La Bible n’est pas silencieuse sur ce sujet. Dès les premières pages de l’Écriture, Dieu révèle son dessein pour l’humanité :
« Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa homme et femme. » (Genèse 1:27)
L’identité fondamentale de l’être humain trouve son origine dans le dessein du Créateur et non dans ses perceptions ou constructions personnelles. Elle s’enracine d’abord dans l’acte créateur de Dieu, puis est pleinement révélée et restaurée en Jésus-Christ pour ceux qui lui appartiennent.
Récemment, un responsable chrétien déclarait :
« Qu’il est douloureux de reconnaître que, face à une réalité humaine aussi complexe que l’homosexualité, nous peinons tant, en Église, à trouver les mots justes. »
Cette difficulté est compréhensible et révélatrice des tensions auxquelles l’Église est confrontée aujourd’hui. Les situations humaines sont souvent marquées par la souffrance, les blessures, les questionnements et les luttes intérieures. Pourtant, le croyant n’est pas laissé sans lumière. Les “mots justes” se trouvent ultimement dans la révélation de Dieu, même si leur mise en œuvre pastorale exige souvent sagesse, discernement et dépendance du Saint-Esprit.
Nous vivons dans une époque où de nombreuses doctrines et conceptions s’affrontent. Plus que jamais, les croyants sont appelés à « combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. » (Jude 3)
Cette foi désigne l’ensemble de la vérité révélée par Dieu dans les Écritures. La révélation divine étant complète, les chrétiens sont appelés à la conserver fidèlement, sans la modifier pour l’adapter aux évolutions culturelles.
Dans un climat marqué par le relativisme moral, le croyant doit examiner ses convictions à la lumière de la Parole de Dieu. L’amour véritable ne peut être séparé de la vérité. De même, la vérité biblique ne doit jamais être présentée sans amour.
Aujourd’hui, l’homosexualité, entre autres, est souvent présentée comme une identité fondamentale de la personne. L’Écriture adopte cependant une autre perspective.
La Bible enseigne que l’identité profonde du croyant se trouve en premier lieu dans sa relation avec Dieu et dans son union avec Jésus-Christ. Il convient donc de distinguer plusieurs réalités : l’attirance ou la tentation, l’identité revendiquée, la pratique sexuelle.
L’existence d’une attirance n’est pas en elle-même un acte. Comme toute autre tentation résultant de la condition humaine déchue, elle peut constituer un combat réel et parfois durable. De nombreux chrétiens connaissent des luttes profondes dans différents domaines de leur vie.
Les Écritures appellent cependant chaque croyant à soumettre ses désirs, ses pensées et ses comportements à la volonté de Dieu. Seul l’Évangile de Jésus-Christ apporte une réponse véritable aux besoins les plus profonds du cœur humain.
L’Église rencontre aujourd’hui diverses interprétations du sujet. Certaines insistent davantage sur l’expérience humaine, d’autres sur les exigences morales. Le défi consiste à maintenir ensemble la sainteté de Dieu et sa grâce.
« En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui lui semblait bon. » (Juges 17:6)
Lorsque Dieu n’exerce plus son autorité sur le cœur, l’homme devient sa propre référence et suit ses propres pensées. Or, le cœur humain, marqué par le péché, n’est pas un guide infaillible. Pour les chrétiens, la question essentielle est donc celle-ci : Christ règne-t-il réellement en nous, dirigeant nos choix, nos désirs et notre conduite par sa Parole et par son Esprit ? »
Cependant, Dieu demeure riche en miséricorde. Il connaît parfaitement les combats de chacun et invite tout homme et toute femme à venir à lui.
« Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, à la repentance. » (Luc 5:32)
Cette parole souligne la grâce de Dieu : nul n’est trop pécheur pour être sauvé, mais il faut reconnaître son besoin du Sauveur.
L’Église ne peut ignorer l’enseignement biblique concernant la sexualité. Elle ne peut pas davantage oublier que chaque personne porte l’image de Dieu et mérite respect, écoute et compassion. Les personnes confrontées à une attirance homosexuelle ne doivent pas être considérées comme des cas particuliers de péché. Tous les êtres humains sont pécheurs et ont besoin de la grâce divine : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3:23)
L’accompagnement pastoral exige donc humilité, patience et discernement. Il ne s’agit ni de minimiser le péché ni d’écraser les consciences, mais de conduire chacun vers Christ. Car la Bible présente les relations sexuelles comme faisant partie du dessein de Dieu pour l’union d’un homme et d’une femme dans le cadre du mariage et prévient des conséquences terribles du péché. Comme toute forme de péché, le rejet du dessein de Dieu produit des conséquences morales et spirituelles profondes qui affectent l’ensemble de l’être humain.
L’apôtre Paul rappelle cependant que l’Évangile ne s’arrête jamais à la constatation du péché :
« Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus. » (1 Corinthiens 6:11)
La bonne nouvelle de l’Évangile est que le péché n’a pas le dernier mot. Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Il accueille le pécheur avec bienveillance, mais l’appelle aussi à une vie nouvelle.
L’épisode de la femme adultère illustre parfaitement cet équilibre. Jésus ne condamne pas immédiatement la femme, car en lui il y a une compassion sans limites pour le pécheur, et une séparation infinie d’avec son péché.
« Je ne te condamne pas non plus : va, et désormais ne pèche plus. » (Jean 8:11)
La repentance chrétienne ne consiste pas seulement à regretter ses fautes. Elle implique un changement de direction, fondé sur la foi en Christ. Cette transformation est l’œuvre du Saint-Esprit. Elle peut être progressive et s’accompagner de combats parfois prolongés. La Bible ne promet pas nécessairement la disparition immédiate de toutes les tentations, mais elle promet la présence, la grâce et la puissance de Dieu pour persévérer dans l’obéissance.
Pour ceux qui professent la foi chrétienne, l’Église possède une responsabilité particulière. Elle doit encourager la fidélité à la Parole de Dieu, offrir un accompagnement spirituel fidèle et exercer, lorsque cela est nécessaire, une discipline visant toujours la restauration.
« Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs. » (Proverbes 27:6)
Refuser le compromis doctrinal ne signifie pas manquer d’amour. L’amour véritable dit la vérité avec douceur, accompagne les personnes dans leurs luttes et garde ouverte la perspective de la restauration.
Jésus déclare :
« Entrez par la porte étroite… Spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et étroit le chemin qui mène à la vie. » (Matthieu 7:13-14)
Le chemin large représente la vie vécue indépendamment de Dieu. Le chemin étroit est celui de la repentance, de la foi et de l’obéissance. Ce chemin peut être difficile. Il implique parfois de renoncer à des désirs profondément enracinés. Mais il conduit à la vraie vie, celle qui se trouve dans la communion avec Dieu.
L’espérance chrétienne demeure entière. Aucun péché n’est plus grand que la grâce de Dieu. Aucun combat n’échappe à sa connaissance. Aucun homme ni aucune femme n’est hors de portée de son amour.
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1:9)
Dieu appelle chacun à venir à Christ tel qu’il est. Mais il ne laisse jamais celui qui vient à lui dans son état initial. Par l’action du Saint-Esprit, il le transforme progressivement à l’image de son Fils.
« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création. » (2 Corinthiens 5:17)
Ami, si vous vous reconnaissez dans ces lignes, sachez que Dieu vous connaît parfaitement. Il connaît vos luttes, vos blessures, vos questionnements et vos aspirations les plus profondes. Mais Il vous appelle aussi à trouver votre identité non dans vos désirs, quels qu’ils soient, mais dans la vérité de sa Parole.
L’Évangile ne demande pas simplement de croire que Dieu existe ; il appelle chacun à croire Dieu, à recevoir ce qu’Il dit sur notre condition, sur notre péché et sur son salut en Jésus-Christ.
La repentance n’est pas une condamnation, mais une invitation. Christ reçoit tous ceux qui viennent à lui avec foi. Il pardonne, restaure et transforme progressivement ceux qui lui appartiennent.
La question ultime n’est donc pas : Que ressentez-vous ? mais : À qui appartenez-vous ? Car celui qui appartient à Jésus-Christ trouve en lui son identité, son pardon, sa force et son espérance.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
