L’évêque Carlos Enrique Samaniego du diocèse de Texcoco, situé dans l’État de Mexico, a publié un décret visant à empêcher la poursuite dans le diocèse de « pratiques irrégulières qui dénaturent le ministère sacerdotal et le caractère sacré des actes liturgiques ».
Dans le document, le prélat a exprimé son inquiétude quant à la tenue de célébrations dans des lieux « non approuvés », tels que des jardins et des salles, qui, a-t-il noté, sont utilisés par des « pseudo-ministres ordonnés et par des “célébrants” qui portent gravement atteinte à la communion ».
Pour cette raison, il a été établi que, dans le diocèse de Texcoco, il est interdit à tout laïc qui n’est pas institué dans le ministère stable d’acolyte de présider
« les célébrations de la Parole, les funérailles, les sacramentaux ou tout type de célébration ou d’acte liturgique propre au ministre ordonné dans les églises du diocèse ou en dehors de celles-ci ».
Le règlement couvre également les vêtements portés lors de ce type de célébrations.
Le décret interdit « l’usage ou le port, à l’intérieur comme à l’extérieur des actes liturgiques, de l’aube ou de tout ornement ou vêtement sacré réservé exclusivement au clergé ».
L’appel de Monseigneur Samaniego s’adresse également aux prêtres, auxquels il a enjoint de
« ne pas permettre, consentir à ou promouvoir des pratiques illicites, des abus ou des tromperies tels que ceux mentionnés dans le paragraphe précédent ».
« Empêchez tout fidèle laïc de s’arroger tout ce qui appartient exclusivement au ministère ».
Le prélat a souligné que « la préservation de la véritable identité ecclésiale des ministres ordonnés » contribue à éviter « les abus, la confusion, la tromperie et la fraude à l’encontre du peuple de Dieu ».
L’évêque a mis en garde contre certaines personnes qui, « usurpant le ministère sacerdotal », se présentent comme des « ministres célébrants » offrant et facilitant tout type de service religieux dans des maisons privées, des salles, des jardins événementiels, des cimetières privés, etc.
Cette mesure, établie par Monseigneur Samaniego, vise à « promouvoir la discipline ecclésiastique » et à empêcher « l’introduction d’abus dans la pratique », notamment dans le ministère de la Parole, la célébration des sacrements, les sacramentaux et le culte de Dieu et des saints.
Le problème c’est que le nouvel ordo de la messe a validé des pratiques qui étaient auparavant considérées comme des abus, comme l’accession des filles à l’acolytat ou la communion dans la main. Nous pourrions aussi souligner que le texte du Concile sur la liturgie demandait à ce que la langue latine et la chant grégorien occupent la première place dans la liturgie. Où commencent les abus liturgiques : dans le respect de rubriques fluctuantes ou dans le nouvel ordo lui-même ?
