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L'Eglise : Foi

L’enfer existe et il n’est ni temporaire ni vide

L’enfer existe et il n’est ni temporaire ni vide

Claves publie 4 articles de l’abbé de Massia sur l’enfer :

L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, ‘le feu éternel’. La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.

L’enfer n’est pas avant tout le lieu d’une condamnation par Dieu mais d’un refus volontaire de son amour. La racine de l’existence de l’enfer et de son éternité se trouve ainsi dans le péché mortel : un acte libre mauvais, offense à Dieu, par lequel on place sa fin dernière (le but et le sens de sa vie) dans une autre réalité que lui – au lieu d’agir en ayant pour but ultime l’union à Dieu, on refuse implicitement de reconnaître en lui la source unique de notre bonheur.

L’influence d’Hans Urs von Balthasar et de sa relecture « parénétique » des paroles de l’Écriture relatives à l’Enfer (selon laquelle ces annonces auraient un caractère d’avertissement, voire de menace, et non d’affirmation) conduit beaucoup à penser aujourd’hui que l’existence d’âmes damnées ne serait pas contenue dans la Révélation. […] Dieu mentirait-il à ses propres enfants pour se faire obéir, comme le feraient des parents en mal d’inspiration (« Si tu n’es pas sage, on t’abandonne sur le bord de la route ») ? Voilà qui est bien indigne de la pédagogie aimante du Seigneur, mais surtout incompatible avec sa Vérité infinie.

L’Enfer est ainsi cette vérité de foi qui correspond à la vérité de Dieu et de l’homme, et de l’homme-Dieu qui donne sa vie pour nous. La gravité de notre destinée est celle d’un être spirituel ordonné à une vie sans fin, dont les options sont à la mesure de sa vocation à l’intimité divine. Si nous étions des végétaux ou des animaux, nos actions seraient bien insignifiantes, mais doués d’intelligence et de volonté libre, créés à l’image de Dieu et appelés à lui ressembler, nos actes ont un véritable poids d’éternité. L’existence de l’Enfer, affirmée envers et contre tout par l’Église, vient nous rappeler cette vérité et notre responsabilité.

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