Petit Rappel à l’usage de tous les politiques, autorités morales et religieuses, catholiques ou autres personnes qui avaient appelé à faire élire Macron à la dernière présidentielle de 2022 (soit en votant pour lui, soit en s’abstenant) et qui sont aujourd’hui très opposés à la nouvelle loi qu’il veut faire voter. Ils ne peuvent pas dire aujourd’hui “on ne savait pas” :
Le Monde du 22 avril 2022
“La grande réforme de société d’Emmanuel Macron, s’il est réélu, sera la reconnaissance du « droit de mourir dans la dignité ». C’est ce qu’a affirmé Richard Ferrand, sur Franceinfo, le 11 avril. Une confidence du candidat au détour d’un déplacement de campagne à Fouras (Charente-Maritime), le 31 mars, va dans le sens du pronostic du président de l’Assemblée nationale.
« Je vous donne un avis personnel, je suis favorable à ce qu’on évolue vers le modèle belge », a confié M. Macron à une femme qui lui demandait de légaliser « l’euthanasie », ainsi qu’à un homme atteint de la maladie de Charcot se disant prêt à aller en Belgique afin d’y recevoir légalement un produit létal. Le candidat ne leur a pas seulement livré son opinion. Il a laissé entendre qu’« un consensus » sur « le modèle belge » lui semblait possible. En Belgique, les personnes – y compris mineures – atteintes d’une pathologie incurable peuvent demander l’euthanasie selon certaines conditions. Celle-ci est pratiquée par un médecin.
Si les micros d’Europe 1 et de France Inter n’avaient pas capté l’aparté de Fouras, seule serait connue la feuille de route qu’Emmanuel Macron a présentée le 17 mars, en même temps que son programme : « Je soumettrai la fin de vie à une convention citoyenne, et sur la base des conclusions de celle-ci, je soumettrai ou à la représentation nationale ou au peuple le choix d’aller au bout du chemin qui sera préconisé. » Le chef de l’Etat prend-il un risque électoral en s’engageant à « faire évoluer » la loi ?
Marine Le Pen, elle, est « opposée à l’euthanasie et au suicide assisté. C’est la barrière qu’il ne faut pas franchir », a-t-elle résumé dans un tweet, ajoutant : « Je pense qu’il ne faut pas aller plus loin que la loi Leonetti de 2016, laquelle réaffirme le droit aux soins palliatifs. »
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