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La nouveauté politique des points non négociables

Dans Présent, Rémi Fontaine revient sur les principes non négociables et l'objection de conscience suite à un article sur ce sujet paru dans Catholica. Extraits :

E "si ces principes sont obéis et défendus, comme il se doit : sans négocier – perinde ac cadaver –, il y a forcément sortie de facto du Panthéon laïciste et du « catholicisme ouvert » ou négociable des évêques – notamment au moment de la loi Veil ou encore au moment de la loi de bioéthique, lorsque le Cardinal Vingt-Trois ose parler d’ « équilibres » relatifs (Présent du 25 mai) ! Il n’y a pas plus double langage chez les citoyens catholiques qui invoquent sans faiblir ces points non négociables dans le sécularisme ambiant que chez les premiers chrétiens lorsqu’ils refusaient dans le polythéisme régnant de sacrifier aux idoles, d’aller brûler trois grains d’encens au Panthéon en reniant leur Dieu. Ce qui valait religieusement alors vaut plus radicalement encore aujourd’hui au niveau de la loi naturelle. C’est la nouveauté politique des points non négociables de Benoît XVI, qui rompt à cet égard avec une certaine connivence politique des catholiques avec le système de la démocratie religieuse, c’est-à-dire avec la dictature du relativisme.

Il faudrait aller relire ce que le Saint-Père a dit de la conscience – tout récemment encore lors de son dernier Angélus – et de la liberté religieuse en référence notamment à saint Thomas More pour mieux comprendre qu’on ne se place plus ici tout à fait dans le cadre de l’objection de conscience que critique avec raison Bernard Dumont pour son refus de l’hétéronomie bien comprise. Mais dans celui d’une objection de la conscience (droite et éclairée) qu’il mentionne justement avec le juriste Sergio Cotta : « Antigone, Socrate, les martyrs chrétiens désobéissent certes par décision personnelle (…) mais au nom de “lois non écrites”, du daimon, de Dieu, jamais en leur nom propre. Alors qu’aujourd’hui celui qui désobéit, en dehors du cadre traditionnel, le fait non seulement par décision personnelle, mais également en son nom propre, en appelant à la souveraineté de la conscience individuelle. »

C’est la raison pour laquelle, au regard du choix héroïque (personnellement et communautairement) des premiers chrétiens, nous estimons que le thème des « principes non négociables », loin d’être le passage à une phase ultime de désespérance politique, pourrait être aujourd’hui pour les « derniers chrétiens » de France, avec la grâce de Dieu, le pivot inespéré d’une difficile renaissance catholique par un retour et une fidélité inconditionnelle à la loi naturelle."

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