Les Associations Familiales Catholiques (AFC) publient une enquête réalisée par OpinionWay auprès de 1 013 Français âgés de 30 à 49 ans ayant vécu une rupture de couple au cours des dix dernières années. L’étude met en lumière les causes des séparations et montre qu’une part importante d’entre elles pourraient être prévenues.
Parmi les personnes interrogées, 18 % étaient mariées, 15 % pacsées et 67 % vivaient en union libre. Un tiers avaient au moins un enfant. La durée médiane de la relation était de cinq ans.
La première cause de séparation réside dans la différence de projets de vie et de valeurs. Viennent ensuite les difficultés liées au caractère du conjoint, la déception vis-à-vis du partenaire et l’usure du temps. L’infidélité n’arrive qu’en sixième position.
La communication ressort comme un enjeu majeur. Près des trois quarts des répondants jugent qu’elle était insatisfaisante dans les mois précédant leur séparation. Avec le recul, 22 % considèrent qu’une meilleure communication aurait constitué le premier moyen de prévenir leur rupture.
Plus largement, 34 % des personnes interrogées reconnaissent que leur propre séparation aurait pu être évitée. Et 76 % se déclarent favorables à des mesures de préparation ou d’accompagnement des couples.
Pour les AFC, ces résultats révèlent que les couples se forment parfois trop rapidement, sans avoir suffisamment échangé sur leurs attentes respectives. 77 % des personnes interrogées estiment ainsi que les séparations pourraient être évitées si les partenaires prenaient davantage de temps pour se connaître avant de s’engager.
« L’histoire d’une séparation est souvent celle d’un échec qui aurait parfois pu être évité. Prévenir les ruptures, c’est permettre aux couples de mieux se connaître, mieux communiquer et traverser les difficultés », soulignent les AFC.
Les AFC proposent trois mesures :
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une préparation à la vie de couple en mairie lors du mariage, du PACS ou d’une demande de certificat de vie commune, incluant une formation à la communication et à la résolution des conflits ;
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le remboursement par les CAF des séances de conseil conjugal afin d’encourager un accompagnement plus précoce ;
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enfin, une meilleure différenciation entre mariage, PACS et union libre, pour montrer que les régimes comportant davantage de devoirs ouvrent également davantage de droits.
Pour les AFC, une telle politique de prévention est devenue un enjeu de bientraitance intrafamiliale et de paix sociale.
