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Tribune libre

Nature, culture et propriété

Nature, culture et propriété

Nature et culture

L’idéologie que veut imposer le « patron » de LFI s’appui sur l’idée de culture et de non de nature. L’homme, selon cette idéologie, n’a pas de nature propre. C’est la culture qui lui donne sa « consistance ». Cette idéologie conteste donc toute donnée naturelle laquelle doit être appréhendée par le seul biais culturel. C’est à la société culturelle qu’il appartient d’éduquer l’homme et de l’orienter vers ce qu’il doit être.

Le sexe, la filiation, la génération etc. sont niés. On ne nait pas homme ou femme. On « choisi » son genre et son sexe culturellement. Il n’y a plus de père et de mère selon l’engendrement naturel, mais des parents de désir, d’intention qui peuvent n’être qu’ un seul individu, ou deux personnes indifférenciées ou même d’avantage selon la « classification » que la société établi.

On en arrive donc à faire croire que le petit garçon qui sort du ventre de sa mère n’en est pas un et que, il peut devenir une petite fille qui elle-même, sortie du même ventre peut changer pour devenir petit garçon.
On notera que l’on se situe d’abord dans le « devenir », sans se préoccuper avant tout de l’origine. Comme si le spermatozoïde introduit par l’homme dans le corps de la femme et qui rencontre ses ovocytes pouvait être ignoré.

Aussi il semble bon de remettre tout cela en ordre et de montrer au futur candidat extrémisme, les limites mêmes de son extrémisme.

Dans cette époque bouleversée par tant et tant de mensonges, d’erreurs et d’approximations, il est urgent de revenir puiser à la source. C’est ce que préconisait le pape Léon XIII dans son encyclique Rerum novarum : « À qui veut régénérer une société quelconque en décadence, on prescrit avec raison de la ramener à ses origines. »

L’Origine n’est pas autre chose que la Création. Dans les deux premiers chapitres de la Genèse, nous voyons Dieu créer à partir de rien. La matière sort de ses mains et, à partir de cette matière Il crée des choses, des hommes « Homme et femme Il les créa ». A l’origine, donc, il n’y avait rien d’autre que le « souffle de l’Esprit sur l’abîme ». Il n’y avait donc pas de culture. Des créatures sortirent de la matière laquelle fut créée ex nihilo. C’est bien ce « souffle » qui donne la vie.

Or, en même temps que Dieu crée, il sépare : le ciel de la terre, le jour de la nuit… l’homme et la femme. Mais cette séparation est réalisée afin que l’homme s’attache à sa femme, et ainsi ne fassent plus qu’un. A cette image de Dieu Trinité, c’est-à-dire relation, l’homme et la femme sont appelés à s’unir pour ressembler à leur Créateur.

Cette relation, dont la signification est religion (religare en latin) implique des lois qui la permettent. Au premier rang de ces lois, se trouve la conception d’un être humain qui s’origine par la relation par la rencontre d’un spermatozoïde avec une ovule qu’il va féconder. Et, à cet instant précis, cette relation humaine, réalisée par l’acte sexuel d’un homme et d’une femme, prend vie par la relation que Dieu noue par l’âme qu’il fait descendre dans le sein de la femme par l’Esprit-Saint. La loi de la nature s’imprègne de la Loi divine, lui donne véritablement corps. L’homme est fondamentalement un être religieux avant de devenir un être social. La religion précède la politique. Et ce qui est ici réalisé dans l’homme se déploie à tout l’Univers. L’harmonie du cosmos nous le montre tout aussi bien que les relations dans l’environnement naturel. C’est ainsi que la Terre fait un tour complet du Soleil pendant 365 jours et 6 heures. Pa s une minute de plus ou de moins. C’est ainsi que le pépin contenu dans la pomme que porte le pommier, s’il tombe en terre, donnera un pommier qui portera à son tour une pomme contenant un pépin. La nature de l’environnement et la nature de l’homme contiennent des lois non écrites qui leur permettent d’exister, de se développer, de se rencontrer, mais aussi de d’être conçu, de naître, de disparaître et de se renouveler.
La nature est donnée à l’homme et à la femme pour réaliser ensemble le dessein que Dieu leur a donné : croître à tout point de vue et pas seulement en donnant la vie à des enfants, posséder la terre sans l’exploiter, faire fructifier ses talents, son intelligence et sa volonté plus que son compte en banque et remettre le fruit de ce travail en temps voulu. C’est ici, mais pas avant, que la culture se constitue, se développe. D’ailleurs, le mot culture est contenu dan le mot agriculture, viticulture, ostréiculture. C’est bien la preuve que la culture suit la création et non pas la précède. Par ailleurs la racine du mot culture est culte, c’est-à-dire relation avec le Créateur qui nous a fait le don de la nature et de la vie et qui a mis en elles des lois pour le bien commun. Ce bien commun est la destinée de la culture.

M Mélenchon se trompe lourdement s’il considère que la culture détermine les lois de la nature. Et il commet un crime de lèse-Dieu. Car une culture qui nierait la nature et ses lois pourrait ne plus être appelée « culture », ni même contre-culture. Ce serait une a-culture, une absence de culture : un retour au néant. Tel est sans doute la situation de bon nombre de pays et particulièrement du nôtre. Car, enfin, comment juger une société qui bafoue la vérité originelle de l’homme, créé homme et femme ? Comment juger une société qui nie l’existence et la singularité biologique, psychologique, neurologique et sexuelle de l’homme et de la femme ? Comment tolérer plus longtemps que le zygote, le fœtus et l’embryon ne soient pas déjà un petit d’homme ayant reçu une âme divine qui l’anime dans le ventre de sa mère ? Comment ne pas continuer à se révolter contre le meurtre des personnes âgées ou handicapés dont on prétend qu’elles n’ont plus de dignité ? Mais la dignité est éternelle : elle est la marque indélébile de Dieu. La dignité c’est la nature profonde de l’homme.
Voila les terribles conséquences de la négation des lois naturelles que Dieu a mises en nos cœurs et en nos âmes pour glorifier les corps afin de bâtir une culture de la vie.

La propriété c’est le vol !
Cette expression a été reprise par M Mélenchon pour contester le droit de propriété.

Relativement à ce que l’on vient d’affirmer, la vie est un don de la nature, laquelle vient de Dieu.

Nous recevons un corps animé par l’âme et doté d’un esprit. Nous ne nous sommes pas fait nous-mêmes. Aucun de nos éléments du corps n’est le produit de notre industrie. Ce corps ne nous appartient pas, au sens économique du terme, cependant il est le notre. Mais pour « utiliser » le corps dans lequel j’ai été conçu, puis né, il faut bien que quelque un s’en occupe, le nourrisse, l’habile, le loge, le soigne.

Toutes ces choses font parties de la culture et s’exprime diversement selon les pays. On ne se nourrit pas, on ne s’habille pas, on ne se loge pas, on ne se soigne pas de la même manière en Asie, en Europe, ou en Afrique. D’où la différence des cultures. Mais chaque homme nécessite pour le soin de son corps la satisfaction des quatre besoins élémentaires nommés. Auquel s’ajoute, pour les compléter et les unifier, un besoin spirituel. Car l’homme, étant conçu pour l’éternité, est attiré par une transcendance.
Aussi faut-il prendre possession de son corps, faire sienne son âme et garder son esprit. L’image à la ressemblance de laquelle l’homme a été créé c’est le Corps du Christ. Or, le Jeudi Saint, Jésus proclame, en prenant du pain : « Ceci est Mon Corps », puis prenant une coupe : « Ceci est Mon Sang ». L’Enfant nouveau né de Bethléem a pris possession de son Corps pour nous le donner à manger. Et Il dit avec force « Ce n’est pas vous qui me prenait la Vie, c’est Moi qui L’a donne ».

A son Image, il nous faut prendre possession du corps qui nous a été donné. Pour pouvoir le rendre après notre dernier souffle, dernier souffle qui n’est autre que l’âme qui remonte vers le Ciel emportée par l’Esprit. « En Tes Mains, Je remets Mon Esprit ».
Ne pas prendre possession de son corps, c’est le livrer aux autres, c’est devenir esclaves de quelqu’un. Ainsi, posséder signifie assumer sa liberté. Sa liberté d’homme si l’on a été conçu homme, sa liberté de femme si l’on a été conçue femme. Ici, il ne s’agit pas d’un droit, car personne n’a et n’aura jamais le « droit » d’être conçu et le droit de naître. Il s’agit du devoir d’être, d’être un être vivant, d’être ce pourquoi nous avons été conçu : une personne, image et ressemblance de Dieu. Malheur à ceux qui prennent possession d’un autre corps que le leur !

Non M Mélenchon l’homme et la femme créés à l’image et à la ressemblance de Dieu leur Créateur, ne peuvent devenir des ouvriers esclaves de l’Etat socialiste, des kolkhoziens de l’économie planifiée.
En pleine possession de son corps, la liberté permet à l’homme de « posséder la terre et de la dominer ». Telle est la vocation que Dieu a fixée à l’homme.
Posséder la terre, consiste d’abord à l’admirer, non pas l’adorer – Dieu seul est adorable. L’admirer pour la comprendre. En comprendre ses lois et ses règlements. Voir en cela comment le pommier contenant en ses fruits la graine lui assurant son renouvèlement se possède lui-même. Le pommier, n’est pas le poirier, ni le cerisier, ni un autre arbre fruitier. Il possède sa propre substance, sa propre force reproductrice. Et avec l’aide de la pluie et du soleil, il est capable de produire du fruit et de se renouveler. On ne peut pas nationaliser la nature pour qu’elle porte du fruit. Car le grain tombé en terre germe et muri en donnant l’épi rempli de grains sans aucune intervention de l’homme, sinon le seul fait d’avoir semé.

C’est pourquoi l’homme admiratif de cette nature ordonnée se met au travail. Il découvre ses talents cachés qui se dévoilent au fur et à mesure qu’il progresse par la connaissance que lui donne l’instruction et aussi par l’éducation qu’il reçoit. Ici non plus pas d’étatisation possible. La connaissance est le fruit de l’expérience et l’effort de l’apprentissage que chacun assimile avec ses potentialités propres. L’Etat ne doit être présent que pour permettre et faciliter mais jamais il ne doit imposer un savoir, ni une méthode. D’ailleurs d’où viennent les connaissances ? Si non d’un long travail d’engendrement, qui, depuis la nuit – ou plutôt le jour – des temps s’est constitué, enrichi et consolidé. Mais aussi s’est rectifié.

L’industrie qui découle du génie de l’homme introduit par Dieu dans son esprit provient toujours d’une idée individuelle ou de celle mise en commun par une équipe. Jamais elle ne provient de l’Etat.

La liste de ces initiateurs serait longue à faire, citons simplement quelque uns d’entre eux : Gutenberg et l’imprimerie, Pascal et sa machine à calculer, Papin et sa machine à vapeur, Renault, Peugeot et Citroën pour l’automobile, Voisin, Latécoère pour l’aviation etc. Tous ces « créateurs » utilisant leur intelligence et prenant modèle de la nature et de ses lois ont conçu, fabriqué et commercialisé leur production.

Mais ici il faut souligner l’extraordinaire exemple de réussite qu’est le Puy-du-Fou. A partir de l’idée d’un homme soucieux de l’histoire de sa région et des évènements tragiques qui s’y sont déroulés voilà qu’une équipe de bénévoles se rassemble, réalise un spectacle… qui attire aujourd’hui des millions de visiteurs. Et ceci sans l’aide de l’Etat, Etat qui au contraire bénéficie de l’impôt versé par ce Parc. Cette belle initiative de Philippe de Villiers est créatrice d’innovations exportées dans le monde. Des brevets exclusifs ont été déposés. Une école est adossée à ce Parc.

C’est la preuve éclatante que l’initiative privée, puisant dans les racines profondes de l’histoire est capable de donner à voir du beau, sans que cela ne coûte de l’argent à l’Etat. Preuve est faite que la propriété privée, qu’elle soit intellectuelle, morale, économique est capable de créer de la richesse qui est partagée avec enthousiasme par les bénévoles et les salariés ainsi que les bénéficiaires visiteurs et collectivités locales.

Le Puy-du-Fou est un modèle pour une économie à taille humaine qui produit du beau : c’est là que ce trouve la vraie valeur ajoutée.

L’exemple donné ci-dessus est l’exact contraire d’une économie administrée. Le socialisme n’a jamais fait la preuve d’une telle réussite, au contraire, le socialisme a appauvri les prolétaires qui l’on construit et qui en sont devenus esclaves. Ceux qui ne s’y soumettaient pas furent envoyés au Goulag. Alors que ceux qui visitent le Puy-du-Fou en ressortent joyeux.

Au terme de ces propos c’est la conception de l’Etat qui se pose. Et même celui de l’Etat de Droit. Car enfin, que penser d’un Etat qui fait inscrire dans son droit constitutionnel, le « droit » à l’avortement, c’est-à-dire le droit de tuer ces futurs citoyens. Cet Etat ne respecte pas le droit naturel à la vie de chaque être humain conçu dans le sein maternel. Que dire de ce même Etat qui, loi après loi, détruit les fondements naturels de la communauté familiale… et s’étonne de la violence qui en découle ? L’Etat de Droit s’en trouve gravement déstabilisé.

C’est à ces questions essentielles et vitales que devra répondre le futur Chef de l’Etat. Il ne pourra pas différer plus longtemps sa réponse au sujet de la nature même de l’Etat, sa vocation à servir et à accompagner et non pas à imposer des idéologies criminelles.

Les folles idéologies du 19° siècle qui ont ensanglantées le 20° ne sont pas aptes à gouverner le 21°. Il sera temps de nous intéresser sérieusement à la Doctrine Sociale de l’Eglise pour que « Le Monde ait la Vie ».

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