pour eux, pour leur tenir la main, pour ne pas les laisser mourir sans bénéficier d’un accompagnement spirituel qu’ils peuvent souhaiter… Ne pas se rendre au chevet des mourants revient à laisser le champ libre à une forme d’abandon non pas humain mais spirituel qui, outre le fait qu’elle incite des malades à tout faire pour échapper à l’hôpital par peur d’y subir ce sort, abîmerait durablement l’âme de notre système de santé et, plus largement de notre pays ».

« Échapper à l’hôpital par peur d’y subir ce sort. » oui beaucoup de français croyant en Dieu pourront ressentir cela, et pas seulement des catholiques, notre Vicaire Général ayant d’ailleurs parlé de la présence de ministres d’une religion.

Mais une autre raison peut pousser à craindre l’hôpital, et pire, tout simplement le médecin. Le décret N°2020-360 du 28 mars 2020, signé par le Premier ministre et le ministre de la santé autorise un médecin à injecter du rivotril en intraveineuse aux malades gravement atteints pour éviter la détresse respiratoire, et l’assuré n’aura rien à payer ! Il mourra en quelques heures, après l’injection. Le site Le Salon beige a publié un intéressant article (1) d’un médecin confronté régulièrement aux problèmes de l’atroce souffrance liée à la fin de vie. Il y a tout expliqué. Mais il ressort tout de même clairement de son propos, du moins de ce que j’en ai compris, que l’intraveineuse de rivotril est à coup sûr mortelle, tandis que le produit utilisé auparavant, le midazolam ne peut avoir un effet mortel qu’à forte dose. Autrement dit, que lorsque la douleur devient trop forte et que son atténuation met en danger la vie du patient. Si ce dernier est en fin de vie, il a parfaitement le droit, sans cesser d’être un bon catholique, de demander qu’on fasse cesser ses souffrances, quitte à mourir plus tôt. (ceci ne vaut donc bien que lorsque la mort est inéluctable !). Ayant pendant deux ans été aumônier d’hôpital, je sais qu’on ne peut pas soulager toutes les souffrances, et qu’il existe des cas limites où seul l’emploi de produits dangereux est efficace. Le drame qui consiste à passer de la sédation classique, par étapes, au moyen d’un produit qui n’est pas par lui-même mortel, à un produit qui l’est à coup sûr dans le cas de détresse respiratoire n’est pas anodin. Même si ce n’est que pour un temps. Il permet à un médecin de donner une substance mortelle, acte contraire à sa profession. Le coupable n’est toutefois pas le médecin qui l’administrera à ceux qui se trouvent en phase terminale du cancer du poumon, ou du coronavirus, mais le gouvernement qui n’aura pas pu lui fournir le médicament nécessaire. Peut-être qu’on ne légalise pas l’euthanasie, mais on en prend le chemin en y habituant les praticiens.

Qu’on me comprenne bien ! Je sais que la détresse respiratoire, que ce soit en phase terminale de cancer du poumon, ou d’infection par le coronavirus peut entraîner une mort atroce, et que la charité commande d’abréger les souffrances quand des médecins, collégialement, sont sûrs que le malade arrive à la fin de sa vie. Ensemble, les différents médecins responsables peuvent mettre en place un traitement antidouleur, qui ne saurait en aucun cas être mortel en lui-même, mais qui peut seulement le devenir à haute dose, étant entendu, que cela pourra être employé en tout dernier recours. Mais pas au début ! À ceux qui trouveraient ce raisonnement hypocrite, je n’ai rien à répondre, parce qu’ils donnent alors la preuve qu’ils ne comprendront jamais rien au respect de la vie tel que l’entend l’Église, et aussi beaucoup de médecins encore.

De plus, dans ce qui est prévu par le décret, il semble bien qu’un seul médecin décide ! Il est spécifié « si l’état clinique le justifie ». Et apparemment, là encore, le médecin en question demeure seul pour juger du bienfondé de la justification ! Valable jusqu’au 15 avril, ce décret ne présenterait-il pas toutes les apparences d’une permission de l’euthanasie hors des cadres prévus par la loi sur les soins palliatifs ? Nos autorités politiques ne devraient-elles pas donner quelques explications ?

Quand on compare cette rapidité à signer pareil décret, à ordonner ce dimanche 5 avril une grande étude sur le plasma des personnes guéries, et la lenteur avec laquelle on a pris soin de commander masques et tests fiables, on reste pour le moins dubitatif. Quand on repense aussi avec quelle rapidité on s’est moqué du professeur Raoult, pour consentir ensuite à n’utiliser son protocole de soins que dans les cas graves, autrement dit pour voir mourir les patients ainsi soignés, et en imputer la faute à ce médecin qui décidément n’a pas la cote (car en agissant ainsi on allait à l’encontre de ce qu’il avait préconisé), on se demande s’il existe en France un esprit de logique chez nos décideurs.

A l’heure où j’écris ces lignes, je signale deux cas pour illustrer cette situation actuelle qui ne doit pas durer. Depuis hier au moins, un patient catholique qui se trouve à l’hôpital de Montsouris à Paris se voit refuser par l’établissement la visite de l’aumônier pour recevoir l’onction des malades. Cette attitude est contraire à la charte des patients hospitalisés, et spirituellement monstrueuse. Les craintes de notre Vicaire Général étaient donc bien justifiées. Et pour ce qui relève des services funèbres, à défaut de pouvoir utiliser un TGV, on se dirige vers un CGV, convoi à grande vitesse : la mort en EHPAD, ou à l’hôpital, et direct au four crématoire ! La pastorale diocésaine de Paris des funérailles n’a encore effectué aucune célébration pour un défunt du coronavirus. Je souhaiterais que mes confrères me disent ce qu’il en est pour leur paroisse. Selon les réponses, il pourrait y avoir quelque intérêt à faire des statistiques utiles à la science. Le fait d’être catholique pourrait-il, peut-être, dans de nombreux cas, immuniser contre le coronavirus ? Et dans ce cas, ce remède contre la pandémie, même s’il devait déplaire à quelques idéologues ne coûterait pas grand-chose à la Sécurité Sociale.

La comparaison avec le Vietnam communiste n’est pas à notre honneur!

Lu sur le blogue de Nicolas Bonnal:

Michael Sibony, 33 ans, en mission longue durée à Hanoï, la capitale du Vietnam : « Vue d’Extrême-Orient, la situation européenne face à la pandémie ferait presque sourire si elle n’était pas si tragique. Les pays progressistes imposent à leur population de se confiner et, en France, on enrobe cette privation de libertés d’un champ lexical martial et guerrier anachronique. C’est en observant de loin mon pays se débattre qu’un constat s’impose. Au Vietnam, pays “en voie de développement”, en guerre il y a cinquante ans, on ne compte à ce jour aucun mort… Plus petit mais beaucoup plus peuplé avec 93 millions d’habitants — soit presque 40 % de plus qu’en France —, le Vietnam gère d’une tout autre manière la non-prolifération du virus, sans appeler à la guerre ni créer de psychose dans les chaumières… Quelques milliers de confinés au Vietnam, par rapport aux millions en France…Pur produit du système, je ne peux pourtant plus le supporter, ni le cautionner. »

Le témoignage complet de Michael Sibony est à lire sur le site de l’Obs.

Obsèques du Dr Dor

Communiqué de SOS Tout Petits:

En raison de l’épidémie, les obsèques du Docteur Dor auront lieu en présence seulement de quelques membres de sa famille. Des messes ont été dites pour lui dimanche.
Une bénédiction aura lieu à Paris jeudi 9 avril à 16 heures  et l’inhumation sera faite en province vendredi 10 avril à 16 heures 15. Chacun de nous est invité à s’y associer en priant là où il se trouve.
Jeudi Saint à 16 heures nous dirons le Rosaire  et Vendredi Saint à 16 heures 15 le Chapelet, les mystères douloureux. Nous prierons pour le Docteur Xavier Dor, notre Président d’honneur et Fondateur, en y associant aussi le Docteur Luc Perrel son vice-président et leurs épouses, décédés.
Le Docteur Dor a voulu que SOS Tout-Petits lui survive,  avec un nouveau président et un vice-président et il est resté très actif et présent à nos Rosaires et Chapelets jusqu’à ce qu’il en soit empêché. Nous prierons donc aussi à cette intention et pour que les militants de SOS Tout-Petits et tous ceux qui voudront se joindre à nous demeurent fidèles et déterminés dans leur action  et leurs prières pour la protection de la Vie humaine
et particulièrement celle des tout-petits à laquelle notre Fondateur avait consacré sa vie.

Des scientifiques contre le confinement

Le site Strategika a eu la bonne idée de publier les déclarations de 12 scientifiques du monde entier, critiquant la gestion de l’épidémie de coronavirus, et notamment l’enfermement général. Naturellement, ce ne sont pas parce qu’ils sont “dissidents” qu’ils ont raison, mais un peu d’esprit critique, cela donne un bon bol d’air – ce qui, par ces temps “d’assignation à résidence”, est assez plaisant!

Extraits:

Nous craignons qu’un million d’infections par le nouveau virus n’entraînent 30 décès par jour au cours des 100 prochains jours. Mais nous ne réalisons pas que 20, 30, 40 ou 100 patients positifs pour des coronavirus normaux meurent déjà chaque jour.

Je n’ai jamais rien vu de tel, ni de si près. Je ne parle pas de la pandémie, car j’en ai vu 30, une par an. On appelle cela la grippe. Et d’autres virus de maladies respiratoires, nous ne savons pas toujours ce qu’ils sont. Mais je n’ai jamais vu cette réaction, et j’essaie de comprendre pourquoi. […] Dans la province de Hubei, où le nombre de cas et de décès a été de loin le plus élevé, le nombre réel de cas signalés est de 1 pour 1000 personnes et le taux réel de décès signalés est de 1 pour 20 000. Cela permettrait peut-être de mettre les choses en perspective.

Celui qui pense que les gouvernements mettent fin aux virus se trompe. Les gouvernements ne peuvent pas stopper les virus et le verrouillage du système tuera plus de personnes en raison de la dépression que le virus.

Je ne suis pas un fan du confinement. Quiconque impose une telle mesure doit aussi dire quand et comment en sortir. Puisque nous devons supposer que le virus sera présent pendant longtemps, je me demande quand reviendrons-nous à la normale ? On ne peut pas garder les écoles et les garderies fermées jusqu’à la fin de l’année. Parce que cela prendra au moins autant de temps avant que nous ayons un vaccin. L’Italie a imposé un verrouillage et a obtenu l’effet inverse. Ils ont rapidement atteint leurs limites de capacité, mais n’ont pas ralenti la propagation du virus pendant le confinement.

Notre problème principal est que personne ne s’attirera jamais d’ennuis pour des mesures trop draconiennes. Ils ne s’attireront des ennuis que s’ils en font trop peu. Ainsi, nos politiciens et ceux qui travaillent avec la santé publique font beaucoup plus qu’ils ne devraient faire. Aucune mesure aussi draconienne n’a été appliquée pendant la pandémie de grippe de 2009, et il est évident qu’elles ne peuvent pas être appliquées chaque hiver, c’est-à-dire toute l’année, car il y a toujours l’hiver quelque part. Nous ne pouvons pas fermer définitivement le monde entier. S’il s’avère que l’épidémie s’atténue d’ici peu, il y aura une file d’attente de personnes qui voudront s’en attribuer le mérite. Et nous pouvons être sûrs que des mesures draconiennes seront à nouveau appliquées la prochaine fois. Mais n’oubliez pas la blague sur les tigres. “Pourquoi souffles-tu dans la corne ?” “Pour éloigner les tigres.” “Mais il n’y a pas de tigres ici.” “Voilà, vous voyez bien !”

L’ensemble de ces déclarations est à lire ici.

L’utilisation du Rivotril et ses risques euthanasiques

Une lectrice connaissant bien les soins palliatifs nous a envoyé une longue réponse à l’article Soins palliatifs et analgésiques. Elle estime, quant à elle, que le risque euthanasique de l’utilisation de Rivotril, dans le cadre de la lutte contrele covid-19, est avéré.

Vous pouvez télécharger cet article ci-dessous:

Crise du coronavirus : l’armée, otage de la propagande macronienne

Emmanuel Macron l’a décidé : nous sommes en guerre contre le coronavirus. Donc, les armées doivent être mobilisées.

Mme Florence Parly, ministre des armées, affiche sur son compte Twitter les gestes barrière : certainement le début d’une défense nationale.

Mme Florence Parly, ministre des armées, pour accompagner l’engagement de son patron dans cette guerre, twitte avec entrain sur les brillantes réalisations des armées françaises (dont nous louons la parfaite bonne volonté).

Tout y passe :

  • Les travaux de montage d’un hôpital militaire de campagne à Mulhouse font l’objet d’un tweet admiratif :

  • Le 24 mars, soit 8 jours après l’annonce du projet, prise en charge du premier patient, comme une première victoire:

  • Autre domaine, les transferts de malades.

Le ministre des armées souligne le savoir-faire militaire en désinfection, ça méritait un tweet :

Un autre tweet du 3 avril souligne le travail pour le repositionnement géographique de 30 patients d’île de France chaque jour.

Et d’ailleurs, 30, c’est la capacité nominale quotidienne de transport de malade par l’armée :

  • Même les soignants (cinquante civils) profitent de ces capacités :

  • Et l’armée fournit aussi de l’essence, à la grande satisfaction de l’Etat-Major:

  • Et distribue des masques. Tout d’abord, l’armée a fait le don au système de santé de 5 millions de masques.

  • Et a mené une opération de distribution dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

  • L’armée mène aussi des opérations de transport de colis divers :

La raison de cette communication est connue : il ne s’agit pas d’une guerre, mais d’une crise dont la gestion est depuis le début l’objet d’une suite impressionnantes de mauvaises décisions et de mensonges (rôle possible des frontières dans la limitation de l’épidémie ; disponibilité, utilité et usage des masques ; disponibilité, utilité et usage des tests ; atermoiements et palidonies divers dans la prise de décision du confinement ; manque de coordination entre structures hospitalières publiques et privées ; terminologie guerrière elle-même…).

La stratégie de l’engagement militaire sert donc au pouvoir macronien de camouflage (une grande compétence traditionnelle de l’armée) et transforme la supposée guerre contre le virus en une guerre de communication.

Mais pourquoi toute cette communication laisse-t-elle comme un goût amer ? Parce qu’il en ressort un double  écart gigantesque : tout d’abord entre la satisfaction compulsive de ces présumés chefs de guerre et la réalité des opérations menées par cette armée française ; d’autre part, entre ces capacités dérisoires apparentes de l’armée et les besoins réels.

  • Le don de 5 millions de masques, pour charitable qu’il soit, ne représente en gros que l’équivalent d’une demi-journée de consommation pour les seuls soignants à l’hôpital (en excluant tous les médecins, les infirmières libérales, les personnels des EPHAD et leurs pensionnaires, les forces de l’ordre, les commerçants au contact du public, etc, etc …).
  • Un hôpital militaire de campagne (le seul existant par ailleurs) de trente places, c’est peu par rapport à la capacité de 14 500 lits de réanimation mise en place au niveau national suite à tous les efforts déployés par toutes les structures hospitalières, publiques et privées (Le 3 avril, un hôpital de campagne d’une capacité initiale de 500 lits (pour atteindre 4000 lits ensuite) venait d’être mis en place avec le concours de l’armée, en dix jours, mais c’est à Londres.
  • La logistique des malades paraît anecdotique. Il y a actuellement 7000 malades en réanimation dans les hôpitaux français.
  • De plus, on ne sait toujours pas si, dans les régions dont il faut alléger la charge, les disponibilités dans les structures privées sont bien utilisées, ou bien –comme on le suspecte méchamment- les mouvements militaires sont sollicités à titre symbolique uniquement. Sans doute au même titre que les transferts dans les pays européens, fêtés comme une grande réalisation de l’Union européenne qui ne serait donc pas entièrement morte :

Il y a même eu 6 malades qui devaient être transférés (encore un symbole de l’Union européenne ?) en République tchèque le 6 avril. Les malades étaient déjà sur le tarmac de l’aéroport de Luxembourg au moment où toute l’opération (allez savoir pourquoi) a été annulée :

  • De même, être obligé de faire appel à la société Dassault et à ses Falcon pour transporter en avion 50 personnes civiles depuis la Bretagne en Île-de-France et en tirer une quelconque fierté militaire, c’est peut-être le comble du dérisoire. Et quand on pense qu’après la fermeture des différentes frontières, il y a eu 130 000 touristes français bloqués dont il a fallu organiser le rapatriement !

L’armée française semble avoir à peu près les moyens de scouts, de Petits Frères des pauvres et de gentlemen du déménagement. Cela nous rappelle les conditions de la démission du général de Villiers en 2017. Comme le disait Le Salon beige, les militaires doivent avoir honte de voir ainsi leur manque de moyens mis en avant par des responsables politiques qui ne pensent qu’à leur ego. On espère que l’armée sera capable encore de mener les vraies guerres qui pourraient bien nous attendre. Un peu comme on le pensait naïvement des structures de santé françaises face à un choc sanitaire.

Quant à ceux qui sont censés gouverner, Le Salon beige l’avait déjà souligné : là où l’on a besoin de chefs, on a des épiciers bavards. Et Mme Parly fait dans l’épicerie de très petit détail.

Ce n’est plus de la communication. C’est de la propagande. Avec l’armée comme otage. D’ailleurs, on lui a mis un masque sur la bouche : comme Sibeth nous a dit qu’un masque ne servait à rien, c’est sans doute pour que l’armée reste la Grande muette.

Il est toujours possible de se rendre dans une église

On me signale que les Français ne sont pas bien informés de leur possibilité de fréquenter leur lieu de culte (et pour ceux qui sont malades d’avoir la visite d’un prêtre). Voici ce que dit le site du gouvernement :

Les ministres des cultes peuvent-ils effectuer des visites à des personnes malades ou en fin de vie ?

Les ministres des cultes ont le droit de se rendre au chevet des personnes malades ou en fin de vie.

Puis-je me rendre dans mon lieu de culte ?

Oui, les lieux de culte ont été autorisés à rester ouverts. Mais je ne peux pas participer à un rassemblement ou une réunion de plus de 20 personnes au sein d’un lieu de culte. 

Vénération de la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris

Mgr Aupetit a annoncé qu’il vénèrerait la Sainte Couronne au coeur même de Notre-Dame de Paris, où elle est ordinairement gardée, le Vendredi Saint à 11h30 – soit pratiquement un an, jour pour jour, après l’incendie qui a ravagé la cathédrale.

La cérémonie sera retransmise sur BFM TV et sur KTO.

Vivez la semaine sainte à Rome… à distance!

Vous voulez vivre pleinement ces jours saints, malgré le confinement ? L’agence Via Sacra vous propose de vous “emmener” à Rome, du mercredi saint 8 avril à samedi saint 11 avril.(Elle vous propose chaque jour des vidéos des reliques de la Passion disséminées dans Rome, en suivant la liturgie de la semaine sainte. Vous pouvez vous abonner ici. (Les vidéos sont gratuites, mais vous pouvez nous envoyer une contribution libre par la cagnotte dont le lien est disponible sous les vidéos.)

Le macronisme, un exhibitionnisme

Le déclic est venu ce 7 avril 2020 : alors qu’il y a confinement et que les gens doivent rester chez eux, alors que tout gouvernement ayant la capacité de gouverner aurait déjà demandé à chacun de porter un masque, voilà qu’Emmanuel Macron fait un petit tour en Seine Saint Denis. Sa voiture s’arrête devant une cité ; il descend de voiture (sans masque) et se porte au-devant d’une foule d’habitants forcément tous agglomérés. Il salue la foule de ses deux mains doucement jointes, comme le petit Justin Trudeau saluait les indiens lors de son mémorable voyage costumé. Il fait mine de demander aux gens de respecter les distances entre personnes, qui n’obéissent pas plus que la femme musulmane entièrement voilée qui était près de lui à Mulhouse. Il sourit, rentre dans sa voiture, ouvre sa fenêtre, fait des coucous de la main et repart.

Et là, tout s’est éclairé : les réunions multiples et interminables du soi-disant Grand débat, ses discours télévisés en général interminables, ses postures guerrières dans un petit hôpital militaire ou en comité Défense, même la présentation au cordeau du site internet de l’Elysée. Le macronisme est un exhibitionnisme et Emmanuel Macron un exhibitionniste. De qualité, certes, bien habillé et muni d’une certaine culture. Mais un exhibitionniste.

Et là on se dit : ce n’est pas sûr que ce soit ce dont la France a besoin.

Sondage: faut-il abolir le droit du sol?

Pour voter, c’est ici.

La Syrie face à ses occupants et ses islamistes

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Lorsque, à la suite des printemps arabes, la guerre a éclaté en Syrie, en 2011, elle avait toutes les apparences d’une guerre civile.

L’Occident s’est naturellement enthousiasmé pour ce qu’il a cru (ou fait semblant de croire) être une révolte populaire appelant à la démocratie. Le président syrien, Bachar el-Assad, a vite endossé l’habit du méchant dictateur « qui tue son propre peuple » même si, peu de temps auparavant, il était invité par Nicolas Sarkozy, un 14 Juillet, sur les Champs-Élysées en compagnie de son épouse, la ravissante Asma.

Le conflit s’est presque instantanément internationalisé, comme s’il était attendu de longue date. L’Arabie saoudite et le Qatar dès le début, la Turquie peu après, alimentèrent massivement les islamistes en argent et en armes.

L’Iran et sa filiale, le Hezbollah libanais, accoururent aider l’allié syrien en grande difficulté. Dès 2012, le conflit était devenu international sur fond de guerre chiites-sunnites.

À la faveur des conquêtes islamistes, des Irakiens, qui s’étaient connus dans les camps de prisonniers américains avant d’être libérés, fondèrent l’État islamique en 2014. Le califat était de retour et suscita un engouement international. Du monde entier, des dizaines de milliers d’islamistes sunnites accoururent faire le djihad contre l’impie Bachar en passant par la Turquie, aux frontières généreusement ouvertes pour cette bonne cause. Ah, ce bon Erdoğan…

L’intervention russe de 2015 sauva la Syrie et permit la reconquête progressive du pays. Mais, bien évidemment, les Occidentaux s’en étaient mêlés. Par leurs services secrets, tout d’abord : armes et argent furent généreusement distribués à d’improbables « rebelles modérés » avant qu’Obama ne mette fin à cette absurdité orchestrée par la CIA et Hillary Clinton, secondés, hélas, par les services français, anglais et allemands.

Les attentats de Paris changèrent tout et une coalition internationale intervint en Syrie, sans d’ailleurs y être invitée. L’aviation américaine et l’infanterie kurde eurent raison du califat. Les Américains abandonnèrent, ensuite, partiellement leur allié kurde, permettant aux Turcs d’envahir une partie du nord de la Syrie, les Russes les empêchant d’aller trop loin.

La situation actuelle est le résultat logique de cet enchaînement de faits.

Aux côtés de la Syrie, et à sa demande, il y a des troupes russes, iraniennes et libanaises. L’armée turque est présente dans le nord et chapeaute une partie de la province d’Idleb, au nord-ouest. De nombreux islamistes d’al-Nosra y sont aussi présents et comptent, d’ailleurs, de très nombreux étrangers dont plusieurs Français. Un reportage récent de France 24 en a montré deux à l’œuvre derrière une mitrailleuse.

Les Américains n’ont pas quitté le pays, contrairement à ce que Trump avait annoncé : ils sont présents dans le nord-est et soutiennent les Kurdes qui occupent les puits de pétrole situés à l’est de l’Euphrate, le long de l’Irak. Il y a également un camp américain au sud, le long de la frontière jordanienne.

Autant dire que la route est encore longue avant que la Syrie ne retrouve sa souveraineté et puisse, enfin, se reconstruire.

Bientôt 50 000 signataires pour la supplique aux évêques

Nous sommes bientôt 50 000 à avoir signé la supplique aux évêques pour la consécration de la France au Sacré-Coeur et au Coeur immaculé de Marie. Mille mercis à tous… et poursuivons – intensifions! – l’effort!

Pour signer, c’est ici.

Les évangéliques pour la vie s’inquiètent

Communiqué du Dr François Volff, de Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour la Respect de la Vie:

Les Chrétiens Protestants et Évangéliques prennent acte que le gouvernement autorise, hors AMM, l’administration de Rivotril pour soulager les derniers instants des personnes âgées atteintes de coronavirus. Ils s’inquiètent néanmoins de prévisibles refus d’admission en réanimation par manque de place, alors même que des hôpitaux ont réussi à garder des places libres. Et alors qu’on interdit aux médecins de prescrire de l’hydrochloroquine, médicament vendu sans ordonnance depuis plus de 50 ans, qui leur donnerait une chance de ne pas en arriver là.

Sondage sur la clause de conscience des médecins

Comme vous le savez, régulièrement des parlementaires attaquent la clause de conscience des médecins au sujet de l’avortement. Combien sommes-nous à être attachés à cette clause de conscience?

Pour voter, c’est ici.

L’administration française que le monde nous envie… (ou pas)

3 informations viennent aujourd’hui se bousculer, et je les laisse à votre sagacité :

  • Les masques commandés par la France en Chine seront livrés d’ici la fin juin (sans doute pour la future pandémie de Covid-20), a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. La France poursuit ses efforts pour s’approvisionner en masques, et ses commandes auprès de fabricants en Chine atteignent désormais près de deux milliards d’exemplaires. Ces masques qui ne servaient à rien, selon Sibeth, porte-parole du gouvernement… (“Peut-être” que le port du masque sera prochainement obligatoire en France, selon Olivier Véran)
  • Le fondateur du groupe de chimie SNF, à Andrézieux-Bouthéon (Loire), a été placé lundi en garde à vue puis relâché, soupçonné de proposer de la chloroquine aux salariés de sa société pouvant souffrir du Covid-19. René Pich, 79 ans, également directeur général délégué de SNF, a été entendu par les gendarmes, dans le cadre d’une enquête pour « exercice illégal de la pharmacie et de la médecine », ouverte par le parquet de Saint-Etienne. L’enquête a été ouverte à la suite d’un signalement effectué le 31 mars par l’inspection du travail de la Loire. Le dirigeant écrit dans une note : « Nous nous sommes informés en Chine dès la fin janvier et nous avons compris que ce produit était la solution. Aujourd’hui, Trump aux USA, en passant au-dessus de toutes les procédures médicales, a préconisé ce produit pour tous les cas graves. Ce produit est maintenant utilisé avec succès en Chine, Corée du Sud et Thaïlande ».Une plainte du syndicat CFDT de la chimie a été déposée auprès du parquet de Saint-Etienne pour « mise en danger de la vie d’autrui, exercice illégal de la médecine et de la pharmacie et administration de substances vénéneuses ».
  • La ville de Biarritz a interdit la station assise de plus de deux minutes sur ses bancs afin de rappeler “l’impossibilité de flâner”, a indiqué la municipalité. On imagine les policiers municipaux avec leur chronomètre devant les bancs publics… L’arrêté municipal précisait que cette interdiction ne s’appliquait pas à des “circonstances particulières” comme “l’attente du bus ou des services médicaux” ou “des raisons de santé”. Nous voilà rassurés.

Sauver nos PME

Christophe Machard, patron d’une belle PME, vient de publier une tribune sur le site des 4 Vérités. Il suggère une solution simple pour éviter que des dizaines de milliers d’entreprises succombent à la cessation générale d’activité qu’impose le coronavirus. Il suffirait de ne pas taxer les bénéfices réalisés en 2019 que les actionnaires et les dirigeants choisiraient de laisser dans la société. Ce serait à la fois efficace et juste.

Efficace, car les PME françaises sont principalement fragilisées par un défaut de fonds propres et de trésorerie. Par conséquent, plutôt que de leur prêter de l’argent public (que nous n’avons pas), il serait plus pertinent d’inciter les actionnaires à donner à leur société les moyens de grandir et donc à laisser le maximum de bénéfices à l’intérieur de la société.

Et ce serait également juste. Cela éviterait la double imposition que subissent le plus souvent les patrons de PME (d’abord taxés à l’IS dans leur société, puis à l’IR quand leur société peut leur verser des dividendes). Et, surtout, cela serait une réponse de bon sens à l’appel de Bruno Le Maire: ce dernier invite les entreprises à ne pas verser de dividendes pour ne pas se fragiliser et ne pas devoir licencier. Cet appel sera d’autant mieux entendu que le fisc ne se goinfrera pas au passage. Sachant que ce fiscalisme serait une attitude suicidaire: bien sûr, à court terme, les rentrées fiscales seraient plus importantes, mais, dans quelques mois, il faudrait dépenser bien davantage pour faire face à l’hécatombe et au chômage de masse.

Il est encore temps de choisir le bon sens. Vous trouverez ci-dessous de larges extraits de cette tribune. Et surtout un lien pour soutenir cette mesure. Il faudrait absolument que tous les lecteurs du Salon beige votent et fassent voter: nous devrions être au moins 100 000 pour faire en sorte que les parlementaires se saisissent de cette idée et que la crise sanitaire ne soit pas doublée d’une crise économique dévastatrice.

Certes, en règle générale, nos actions sont plutôt orientées vers la défense de la vie et de la famille. Mais d’une part, la défense des PME relève aussi de la doctrine sociale de l’Eglise et des principes de subsidiarité et de diffusion de la propriété; et, d’autre part, si nos entreprises font faillite, nos familles seront, elles aussi, menacées. Alors soutenons nos PME!

Guillaume de Thieulloy

 

Dirigeant d’une entreprise de maitrise d’oeuvre spécialisée dans les travaux publics, je suis engagé depuis des années dans le syndicalisme patronal et les clubs d’entreprises. Je suis en contact régulier avec des dizaines de patrons de PME – et avec bon nombre d’élus et de représentants des pouvoirs publics. Nous avons déjà traversé des crises graves. Mais jamais je n’ai été aussi inquiet : faute de trésorerie, des dizaines de milliers d’entreprises risquent de mettre la clé sous la porte. […]

Cependant, l’action de l’Etat est tellement déconnectée des réalités qu’elle ne peut pas porter les fruits espérés. Je ne prends qu’un exemple, que je connais bien : le cas des chantiers de travaux publics. On nous a d’abord dit que, puisque nous ne pouvions pas télétravailler, nous devions mettre nos salariés au chômage partiel. Quelques jours plus tard, la ministre du Travail nous accuse de manquer de civisme et exige que nous reprenions les chantiers abandonnés. Moi, je veux bien. Mais d’abord, pour rouvrir un chantier, les entreprises ont besoin de clients et de fournisseurs : les uns et les autres manquent. Et, surtout, à supposer que l’on puisse rouvrir un chantier, comment le chef d’entreprise peut-il prendre la responsabilité de mettre en péril la santé de ses salariés ? […]

Par ailleurs, on nous refuse toujours la vente de masques et de gel hydro-alcoolique. Je comprends bien sûr que ces produits soient prioritairement réservés au personnel médical, mais est-il si difficile de comprendre que, faute de ces produits, l’on ne puisse pas faire venir ses collaborateurs sur un chantier ? […]

Ce qui me paraît le plus étrange, ce sont les annonces de prêt et de délai de paiement accordés aux entreprises pour les aider à franchir cette passe difficile.

En soi, cela me semble évidemment excellent. Mais, si l’Etat voulait vraiment nous aider, il serait beaucoup moins coûteux et beaucoup plus efficace d’adopter une mesure, que je réclame depuis longtemps en criant dans le désert : il suffirait que l’impôt sur les sociétés (IS) ne frappe que les bénéfices sortis de l’entreprise. Tous les bénéfices conservés dans l’entreprise, soit pour renforcer les fonds propres ou la trésorerie, soit pour préparer les investissements ou embauches à venir, devraient être défiscalisés. Taxer au bilan des bénéfices laissés dans l’entreprise, revient à taxer un bien social ! Cela pénalise autant l’actionnaire que les salariés mis en difficultés par la fragilité de l’entreprise trop souvent causée par un manque de trésorerie…

Ne pas fiscaliser les bénéfices laissés dans l’entreprise donnerait instantanément à la plupart des PME un bol d’air; cela coûterait beaucoup moins à l’Etat ; et surtout cela éviterait que, dans quelques mois, nous ayons des dizaines de milliers d’entreprises au tapis et des centaines de milliers de salariés supplémentaires au chômage. L’idée commence à se répandre sur les réseaux sociaux. Qu’en pensez-vous ?

Pour voter, c’est ici.

Pouvons-nous encore leur faire confiance ? (addendum)

De Jean-Pierre Maugendre :

Dans la chronique du 3 avril dernier citée ci-dessus [publiée le 4 avril sur ce blog, NDMJ] je mettais en parallèle les modes de communication, sensiblement différents en temps de crise, du général De Gaulle et du président Macron. Ceci a été compris par certains lecteurs comme une approbation de la politique algérienne du revenant du 13 mai 1958. Bien évidemment il n’en est rien. L’histoire a désormais bien mis en lumière la duplicité, la rouerie et les mensonges du fondateur de la Véme République, trahissant la parole donnée, abandonnant au couteau des égorgeurs des dizaines de milliers de musulmans qui avaient cru en la parole de la France et conduisant à l’exil un million de pieds-noirs. Sur ce sujet il me semble que les mots définitifs ont été prononcés par le maréchal Juin, pied-noir natif de Bône, le 2 juillet 1962

« Que les Français en grande majorité aient, par référendum, confirmé, approuvé l’abandon de l’Algérie, ce morceau de la France, trahie et livrée à l’ennemi, qu’ils aient été ainsi complices du pillage, de la ruine et du massacre des Français d’Algérie, de leurs familles, de nos frères musulmans, de nos anciens soldats qui avaient une confiance totale en nous et ont été torturés, égorgés, dans des conditions abominables, sans que rien n’ait été fait pour les protéger : cela je ne le pardonnerai jamais à mes compatriotes : la France est en état de péché mortel. Elle connaîtra un jour le châtiment.”

Nous y sommes !

Puis-je d’autre part, à propos de la référence que j’avais choisie, me permettre une analogie historique ? Le 10 décembre 1919 le prix Goncourt est attribué à Marcel Proust pour son livre : A l’ombre des jeunes filles en fleurs. Le candidat favori était pourtant Roland Dorgelès pour son ouvrage Les croix de bois. Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre. Le faiseur de roi a été Léon Daudet. Dans une formule virile celui-ci signifie à ceux qui lui reprochent d’avoir soutenu un Juif, homosexuel, riche, oisif et réformé contre un ancien combattant, décoré de la Croix de guerre que le jury du Goncourt couronne les qualités littéraires d’une œuvre et ne délivre pas un blanc-seing de bonne moralité. Analogiquement, en soulignant les qualités de communicant du général De Gaulle mon propos n’était pas de cautionner, de quelque manière que ce soit, sa politique, en particulier algérienne. Sans doute ai-je été maladroit et je prie ceux que j’ai, involontairement, blessé de bien vouloir me le pardonner.

Au début de cette semaine sainte m’est donnée l’heureuse occasion de nous souhaiter à tous une heureuse montée vers Pâques. Nous savons qu’après le temps de la Passion viendra l’heure de la Résurrection. Poursuivons le bon combat dans la bienveillance et la fidélité, pour que France continue et chrétienté ressuscite.

Jean-Pierre Maugendre

Mgr Michel Aupetit bénira la ville de Paris avec le Saint-Sacrement depuis la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

Au cours du Jeudi saint, à 12h00, Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, bénira la ville de Paris avec le Saint-Sacrement depuis la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Vendredi saint, à 11h30, Mgr Michel Aupetit vénèrera la Sainte Couronne d’épines au cœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Vivre le Seder de Pessah ? [Addendum]

PhilOrient propose une petite initiative originale et très éclairante sur la Sainte Cène pour ce Jeudi saint. Il s’agit du Seder, le repas juif de la Pâques, au cours duquel le Christ a institué l’Eucharistie.

Addendum : si connaître les rites juifs au cours desquels Notre-Seigneur a institué l’Eucharistie est une bonne chose, les reproduire aujourd’hui est certainement plus ambigu. En effet, ils ont été définitivement abrogés par la Nouvelle Alliance et remplacés par le Saint Sacrifice de la Messe.

Le cardinal George Pell a été acquitté et est désormais libre

La Semaine Sainte commence avec cette excellente nouvelle : l’acquittement du cardinal George Pell. Il avait été condamné pour des actes qu’il avait toujours niés et qui, pour les connaisseurs du dossier, n’auraient jamais dû le faire condamner. Il faut noter que la Haute Cour pouvait également ordonner un nouveau procès ou confirmer la condamnation. Elle a cassé les cinq actes d’accusation à l’unanimité des 7 juges.

Il a subi l’opprobre, il a été sali par des médias hostiles à l’Eglise catholique. Personne ne lui demandera pardon pour les insultes et les longs mois passés en prison où il a été humilié. Traîné dans la boue pendant plusieurs années (situation du rouleau compresseur médiatique vécue aussi par le cardinal Barbarin mais pour d’autres griefs et dans d’autres circonstances), son acquittement sera à peine évoqué par les médias… Mais il est désormais libre. Deo Gratias.

L’Australien de 78 ans, qui clamait son innocence, a été acquitté de cinq chefs d’accusation, au bénéfice du doute (…) Mardi, la Haute Cour d’Australie, à Brisbane, a estimé qu’il y avait « une possibilité importante qu’une personne innocente ait été condamnée parce que les preuves n’ont pas établi sa culpabilité selon le niveau de preuve requis ».

Les sept magistrats de la Haute Cour ont ainsi estimé à l’unanimité que la juridiction inférieure avait « omis de se pencher sur la question de savoir s’il restait une possibilité raisonnable que l’infraction n’ait pas été commise, de sorte qu’il aurait dû y avoir un doute raisonnable quant à la culpabilité du demandeur ».

Voici la réaction du cardinal Pell :

Le cardinal Pell a publié une déclaration après l’énoncé de la Haute Cour. Il réitère qu’il a «constamment soutenu» son innocence et que «l’injustice» dont il a été victime «a été réparée» aujourd’hui. S’adressant à la personne qui a porté les accusations contre lui, le cardinal Pell a déclaré : «Je n’ai aucune rancœur envers accusateur». Et en pensant à ceux qui pourraient ressentir «de la douleur et de l’amertume», il a ajouté qu’il ne souhaitait pas que son acquittement soit une douleur supplémentaire. La base de la «guérison à long terme», a-t-il poursuivi, «est la vérité, et la seule base de la justice est la vérité, car la justice signifie la vérité pour tous».

Le Cardinal a remercié tous ceux qui ont prié pour lui, envoyé des lettres de soutien, sa famille, ses conseillers, «ses amis et ses soutiens ici et à l’étranger», et surtout, son équipe juridique. Il a terminé sa déclaration en pensant aux personnes touchées par le Coronavirus: «Je prie pour tous ceux qui sont atteints et pour notre personnel médical en première ligne», a-t-il conclu.

Les lecteurs du Salon beige qui ont suivi de près l’affaire ne seront pas surpris par cet acquittement. Voici quelques rappels de l’injustice, du complot et des humiliations qu’il a subis :

Cabales contre le cardinal Pell (2015)

Complot contre le cardinal Pell ? (avril 2018)

Un faux procès contre le cardinal Pell ? (mai 2018)

La double incrimination du Cardinal Pell (février 2019)

La persécution est là (mars 2019)

Le cardinal Pell à l’isolement, privé de bréviaire et de célébrer la messe (mars 2019)

Le cardinal George Pell, pédocriminel ou martyr de la foi ? (août 2019)

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