« Nostra Signora della Cristianità – Italie » est un pèlerinage annuel de Rome à Subiaco (91km), en passant par Castel Gandolfo, organisé par un groupe de fidèles laïcs, indépendant de toute institution, communauté ou organisation religieuse.
Le pèlerinage partira de la basilique papale Sainte-Marie-Majeure, construite à la demande de la Vierge Marie elle-même, qui était apparue en rêve au pape Libère pour lui suggérer de l’ériger à un endroit qui lui serait miraculeusement indiqué. C’est ainsi que, le 5 août, une chute de neige inhabituelle recouvrit de blanc la colline romaine de l’Esquilin, permettant au pape Libère de tracer le périmètre de la nouvelle basilique.
Le parcours traversera ensuite la Via Appia Antica, classée au patrimoine mondial de l’humanité. Au début de cette voie se trouve l’église « Quo Vadis », qui tire son nom du témoignage oral selon lequel l’apôtre Pierre, fuyant la ville pour échapper au martyre, rencontre Jésus à qui il adresse les paroles suivantes : « Domine, quo vadis ? (Seigneur, où vas-tu ?) » et le Seigneur répondit : « Venio Romam iterum crucifigi (Je viens à Rome pour être crucifié à nouveau) ». Pierre, comprenant le reproche, fait demi-tour pour affronter son destin et Jésus disparaît, mais, en disparaissant, il laisse ses empreintes sur la route. En témoignage de cet événement, à l’intérieur de l’église se trouve une pierre portant les empreintes « de ses pieds sacrés », celles laissées par Jésus à l’endroit où se dresse aujourd’hui l’église. La pierre est en réalité une copie : l’original est en effet conservé dans la basilique Saint-Sébastien. C’est de cet épisode que dérive le deuxième nom sous lequel l’église est connue : Santa Maria « in Palmis ».
Le pèlerinage traversera la commune de Castelgandolfo, où se trouve la résidence d’été des papes.
Le deuxième jour, on arrivera au sanctuaire de Genazzano, qui abrite l’image de la Vierge du Bon Conseil. Le 25 avril 1467, une peinture représentant la Vierge à l’Enfant Jésus apparut sur un mur de l’église : cette image devint rapidement l’objet d’une grande dévotion populaire. La peinture, qui se trouvait à Shkodër, en Albanie, est arrivée miraculeusement à Genazzano, échappant ainsi à la domination turque. Aujourd’hui encore, elle reste extraordinairement suspendue sur une très fine couche de plâtre.
