Partager cet article

L'Eglise : Foi

Une tribune de l’abbé Pagès sur la lex orandi

Une tribune de l’abbé Pagès sur la lex orandi

L’abbé Pagès me demande de relayer le texte qu’il a publié sur son site.

Partager cet article

6 commentaires

  1. Il n’empêche que la liturgie est le reflet de la foi. « Dis moi comment tu pries, je te dirai à quoi tu crois ». Quand le nouveau rite « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la doctrine traditonnelle sur la messe », il est évident que la Lex organdi est bien la révélatrice de la Lex credendi !

  2. « Je ne dis pas que cette messe est invalide…. Elle est…. équivoque » réponse de Mgr Lefebvre à un Cardinal du Vatican.
    « Si c’est pour cela que nous nous sommes convertis, cela n’en valait pas la peine » phrase prononcée par un écrivain anglais, qui avait quitté la religion anglicane et était entré dans la religion catholique, un dimanche où ne pouvant aller à la Messe, il se mit à regarder le « Jour du Seigneur » .
    j’ajouterais cette réflexion d’un évêque français, rentrant du concile: « nous avons mis 1789 dans l’Eglise ».
    Je conclus: aujourd’hui « Robespierre est toujours là ».

  3. Qu’est-ce que la Messe ?
    Elle est d’abord un appel du Seigneur à se rassembler autour de Lui. L’appel des cloches est le signe sonore de cette invitation au Repas – Sacrifice du Christ-Jésus.
    Une fois rassemblés les fidèles sont accueillis, « Au non du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint ». Mais pour que l’union, qui conduit à l’unité puisse se réaliser, il est nécessaire de recevoir le pardon du Seigneur, c’est le temps de la liturgie du « Confitéor ». Car comme le dit le Christ,  » Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande » (Mat 5, 24-25).
    Le célébrant, agissant « in Persona christi », accorde le pardon à l’assemblée des fidèles « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » (Mat 18, 18). Les fidèles laissent alors éclater leur joie par la proclamation du « Gloria ».
    La célébration se poursuit par l’écoute de la Parole de Dieu qui uni l’Ancien et le Nouveau Testament dans une seule et même liturgie de la Parole. « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » (Mat 13, 52).
    Retentit alors le « Crédo » qui exprime la joie des Paroles reçues et entendues, commentées par le prêtre dans son homélie.
    La célébration se déplace maintenant de l’ambon vers l’autel où va se réaliser la liturgie eucharistique : c’est-à-dire le mémorial vivant et vrai de la sainte Cène du Seigneur. C’est le sommet de la liturgie ou le prêtre, agissant au nom et par le Christ actualise le saint Sacrifice de Notre Seigneur. « Faites ceci en mémoire de Moi « .
    Mesurons-nous ce que la messe représente : une récapitulation de la création toute entière contenue dans le Christ qui s’offre pour le salut du chacun d’entre nous.
    Face à ce mystère auxquels nous sommes associés par les sacrements de l’Église, que sont nos querelles liturgiques. Dans l’Évangile selon saint Marc il est dit ceci : « Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous ». (Mc 9, 38-40). Et encore cette parole du Christ : « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ». (Jn 10, 16).
    L’essentiel de la messe est l’unité autour du Christ « pour que le monde croit » et la participation effective de tous au seul sacrifice du « Seigneur qui a donné sa Vie pour la multitude ».
    Libres à chacun de trouver la forme qui lui convient. La forme ne devant pas, cependant, être en contradiction avec le fond de ce que nous célébrons.

    • Qu’est-ce que la Messe? « La Messe est le renouvellement non sanglant du Sacrifice de la Croix. »
      Le repas avec le Pain, devenu le corps de Notre Seigneur et à la fin du repas, Jésus propose une coupe vin. Juste avant de descendre au jardin des oliviers. On peut dire qu’à partir de cette coupe, La Passion de Jésus commence. Cette souffrance divine se terminera lorsque le Prêtre célébrant prendra dans son corps le « sang » contenu dans le calice. Autrement dit, nous pouvons admettre que de l’Elévation jusqu’à la Communion du Célébrant, nous sommes sur le chemin du Golgotha.
      Jésus a donné sa Vie « pro multis »: pour beaucoup……

  4. Merci au SB de nous transmettre ce texte de l’abbé Pagès, théologiquement impeccable

  5. « Lex orandi lex credendi » veut dire que la prière est l’expression de la foi.
    Relire le « Bref examen critique du nouvel « Ordo Missae » » où les cardinaux Ottaviani et Bacci affirment que:
    « La nouvelle messe s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe.

Publier une réponse