L’exécutif pourrait miser sur la session extraordinaire de juillet – qui devrait a priori s’étendre sur deux ou trois semaines (alors que les sénateurs, qui vont entrer en campagne électorale pour leur renouvellement le 27 septembre, ne souhaitent pas siéger au-delà du 13 juillet). Mais cela suffira-t-il ?
“Avec le paquet de textes qu’on a, on ouvrirait jusqu’à mi-août qu’on n’aurait peut-être pas terminé”, ironise un cadre du camp gouvernemental.
Le gouvernement pourrait aussi décider de convoquer les seuls députés en session extraordinaire en septembre pour terminer la navette de certains textes (alors que les travaux parlementaires seront suspendus à la chambre haute pour cause d’élections sénatoriales).
Cela pourrait notamment être le cas de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, rejetée mardi en deuxième lecture par le Sénat et qui devrait faire l’objet d’une convocation de la commission mixte paritaire (CMP) et à l’engagement d’une nouvelle lecture dans chaque chambre, suivie d’une lecture définitive par les députés. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s’est dite prête à siéger plus longtemps cet été si nécessaire.
L’acharnement à maintenir en vie ce texte controversé nuit à la crédibilité du gouvernement. A quand l’euthanasie de ce texte ?
