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Tribune libre

Le Père Daniel Brottier, « moi, je ferai pleuvoir des billets de banque » !

Le Père Daniel Brottier, « moi, je ferai pleuvoir des billets de banque » !

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Les éditions Salvator ont eu l’idée précieuse de rééditer la vie du Père Brottier , “En confiance” du père Alphonse Gilbert.

Daniel Brottier, né le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr en Loir-et-Cher et mort le 28 février 1936 à Paris, est un missionnaire spiritain français, ensuite nommé directeur de la fondation des orphelins apprentis d’Auteuil (par le cardinal Dubois), puis béatifié par Jean-Paul II le 25 novembre 1984.

Depuis son enfance, Daniel voulait être prêtre. Et son amitié pour Jésus cultivée dans le terreau de la foi familiale s’exprime naïvement dans un dialogue intérieur fréquent qui ne le quittera plus. « En confiance », la devise du père Brottier. Ce mot confiance cristallise pour lui sa personnalité spirituelle et l’influx vital qu’il a communiqué à son œuvre. Dans cet ouvrage, le père Alphonse Gilbert nous livre Daniel Brottier dans l’une de ses dimensions trop méconnues : sa relation profonde à Dieu.

Les amis du père Brottier sont tous frappés par l’auréole teintée de merveilleux et de réussite qui l’a marqué tout au long de sa vie :

  • ses initiatives multiples, à la limite de la provocation à Saint-Louis du Sénégal ; alors que les lois Combes expulsent les religieux des écoles et des hôpitaux, il fonde patronages et chorales, jardins d’enfants et fanfares, …
  • l’invraisemblable « baraka » qui l’accompagnera quotidiennement pendant les cinquante-deux mois de la Grande Guerre ; bien qu’il soit exempté, Daniel Brottier se porte volontaire comme aumônier militaire. Il passe l’intégralité de la guerre en première ligne sans pourtant jamais être blessé, un « miracle » qu’il attribue à sainte Thérèse de Lisieux car l’évêque de Dakar lui a déclaré, après la guerre, l’avoir « secrètement confié à la protection de Thérèse de Lisieux » et avoir régulièrement prié la carmélite de « protéger son curé ».
  • la création de l’Union nationale des combattants, qui rassembla une foule d’hommes de tous horizons ;
  • la construction de la cathédrale de Dakar, événement considérable pour l’Eglise missionnaire ;
  • enfin et surtout la dimension spectaculaire donnée à Apprentis d’Auteuil, en douze ans à partir du fantastique pari sur la construction du sanctuaire de sainte Thérèse de Lisieux. Premier sanctuaire parisien dédiée à la Petite Sainte.

Ce bilan nous confond et nous serions tentés de l’attribuer aux seules qualités humaines, aux seules vertus naturelles de Daniel Brottier. C’est tout ignorer des étranges chemins de la Providence. Et c’est la grâce du père Alphonse Gilbert de nous faire découvrir, au grand jour, cette intimité du père Brottier avec Dieu. Son Dieu. Cette intimité est influencée par deux spiritualités qui se rejoignent sans cesse : celle de François Libermann, qui façonne la congrégation du Saint-Esprit ; celle de sainte Thérèse de Lisieux, qui a fait redécouvrir à un monde désespéré l’amour fou de Dieu pour les hommes.

Le père Brottier est pétri pendant tout son noviciat des principes du père Libermann : union habituelle à Dieu par la prière, le sacrifice, l’amour des plus pauvres, vécue au quotidien dans les moindres détails de la vie de communauté et de l’action missionnaire. Il reprend à con compte la fameuse phrase de sainte Thérèse « Je n’ai jamais passé plus de trois minutes sans penser à Dieu ». Tout comme François Libermann et tout comme sainte Thérèse, le père Brottier est marqué dans sa chair par des épreuves de souffrances terribles. Les épreuves spirituelles sont pires. Mais cette souffrance est le tremplin que Dieu propose pour entrainer davantage les âmes choisies, dans son intimité. Un mystérieux « étau d’amour » étreint le père, qui à travers l’étonnante panoplie de ses activités lui fera atteindre l’essentiel : l’union constante à Dieu.

Avec la direction dynamique du père Brottier, les Apprentis d’Auteuil se développent dans toute la France. Il crée 7 nouvelles maisons. En 1936, l’ensemble de ces maisons accueillent 1400 orphelins. Ces 12 années de travail intensif ont achevé d’épuiser le père. Le 2 février 1936, c’est consécration de la cathédrale de Dakar, ce sera sans lui.

Il a passé sa vie à chercher de l’argent pour la mission, pour les enfants abandonnés, pour la chapelle de Thérèse qu’il a tant aimée. Alors que Thérèse avait promis de faire pleuvoir des pétales de roses depuis le ciel, le père Brottier, très pragmatique, a dit : « Moi, je ferai pleuvoir des billets de banque ! »

Il s’éteint le 28 février 1936, à l’hôpital Saint-Joseph. Il est enterré au sanctuaire Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus à Auteuil.

SUR LIVRES EN FAMILLE, retrouvez d’autres ouvrages pour enfants et adultes sur LE PERE BROTTIER. Père Daniel Brottier, en confiance, du père Alphonse Gilbert, 378 pages, Editions Salvator, 21.90 €

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