La fragilité humaine face aux cataclysmes
Une nouvelle catastrophe vient de frapper — un séisme, un incendie, une tornade — et déjà les projecteurs de l’actualité se détournent des sinistres précédents. Les mémoires humaines sont courtes. Hier, c’étaient les forêts de France et d’Espagne qui brûlaient. Aujourd’hui, les caméras regardent ailleurs, au Népal. Mais la désolation, elle, demeure : le silence des ruines, les larmes des sinistrés.
À côté de ces séismes qui font trembler la terre, il en existe d’autres, plus discrets mais tout aussi puissants : ceux des réseaux sociaux. Une parole, une image, une rumeur peuvent en un instant bouleverser des milliers de consciences. Le chrétien est appelé, devant cette force nouvelle, au discernement et à la maîtrise de sa parole.
La mort, elle, ne cesse de réclamer son lot de victimes. Elle frappe sans pudeur, sans attendre que les plaies des précédents survivants aient seulement eu le temps de se refermer. Et le monde la suit, à bout de souffle, pour porter les premiers secours à des hommes et des femmes frappés de stupeur, se demandant pourquoi la nature s’est retournée contre eux.
Hommage aux « Samaritains » et dignité du secours
Que Dieu bénisse tous ces « Samaritains » modernes ! Secouristes, bénévoles, équipes médicales ou simples anonymes, ils se portent sans hésiter au-devant de ceux qui sont tombés sur le chemin de la vie. Il y a tant à faire pour les survivants, tant à faire pour consoler ceux qui ont été meurtris dans leur corps et dans leur âme.
Qu’ils soient bénis, tous ceux qui déblaient les gravats, reconstruisent les routes, consolident les digues, et rendent ces contrées de nouveau habitables. Cet élan de compassion honore l’humanité : il témoigne des vestiges de l’image de Dieu encore gravée dans le cœur humain.
Mais devant une telle accumulation de calamités, une question s’impose à notre conscience : qu’allons-nous faire, nous qui, par la grâce de Dieu, avons été épargnés jusqu’à ce jour ?
Sachons d’abord demeurer petits devant la face de l’Éternel. Gardons-nous de toute arrogance, de tout sentiment de supériorité morale. Nous pourrions, nous aussi, être les prochains à subir la rigueur des éléments ou la soudaineté d’un drame imprévisible. Être préservé n’est pas un brevet de justice personnelle ; c’est une invitation au questionnement intérieur. En effet :
« Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes » (2 Corinthiens 13:5).
La crainte de l’Éternel et l’inspection de nos brèches
Les circonstances actuelles nous obligent à revenir aux paroles du Seigneur Jésus-Christ. Ces vérités devraient s’afficher sur les panneaux de nos villes, à la place de tant d’images qui asservissent les cœurs à des convoitises trompeuses.
La crainte de l’Éternel – de ce Dieu unique, saint et juste, devant Lequel chacun de nous devra rendre compte de sa vie – ne devrait-elle pas nous porter à la prudence ? Ne devrait-elle pas nous inciter, nous chrétiens, à vérifier si nous ne conduisons pas notre existence sur des chemins qui Lui sont fermés ?
Regardons au fond de nous-mêmes : n’y a-t-il pas des points faibles prêts à céder sous la moindre tentation ? Des lézardes par lesquelles s’infiltre déjà ce qui est toxique pour notre âme ? Il est temps de réparer les brèches de notre propre vie. Ces brèches sont toujours la conséquence d’un laisser-aller, d’une tiédeur qui gagne peu à peu.
Réparons d’abord nos brèches, afin d’être en mesure de colmater ensuite celles du monde qui nous entoure, avant qu’il ne soit trop tard – pour lui comme pour nous.
Souvenons-nous que le Fils de Dieu a averti Ses disciples de la venue de temps difficiles. Il l’a fait pour que nous, rachetés à grand prix par Son sang, ne soyons pas pris au dépourvu lorsque ces secousses surviendront. Il l’a fait aussi pour qu’à notre tour nous avertissions nos contemporains du jugement qui vient, en leur montrant l’unique Refuge.
« Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura des tremblements de terre en divers lieux, il y aura des famines. Ce ne sera que le commencement des douleurs » (Marc 13.7-8).
« Il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel » (Luc 21.11).
Une actualité déjà écrite dans les Écritures
Quand nous ouvrons nos journaux ou allumons nos écrans, nous oublions trop souvent que les nouvelles vraiment fraîches ne se trouvent ni dans nos quotidiens ni au journal télévisé, mais depuis des siècles dans les pages de la Bible. Rien n’est plus actuel que la Parole de Dieu. Nos médias ne font, en réalité, que transcrire à leur manière ce que les Écritures ont révélé d’avance.
« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, Il vous conduira dans toute la vérité, […] et Il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16.13).
En tant que croyants instruits par la Révélation, nous pouvons non seulement connaître les événements à venir, mais aussi en comprendre les causes profondes. Nous savons pourquoi de telles tragédies se produisent, et pourquoi elles continueront de se reproduire. Plus encore : il nous est confié le remède pour rendre la santé spirituelle à un monde qui gémit sous le poids de son propre péché.
Dieu indique toujours la voie de la délivrance. Si notre génération acceptait de revenir sincèrement à Lui, elle pourrait encore connaître des jours de tranquillité. Le Seigneur Jésus a clairement annoncé un avenir assombri pour une humanité qui persiste dans la désobéissance ; il nous est pourtant donné, aujourd’hui encore, la possibilité d’appliquer le remède pour que la terre ne soit plus consumée par cette fièvre.
Un peuple qui s’humilie et revient à Dieu a toutes les chances de voir le Seigneur différer l’heure de Sa colère – une colère qui se manifestera pleinement, comme au temps du déluge de Noé, ou lorsqu’elle s’abattit sur Sodome et Gomorrhe. Seul celui qui se repent de tout cœur peut recevoir la grâce.
L’endurcissement des cœurs et les leçons de l’Histoire
Faut-il toujours que le malheur frappe pour que les âmes prennent conscience de l’existence de Dieu et se tournent vers Lui ? Faut-il la brutalité d’un séisme pour qu’elles réalisent que, derrière le mur qui les sépare de l’éternité, siège un Dieu saint qu’elles ont offensé – un Dieu qu’elles ont refusé d’entendre lorsque tout allait bien ?
« Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend pas garde » (Job 33:14).
Le séisme le plus dangereux n’est pas celui qui ébranle la terre sous nos pieds, mais celui que nous refusons de voir dans notre propre cœur. Tant que l’homme n’a pas tremblé devant Dieu, il n’est pas prêt à se tenir debout.
Il semble parfois que Dieu soit obligé d’élever la voix par le fracas des éléments, pour réveiller les consciences engourdies. Et pourtant Il est si proche ! Il est prêt, en cet instant même, à venir habiter le cœur de quiconque répond à Son appel :
« Voici, Je Me tiens à la porte, et Je frappe. Si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi » ( Apocalypse 3.20).
« Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur » (Actes 3.19)
La terre gémit, comme en travail d’enfantement. Chaque séisme, chaque incendie, chaque tornade est un appel – non pour nous effrayer, mais pour nous ramener à Celui qui tient toutes choses entre Ses mains. Que ce temps de secousses soit pour nous un temps de réveil : comblons les failles de nos vies, veillons sur notre parole, et tournons-nous, sans tarder, vers le seul Refuge qui ne tremble jamais.
« C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers »(Psaume 46.3-4).
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