Des preuves de prélèvements forcés effectués sur des prisonniers ont été présentées lors d’un séminaire parlementaire à Londres.
Jan Jekielek, rédacteur en chef adjoint de The Epoch Times et auteur de Killed to Order, dénonce le système mis en place dans le pays. « En Chine, les délais d’attente ne se mesurent souvent pas en années, ni même en mois, mais en semaines, voire en jours ». Une Allemande a reçu trois foies en Chine entre 2015 et 2019.
Ethan Gutmann, journaliste d’investigation, souligne pour sa part l’existence de très nombreuses disparitions dans le territoire autonome du Xinjiang.
« Nous sommes face, au minimum, à un quart de million de morts parmi les Ouïghours et les Kazakhs, et ce chiffre ne cesse d’augmenter ».
Le droit international considère pourtant que le prélèvement d’organes sous contrainte est une forme de traite des êtres humains.
Des témoins ont démontré l’existence de trafics d’organes basés sur la coercition et la déshumanisation des minorités religieuses et ethniques, en particulier les Ouïghours et les adeptes du Falun Gong, une discipline spirituelle réprouvée par le PCC.
En 2022, la Société internationale pour la transplantation cardiaque et pulmonaire avait publié une déclaration sur l’éthique de la transplantation, indiquant qu’elle boycottait les études liées à la transplantation impliquant des organes ou des tissus provenant de Chine, compte tenu
« de l’ensemble des preuves montrant que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul à continuer de soutenir systématiquement le prélèvement d’organes ou de tissus sur des prisonniers exécutés ».
En 2019, un tribunal basé à Londres avait publié un rapport, dans lequel il est indiqué que la Chine aurait réalisé entre 60 000 et 90 000 transplantations par an, ce qui dépasse de loin les chiffres officiels du gouvernement, qui s’élèvent à environ 10 000. Les délais d’attente avaient également été pointés. Les conclusions du rapport avaient conduit à déterminer à l’unanimité que le prélèvement forcé d’organes avait été pratiqué pendant des années à une échelle considérable. Les autorités chinoises ont toujours réfuté ces allégations.
