Tous les ans, c’est la même chose avec le Hellfest. Les médias veulent nous faire croire que l’ambiance de cette « fête de l’enfer » est « bon enfant ». Exemple avec le Figaro : » De jour comme de nuit, l’ambiance reste bon enfant. »
Puis les langues se délient (viols, agressions sexuelles, …) une fois le Hellfest passé. Il y a 2 ans, le directeur du Hellfest avouait dans Télérama :
« il faut reconnaître que cette année, cela nous dépasse »
Cette année, une jeune femme victime d’un viol (après avoir été droguée) lance un appel à témoin. Le camp du bien dira que son appel à témoin est « bon enfant ». Elle raconte :
« Je suis à ma deuxième bière, donc très lucide. Le concert commence, on est de plus en plus serrés mais je sens rapidement que quelque chose ne va pas. J’ai le cœur qui s’accélère, des nausées accompagnées de sueurs froides importantes, en fait, je dégouline. »
La jeune femme décide alors de s’extraire de la foule. Elle sent que quelqu’un la suit. Sa vision est troublée et elle se « rattrape » à des gens sur son passage. Quand elle parvient à s’asseoir un peu plus loin, une personne la soulève.
« Je me dis super, quelqu’un a vu mon état et m’emmène à l’écart. Mes jambes vacillent, j’ai du mal à tenir debout. Je n’arrive pas à ouvrir les yeux comme si mes paupières pesaient des tonnes mais j’étais en même temps complètement lucide et j’entendais tout ce qui se passait autour ». « Je n’avais plus le contrôle de mon corps. Par exemple lever mon bras était impossible, comme si tout était anesthésié. J’ai entendu la tente s’ouvrir et se fermer et j’ai été violée. »
Des faits relatés quelques jours après le début de la campagne « Ici, c’est cool ». Lancée par 25 festivals et lieux culturels des Pays de la Loire, dont le Hellfest, celle-ci vise à lutter contre les violences à caractère sexuel, sexiste, raciste et homophobe lors des concerts…
