Le médecin qui a pratiqué la première euthanasie aux Pays-Bas sur un enfant de moins de 12 ans « a agi avec toute la diligence requise » selon la commission de contrôle à l’issue de son enquête.
Né prématurément, à 26 semaines de grossesse, il était atteint « de graves lésions cérébrales, entraînant une paralysie cérébrale sévère et une déficience visuelle ». Il souffrait également de crises d’épilepsie « fréquentes et graves », qui ne répondaient « pratiquement pas » au traitement médicamenteux. « L’enfant était donc agité et incapable de dormir pendant de longues périodes. » Des sécrétions muqueuses dans les poumons rendaient en outre la respiration et la déglutition « très difficiles ».
Selon le médecin qui a pratiqué l’euthanasie, « il était évident que l’enfant n’atteindrait pas l’âge adulte ». Il a par ailleurs jugé que « ses souffrances ne pouvaient être soulagées par un traitement médical ». Sur ce fondement, « le médecin et les parents ont décidé de mettre fin activement à la vie de l’enfant ».
Pour la commission, le praticien a procédé à une évaluation « correcte ».
« Toutes les facettes de la “condition humaine” – qu’il s’agisse des capacités motrices, du comportement ou de la personnalité – étaient gravement altérées et ne devaient pas s’améliorer », a déclaré la commission d’évaluation. Les parents et le médecin étaient « convaincus » que l’enfant « souffrait de manière insupportable et sans perspective de soulagement », poursuit-elle.
C’est en 2024 que les Pays-Bas ont modifié leur législation relative à l’euthanasie pour autoriser l’euthanasie des enfants âgés de 1 à 12 ans.
Le ministère public va désormais se pencher sur cette affaire. Selon Eduard Verhagen, professeur de soins palliatifs pédiatriques, il devrait « suivre l’avis de la commission et ne pas poursuivre le médecin ».
Source : Gènéthique
