Bruno Battisti D’Amario, guitariste classique, compositeur et pédagogue italien, est mort le 5 août 2026 à Rome à l’âge de 88 ans. Ses funérailles, prévues le 7 août à la basilique Santa Maria in Montesanto (connue comme “l’église des artistes”) de Rome, ont finalement été annulées après la révélation de son appartenance à la franc-maçonnerie. L’hommage officiel publié sur le site du Grand-Orient d’Italie a mis en lumière cet engagement que l’artiste avait maintenu dans la discrétion de son vivant.
Fondateur de la loge romaine du Grand-Orient d’Italie et compositeur de l’hymne officiel de cette organisation, cet artiste était un proche collaborateur d’Ennio Morricone. Après la révélation de son appartenance maçonnique alors que ses obsèques était déjà programmés, le recteur de l’église des artistes, située sur la Piazza del Popolo, Mgr Antonio Staglianò, a expliqué au Corriere della Sera avoir été alerté par la secrétairerie d’État du Saint-Siège et avoir sollicité le cardinal Baldassare Reina, vicaire général du diocèse de Rome:
«Je lui ai demandé de me faire transmettre par le service juridique une déclaration concernant l’impossibilité de célébrer les obsèques dans l’église».
Une courte prière a toutefois pu se tenir comme geste de «charité chrétienne», car «nous, catholiques chrétiens, devons et pouvons espérer pour tous», a précisé Mgr Staglianò, par ailleurs président de l’Académie pontificale de théologie. La décision du vicariat de Rome concernait donc une distinction formelle entre les funérailles religieuses et une brève prière.
Le même jour, toujours en Italie, un cas similaire s’est produit dans le diocèse de Vintimille et San Remo concernant Mario Tarducci, 73 ans, ancien «maître vénérable» de la loge Mimosa n°985 de Bordighera. L’évêque de ce diocèse, Mgr Antonio Suetta, a suspendu les funérailles prévues à Camporosso après avoir appris l’appartenance maçonnique du défunt par la presse locale et les avis de décès, alors que la célébration était déjà annoncée.
Le Vatican avait rappelé en 2023 que la ferme interdiction édictée par le cardinal Joseph Ratzinger en 1983 demeure pleinement en vigueur.
La Déclaration de 1983, signée par le cardinal Ratzinger, rappelait que les catholiques inscrits dans les loges maçonniques sont «en état de péché grave».
