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Tribune libre

Quatre Evangiles, vraiment ?

Quatre Evangiles, vraiment ?

Dans son célèbre roman Da Vinci Code, Dan Brown met en scène ce dialogue :

« – Plus de quatre-vingts Evangiles auraient pu figurer dans le Nouveau Testament, mais seulement quatre d’entre eux ont été retenus […].
– Et qui a décidé de la sélection ?
– Ah ! s’esclaffa Teabing, c’est là l’ironie fondamentale du christianisme. La Bible, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a été collationnée par un païen, l’empereur Constantin le Grand ». (Dan Brown, Da Vinci Code, Paris, Lattès, 2004, p. 289).

Sous l’influence des légendes anti-chrétiennes véhiculées par toutes les formes de la sous-culture contemporaine, beaucoup en viennent à imaginer que le choix des quatre Evangiles remonterait à l’époque de Constantin, et qu’il aurait été dicté par le pouvoir politique.

On ajoute alors que d’autres évangiles, occultés par le clergé, révèleraient un Jésus très différent, particulièrement gênant pour l’Eglise. Et les médias officiels, ordinairement si sévères contre le complotisme, n’ont ici aucun scrupule : dès qu’il s’agit de l’Eglise, ils relaient favorablement tous les doutes et tous les soupçons.

Beaucoup s’interrogent cependant légitimement sur les Évangiles transmis par l’Église :

• Pourquoi quatre ? Un seul ne suffisait-il pas ?
• Et pourquoi ces quatre-là, et non les autres, dits apocryphes ?
• L’Église n’a-t-elle pas imposé SA vision, éliminant tous les témoignages discordants ?

D’où viennent donc nos quatre évangiles ?

Dans toutes les Églises chrétiennes, dès le IIe siècle, l’avis est unanime : QUATRE Évangiles – ni plus, ni moins – sont l’héritage des Apôtres.

C’est ce que le Père Louis-Marie O.P. démontre dans un nouvel ouvrage : Quatre Evangiles solidement attestés, paru aux Editions du Sel.

Si cet héritage ne vient pas des Apôtres, comment expliquer cette unanimité, au 2e siècle, dans des Eglises qui ont chacune leurs traditions propres, et qui peinent à se mettre d’accord sur la façon de calculer la date de Pâques ?

L’auteur présente successivement les témoignages :

– de la Gaule (saint Irénée de Lyon),
– de l’Asie mineure (Papias et Apollinaire de Hiérapolis, Méliton de Sardes, Polycarpe de Smyrne, Polycrate d’Ephèse),
– de l’Égypte (Clément d’Alexandrie),
– de l’Afrique du Nord (Tertullien de Carthage),
– de saint Justin, qui se rapporte autant à la Palestine qu’à l’Italie (où l’on a également relevé le Canon de Muratori et la lettre de saint Clément de Rome),
– de la Syrie (Ignace, Théophile et Sérapion d’Antioche, puis Tatien à Édesse),
– et même, des ennemis de l’Église, qui déposent, malgré eux, en faveur des quatre Évangiles.

L’ouvrage présente ces témoignages et ces preuves de façon vivante et pédagogique, sous forme de questions-réponses, tel un dialogue clair et sans concession, à la recherche de la vérité, et sans éviter aucune objection.

Père Louis-Marie O.P., Quatre Evangiles solidement attestés, Editions du Sel, coll. « J’ai raison de croire », 2025, 112 p. (14 euros).

A commander ici : https://www.chire.fr/librairie/louis-marie-o-p-fr-quatre-evangiles-solidement-attestes-p-510326

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