La guerre contre les enfants à naître continue aux Etats-Unis, mais elle s’est déplacée vers un champ de bataille différent : l’avortement chimique.
Et sur ce point, les partisans de l’avortement font des suggestions de plus en plus horribles sur la façon dont les femmes enceintes pourraient avorter chez elles.
Leur dernière tactique consiste à pratiquer des avortements uniquement par misoprostol.
L’idée n’est pas totalement nouvelle, mais l’impulsion récente donnée à cette démarche l’est. Elle repose sur la possibilité que la mifépristone, « médicament associé » au misoprostol, soit uniquement distribuée en personne par un professionnel de santé.
Sachez qu’un avortement par misoprostol seul représente un degré d’horreur inédit. Voici pourquoi :
Dans le protocole d’avortement actuel associant mifépristone et isoprostol, la mifépristone est administrée en premier. La mifépristone empêche la progestérone d’atteindre le fœtus, ce qui entraîne sa mort par inanition. La deuxième étape consiste à prendre du misoprostol, ce qui provoque les contractions qui expulsent l’enfant désormais mort de l’utérus.
Que se passe-t-il si on retire la mifépristone de l’équation ?
Les mères seront soumises à un déclenchement du travail par misoprostol et accoucheront de bébés vivants. Ces bébés, nés avant la viabilité, mourront ensuite hors de l’utérus.
L’industrie de l’avortement ne se contente pas de prôner cette atrocité en théorie. Elle publie des guides détaillés encourageant les femmes à s’auto-administrer la pilule, tout en dissimulant soigneusement les conséquences réelles.
Prenons l’exemple de Planned Parenthood. Le site web de Planned Parenthood fait la promotion des avortements par misoprostol seul, décrivant euphémistiquement le résultat comme « de fortes crampes et des saignements dans l’utérus qui provoquent l’expulsion de la grossesse par le vagin ». C’est comme dire qu’un accident de voiture peut faire sortir votre âme de votre corps. Bien sûr, ce qui sort réellement du vagin après un avortement au misoprostol seul n’est pas une « grossesse », mais un petit bébé.
Planned Parenthood admet très légèrement qu’un bébé va naître, en déclarant : « La grossesse elle-même est très courte — à 8 semaines, un embryon mesure environ 6 à 12 mm. Vous ne le verrez peut-être pas à la naissance, surtout si vous êtes enceinte de moins de 8 semaines. » Dire aux femmes que leur « grossesse » va quitter leur corps est une circonlocution qui ne les prépare guère au choc émotionnel de voir leur enfant naître vivant puis mourir. Il suffit de lire certains des témoignages douloureux de femmes ayant subi un avortement à domicile.
Il n’est pas surprenant que l’industrie de l’avortement fasse la promotion des avortements par misoprostol seul. Après tout, la mort est leur raison d’être.
Le mouvement pro-vie doit lutter contre cette nouvelle offensive en faveur des avortements par misoprostol seul. Ce ne sera pas chose facile. Le misoprostol a une utilisation médicale légitime en cas de fausse couche, lorsque le fœtus est décédé de causes naturelles mais n’a pas encore quitté l’utérus. Mais comme toute autre drogue dangereuse, elle peut et doit être réglementée, et sa distribution limitée à la remise en main propre par un professionnel de la santé.
