Le pouvoir macronien face à la crise sanitaire : on annonçait un chef de guerre, on a des épiciers bavards
Bien sûr, nous ne sommes pas en guerre : nous sommes en situation de crise. Et Emmanuel Macron, son Premier ministre, ses ministres et son directeur général de la santé nous submergent d’une vague de paroles incessante (amplifiée, c’est vrai, par le phénomène des chaînes dites d’information continue). Encore samedi avec cet exercice interminable de la conférence de presse d’Edouard Philippe, parce que voulu pédagogique. Comme si nous étions des enfants, la pédagogie étant la direction des enfants (et comme si d’ailleurs être pédagogue, c’était forcément être long et ennuyeux).
On aura remarqué que, dans toute cette gesticulation, le nombre joue un rôle considérable. On compte, on décompte, on recompte, on additionne, on soustrait : une gestion d’épicier bavard, avec ses mouvements de stocks, ses entrées, ses sorties, ses transferts d’un magasin à l’autre, ses mises en rayon, ses commandes qui n’arrivent pas, ses réappros, ses fournisseurs défaillants…
Ceci étant, l’épicier bavard Edouard nous assure que ses deux moyens sont la confiance et la transparence (comme si la transparence était en soi une action !). On n’est pas sûr d’être vraiment rassurés. Parce que, au demeurant, s’il y a une chose dont, depuis le début, nous avons eu confirmation, c’est qu’on fait dire aux chiffres ce qu’on veut. Deux exemples :
- Le nombre des personnes infectées par le virus. En réalité, ce sont les personnes qui ont aussi été testées. Et on sait que le nombre de tests est très réduit. De ce fait, quelle est la capacité à déduire d’une part un taux effectif de létalité du virus ; d’autre part la progression de ce qu’on appelle parfois l’immunité collective?
- Le nombre de morts liées au coronavirus. On sait maintenant qu’il ne s’agit que des morts à l’hôpital. Les morts en Ehpad, en particulier, sont exclus des statistiques (au moins jusqu’à ce jour). Ce qui également influe sur le calcul du taux de létalité du virus.
Et toujours en terme de nombres, on voudrait poser une petite question au pouvoir macronien. Hier, un exemple magnifiant son action héroïque était l’augmentation du nombre de lits de réanimation. Il était, au début de la crise, de 5000. Il est maintenant de 14500. Or, 5000, c’est connu, c’était le nombre de lits disponibles en hôpital public. On voudrait juste savoir, pour la cohérence, si 14500 est le nouveau nombre en hôpital public toujours, ou bien s’il incorpore maintenant le nombre de lits en hospitalisation privée.
Juste parce qu’en fait, on se méfie des épiciers qui, en période de crise, gonflent leurs marges…
Message aux étudiants et célibataires confinés
De Guillaume d’Alançon :
Exceptés les drames et le stress occasionnés par ce terrible coronavirus, le temps de confinement que nous vivons est aussi une épreuve cruciale, en tout cas décapante, pour les étudiants et les célibataires appelés à rester enfermés chez eux. C’est sans doute aussi une incroyable opportunité permise par la Providence pour continuer un discernement vocationnel.
Oui, comment mettre à profit ce temps très mystérieux, pas forcément facile à gérer, pour se mettre à l’écoute du Saint-Esprit qui, dans le silence du cœur à cœur, forme doucement notre âme et l’unit chaque jour davantage à Dieu ?
Il peut être profitable de prendre connaissance de quelques mots prononcés par un vieux moine chartreux ; ils mettent en relief avec une profondeur habitée la réalité de la présence de Dieu derrière les événements que nous vivons. Tout est dit sur l’abandon à la volonté divine et la joie qui en découle :
Rien de grand ici-bas n’a été réalisé sans le retrait, la solitude. Affronter les questions existentielles c’est nécessairement se trouver seul. A la naissance nous affrontons cette donnée nouvelle de la vie extra-utérine, à la mort nous vivrons le grand passage, nous rencontrerons le Père miséricordieux et juste en même temps. Et nous serons seuls. Il n’y aura pas d’échappatoire possible.
Marié ou moine, l’homme vit toujours la solitude d’une manière ou d’une autre. Attention, cette solitude n’est jamais totale. Elle est un appel à la communion fraternelle, visible ou invisible. Les moines vivent tous en communauté. Même les chartreux. La solitude avec Dieu a besoin de la vie fraternelle, toujours.
Aujourd’hui, le temps de solitude plus radical que certains sont appelés à vivre est sans doute l’occasion de toucher du doigt quelle est la définition de la bonne solitude. « Je ne suis jamais moins seul que lorsque je suis seul » disent les moines. Le mot moine lui-même vient du grec « monos ». Un autre adage dit « monos pros monon », c’est-à-dire seul vers le Seul. Seul avec Dieu.
Cette découverte de la solitude n’est pas toujours facile à vivre lorsqu’on est seul face à soi-même. Certains penseront : je suis chez moi et soumis à des restrictions de déplacement qui m’empêchent de rencontrer un prêtre, un ami, pour m’aider à progresser « intelligemment » dans cette réflexion, ce discernement. Comment alors réfléchir plus profondément, de manière plus experte ? Tout d’abord, ce n’est pas nous, ni un prêtre qui forme notre âme, c’est l’Esprit-Saint. Lui et lui seul. Certes il est indispensable d’être accompagné, dirigé, d’avoir un confesseur, pour avancer avec un esprit de fils.
Ce temps de confinement manifeste très clairement que la vie chrétienne n’est pas un à côté de notre vie habituelle, quelque chose que l’on gère le dimanche matin ou de manière anecdotique. La vie chrétienne c’est le cœur de notre vie.
On dit que beaucoup de mariages sont nés des JMJ. Dira-t-on que des vocations monastiques se sont révélées lors de ce confinement 2020 ? Si les JMJ sont des moments privilégiés pour grandir dans l’amitié authentique et plus si affinité, il semble évident que le silence et la solitude vécus par certains en ce moment est une occasion privilégiée d’entendre monter des profondeurs de leur cœur un attrait pour la vie des moines et des moniales.
Demandez à ceux qui ont choisi cette vie, ils vous le diront, c’est une vie heureuse, où la joie est sensible.
Plus encore, pourquoi ne pas aller au culot et carrément profiter de ce confinement pour téléphoner à une abbaye et demander un entretien téléphonique avec le maître ou la maîtresse des novices ? Il ne s’agit pas de prendre la panique et de se dire si j’entre en relation avec le Père Untel ou la Mère Unetelle, je m’engage un peu et cela me donne le vertige… Non ! C’est tout simplement une occasion privilégiée d’entendre une parole qui va aider, soutenir et même consoler. En bref, apprendre à vivre ce temps de solitude comme une opportunité pour grandir.
Il y a d’autres moyens pour apaiser la soif de paix intérieure et de joie, d’unité profonde, qui nous animent. En voici quelques-uns :
– Tout d’abord profiter du petit matin pour se mettre à genoux, dans le silence, et adorer notre Dieu. Il est l’auteur de toute vraie joie, de toute vraie paix. Il est la source qui rafraîchit, le pain qui nous nourrit. S’il se cache parfois, c’est pour que se creuse en nous cette soif de le chercher non pas pour notre satisfaction émotionnelle, mais pour que nous l’aimions pour ce qu’Il est, éternellement. Que nous l’adorions… dans le silence. Et là, dans ce cœur à cœur, goutte-à-goutte discret, le murmure d’une source creuse en moi la soif de Dieu… « comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme vous cherche, ô mon Dieu… » dit le psalmiste. « Il n’y a qu’un chemin pour trouver Dieu, c’est la prière. Si on vous dit autre chose, on vous trompe », dit aussi sainte Thérèse d’Avila… Alors, faisons de notre vie une oraison continuelle… et ici-bas nous serons déjà au Ciel.
– La consécration à la Très Sainte Vierge. Cette consécration est essentielle car elle enveloppe notre âme, notre personne et notre vie d’un manteau de paix. Plus encore, elle nous indique que nous n’avons rien à craindre des « sentiers raboteux » et des serpents du chemin car Marie nous porte dans ses bras. Nous avons besoin de Notre-Dame pour lutter contre les tentations que le démon nous suggère pour nous empêcher de connaître la vraie paix, la vraie joie. Elle nous éduque et nous apprend à persévérer dans nos efforts, elle nous enseigne à demeurer auprès de Jésus, dans le confinement, qui ressemble étonnamment à la vie cachée de Nazareth. Oui, pour ressembler à Jésus, il faut accepter et même choisir le confinement, c’est d’une certaine manière la condition de notre joie. Un enfant pour naître et découvrir la lumière n’a-t-il pas besoin de passer par un sentier resserré ? On dit que tant de choses se passent, même au plan psychologique, lorsque le tout-petit passe de la vie intra-utérine au monde extérieur. De la même façon, l’épreuve d’une certaine solitude est l’occasion de nous rendre plus intérieurs, plus unifiés, c’est-à-dire uns avec Celui qui est l’Un par excellence. Le chapelet est une aide précieuse qui fait entrer avec Marie dans les mystères de Jésus. C’est aussi une école de prière silencieuse, d’oraison.
– La Sainte Liturgie nous entraîne vers la seule fécondité : tout ce qui n’est pas offert est mortifère. S’unir au Christ qui s’offre à son Père, malgré la souffrance, physique et morale, plus encore accepter toute souffrance comme une marche qui me rapproche du Père plein d’amour. Quels fruits pour nos communions eucharistiques !
– Ce qui nous amène à la méditation de la doctrine catholique ; oui, méditation. Le Catéchisme ne se lit pas, il se médite car il nourrit l’âme. Il nous enseigne comment comprendre l’Ecriture Sainte et entrer avec amour dans le mystère de l’Eglise.
– Autre point : la charité fraternelle. Ne puis-je téléphoner, écrire un mail à une (ou des) personne seule que je connais, faire cet effort régulièrement ? Au passage, attention au zapping sur internet, au porno, à ce qui est dangereux pour ma communion avec Dieu, et donc mon salut éternel. Implorer Marie, crier vers Elle quand la tentation survient, ou encore contempler l’image du Christ crucifié. Pour aller plus loin.
– Enfin, terminer sur la contemplation du grand don de la Miséricorde qu’est la révélation de l’amour de Jésus pour chacun d’entre nous, de son Sacré-Cœur, tellement uni au Cœur Immaculé de Marie. Quelles grâces nous sont données par les sacrements de l’Eglise qui sont tous, chacun à sa façon, un merveilleux signe de la divine miséricorde.
Voilà quelques lignes pour aider à faire de ce confinement, au contraire d’une privation de liberté, l’occasion d’un envol intérieur vers les réalités d’En-haut. Et peut-être aussi pour certains, l’opportunité de dire au Seigneur, oui mon Dieu je vous aime, je vous aime tellement que je veux tout vous donner. Je ne veux rien garder pour moi pour être tout à vous, un avec vous, seul vers le Seul, offrir ma vie pour le salut des pécheurs, dans le silence du cloître. Et par là trouver la joie.
Que la Très Sainte Vierge accompagne chacun, prions les uns pour les autres à cette intention.
Unissons-nous aux moines et moniales qui prient aussi pour nous.
Couples confinés : 5e jour de la neuvaine à Marie qui guérit les couples
Cinquième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, vous qui ouvrez largement les bras pour abriter sous votre manteau ceux qui reconnaissent leur pauvreté, leurs péchés, disposez notre cœur à recevoir le pardon du Seigneur Jésus.
Certains jours, nous n’osons plus croire en la puissance infinie de l’amour de Dieu et nous nous replions sur nous-mêmes, écrasés par le poids de nos fautes : « J’ai fait tant de mal » ou bien « tout ceci est impardonnable ». A d’autres moment, nous relativisons nos errements et reprenons vite le dessus, en faisant comme si de rien n’était.
Le débordement de tendresse du Père, qui vient au-devant de l’Enfant prodigue dans l’Evangile, nous appelle : nul n’est trop loin pour Dieu. C’est le constat de sa misère qui conduit celui-ci à considérer la bonté qui l’attend. Sa confiance en l’infinie miséricorde paternelle est une aide précieuse pour discerner la gravité de ses péchés. En effet, plus il sait tout l’amour contenu dans le cœur de son Père, plus il a conscience de ses manquements et faiblesses à lui.
O Marie qui refait les couples, aidez-moi à me délester régulièrement, dans le sacrement de pénitence et réconciliation, de tous ces fardeaux qui ralentissent notre marche conjugale. Pour être renouvelés dans notre amour, je crois désormais que l’aveu de mes fautes, l’absolution du prêtre et une juste réparation pénitentielle, sont un chemin indispensable de renaissance.
Aussi, à l’abri de votre manteau, nous disons : Notre-Dame de Miséricorde, priez pour nous.
– Prière à Marie qui refait les couples :
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
700 ans de victoires françaises contre l’Angleterre (1)

Entretien avec Daniel de Montplaisir, historien et auteur de “Quand le Lys terrassait la Rose”:
1) L’Angleterre et la France semblent être alliées depuis toujours dans notre imaginaire collectif. Pourquoi raviver le souvenir des vieilles querelles ?
Il s’agit seulement de faire œuvre d’historien. L’Angleterre et la France sont des alliées (presque) fidèles depuis plus de deux cents ans. Le passé est bien mort, il n’y a donc pas de risque à le rappeler. En revanche, il était nécessaire de démentir l’idée reçue, et solidement établie, d’une Angleterre toujours victorieuse alors qu’au cours de sept siècles et demi d’affrontements militaires entre les deux puissances, la France a remporté la majorité des batailles.
2) Vous relatez une trentaine de guerres dans lesquelles Angleterre et France se trouvèrent face à face. Mais beaucoup d’entre elles sont davantage des querelles féodales (où deux seigneurs qui se trouvaient être les rois de nos deux nations en gestation se disputaient des fiefs) que des guerres nationales. Quand bascule-t-on vers une guerre réellement nationale ?
Vous avez raison. Le concept de nation fut long à émerger et ne s’imposa que très progressivement. Sans trop simplifier les choses on peut dire que l’on passe des guerres dynastiques aux guerres nationales avec la fin de la guerre de cent ans. On observe alors l’émergence de la notion de patriotisme et l’attachement au royaume plus encore qu’à la personne du roi. C’est vrai sur le plan politique mais aussi militaire : première bataille gagnée par l’artillerie et donc par l’industrie, bourgeoise, citadine et financière, Castillon (17 juillet 1453) signale la fin de l’ère féodale.
3) Quel est le bilan militaire et politique de cette trentaine de conflits répartis sur plus de sept siècles?
En caricaturant à peine, on peut affirmer que, comparés aux Anglais, les Français font de meilleurs soldats, des marins tout à fait honorables, mais de piètres diplomates. Il est frappant de constater que l’Angleterre a presque toujours fait preuve de continuité, voire d’obstination, dans la poursuite de ses objectifs tandis que la politique française variait au gré des changements de monarques, de gouvernements, des intrigues de cour, des lubies des philosophes. Au pragmatisme, voire de la rouerie, de la première, répond, sous couvert d’honneur et de panache, la naïveté de la seconde.
Livre à commander ici.
Sicut servus 2e épisode
Les studios Saint-Louis ont mis en ligne le deuxième épisode de leur nouvelle série “Sicut Servus” (nous avions signalé le premier ici):
Neuvaine au Sacré-Coeur: Jour 2
Lien d’inscription : ici.
L’insécurité juridique va monter d’un cran
Muriel Pénicaud, ministre du Travail, était l’invitée du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, ce dimanche. Elle est revenue abondamment sur le dispositif de chômage partiel que le gouvernement met en place – et qui semble, a priori, une bonne idée:
Je redis aux entreprises : ne licenciez pas, utilisez le chômage partiel. Vous garderez vos compétences et vous ne mettrez pas vos salariés au chômage. Même pour un seul salarié, le chômage partiel marche.
Mais “en même temps”, elle ajoute ceci, qui fait peser une épée de Damoclès sur la tête des entrepreneurs:
Toutes les demandes qui n’ont pas eu de réponse en 48 heures sont réputées acquises et on fera les contrôles a posteriori.
Si l’on comprend bien, cela signifie que l’on peut avoir la double peine: être contraint à arrêter son activité aujourd’hui, et devoir rembourser demain. Il semble que la ministre ait dit cela pour rassurer les Français. C’est en effet très rassurant!…
100 vidéoformations pour approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu (1)
En cette période de Carême et de confinement, Notre-Dame de Chrétienté propose d’utiliser les ressources vidéos de son site internet afin d’approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu.
Les 100 vidéoformations diffusées ces 7 dernières années ont été classées par thématique. Cliquez sur le lien dans la liste ci-dessous pour accéder directement à la vidéo souhaitée.
DIEU : EXISTENCE et NATURE L’existence de Dieu est-elle démontrable? (les 4 objections les plus courantes) Père Basile (Le Barroux) L’existence de Dieu est-elle démontrable? (les 5 voies ou preuves de Son existence) Père Basile (Le Barroux) Comment Dieu se fait-il connaître? Père Basile (Le Barroux) Qui est Dieu? Frère Augustin Marie (FSVF) Qu’est-ce que la Sainte Trinité? Frère Augustin Marie (FSVF) Si Dieu est bon, pourquoi le mal existe? Abbé Jean de Massia (FSSP) Amour et miséricorde Comment l’amour de Dieu se manifeste -t-il envers nous? Abbé Vincent Baumann (IBP) Qu’est-ce que la miséricorde? Et son histoire dans la Révélation? Abbé Fabrice Loiseau (MMD) Comment vivre de la miséricorde ? Abbé Fabrice Loiseau (MMD) La Création : Evolution et Création : qu’en pensent l’Eglise et la Science? Père Jean Baptiste (CRMD – Lagrasse) Quels enseignements pratiques retirer de la Création? Frère Raphaël (CRMD – Lagrasse) Quelle est la place de l’homme dans la Création? Chanoine Alban Denis (ICRSP) Quelles relations entre l’homme et son Créateur? Chanoine Alban Denis (ICRSP) Pourquoi le péché d’un homme nous a fait perdre notre état d’amitié avec Dieu?
La racaille et le coronavirus
Les médias belges sont manifestement un peu moins auto-censurés que les français. A Ninove, ville flamande, où le bourgmestre, Tania De Jonge, a été élue après les municipales de 2018 en réunissant une coalition de tous les partis contre les nationalistes, on apprend (et pas sur les réseaux sociaux mais dans la presse “mainstream”):
Ces derniers jours, la police a établi de nombreux procès-verbaux contre des jeunes qui ne respectent pas les règles de confinement. Ils ont mêmes rédigé plusieurs PV contre les mêmes jeunes qui sortent encore et toujours. En outre, la police se fait cracher dessus et les jeunes toussent consciemment dans leur direction en disant qu’ils sont atteints du coronavirus.
Même la très politiquement correcte bourgmestre commente:
Je n’hésiterai pas à prendre une ordonnance de restriction contre les jeunes et à réagir durement. Les règles existent pour tout le monde, y compris les jeunes. Notre police fait tout son possible, je ne peux pas accepter qu’ils soient attaqués comme ça.
La Russie face au covid-19
La Russie, touchée depuis quelques jours par l’épidémie, a annoncé hier avoir créé un médicament à base de Méfloquine (un médicament anti-paludique, comme l’hydroxy-chloroquine), ainsi qu’un test rapide (la Russie envisage de faire dès demain 100 000 tests par semaine et monter dans les prochains jours à 200 000 tests par semaine).
Couples confinés : 4e jour de la neuvaine à Marie qui guérit les couples
Quatrième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, dans le silence nous portons un poids lourd et douloureux, une charge qui nous entraîne parfois vers des abîmes de tristesse. Lorsque nous essayons de repartir muni de nos bonnes intentions, il y a toujours un accroc, une situation qui nous pousse à désespérer. Le sol semble se dérober sous nos pas.
Comment alors retrouver une saine estime de soi ? Comment savoir que nous existons vraiment pour l’autre, qu’il croit encore en nous et en notre volonté d’avancer ? Les reproches que nous recevons ou que nous infligeons, inconsciemment parfois, blessent terriblement notre espérance. Et nous ressentons une blessure vive, chacun dans le secret de notre cœur.
“Lève-toi et marche” nous dit Jésus, même si nous parvenons difficilement à tenir sur nos deux jambes. Nous osons l’acte de foi et croyons que Dieu est là, qu’il éclaire notre pas au fur et à mesure. Chacun, ne sommes-nous pas la béquille de l’autre? Oui, nous croyons que Dieu a permis notre rencontre parce que notre complémentarité est réelle, même si nous pouvons en douter à certains moments. Oui, nous croyons l’un et l’autre que notre conjoint a tout en lui, par la grâce de Dieu, pour nous permettre de vivre dans la joie et la paix, même si les nuages peuvent de temps en temps obscurcir l’horizon. L’idéal en amour est une utopie et, foi de chèvre de Monsieur Seguin, l’herbe du champ d’à côté peut cacher un loup…
O Marie qui refait les couples, restaurez l’estime de nous-même par votre sourire, apprenez-nous à renvoyer vers notre conjoint votre visage plein de douceur. Que nous soyons un miroir pour lui de votre tendresse.
Notre-Dame qui affermit la confiance en soi pour mieux aimer, priez pour nous.
– Prière à Marie qui refait les couples :
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
Neuvaine au Sacré-Coeur: Jour 1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Lien d’inscription: ici.
Construire des murs et fermer ses frontières, ça fonctionne !
Regardez l’exemple de la Grèce abandonnée par l’Union européenne pro-immigration :
Les réfugiés, qui attendaient à la frontière grecque depuis plus d’un mois, dans l’espoir d’entrer en Europe, ont décidé, vendredi, de quitter la zone.
Les réfugiés, déçus du comportement des autorités grecques qui ne leur ont pas ouvert les portes, ont fait savoir aux autorités turques qu’ils ont décidé de quitter la zone tampon entre les deux pays.
Par ailleurs, les responsables turcs ont expliqué à l’ensemble des migrants et réfugiés présents sur place, les risques qu’ils prennent en restant dehors alors que l’épidémie de coronavirus sévit.
Tous ont finalement décidé de quitter les lieux.
Les défis d’un confinement familial
Le confinement imposé par le gouvernement bouleverse les habitudes familiales. Pour faire face aux défis de cette situation, le chanoine Denis nous donne des pistes et l’une d’elles est capitale : la règle de vie.
« Ce que vingt ans d’immigration massive ne sont pas parvenus à faire, le coronavirus l’a fait ! »
On ne voit pas souvent Patrick Buisson dans les médias, ce qui donne tout son prix à ses rares apparitions. La droite hors-les-murs n’a pas pour autant pris la clef des champs, mais en ces temps de confinement elle nous offre un moment de respiration intellectuelle et de liberté de ton.
Coup d’Etat financier contre la France
Tribune de Bernard Monot, ancien député européen RN puis DLF, dans Valeurs actuelles:
A la faveur de cette catastrophe sanitaire du Covid-19 se prépare de manière silencieuse et dilatoire dans les coulisses du gouvernement français, de l’Eurogroupe et du Conseil européen du 26 mars 2020, un « coup d’état financier » volontaire de l’Union européenne contre la France. […]
Telle la miséreuse Grèce, sous diktats de la troïka européenne (CE, BCE, FMI) depuis 2012, la France s’apprête à passer sous tutelle budgétaire totale du funeste Mécanisme européen de stabilité ou MES (ayant le statut de traité – Lois n° 2012-323 et n° 2012-324 du 7 mars 2012) et prétendument appelé fonds de sauvetage de la zone euro. […]
Cette pseudo-aide financière du MES (dite « ECCL », pour ligne de crédit assortie de conditions renforcées), implique en échange des « réformes structurelles » drastiques sous la supervision des euro-technocrates de Bruxelles et Francfort – tout comme la troïka avec la Grèce. En l’espèce, il ne s’agit rien d’autre qu’un véritable pacte politique faustien. […]
Pour son indépendance nationale, la France doit refuser le « confinement financier » du MES et rapatrier son pouvoir de contrôle bancaire et financier dans l’Hexagone. Il ne suffit pas, depuis trois jours, de se revendiquer en paroles du modèle de « patriotisme économique » pour duper les Français, il faut impérativement et en urgence effectuer des actes patriotiques sincères dans l’intérêt général de la France.
Cachez-vous tous…
Un médecin réanimateur pousse ce coup de gueule :
Cachez-vous, vous tous les honteux politiciens, les ministres, les hauts dirigeants de la santé, vous qui avez tous les uns après les autres démonté depuis des années notre système de santé, en fermant des milliers et des milliers de lits, en réduisant des milliers et des milliers de postes soignants, en empêchant des milliers et des milliers d’étudiants qui le souhaitaient, de faire médecine en réduisant drastiquement leur admission au concours. Vous qui avez fermé, réellement fermé des centaines d’hôpitaux, fermé des milliers et des milliers de services spécialisés dans les hôpitaux, sous prétexte du manque de médecin, manque que vous avez consciemment organisé pour faire des « économies ». Vous qui sous-payez lamentablement le personnel soignant, pour éviter d’en attirer trop dans la profession, vous qui avez critiqué les médecins et infirmières qui vous ont alertés depuis des années sur l’énorme erreur de réduire les moyens de santé, qui vous ont prévenus, qui vous ont même suppliés de changer votre cap mortifaire qui allait à la catastrophe. Vous qui disiez que par cette alerte nous étions au service de nos propres intérêts, alors que notre seul intérêt était et reste tourné vers nos malades qui souffrent. Le croyez-vous désormais, en nous voyant tous monter au combat sans moyens et sans sourciller ? Croyez-vous maintenant que nous aimons nos malades, avec plusieurs médecins déjà morts du covid ? Le croyez-vous que quelque part dans ce monde, il peut y avoir des êtres libres qui donnent leurs vies pour soigner ? Vous qui nous avez culpabilisés depuis des années parce que simplement, on soignait des patients, parce-que l’on vous demandait des médicaments et du matériel pour soigner, parce-qu’on écoutaient trop les souffrants !
Aujourd’hui, nous les médecins et les infirmières, nous sommes en contact directs avec nos patients infectés très gravement du Covid, à leurs lits, nous les soignons, nous les les traitons, nous les ventilons artificiellement, nous les maintenons en comas artificiels pour éviter leurs souffrances, nous cherchons en permanence les meilleurs traitements pour les sauver et en même temps, nous devons chercher les moyens pour nous protéger car nous n’avons plus assez de masques, plus assez de blouses, plus assez de SHA, etc…. Nous appelons donc directement les entreprises, les particuliers, les journalistes tous pour nous aider, pour envoyer des masques, des blouses, de la solution hydro alcoolique, car nous n’avons plus les moyens indispensables pour sauver nos patients. Mais que faites vous là haut à Paris, mais qu’à fait l’état depuis des années ? Mais où êtes vous maintenant ?
Et on imagine même pas à quel point, vous l’Etat, vous nous mettez en plus des bâtons dans les roues : non seulement vous ne nous livrez pas les masques que vous promettez sur toutes les ondes (plus pour votre carrière politique que pour nous…) mais en plus entre x malades que l’on soigne, nous devons courir vous supplier, vous le ministère de nous rendre les 15 respirateurs artificiels que vous nous avez confisqués et que nous avions commandés il y a 18 jours. Quelle honte, quelle honte ! Ah les salops, les salops,….
Cachez-vous tous politiciens qui vous moquez des Français et qui détruisez les médecins dans leur travail, cachez vous sous vos bureaux, derrière vos titres d’élus irresponsables. Cachez-vous tellement vous êtes la honte des Français, la honte des patients qui meurent chaque jour du Covid-19, et qui ont payés depuis leur premier salaire les cotisations sociales sans sourciller, la honte de tout ce personnel soignant écœuré, écœuré, mais silencieux devant la mort qui guette leurs patients et qui les guette aussi eux mêmes! Silencieux, les soignants, devant l’incroyable, l’inimaginable inefficacité, l’entrave intolérable de l’Etat et l’effroyable avancée du virus ! Nous les médecins et infirmières, dans le silence, nous sommes écrasés chaque jour un peu plus par la lâcheté de l’Etat d’un côté qui nous abandonne et de l’autre, l’avancée encerclante du coronavirus. Merci l’Etat !
Heureusement que les Français ont compris en nous encourageant tous les soirs ! Là un VRAI MERCI aux seuls qui nous ont compris !
Si vous n’étiez pas des lâches, vous les politiques, vous oseriez entrer dans une chambre d’un patient en cours de réanimation du Covid-19. Vous feriez là, un vrai acte de « demande de pardon » aux Français, et à toutes les équipes soignantes, vous déposeriez là la seule pierre indispensable de réconciliation, véritable clé de voûte de soutien de toute la profession. On pourrait rebâtir alors sur la confiance et espérer ensemble vaincre.
Réfléchissez bien messieurs, mesdames du gouvernement !
Un réanimateur un peu énervé !
Confession, pardon des péchés, indulgences…
Le père Thomas Michelet, dominicain de la Province de Toulouse, docteur en théologie, enseignant l’ecclésiologie et les sacrements à l’Université Pontificale Angelicum à Rome, m’informe de la parution de deux articles sur la confession en l’absence de prêtre et sur les indulgences :
Extrait :
[…] les indulgences ne consistent pas à pardonner les péchés, puisqu’elles supposent au contraire ce pardon déjà reçu. Une fois nos péchés remis par le sacrement de pénitence, les indulgences visent à nous remettre de leurs conséquences, pour guérir peu à peu tout ce que le péché a blessé en nous. Pour faire comprendre la différence, Mgr Perrier, alors évêque de Lourdes, avait utilisé cette belle image lors du jubilé de l’an 2000 :
« Quand un incendie est éteint ou qu’une inondation est arrêtée, les dégâts restent. Il ne suffit pas d’être guéri pour retrouver la santé : sauf miracle, il faudra une longue convalescence. Dans l’ordre des relations, la fin d’une querelle ou un traité de paix n’efface pas d’emblée les blessures laissées par le temps du mépris. L’indulgence a pour effet de guérir ces blessures, par le secours de tous nos frères, les saints, et d’abord de Celui qui est le Saint de Dieu, Jésus-Christ. »
Si le sacrement de la pénitence éteint l’incendie, évitant ainsi le feu de l’enfer à qui mourrait en état de péché mortel, reste encore à réparer les dégâts : c’est l’œuvre des indulgences, qui purifient sur terre ce qui autrement devrait l’être au purgatoire avant de rejoindre le paradis. C’est donc d’une grande importance pour le chrétien qui croit en ces fins dernières. Mais pas seulement. Cela s’appuie aussi sur la foi en la communion des saints, car il est possible de gagner des indulgences pour autrui, vivants ou morts. L’Église elle-même peut décider de les appliquer largement en puisant dans le trésor des satisfactions du Christ et des saints.
Quand on y songe, c’est une très belle doctrine. Malheureusement, elle est trop ignorée, étant souvent mal comprise et parfois mal enseignée. Le Catéchisme de l’Église catholique, à propos des indulgences (n. 1471-1479), parle de purification des « peines temporelles » du péché. Qu’est-ce à dire ? Le cardinal Journet enseignait que si l’on ne veut pas se perdre face au mystère ténébreux du mal, il faut le considérer à partir du mystère lumineux de l’amour.
Dieu est amour. Nul ne peut être ami de Dieu s’il n’est dans l’amour. Or le péché s’oppose à l’amour de Dieu. Pour être réconcilié avec Dieu, il faut être pleinement rétabli dans l’amour. C’est la grâce propre du sacrement de pénitence et de réconciliation de nous remettre en état de grâce, nous qui étions morts à la vie de grâce par le péché. Là, il n’y a pas d’intermédiaire : ou bien on est mort dans l’état de péché ; ou bien on est vivant dans l’état de grâce. En revanche, pour ce qui est de la vie de l’amour, il y a plusieurs degrés possibles. Car on peut croître en amour, et de deux manières. Le péché implique en effet un double mouvement : détournement de Dieu (aversio a Deo), attachement désordonné aux créatures (conversio ad creaturam). De même, la conversion implique ce double mouvement mais en sens inverse : attachement à Dieu (conversio ad Deum), détachement des créatures (aversio a creatura).
On est en état de grâce lorsqu’on est de nouveau attaché à Dieu par la vertu de charité. Et il est toujours possible de croître en amour de ce côté-là, d’aimer Dieu sans cesse davantage. Mais l’amour de charité peut cependant coexister avec l’imperfection d’un certain attachement aux créatures. C’est alors la différence entre une charité imparfaite et la charité parfaite. L’effet des indulgences est de nous purifier de ces imperfections pour nous établir peu à peu dans la charité parfaite. De sorte que si nous mourrions, nous serions immédiatement prêts à la vision de Dieu, sans aucun obstacle qui se dresse entre nous. On comprendra que ça ne se fera pas tout seul, sans un vrai travail de purification auquel les indulgences participent. […]
[…] Les sacrements supposent une présence réelle, pas virtuelle. Car ils sont dans la logique de l’Incarnation, dont ils sont comme la continuation. Le Verbe s’est fait chair pour qu’on puisse le voir, l’entendre, le toucher. Le saisir par nos sens et pas seulement par notre intelligence.
De même pour les sacrements : ils sont la grâce en tant qu’elle est offerte à nos sens, en tant qu’elle touche notre âme en passant par le corps. En allant du corporel au spirituel. Ils assurent une présence sacramentelle du Christ qui passe par le ministre comme dans une « humanité de surcroît ». Lorsque le ministre dit « tes péchés sont pardonnés », c’est la voix du Christ lui-même qui parle par sa bouche. Le Christ lui emprunte son humanité pour nous parler, nous toucher et nous saisir à travers lui. Le Christ se rend présent sacramentellement par cette présence physique du ministre qui en est le signe et l’instrument. Sans le ministre du Christ, l’absolution sacramentelle est donc impossible.
Si la célébration du sacrement n’est pas possible, la seule chose que le fidèle puisse faire sont les trois actes du pénitent (la « matière » du sacrement) : l’aveu, la contrition, la pénitence (satisfaction). Mais il ne peut pas recevoir la partie du prêtre, l’absolution (la « forme » du sacrement). Ce ne sera donc pas un sacrement, mais ce sera au moins le commencement d’un sacrement (sa « matière »). Ce qui est déjà source de grâce.
Se confesser à son cheval, c’est possible !
On pourrait bien faire l’aveu de ses péchés par téléphone (ce qui pose tout de même la question du respect de la confidentialité, et donc du secret sacramentel), mais de toutes manières, on ne pourrait pas recevoir l’absolution. La règle toute simple est qu’en l’absence de prêtre, on fait bien ce que l’on peut. Au Moyen Âge, c’était l’exemple classique du soldat sur le champ de bataille. Que faire dans cette situation tragique ? S’il n’y a pas de prêtre, on se confesse alors à un compagnon d’arme. Et si l’on n’a pas de compagnon, on se confesse à son cheval. Et si l’on n’a pas de cheval, on se confesse à son épée, qui est en forme de croix. Pour saint Thomas d’Aquin, le pénitent aura ainsi satisfait au précepte de l’aveu. Pour lui, cette contrition sans aveu et sans absolution sera un « quasi-sacrement ». Ce ne sera pas une confession complète, mais c’est déjà mieux que rien. On fait bien ce que l’on peut. Inversement, ce que l’on peut faire, on doit le faire.
Les conditions de la parfaite contrition
Ensuite, on doit faire un acte de contrition. Si la contrition est parfaite, elle peut aller jusqu’à la rémission complète des péchés. Ce qui est la grâce du sacrement, son effet propre. Dieu qui a institué les sacrements n’est pas limité par le régime des sacrements qu’il a institués, et peut accorder la grâce du sacrement sans le sacrement lui-même (cf. St Thomas d’Aquin, Somme de théologie, IIIa, Q. 64, art. 7). À condition d’en avoir les vraies dispositions spirituelles. Ce qui implique donc une vraie conversion : regretter ses péchés avec le ferme propos de ne plus recommencer ; les détester et les rejeter par amour de Dieu. Autrement la contrition ne serait qu’imparfaite et n’entraînerait pas de soi la pleine réconciliation avec Dieu qui suppose l’amour de Dieu puisque Dieu est amour. Cela implique aussi la volonté de le réparer (satisfaction), en faisant pour cela ce qu’il faut. Cela implique enfin d’avoir au moins le désir du sacrement (votum sacramenti). Et donc le désir de se confesser dès que possible, d’en avoir le ferme propos et de le faire effectivement dès que ce sera possible. Autrement ce serait le signe qu’on n’en avait pas vraiment le désir, et donc qu’on n’avait pas vraiment la contrition parfaite, et donc que notre péché n’est pas remis. Si l’on se confesse dès que cela redevient possible, on recevra alors la grâce du sacrement de manière plus complète (toujours d’après saint Thomas).
La pénitence : Dieu n’est pas limité par le sacrement
Enfin, la pénitence est toujours possible, quelles que soient les circonstances, parce qu’elle peut prendre des formes infiniment variées. Tous nos actes de pénitence, quels qu’ils soient, peuvent compter comme pénitence pour réparer nos péchés. Toute notre vie de pénitence peut s’inscrire dans la démarche pénitentielle qui est celle du sacrement. Simplement, la difficulté est qu’on ne s’impose pas à soi-même la pénitence sacramentelle. On ne la décide pas soi-même, mais on la reçoit. De même qu’on ne s’administre pas à soi-même les sacrements, mais on les reçoit de Dieu par la médiation de l’Église. Là encore, je dirai qu’on fait bien ce que l’on peut. Le Seigneur voit notre pénitence, il voit notre cœur brisé et humilié ; il entend nos cris et nos supplications qui montent vers lui ; il voit notre désir de réparer nos fautes et les actes que nous posons pour le faire… et il peut compter cela pour justice. Le mot « satisfaction » vient de satis en latin qui signifie « assez, cela suffit ». Nos pénitences seront toujours symboliques, par rapport à la profondeur et à l’étendue mystérieuse du mal que nous ne percevons pas dans sa pleine lumière. Mais le Seigneur peut nous dire que cela suffit, que nous avons fait ce que nous pouvions, comme cette pauvre veuve qui apportait au Temple ses deux piécettes de rien du tout, et qui a donné ainsi plus que tous les autres.
Donc là encore, notre vie de pénitence peut nous obtenir l’effet de grâce du sacrement, sans sa célébration. À condition là encore qu’on ait un vrai désir du sacrement, et donc qu’on se confesse dès que possible, en présentant alors la pénitence déjà accomplie, avec l’aveu et la contrition. […]
Couples confinés : 3e jour de la neuvaine à Marie qui guérit les couples
Troisième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, nous patinons. Souvent, nous ne faisons pas assez confiance à l’autre. Avec de justes raisons, il nous arrive de penser être le seul moteur du couple : « Comme d’habitude, c’est moi qui fais tout… » Et cette pensée nous fait souffrir, réduisant l’espoir de sortir des difficultés que nous vivons.
La mémoire de nos infidélités, quelles qu’elles soient, bloque notre capacité à repartir du bon pied. Comment garder mon cœur d’un attrait dangereux pour notre amour ? Est-il vraiment possible que le printemps revienne ? Se fier à l’autre malgré la trahison, le mépris, l’humiliation ? Comment pardonner ?… Tant de questions que nous osons déposer dans votre cœur immaculé, ô Très Sainte Vierge. Nous avons besoin de pouvoir compter l’un sur l’autre et de construire une vraie intimité qui soit le ciment de notre confiance mutuelle.
O Marie qui refait les couples, venez guérir nos cœurs des blessures nées du mensonge, de l’infidélité, de la jalousie. Tout est possible à celui qui s’appuie sur vous. Nous vous le demandons, restaurez en nous la confiance mutuelle et supprimez de notre mémoire la morsure du doute. Donnez-nous la force de choisir la prudence dans la tentation et apprenez-nous à vivre en vérité avec notre conscience. Qu’à force de vous avoir contemplé, nos traits intérieurs portent la trace indélébile de votre bonté, de votre paix, de votre abandon à Dieu qui fait toutes choses nouvelles.
Notre-Dame de la Confiance, priez pour nous.
– Prière à Marie qui refait les couples :
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
Il est encore temps de s’inscrire à la neuvaine au Sacré-Coeur
de Marie de Nazareth. Inscription ici.
Bénédiction du pape Urbi et Orbi
Paroles du Pape en cette Veillée de prière mondiale
” Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.
Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).
Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.
La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.
À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul.
Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insuffle l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la co-responsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes!
« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.
Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.
Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu.
Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs.
Tu nous demandes de ne pas avoir peur.
Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs.
Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête.
Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5).
Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).
Vous reprendrez bien un peu de flicage?
Bruxelles (Thierry Breton en l’occurrence, actuel commissaire européen au Marché intérieur, après avoir été notamment patron de France Télécom, ce qui doit le rendre plus réceptif aux problématiques et aux atouts des opérateurs de téléphonie) a demandé à Orange de collecter les données numériques “anonymisées et agrégées” des utilisateurs français de téléphones.
Stéphane Richard, le PDG d’Orange (et donc le successeur de Thierry Breton à la tête de l’opérateur historique français), l’avait proposé pour modéliser la progression de l’épidémie et pour mesurer l’efficacité du confinement.
Il est bien possible que ce soit effectivement utile. Mais il est certain que l’anonymisation des données est quelque chose de complexe (et de risqué pour la vie privée des Français). Il y a d’ailleurs des questions légitimes qui se posent sur l’utilité de cette collecte de données alors que les tests de dépistage sont très loin d’être généralisés (en Corée, où la géolocalisation a été massivement utilisée, le dépistage s’est fait à très grande échelle).
La CNIL, prudente, invite les pouvoirs publics à
veiller à définir objectivement et précisément les objectifs poursuivis par tout dispositif de localisation des personnes [et] à respecter les principes fondamentaux posés par la loi Informatique et Libertés et les textes européens.
En tout cas, les libertés publiques sont mises à rude épreuve ces derniers temps!
Surtout pas le Mécanisme européen de stabilité!
Face à la grave crise économique qui ébranle notre pays, Bruno Le Maire a annoncé le 24 mars dernier sa volonté d’activer le Mécanisme Européen de Stabilité (MES). Le Parti Chrétien-Démocrate (PCD) alerte les Français sur les terribles conséquences du déclenchement d’un tel dispositif qui plongerait la France dans une situation comparable à celle de la Grèce.Créé en 2012, ce mécanisme d’assistance prétend soutenir l’économie de pays en difficulté mais leur impose en réalité « une stricte conditionnalité […] sous la forme notamment de programme d’ajustement macroéconomique ». Ce qu’il faut traduire par « mise en place d’une politique d’austérité avec la perte complète de notre souveraineté ».Par l’exemple de la Grèce, on connait bien la trame de cette tragédie classique en cinq actes :– La France en appelle à la solidarité européenne.– L’Union européenne accepte de lui prêter de l’argent (qu’elle perçoit de la part des Etats membres, donc de la France !).– En contrepartie, la France se voit imposer des mesures d’austérité et des réformes drastiques. C’est le troisième acte dont l’Allemagne, garante de l’orthodoxie budgétaire de l’Union, est le personnage principal.– Les Français subissent alors à leur tour ce qu’ont subi les Grecs avant eux : suppression brutales des services publics, diminution de leur niveau de vie, accroissement des violences, etc. Pour autant, leurs dirigeants se lavent les mains de cette situation, se délestant de leur responsabilité sur l’Union européenne.– Enfin vient le dénouement : Berlin, devenu seul maître à bord, assure sa domination sur l’ensemble de l’Union.Le PCD, profondément inquiet des conséquences qu’aurait l’activation du Mécanisme Européen de Stabilité pour notre pays, appelle les Français à faire savoir leur opposition à ce dispositif dramatique, anti-social et anti-démocratique.
Qu’est-ce qu’une indulgence?
Alors que nous allons pouvoir recevoir une indulgence plénière à la faveur de la bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle de ce soir, le P. Ludovic-Marie Margot (de la Fraternité Missionnaire Marie Mère des Apôtres à Toulon) explique ce qu’est une indulgence (vidéo datant de l’année dernière):


