Maraîchère à Mortroux, Sarah Quaghebeur vient de publier un livre pour raconter l’histoire de son bébé, né à seulement cinq mois de grossesse. La jeune femme y fait un parallèle entre la maternité et son travail de la terre.
“Il était vraiment à la limite. Je l’appelle souvent mon petit warrior, mon petit guerrier, parce qu’il a bravé plein d’épreuves dès son plus jeune âge”. “Jules pesait 880 grammes. Quand on m’a annoncé son poids, ça m’a marquée parce qu’un ou deux mois avant, on avait cueilli une très grosse tomate, qui pesait 890 grammes. Je me suis tout de suite dit que mon fils était plus petit qu’une tomate”. “C’était les montagnes russes émotionnelles pendant trois mois et demi. On ne savait pas si notre bébé allait survivre, personne ne peut nous le promettre. Pendant une heure ça allait bien, puis il désaturait donc ne pouvait plus respirer.” “Au bout de dix jours, il a fait un arrêt cardiaque et respiratoire. Il a fallu 25 minutes pour que les médecins le réaniment. On nous parlait de séquelles, on nous parlait même de tout arrêter. Finalement, au bout de trois jours, quand on a fait les examens, il n’avait aucune séquelle et aucune lésion.”
Aujourd’hui, son fils a 21 mois et court partout. Encore petit pour son âge, il rattrape peu à peu la normale.
Comment peut-on réaliser des avortements tardifs quand on voit que des bébés prématurés arrivent à s’en sortir ?
