Le 5 mai, le Sénat a examiné une proposition de loi déposée par Bruno Retailleau, visant à lutter contre l’entrisme islamique. Belle intention. Sauf que l’on découvre que l’article 6 de cette proposition permettrait au ministre chargé de l’économie et au ministre de l’intérieur de décider le gel des fonds et des ressources économiques
« 4° Qui appartiennent à ou sont possédés, détenus ou contrôlés par des personnes physiques ou morales ou toute autre entité qui, soit provoquent ou contribuent par leurs agissements à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine, de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence et qui présentent une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics en raison de leur rôle dans ces actions, de leur caractère répété et de leur ampleur ;
