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L’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu

Message de Monseigneur le Duc d’Anjou à propos de l’épidémie du coronavirus le 19 mars 2020 en la fête de saint Joseph :

Un péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au cœur de l’actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Italie et à peu près toute l’Europe sont confrontées à une crise sanitaire d’une ampleur majeure et oubliée sur notre continent…Les victimes sont et seront nombreuses et c’est à elles  et à leurs familles que j’exprime d’abord  mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J’ai aussi une pensée reconnaissante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles. Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.

Aujourd’hui il s’agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun. Il n’est plus temps d’incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d’en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l’être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s’imposera. L’état providence a trouvé ses limites et n’offre qu’une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont démontré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l’immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s’agir pour les familles d’assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C’est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir. Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s’adapter à de nouvelles formes de travail qu’il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu’il faut limiter les contacts. Enfin, pour tous les Français, que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.

Je pense profondément que par l’intercession de Saint Joseph,  protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd’hui, les familles trouveront la force de résister à l’épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l’Espérance.

Le Maire de Saint-Caprais (Allier) consacre sa commune à la Vierge Marie

Par ces temps d’incertitude qui nous font éprouver notre fragilité et notre impuissance, Marie de Nicolay, Maire de Saint-Caprais (Allier), a pris l’initiative de se tourner vers Notre-Dame pour lui consacrer les habitants de sa commune.

Madame le Maire a choisi ce premier dimanche de confinement, à l’heure de l’Angélus, pour placer ses administrés sous la protection de notre Mère à tous. C’est dans l’église du village, au pied de la statue de la Très Sainte Vierge, qu’elle a lu à haute voix la prière de consécration du pape Pie XII.

Alors que les catholiques sont privés du secours de la Sainte Messe et des sacrements, le temps est venu de répondre à la demande réitérée de la Vierge Marie lors de ses apparitions : prier chaque jour le chapelet dans nos maisons. N’oublions pas ce puissant lien avec le Ciel.

Prière du pape Pie XII 

Consécration au Cœur Immaculé de Marie

Reine du Très Saint Rosaire, secours des chrétiens, refuge du genre humain, victorieuse de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés suppliants aux pieds de votre trône, dans la certitude de recevoir les grâces, l’aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l’effet de l’immense bonté de votre cœur maternel.
C’est à vous, c’est à votre Cœur immaculé, qu’en cette heure tragique de l’histoire humaine, nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la Sainte Église – corps mystique de Votre Fils Jésus – qui souffre et verse son sang, en proie aux tribulations en tant de lieux et de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d’un incendie de haine et victime de ses propres iniquités.

Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales, par tant de douleurs, tant d’angoisses de pères et de mères, de frères, d’enfants innocents, par tant de vies fauchées dans la fleur de l’âge, tant de corps déchiquetés dans l’horrible carnage, tant d’âmes torturées et agonisantes, tant d’autres en péril de se perdre éternellement.

Ô Mère de Miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix, et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le cœur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la paix ! Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ. Donnez-lui la paix des armes et la paix des âmes, afin que, dans la tranquillité de l’ordre s’étende le règne de Dieu. Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort ; donnez-leur la paix ; faites que se lève pour eux le soleil de la Vérité et qu’ils puissent avec nous, devant l’unique Sauveur du monde, répéter : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté ! » (Luc II, 14).

Aux peuples séparés par l’erreur ou par la discorde, particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n’y avait pas de maison qui n’honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd’hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la paix et reconduisez-les à l’unique bercail du Christ, sous l’unique vrai Pasteur.
Obtenez à la Sainte Église de Dieu une paix et une liberté complètes ; arrêtez les débordements du déluge néo-païen ; développez dans le cœur des fidèles l’amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérite et en nombre.

Enfin, de même qu’au Cœur de votre Fils Jésus furent consacrés l’Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes les espérances étant placées en lui, Il devînt pour eux signe et gage de victoire et de salut, ainsi et pour toujours nous nous consacrons à vous, à votre Cœur Immaculé, ô notre Mère et Reine du monde, pour que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d’une extrémité du monde à l’autre, l’éternel Magnificat de gloire, d’amour, de reconnaissance au Cœur de Jésus en qui seul elles peuvent trouver la Vérité, la vie et la paix.

Le plan national de prévention et de lutte « pandémie grippale »

Pour ceux qui veulent s’informer, il existe sur le site du Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale, organisme relevant du Premier ministre, un plan de prévention et de lutte “pandémie grippale”. Ce plan date de 2011 et met à jour celui de 2009. On y trouve notamment les actions envisagées aux différents stades de la pandémie :

Ce plan décrit la stratégie de réponse de l’Etat, en privilégiant la flexibilité et l’adaptation aux caractéristiques de la pandémie. Il intègre une phase de préparation afin que chacun, dans son secteur de responsabilité, puisse être prêt, le jour venu, à faire face à la crise. Au-delà de l’Etat, le plan « Pandémie grippale » concerne l’ensemble des collectivités publiques, des professionnels de santé et des acteurs socio-économiques, qui participe de la réponse à la situation de pandémie.

Les élus de l’ensemble des collectivités locales sont fortement impliqués, notamment les maires qui, s’appuyant sur leurs services et mobilisant le cas échéant le monde associatif, veillent à la situation des personnes vulnérables, aux règles générales d’hygiène et garantissent le bon fonctionnement des services de proximité indispensables à leurs concitoyens. Mais une pandémie est d’abord une crise sanitaire dont la réponse s’appuie sur les professionnels de santé, qu’ils exercent à l’hôpital, en cabinet, en établissement d’accueil ou d’enseignement, en entreprise, en officine… La médecine de proximité revêt à ce titre une importance majeure pour la prise en charge des malades. Les professionnels sont naturellement associés aux principales décisions qui doivent être prises en cas de déclenchement du plan.

Les responsables d’entreprises, y compris petites ou moyennes, peuvent aussi voir la pandémie contrarier leur activité et ils doivent donc en assurer la continuité. Enfin, chaque citoyen a un rôle à jouer. Il peut contribuer à atténuer les effets de la pandémie par le respect des règles d’hygiène, par son action solidaire auprès des personnes isolées ou par son action pour la poursuite de la vie sociale.

Face à un risque toujours présent de pandémie grippale, le plan national et les documents qui l’accompagnent ont vocation à constituer un guide d’aide à la prise de décision pour l’ensemble des acteurs et à les aider dans leurs missions respectives.

Sur le site du gouvernement vous avez aussi une brève description du risque sanitaire qu’est la pandémie grippale. On y trouve notamment des conseils pour bien utiliser son masque (vous savez, ce masque inutile selon le porte-parole du gouvernement ou selon le directeur général de la santé…) :

Utilisez correctement son masque, afin que l’utilisation soit optimale
  • Lavez-vous  les mains avant de toucher votre masque, puis le placer sur votre visage et l’attacher

  • Moulez le haut du masque sur la racine du nez. Abaissez ensuite le masque sous le menton. Ensuite, ne plus porter les mains au visage.

  • Le changer environ toutes les quatre heures ou quand il est mouillé.

  • En l’enlevant, veillez à ne toucher que les attaches.

Le Planning familial encourage à violer la loi

L’amendement du sénateur Rossignol visant à repousser le délai légal pour pratiquer un avortement a été rejeté. Cela désole le Planning familial, qui avoue sans pudeur encourager les femmes hors délai à contourner la loi en allant avorter à l’étranger, notamment en Espagne :

«Mais cela dépend des policiers. Une femme par exemple a dû passer la nuit à la frontière. Le lendemain une autre policière l’a laissée passer. Nous aimerions savoir si la législation des interruptions médicales de grossesse (IMG), non soumise aux restrictions de délais, pourrait s’appliquer pour des raisons psychologiques, surtout dans ce contexte de pandémie. Nous attendons toujours la réponse.»

Les IMG sont praticables jusqu’à la naissance…

La France sera-t-elle le dernier pays à traiter les malades du Coronavirus avec un médicament … français ?

Lu ici :

Au milieu du 19ème siècle, une épidémie terrible, la fièvre puerpérale, faisait mourir des femmes venant d’accoucher. Semmelweis nota une différence importante entre les décès dans un service pratiquant des autopsies et un service n’en pratiquant pas, et mis en place un protocole consistant à désinfecter les mains de tous ceux qui pratiquaient un accouchement. Le taux de décès tomba de 20 à 30% à moins de 5%. La démonstration était imparable, mais ses collègues, loin de lui emboîter le pas, le critiquèrent vertement. Certains allèrent jusqu’à dire que se laver les mains était une rémanence de pratiques religieuses archaïques. Alors que les morts s’accumulaient, Philip Semmelweis protesta, hurla, conspua le corps médical en disant que les médecins, transformés en criminels, faisaient mourir leurs patients.

Il fut interné dans un hôpital psychiatrique où il fut tué par un infirmier brutal à l’âge de 47 ans. Cinq ans après sa mort, Pasteur découvrit les microbes et donna une explication scientifique définitive aux observations de Semmelweis. Ce « martyr de la science » a été oublié et on pourrait penser qu’un tel aveuglement appartient à une époque révolue. Pourtant, et toutes proportions gardées, il est possible que ce même phénomène se déroule sous nos yeux.

Le Pr. Didier Raoult est le Directeur de l’Institut Hospitalier Universitaire « Méditerranée Infections » à Marseille, mais c’est surtout l’un des meilleurs spécialistes au monde des virus, classé meilleur spécialiste mondial des maladies infectieuses par un site d’évaluation des chercheurs.

Fin janvier, il avait conseillé à des confrères chinois d’essayer la chloroquine, un médicament antipaludéen connu depuis de nombreuses décennies.

Fin février, des études certes très préliminaires mais faites là-bas sur un grand nombre de malades, montrent que le traitement était extrêmement efficace.

Mais quand le Pr. Raoult annonce les résultats chinois, le Ministère de la Santé prend soin d’envoyer un tweet en disant que … c’est une fake news ! Les « Décodeurs » du Monde le disent également et le bandeau « Fake News » est mis sur la vidéo du Professeur (qui fait pourtant partie du Conseil Scientifique chargé de conseiller le Président de la République sur ce sujet). Didier Raoult va donc entreprendre sa propre étude et en dévoiler les résultats : 75% des patients traités ont vu le virus disparaître de leurs corps en six jours, contre 10% seulement en l’absence de traitement.

Certes cette étude n’est faite que sur 24 malades, mais un ami statisticien m’a confirmé que devant un tel écart de résultats entre le traitement et le non-traitement, il n’était absolument pas nécessaire de faire une étude sur plus de malades pour conclure.

Depuis, le Pr. Raoult a obtenu des résultats encore meilleurs en associant de la chloroquine à un antibiotique. Mais il est absolument fascinant d’observer, alors que l’information commence à se diffuser, les réactions des « experts », du porte-parole du gouvernement, des responsables du ministère de la Santé, etc. face à cette extraordinaire possibilité : pas un seul qui ne freine des quatre fers et qui ne dise autre chose que « prudence, prudence, ce sont des résultats préliminaires qui demandent à être confirmés ». De l’autre côté de l’Atlantique, Trump n’a pas attendu plus d’une journée, après avoir pris connaissance des travaux du Pr. Raoult, pour indiquer que la chloroquine sera distribuée à tout le monde.

On pourrait penser que c’est là de la jalousie ou l’incompétence, mais c’est quelque chose de beaucoup plus profond. C’est une forme « d’obscurantisme scientifique ». Eviter la mort de milliers de femmes simplement en se lavant les mains ? Ridicule ! Guérir un nouveau virus mortel avec un médicament connu depuis plus de 70 ans ? Absurde !

On n’ose imaginer que, dans les réticences de tout ces experts, se niche aussi le fait que la chloroquine est un médicament quasiment gratuit, alors que les autres médicaments vont coûter infiniment plus cher et rapporter des sommes gigantesques aux laboratoires pharmaceutiques qui les auront brevetés (le British Medical Journal avait exposé, lors de la grippe H1N1, que certaines décisions des experts de l’OMS étaient plus favorables aux revenus des laboratoires qu’aux intérêts des patients !).

Heureusement, aujourd’hui, par rapport à Semmelweis, les réseaux sociaux changent la donne et la pression populaire peut amener la vérité à triompher vite. On peut déjà considérer comme un espoir le fait que le gouvernement vienne d’interdire l’exportation de la chloroquine (fabriquée par un laboratoire français !) « au cas où elle s’avèrerait avoir un effet contre le coronavirus ! »

Néanmoins, la question se posera à la fin de l’épidémie : combien de personnes seront mortes en France alors qu’elles auraient pu être sauvées par un médicament français dont l’utilisation contre le coronavirus est au départ une idée française ?

Neuvaine à la Sainte Vierge – Septième jour

A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.

Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !

Septième jour

•         Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence

•         Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :

Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.

•         Récitation d’une dizaine de chapelet

•         Méditation :

O Marie, lorsque nous vivons une situation où tout parait bloqué, où les passions humaines semblent hermétiques à l’appel de l’Evangile, aidez-nous à garder le cœur fixé en Dieu. Nous savons que par sa toute-puissance il connaît de l’intérieur chaque personne, son passé, son présent et son avenir. Nous faisons nôtre ces paroles de Jésus : « Si ton frère vient à pécher, va, reprends-le seul à seul… » (cf Mt 18, 15)

Même si nous peinons à espérer une amélioration, ô Marie, apprenez-nous à regarder chaque personne avec un regard neuf. Parfois, nous-mêmes sommes aveugles et quelque peu têtus… Quand l’horizon est bouché, aidez-nous à emprunter la voie de la patience et de la confiance pour vivre selon le temps de Dieu.

Nous pourrions être tentés de faire porter aux autres la responsabilité de notre insatisfaction et de nos peines. Ouvrez nos cœurs à la miséricorde divine. Que nous considérions ceux qui pourraient nous avoir blessés –parents, beaux-parents, conjoint, enfants…- dans un esprit de vérité par rapport à nous-même et d’humilité. Ne nous arrive-t-il pas de faire aussi quelques faux pas ?

Très Sainte Vierge Marie, apprenez-nous à appréhender les difficultés familiales avec souplesse, en suivant le conseil de Guy de Larigaudie : « Il faut coller à la vie comme on colle à un cheval. Il faut en suivre souplement les moindres mouvements, sans jamais se raidir contre elle. »

O Marie, Notre-Dame d’Espérance, priez pour nous.

•         Prière à Marie

O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.

Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.

Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.

Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.

Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.

Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.

Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.

Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.

Amen.

Prions aussi pour nos prêtres dans cette épreuve!

Plusieurs lecteurs nous signalent cette initiative:

Les Français et le monde entier applaudissent les soignants tous les soirs à 20 heures pour les encourager et les remercier de prendre soin de nos corps – et c’est légitime.

Je propos aussi à 19 heures, heure de l’Angélus, d’applaudir et manifester votre foi aux prêtres pour les remercier de prier pour nous et de secourir les malades. Dès dimanche soir, tous à vos fenêtres! Car la santé de l’âme ne doit pas être oubliée.

Nous relayons bien volontiers cette initiative. De façon plus générale, il nous semble nécessaire, plus que jamais, de prier le Bon Pasteur de nous envoyer beaucoup de saints prêtres pour réévangéliser notre pays – et de nous permettre de retrouver au plus vite le chemin de nos églises pour y assister au Saint-Sacrifice, coeur de notre foi et de notre vie.

Sicut Servus: La nouvelle série des studios Saint Louis

Nos amis des studios Saint Louis lance aujourd’hui le premier épisode de leur nouvelle série: Sicut Servus. A suivre ici:

 

Marion Maréchal : ce que cette crise du coronavirus révèle de l’état de notre pays

Marion Maréchal écrit sur Atlantico :

[…] il sera aussi temps de nous pencher sur les solutions structurelles qui devront suivre ce drame.

La France, le jour d’aprés

J’assiste, heure après heure, au défilé des experts, politiciens, journalistes sur les plateaux de télévision.

Je les entends constater et déplorer la désindustrialisation de la France devenue incapable de produire des masques et des respirateurs sur son territoire. La menace de dizaines de milliers de morts leur ouvre enfin les yeux sur les vertus de l’indépendance nationale. Cet objectif politique, recherché par toute grande nation, n’est pas un simple slogan réactionnaire mais la liberté de ne pas être soumis au bon vouloir de pays étrangers pour sa survie. La France, sixième puissance mondiale, se voit contrainte de quémander l’aide de la Chine pour recevoir en urgence 1 million de masques. Que serait-il advenu de cette précieuse livraison si les chinois n’étaient pas parvenues à endiguer l’épidémie sur leur sol ?

Gouverner c’est prévoir. Exercer le pouvoir, c’est anticiper dans sa globalité et non se contenter d’appliquer à la lettre, et en dernière minute, les préconisations «  des scientifiques », pour reprendre un élément de langage inlassablement déroulé par nos ministres depuis plusieurs jours. L’Elysée n’est pas l’académie des sciences, pas plus qu’il ne devrait être une chambre de commerce. Nos gouvernants apprennent, à leur dépend, ce qu’est l’action politique, la vraie. Eux qui espéraient que l’économie, ouverte de préférence, puisse pacifiquement régenter le monde et organiser les sociétés redécouvrent que c’est la décision humaine et non les flux livrés à eux-mêmes qui font l’Histoire et le devenir d’une Nation.

Je les écoute s’inquiéter du risque de pénurie de médicaments, feignant de découvrir que la mondialisation économique a entrainé la délocalisation de nombreuses activités stratégiques, pour ne pas dire vitales, à l’étranger. Les mêmes qui, jusqu’alors, préconisaient une économie de service et à « haute valeur ajoutée » comme seule solution compétitive, saisissent enfin que l’agriculture, la santé, l’énergie, la défense sont autant de secteurs que nous devons maitriser dans un monde en tension et aux ressources finies.

La nécessité de relocaliser des pans essentiels de l’économie prend à ce jour une acuité particulière. Mais cela implique de tourner la page du logiciel économique de l’OMC des années 90 consciencieusement appliqué par l’UE et scolairement ingéré à l’ENA dont Emmanuel Macron est le pur produit.

Je les vois s’indigner de l’augmentation soudaine du prix du gel hydroalcoolique et des masques. Encore un effort, et ils découvriront le principe du capitalisme dans une société où l’individualisme est devenue la norme. Cet individualisme qu’ils chérissent tant, eux qui ont rejeté toute morale commune, toute transcendance, eux qui ont érigé le désir et la liberté individuelle comme fondation de la démocratie libérale et qui ont minutieusement détruit la matrice nationale, vecteur naturel de fraternité.

Alors que les commentaires ne tarissent pas sur la « légèreté » des promeneurs parisiens face au danger de contagion, rares sont ceux qui dénoncent l’incivisme indécent de la population de nombreux quartiers tels que Barbès, Château Rouge ou la Chapelle où les règles de confinement sont allègrement bafouées. 10 % des amendes dressées mercredi dans le pays le furent en Seine-Saint-Denis, un triste record. Seuls les réseaux sociaux témoignent ,une fois de plus, de la désinvolture de ces territoires vis-à-vis des lois de la République et de la solidarité nationale.

Même le confinement ne parvient pas à éteindre les braises toujours chaudes des banlieues qui profitent de la situation pour organiser des pillages et des guet-apens contre des forces de l’ordre excédées. La menace sur la vie de nos concitoyens vulnérables ne suffit toujours pas à convaincre le gouvernement de faire preuve de force et d’intransigeance. Plusieurs témoignages de policiers font état d’ordres enjoignant de ne pas intervenir dans certains quartiers pour éviter tout embrasement. Il faut croire que l’exposition aux LBD est le triste privilège des Gilets jaunes. Ces zones de non droit mettent en péril l’ensemble de la population. Si nous sommes en guerre alors il ne devrait y avoir aucun scrupule à y généraliser le couvre-feu ou à faire intervenir l’armée en appui des forces de l’ordre.

Je regarde le Président singer le chef de guerre pour tenter vainement de se hisser à la hauteur des événements. Il n’en fallait pas moins après son incroyable décision du maintien des élections, sa sortie théâtrale et les déclarations de son ancienne, et rancunière, ministre de la santé.

Je le regarde m’enjoindre de me laver les mains et de ne pas céder aux sirènes du « repli nationaliste » pendant que tous nos voisins, eux, ferment leurs frontières un à un. La soupe sans-frontiériste devient particulièrement indigeste dans un tel moment.

La faillite de l’Etat

Pendant ce temps, nos soignants sont sur le pont sans compter leurs heures, s’exposent à la contamination, sont confrontés à des choix éthiques douloureux faute de pouvoir soigner tous les malades. Certains d’entre eux, à la retraite, reprennent temporairement du service pour soulager les équipes actuelles. Les services de réanimation sont saturés faute de place et de matériel.

Nous assistons, à travers eux et leurs difficultés, à la faillite en direct d’un Etat. 

Comment est-il possible qu’aucun scénario de crise n’ait été anticipé pour ce type de menace sanitaire ? Comment un Etat qui dépense près de 200 milliards pour sa branche maladie de la sécurité sociale et distribue prés 741 milliards de prestations sociales par an, peut-il être incapable de fournir des masques à son personnel soignant , à ses forces de l’ordre ou de tester massivement sa population ?

Il faut bien admettre que la responsabilité n’incombe pas seulement au gouvernement d’Emmanuel Macron mais remonte au moins aux années Chirac.

Peut-on continuer avec cet Etat inapte à remplir ses missions fondamentales : stratégie, crise, ordre, approvisionnement, alors même qu’il prélève 50 % de la richesse nationale aux citoyens ?

Rien de surprenant que le consentement à l’impôt se porte si mal dans notre pays.

La pénurie de masques ou d’équipements n’est d’ailleurs pas le seul facteur explicatif. Bien gérées, des ressources limitées auraient permis de parer au plus pressé, en attendant de développer ou d’acquérir les éléments qui manquaient à notre dispositif. Mais les dirigeants actuels n’ont pas plus d’esprit de méthode que de capacité à gérer correctement les deniers publics.

Il est vrai que la fragilisation de l’hôpital public ne date pas d’hier. Le mouvement des Gilets jaunes, premières victimes de l’effondrement de ce service public, en fut un des symptômes. Fermeture d’établissements, saturation des urgences, personnels sous-payés, manque de médecins, déserts médicaux, suppression de lits d’hospitalisation (4200 d’hospitalisation complète rien qu’en 2018), bureaucratie lourde et complexe. Notre pays ne peut offrir que six lits d’hôpital pour mille habitants soit une baisse de 30 % depuis 1996.

Voici le résultat de lois absurdes comme les 35h ou les réformes consistants notamment à vouloir appliquer à un secteur en dehors des règles du marché… les règles du marché.

Nous payons des décennies de choix politiques qui ont sacrifié la puissance nationale et le régalien sur l’autel d’un Etat-providence ruinée par l’immigration, d’une administration pléthorique et des dogmes de l’Union européenne.

Soutenir les vrais acteurs de l’économie française

C’est en période de crise que nous mesurons la solidité et la capacité de résilience d’une société. La nôtre, manifestement, ne parvient plus à faire face aux défis du 21ème siècle.

Nous assistons aux convulsions d’un système inique : celui d’un capitalisme financier, un capitalisme d’Etat dévoyé qui privatise les profits et nationalise les pertes des grandes entreprises. C’est ainsi que nous apprenons que la BPI, la Banque Publique d’investissement, va investir dans le CAC 40 pour protéger les groupes affaiblis par les circonstances. Des circonstances que ces grands groupes ont eux-mêmes alimentées en encourageant les pouvoirs publics à promouvoir une économie internationalisée. Car ce virus est bien le virus de la mondialisation dont ils ont tiré profit. Ces mêmes grands groupes qui ne produisent plus d’emplois en France, ou si peu, et qui ont délocalisé une grande partie de leurs activités en même temps que leurs impôts. C’est pourtant l’argent public qui viendra les soutenir comme, il y a dix ans, durant la crise financière, furent sauvées les banques sans aucune contrepartie.

Les TPE et PME, quant à elles, auront tout juste le droit de reporter le paiement de leurs taxes et impôts. Ce sont eux, pourtant, qui vont encaisser le choc de la mise à l’arrêt de notre économie. Ce sont les chefs d’entreprise, les industriels, les artisans, les commerçants qui vont porter à bout de bras sur leurs finances les décisions politiques prises en haut lieu. C’est sur eux que reposera la résistance de la société française à cette épreuve.

Allo l’Union européenne ?

Et comme à son habitude, l’Union Européenne n’est pas au rendez-vous. L’UE, cette serpillère d’Erdogan fait de nouveau la magistrale démonstration de son inutilité, elle pourtant si prompte à agir quand il s’agit de faire plier la Grèce. Après avoir enjoint les Etats à ne fermer les frontières « qu’en ultime recours », l’UE s’est mollement mise en marche et fera voter dans les jours à venir une « initiative d’investissement en réaction au coronavirus ». Il aura malgré tout fallu attendre la décision et l’autorisation de l’Allemagne pour activer ces dispositifs et pour qu’enfin la BCE engage des rachats massifs de titres d’Etat sous la pression conjuguée de la France, de l’Italie et de l’Espagne.

Une bonne leçon de rapports de force dont nos gouvernants feraient bien de se souvenir à l’avenir… la fameuse alliance latine dont je parlais récemment, à Rome, à l’occasion de la conférence transatlantique sur le « National conservatism ».

Les nations ont, une fois de plus, démontré qu’elles étaient incontournables quoiqu’en pense les adeptes des organisations supranationales.

Près de 30 ans de construction européenne au forceps pour voir la « solidarité » entre Etats membres se fracasser sur le rocher de la première grande crise sanitaire.

La Chine est venue en aide à l’Italie avant la France et pendant ce temps, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, donnait des leçons aux Italiens. Angela Merkel ne fait même plus semblant de jouer collectif et n’a pas prononcé une seule fois le mot « Europe » dans le discours adressé à ses concitoyens.

Combien de chocs financiers, économiques, sanitaires, migratoires faudra-t-il encore pour que nos dirigeants comprennent enfin que cette « union » européenne est une mascarade ? Que l’indépendance européenne, à laquelle la France aspire, est un rêve que beaucoup de nos voisins ne partagent pas? Que l’émergence d’une puissance européenne est un vœux pieux dans la structure et les règles actuelles ?

Cette défaillance est d’autant plus dramatique que nous voyons s’exercer de manière spectaculaire la puissance asiatique. Chacun aura pu constater la capacité du Japon, de Hong-Kong, de Taïwan, de la Corée du Sud ou de Singapour  à endiguer le phénomène de contagion, l’efficacité de leur système hospitalier et surtout leur incroyable avance technologique. Face aux carences de l’UE, les pays comme l’Italie ou la Serbie se tournent vers la Chine qui a aujourd’hui les capacités de production auxquelles nous avons renoncé…

Cette crise sonne comme un avertissement. Ces pays sont à ce jour et à bien des égards plus développés que nous ne le sommes alors que certains, comme la Corée du Sud, était encore des pays du tiers-monde en 1950…

Il est encore temps de redresser la barre du bateau France

Une bonne nouvelle au moins : l’espace Schengen se disloque, le pacte de stabilité explose et Emmanuel Macron va pouvoir prétexter de cette crise pour justifier la récession économique et injecter des milliards dans l’économie.

Encore serait-il heureux que cette dette, dont l’aggravation pèsera sur les épaules de nos petits-enfants, soit déployée en priorité au service de l’économie française pour reconquérir des domaines stratégiques ( sanitaire, pharmaceutique, alimentaire, militaire, énergétique) et pour investir sur les secteurs d’avenir ( infrastructures, recherche, innovation, éducation).

Il est probable que le déblocage par l’Allemagne de 500 milliards d’euros pour faire face au coronavirus ne se limite pas aux simples dépenses de santé…

Il est temps, dans cette période difficile, de redéfinir les priorités de l’Etat, de redonner à la France son autonomie et remettre à plat le système européen.

Entretien du Pr Raoult avec “La Provence”

J’ignore si le Pr Raoult est un bon médecin et un bon chercheur, mais le décalage entre sa parole et la parole politico-médiatique est, en tout cas, singulièrement rafraichissante! Voici quelques extraits de son entretien avec le quotidien “La Provence”:

À Marseille, nous avons diagnostiqué 120 cas positifs, il y avait deux morts de plus de 87 ans. Ils mourraient aussi l’année dernière. Sur 100 prélèvements de gens qui ont une infection respiratoire, ce sont plutôt des cas graves, quand on teste 20 virus et 8 bactéries, il y en 50 % dont on ne sait pas ce qu’ils ont, c’est notre grande ignorance. Pour tous les autres, il y a 19 virus saisonniers, qui tuent aussi. Les coronavirus endémiques tuent plus ici que le chinois. Je confronte en permanence les causes de mortalité dans toute la région à cette espèce de soufflet anxiogène qui monte : pour l’instant, on a plus de chance de mourir d’autres choses que du Covid-19. Le grand âge, les comorbidités et la prise en charge tardive sont des facteurs de mortalité. C’est peut-être inentendable, mais c’est la réalité. La seule chose qui m’intéresse sont les datas, les données brutes. Les données vont rester, les opinions, elles, changent… Je ne dis pas l’avenir, mais je ne suis absolument pas terrifié.

 

Je suis scientifique, c’est ce qui manque dans ce pays ; une grande partie du monde politique et administratif réagit comme vous [les médias, note de La Provence]. Nous, nous ne devons pas réagir comme ça. Les seules données qui m’intéressent ce sont les données d’observation, je n’ai pas d’opinion. Il n’y a que la presse qui parle de ce qui se passe dans l’Est, moi, je n’ai pas de données. Pour l’Italie, on disait pis que pendre, j’ai reçu une analyse, c’est comme ailleurs, ce sont des gens de plus de 75 ans. Les Japonais ont fait un très beau modèle expérimental en confinant les croisiéristes assez âgés sur le Diamond Princess. On a bien vu que c’était contagieux, 700 l’ont chopé. Mais en dépit d’une population très fragile, il n’y a eu qu’1 % qui sont morts. C’est la réalité observée. Quand il y aura 1 000 morts dans l’Est, je dirai oui, c’est grave.

 

Ce n’est pas parce qu’il y a quelques personnes qui pensent certaines choses à Paris, que je suis à contre-courant. Dans mon monde, je suis une star mondiale, je ne suis pas du tout à contre-courant. Je fais de la science, pas de la politique. Les maladies infectieuses, ce n’est pas très compliqué, c’est diagnostic et traitement. C’est le B-A ba, si les gens ne connaissent pas le B-A ba des maladies infectieuses ou de la chloroquine qui s’apprend en troisième année de médecine, je n’y peux rien. Je vais pas refaire l’éducation de ceux qui refont le monde sur les plateaux-télé. Je me fous de ce que pensent les autres. Je ne suis pas un outsider, je suis celui qui est le plus en avance. La vraie question est : comment ce pays est arrivé dans un tel état que l’on préfère écouter les gens qui ne savent pas que plutôt ceux qui savent ?

 

Ce n’est pas ma stratégie [de faire du dépistage massif, note du SB], c’est du bon sens. Je ne sais pas pourquoi ce n’est pas une stratégie nationale, c’est un choix politique. Moi, je fais mon devoir, point final. Je fais ce que je dois faire, je joue ma partition dans une pièce. Mais ce n’est pas moi qui ai inventé le théâtre, ni le texte. Je suis le seul à avoir une pensée classique sur les maladies infectieuses alors que tout le monde perd ses nerfs…

Triste société qui ne respecte même pas ses morts

Lu sur le blogue de l’abbé Viot:

« À mourir de honte » : c’est ainsi que je qualifie la conduite absolument scandaleuse du Service Funéraire de la Ville de Paris, dont j’ai été le témoin ce jeudi 19 mars 2020, dans le cadre de mon ministère de prêtre au service de la pastorale diocésaine de Paris pour les funérailles.

« À mourir de honte » : c’est le titre qui conviendrait au reportage vidéo tourné alors par une équipe du journal Le Parisien, publié sous le titre mensonger « Coronavirus : la tristesse des obsèques à huis clos », et qui s’est révélé être un petit bijou de propagande et de désinformation.

Que s’est-il donc passé ce jeudi 19 mars 2020, vers 15h, à la Basilique Notre Dame du Perpétuel Secours, 55 boulevard de Ménilmontant, Paris 11e ?

J’y ai présidé des obsèques, chose tout à fait courante, plus encore lorsqu’il s’agit d’une personne décédée de son grand âge comme ce fut le cas ici. Des obsèques certes particulières en raison des justes règles de confinement ordonnées par le gouvernement (que Monsieur le Premier Ministre se rassure, nous les observons scrupuleusement !) : stricte intimité, pas plus de dix personnes, bien espacées dans l’assemblée, respectant la « distanciation sociale », ne bougeant pas de leur place et ne touchant à rien lors de la cérémonie.

Mais hélas, ce furent aussi des obsèques très particulières en raison de la sottise obstinée du Service Funéraire de la Ville de Paris : cette société de pompes funèbres avait en effet annoncé à la famille, quelques jours plus tôt que ses porteurs ne rentreraient pas dans l’église avec le cercueil. A la précision donnée que la cérémonie respecterait évidemment les consignes gouvernementales, qu’il n’était ainsi pas plus attentatoire aux mesures de confinement d’entrer ainsi dans une église que d’aller faire ses courses, un refus opiniâtre fut opposé : on a peur de la contagion ! Au point de refuser même de prêter un chariot à roulettes pour que la famille elle-même procède alors à l’enlèvement du cercueil depuis le corbillard. Au point de refuser même d’ouvrir le corbillard, et d’exiger que l’on procède à la cérémonie dans la rue, devant la basilique, devant un corbillard clos ! Il s’agirait d’un ordre de la direction du Service Funéraire de la Ville de Paris ! En serions-nous rendus à ces extrémités-là, que l’on bafoue les règles les plus élémentaires de la liberté de culte et même celles de la civilisation ?

Heureusement, mon confrère et moi avons pu parlementer avec les deux employés du Service Funéraire de la Ville de Paris (deux au lieu des six habituels). Mon confrère, qui est mon chef direct et dépend de l’archidiocèse de Paris a dû insister fermement pour qu’ils téléphonent à leur direction. Finalement, celle-ci les a autorisés à ouvrir le corbillard. Une autre entreprise de pompes funèbres avait pu nous prêter le chariot que ces gens nous refusaient. La famille et les deux prêtres ont pu sortir eux-mêmes le cercueil que le maître de cérémonie, dont c’est pourtant le métier, refusait de toucher. La cérémonie a pu avoir lieu dans l’Eglise. L’outrage au défunt, à la famille a ainsi pu être évité, mais le scandale et la honte n’en demeurent pas moins.

Intervient alors le second scandale : nous avions en effet accepté, mon confrère, la famille et moi, que ces obsèques puissent faire l’objet d’un reportage vidéo par les équipes du journal Le Parisien. Elles ont été comme nous témoins de la conduite éhontée du Service Funéraire de la Ville de Paris. Hé bien, que croyez-vous qu’elles firent ? Pas un mot dans le reportage ! Tout y a été réarrangé pour faire croire à un décès du défunt à cause du coronavirus. Mon intervention dénonçant ce premier scandale a été coupée au montage. On a ajouté les propos hors sujet du conseiller funéraire en chef sur les décès dus au virus, les mesures de confinement absolues des corps des victimes, la double housse, le cercueil fermé, etc. Le défunt n’était pourtant pas une victime de la pandémie, et le cercueil était bien fermé, comme c’est de toutes façons l’usage constant de nos églises catholiques. Mon confrère a très clairement expliqué à l’intérieur de cette grande basilique les précautions que nous prenions. Quant à Monsieur le Premier Ministre, je ne puis qu’approuver ses propos auxquels tout un chacun a pu constater que nous obéissions. Je crains donc qu’on ait utilisé leurs paroles, tout comme mon silence forcé puisque l’on a coupé mes propos mais utilisé néanmoins mon image, pour couvrir les agissements indignes de ce service public. Des agissements qui ne sont ni citoyens, ni fraternels, ni surtout respectueux de la liberté des consciences. Le Parisien a manipulé les images, manipulé cette famille, manipulé nos propos pour leur faire servir un narratif trompeur à double titre : un narratif mensonger par omission en refusant de rendre compte du scandale de la conduite du Service Funéraire de la Ville de Paris ; un narratif qui instrumentalise les images de ces obsèques si particulières, celles de la douleur redoublée de la famille, celles de mon confrère et les miennes.

Dans les temps difficiles que nous traversons, les services publics doivent être exemplaires, et les fautes qui peuvent augmenter l’angoisse, le chagrin et la peur, et ce, inutilement, doivent être dénoncées pour le bien commun, et pour que certains n’en profitent pas pour opérer des discriminations idéologiques contre une catégorie d’endeuillés. Honte donc à tous ceux-là que je dénonce.

Site d’entraide catholique

Belle initiative: de jeunes catholiques viennent de mettre en ligne le site Kayre, mettant en relation des personnes ayant besoin d’aide et des personnes susceptibles d’aider en ces temps d’épidémie.

Miracles eucharistiques

Suite à notre appel, l’une des vidéos a été traduite. Merci à la lectrice qui a passé du temps à traduire cette vidéo sur l’Eucharistie (pour afficher les sous-titres, aller dans les paramètres):

Ohio: vers une fin des avortements chirurgicaux?

En raison de l’épidémie de coronavirus, le procureur général de l’Ohio, Dave Yost a adressé une lettre à deux cliniques pratiquant des avortements leur demandant de surseoir à tout acte nécessitant une protection du personnel – et les avortements chirurgicaux sont dans ce cas, comme le précise la lettre:

Votre établissement doit immédiatement cesser de procéder à des avortements non essentiels. Les avortements non essentiels sont ceux qui peuvent être retardés sans risque pour la santé actuelle ou future du patient.

De France, on peut sans doute s’interroger sur cette notion “d’avortement non essentiel”, mais cela s’intègre dans la stratégie actuelle des pro-vie américains de tester la législation fédérale sur l’avortement en préparant une nouvelle saisine de la Cour suprême capable de renverser l’arrêt Roe vs Wade.

L’Abbaye de Nový Dvůr

Connaissez-vous l’abbaye de Nový Dvůr ? Le Salon beige en a parlé ici, ici et .

Située en République Tchèque, elle fut fondée en 2002. Son histoire, bien que récente, est passionnante ! Une décennie après la chute du mur, des trappistes s’installent dans un pays déchristianisé où les vocations fleurissent ! Divine Box vous raconte cet incroyable aventure 😇 

De Bourgogne en République tchèque

L’abbaye de Nový Dvůr est toute jeune, et a de belles origines françaises… Car oui (cocorico !), c’est une fondation de l’abbaye de Sept-Fons (en Bourgogne). Cette dernière accueille en effet après la chute du rideau de fer, au cours des années 90, une vingtaine de jeunes Tchèques désireux de devenir moines. 

Après avoir été formés à Sept-Fons pendant dix ans, il était prévu qu’ils rentrent dans leur pays pour installer une fondation. Tadaaa, c’est donc ce qu’ils font avec la création du monastère de Nový Dvůr !

L’abbaye de Novy Dvur est toute récente et date de 2002 !

Une mission difficile 🤞 

Mais revenir en République Tchèque n’est pas si simple que ça pour des moines ! En effet, la vie monastique y est quasi inexistante. En cause : d’abord l’interdiction des ordres contemplatifs sous l’empereur d’Autriche Joseph II deux siècles plus tôt, et ensuite la liquidation de tous les ordres religieux par le régime communiste en 1950.

En plus, les moines s’installent en Bohème, région presque entièrement déchristianisée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les moines ont du boulot… !

Le chantier de l’abbaye de Novy Dvur rapide comme l’éclair ! 👷 

Malgré tout, l’abbaye de Sept-Fons garde le cap et rachète une ancienne ferme en 1999 à l’ouest du pays. Elle y envoie donc quelques frères Tchèques, dont les premiers travaux sont de redonner un bon coup de pinceau à ce bâtiment et son immense terrain datant de 1760 ! La première pierre de la future abbaye sera même célébrée avec plus de 4000 personnes.

Mais malgré l’ampleur des travaux, voilà qu’en à peine deux ans, tout est déjà terminé. Pour cela, les moines ont pu compter sur une grande générosité : la moitié des travaux a été financée par des dons privés.

Inauguration du prieuré en 2002, et hop, voilà ainsi les moines lancés comme sur des roulettes ! Chapeau bas.

Un architecte… inattendu ! 🏛

Côté architecture, les moines ont réussi à dégoter John Pawson ! Ce nom vous parle sûrement si vous êtes un connaisseur… Pour les autres, retenez que ce grand architecte anglais a par exemple conçu l’intérieur du Musée du Design de Londres !

Ce qui marque le plus est son style très minimaliste, qui s’accorde en fait très bien avec l’architecture cistercienne, simple et sobre par nature. Résultat donc : une abbaye flambant neuve, qui va pouvoir rayonner en terrain peu chrétien…

L’église abbatiale est simple, dans l’idéal de sobriété cistercien – Abbaye de Novy Dvur

Le cœur en fête ☀️

En 2011, c’est la fête à l’abbaye de Nový Dvůr ! En effet, le prieuré devient autonome par rapport à l’abbaye de Sept-Fons, en devenant officiellement une « abbaye », dotée de son propre père abbé. C’est la toute première abbaye trappiste de République Tchèque, alors festoyons ! 

Abbaye de Novy-Dvur : et aujourd’hui ? ⛪ 

Aujourd’hui, une trentaine de frères vit à Nový Dvůr. Comme tous les trappistes, les moines sont ainsi fidèles à la règle de saint Benoît : « Ora et Labora » (Prière et Travail). Ils suivent donc sept offices par jour, dès 3h15 le matin, heure à laquelle un frère réveille tous les autres dans le couloir avec une grosse cloche ! 

La moyenne d’âge y est de 35 ans, ce qui est super jeune, et leur permet de gérer leur grande forêt de A à Z, ainsi que cultiver la terre et d’élever cinquante moutons et quelques vaches. Autant vous dire que ça ne chôme pas !

Par ailleurs, le père abbé étant français, l’abbaye de Novy Dvur conserve des liens très étroits et privilégiés avec son abbaye fondatrice : l’abbaye de Sept-Fons dans l’Allier en France. Bonne nouvelle ! 

Moutardes et compagnie 😋

Durant leurs cinq heures de travail manuel quotidiennes, quand ils ne sont pas dehors, les frères sont aux fourneaux, où sont développés un véritable artisanat monastique ! D’abord pour confectionner tout plein de moutardes, grâce à de vieilles recettes trappistes issues de l’abbaye de Sept-Fons : vous en trouverez des bio, aux olives, à la tomate etc… Un délice !

Et pour cause : la recette et la fabrication sont au top. Après avoir trempé les meilleurs graines de moutarde dans du vinaigre coupé d’une eau captée dans leur forêt, ils la broient à la meule de pierre. Ensuite, ils la parfume avec du vin de Moravie et un rayon de miel. Vient ensuite la mise en pot (à la main s’il vous plaît), à la suite de laquelle la moutarde mature pendant quelques pour affiner ses arômes. Bref, il faut les goûter ces belles moutardes de Novy Dvur !

Un moine surveillant avec amour les graines de moutarde en plein travail – Abbaye de Novy Dvur

Mais depuis plus récemment, ils fabriquent aussi des produits cosmétiques. Labellisés bio et certifiés par Écocert, ils sont, en plus, faits de A à Z par les mains des moines ! En effet, c’est eux qui sélectionnent les ingrédients, imaginent les recettes, s’occupent de la fabrication etc… En quelque sorte, c’est la crème de la crème !

Et dernière trouvaille : la viande d’agneau séchée ! Les frères préparent cette viande séchée et légèrement fumée à partir du troupeau de moutons qu’ils élèvent.

La communauté de Novy Dvur est très jeune, sa moyenne d’âge est de 35 ans !

Où/comment retrouver les produits de l’abbaye de Novy Dvur ?

Et maintenant qu’on a fait le tour de l’abbaye de Novy Dvur, manque plus qu’à goûter leurs produits ! Pour cela, le mieux est d’aller directement sur place à l’abbaye. Voici l’adresse du monastère : Opatství Nový Dvůr Dobrá Voda 20, CZ 364 01 Toužim, République Tchèque.

Mais si c’est un peu loin pour vous, cliquez ici pour retrouver tous les produits de l’abbaye de Novy Dvur 😇

Cette crise sanitaire mondiale révèle la petitesse de l’homme en face de la nature

De Dom Pateau, père abbé de Notre-Dame de Fontgombault :

Chers Amis,

Flavius Josèphe, dans La Guerre des Juifs contre les Romains (Liv VI, c. XXXI), évoque longuement les signes annonciateurs de la dévastation du Temple par les armées de Titus, en l’an 70 de notre ère :

À la fête dite de la Pentecôte, les prêtres qui, suivant leur coutume, étaient entrés la nuit dans le Temple intérieur pour le service du culte, dirent qu’ils avaient perçu une secousse et du bruit, et entendu ensuite ces mots comme proférés par plusieurs voix : « Nous partons d’ici. »

Le 15 avril 2019, il y a presque un an, Notre-Dame de Paris était en feu. Aujourd’hui la nef de la cathédrale, comme celle de bien des églises du monde, est vide et silencieuse. Les routes, les places, sont désertes. Dieu nous aurait-il abandonnés ? En ces temps difficiles, je veux vous rejoindre pour vous manifester la proximité des moines et l’assurance de leur prière.

Beaucoup parmi vous vivent la privation imposée de la Messe et de l’Eucharistie comme une grande souffrance. L’occasion douloureuse vous est donnée de vous souvenir que l’Eucharistie est un don gratuit, non un dû. C’est aussi le moment d’un examen de conscience sur la façon dont nous nous préparons à recevoir ce sacrement, et sur la manière dont nous le recevons : les sacrements ne sont-ils pas trop souvent traités à la même enseigne que les biens de consommation ? Ce temps vous invite à une prière familiale et personnelle renouvelée et plus intense. Les diocèses développent heureusement des moyens pour y initier les fidèles. Heureusement aussi, les églises restent encore ouvertes, et le Saint-Sacrement y est parfois exposé. Notre prière doit vraiment s’intensifier en ces périodes de détresses corporelles et spirituelles.

Oculi mei semper ad Dominum : « Mes yeux toujours tournés vers le Seigneur », chantions-nous dimanche dernier à l’introït de la Messe. Ces mots résonnent comme une invitation pressante, alors que le fléau d’une épidémie particulièrement contagieuse dévaste la terre, sans que personne ne puisse dire aujourd’hui quelles en seront les conséquences.

Il y a déjà et il y aura encore des morts. Les médias en offrent le décompte quotidien, ajoutant le nombre des nouveaux cas diagnostiqués, et celui des gens dont l’état se révèle particulièrement grave.

Monseigneur Jérôme Beau, archevêque de Bourges, remarquait:

«La situation sanitaire que notre monde traverse nous révèle beaucoup sur la fragilité humaine, et particulièrement de nos sociétés. Dans quelque temps, il sera nécessaire d’y réfléchir aussi théologiquement. Aujourd’hui, nous sommes d’abord invités à la prière, à la charité et à la prudence. »

Contre la propagation de ce virus inconnu, des mesures de prudence ont été recommandées par les pouvoirs publics et spécifiées dans les diocèses par les évêques. Ces mesures dérangent nos habitudes. Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne de supposer qu’elles ont été prises dans un autre but que de préserver la santé de la population et d’éviter autant que faire se peut une contagion massive, en particulier des personnes vulnérables que les services hospitaliers ne pourraient prendre en charge. Les respecter relève de la charité. N’oublions pas l’avertissement de saint Paul aux Romains : « Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner. » (Rm, 13, 1-2) Tant que rien de contraire à la loi divine ne nous est commandé, il faut obéir. Mieux vaut obéir que de commenter sans fin, au risque de s’épuiser et d’épuiser les autres, les décisions prises par ceux qui sont responsables et qui cherchent de façon évidente le bien de tous. Les plus loquaces dans le genre de la critique sont souvent ceux qui ont le moins de responsabilités. C’est dans ce contexte que des restrictions d’accès à l’église abbatiale vous sont imposées.

Cette crise sanitaire mondiale révèle aussi la petitesse de l’homme en face de la nature. Un virus, ce n’est pas très gros et pourtant… Le colosse fait d’or et d’argent qui asservit le monde tremble et révèle ses pieds d’argile. Les bourses s’effondrent. Les frontières se ferment. Aurions-nous oublié que notre planète si confortable poursuit une course fulgurante dans un univers hostile ? Que la nature est généreuse, mais qu’elle peut s’épuiser ? Que le petit homme qui naît a besoin d’être accueilli, aimé ? Que tout homme a besoin d’être aimé ?

Confronté au fléau, l’homme moderne, si sûr de lui, apparaît impuissant. Acheter la mort d’un enfant, acheter le silence des hommes en face d’une enfance ou d’une humanité exploitées et avilies ne lui pose pas de problème ; mais ce petit virus, lui, nul ne peut l’acheter. Il ne se vend pas. Sans foi ni loi, il contamine, offrant au monde l’image de ce qui se passe de manière beaucoup plus discrète, silencieuse et depuis longtemps, dans le domaine moral. Évoquons à titre d’exemple la double et récente décision particulièrement révoltante de trois juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), rendue publique le 12 mars dernier, qui prive les sages-femmes en Europe de la garantie de leur droit à l’objection de conscience face à l’avortement. Comment imposer à ceux qui font profession de lutter pour la vie de poser des gestes de morts, et leur refuser une légitime liberté de conscience en face d’un acte qui demeure objectivement un crime ? Notre monde est devenu fou, incohérent.

Que faire ? L’angoisse devant ce monde, devant cette épidémie serait-elle la seule réponse ? Ou plutôt, ne serions-nous pas invités à regarder ailleurs ?

Peut-on en effet imaginer que l’homme ait pu subsister tant d’années dans un univers potentiellement hostile si un Autre ne l’avait depuis toujours aimé et protégé ? L’homme, qui semble découvrir à ses dépens qu’il n’a pas tout pouvoir, fera-t-il le pas d’accepter sa condition de créature ? Est-il plus exaltant de se considérer comme le fruit du hasard, ou de se reconnaître modelé par un Dieu qui accomplit toute chose par amour ? Si je sais que toute chose a pour Maître et Seigneur le Dieu qui m’a créé, alors l’univers, les pays voisins, le frère ou l’ami d’hier peuvent bien devenir hostiles : en Lui se trouve ma confiance et mon salut. La terreur ou l’anxiété ne sont plus la seule réponse à la souffrance. La consolation de la présence de Dieu, seule, la rend supportable. Alors, au cœur de l’épreuve, la lumière paraît. La vie de l’homme retrouve un sens. Le monde n’est plus cet univers liquide et gluant où tout homme, comme en apesanteur et sans repères, lutte contre un inéluctable destin : retourner au néant. Non, la vie de l’homme a un sens. Elle est grande. Elle est belle.

L’épreuve que nous vivons aujourd’hui, si elle rappelle la faiblesse de l’homme, invite aussi à méditer la grandeur, la miséricorde et la bonté de Dieu. Elle nous invite à l’adoration. Si nos yeux se tournent vers le Seigneur, il ne faut pas douter que Dieu, lui aussi, nous regarde toujours. Comme l’affirme saint Paul : « Cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous… Conduisez-vous comme des enfants de lumière. » (Eph 5,1-2.8)

Que doivent faire des enfants de lumière en ces temps si sombres ? Plusieurs fois par jour, le moine redit avec le psalmiste : « Notre secours est dans le Nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. » (Ps 123, 8) Invoquons ce nom par la prière, pour l’éloignement de ce fléau, pour le personnel soignant particulièrement sollicité, pour les malades et leurs familles, pour les gouvernants qui ont à gérer cette situation difficile dans un pays en état de profonde crise économique, éthique et, osons le dire, spirituelle. Si la crise que nous vivons nous conduit à implorer le secours de Dieu, elle nous invite aussi à y associer le monde, à l’inviter à adresser, au mépris de tout respect humain, une prière à Dieu.

Les moines portent dans leur prière tous ceux qui sont touchés par les cataclysmes que nous vivons, les familles dont la vie est bouleversée, les entreprises, les salariés fragilisés, tous nos amis.

En ces temps, la tentation peut se faire plus grande de se replier sur soi-même et d’oublier les autres. Ce repli doit être combattu par une charité inventive. En cela, l’épreuve que nous vivons devra porter du fruit. L’homme de notre temps a besoin de s’ouvrir à l’autre, de respecter sa propre humanité, de respecter la nature, et cela commence au sein même des familles souvent si disloquées. Regardez comment tant de soignants payent de leur personne, mettent en danger leur vie au service de la vie des autres. Quel beau témoignage !

Le confinement imposé est aussi l’occasion de redécouvrir le cœur du foyer, ce lieu si sacré de la vie de famille et en famille. Devant le mal, les hommes redécouvrent ce lieu où ils ont été conçus, où ils ont grandi, où ils ont appris à vivre ensemble sous le regard de Dieu ; ce creuset de l’amour familial si malmené se révèle un refuge béni. Puissiez-vous prendre en ces jours le temps du silence, le temps de vivre la vraie vie.

Pour nous moines, la charité passe par l’offrande de notre prière. Unissez-vous spirituellement à nous chaque mardi, lors des Messes pro tempore mortalitatis, « pour les temps d’épidémie », que célèbrent les prêtres de l’abbaye en réponse à la demande de notre évêque.

Unissez-vous aussi à la neuvaine à Notre-Dame de Lourdes, et au geste proposé par les évêques de France, qui invitent à déposer, le mercredi 25 mars prochain, fête de l’Annonciation, une bougie sur le rebord de la fenêtre, au moment où sonneront les cloches des églises. Ce signe, expliquent-ils,

« sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années. »

Notre-Dame est notre Mère, tout particulièrement en ces temps difficiles. Nous nous adressons à elle chaque jour après None, en chantant la séquence dont le texte est joint à ce message.

Soyez assurés, chers amis, de la prière des moines pour vous, pour les soignants, pour ceux qui assurent le service de la charité auprès des personnes faibles, malades ou âgées, et pour le monde entier in hac lacrimarum valle, dans cette vallée de larmes. Une vallée qui peut devenir aussi le lieu d’une renaissance, comme nous l’espérons, comme nous le confessons, et comme nous voulons y travailler. Saint Chemin vers Pâques.

+ fr Jean Pateau abbé.

Neuvaine à la Sainte Vierge – Sixième jour

A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.

Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !

Sixième jour

•         Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence

•         Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :

Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.

•         Récitation d’une dizaine de chapelet

•         Méditation :

O Marie, dont la proximité avec Jésus était incomparable, nous vous invoquons. Faites de nous des amis intimes de Jésus-Hostie.

Donnez-nous de bénéficier des grâces du saint-sacrifice de la messe dès que possible. Nous faisons nôtres ces paroles des papes : que l’Eucharistie soit la source et le sommet de toute notre vie. Comme notre famille a besoin de connaître une vitalité renouvelée, aidez-nous à écouter Jésus : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » (Jn 5,51)

O Marie, donnez-nous soif de communier au Corps de Jésus-Christ. Faites que nous n’hésitions pas entre une activité profane non nécessaire et la participation à la sainte messe quand c’est possible. Déjà, nous nous unissons avec le prêtre et avec toute l’Eglise lorsqu’il prononce ces paroles à quelques instants de la communion : « C’est la paix que je vous laisse en héritage, c’est ma paix que je vous donne. »

Vierge toute pure, de vos mains jaillissent les rayons issus du cœur de Dieu, faites que nos âmes soient toujours plus eucharistiques. Ainsi, nous ne serons pas seulement des tabernacles vivants par l’inhabitation du Christ en nous, mais aussi, consumés et transformés par l’amour divin, nous serons témoins du Christ ressuscité pour ceux qui nous entourent.

O Marie, Notre-Dame qui aime chacun de ses enfants d’un amour unique, priez pour nous.

•         Prière à Marie

O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.

Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.

Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.

Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.

Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.

Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.

Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.

Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.

Amen.

Un appel de David van Hemelryck

Alors que l’épidémie de coronavirus fait rage et que la Corée est prête à vendre des tests, David van Hemelryck (dont on se souvient qu’il avait notamment fait le tour des plages avec un avion tirant la banderole “Hollande dégage”), invite à suppléer à la carence du gouvernement et lance une cagnotte – en espérant que cela donnera des idées à nos “chers” dirigeants!

Et voici le message qu’il a envoyé sur WhatsApp:

Achetons des tests*** Nous pouvons nous mobiliser pour réellement tester TOUS les cas en France. Cette collecte populaire servira à acheter 1000 tests COVID19 pour les hôpitaux Français. (Prix d’achat 40€ le test). En effet, la Corée se propose de nous vendre des tests ! Une belle opportunité pour les malades français !  Nous lançons un appel aux sponsors privés et aux régions pour équiper directement nos hôpitaux sans attendre que le gouvernement Macron (toujours en retard) agisse. Il s’agit d’un immense effort de résistance patriotique contre l’ennemi invisible ! Les premiers dons arrivent déjà nombreux. MERCI !!
=> Svp faire passer le mot

Le coronavirus a raison du travail dominical

Avec ce message de l’Intermarché d’Auch :

Après plus d’une semaine à une cadence infernale.
Des milliers de colis mis en rayon.
Des centaines d’heures de passage en caisse.
Des kilomètres de marche pour calmer l’afflux de clients et s’assurer du bon respect des règles.
Nos équipes ont GRAND besoin d’une journée de repos. 😰😰

Dimanche 22 mars (ce dimanche) notre magasin, Intermarché Auch sera fermé !

Une petite journée pour que tous puissent se reposer pleinement et revenir en forme dès lundi !

Il aura fallu un virus pour remettre les choses dans l’ordre…

Lettre du cardinal Burke sur la pandémie actuelle et notre retour à Dieu [Corr.]

Le cardinal Burke vient de publier une très belle lettre (en anglais), emplie d’une remarquable charité pastorale, à propos de l’épidémie actuelle et de la nécessité de revenir à Dieu. Nous l’avons traduite pour le public français. Vous pouvez trouver l’original ici.

Corr.: Jeanne Smits nous signale qu’elle a mis en ligne une traduction révisée par le cardinal. C’est donc sa version qui fait foi.

Chers amis,

Depuis quelque temps déjà, nous nous battons contre la propagation du coronavirus, le COVID-19. Pour autant que nous sachions – et l’une des difficultés du combat est que tant de choses restent obscures sur cette peste – la bataille va encore se poursuivre pendant un certain temps. Le virus en cause est particulièrement insidieux, car il a une période d’incubation relativement longue – certains disent 14 jours, d’autres 20 jours – et il est très contagieux, beaucoup plus contagieux que les autres virus que nous avons connus.

L’un des principaux moyens naturels de se défendre contre le coronavirus est d’éviter tout contact étroit avec les autres. […] En outre, comme le virus est transmis par de petites gouttelettes émises lorsqu’on éternue ou qu’on se mouche, il est essentiel de se laver fréquemment les mains avec du savon désinfectant et de l’eau chaude pendant au moins 20 secondes, et d’utiliser des lave-mains et des lingettes désinfectantes. […]

Vivant en Italie, où la propagation du coronavirus a été particulièrement meurtrière, surtout pour les personnes âgées et pour celles qui sont déjà dans un état de santé délicat, je suis édifié par le grand soin que les Italiens prennent pour se protéger et protéger les autres de la contagion. […]

En tenant compte de ce qui est nécessaire pour vivre, nous ne devons pas oublier que notre première considération est notre relation avec Dieu. Nous nous souvenons des paroles de notre Seigneur dans l’Évangile de saint Jean : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (14, 23). Le Christ est le Seigneur de la nature et de l’histoire. Il n’est pas lontain et indifférent vis-à-vis de nous et du monde. Il nous a fait une promesse : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Dans la lutte contre le mal du coronavirus, notre arme la plus efficace est donc notre relation avec le Christ, par la prière et la pénitence, et par les dévotions et le culte sacré. Nous nous tournons vers le Christ pour nous délivrer de la peste et de tout mal, et il ne manque jamais de nous répondre par un amour pur et désintéressé. C’est pourquoi il est essentiel pour nous, à tout moment et surtout en temps de crise, d’avoir accès à nos églises et chapelles, aux sacrements, aux dévotions et aux prières publiques.

Tout comme nous pouvons acheter de la nourriture et des médicaments, tout en veillant à ne pas propager le coronavirus, nous devons également pouvoir prier dans nos églises et chapelles, recevoir les sacrements et accomplir des actes de prière et de dévotion publique, afin de connaître la proximité de Dieu avec nous et de rester auprès de lui, en faisant appel à son aide comme il se doit. Sans l’aide de Dieu, nous sommes en effet perdus. Historiquement, en temps de peste, les fidèles se rassemblaient dans une prière fervente et participaient à des processions. Et de fait, dans le Missel romain promulgué par Saint Jean XXIII en 1962, il existe des textes spéciaux pour la Sainte Messe à offrir en temps de peste, la Messe votive pour la délivrance de la mort en temps de peste (Missae Votivae ad Diversa, n. 23). De même, dans la traditionnelle Litanie des Saints, nous prions : « De la peste, de la famine et de la guerre, ô Seigneur, délivrez-nous. » […]

.

Raymond Leo Cardinal Burke
21 mars 2020
En la fête de saint Benoît, Abbé

Lire la version intégrale ici.

Le diocèse de Fréjus-Toulon crée un parcours digital de formation et de prière en période de confinement

Alors qu’une douloureuse épidémie frappe notre pays, la neuvaine à Saint Joseph a rassemblé plus de 40 000 personnes. Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, veut continuer à soutenir cette communauté devenue brutalement virtuelle malgré elle, pour l’orienter vers ce qu’il y a de plus réel, ici et maintenant : le Christ.

Notre pays est en confinement depuis lundi : comment traverser ce désert inédit, ce carême contraint et cette stérilité apparente dans l’espérance et dans la paix ? C’est l’objet de ce nouveau site, La Traversée, qui proposera chaque jour des messes en direct, des vidéos, des défis, des louanges, des éditoriaux, des formations et des témoignages.

Vivez autrement le confinement en vous abonnant au parcours digital La Traversée, et en partageant cette invitation autour de vous !

Lien vers le parcours digital : La Traversée

L’arrogance du mondialisme et de la société technocratique a subi un coup dur

Monseigneur Juan Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, en Espagne, a décidé de garder les églises ouvertes et les messes avec les fidèles parce qu’avec cela il veut

«offrir un signe que l’Église n’abandonne personne qui a besoin de l’aide divine, en particulier les sacrements. Pour cela nous organisons les célébrations en suivant toutes les indications de prévention que les autorités sanitaires recommandent ».

L’évêque assure qu’à midi et à 20h30 “les cloches de la cathédrale annoncent deux anneaux de prière pour prier pour les besoins causés par cette épidémie”.

«Parmi les biens de la personne (biens utiles, agréables, bien moral, etc.), le bien le plus élevé est le spirituel, qui est lié au destin éternel de l’homme. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas priver les fidèles, même dans des circonstances extrêmes, de dons divins et en particulier de l’Eucharistie ».

Mgr Reig Pla souligne que

«la Sainte Messe, en toutes occasions, et plus encore dans cette situation extrême, est le paradis sur terre. Sans la présence du ciel – rendu présent dans l’humanité de Jésus-Christ et maintenant dans les sacrements – l’homme échoue. Il est possible de se passer d’aller à l’Eucharistie dominicale, pour cette situation extrême et pour des raisons justes, mais il n’est pas nécessaire de refuser le pain du ciel à ceux qui, avec les précautions indiquées par les autorités sanitaires, peuvent aller et vouloir le réconfort de Dieu. Les fidèles qui viennent sont conscients de leur responsabilité et offrent la Sainte Messe à tous ceux qui souffrent de la pandémie. »

D’autre part, le prélat rappelle que le coronavirus

«a démasqué le mensonge de l’individualisme qui a conduit à la rupture des liens avec la famille, avec la tradition et avec Dieu. L’arrogance du mondialisme et de la société technocratique a subi un coup dur. Aujourd’hui, nous devons tous nous reconnaître comme plus humbles et dépendants les uns des autres et dépendant de la sagesse aimante de Dieu le Créateur et le Rédempteur.

«L’Occident a besoin d’une purification et d’un retour à la tradition chrétienne, qui offre une vraie réponse aux questions humaines et promeut la bonne façon de vivre de la vertu . C’est un temps d’épreuve et, en même temps, un temps de grâce. Seul Dieu peut transformer cette situation douloureuse en une occasion saine pour l’esprit humain. »

Via Le Petit Placide

Traduction intégrale des propos de Mgr Reg Pla sur le blog de Jeanne Smits.

Ouverture des archives de Pie XII : que vont-elles révéler ?

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Celier, Barthe et Viot, animé par Philippe Maxence se penche sur l’ouverture des archives de Pie XII, que faut-il vraiment en attendre ? Quelles zones d’ombre vont pouvoir être levées ? La question juive est-elle tranchée ?

Un peu de Chartreuse pour se laver les mains…

Lu ici :

Chartreuse Diffusion va mettre à disposition du CHU de Grenoble, qui lui en a fait la demande, 10 000 litres d’alcool pur à 96%, habituellement utilisé pour la fabrication des liqueurs. L’équivalent de 25 000 bouteilles de liqueur qui ne seront pas produites. “Les Chartreux ont toujours aidé”, indique Emmanuel Delafon, PDG de Chartreuse Diffusion contacté par téléphone, qui rappelle la solidarité de l’ordre lors des épidémies de choléra notamment.

Par ailleurs depuis trois jours, l’entreprise produit de la solution hydroalcoolique (et non du gel). D’abord pour ses équipes puis pour les communes de Voiron et de Grenoble, notamment, dont les services en ont besoin.

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