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Tribune libre

La Vie Chrétienne Victorieuse – S’approcher de Dieu : la prière selon la Bible

La Vie Chrétienne Victorieuse – S’approcher de Dieu : la prière selon la Bible

Quelqu’un a dit : « Un homme qui se tient à genoux devant Dieu peut tenir debout devant n’importe qui. »

Cette pensée résume bien l’importance de la prière. La Bible présente la prière comme une relation vivante avec Dieu. Elle n’est pas une méditation passive ni un exercice destiné à impressionner le Seigneur. Elle est l’expression sincère d’un cœur qui dépend de Dieu.

De la Genèse à l’Apocalypse, les hommes et les femmes de foi prient. Abraham intercède, Moïse supplie, David loue, Daniel persévère, Jésus prie, les apôtres enseignent la prière. Ainsi, la prière n’est pas une option dans la vie chrétienne : elle en est l’atmosphère naturelle.

Pourquoi devons-nous prier ?

Nous devons prier parce que Dieu l’ordonne. Jésus n’a pas dit : « Si vous priez », mais : « Quand vous priez » (Matthieu 6:5). La prière fait donc partie de la vie normale du croyant. Elle exprime notre dépendance envers Dieu et notre soumission à sa volonté.

Jacques écrit : « Vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas » (Jacques 4:2). Dieu connaît nos besoins avant même que nous les exprimions, mais Il veut que nous les lui présentions afin que nous reconnaissions qu’Il est la source de toute bénédiction.

Nous devons aussi prier pour recevoir le secours de Dieu. Par la prière, le croyant reçoit le pardon quotidien lorsqu’il confesse ses fautes (1 Jean 1:9), la paix au milieu de l’inquiétude (Philippiens 4:6-7), la sagesse pour prendre de bonnes décisions (Jacques 1:5), la force dans l’épreuve et le secours face aux tentations.

Enfin, nous devons prier pour développer notre communion avec Dieu. La prière ne consiste pas seulement à obtenir quelque chose de Dieu ; elle consiste aussi à être avec Dieu. En sa présence, notre cœur est transformé. Peu à peu, nos pensées, nos désirs et nos priorités s’alignent sur les siens. La véritable prière ne cherche pas à faire descendre Dieu vers nos projets ; elle nous élève vers les siens.

Qui devons-nous prier ?

La Bible enseigne clairement que la prière chrétienne est adressée au Père, par le Fils et dans la puissance du Saint-Esprit. Jésus nous apprend à dire : « Notre Père qui es aux cieux » (Matthieu 6:9). Le chrétien ne s’adresse pas à une force impersonnelle, mais à un Père aimant. Cette relation filiale est l’un des plus grands privilèges du salut.
Nous prions au nom de Jésus-Christ. Jésus est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes :

« Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2:5).

Prier au nom de Jésus ne signifie pas simplement ajouter une formule à la fin d’une prière. Cela signifie venir devant Dieu sur la base de l’œuvre de Christ, en dépendance de sa grâce, et dans le désir sincère d’accomplir sa volonté.

Jésus a déclaré : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » (Jean 14:13).

Nous prions aussi par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit aide le croyant dans sa faiblesse :

« Nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières » (Romains 8:26).

Lorsque les mots nous manquent, l’Esprit intercède selon la volonté de Dieu. Il éclaire notre intelligence par les Écritures et dirige nos prières.

Comment devons-nous prier ?

Lorsque les disciples demandèrent à Jésus : « Seigneur, enseigne-nous à prier » (Luc 11:1), ils exprimèrent le désir de tout croyant sincère.
Nous devons prier avec foi.

La foi est indispensable à la prière. Celui qui prie doit croire que Dieu existe, qu’Il répond et qu’Il agit. La foi ne repose pas sur nos sentiments, mais sur les promesses de Dieu.

Nous devons prier selon la volonté de Dieu.

Le modèle du « Notre Père » place d’abord Dieu au centre : « Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite… » (Matthieu 6:9-13). Avant de présenter nos besoins, nous reconnaissons la souveraineté de Dieu. La prière biblique cherche avant tout l’accomplissement de ses desseins.

Nous devons prier avec persévérance.

« Persévérez dans la prière » (Romains 12:12). Certaines réponses sont immédiates ; d’autres exigent une attente patiente. La persévérance ne cherche pas à convaincre un Dieu réticent, mais manifeste une foi constante et dépendante.

Nous devons prier avec un cœur obéissant.

Le péché entretenu affaiblit la communion avec Dieu, tandis que la confession sincère la restaure. Celui qui désire être entendu est appelé à rechercher une vie de droiture et d’obéissance.

Quels sont les obstacles à la prière ?

La Bible identifie plusieurs éléments qui peuvent entraver une vie de prière vivante et exaucée :
Les mauvais motifs. Jacques écrit : « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal » (Jacques 4:3). Dieu ne répond pas favorablement aux demandes motivées par l’égoïsme ou la convoitise.

L’hypocrisie. Jésus condamne les prières destinées à impressionner les hommes, ainsi que les répétitions mécaniques dépourvues de sincérité (Matthieu 6:5-7). La prière véritable procède d’un cœur droit devant Dieu.

Les désordres relationnels. La Bible montre que des relations troublées, notamment dans le cadre familial, peuvent entraver la vie de prière (1 Pierre 3:7). Une communion juste avec les autres soutient la communion avec Dieu.

La prière doit s’accompagner d’un esprit de pardon. Jésus établit un lien étroit entre la prière et le pardon : l’amertume et les rancunes non réglées constituent un obstacle réel à la communion avec Dieu.

Quand devons-nous prier ? Nous devons prier continuellement.

Jésus dit : « … qu’il faut toujours prier et ne pas se décourager » (Luc 18:1). Paul donne cette exhortation simple : « Priez sans cesse » (1 Thessaloniciens 5:17). Cela ne signifie pas rester constamment à genoux, mais vivre dans une communion permanente avec Dieu. Le croyant peut transformer chaque circonstance en occasion de dialogue avec son Seigneur.

La Bible présente aussi des temps spécifiques de prière. David déclare : « Le matin, tu entends ma voix » (Psaume 5:3). Jésus lui-même se retirait tôt pour prier (Marc 1:35). Daniel priait trois fois par jour malgré les menaces qui pesaient sur lui (Daniel 6:10). Avant de choisir les douze apôtres, Jésus passa toute la nuit dans la prière (Luc 6:12). Ces exemples montrent qu’une vie de prière régulière nourrit la communion permanente avec Dieu.

La prière doit occuper une place centrale dans la vie spirituelle du croyant. Elle n’est pas seulement une pratique religieuse parmi d’autres, mais l’expression vivante de la communion de l’homme avec Dieu. Dans les Écritures, elle revêt des formes variées, allant de la supplication la plus simple aux intercessions les plus profondes, en passant par l’adoration et l’action de grâce.

Le Seigneur Jésus donne lui-même une instruction fondamentale sur la prière :

« Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Matthieu 6.6).

Cette parole met en lumière le caractère intime et spirituel de la véritable prière. Elle n’est pas d’abord un acte public destiné à être vu, mais une rencontre personnelle avec Dieu dans le secret. Le croyant est invité à se tenir seul devant son Père, dans une relation de confiance et de sincérité.

La promesse du Seigneur « ton Père te le rendra » révèle un principe spirituel fondamental : aucune prière sincère n’est vaine. Ce que Dieu voit dans le secret, il ne l’ignore pas. Il y répond selon sa sagesse parfaite. Parfois, il exauce de manière visible et immédiate ; parfois, il agit plus profondément en transformant le cœur, en fortifiant la foi ou en alignant la volonté du croyant sur la sienne. Ainsi, la prière devient un lieu de communion vivante où le Père récompense la foi et travaille en secret à l’accomplissement de ses desseins.

Parmi les nombreuses prières rapportées dans les Écritures, trois se distinguent particulièrement par leur profondeur spirituelle et leur valeur exemplaire. Une quatrième, cependant, s’élève au-dessus de toutes les autres et demeure sans équivalent : la prière du Seigneur Jésus.

La prière de Jaebets : L’audace dans la dépendance
Elle est l’une des plus courtes, mais aussi l’une des plus riches d’enseignement :

« Jaebets invoqua le Dieu d’Israël, en disant : Si tu me bénis et que tu étendes mes limites, si ta main est avec moi, et si tu me préserves du malheur, en sorte que je ne sois pas dans la souffrance !… » (1 Chroniques 4:10).

Son nom, « Jaebets », qui évoque la douleur, rappelait les circonstances difficiles de sa naissance, et son contexte familial était lourd à porter. Sa prière fut donc un acte de foi pour demander l’intervention de Dieu. Il demanda la bénédiction divine, l’élargissement de son territoire, l’accompagnement de la main de Dieu et la protection contre le mal. Ses quatre requêtes ne constituaient pas une formule garantissant la prospérité, mais le témoignage d’un croyant qui remet entièrement sa vie entre les mains de Dieu.

Elle nous encourage à rechercher avant tout la bénédiction divine, à dépendre de sa puissance, à accepter les responsabilités qu’Il nous confie et à vivre sous sa protection. L’Écriture conclut par ces mots simples mais profonds : « Et Dieu accorda ce qu’il avait demandé. » Cette réponse souligne que Dieu prend plaisir à écouter la prière de ceux qui s’approchent de lui avec foi et humilité.

La prière d’Agur : La sagesse dans l’équilibre

« Ne me donne ni pauvreté, ni richesse… » (Proverbes 30:7-9).

Cette prière est l’une des plus profondes et des plus équilibrées de la Bible. Elle révèle un cœur qui recherche avant tout la fidélité envers Dieu plutôt que les avantages matériels.
Sa première requête est d’ordre moral et spirituel :

« Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère. »

Il désire vivre dans la vérité, avec une conscience pure et une conduite intègre. Sa seconde requête concerne ses besoins matériels :

« Ne me donne ni pauvreté, ni richesse ; accorde-moi le pain qui m’est nécessaire. »

Sa motivation est remarquable : la pauvreté pourrait le pousser au péché (le vol) ; la richesse pourrait l’éloigner de Dieu (l’orgueil). Cette prière rappelle que le plus grand besoin du croyant n’est pas l’abondance matérielle, mais la fidélité spirituelle. Elle nous enseigne qu’il est légitime de solliciter les bénédictions divines, non pour satisfaire notre égoïsme, mais avec le désir de porter davantage de fruit pour la gloire de Dieu.

La prière du publicain : La pureté de la repentance

Puis vient la prière du publicain dans l’Évangile selon Luc qui est l’une des expressions les plus pures de la repentance biblique et de la justification par la grâce.
Dans Luc 18:9-14, Jésus raconte l’histoire d’un pharisien et d’un publicain qui montent au temple pour prier. Le pharisien, sûr de lui, énumère ses qualités et ses mérites, se compare aux autres, et remercie Dieu d’être « meilleur ». Mais le publicain, au contraire, se tient à distance, n’ose même pas lever les yeux au ciel, et se frappe la poitrine, signe d’un cœur brisé. Il s’écrie :

« Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. »

Il reconnaît sa culpabilité et ne s’appuie sur aucun mérite personnel. Il ne négocie pas avec Dieu, il s’abandonne à Sa miséricorde. Il se reconnaît comme le pécheur, révélant une conscience aiguë de son indignité devant la sainteté divine.

Jésus conclut : « Celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. » Ainsi, cette prière révèle un renversement radical : l’humilité reçoit la justice que l’orgueil ne peut obtenir. Elle enseigne que l’accès à Dieu ne passe pas par la performance religieuse, mais par la contrition et la foi en la miséricorde divine.

La prière du Seigneur Jésus (Jean 17)

Dans cette prière sublime, souvent appelée la prière sacerdotale, le Seigneur Jésus s’adresse à son Père avec une confiance, une intimité et une soumission parfaites. Rien n’y est dicté par la crainte ou par le besoin personnel ; tout y respire la communion éternelle entre le Père et le Fils, l’obéissance absolue du Fils à la volonté de son Père et son profond amour pour les siens. Cette prière constitue le modèle suprême de toute véritable prière. Elle nous révèle ce que signifie s’approcher de Dieu avec un cœur parfaitement soumis à sa volonté, animé du désir de sa gloire et du souci du bien spirituel de son peuple. Plus qu’un simple exemple, elle est le sommet de la révélation biblique sur la communion avec Dieu.

Mais cette prière révèle aussi plus profondément qui Il est : non seulement celui qui prie, mais le seul Médiateur, le seul Intercesseur et le seul Sauveur. Il prie pour lui-même, pour ses disciples et pour tous ceux qui croiront en lui, montrant ainsi que toute grâce, toute protection, toute sanctification et toute gloire éternelle procèdent de son œuvre parfaite.

La prière transforme profondément la vie chrétienne, la rendant victorieuse. Elle remplace l’inquiétude par la confiance, l’agitation par la paix, l’indépendance par la dépendance, la peur par l’assurance. Elle permet au croyant de déposer chaque fardeau devant Dieu et de recevoir la consolation de sa présence. Elle protège également contre le formalisme religieux. Elle maintient la foi vivante en rappelant que Dieu entend, répond et agit selon sa sagesse parfaite.

La prière selon la Bible est l’un des privilèges les plus précieux du croyant. Elle est à la fois un devoir, un honneur et une joie.

Notre salut ne repose sur aucun mérite humain, mais entièrement sur le sacrifice accompli de Christ et sur son intercession toujours efficace. Si nous pouvons aujourd’hui nous approcher de Dieu dans la prière, c’est uniquement par Lui, en Lui et grâce à Lui. Oui, tout ce que nous sommes, tout ce que nous recevons et tout ce que nous espérons dépend de Christ seul : Il est notre unique espérance, notre parfait Médiateur et notre salut accompli.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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