Le père Louis-Marie de Blignières a publié un ouvrage pour nous aider à vivre La Vie en Christ, avec les Pères de l’Eglise et saint Thomas d’Aquin. Le livre a été préfacé par Mgr Macaire, archevêque de Martinique, et a reçu l’Imprimatur de Mgr Dupont, évêque de Laval. Dans la préface, Mgr Macaire écrit :
Dans un monde où tant de repères vacillent – géopolitiques, culturels, spirituels –, ce livre a la saveur d’une parole ferme et paisible. Il rappelle que le dessein de Dieu pour l’homme n’a rien perdu de sa force, que les sacrements demeurent les lieux où l’on fait aujourd’hui encore l’expérience de la Trinité vivante, que la vocation chrétienne est une vocation à l’espérance.
Ce bel ouvrage, offert à la fin d’un jubilé précisément consacré à l’Espérance, en est comme l’un des fruits mûrs. Puissent ces pages aider le lecteur à redécouvrir, dans la clarté de la doctrine et la douceur de la vie spirituelle, la joie de suivre le Christ et de vivre vraiment en Lui.
Le fondateur de la communauté Saint-Vincent Ferrier évoque trois des sept sacrements, baptême, confirmation et eucharistie. Dans le chapitre sur la confirmation, il évoque tour à tour les sept dons du Saint-Esprit, parmi lesquels le don de conseil, qui lui permet d’aborder les concepts de miséricorde, de justice et de correction fraternelle :
Il faut avoir le courage d’affirmer que le juste exercice de la force est la première des miséricordes.
C’ets une miséricorde vis-à-vis des victimes potentielles, évidemment. Mais c’est aussi une miséricorde vis-à-vis des agresseurs : le premier droit du malfaiteur, c’est la peine. Faire preuve de lâcheté devant des fanatiques d’une religion dont la crédibilité tient essentiellement à la force, c’est commettre un crime : celui de les renforcer dans leur délire meurtrier qui, demain, frappera plus fort.
On peut dire que la miséricorde est une compassion active inspirée par la charité et éclairée par la vraie prudence et la foi. Si elle est ainsi réglée, la miséricorde est pour nous, plus qu’un sentiment que nous éprouvons, une action rationnelle inspirée de pitié. C’est la plus grande des vertus, celle qui nous rend actifs par rapport au prochain dans la misère, comme Dieu a fait par l’incarnation rédemptrice, pour nous sortir de la misère du péché et de la mort.
