Communiqué de Yann Baly, Président de l’AGRIF :
Ce 11 septembre 2026 a été plaidée (après 5 ans de procédure) la poursuite engagée par l’AGRIF contre Madjid Messaoudene, ancien élu LFI de la ville de Saint-Denis (93) et proche du nouveau maire Bally Bagayoko, délégué à « la lutte contre les discriminations » et « l’égalité des droits » référencé par un annuaire de l’académie de Créteil et chargé de Mission « lutte contre les discriminations, égalité femme/ homme, personnes porteuses de handicap » pour la ville de Stains (93).
Le 18 juin 2020 à 12h34, Madjid MESSAOUDENE avait publié sur Twitter le propos suivant :
« Nous sommes antiracistes
Contre tous les racismes ».
1h plus tard, il publiait sur son compte le message suivant :
« Sauf le racisme anti blanc évidemment ».
Et à l’interpellation d’un internaute espérant qu’il s’agisse de second degré, Madjid Messaoudene répondait que non.
A l’audience, Madjid Messaoudene a confirmé avoir tenu ces propos, mais n’avoir pas voulu légitimer le racisme anti-blanc, prétendant vouloir dire que le racisme anti-blanc pouvait exister ponctuellement mais n’être pas systémique comme les autres racismes.
Il a cependant exprimé des regrets d’avoir publié ces propos et a condamné le racisme anti-blanc en faisant expressément référence à l’affaire de Crépol.
Plaidant pour l’AGRIF, Maître Jérôme Triomphe a souligné que le sens et la portée évidente des propos tenus ne pouvaient en aucun cas être ceux prétendus en défense et qu’ils avaient été compris par tous comme légitimant le racisme anti-blanc.
Il a également rappelé la réalité de ce racisme anti-blanc en faisant état des affaires Nick Conrad avec son clip « Pendez les Blancs », les injures anti-blanc proférées contre les joueurs de football Hugo Lloris ou Lucas Digne ainsi que, récemment, contre le nageur tricolore Léon Marchand, le récent tag sur la clôture de l’église Saint-François d’Assise à Toulouse avec l’inscription « Tuez tous les hommes blancs » ainsi que les propos d’une responsable syndicale étudiante : « on devrait gazer tous les blancs cette sous-race », « j’en ai marre des blancs », « je suis une extrémiste anti-blancs »…
L’avocat de l’AGRIF a souligné qu’il ne s’agissait pas que des mots mais qu’à Crépol, par exemple, il y avait eu un mort.
Le Procureur a fait part de ses observations et laissé la décision à l’appréciation du tribunal.
Le jugement du tribunal de Paris sera rendu le 2 novembre 2026.
