En cette période de crise sanitaire, puisqu’on nous demande de nous laver les mains
L’ethnie karenni, minorité de Birmanie, est composé à 25 % de catholiques. Dans l’État Karenni, meurtri par une guerre civile démarrée en 1946, il est difficile de trouver du travail et beaucoup de jeunes choisissent de s’expatrier dans les pays ou états limitrophes, séparant des familles et créant un appauvrissement généralisé. La confrontation au quotidien à des problèmes de drogues ou de prostitution ne fait qu’amplifier ce phénomène.
C’est pour palier les problématiques d’emplois, et dans un objectif d’entreprenariat social, que l’association Village Karenni a décidé de créer une savonnerie à Loikaw, capitale de l’état karenni. Cet atelier est monté avec le soutien de Monseigneur Celso, curé de la cathédrale du Christ Roi de Loikaw, et les servantes missionnaires du Très Saint Sacrement, qui œuvrent chaque jour pour les plus pauvres de l’état Karenni.
Avec 4 objectifs :
OBJECTIF 1 :
Permettre à 4 femmes d’obtenir un emploi stable, et donc aider à faire vivre 4 familles. Les effectifs pourront rapidement être doublés en fonction des ventes de la première production. De plus, une caisse sociale sera constituée pour pallier les difficultés que pourraient avoir les salariées ou leurs familles.
OBJECTIF 2 :
Faire rayonner à l’échelon régional et national la culture et le savoir-faire karenni. Cette démarche a en effet une dimension écologique par l’utilisation de produits naturels transformés sur place; et culturelle par l’utilisation uniquement de produits locaux et traditionnels (huile de Coco, huile de sésame, fleur d’acacia, thanaka, etc).
OBJECTIF 3 :
Aider à financer, avec les bénéfices dégagés, les œuvres de charité des sœurs dont la vocation première est d’aider les orphelins et les femmes seules ou en difficulté. Ainsi, au quotidien, ce sont une quarantaine d’enfants qui bénéficient de leur accompagnement et de leur présence bienveillante. Elles passent également beaucoup de temps à faire de l’aide sociale aux familles de la région.
OBJECTIF 4 :
Permettre à d’autres initiatives de voir le jour, idéalement portées par des jeunes karennis, par l’exemple d’un modèle économique fiable. Plusieurs idées sont déjà à l’étude et de nombreux jeunes sont intéressés !
Conseils de lectures en ces temps de confinement
On nous propose ces quelques conseils de lecture en ces temps d’épidémie et d’enfermement domestiques. Pour commander, suivez les liens :
Pour prier :
- Notre Dame de Compassion (abbé P. Troadec, éditions Via Romana) Un guide spirituel pour réconforter en Marie l’humanité souffrante. Présentation de l’éditeur : La Sainte Vierge a compati pleinement aux souffrances de son Fils au point de devenir corédemptrice au pied de la croix et aujourd’hui dispensatrice de ses grâces. Le livret expose de façon méthodique les douleurs de Jésus et de Marie, puis la nature de la dévotion à Notre-Dame de Compassion, et la manière dont tout au long de l’histoire de l’Église des religieux se sont sanctifiés et ont puisé force et réconfort en contemplant la Vierge des Douleurs. Il détache l’âme du lecteur du péché et suscite en lui une admiration profonde pour sa divine Mère.
- Le carême au jour le jour (abbé P. Troadec, éditions Via Romana)
- Le temps pascal au jour le jour (abbé P. Troadec, éditions Via Romana)
- Prier un printemps avec les saints (abbé P. Troadec, éditions Via Romana)
- Le divin ami, (père J. Schrijvers, éditions Clovis) : Une retraite spirituelle sur 10 jours, taillée sur mesure, 4 courtes méditations par jour. L’idée centrale du livre en est l’amour pour Jésus-Christ : on y médite sur l’importance de cette charité et sur la façon dont elle nous transforme. Les paragraphes sont courts, et cela permet de n’avoir qu’à jeter un oeil sur une page pour en retenir une nourriture pour l’âme. La pensée est pacifiante, pleine de bon sens. En un mot, un petit bijou mis à votre disposition.
- Chemins de Croix (1ère et 2e série), par l’abbé Alain Delagneau, pour prier seul ou en famille, pour une multitude d’intentions.
Pour occuper les enfants et leur donner un bon divertissement :
- Série « Sous le signe de l’Ichtus » (Anne Bernet, éditions Clovis). Cette fresque historique – 3 romans sortie de la plume captivante d’Anne Bernet – passionnera les enfants de 8-13 ans et les plongera dans la Rome antique, au temps des premières persécution contre l’Église.
- Les martyrs de Nicomédie (Alphonse Dekkers, éditions Quentin Moreau) : Adrien, jeune officier païen, est marié à Nathalie. Cette dernière, pieuse chrétienne, prie pour la conversion de son époux, tout en aidant ses frères chrétiens en cachette. La persécution de l’empereur les plonge dans l’adversité. Entre son devoir de pourchasser les chrétiens et l’amour qu’il porte à sa femme, que choisira Adrien ?
- Cristeros (Jean-Louis Picoche, éditions Clovis) : Mariano, étudiant en agronomie, et Guadalupe, une jeune Indienne, s’engagent dans l’armée des Cristeros, pour défendre leur foi, pendant la persécution socialiste contre l’Église, au Mexique. Mais la trahison les guette.
- Pour les tous petits : Catéchisme : La miche de pain 1ère et 2e année (Marie Tribou, éditions de l’Espérance). C’est le moment pour passer du temps avec vos enfants, autour de cet excellent catéchisme familial.
- Les histoires de la Comtesse de Ségur en CD audio : La Bible (Ancien et Nouveau Testament, Actes des Apôtres, Histoire de Noël, Histoire de Pâques), Les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles, L’auberge de l’ange gardien, Le général Dourakine, Un bon petit diable, Les mémoires d’un âne, les deux nigauds, Les vacances, Jean qui grogne et Jean qui rit. (Adaptées par Marc Geoffroy, éditions Diffusia).
Pour élargir votre culture générale :
- Fabiola, l’Eglise des catacombes (Cardinal Wiseman, éditions Clovis) : Ce roman, à la fois historique et hagiographique, nous plonge dans la Rome du IVe siècle après Jésus-Christ. L’auteur dépeint le choc de la rencontre entre une civilisation païenne et le christianisme grandissant. Fabiola est une jeune patricienne cultivée, mais très orgueilleuse, qui embrassera petit à petit la foi chrétienne grâce à sa cousine Agnès.
Enfin : Un classique de la littérature italienne d’une grande actualité :
- Les fiancés (Alessandro Manzoni, éditions Folio Classique): Ce livre raconte les tribulations de deux fiancés, qui se sont mutuellement promis amour et fidélité sous le regard de Dieu, mais qui ne pourront s’unir qu’après bien des vicissitudes. L’histoire se déroule en Lombardie, entre 1628 et 1630, de la domination espagnole, une période troublée par la guerre civile et la peste ! Ce roman est un très grand classique de la littérature italienne. L’auteur, Antonio Manzoni, était un fervent catholique, plusieurs papes ont vivement conseillé la lecture de ce roman, en particulier Pie XI et Pie XII.
En plus :
Vous pouvez aussi profiter de ces jours pour lire des vies de saints ou de personnages historiques édifiants (liste non exhaustive). Pour trouver ces livres, il vous suffit d’inscrire le titre du livre dans la fenêtre « recherche » du site des éditions Clovis.
- Le secret de saint Dominique (Père Jean-Dominique Fabre, éditions Clovis)
- Don Bosco (Jean de La Varende, Via Romana)
- Don Bosco (Abbé Guillaume Hünerman, éditions Salvator)
- Petite vie de Charles de Foucauld (René Bazin, éditions Via Roman)
- La longue marche des catholiques de Chine (Yves Chiron, éditions Artège)
- Saint Martin (Abbé Guillaume Hünerman, éditions Salvator)
- Saint Vincent de Paul (Abbé Guillaume Hünerman, éditions Salvator)
- Le Saint Curé d’Ars (Jean de La Varende, éditions Via Romana)
- Saint Grégoire le Grand (Anne Bernet, éditions Clovis)
- Monique, mère de saint Augustin (Anne Bernet, éditions Artège)
- La véritable histoire de sainte Rita (Yves Chiron, éditions Perrin)
- Sainte Thérèse d’Avila (Louis Bertrand, éditions Via Romana)
- Gemma Galgani (Bernard Gallizia, éditions Salvator)
- Pie X (Père Jérôme Dal Gal, éditions Clovis)
- Gabriel Garcia Moreno (Père Augustin Berthe, éditions Clovis)
- Bossuet, la voix du grand siècle (Arnaud Odier, éditions du Cerf)
- Saint Etienne de Hongrie (Marie-Madeleine de Cevins, éditions Fayard)
- Blanche de Castille (Gérard Sivéry, éditions Fayard)
- Jacques Sevin (Pierre-Joseph Rubino, éditions CSC)
Pour ce qui est des films, nous vous conseillons :
- Bakhita, de l’esclavage à la sainteté, réalisé par Giacomo Campiotti. Il raconte la vie de sœur Joséphine Bakhita, religieuse Cannossiene à Venise, née esclave au Soudan. Ce film n’est cependant pas à montrer aux enfants de moins de 16 ans.
- Le téléfilm Don Bosco (réalisé par Lodovico Gasparini), peut être aussi regardé en famille, après les devoirs d’école. Il convient aux enfants, à partir de l’âge de 10-12 ans.
Ces deux films durent trois heures, nous vous conseillons de les regarder sur plusieurs jours (2 fois une heure et demie ou 3 fois une heure).
Note : Les services de livraison des colis par La Poste sont ralentis mais fonctionnent toujours. Comptez de 5 à 7 jours ouvrables pour recevoir votre colis. N’oubliez pas de remercier le facteur ou le livreur et de lui faire un sourire, même si votre visage est caché par un masque !
Renouvellement de la consécration du diocèse de Bayonne aux Saints Coeurs de Jésus et de Marie
Monseigneur Marc Aillet a renouvelé, mercredi 25 mars, en la solennité de l’Annonciation, l’acte de consécration du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron au Sacré-Coeur de Jésus et au coeur Immaculé de Marie, à l’issue de la Messe (retransmise en direct à partir du site diocésain) qu’il célèbre à midi dans la chapelle de l’évêché.
Il invite les prêtres, les fidèles et les familles du diocèse à s’associer à ce renouvellement en récitant, avec foi et dans l’Espérance, cet acte de consécration :
RENOUVELLEMENT DE L’ACTE DE CONSECRATION DU DIOCESE DE BAYONNE, LESCAR ET OLORON
AU SACRE-CŒUR DE JESUS ET AU CŒUR IMMACULE DE MARIE
SOLENNITE DE L’ANNONCIATION DU SEIGNEUR – 25 MARS 2020
- Tous ensemble :
Cœur Sacré de Jésus, fournaise ardente de charité, regarde avec bonté tes fils et tes filles du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, en cette période troublée : nous fixons les yeux sur « ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour » (Jésus à sainte Marguerite-Marie).
Nous reconnaissons volontiers nos ingratitudes, nos irrévérences et nos froideurs envers toi, dans l’Eucharistie, Sacrement de ton amour, dont nous sommes aujourd’hui privés. Nous demandons humblement pardon pour tout ce qui blesse la charité fraternelle au sein de nos familles et de nos communautés.
Démunis, voire désemparés devant l’ampleur de la crise sanitaire que nous traversons, et qui prive l’Eglise de la plénitude des moyens de sanctification, nourrit l’inquiétude et l’angoisse de nombre de nos concitoyens, expose au danger les personnes les plus vulnérables, mobilise la générosité des personnels soignants au péril de leur santé ou de leur vie, multiplie les victimes de l’épidémie, nous nous tournons vers ton Cœur lent à la colère et plein d’amour et nous nous réfugions à l’abri de ta miséricorde.
En nous appuyant sur les actes héroïques de beaucoup de ceux qui se mobilisent contre l’épidémie, mais aussi sur la prière et la ferveur renforcées de nombreux fidèles et l’esprit de sacrifice et d’offrande de beaucoup, en ces temps de confinement, nous voulons renouveler la consécration de notre baptême en nous consacrant à nouveau solennellement à ton Sacré-Cœur et au Cœur Immaculé de Marie, ta Mère et notre Mère.
Tous, nous nous engageons à te répondre amour pour amour, en esprit de réparation pour nos ingratitudes et celles du monde entier, en te disant :
Moi (prononcer ici son prénom), je donne et consacre à ton Sacré-Cœur et au Cœur Immaculé de Marie, qui sont toujours unis, ma personne, ma vie, mon intelligence, ma mémoire et ma volonté, mes joies et mes peines, mon passé, mon présent et mon avenir, afin que tout ce que je ferai et souffrirai soit pour l’amour et la gloire de Dieu, et l’extension de ton Règne de vérité, d’amour, de justice et de paix dans le monde qui m’entoure. Forts de cette consécration, que nous voulons vivre en vérité, et avec un coeur brisé, nous te présentons tous ceux qui souffrent de cette épidémie, les malades, les victimes et leurs familles, ou qui la combattent pour en limiter les effets destructeurs. Confiants dans la puissance de ta miséricorde, nous te supplions d’intervenir pour mettre un terme à ce fléau qui nous afflige.
- Mgr l’évêque :
Moi, Marc, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, je veux en toute soumission et amour, consacrer solennellement à ton Sacré Cœur et au Cœur Immaculé de Marie, ton Eglise particulière de Bayonne, Lescar et Oloron, afin qu’elle trouve en vos Cœurs unis refuge et protection et soit un signe toujours plus crédible de ton amour rédempteur pour les hommes et les femmes qui peuplent notre diocèse, te laissant un entier et plein droit de disposer de nous et de tout ce qui nous appartient, sans exception, selon ton bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen
Cœur Sacré de Jésus – J’ai confiance en vous
Cœur Immaculée de Marie – Priez pour nous
67 prêtres morts de l’épidémie en Italie
Lu ici:
Soixante-sept prêtres italiens contaminés par le Covid-19 sont décédés depuis le début de l’épidémie en Italie, selon un bilan publié mercredi par le journal de la conférence épiscopale italienne Avvenire. Le quotidien qui publie les noms des prêtres, très majoritairement âgés, et parfois leurs photos, évoquait encore la veille un total de 50 morts.
Prions pour eux (ainsi que pour toutes les autres victimes, bien sûr!) – et prions Dieu de nous envoyer beaucoup de saints prêtres.
Economie : « Un virus qui nous fait toucher aux limites de la mondialisation »
A quelles conséquences concrètes au niveau économique doit-on s’attendre pour notre pays et que nous révèle cette crise à propos de notre sytème mondialisé ? RCF Anjou pose la question à l’économiste Yves Perez (durée 16mn43) :
Couples confinés : la neuvaine à Marie qui guérit les couples vous attend
Nous en avions parlé il y a peu de temps, la dévotion à Marie qui guérit les couples est un don de la Providence pour les époux qui peinent.
Si ce temps de confinement permet des retrouvailles familiales intenses, il peut aussi accroître les difficultés conjugales. Aussi, c’est peut-être le moment de faire un chemin conjugal avec Notre-Dame qui apporte douceur, compréhension et réconciliation.
Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine à “Marie qui guérit et refait les couples”.
Des dizaines de milliers de foyers, peut-être davantage, ont réveillé et consolidé leur amour en priant Marie qui guérit les couples. Certains se même sont rendus en pèlerinage au sanctuaire qui lui est dédié : www.mariequigueritlescouples.com
Alors, n’hésitons pas et partageons cette bonne nouvelle !
Déroulement quotidien de la neuvaine
1/Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
2/Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
3/Récitation d’une dizaine de chapelet
(C’est-à-dire un « Notre Père », dix « Je vous salue Marie », un « Gloire au Père »)
4/Lire la méditation du jour
5/Prière à Marie qui refait les couples
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
Premier jour
- Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
- Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
- Récitation d’une dizaine de chapelet
- Méditation :
O Marie, nous nous tournons vers vous car nous avons besoin de votre secours. Chaque jour, nous peinons à trouver le chemin pour faire grandir notre amour. C’est humblement et à genoux que nous venons vers vous les mains vides, venez les remplir de ce dont nous avons besoin pour aujourd’hui.
Notre vie ressemble à un écheveau emmêlé et nous ne savons par où commencer pour repartir du bon pied. Aussi, aidez-nous à combattre le voile de l’orgueil qui nous empêche de reconnaître les trésors d’amour et de tendresse qui sont cachés dans le cœur de notre époux (se).
Lorsque vient la tentation de douter de la renaissance que vous voulez pour notre couple, Marie, nous vous disons que nous voulons recommencer, un pas après l’autre, dans la docilité à l’Esprit-Saint. Trop souvent, nous pensons qu’un effort de l’autre est la seule réponse aux difficultés que nous traversons. Comme un enfant qui apprend à marcher, nous nous appuyons sur vous pour avancer à petits pas, lentement, avec confiance ; un acte d’amour succédant à un autre.
Entendant Jésus nous dire qu’ « il est plus facile à un chameau d’entrer dans un trou d’aiguille à coudre qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu », nous vous implorons : faites grandir en chacun l’esprit d’humilité, seule voie d’accès et pierre fondatrice de tout amour. Malgré notre immense misère, nous crions vers vous avec une invincible espérance.
O Marie qui refait les couples, Notre-Dame de l’Humilité, priez pour nous.
- Prière à Marie qui refait les couples :
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
Maintenir messe et communion ?
Nous avons vu que Mgr Reig¸ évêque d’Alcalá de Henares, en Espagne, a décidé de maintenir messe et communion dans son diocèse, avec toutes les précautions nécessaires, pendant l’épidémie. D’autres évêques d’Espagne, où le degré de contagion de l’épidémie est plus grave qu’en France, ont fait de même, ceux de Grenade, Salamanque, Asidonia-Jerez, Cadix-Ceuta, Cordoue, Huelva, Almería, Segorbe-Castellón, Minorque, Orihuela-Alicante. Au total, ils sont onze évêques à avoir pris les mêmes dispositions que leurs confrères polonais.
Le président tanzanien John Magufuli, catholique pratiquant, a déclaré dimanche 22 mars :
“J’insiste, mes frères chrétiens et même musulmans, n’ayez pas peur, ne cessez pas de vous rassembler pour glorifier Dieu et le louer. Ainsi, en tant que gouvernement, nous n’avons pas fermé d’églises ou de mosquées. Au contraire, elles devraient toujours être ouvertes pour que le peuple puisse chercher refuge auprès de Dieu. Les églises sont des lieux où les gens peuvent chercher la vraie guérison, car c’est là que réside le vrai Dieu. N’ayez pas peur de louer et de chercher le visage de Dieu dans l’Église”. “Le coronavirus ne peut pas survivre dans le corps eucharistique du Christ. Il sera bientôt brûlé. C’est exactement la raison pour laquelle je n’ai pas paniqué en faisant la Sainte Communion, parce que je sais qu’avec Jésus dans l’Eucharistie je suis en sécurité. C’est le moment de construire notre foi en Dieu”.
Une pétition circule actuellement pour demander « aux évêques de France, supérieurs religieux, curés, prêtres ayant charge d’âmes » de bien vouloir faciliter l’accès à la messe pour les fidèles, tout en respectant les règlements en vigueur :
Chers Pères dans le Christ,
A l’approche de Pâques et dans les conditions présentes de confinement, nous vous prions instamment de faciliter aux catholiques de France l’accès à la messe, bien précieux entre tous pour l’Eglise et pour le monde, spécialement à la messe dominicale.
Nous vous demandons de permettre et d’organiser, chacun à votre niveau de responsabilité, comme cela se fait ailleurs (notamment dans 11 diocèses d’Espagne, ou encore en Pologne), dans le strict respect des règlements en vigueur, mais sans les aggraver :
– Que les églises et chapelles restent ouvertes, notamment le dimanche ;
– Que chaque prêtre y dise autant de messes qu’il lui paraîtra nécessaire, du fait de la gravité de la situation ;
– que les fidèles, sans rassemblement, avec toutes les précautions voulues, notamment de distance les unes des autres (organisation de l’entrée et de la sortie de l’église, brièveté de l’office), puissent s’y trouver et y prier au moment de l’office.
Sachant bien entendu que les conditions présentes constituent un empêchement suffisant pour dispenser de l’obligation dominicale, et que les chrétiens qui se rendent aujourd’hui dans les églises ouvertes sont peu nombreux.
Nous faisons en outre confiance à votre sollicitude pour répondre à toute demande de confessions, communions, tant aux malades qu’aux personnes isolées, et de sacrement des malades.
Décret de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements En temps de Covid-19 (II)
Ayant considéré l’évolution rapide de la pandémie de Covid-19 et tenant compte des observations reçues des Conférences Épiscopales, cette Congrégation propose une mise à jour des indications générales et des suggestions déjà données aux Évêques dans le décret précédent du 19 mars 2020.
En considération du fait que la date de Pâques ne peut pas être transférée, dans les pays touchés par la maladie, où des restrictions sur les rassemblements et les mouvements de personnes sont prévues, les Évêques et les Prêtres célébreront les rites de la Semaine Sainte sans la présence du peuple et dans un endroit approprié, en évitant la concélébration et en omettant l’échange de paix.
Les fidèles seront informés de l’heure du début des célébrations afin de pouvoir s’unir en prière dans leurs propres maisons. Les moyens de communication télématiques en direct, et non enregistrés, pourront être utiles. Dans tous les cas, il reste important de consacrer suffisamment de temps à la prière, en valorisant surtout la Liturgia Horarum.
Les Conférences Épiscopales et chaque diocèse ne manqueront pas d’offrir des suggestions en vue d’aider la prière familiale et personnelle.
1 – Dimanche des Rameaux. La Commémoration de l’Entrée du Seigneur à Jérusalem sera célébrée à l’intérieur de l’édifice sacré ; dans les églises Cathédrales on utilisera la deuxième forme prévue par le Missel Romain ; dans les églises Paroissiales et dans les autres lieux, la troisième forme.
2 – Messe chrismale. En évaluant la situation concrète dans les différents pays, les Conférences Épiscopales pourront donner des indications sur un éventuel transfert à une autre date.
3 – Jeudi Saint. Le lavement des pieds, déjà facultatif, est omis. À la fin de la Messe en Mémoire de la Cène du Seigneur, on omet aussi la procession, et le Saint-Sacrement sera conservé dans le tabernacle. En ce jour, on concède exceptionnellement à tous les prêtres la faculté de célébrer la Messe dans un endroit approprié, sans la présence du peuple.
4 – Vendredi Saint. Dans la prière universelle les Évêques veilleront à préparer une intention spéciale pour ceux qui se trouvent dans une situation de désarroi, pour les malades, les défunts (cf. Missale Romanum). L’adoration de la Croix par le baiser sera limité au célébrant seulement.
5 – Vigile Pascale. Elle n’est célébrée que dans les églises Cathédrales et Paroissiales. Pour la liturgie baptismale, seul le renouvellement des promesses baptismales sera maintenu (cf. Missale Romanum).
Dans les séminaires, les maisons de prêtres, les monastères et les communautés religieuses, on suivra les indications de ce Décret.
Les expressions de la piété populaire et les processions qui enrichissent les jours de la Semaine Sainte et du Triduum Pascal peuvent être transférées, au jugement de l’Évêque diocésain, à d’autres jours convenables, par ex. les 14 et 15 septembre.
De mandato Summi Pontificis pro hoc tantum anno 2020.
De la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 25 mars 2020, solennité de l’Annonciation du Seigneur.
Robert Card. Sarah
Préfet
✠ Arthur Roche
Archevêque Secrétaire
L’islamisation de l’université française
Campus Vox vient de mettre en ligne un témoignage glaçant sur l’islamisation des universités – par au Caire, à Lyon! Une étudiante de langue arabe à Lyon II, puis Lyon III raconte:
Lors du 1er semestre, une élève égyptienne chrétienne a fait un exposé sur la 2ème révolution égyptienne du 30 juin 2013 contre le régime des frères musulmans. Elle a donc montré une vidéo où l’on peut voir plus de 30 millions d’égyptiens manifester contre le régime des frères musulmans. On y voit aussi le soutien de l’armée qui décide de protéger le peuple et d’exécuter sa volonté : https://youtu.be/Lbe0W2VHM2o Mais à la fin du cours, un élève est venu la voir en lui disant qu’elle n’aurait jamais du montrer cette vidéo, ni parler de politique. Puis il lui a demandé si elle était musulmane. Quand elle lui répondit qu’elle était chrétienne, il ne lui adressa plus jamais la parole. Il lui a aussi donné un livre en arabe : “Le protocole des sages de Sion”, ouvrage de propagande antisémite par excellence.
J’apprends que certaines élèves s’enferment dans les salles de cours aux heures de prière et que les professeurs doivent attendre la fin de leur prière pour pouvoir entrer.
J’apprenais aussi que quand un professeur met une simple chanson d’Om Kalthoum une musique orientale, pour faire découvrir la culture arabe, certaines élèves sortent de classe car c’est « haram » ( péché, interdit).
Un autre jour, une élève tunisienne fait un exposé en Français sur un poète tunisien et emploie le mot « prophète » pour le décrire. Et là une élève se lève en hurlant au blasphème et menace de la frapper. Encore une fois, le professeur de ce cours réagit en disant « il ne faut pas leur en vouloir car c’est leur culture ».
Un autre jour, une conférence était donné par un doctorant sur un thème littéraire. La plupart de l’auditoire était des élèves voilées. Ce doctorant qui parlait en arabe finit par dire “Je vais parler en Français pour les chrétiens ».
Si la terre est confinée, le Ciel lui, est ouvert !
De l’abbé Le Coq en cette fête de l’Annonciation, à l’heure où toutes les cloches de France sonnent :
Ecoutez-les ces cloches!
Ce ne sont pas celles de Pâques qui annonceraient la joie de la Résurrection :
la joie du Christ Sauveur!
La Joie du Christ vainqueur!
Ce temps n’est pas venu…
La Victoire n’est pas là…
La Victoire attendra…
Ecoutez-les ces cloches!
Celles-là mêmes qu’on a voulu faire taire dans nos villes et nos villages pour ne pas « déranger » la triste tranquillité des hommes endormis : pauvre sérénité des consciences ensevelies.
Elles sonnent ce soir…
Elles sonnent… comme jamais!
Jusqu’à faire trembler les murs des maisons d’aujourd’hui : ces maisons construites sur le sable de la vie qui passe, et qui s’enfuit.
Ecoutez-les ces cloches!
Ce ne sont pas les cloches des grandes joies paroissiales, ni les beaux carillons qu’on fait entendre les jours de fête, les jours de mariages et les jours de baptêmes.
Les mariages et les baptêmes ne sont plus.
TOUTES NOS JOIES SE SONT TUES.
Ces cloches qui résonnent et que, ce soir, le monde sera obligé d’entendre, c’est le son grave des temps de guerre, c’est le tocsin qui annonce le Feu et les drames.
Ce soir ce sont les cloches de l’appel aux armes.
Et de l’appel aux larmes.
Ecoutez-les ces cloches.
Ecoutez-bien!
Ecoutez-mieux!
Tendez l’oreille.
Tendez le coeur !
C’est un cri!
Un cri déchirant qui rejoint la longue plainte des Saints Innocents.
Nos cloches de ce soir « c’est le cri de Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus. ” (Mt 2, 13-18)
À nos clochers, ce soir, c’est le Glas des jours de peine et des jours de deuil.
Ce soir les églises gémissent!
Et il n’y a pas qu’elles!
Car, à toutes ces églises vides, se joignent tous ceux qui, normalement, les remplissent et en sont empêchés.
Et il y a plus encore!
Car ces « nations affolées et désemparées » (comme l’annonçait le Christ) ; Ces hommes « mourant de peur dans l’attente de ce qui doit arriver », ce monde abasourdi de se retrouver au bord d’un précipice vertigineux: peut être bien que ce soir, s’unissant à nos cloches, tous s’uniront à notre prière!
Oui l’Eglise prie, et supplie.
L’Eglise lance sa prière et sa supplication.
De la terre jusqu’au Ciel.
Jusqu’à ce Ciel méprisé par certains, oublié par beaucoup, et depuis si longtemps! C’est vers le Ciel que les regards se tournent désormais et que les coeurs espèrent…
Car si la terre est confinée, enfermée, le Ciel lui, est ouvert!
Plus que jamais.
Pour combler les espoirs humains la terre a dit son dernier mot et ce n’est pas assez. Elle n’a plus rien a dire, elle n’a plus rien à donner.
Mais les âmes, elles, ont encore largement besoin de recevoir et d’écouter.
Nous avons cru que l’issue de secours des homme serait la terre elle-même.
Nous avons idolâtrer la terre comme si elle était Dieu alors qu’elle n’était que le tremplin vers Dieu.
Maintenant nous le savons, la terre n’a pas les paroles de la vie éternelle.
La « déesse terre » nous a bernés.
« Adjutorium notrum in Nomine Domni » = « notre secours est dans le nom Seigneur » !
Les cloches de ce soir, c’est le son de l’humble pardon des péchés de chacun, des péchés de la France, des péchés de l’Eglise, et du péché du monde : comme un lot détestable que nous avouons tous et dont on veut être lavé.
C’est le son de ceux qui veulent être pardonnés…
La cloche, en ce beau soir d’Annonciation, c’est aussi celle l’Angélus, la cloche qui prévient que Dieu vient et intervient dans l’histoire de son peuple.
C’est la cloche qui annonce et qui promet que Dieu aime chacun et que le Bon Dieu nous appelle tous depuis le début du monde jusqu’à la fin des temps, à la vie éternelle.
Alors que notre Foi sonne, que notre Foi résonne!
Que notre espérance hurle :
en haut, vers notre Père
et se répande partout, vers nos frères !
Courage! Car un jour, « toutes les larmes seront asséchées » ( Apocalypse 21, 4)
Un jour, l’homme sera sauvé.
Un jour finira de sonner le grand clocher : car, enfin, nous serons arrivés.
Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (1)
Nous commençons la publication d’un entretien avec Bruno Riondel, professeur d’histoire à Louis-le-Grand et auteur d’une récente synthèse sur le bilan du communisme: “L’effroyable vérité” (L’Artilleur)
1) Vous venez de publier une synthèse impressionnante sur un siècle de communisme. Quel est le bilan ?
Le bilan est terrifiant.
Sur le plan humain, 80 à 100 millions de personnes ont été tuées, de plus nombreuses encore ont eu leur vie brisée dans les milliers de camps de déportation mis en place par les communistes, partout où ils prirent le pouvoir. Et plusieurs millions de personnes parmi ces victimes du communisme ont été exterminées dans le cadre de deux génocides : l’Holodomor, le génocide ukrainien qui a fait quatre à cinq millions de victimes par la famine organisée, entre 1932 et 1933, et le génocide cambodgien, à la fin des années soixante-dix, qui causa la mort de deux à trois millions de personnes, souvent exécutées par balle où d’un coup de pelle sur la nuque. Dans les deux cas, le crime fut prémédité par les hauts responsables communistes qui, à l’instar du Cambodgien Pol Pot, ambitionnaient de créer un « nouveau peuple ». Le crime fut ensuite mis en œuvre par des exécutants totalement déshumanisés, tel le Soviétique Lazare Kaganovitch, fort justement surnommé le « Himmler soviétique ». Tout historien sérieux reconnait aujourd’hui la dimension génocidaire des crimes de masse ukrainien et cambodgien, Nicolas Werth, l’un des grands spécialistes du communisme, écrivant à propos du premier qu’il est « le seul événement européen du XXe siècle qui puisse être comparé aux deux autres génocides, le génocide arménien et la Shoah ». Même lorsqu’il n’y eut pas génocide (selon les critères stricts de définition), la préméditation des crimes de masse fut une constante dans les régimes communistes, car l’éradication nécessaire de la superstructure culturelle des sociétés, afin d’en créer une nouvelle, justifiait d’exterminer des classes sociales entières, à commencer par les paysans, souvent très attachés à leur petite exploitation et porteurs de valeurs traditionnelles. Félix Dzerjinski, le sinistre fondateur de la Tchéka, la police politique soviétique, justifiait les tueries massives en estimant qu’« il n’existe pas des individualités contre-révolutionnaires mais des classes entières contre-révolutionnaires ». Ainsi, aux millions de koulaks ukrainiens déportés et assassinés par Staline s’ajoutèrent les masses de paysans tués par Mao, Hô chi Minh et par beaucoup d’autres dirigeants criminels.
Si le communisme apporta, partout où il s’imposa, la mort et la souffrance, il désorganisa aussi en profondeur les sociétés qui connurent alors une régression culturelle sans précédent, en menant une lutte à mort contre les religions, en traquant aussi les intellectuels et les artistes non ralliés à la doxa, tout en transformant les écoles et les universités en centres de formatage idéologique. Sur le plan économique, l’aberration collectiviste suscita un appauvrissement extrême des masses que dominait la minorité nomenklaturiste issue du parti unique, lequel était mis en symbiose avec l’Etat instrumentalisé pour réaliser les objectifs de la minorité dirigeante fanatisée. Il faut le dire, le communisme n’a rien créé, sauf peut-être les pratiques perverses d’une ingénierie sociale par laquelle il manipulait le réel dans le but d’assurer sa domination sur les masses, en soumettant les personnes à l’arbitraire policier tout en les maintenant dans la pénurie, les confinant ainsi dans la peur permanente et la désespérance. L’angoisse collective récurrente, stratégiquement organisée par les communistes, apportait ainsi la soumission totale des masses au Parti-Etat nourricier.
La révolution marxiste-léniniste ne fut au final qu’un outil de subversion des sociétés, une praxis qui, en transformant sans cesse la réalité rencontrée modifiait en retour l’idéologie, laquelle transformait à nouveau le réel, et ainsi de suite, suivant un fonctionnement basique de type matérialiste-dialectique. Fondé sur un ressentiment sublimé en illusions, le communisme est une expression de la pulsion de mort de l’humanité et sa mise en œuvre ne peut aboutir qu’à des effets profondément négatifs.
2) La diplomatie française a longtemps hésité entre deux attitudes : d’une part s’en tenir à l’histoire et à la géographie (et voir ainsi, par exemple, la Russie éternelle sous le masque de l’Union soviétique) ou prêter attention à l’idéologie (et donc choisir résolument le monde libre contre le bloc communiste). Comment ces deux attitudes contradictoires se sont-elles harmonisées au fil du temps et l’une a-t-elle été plus féconde que l’autre ?
Le problème est effectivement celui de la distinction entre la Russie et l’URSS, car ces dernières correspondaient à deux réalités différentes sur le plan géographique : La Russie ne fut que la principale des 15 Républiques soviétiques, représentant 70% environ du territoire de l’URSS. Mais la différence entre Russie et URSS fut surtout culturelle, la première, vieille nation de foi et de culture chrétienne orthodoxe ayant été soumise à la seconde, une structure fédérale (véritable carcan idéologique) de nature matérialiste-athée et aux ambitions internationalistes. Ce qui explique que nombre des premiers bolchéviks furent des étrangers qui se firent la main en URSS en y martyrisant des Russes, avant de diriger leur patrie d’origine, à l’instar du Hongrois Bela Kun qui fit exécuter des cheminots russes grévistes, de son compatriote Imre Nagy qui participa au massacre de la famille tsariste ou encore du Bulgare Georgi Dimitrov, chef redouté de l’Internationale moscoutaire. Cette dualité Russie/URSS pesa donc profondément sur les relations que la France entretenait avec la Russie soviétique.
Dans un premier temps, la diplomatie française considéra Lénine comme « l’agent des Boches », car, par le traité de Brest-Litovsk, signé en mars 1918, il avait permis aux Allemands de s’emparer de vastes territoires russes, ce qui entraina l’intervention de régiments franco-britanniques en Russie. Ceux-ci luttèrent ensuite quelques temps aux côtés des Russes blancs opposés aux Rouges durant la guerre civile russe, car Français et Anglais craignaient la contagion révolutionnaire.
Dans un second temps, au cours des années trente, alors que les Soviétiques promouvaient génialement une stratégie dite « antifasciste », tant pour se poser en défenseurs de l’humanité en cachant leurs propres crimes, que pour briser le front des anticommunistes occidentaux, et tandis qu’un ennemi commun, l’Allemagne, menaçait à nouveau la paix, la diplomatie française, se souvenant de l’alliance franco-russe de 1893, accepta un rapprochement avec les Soviétiques, malgré le litige portant sur les emprunts russes non remboursés. Initié, en 1932, par le ministre des Affaires étrangères soviétique, Maxime Litvinov, qui avait su convaincre Staline de se concilier la France, ce rapprochement se concrétisa, en 1935, par la signature d’un traité d’assistance mutuelle qu’avait négocié, coté français, Louis Barthou, ministre des Affaires étrangères, peu avant d’être assassiné et que signa Pierre Laval. Si cette signature traduisait l’esprit russophile qui animait encore la diplomatie française, le traité ne fut pourtant jamais appliqué, car il se heurta à l’hostilité de l’état-major français que le pacte germano-soviétique de 1939 renforça dans sa défiance entretenue à l’égard de l’ogre soviétique.
Après la Seconde Guerre mondiale qui vit le triomphe d’une URSS auréolée de prestige, De Gaulle, chef du GPRF, signa, en décembre 1944, un traité d’amitié avec les Soviétiques, mais les relations changèrent brusquement alors que débutait la Guerre froide, la diplomatie française devant désormais tenir compte de la logique des blocs, plutôt que de la russophilie traditionnelle qui l’animait. Ainsi, les relations se tendirent entre la France et la puissance soviétique, car cette dernière soutenait le Vietminh qui menait la lutte pour l’indépendance dans l’Indochine française. Dans ce contexte de confrontation Est-Ouest, et bien qu’intégrés au camp américain, les Français ambitionnèrent de dépasser la confrontation bipolaire, faisant de la recherche d’autonomie stratégique un axe majeur de leur politique étrangère. Ainsi, le général de Gaulle, soucieux d’affirmer l’Indépendance nationale de la France ménagea les Soviétiques tout en provoquant les Américains, rêvant même d’une Europe allant de l’Atlantique à l’Oural. Chacun de ces différents choix faits par la diplomatie française au cours de la période soviétique relevait d’une adaptation au contexte global, au nom de la realpolitik, mais le contexte de guerre froide eut peut-être l’avantage d’offrir à la France la possibilité d’affirmer une indépendance très relative face à la logique des blocs, notamment en la poussant à se doter de l’arme atomique, condition de sa grandeur nationale.
3) Une bonne partie de l’intelligentsia française a été sous influence communiste. Comment l’expliquez-vous et en reste-t-il des traces ?
L’adhésion d’une partie de l’intelligentsia française et occidentale à la révolution bolchévique, puis aux autres régimes marxistes-léninistes qui s’imposèrent au cours du XXe siècle, s’explique par différents facteurs allant de la foi naïve placée dans le communisme à l’intérêt personnel bien perçu et au cynisme qui en est le corollaire. Dès 1917, les poètes et écrivains nombreux, comme Louis Aragon, Paul Eluard ou André Gide, pour ne citer que ceux-ci, s’enthousiasmèrent pour une révolution qu’ils imaginaient fraternelle, la percevant comme un prolongement de 1789, telle, écrit François Furet, « l’étape supérieure de l’émancipation des individus ». Même des universitaires de premier plan, comme les historiens, Alphonse Aulard et Albert Mathiez, se leurrèrent sur la nature de la révolution russe qu’ils superposèrent naïvement à la française, oubliant que les révolutionnaires français, même s’ils s’égarèrent un temps dans la terreur robespierriste, étaient des bourgeois des Lumières, déistes et défenseur de la propriété privée, tandis que les bolchéviks étaient des matérialistes athées et des collectivistes expérimentant une forme inédite de nihilisme niveleur et aliénant.
L’aveuglement allait loin chez les intellectuels séduits par le bolchévisme, ainsi, en 1927, alors que Staline soumettait les Russes misérables à sa poigne de fer, l’écrivain, Georges Duhamel, reçu en URSS, rapporta que « de tous les points de l’immense territoire, aujourd’hui pacifié, laborieux, arrivent des nourritures succulentes : le caviar vient des grands fleuves, la steppe envoie le gibier, toutes les provinces du bétail. Les poissons frais, secs, fumés sont répandus à profusion ». De son côté, l’ex Président du Conseil, Edouard Herriot, en voyage à Kiev au cours de l’année 1933, alors que sévissait la famine génocidaire organisée par les communistes, assura, à propos de l’Ukraine, l’avoir vue comme « un jardin en plein rendement », ajoutant : « Je n’y ai constaté que la prospérité ». Mais les Soviétiques savaient corrompre leurs invités en les honorant, tel André Gide qui, reçu en 1936, à Moscou, fut logé dans une suite de six chambres, située dans le plus grand hôtel de la ville, transporté en Lincoln et nourri de caviar abondant.
Dans les années trente, certains intellectuels ouvrirent les yeux sur les crimes communistes et rejetèrent le bolchévisme, à l’instar du même André Gide, qui, en 1936, publia Retour d’URSS, une critique radicale du système soviétique, tandis que d’autres, comme Aragon célébrant la Guépéou, continuaient à se compromettre avec le crime. Pour ceux-ci, la fidélité au communisme soviétique assurait une continuité de carrière avec des parutions de livres garanties par les maisons d’édition contrôlées par le PCF, ainsi qu’une promotion assurée par L’Humanité et autres journaux prosoviétiques. La soumission presque imbécile d’Aragon au bolchévisme lui valut de dominer le milieu littéraire français de la Libération et d’en organiser la purge intellectuelle à partir du Comité national des écrivains, une émanation du PCF, qu’il dirigeait. Plus largement, la victoire soviétique de 1945 donna un tel prestige au PCF que ce dernier rallia à sa cause des pans entiers de l’univers intellectuel français, écrivains, universitaires, artistes, à l’instar de Jean-Paul Sartre et de Pablo Picasso. Etre membre du PCF facilitait aussi l’obtention d’un poste universitaire, car les communistes annexèrent des secteurs entiers de la recherche au sein desquels ils se cooptèrent ensuite, influençant profondément et durablement les contenus d’un savoir (en science sociale notamment) désormais déformé par les postulats idéologiques qui le sous-tendaient.
Si nombre d’intellectuels perdirent la foi dans le stalinisme, au cours des années 50, les réseaux marxistes en place continuèrent à contrôler, plus discrètement, mais toujours très fermement, les bastions du savoir annexés en 1945. De nos, jours, ceux-ci véhiculent encore un « progressisme » imprégné d’une forte sensibilité d’extrême gauche, poursuivant inlassablement la déconstruction de la superstructure culturelle française, en favorisant, plus particulièrement, l’affirmation du discours islamo-gauchiste, dit « décolonial », nouvelle forme de la lutte des classes opposant, non plus explicitement le prolétaire et le bourgeois, mais l’immigrant à l’autochtone placé en position de rentier de la nation.
Livre à commander ici.
Armées françaises comme hôpital public : mensonges et faillite d’Etat ?
Les connaisseurs du milieu militaire ne peuvent que sourire (avec tristesse) devant la communication outrancière et surtout exagérée sur le rôle des armées françaises dans la crise COVID 19 que traverse la France aujourd’hui. Cette communication est exagérée dans un seul et unique but : redorer l’image du pitoyable président Macron qui, non content d’avoir été imprévoyant, cherche à être comparé à Clémenceau dans les tranchées.
Tout comme l’hôpital public, l’armée française n’a plus les moyens depuis longtemps pour faire face de manière massive à une telle crise. Bien sûr, la responsabilité doit être recherchée, au minimum chez les trois derniers présidents qui ont diminué de manière drastique les moyens régaliens pour les rendre “rentables” : Sarkozy, Hollande et Macron.
Les hôpitaux militaires ne pèsent que 1% de l’hôpital public (lui-même déjà débordé et sans moyens suffisants). Il aura fallu 6 jours pour que cet hôpital militaire de campagne prenne en charge son premier patient et il ne possède que 30 lits en capacité de réanimation. Savez-vous que l’hôpital historique du Val de Grâce, qui a été fermé contre l’avis des spécialistes, est aujourd’hui à l’abandon et abrite une section Sentinelle alors qu’il avait une renommée mondiale ?
Si l’hôpital du Val-de-Grâce attire les convoitises du DAL c’est parce qu’il est … quasi vide. Depuis l’été 2016, tous ses patients sont partis et l’ancien hôpital se cherche un nouvel avenir.
Le ministère de la Défense, en quête d’argent, avait décidé en 2014 de vendre ce très juteux patrimoine. Mais depuis, le site de 2,7 ha n’a toujours pas de repreneur. Plusieurs investisseurs privés le convoitent pour y implanter des équipements dédiés à la santé (pôle mondial de recherche et d’innovation thérapeutique ou hôpital centré sur le handicap), mais deux ministères sont aussi sur les rangs pour occuper les locaux. Le ministère de l’Intérieur songe à y implanter une« cité du renseignement » où les services des espions français seraient regroupés, tandis que le ministère de la Santé voudrait y créer un campus regroupant différents services de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale.
En attendant que l’Elysée tranche, des militaires de l’opération Sentinelle chargés de sécuriser les lieux publics dans le cadre du plan Vigipirate y sont logés.
Florence Parly, en bonne communicante, a envoyé un bâtiment de la Marine nationale en Corse pour transférer 12 patients, pour une capacité maximum de 15 à bord, alors qu’un aller-retour en avion n’aurait pris que quelques heures… Le clou du spectacle médiatique fût sans doute la diffusion en version accélérée de la vidéo du montage de l’hôpital de campagne à Mulhouse, un peu comme la vidéo d’un des deux hôpitaux chinois construits en 10 jours…sauf que là, il s’agit de 30 lits au lieu de 2 000. Les militaires doivent avoir honte de voir ainsi leur manque de moyens mis en avant par des responsables politiques qui ne pensent qu’à leur ego.
Après deux journées de montage, puis de désinfection, l’élément militaire de réanimation est quasiment terminé à Mulhouse. Sa capacité sera de 30 lits de réanimation. Engagement exemplaire de nos militaires. @armeedeterre @santearmees @EtatMajorFR pic.twitter.com/VbjxuDSJmR
— Florence Parly (@florence_parly) March 23, 2020
Jean-Dominque Merchet explique parfaitement sur son blog la réalité des moyens des armées françaises :
Chaque jour qui passe nous permet de mieux mesurer la faiblesse des moyens dont disposent les armées en matière sanitaire.
On apprend que le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre, arrivé ce matin à Ajaccio en provenance de Toulon, transportera « douze malades » atteints du Covid-19, vers Marseille. Un bateau de 20 000 tonnes pour douze patients, sachant que ces capacités sont de l’ordre de « la quinzaine », selon le ministère des armées.
Vendredi un deuxième vol d’A330 Phénix en configuration Morphée a eu lieu de Mulhouse vers Bordeaux, avec six patients à bord. Sachant que 1) l’armée de l’air ne possède (sauf erreur de notre part) que deux kits Morphée, 2) qu’après chaque vol, « deux à trois jours » de reconditionnement (notamment pour la désinfection) sont nécessaires, 3) qu’un kit Morphée doit rester en alerte pour une éventuelle évacuation sanitaire (evasan) de blessés en Opex, on peut en conclure que le Phénix Morphée pourrait – en moyenne – effectuer trois vols sanitaires par semaine. Soit moins de vingt patients.
Les hôpitaux militaires (HIA) mobilisés disposent au total de 117 lits, dont 40 en réanimation. Auquel s’ajoutera l’EMR (élément mobile de réanimation) en cours d’installation à Mulhouse et qui offrira 30 lits supplémentaires. Soit un total de 70 lits de réanimation, comme nous l’écrivions dès lundi. 47 autres lits sont destinés à accueillier des patients hors réa (…)
Cette crise nous fait toucher du doigt d’une manière extrêmement concrète ce que signifient des mots comme « modèle d’armée complet » et « armée échantillonaire ». Beaux débats à prévoir dès lors que la crise sera surmontée…
Par ailleurs, il nous explique aussi avec précision pourquoi il aura fallu autant de temps pour installer 30 lits :
Le ministère des Armées nous apprend (…) que les Elément militaires de réanimation (EMR), c’est-à-dire l’hôpital de campagne d’une capacité de 30 lits, sera « mis en oeuvre » à proximité de l’hôpital de Mulhouse « dans quelques jours ».
Ces « quelques jours » posent question. L’annonce a été faire lundi soir, 16 mars, par le chef de l’Etat, chef des Armées. On pouvait donc imaginer que l’affaire était en bonne voie. Or, on apprend 38 heures plus tard que « le personnel du Régiment médical (RMED) est projeté aujourd’hui [mercredi 18 mars] (…) Le compte-à-rebours est donc lancé : combien de jours faudra-t-il entre une annonce présidentielle et l’accueil du premier patient ? (…) De son côté, la Dicod assure que le ministère des Armées « n’a pas de date exacte, mais tout indique que cela sera avant le 27 mars ». Dans le Parisien, la ministre Florence Parly déclare que ce sera « le plus rapide possible » mais qu’il s’agit d’une « opération importante » pour les armées. Jeudi, la Dicod nous indique que « l’installation débutera cette fin de semaine » (…)
Un internaute nous précise que « le dernier Hôpital Militaire de Campagne, le 810ème HMC du RMED, a été dissous il y a 5 ans. Le SSA doit donc piocher dans l’ensemble de ses UMO pour monter de toutes pièces cet EMR et ça demande quelques délais… »
Le mal des armées françaises est profond :
Les armées font ce qu’elles peuvent, c’est-à-dire avec les moyens que le pays met à leur disposition et beaucoup d’engagement des personnels. Si le second ne fait pas défaut, force est de constater que les premiers ne sont pas à la hauteur de ce que les citoyens s’imaginent. La « paupérisation du Service de santé des armées » est une réalité, que les images ne parviendront pas à masquer. Comme nous le confiait récemment un officier général, «il y a un décalage entre ce que les gens attendent de l’armée et ce qu’elle peut faire pour eux ».
Cet état de fait ne doit pas surprendre : depuis une génération, les armées ont été réorganisées dans une logique expéditionnaire, tout en préservant ce que les documents officiels qualifient parfois un peu pompeusement de « modèle d’armée complet ». Complet, certes, mais à des niveaux quantitatifs tellement faibles que d’aucuns, dans les milieux spécialisés, parlent d’ « échantillonaires »
Le général Vincent Desportes confirme ces éléments et fait remonter la responsabilité politique jusqu’à Jacques Chirac :
“(…) L’offre de santé militaire a été drastiquement réduite lors des quinquennats de Chirac, Sarkozy et Hollande avec la baisse des budgets, puisqu’on a imaginé que n’importe quelle médecine pouvait faire le travail des médecins militaires. Ce qui est totalement faux ! (…)”
En attendant, plusieurs pistes sérieuses laisser penser que les armées françaises se préparent à renforcer le dispositif Sentinelle de manière massive (aujourd’hui estimé entre 4 et 7000 hommes), afin de soulager les forces de sécurité intérieure pour faire respecter le confinement.
En effet, Christophe Castaner a annoncé le 19 mars dernier qu’il envisageait un renfort du dispositif Sentinelle alors même qu’il avait sournoisement laissé entendre le contraire après l’intervention du président de la république le 17 mars dernier (“Il n’y a pas de mobilisation de l’armée pour contrôler nos rues (…) nos forces de sécurité intérieures seront largement déployées pour cela“. Voir la vidéo à partir de 25’00”) :
En lieu et place, le ministre Castaner annonçait ce jeudi, « une montée en puissance du dispositif Sentinelle » ; un dispositif mis sur pied au lendemain des attentats de 2015 en France, pour « faire face à la menace terroriste sur le territoire national et protéger les points sensibles du territoire ». Selon le ministre de l’intérieur, le dispositif ‘’Sentinelle’’, devrait mettre donc à contribution l’armée pour le renforcement de la sécurité, sans pour autant se substituer aux forces de police. « Ils ne feront pas de contrôle d’identité, ils sont là en appui » avait déclaré en substance Christophe Castaner.
Cette montée en puissance a eu lieu en 2015 suite aux attentats où près de 10 000 hommes avaient été déployés et où des effectifs supplémentaires avaient été accordés à l’armée de terre. Les conséquences de cette suractivité (OPEX + Sentinelle) ont été terribles sur la préservation des effectifs que le ministère des armées a aujourd’hui beaucoup de difficultés à fidéliser au point de vouloir recruter massivement en Seine-Saint-Denis.
Le commandement des armées est sans doute tiraillé aujourd’hui entre sa vocation naturelle à soulager la Nation en crise et le risque de voir ses effectifs fondre encore davantage d’ici un an si ils étaient à nouveau déployés en masse…surtout sans masque.
Le gouverneur de la Louisiane donne l’exemple
Lu sur Twitter (avec retard!) ce message du gouverneur de la Louisiane, John Bel:
“En ce temps de Carême, où nous nous concentrons sur le jeûne et la prière, je voulais faire savoir aux habitants de la Louisiane que je jeûnerai demain mardi 24 mars.”
Rêvons un peu: et si ça arrivait chez nous, qu’au lieu de leur sectarisme maçonnique à front de taureau, ceux qui prétendent nous diriger redécouvraient les vertus du jeûne et de la prière et se préparaient ainsi à la grande fête de l’Annonciation? (Il est vrai qu’il faudrait aussi qu’ils abandonnent la culture de mort car il est assez difficile de croire à l’Incarnation du Fils de Dieu comme petit embryon et de “traquer”, comme ils disent, les enfants dans le sein de leurs mères!)
In this Lenten season where we focus on fasting and prayer, I wanted to let the people of Louisiana know that I will be fasting tomorrow, Tuesday, March 24. #lagov #lalege
— John Bel Edwards (@LouisianaGov) March 24, 2020
L’épidémie permet aussi le retour à Dieu
L’agence Via Sacra vient de publier cette vidéo d’Armel Joubert des Ouches qui réchauffe le coeur: l’Europe chrétienne n’est donc pas totalement morte – en tout cas en Italie. Le coronavirus ne se contente pas de fermer les églises, mais il réveille l’esprit de générosité des Italiens – et la présence de prêtres auprès des mourants convertit des médecins athées, exténués mais admiratifs devant la vie sacerdotale donnée pour les âmes des fidèles. La page Facebook de la police nationale italienne demande la protection de son saint patron. Des maires consacrent leur ville au Coeur immaculé de Marie. Dieu veuille que ces beaux exemples soient suivis de ce côté-ci des Alpes!
On aimerait que, pour d’autres dirigeants occidentaux, Pâques soit aussi un jour spécial…
Tous les médias gauchistes d’Amérique tombent sur le dos de Donald Trump parce qu’il a osé dire qu’il aimerait que le pays soit de nouveau ouvert pour Pâques – “jour très spécial pour moi”, a-t-il précisé. On peut douter que l’épidémie soit terminée le 12 avril, mais on peut surtout regretter que Pâques n’évoque plus rien pour la plupart des dirigeants occidentaux. Décidément, le problème, ce n’est pas tant le populisme que des “zélites” devenues totalement étrangères à la culture des peuples qu’elles sont censées représenter.
"Easter is a very special day for me. Wouldn't it be great to have all the churches full?
"That would be a beautiful thing" – @realDonaldTrump
That would be awesome!
Let's pray for a great American revival for Easter Sunday! 🙏 pic.twitter.com/SwqgIje7fI
— Elizabeth Harrington (@LizRNC) March 24, 2020
Et maintenant, la révolte des médecins!
L’excellent Gérard Maudrux, urologue qui s’était fait connaître pour son franc-parler lorsqu’il présidait la caisse de retraite des médecins de France, vient de publier un article (circonstancié, mais au vitriol) contre le gouvernement sur la désastreuse gestion du fameux dossier de la chloroquine:
Les choses bougeaient enfin, grâce à l’opinion publique, mais le gouvernement agit toujours pour que les Français ne disposent pas du Plaquenil. Nous sommes dirigés par des irresponsables, voire des criminels.
Le gouvernement rassure les Français : « Oui nous nous intéressons au Plaquenil, oui c’est en cours, et il fait partie de nos protocoles expérimentaux avec d’autres médicaments ». Il oublie au passage de dire qu’il avait refusé au départ de le faire, et qu’il ne l’a fait que sous la pression de l’opinion publique : blogs, journaux, et surtout du Pr Raoult qui leur a dit « vos protocoles scientifiques, je m’assieds dessus, je prends mes responsabilités, avec votre accord ou non, je traite mes patients avec. » Tous les médecins de France veulent aussi prendre leurs responsabilités.
Malheureusement, ce n’est pas encore demain que vous serez traités par ce médicament en cas de besoin. LE PLAQUENIL A ÉTÉ RETIRÉ DU COMMERCE, IL EST MAINTENANT RÉSERVÉ À USAGE HOSPITALIER.
Ils continuent de faire le contraire de ce qu’on devrait faire. Je doute fortement que le Plaquenil agisse sur les poumons des patients hospitalisés (l’Azithromycine si). La première indication du Plaquenil, c’est au début de la maladie, en diminuant la charge virale, il diminue la contagiosité et peut éviter l’aggravation et le passage à l’hôpital. Il est probablement plus utile pour éviter l’hospitalisation, que pour les cas déjà sévères. LE PREMIER PRESCRIPTEUR DOIT ÊTRE LE MEDECIN TRAITANT, pas l’hôpital, même s’il peut en utiliser aussi.
Le gouvernement envoie les médecins de ville en première ligne, sans protection, mais ne leur fait toujours pas confiance, lui seul sait comment faire, pas les ploucs de la ville (et de la campagne). Ils ne doivent plus prescrire ce traitement, alors qu’ils devraient le PRESCRIRE en premier, DÈS LES PREMIERS SYMPTÔMES, pour éviter l’hospitalisation. Ce mépris de la médecine libérale, en première ligne, on l’avait déjà connu sous Bachelot pour les vaccinations massives, ils n’avaient pas été intégrés dans l’opération. On l’a vu aussi ce soir sur TF1 avec une clinique privée dotée de lits de réanimation vides, en pleine région surchargée où depuis 10 jours on sélectionne des patients non éligibles au traitement faute de respirateurs pour tous. Un scandale de plus.
La suite ici.
Encore plus de restrictions contre le culte catholique?
Hier a été publié au JO le Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. J’y lis notamment ceci au paragraphe IV de l’article 8:
IV. – Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes.
Il y a sûrement parmi les lecteurs du Salon beige de meilleurs juristes que moi – et je leur demande instamment de me corriger si j’ai mal compris –, mais voici comment je comprends ce texte:
- Les églises restent ouvertes pendant le confinement.
- Il est interdit d’y célébrer un culte public, à l’exception des obsèques (auxquelles ne peuvent participer plus de 20 personnes).
Si j’ai bien compris, d’abord, c’est une nouvelle atteinte à la liberté de culte (il est vrai que Marianne en général et ce gouvernement en particulier sont familiers des atteintes à nos libertés, spécialement en matière religieuse). Mais c’est aussi auto-contradictoire, puisque cela signifie a priori que les fidèles peuvent entrer et prier dans leurs églises. Si c’est le cas, qu’est-ce qui empêche les fidèles de venir prier (“individuellement”) le dimanche à 11 heures et d’assister ainsi à la messe “privée” de leur curé (dans la même limite de 20 personnes que pour les obsèques je suppose)? En tout cas, cette façon de traiter les fidèles comme des parias est assez insupportable. Le plus pénible étant que le décret est valable jusqu’au 15 avril, c’est-à-dire après Pâques. Pour la première fois depuis le Ier siècle, il n’y aurait donc en France aucune messe publique pour Pâques. Quelle époque d’une barbarie épouvantable!
Guillaume de Thieulloy
Pape François : le message de l’Encyclique Evangelium vitae est plus que jamais actuel
Il y a vingt-cinq ans, à cette même date du 25 mars, qui est dans l’Église la fête solennelle de l’Annonciation, Saint Jean-Paul II promulguait l’Encyclique Evangelium Vitae, sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine.
Au terme de l’Audience Générale de ce 25 mars 2020, le Pape a adressé ces paroles pour la langue française sur l’Evangile de la Vie, en ces termes :
Frères et sœurs, ce 25 mars, solennité de l’Annonciation du Seigneur, marque le vingt-cinquième anniversaire de la promulgation par saint Jean-Paul II de l’Encyclique Evangelium vitae, sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine. Dans le récit évangélique de l’Annonciation, la Vierge Marie par son “oui” accueille le verbe fait chair et réalise en elle la rencontre de Dieu avec l’homme. Aujourd’hui, dans le contexte d’une pandémie qui menace la vie humaine et l’économie mondiale, l’Evangile de la vie prôné par l’Encyclique est plus que jamais une bonne nouvelle pour tout homme. A l’exemple de la Vierge Marie, cet Evangile de la vie est accueilli et mis en pratique par tant de personnes qui sont au chevet des malades, des personnes âgées, seules ou pauvres. Cependant, les atteintes à la dignité et à la vie des personnes continuent, avec de nouvelles menaces et de nouveaux esclavages. C’est pourquoi le message de l’Encyclique Evangelium vitae est plus que jamais actuel. Au-delà des situations de crise, comme celle que nous vivons, il faut investir dans la culture et dans l’éducation pour transmettre aux générations futures les valeurs de la vie. En effet, toute vie humaine, unique et irremplaçable, est une valeur inestimable.
Consécration du diocèse d’Avignon au Coeur Immaculé
Mgr Jean-Pierre Cattenoz a récité cette prière de consécration, ce matin à la fin de la messe :
“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !
Devant la douloureuse expérience de l’épidémie du Covid 19,
nous voulons nous confier et nous consacrer à ton Cœur Immaculé, nous et le monde entier.
Ô Mère des hommes et des peuples, toi qui connais toutes nos souffrances,
toi qui ressens dans ton cœur maternel toute la souffrance qui secoue notre monde,
accueille nos cris de détresse,
poussés par l’Esprit Saint, nous les adressons directement à Ton Cœur.
Accueille avec amour, comme mère et servante du Seigneur, ce monde qui est le nôtre,
nous Te le confions et Te le consacrons, dans la situation qui est la sienne,
plein d’inquiétude et d’angoisse face à la pandémie du Covid 19.
“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !
Nous avons besoin de ton aide maternelle.
Nous nous tenons devant toi, Mère du Christ, devant ton cœur immaculé, nous désirons, avec toute l’Église, nous unir à la consécration que, par amour pour nous, ton Fils a faite de lui-même au Père : “Pour eux, dit-il, je me consacre, afin qu’eux aussi soient consacrés dans la vérité”
Nous souhaitons nous joindre avec toi à notre Rédempteur
dans cette consécration pour le monde et pour l’humanité.
Dans son cœur divin, il a le pouvoir d’obtenir notre libération de l’épidémie du Covid 19.
Accueille avec ta bienveillance de Mère l’acte de consécration
qu’aujourd’hui nous faisons avec confiance.
“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !
Nous sommes certains que chacun de nous est unique à tes yeux
et que rien de ce qui habite nos cœurs ne t’est étranger.
Nous te confions notre monde victime de cette terrible épidémie.
Garde notre vie entre tes bras ; ravive et nourris notre Foi ;
soutiens et éclaire notre Espérance ; suscite et anime notre Charité ;
guide-nous tous sur le chemin de la sainteté.
“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !
Soutiens-nous face à la maladie, à la souffrance et à la mort.
Au cœur de cette épreuve, sous la conduite de l’Esprit Saint,
Mets en nos cœurs ton amour de prédilection
pour les petits et les pauvres, pour les exclus et les souffrants,
pour les pécheurs et ceux dont le cœur est loin de toi.
Rassemble nous tous sous ta protection maternelle
et remets-nous tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus
dans la puissance de l’Esprit Saint.
Amen.
Avant de nous demander “ce qu’il va arriver”, posons-nous la seule question qui vaille : “Que pouvons-nous faire ?”
Réflexion du père Danziec, dans Valeurs Actuelles, sur les vertus du confinement :
1 milliard. Voilà le nombre de personnes qui se trouvent en ce printemps 2020 confinées dans l’enceinte de leur domicile. Confiner. Retirer. Enfermer. Couper du monde. En clôture. Comme le faisait remarquer le toujours excellent Sylvain Tesson, dans un entretien à lire avec Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro du 20 mars, nous sommes passés en quelques jours du « No borders » au « restez chez vous ». Un volte-face radical, et inattendu. Sorte de révolution copernicienne au forceps. La société postmoderne, si addict au changement, avait pour dieu le philosophe présocratique Héraclite. « Tout est mouvement » selon lui. Ses dogmes s’appelaient multiculturalisme, cosmopolitisme, mondialisme. Ses vertus se déclinaient en compagnies low cost, en parcours erasmus, en émissions de téléréalité “désenracinées”. A travers le confinement de leur population, les pouvoirs publics de 165 pays se placent aujourd’hui, sans le savoir, sous l’égide de Saint Benoît que l’Eglise fêtait hier samedi. Stabilité. Simplicité. Vie domestique en petite communauté. La fameuse règle du fondateur de l’ordre bénédictin dévoile, pour qui veut s’y plonger, des trésors de bon sens et de conseils précieux garantissant la paix d’une vie derrière quatre murs. Ne serait-il pas l’homme de la situation, capable de tirer le meilleur de cette crise en réglant toute chose avec sagesse ? Il n’y a qu’à voir la table des matières de la règle de Saint Benoît qui aborde des sujets aussi variés que la question de “la mesure du boire et du manger”, celle des “sanctions”, du “sort réservé aux vieillards et aux enfants” ou encore du “travail quotidien”.
L’atmosphère soudainement souverainement calme, particulièrement en milieu urbain, semble insolite et nouvelle pour beaucoup. Sera-t-elle pour autant source d’un recueillement intérieur ou le motif d’une retraite spirituelle pour ce milliard d’hommes ? Le bruit, à défaut de venir du dehors, peut venir, hélas, des écrans. Depuis longtemps, le monde passe sous les fenêtres. Vivre sous cloche n’est plus possible. L’étanchéité relève désormais du mythe. C’est ainsi. Pouvons-nous cependant tirer profit de cette situation inédite pour tous, étrange pour certains, malheureuse pour beaucoup ? Le mystère du mal, selon la théologie catholique (même s’il peut paraître scandaleux de l’aborder en quelques lignes ici), se résume de la façon suivante. Dieu ne veut pas le mal. Jamais il ne saurait en être qualifié l’auteur. Cependant Dieu peut permettre qu’un mal advienne. En ce cas, si sa Providence permet une calamité, ce ne peut être que dans le but d’obtenir un plus grand bien. Plus grand bien qui est réalisé ou non… L’homme est en effet libre dans son for intérieur de tirer, ou non, les conséquences d’une épreuve, d’en recevoir les leçons et de prendre les résolutions qui s’imposent.
Au terme de ce confinement, il sera temps que les hommes d’Eglise de conviction exposent un diagnostic, à la fois exhaustif et précis, sur les maladies spirituelles qui traversent l’âme de la vie des hommes depuis plus de 50 ans. Le philosophe Denis de Rougemont faisait néanmoins ce constat implacable, « la décadence d’une société commence quand l’homme se demande : “que va-t-il arriver ? ” au lieu de se demander : “que puis-je faire ?” ». Sans nul doute, voilà déjà longtemps que nous y sommes. La pandémie actuelle ne fait finalement que mettre en lumière cette décadence morale. Ce lent glissement que la grande majorité se refusait jusqu’alors d’admettre. Un supérieur de communauté sacerdotale l’analysait avec beaucoup d’à-propos « L’homme moderne si fier de ses réalisations est impuissant devant un microbe invisible. (…) Un simple microbe est capable de mettre à genoux l’humanité. A l’ère des grandes réalisations technologiques et scientifiques, c’est surtout l’orgueil humain qu’il met à genoux. (…) Ce n’est pas le moment de laisser le monde entrer chez nous, maintenant que les circonstances et les mesures des autorités nous séparent du monde ! Tirons profit de cette situation. Donnons la priorité aux biens spirituels qu’aucun microbe ne saurait attaquer. »
Ne sommes-nous réduits qu’au seul « restez chez vous » pour nous en sortir ?
Avant de suivre le décompte quotidien des contaminés et des morts du Covid-19, avant de nous demander “ce qu’il va arriver” en suivant à la minute les chaînes d’information en continu, posons-nous la seule question qui vaille. Celle qui refuse la décadence et qui témoigne d’un élan : “Que pouvons-nous faire ?” Seulement rester chez nous ? Ne pouvons-nous que cela ? A l’occasion de ce confinement, l’heure n’est pas à la pause ou à l’arrêt sur image. C’est d’une véritable récréation dont ont besoin les âmes. Se recréer en repassant les ouvrages de leur bibliothèque intérieure. L’humanité a l’occasion historique de revenir à la réalité, au concret et à l’humble valeur des vertus domestiques.
Dans la préface de son recueil Les plaisirs et les Jours, Proust se confiait.
« Quand j’étais enfant, le sort d’aucun personnage de l’Histoire Sainte ne me semblait aussi misérable que celui de Noé, à cause du déluge qui le tint enfermé dans l’arche pendant quarante jours. Plus tard, je fus souvent malade, et pendant de longs jours, je dus rester dans “l’arche”. Je compris alors que jamais Noé ne put si bien voir le monde que de l’arche, malgré qu’elle fût close et qu’il fît nuit sur la terre. »
L’arche de notre confinement s’apparente à la chambre du jeune Marcel souffrant. Nous souffrons actuellement de bien des choses. Pour en guérir, il nous appartient de commencer par mieux voir le monde. D’y faire le tri. Se retrouver soi-même. Et retrouver Dieu. Ce virus n’aura alors peut-être pas fait beaucoup de bruit pour rien.
Programme de la journée
12h: Récitons le Notre Père
(à la demande du Pape François, en union avec tous les chrétiens du monde)
15h30: Récitons le chapelet
(à la demande des évêques de France, en union avec le chapelet récité à la grotte de Lourdes)
19h30: Les cloches sonnent – Allumons nos bougies à nos fenêtres
(à la demande des évêques de France, lire le récit de l’Annonciation, Lc 1,26-38)
Vendredi 27 mars: Bénédiction Urbi et Orbi
par le Pape François (18h place Saint-Pierre)
Un musulman qui fait ramadan en France peut-il être Français ?
Pas sûr, à écouter M. Abdallah Zekri, délégué du CFCM.
Le matin du 24 mars, Pascal Praud recevait M.Abdallah Zekri (délégué de ce Conseil français du culte musulman dans lequel Emmanuel Macron voit une partie du salut face au séparatisme islamiste) à propos des consignes gouvernementales concernant la période du ramadan.
La période du ramadan étant très souvent l’occasion de rencontres nombreuses à la rupture quotidienne du jeûne en fin de journée, M.Zekri était interrogé sur la façon dont les musulmans respecteraient la consigne de confinement. Réponse de M.Zekri :
« Moi, je suis musulman. Je suis enfermé chez moi depuis dix jours. Je suis seul avec mon épouse, je ne reçois personne. Je demande à tout le monde de faire la même chose. Maintenant, on n’est pas là pour surveiller si les gens reçoivent ; en-dehors d’être musulman : ça peut tenter également des Français, de recevoir leur fils, ou leur beau-fils, leur frère ».
On aura ainsi également remarqué que, dans l’esprit de M.Zekri, on ne peut apparemment recevoir que des hommes ; les femmes semblent exclues. Mais c’est sans doute qu’on a l’esprit mal tourné….
Enfin, on rappellera cet extrait d’un entretien accordé par le même M.Zekri, en juin 2017 à la chaîne de télévision tunisienne Al Janoubia :
« C’est vrai que je suis citoyen français, par acquisition de la nationalité française. Mais je n’ai jamais oublié mes origines. Je suis algérien et je suis fier de l’être… Je ne suis pas assimilable. Je suis un poison musulman. Si on veut m’assimiler, celui qui veut m’assimiler, si il me mange, il meurt ».
On pense à la campagne quand on a peur et on se souvient des paysans quand on commence à avoir faim
De Loup Mautin sur Boulevard Voltaire :
Les paysans connaissent bien, pour les éprouver depuis la nuit des temps, les aléas climatiques imprévus qui frappent brutalement et inexorablement. Ils savent que cela fait partie de la nature des choses. Ils savent même mieux que personne comment, en un instant, tout peut disparaître. Ils savent leur petitesse et la fragilité des choses. Ils ont tous vu, détruit en un orage ou infesté par une maladie, disparaître le fruit d’une année de labeur, patiemment et laborieusement obtenu. Ces épreuves les ont préservés, les ont toujours fait revenir au plus simple, au plus élémentaire, aux données de base.
Désormais, nous y sommes ! Sans exagérer beaucoup, on peut affirmer qu’en dehors des campagnes, personne ne s’y attendait et, à tout le moins, personne n’y était préparé. Les suffisants qui nous gouvernent, passant cul par-dessus tête, ont dû se rendre à l’évidence : ils n’ont plus la main ! Il leur faut, désormais, gouverner pour de bon. S’y sont-ils seulement préparés ? L’imprévu, l’inattendu, l’impensable, il y a encore quelques semaines à peine, est advenu.
Leur Europe fantôme gesticule et s’en lave les mains, car c’est bien la Chine qui vient au secours de l’Italie, non la France ni l’Allemagne. Il est temps d’appeler un chat un chat : leur Union européenne n’est qu’un pieux mensonge. Car cette pandémie fait le tri entre le factice et le réel. Les châteaux de cartes s’écroulent, les poids et les mesures sont vérifiés. La première victime d’une guerre est le mensonge et son premier bienfait est le retour au réel.
On pense à la campagne quand on a peur et on se souvient des paysans quand on commence à avoir faim. D’ailleurs, les citadins l’ont bien compris, fuyant en province à l’annonce du confinement.
Mais l’Histoire n’est jamais avare de paradoxes. Car c’est tout de même une drôle de guerre, celle où le commandant en chef a pour mot d’ordre « Planquez-vous » ; où une mobilisation générale met à l’arrêt ; où on appelle à s’isoler pour se serrer les coudes et à écarter les corps les uns des autres pour se rapprocher d’eux en esprit. Ce qu’on croyait anachronique et périmé s’avère élémentaire et prudent.
En attendant, les travaux des champs, eux, nécessitent des bras. Et il y a urgence !
Le confinement et la restriction des déplacements à l’œuvre partout en Europe empêchent, en effet, la venue de saisonniers étrangers essentiels à l’agriculture française. De mars à mai, le secteur a besoin de plus de 200.000 saisonniers, dont 70.000 et 80.000 viennent habituellement d’Espagne, du Portugal, de Pologne et d’Afrique.
La base arrière a besoin de troupes, sans quoi elle devra faire face à des pertes importantes. Ceux qui cherchent un moyen de se rendre utiles, sans emploi, oisifs, étudiants et autres volontaires, le pays a besoin de vous. Le moment est venu de faire le tri entre les caractères et les rien qu’intelligents, entre ceux qui ont du coffre et ceux qui n’ont que des diplômes.
Au moment où tout le monde se rue sur la connexion Internet la plus proche afin de se métamorphoser en télétravailleur, retrouvez vos racines, donnez un sens à votre activité… engagez-vous !
Salut des malades, ayez pitié de nous!
Lu sur la page Facebook du député LR Guillaume Larrivé. En temps de crise, tous les Français – sauf les fanatiquement anti-catholiques (et encore… on vit bien en 1940 de nombreux ministres francs-maçons se presser à Notre-Dame!) – découvrent ou redécouvrent la Vierge Marie, reine de France et salut des malades.

NB: la “cathédrale de la Puisaye” est, en réalité, l’église Saint-Symphorien de Treigny (dans l’Yonne) et tient son surnom de ses grandes dimensions.
Consécration du diocèse de Luçon au Coeur immaculé de Marie
En cette solennité de l’Annonciation, Mgr Jacolin, évêque de Luçon, consacrera à midi son diocèse au Coeur immaculé de Marie. Vous pouvez suivre la cérémonie en direct sur la page Facebook sur diocèse.
Stella cœli extirpavit – Prière à la Vierge Marie en temps d’épidémie
| Stélla cœli extirpávit, Quæ lactávit Dóminum, |
L’Etoile du Ciel, qui allaita le Seigneur, a extirpé la peste de la mort, qu’avaient planté les premiers parents de l’homme. |
| Mórtis péstem, quam plantávit Prímus párens hóminum. |
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| Ipsa stélla nunc dignétur Sídera compéscere, |
Puisse cette même Etoile brillante daigner maintenant éteindre cette constellation dont les combats ont tué le peuple blessé par une mort amère. |
| Quórum bélla plébem cædunt Díræ mórtis úlcere. |
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| Piíssima Stélla máris, A péste succúre nóbis. |
O très pieuse Etoile de la mer, protège-nous de la peste. |
| Audi nos, Dómina, nam fílius tuus Níhil négans, te honórat, |
Ecoute-nous, ô Dame, car ton Fils t’honore en ne te refusant rien. |
| Sálva nos, Jésu, Pro quíbus Vírgo María te órat. |
Sauve-nous, Jésus, nous pour qui la Vierge Marie te prie. |
| ℣. Ora pro nobis, piíssima Dei Génitrix. ℟. Quæ contrivísti caput serpéntis, auxiliáre nobis. |
℣. Prie pour nous, très pieuse Mère de Dieu. ℞. Toi qui a écrasé la tête du serpent, secours-nous. |
| Orémus. | Prions. |
| Deus misericórdiæ, Deus pietátis, Deus indulgéntiæ, qui misértus es super afflictiónem populi tui, et dixísti Angelo percutiénti pópulum tuum : Cóntine manum tuam, ob amórem illíus Stellæ gloriósæ, cujus úbera pretiósa contra venénum nostrórum delictórum dúlciter suxísti ; præsta auxilium gratiæ tuæ, ut intercedente Beata Virgine Maria Matre tua et Beato Bartholomæo apostolo tuo dilecto, ab omni peste & improvísa morte secúre liberémur, et a totíus perditiónis incúrsu misericórditer salvémur. Per te Jesu Christe, Rex glóriæ, qui cum Patre & Spíritu Sancto vivis et regnas, Deus in sæcula sæculorum. | Dieu de miséricorde, Dieu d’amour, Dieu de pardon, qui fut ému de compassion pour l’affliction de ton peuple, et qui dit à l’Ange dévastateur de ton peuple : « Retiens ta main » ; pour l’amour de cette Etoile glorieuse, dont le sein précieux t’a allaité avec douceur contre le venin de nos péchés, accorde-nous le secours de ta grâce, afin qu’à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie ta Mère, et du Bienheureux Barthélémy ton Apôtre bien-aimé, nous soyons délivrés en toute sûreté de toute peste et de la mort imprévue, et que nous soyons miséricordieusement sauvés de l’assaut de toute perdition. Par toi, Jésus-Christ, Roi de gloire, qui avec le Père et l’Esprit Saint vis et règnes, Dieu pour les siècles des siècles. |
| ℟. Amen. |
Selon la Schola Sainte-Cécile :
Les vers de cette prière en temps d’épidémie sont tirés d’une homélie sur la Nativité de saint Pierre Damascène, évêque de Damas au VIIIème siècle. Selon la tradition, ce texte fut offert sur un carton par saint Barthélémy apparaissant aux Clarisses de Coimbra au Portugal, alors que la ville était ravagée par la peste en 1317, afin qu’elles le récitent : le couvent fut épargné. Ce monastère avait été re-fondé en 1314 par la reine Isabelle d’Aragon (1271 † 1336), épouse de Denis Ier, roi du Portugal, elle y prit le voile et y mourut : elle est plus connue comme sainte Elisabeth du Portugal, vénérée sous son nom de religion depuis sa canonisation par le pape Urbain VIII en 1625.
Cette prière se présente comme une prose ou séquence, à deux chœurs alternant versets par versets et se rejoignant pour chanter le verset final (qui est sans doute un trope ). La mélodie ci-dessus est donnée en rythme d’après le Cantuale Romano-Seraphicum, no. 122, p. 136-137 de 1951. On pourra la comparer à cette intéressante version interpolée publiée par Hermannus Mott à Cologne en 1660 : Musices choralis Medulla sive totius cantus gregoriani succincta ac fundamentalis traditio, pp. 60-65)
De Coimbra, la prose se répandit largement dans tout l’Occident (par exemple, les chanoines de la collégiale Sainte-Croix de Poligny décident en 1575 de chanter perpétuellement cette prière en temps d’épidémie tous les jours avant la grand’messe, les Ursulines de Nimes la chantent tous les jours après la messe lors de la peste de 1640). On la chantait en général avec son verset et son oraison, suivis des antiennes, versets et oraisons de saint Roch et de saint Sébastien, les deux principaux saints intercesseurs en temps de contagion (voyez par exemple ce bréviaire à l’usage des confrères de la célèbre confrérie des Pénitents blancs de Saint-Laurent-lès-Grenoble, édition de 1781).
Neuvaine à la Sainte Vierge – Neuvième jour
A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.
Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !
Neuvième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, quelle joie de se savoir votre enfant, de pouvoir se réfugier à l’abri de votre manteau ! Avec vous, la foi et la charité sont renouvelées et l’espérance n’est pas déçue. Qui peut affirmer n’avoir été consolé après vous avoir invoqué avec confiance ?
Vous me conduisez toujours à Jésus et sa lumière illumine lorsque pèse le fardeau. Donnez-moi ô Marie de rayonner de sa paix en famille et au-delà. Que la prière en famille soit si possible le cœur de ma vie fraternelle comme m’y invite Jésus : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. » (Cf. Mt 18, 20)
Aujourd’hui, je décide de choisir la paix par l’abandon complet à vous. Je ne veux plus rien garder pour moi et j’aspire à me délester de tout en le confiant à votre cœur de mère. Votre regard suffit pour me rassurer vous et m’aider à surmonter l’obstacle qui vient. Le témoignage des saints, leur dépouillement, à l’image de Saint Maximilien Kolbe, du bienheureux Vladimir Ghika, de Saint Yves… et qui perdirent la santé, la prospérité ou la sécurité, est pour nous une invitation à mettre nos pas dans les leurs.
Très Sainte Vierge Marie, je vous prie tout spécialement pour mes proches, ceux qui me sont agréables ou qui me causent du tourment. Protégez chacun d’eux et donnez-leur de trouver en vous la joie profonde.
O Marie, je vous aime. Reine de la Paix, priez pour nous.
• Prière à Marie
O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.
Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.
Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.
Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.
Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.
Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.
Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.
Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.
Amen.
