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L'Eglise : Léon XIV

Visite du pape en France : Rome a dédaigné les demandes de l’Elysée

Visite du pape en France : Rome a dédaigné les demandes de l’Elysée

L’accueil militaire du 25 septembre sera allégé, le Saint-Siège ayant demandé d’éviter la Garde républicaine et les tambours. De même, le Saint-Siège a refusé la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur. Macron voulait un dîner ou un déjeuner d’État. Rome a décliné : le pape dormira et prendra ses repas parisiens à la nonciature. Le 25 septembre, le pape entrera dans Notre-Dame de Paris pour les vêpres. Emmanuel Macron voulait quelques dizaines de minutes avec le pape à l’intérieur, pour lui montrer le chantier que la France a financé. La requête est passée par la voie diplomatique. La Secrétairerie d’État du Saint-Siège a répondu non. Quant à Mgr Ulrich, il vient d’avoir 75 ans. Sa succession est dans toutes les têtes. Les prêtres parisiens auront-ils droit à un bon pasteur ?

Samedi 26 septembre au matin, le pape se rendra à Saint-Joseph-des-Carmes, l’église de l’Institut catholique de Paris, dont la crypte abrite à la fois les martyrs de 1792 et le tombeau de Frédéric Ozanam. L’après-midi il célèbrera la messe place de la Concorde, là où Louis XVI a été assassiné par la République (et ses valeurs…).

Puis il passera 36 heures à Lourdes, deux nuits, la grotte le samedi soir, la messe du dimanche devant la prairie, la procession aux flambeaux. Le pape logera dans la résidence lourdaise de l’évêque, le « chalet épiscopal ». Mgr Micas attend une parole sur la vie et la dignité humaine, suite à l’adoption de la loi sur l’euthanasie.

Metz, en Moselle, a connu trois guerres dont deux mondiales, deux annexions, cinquante ans passés à changer de nationalité. Robert Schuman, déclaré vénérable par François en 2021, y a été député pendant quarante ans. Le 28 septembre Emmanuel Macron raccompagnera le pape à son avion.

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