Massacres de chrétiens en Syrie : le cri de détresse d’une d’une religieuse sur place
Avec
- Mère Agnès-Mariam de la Croix Supérieure du couvent carmélite de Maaloula en Syrie
- Benjamin Blanchard Directeur général de SOS Chrétiens d’Orient
Voici un courriel des carmélites d’Alep :
Lundi, 10 mars 25, première semaine de Carême
+ Bien chers tous,
Vous êtes très nombreux à nous demander des nouvelles et nous en sommes très touchées. Les massacres qui ont eu lieu et continuent d’avoir lieu sur la côte nord-ouest de la Syrie, région alaouite d’où est originaire la famille de l’ancien Président, n’ont absolument pas de nom. C’est un crime contre l’humanité, un véritable génocide. En quoi le peuple alaouite, simple et très pauvre est-il responsable des décennies du gouvernement de la famille Assad ? Stupéfaction, colère, frayeur règnent partout dans toute la région de Lattaquié et gagnent le pays. Où va-t-on ? Personne ne défendra donc ces pauvres gens qui n’ont ni argent, ni pouvoir, ni possibilité de se défendre ? Nous vous en supplions, priez et dans la mesure de vos possibilités, agissez pour que cesse ce massacre indigne de l’humanité !
Nous avons parlé ce matin avec Sr Rima, Supérieure des Carmélites apostolique de St Joseph, à Lattaquié. Elle pleurait au téléphone. Elles ont un foyer d’étudiantes qui sont pour la plus grande part alaouites. Les pauvres filles sont devenues folles de douleur ayant appris le massacre de parents, frères et sœurs, amis… En plus du reste, la ville de Lattaquié est privée d’électricité et d’eau depuis cinq jours. Ici, aussi, les privations se multiplient.
Cette tragédie a suscité des réactions et manifestations dans le pays lui-même mais celles-ci dégénèrent bien vite, hélas, en violence…Et le gouvernement ne réagit pas. Quelle est sa part de responsabilité dans ce drame ?
Dans l’Eglise, patriarches et évêques ont réagi fermement, demandant au gouvernement de cesser ce massacre et d’œuvrer vraiment pour le bien et la reconstruction de tout le pays. Notre évêque latin, Mgr Jallouf, a été particulièrement ferme. Il a bien connu le « Jehbat el nosra » à Idlib…
Et les différentes factions du pays (Druzes, Kurdes, Chiites, etc…) manifestent à leur tour, défendant souvent les Alaouites…
Comme dans tous les cas de catastrophes et de révolutions, le pays est tout de même témoin de belles choses et d’actions héroïques. Entre autres exemples, des familles sunnites ou chiites ont accueilli et protégé des Alaouites.
Prions donc afin que cesse cette violence et que le gouvernement prenne ses responsabilités pour œuvrer à la réconciliation, à la paix et au bien-être du pays.
Et priez pour que les chrétiens, très perturbés, gardent confiance et ne quittent pas leur pays…
Merci de votre prière, de votre affection….
Et bon et Saint Carême. Notre Sauveur Jésus est et sera toujours vainqueur par son offrande et sa mort d’amour sur la Croix.
Les Carmélites d’Alep
L’heure des choix
En politique, tout n’est qu’affaire de choix et pour paraphraser Pierre Mendès-France qui, en 1953, identifiait les difficultés de la IVème République :
« C’est la multiplicité et le poids des tâches qu’il entend assumer à la fois : reconstruction, modernisation et équipement, développement des pays d’outre-mer, amélioration du niveau de vie et réformes sociales, exportations, guerre en Indochine, grande et puissante armée en Europe, etc. Or, l’événement a confirmé ce que la réflexion permettait de prévoir : on ne peut pas tout faire à la fois. Gouverner, c’est choisir, si difficiles que soient les choix. »
« Gouverner, c’est choisir… » « On ne peut pas tout faire à la fois. »
Ces deux phrases nous renvoient à une forme de sagesse dans l’art de gouverner et de décider. « Ne pas confondre vitesse et précipitation » pourrions-nous ajouter. Nous sommes bien loin de l’agitation brouillonne du brasse-bouillon élyséen qui prône encore aujourd’hui son pseudo-concept du « en même temps » dont les effets dévastateurs sur notre économie et plus particulièrement sur le budget de l’Etat inquiètent désormais des Français brutalement sortis de leur torpeur et se demandant comment en l’espace de sept ans une clique de jeunes prétentieux VRP de la mondialisation a pu nous entraîner au bord du précipice.
Contrairement à ce qui peut être claironné ici ou là par les défenseurs de la Macronie, les bonnes années budgétaires de l’après-guerre jusqu’à la fin des années 70 illustraient cette gestion en bon père de famille et le sentiment qu’un Franc engagé dans la dépense publique devait revenir au citoyen français. Il ne serait jamais venu à l’idée d’un Antoine Pinay ou d’un Maurice Couve de Murville, tous les deux anciens ministres des finances, d’engager les générations futures sur des budgets largement déséquilibrés et obérer par une dette devenue hors de contrôle les chances de développement du pays.
Il est certain que la situation a profondément changé. J’en conviens. Nous ne disposons plus de souveraineté monétaire, politique, législative… Et les intérêts privés se sont largement substitués à l’intérêt général surtout depuis l’avènement de cette Commission bruxelloise composée d’inconnus non élus, subissant et succombant à toutes les pressions effectuées par ces lobbys transnationaux. A ce propos, les nations, aussi, sont sur le point de disparaître…
Le contexte de crise internationale notamment depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine a mis en évidence quarante années d’errements politiques, de tromperies, de duperies en nous faisant croire que le fédéralisme européen était la seule voix possible pour maintenir la paix sur le vieux continent. Que les choix d’organisation économique avec la suppression des frontières, la libre de circulation des personnes et des biens pour le bon plaisir des marchés, surtout financiers, étaient la panacée et apportaient nécessairement la richesse. Pour quelques-uns, c’est indiscutable. Pour la majorité des populations, c’est plutôt la soupe à la grimace. Entre déclassement social et accroissement de la pauvreté, tout le monde serre les fesses pour ne pas tomber et essaie tant bien que mal de se raccrocher au wagon de queue d’un train lancé à toute allure. On se croirait dans le film « Snowpiercer »…
Notre seconde classe Amiénois a pourtant décidé de nous entraîner avec lui dans une nouvelle folie. Depuis maintenant un peu moins de deux ans, il fredonne à nos oreilles la petite rengaine de la préparation du pays à une économie de guerre et nous demande d’accepter l’idée d’orienter désormais les crédits mais surtout notre épargne vers l’industrie de l’armement et nos armées.
L’effort est louable mais compte tenu des délais de production, de livraison des armes, de préparation de toute une classe d’âge, n’est-il pas déjà trop tard ? Un peu comme en 40…
Cette nouvelle politique ne peut se faire sans casser des oeufs, et notamment sans entériner le fait que notre modèle social risque tout simplement d’être balayé par la tempête guerrière.
Ce n’est pas un scoop mais à budget globalement constant, les arbitrages ont toujours consisté à orienter les crédits vers des dépenses sociales au détriment des dépenses militaires (et inversement), des dépenses d’éducation vers la santé (et inversement) etc… Et je ne vous apprends rien non plus en revenant sur le tragique de notre situation budgétaire dont il est à peu près certain que le dérapage du déficit s’établira à environ 6 % pour 2025.
« On ne construit pas une société forte sur des choix mous » disait Madelin. il aurait pu ajouter que l’on ne construit pas une société forte en l’appauvrissant. Ce qui nous attend… Car quoiqu’en disent les pourfendeurs de cet idéal, notre modèle social a son utilité : il crée de la cohésion. Demandez aux anglais ou aux américains ce qu’il pense de leur système de santé par exemple…
Alors oui, nous en sommes arrivés à l’heure de choix cruciaux et pour ceux qui en doutent encore, notre ennemi est à l’intérieur et pour reprendre les mots de Victor Hugo : « Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. »
Amitiés patriotes
P.MAGNERON
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Saint-Denis (La Réunion) : des voyous profanent une statue de la Vierge Marie
Lundi 10 mars, des “jeunes” ont profané la statue de la Vierge Miraculeuse, située dans l’oratoire sur le parking de l’église de Notre-Dame de la Délivrance, à Saint-Denis. Le socle a été fendu.
Des comportements irrespectueux condamnés par le diocèse de La Réunion, filmés et diffusés sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué, Monseigneur Pascal Chane-Teng, dénonce fermement ces actes. Il annonce qu’une ” plainte sera déposée auprès des services de Police “.
Aux fidèles, “qui se sont sentis blessés dans leur esprit et dans leur cœur”, Monseigneur Pascal Chane-Teng adresse des mots de réconfort et d’apaisement.
En ces temps de Carême, prions la Vierge Marie, Notre-Dame de la Paix, notre maman pleine de tendresse, et demandons-lui de toucher le cœur de ces jeunes et de chasser la colère, la haine qui pourraient trouver place en nous.
Le préfet de La Réunion Patrice Latron condamne ces ” faits indignes ” et apporte son soutien à la communauté catholique.
L’Europe ou l’ancien monde en perdition
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
Les expressions « Vieille Europe » et « Nouveau monde » n’auront malheureusement jamais été aussi actuelles. En observant les tourmentes incessantes provoquées par les initiatives de Donald Trump, Elon Musk et maintenant le discours de J.D. Vance prononcé à Munich, l’Europe semble très âgée. Nos dirigeants, même les plus jeunes d’entre eux, paraissent sortir de l’âge de pierre face au tourbillon provoqué par un homme de 78 ans.
Avec d’autres septuagénaires, l’Indien Modi, le Chinois Xi Jinping et le Russe Vladimir Poutine, Donald Trump met fin aux structures multilatérales en place depuis 1945 pour discuter en direct avec ceux qu’il estime devoir rencontrer ou appeler au téléphone. La France, l’Angleterre et l’Allemagne sont reléguées aux oubliettes de l’histoire. Les dirigeants de ces pays parlent beaucoup, agissent peu et mal. Ils sont plus jeunes pourtant mais beaucoup plus vieux en réalité.
La France est écrasée sous la dette, les impôts et l’immigration. Alors qu’il faudrait un remède de cheval trumpien, nous sommes incapables de baisser nos dépenses ou de juguler les vagues incessantes de l’invasion migratoire prophétisée par Jean Raspail. Nous ne savons même pas expulser un influenceur islamiste algérien. Et lorsqu’un maire refuse, avec bons sens, de marier un étranger sous OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) il encourt les foudres de la loi. Il suffit donc de la changer ? Non, car ensuite, le Conseil Constitutionnel censurerait au nom de sa jurisprudence constante, considérant que le mariage est un droit absolu. Et si le Conseil Constitutionnel inversait sa jurisprudence ? Rassurez-vous il y a la Convention européenne des droits de l’homme au nom de laquelle on demandera à la France de reprendre ses esprits.
Et comme il se doit, nous nous soumettrons. La maison est bien gardée. Pour s’en sortir, il faudrait renverser la table, comme font les Américains ou comme ont fait les Russes pour ne pas laisser l’Ukraine entrer dans l’OTAN ou envahir le Donbass. Mais nous ne le ferons pas car l’élan vital qui serait nécessaire a quitté nos dirigeants depuis cinquante ans.
Les Allemands non plus. Pour plaire à ses électeurs écologistes, Angela Merkel a mis fin à l’énergie nucléaire en Allemagne. Il ne restait plus que trois centrales en activité avec une fin programmée en 2023. Il était encore possible de faire machine arrière, mais non. Le 15 avril 2023, les trois dernières centrales ont été arrêtées. Sans raison. Et comme il n’est pas moral d’acheter du gaz russe abondant et bon marché, les dirigeants allemands ont relancé leurs très polluantes centrales à charbon, couvrent leur pays d’éoliennes dont la filière est en crise et achètent du GNL (Gaz Naturel Liquéfié) à l’Amérique. C’est très cher et c’est moral. Cela doit bien faire rire Trump.
A sa crise démographique majeure et inédite, qui la détruira, l’Allemagne ajoute donc volontairement une crise économique. La croissance a disparu et de nombreuses industries, ruinées par l’explosion du coût de l’énergie, ferment leurs portes ou se délocalisent aux Etats-Unis. Là aussi, l’élan vital a disparu et l’Allemagne ne croit plus en elle-même.
En Angleterre, c’est pire encore. Comme dans le reste de l’Europe, une immigration démentielle détruit progressivement cette nation qui fut si forte et si sûre d’elle-même. Les élites protestantes, à l’instar de l’Amérique, disparaissent, remplacées par de nouvelles générations d’individus « déconstruits », n’ayant plus aucun sens des intérêts de leur propre pays. Comme en France, comme en Allemagne. Ce refus du bien commun est au fond assez logique car il est le corollaire d’une apostasie générale, qui sévit dans les pays catholiques et protestants de la vieille Europe.
Il faut s’attarder un instant sur cette disparition des élites protestantes dont les conséquences sont majeures dans le monde anglo-saxon. Il ne s’agit pas bien sûr de les regretter, les nations catholiques ont payé pour connaître leur brutalité, leur cynisme, leurs mensonges toute honte bue, leur impérialisme sans scrupule. Mais elles ont démontré aussi leur efficacité politique et économique : elles ont bâti deux grandes nations capitalistes, l’Angleterre et les Etats-Unis.
Pourtant, ce monde est terminé. Emmanuel Todd, dans ses brillantes analyses (Il faut absolument lire La défaite de l’Occident) explique que ces pays sont entrés dans l’ère du post-protestantisme. L’Angleterre n’a pas réagi à sa destruction interne. Ses dirigeants sont soit d’une confondante médiocrité (Theresa May, Lise Truss, Rishi Sunak, Keir Starmer) soit à moitié fous comme Boris Johnson. Leur commune litanie est de faire la guerre à la Russie, en dehors de cela il n’y a rien. Le wokisme et l’antiracisme ont submergé le pays dans des proportions telles que des crimes sexuels de masse ont été masqués pendant des années car commis par des Pakistanais contre de jeunes Anglaises blanches issues de milieux très défavorisés. La police et la classe politique furent honteusement complices pour cacher tout cela afin de ne pas risquer d’être traités de racistes. Lâches à ce point-là, c’est tout de même peu commun.
Le dossier a resurgi sous l’impulsion d’Elon Musk qui, sur X (ex Twitter) a dénoncé ces crimes et l’inaction des autorités. Sans un mot de regret, et non sans fustiger le dénonciateur, le gouvernement a ordonné de se pencher sur ces dossiers embarrassants et d’écouter, enfin, les victimes.
L’Amérique aussi est entrée dans l’ère post-protestante. Mais le scénario est bien différent. Dans un climat de guerre civile latente, le pays s’est coupé en deux. Le monde wokiste, couvé par les démocrates, s’est durement affronté avec un aéropage disparate : libertariens, catholiques, évangéliques, conservateurs ou, tout simplement, des gens de bon sens. Une véritable tyrannie wokiste s’est imposée à l’école, dans les universités, dans de très nombreuses grandes entreprises. Les ténors du net, Google, Amazon, Wikipédia, etc ont joyeusement emboité le pas et hissé les symboles LGBT en toute occasion.
Mais la réaction est venue. Ron De Santis, gouverneur de Floride, a mis Disney et ses obsessions LGBT au pas. Des universités libres antiwoke ont été créées dans tout le pays. Des parents d’élèves ont exigé que l’on n’enseigne plus les théories du genre à leurs enfants. Des prêtres, des pasteurs sont montés au créneau. Musk a racheté Twitter et licencié tous les wokistes déclarés. Surtout, le Parti républicain s’est mis en ordre de marche derrière Trump. Ce dernier, avec l’instinct politique qui fait sa force, a compris que la dictature wokiste avait pris de telles proportions que les Américains n’en voulaient plus malgré les médias dominants qui n’étaient plus ni écoutés, ni crus.
Marié trois fois, il ne s’est pas trop paré des vertus chrétiennes pour justifier sa croisade antiwoke. Il l’a fait au nom de la volonté de la majorité du peuple et d’une notion toute simple, le bon sens, rappelée le jour de son investiture.
Entre le gladiateur Trump et son slogan post-attentat devenu viral aux Etats-Unis (« Fight, fight, fight »), le libertarien Musk qui veut détruire l’Etat profond et le catholique Vance qui veut ramener la morale dans son pays (et même en Europe), l’attelage fonctionne. Pour l’instant.
En Europe, c’est la débandade. Personne n’est d’accord. La Hongrie et la Slovaquie penchent vers la Russie, la Pologne et l’Italie ne jurent que par l’atlantisme, l’Angleterre veut en découdre en Ukraine, Macron change d’avis tous les jours et l’Allemagne ne sait pas ce qu’elle veut. L’Europe à 27 ne fonctionne pas, il n’y aura jamais d’armée européenne.
Sept pays se sont rencontrés à Paris pour étaler leurs désaccords. Les vingt autres sont restés à la maison. C’est dire où en est l’Europe.
Au fond, ils ne sont d’accord que sur deux négations : pas de victoire russe en Ukraine et pas de victoire populiste en Europe. Deux négations ne feront jamais une politique.
Antoine de Lacoste
« Je constate que personne parmi vous n’a été victime d’avortement. Vous êtes tous nés. »
Vanessa Behrendt a été élue au Parlement du land allemand de Basse-Saxe (nord-est du pays) en novembre 2022 comme membre du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD). Elle se déclare luthérienne-évangélique. Elle est intervenue à l’occasion d’une loi de dépénalisation de l’avortement présentée par les socialistes (SPD) et les Verts.
Dès les premiers mots, elle est arrêtée et reprise par la vice-présidente de la Chambre qui lui exprime qu’elle ne peut pas parler comme elle vient de le faire. Mais qu’avait-elle dit ? Ceci :
« Chère Madame la Présidente, chers survivants. Je constate que personne parmi vous n’a été victime d’avortement. Vous êtes tous nés. »
Barabara Otte-Kinast (CDU) qui présidait, réagit immédiatement pour lui dire qu’elle ne peut parler ainsi. De fait, c’est le terme de “survivants” (Die Überlebenden) qui est visé, car il est notamment utilisé dans l’expression Holocaust-Überlebende. Sans se décontenancer, le député reprend :
« Chers gens qui n’avez pas été avortés, qui êtes tous nés. » « Non pas d’un parent X ou Z, mais d’une femme, de votre mère. Vous n’êtes pas non plus nés comme n’importe quoi, mais comme des êtres humains. Je vous en félicite chaleureusement, car tout le monde n’a pas cette chance. »
Dans la suite elle est de nouveau reprise lorsqu’elle rappelle, contre la propagande abortive qui qualifie les enfants à naître de « tas de cellules », que chaque être humain commence sa vie avec « exactement deux cellules » :
« une cellule provenant de sa mère, une de son père. Lorsqu’une personne atteint l’âge adulte, elle compte environ 37 billions de cellules. »
Puis Mme Behrendt fait allusion aux avortements qui ont lieu chaque année en Allemagne, affirmant d’abord que selon la législation actuelle, ils ne sont pas punissables, mais ils restent illégaux. Puis elle rapporte les chiffres officiels : plus de 100 000 enfants à naître sont tués chaque année. De 1996 à 2023, 1 833 821 avortements ont été pratiqués, toujours selon les données officielles.
« Nous sommes tous les survivants d’un système qui prive chaque année plus de 100 000 personnes du droit le plus fondamental : le droit à la vie. Une société à deux vitesses : celle des personnes nées d’un côté, et celle des personnes à naître de l’autre ».
Cette intervention a été faite dans le contexte d’un vote du Parlement d’une proposition du SPD et des Verts visant à « renforcer l’autodétermination en matière de grossesse ». Une proposition qui demandait la légalisation de l’avortement dans les douze premières semaines de grossesse pour toute l’Allemagne.
Mme Behrendt a conclu son intervention en expliquant qu’il ne fallait pas « davantage d’avortements », mais qu’il fallait aider les parents à garder les enfants conçus, quelles que soient les circonstances.
Des nouvelles de la dictature roumaine
La Cour constitutionnelle roumaine, à l’unanimité, a rejeté l’appel de Calin Georgescu. Elle confirme la décision du Bureau électoral et dit que Georgescu ne peut pas se présenter à la présidentielle, sans autre explication.
Si la Russie de Poutine avait rejeté la candidature d’une personnalité créditée de 40% des voix, que n’aurait-on pas entendu chez nos grands démocrates soucieux de l’Etat de droit…
Le wokisme étend son terrorisme intellectuel sur les Presses universitaires de France
Il y a deux ans, les Presses universitaires de France avaient demandé à trois universitaires un livre critique sur le mouvement woke. L’essai, intitulé Face à l’obscurantisme woke, compilant une vingtaine de contributions, devait sortir ces jours-ci, et il était déjà proposé sur les sites de vente en ligne. Le livre entendait alerter sur la “pénétration des idéologies décoloniales, des théories de la race et du genre dans les milieux actuels de la recherche en lettres et sciences humaines, en droit et même dans les sciences dures”.
Mais sa parution a été « suspendue » parce que le projet de l’ouvrage a été « conçu dans un contexte bien différent ». La maison d’édition confirme avoir “décidé de suspendre la publication du livre (…), dirigé par Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador et Pierre Vermeren”.
“Nous estimons que les conditions nécessaires à un accueil serein de ce livre collectif ne sont plus réunies aujourd’hui, le projet de cet ouvrage ayant été conçu il y a plus de deux ans dans un contexte bien différent”.
Les PUF soulignent en particulier le fait qu’“un certain nombre d’auteurs” font partie de l’Observatoire d’éthique universitaire (anciennement Observatoire du décolonialisme) et que cette organisation a reçu des financements du “projet Périclès“, conçu par Pierre-Edouard Stérin.
“Ce livre a été écrit sans que personne ne touche un euro, il n’y a eu aucune transaction d’argent, et personne n’a touché d’à valoir”, assure l’Observatoire d’éthique universitaire sur son compte X.
Pierre Vermeren explique que les auteurs ont été contactés par “une dizaine” d’autres éditeurs depuis lundi pour reprendre la parution du livre. Il affirme voir dans cette annonce une
“censure préalable sur le seul titre alors que personne n’a lu le texte qui n’a pas encore été diffusé”.
Les PUF évoquent également le “contexte politique (…) international actuel”. Aux Etats-Unis, sous couvert de lutte contre le “wokisme”, l’administration Donald Trump mène une purge dans la recherche scientifique et les documents publics. Sic.
Vol d’hosties consacrées dans une église à Lille
A Lille, l’église Saint-Pierre-Saint-Paul a été cambriolée et profanée fin février. Les voleurs ont dérobé le système de sonorisation ainsi que le ciboire et la lunule, dans lesquels étaient conservés les hosties consacrées.
Le curé a porté plainte. Une enquête de police est en cours. Une messe de réparation a eu lieu dimanche 2 mars.
Wyoming : les femmes souhaitant recourir à un avortement médicamenteux devront passer une échographie
Mercredi 5 mars, les législateurs du Wyoming ont passé outre le veto du gouverneur : les femmes souhaitant recourir à un avortement médicamenteux devront passer une échographie. Les sénateurs ont adopté la mesure par 22 voix contre 9 mercredi 5 mars.
Le gouverneur est « très préoccupé par les effets psychologiques de cette procédure », a déclaré le sénateur Darin Smith, « mais qu’en est-il des effets psychologiques d’un avortement, pour le reste de la vie ? », interroge-t-il.
Les femmes enceintes ne sont pas exposées à des poursuites. Ce sont les prestataires qui risquent jusqu’à 9 000 dollars d’amende et six mois de prison s’ils ne pratiquent pas l’examen. Des associations militantes ont indiqué vouloir contester cette mesure devant les tribunaux.
Le Wyoming est le premier Etat à avoir interdit explicitement les avortements médicamenteux, bien que cette interdiction, tout comme d’autres, soit en suspens dans l’attente d’une décision de la Cour suprême de l’Etat.
Selon les données de l’Institut Guttmacher, « plus de trois avortements sur cinq pratiqués aux Etats-Unis dans le cadre du système de santé officiel en 2023 étaient des avortements médicamenteux ». Dans le Wyoming, cette proportion atteint 19 sur 20.
“L’ultra-droite” a encore frappé
Le Parisien s’émeut :

Le média Frontières était sur place :
https://x.com/Frontieresmedia/status/1899418577989464328
Et Les Natifs communiquent :
Alors que la propagande immigrationiste s’infiltre jusque dans le dernier tombeau des Rois de France, les Natifs se sont rendus ce matin pour replacer gloire et honneur au centre de la basilique Saint Denis. Une exposition y prend actuellement place, intitulée Nouvelles Reines. Au programme, des figures féminines que rien ne rapproche des femmes qui ont fait l’histoire de notre pays au fil des siècles, mais qui servent plutôt un discours « décolonial », multiculturel, absurde. Cette énième tentative de réécrire l’histoire de France est grotesque. Nous dénonçons ce manque de respect envers nos traditions. C’est pourquoi nous avons réinvesti la crypte de la basilique, rendant hommage aux femmes indissociables de l’identité française : Sainte Jeanne d’Arc, Sainte Geneviève et Geneviève de Galard. Qu’il en déplaise à certains, nous serons présents pour dénoncer chaque offense faite à notre peuple et faire rayonner notre idéal.
Le plus extraordinaire est qu’il reste des personnes qui croient encore que la démocratie soit un système impartial
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le 24 novembre dernier, Călin Georgescu est arrivé en tête du premier tour lors de l’élection présidentielle en Roumanie. Il a été aussitôt qualifié de « candidat d’extrême droite » et de « candidat pro-russe » – les médias dominants ayant même déclaré que l’intéressé ne devrait son succès qu’au soutien russe qu’il aurait obtenu sur TikTok. Le complotisme des anti-complotistes est véritablement fascinant. Pour ma part, je n’arrive pas à imaginer comment TikTok pourrait suffire à faire émerger un candidat victorieux dans une élection majeure – ni, moins encore, comment il serait possible qu’un candidat bénéficie du soutien russe, tandis que son adversaire n’aurait aucun soutien d’aucun autre pays, pas même de l’UE. Ce « narratif » a « justifié » alors la suspension du processus électoral. Avouons que cela ne manque pas de sel: suspendre la démocratie pour sauver la démocratie est un procédé assez inattendu.
Mais cette affaire, qui était déjà pour le moins loufoque, a atteint des sommets le 9 mars dernier quand la commission électorale a rejeté la candidature de Călin Georgescu. C’est-à-dire que, non seulement sa victoire au premier tour a entraîné l’interruption des élections, mais qu’en plus, il ne pourra plus y participer! L’intéressé peut toujours faire appel devant la Cour constitutionnelle mais, vu l’opposition de « l’État profond » à sa candidature, on ne serait pas surpris que l’appel soit infructueux. J’ignore tout de l’idéologie de M. Georgescu et il est bien possible qu’il soit réellement « prorusse », « populiste » ou « d’extrême droite » (même si je note que les médias se gardent bien de citer une seule phrase de lui qui montrerait qu’il s’agit d’un dangereux personnage). Ce que je sais, en revanche, avec certitude, c’est que ce sont précisément des décisions de ce type qui conduisent les peuples à se défier de leurs dirigeants et de leur système politique. Considérer que le candidat en tête d’une élection présidentielle est trop « anti-système » pour avoir le droit d’être candidat, est exactement ce qui fait glisser de la démocratie au populisme: on interroge le peuple, mais il n’a pas vraiment le choix (comme nous, Français, l’avons appris à nos dépens avec le référendum de 2005). Pensez-vous vraiment que cela persuade que la démocratie est le régime idéal pour exprimer la souveraineté du peuple ou pour régler les transitions politiques de façon pacifique?
Thierry Breton, ancien commissaire européen, s’est félicité que sa loi sur la régulation des réseaux sociaux ait été appliquée en Roumanie – ce qui, si les mots veulent dire quelque chose (mais avouons qu’il est loin d’être certain que les propos de nos « chers » dirigeants veuillent réellement dire quelque chose!), signifie qu’une directive européenne permet d’invalider n’importe quel processus électoral, pour peu que l’on ait un doute sur une ingérence étrangère utilisant des réseaux sociaux (ce qui est le cas dans à peu près toutes les élections importantes, partout dans le monde!).
Plusieurs dirigeants de l’administration Trump, à commencer par J. D. Vance et Elon Musk, ont dénoncé la décision de la commission électorale roumaine. Mais ce que des Américains ne peuvent pas vraiment comprendre, c’est que, de ce côté-ci de l’Atlantique, nous avons un remarquable principe politique: « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », selon le mot de Saint-Just. Est-il besoin de préciser que c’est à la gauche de décider qui est « ennemi de la liberté »? Le plus extraordinaire est qu’il reste des personnes qui croient encore que la démocratie, telle qu’elle est pratiquée dans notre belle Modernité politique, soit un système impartial bénéficiant au peuple!
Arizona : l’interdiction des avortements après 15 semaines jugée inconstitutionnelle
Aux Etats-Unis aussi le gouvernement des juges s’oppose aux législateurs :
Le 5 mars, un tribunal a définitivement empêché l’interdiction des avortements après 15 semaines de grossesse d’entrer en vigueur en Arizona, en déclarant cette mesure inconstitutionnelle.
Cette interdiction avait déjà été suspendue en décembre, suite à l’adoption de « protections constitutionnelles vis-à-vis de l’avortement jusqu’à environ 24 semaines » lors des élections fédérales.
L’année dernière, la Cour suprême de l’Etat avait accepté de laisser entrer en vigueur une interdiction quasi-totale de l’avortement. Une mesure abrogée par les législateurs pour laisser la place à l’interdiction à partir de 15 semaines, qui était déjà en vigueur.
L’Arizona figure parmi les sept Etats ayant adopté des mesures favorables à l’avortement lors des élections de 2024. Le Missouri, qui interdisait pratiquement tous les avortements avant le vote d’une mesure similaire, a depuis lui aussi rétabli l’accès à la procédure.
Bobard d’or décerné à l’AFP pour l’inversion accusation lors du meurtre d’Élias
La cérémonie des Bobards d’or, qui se tenait hier à Paris, a octroyé les prix suivants :
- bobard d’or: l’AFP pour les «sales bobards» consistant à salir les victimes des francoçides
- bobard d’argent : le bobard olympique sur la Cène de Thomas Joly, présenté comme le «festin de Bacchus». Le bobard du Monde et de France Info nie le caractère anti chrétien de la représentation de la cène lors de la cérémonie d’ouverture.

- bobard de bronze : France2 ne borne pas Borne
La cérémonie a également remis un bâillon d’or pour l’Arcom.
Revoir la cérémonie (aller directement à la 20e mn) :
Un nouveau procès de Bobigny pour faire rembourser par la Sécu les transitions de genre
Neuf personnes se déclarant transgenres attaquent en justice la caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) et cinq caisses primaires d’assurances maladie (CPAM) pour « refus de prise en charge de leurs soins ». Un procès s’est ouvert lundi devant le tribunal judiciaire de Bobigny, en Seine-Saint-Denis.
La CNAM n’a pas souhaité faire de commentaire sur des affaires judiciaires en cours « et tant que les recours n’ont pas été épuisés ».
Une personne souhaitant effectuer une « transition de genre » doit effectuer une demande d’affection longue durée (ALD) pour être remboursée. La Sécurité sociale prend en charge les frais, à l’exception des dépassements d’honoraires. Pour obtenir l’ALD, nul besoin d’attestation psychiatrique. Seule suffit « l’évaluation du médecin traitant », indiquent les signataires d’un rapport sur le sujet remis à Olivier Véran en 2022. Et les auteurs du document préconisent
« d’harmoniser les décisions de prise en charge des CPAM, grâce à la définition d’un “panier” des soins susceptibles de contribuer aux parcours de transition (hormonothérapie, chirurgies de réassignation mais aussi épilation définitive, orthophonie, accompagnement psychologique ou conservation des gamètes) ».
Alors qu’en 2020, 8 952 personnes se déclarant transgenres avaient obtenu une ALD pour cette raison, ce nombre a décuplé entre 2013 et 2020. La Haute autorité de santé (HAS) doit publier d’ici le mois de mai de nouvelles recommandations sur le sujet.
Et pendant ce temps, le gouvernement réduit les remboursements de soins aux Français.
Pays-Bas : le nombre d’avortements augmente
Mardi 4 mars, l’Assemblée nationale néerlandaise a examiné plusieurs motions visant à « répondre à la nette augmentation des IVG ces dernières années ». En effet, alors que depuis 2012 le nombre d’avortements s’établissait entre 30 000 et 33 000 par an, il a augmenté depuis 2022 jusqu’à atteindre le nombre de 39 000 en 2023. « La Chambre souhaite savoir pourquoi. »
Une motion, adoptée, appelle le gouvernement à « prendre des mesures » pour « prévenir les grossesses non désirées et améliorer l’aide apportée aux femmes en cas de grossesse non planifiée ». Une autre, également adoptée, réclame une « enquête sur les conséquences de la suppression du délai de réflexion de cinq jours » qui est entrée en vigueur en 2023.
Contrairement aux deux précédentes, la motion qui souhaitait faire enregistrer de façon anonyme les « facteurs et motivations » de chaque avortement a été rejetée.
Source : Gènéthique
Assemblée nationale : quelle différence entre un sujet prioritaire et un sujet non prioritaire ?
La présidente de l’Assemblée nationale, Mme Yaël Braun-Pivet, s’est dite “réservée” sur la pertinence de faire du scrutin proportionnel, cher au Premier ministre François Bayrou, un “sujet prioritaire”.
“Sur le fond, je pense qu’effectivement les députés devraient être élus à la proportionnelle et je suis plutôt pour une dose de proportionnelle et non pas une proportionnelle intégrale”. “Après, la question c’est : dans les temps qui sont les nôtres aujourd’hui, est-ce bien le sujet prioritaire que le Parlement doit examiner ? Et là, pour le coup, vous me permettrez d’être un peu plus réservée”. “Je regarde ce qui se passe et je me dis qu’aujourd’hui, le mode d’élection des parlementaires n’est pas nécessairement le premier texte que nous devons examiner à l’Assemblée nationale”, “il y en a bien d’autres qui concernent les Français directement”, comme “l’effort que nous devons avoir pour nous réarmer”, “l’accès aux soins”, “la simplification” ou encore “le narcotrafic qui gangrène nos villes”.
Oui il y a des textes urgent. On peut donc aussi laisser tomber la proposition de loi sur l’euthanasie…
Exactions en Syrie : hallucinante communication de l’Union européenne
Déclaration du porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne sur les derniers développements en Syrie :
L’Union européenne condamne fermement les récentes attaques, qui auraient été menées par des éléments pro-Assad, contre les forces du gouvernement intérimaire dans les zones côtières de la Syrie, ainsi que toutes les violences commises à l’encontre des civils.
Les civils doivent être protégés en toutes circonstances dans le plein respect du droit international humanitaire.
L’UE appelle également tous les acteurs extérieurs à respecter pleinement la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie. L’UE condamne toute tentative visant à compromettre la stabilité et les perspectives d’une transition pacifique durable, inclusive et respectueuse de tous les Syriens dans leur diversité.
Commentaire d’Yves Daoudal :
C’est comme si en avril 1943 l’UE avait publié un communiqué condamnant fermement les attaques menées par les juifs du ghetto de Varsovie contre les forces du gouvernement nazi…
« Proche d’un conseiller du RN »
Proche du dentiste qui s’est occupé de la mâchoire du député RN ou proche du boulanger qui vend son pain au conseiller municipal RN… France intox, financé par nos impôts, n’a pas grand chose à se mettre sous la dent pour vilipender Pierre-Edouard Stérin :
Le patriotisme français sera-t-il soluble dans le trumpisme ou la Poutine-mania ?
Cette question va certainement en irriter plus d’un. Tant mieux. Si l’on peut débattre sur ce sujet, c’est bien, très bien même. La question aurait aussi pu se poser de façon suivante : « Le patriotisme français va-t-il se dissoudre dans le trumpisme ou la poutine-mania ? Bizarrement, Xi Jinping n’est pas évoqué quand il s’agit de reconnaitre les qualités d’un chef, d’un guide pour une nation. Trump et Poutine oui. Xin Jinping non. Allez savoir.
Pourquoi poser cette question ? A la lumière de certains commentaires consécutifs à des articles que j’aurai eu l’indélicatesse d’écrire, notamment le dernier (que vous pouvez retrouver en cliquant ici « DU KO AU CHAOS ») , il m’est venu à l’esprit que les imprécisions évidentes de ma prose, souvent ironique voire caustique je l’avoue, étaient certainement de nature à remettre en doute la ligne éditoriale du site et surtout à contribuer à instiller la confusion entre l’objectif qu’IDNF s’est assigné et les moyens pour y parvenir.
Cet objectif, quel est-il ? Rien de moins que défendre la souveraineté française. Sous toute ses formes, pleinement, sans concession, viscéralement. Notre pays est en déclin. Les causes sont connues de tous. Et le remède aussi : recouvrer notre souveraineté que l’Union Européenne nous a ôté avec la complicité d’une partie de la classe politique. Pour cela, nous abordons différentes thématiques montrant à quel point la déliquescence du pays est avancée : économie, social, santé, éducation, sécurité, sociétal, politique…
Mais il n’est de souveraineté de la Nation que si chacun des individus la constituant se considère, libre, indépendant, maître de ses décisions, toutes orientées vers la défense du Bien Commun et la défense de la Patrie. Pour que cette dernière redevienne souveraine, il faudra bien que chacun d’entre nous redevienne indépendant pour ne pas dire indépendantiste…
Par voie de conséquence, le peuple d’une Nation souveraine est patriote. Au sens littéral du terme. Ce patriotisme implique l’amour de la Nation sans lequel il est vidé de sa substance. Cet amour, beau, sain est porteur des valeurs morales les plus fortes, celles qui cimentent durablement une Société. Et il n’y rien de honteux à se proclamer patriote, à aimer le drapeau, chanter l’hymne national et défendre noblement son identité culturelle.
« Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. » aurait prononcé le Général de Gaulle. Une autre façon de considérer que le respect de soi-même passe par celui d’autrui. On n’aime pas au détriment des autres.
Devant l’agitation politique internationale qui nous secoue depuis le début du conflit en Ukraine, tout le monde y va de son petit commentaire, et prend position. Les pro-zelensky s’écharpent avec les pro-poutine qui menacent les pro-ursula qui négocient avec les pro-biden, pardon les pro-trump etc etc… Choisissez votre champion.
Il est à craindre que dans ce brouhaha savamment orchestré par nos media, la tentation d’une énième manipulation élyséenne, à l’instar de ce que nous avons connu pendant la période COVID, ne voit le jour. Depuis maintenant deux ans, notre Mozart de la finance mais aussi de l’illusion est à la manoeuvre et compose une petite musique visant une fois de plus à endormir la population.
Le va t-en guerre jupitérien veut faire la guerre. Quoi qu’il en coûte. Avec de l’argent qu’il n’a pas mais peu importe. Avec des soldats qu’il n’a pas mais peu importe. Avec des alliés qu’il n’a pas mais peu importe.
Pour l’instant, la paix est encore là en Europe et dans ce contexte, les patriotes, les vrais, sont les seuls aujourd’hui à demander la paix. Ces patriotes sont aussi les seuls à regretter l’absence d’un Poutine ou d’un Trump en France pour diriger le pays, à louer leurs qualités de meneur d’hommes, à envier la vision qu’ils portent pour leur pays. Il est vrai que de ce point de vue, nous sommes bien orphelins et pour tous ceux qui croient encore à la notion de patrie et de souveraineté, le fondé de pouvoir de Rotschild incarne l’ennemi intérieur tant il s’est acharné à détruire notre pays depuis 2017.
Mais est-ce pour autant une raison valable, suffisante pour se déclamer pro-Trump ou pro-Poutine lorsque l’on est profondément patriote français ? Jusqu’où peut aller cette idolâtrie sans qu’elle ne vienne remettre en question l’engagement pour la défense de la Nation ?
Que les deux chefs d’Etats russe et américain fassent ce pour quoi leur peuple les a élus, rien de plus normal. Ils aiment leur pays et s’appliquent à défendre ses intérêts.
Doit-on pour autant accepter leurs ingérences au risque de trahir nos propres convictions ? Faut-il que nous ayons à choisir un maître ?
Pour IDNF, ce sera toujours la France d’abord.
Amitiés patriotes
P.MAGNERON
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les musulmans majoritaires en France en 2055 ? Calculons
DONNEES D’UN SONDAGE SUR LA PRATIQUE DU RAMADAN EN FRANCE
Relisons ces informations sur notre blog préféré : https://lesalonbeige.fr/grand-remplacement-6/
A partir de ces chiffres, construisons un modèle qui permet d’estimer le rythme du grand remplacement, pour sa partie « musulmane pratiquante ».
Comme nous allons le voir, le résultat de ce modèle est : si le rythme continue, il y aura 50% de personnes qui feront le ramadan en France aux alentours de 2055, pour les jeunes de 18 à 35 ans.
METHODOLOGIE
Comment arrivons-nous à ce résultat ?
Faisons un peu de maths…
Pour cela, essayons d’abord de construire la courbe avec des segments. Il faut relier 3 points, donc 2 segments : segment du point « 66 ans – 98% hors ramadan » au point « 42 ans – 89% hors ramadan », puis segment du point précédent vers le point « 26 ans – 77% hors ramadan ».
Expliquons. L’âge de 66 ans est l’âge médian des personnes de « 50 ans et plus » ; l’âge de 42 ans est l’âge médian des personnes « 35 – 49 ans » ; l’âge de 26 ans est l’âge médian des personnes « moins de 35 ans – majeures ». Quant aux %, j’ai préféré prendre le pourcentage des « hors ramadan », et trouver le facteur multiplicatif qui réduit cette population chaque année, c’était plus simple.
On obtient 2 segments avec 2 pentes différentes. Pour les personnes entre 66 et 42 ans, il faut multiplier chaque année par 0,996 pour relier les 2 points. Cela fait baisser le % des « hors ramadan » de 0,40% par an. Pour les personnes entre 42 et 26 ans, il faut multiplier chaque année par 0,991 pour relier les 2 points. Cela fait baisser le % des « hors ramadan » de 0,90% par an.
En d’autres termes, le rythme du grand remplacement s’est accéléré, la pente est plus forte sur le segment le plus récent.
Pour tenir compte de cette accélération, il ne faut donc pas prendre des segments, mais des courbes. Un modèle simple est le suivant, qui fonctionne.
En 1985, c’est le début de la courbe : les gens qui ont 66 ans aujourd’hui avaient 26 ans. Le % de « hors ramadan » est de 98% : nous considérons que ce % n’a pas changé. Nous pourrions affiner, mais le résultat serait pire, avec une estimation encore plus rapide pour le grand remplacement.
Considérons ensuite que ce % baisse chaque année d’un facteur qui évolue, pour tenir compte de l’accélération identifiée. Ce facteur est pris à 0,999 en 1985, puis il diminue de 0,00025 par an. Par exemple, il est de 0,998 en 1990. On observe que ces estimations permettent de passer par les 3 points de la courbe.
RESULTAT
Ce calcul permet d’estimer le nombre des « hors ramadan » d’environ 26 ans, pour toutes les années, soit environ : 98% en 1985 (donnée du sondage), 96% en 1995, 92% en 2005, (89% en 2009, donnée du sondage), 85% en 2015, 77% en 2025 (donnée du sondage). Nous retrouvons les 3 données du sondage.
Extrapolons, si la tendance se poursuit : 69% en 2035, 59% en 2045, et moins de 50% en 2055.
COMMENTAIRE
Les calculs sont issus de données et d’hypothèses approximatives. Mais ils semblent être des ordres de grandeur mathématiquement corrects.
Il ne s’agit évidemment pas d’une « boule de cristal ». L’avenir sera ce que nous en faisons.
Ainsi, si tout continue comme actuellement, vers 2055, les « jeunes » (entre 18 et 35 ans) faisant le ramadan seront majoritaires dans cette tranche d’âge.
OU BIEN EST-CE MEME PIRE QUE CELA ?
Si vous voulez vous faire encore plus peur, considérez que seuls 70% des musulmans font ramadan (d’après Jamel El Hamri, sur Wikipédia)… Le grand remplacement est peut-être encore plus rapide que ce qui est estimé ci-dessus.
Pire encore, le titre du sondage explique que les données concernent « les Français ». Faut-il ajouter les étrangers présents en France ? Je pense cependant que le titre est faux, et qu’il s’agit des % pour la population globale en France. Mais on ne trouve aucune précision sur Internet concernant ce sondage.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, charles.rosiers@gmail.com
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Syrie : les chrétiens menacés de génocide
Communiqué de Chrétienté-Solidarité du 10 mars :
Ces derniers jours en Syrie, ce sont sans doute des milliers de civils qui ont été massacrés par des milices islamistes, dans l’ouest du pays et les principaux fiefs de la communauté alaouite.
Au prétexte d’attaques et de diverses opérations menées par des fidèles de l’ancien régime de Bachar El-Assad, des bandes islamistes composées de miliciens de diverses nationalités se sont ruées sur des villes et villages de la communauté alaouite.
Des chrétiens arméniens auraient également été visés par ces exactions et ces massacres. L’ombre de la haine islamo-turque n’est jamais bien loin…
Ayant vécu durant des dizaines d’années sous la relative « protection » du régime des Assad, les Chrétiens de Syrie n’ont pas la tradition de résistance de leurs voisins les Chrétiens du Liban. Ils sont donc des cibles faciles pour les milices islamistes proches du nouveau pouvoir installé à Damas.
Chrétienté-Solidarité demande donc aux autorités françaises de mettre en oeuvre tous les moyens politiques, diplomatiques et militaires pour assurer la protection des Chrétiens de Syrie et garantir leur sécurité.
Yann BALY
Président de Chrétienté-Solidarité
Le transhumanisme, l’eugénisme du XXIe siècle ?
L’avènement du transhumanisme marque-t-il la fin de l’humanité telle que nous la connaissons ? Génie génétique, utérus artificiel, bébés modifiés, hybridation homme-machine… Autant d’innovations qui posent des questions éthiques fondamentales et remettent en cause notre conception même de l’homme.
Dans le dernier entretien d’Academia christiana, Nicolas Degroote analyse en profondeur la face cachée du transhumanisme et révèle son héritage historique : celui de l’eugénisme. À travers des faits concrets et des exemples troublants, il démontre comment les nouvelles biotechnologies ne visent pas seulement à soigner, mais à transformer radicalement l’être humain.
Parmi les sujets abordés :
- La manipulation génétique et la sélection des embryons
- L’essor des utérus artificiels et la fin programmée de la maternité naturelle
- L’implantation d’interfaces cerveau-machine et l’augmentation des capacités cognitives
- Les implications géopolitiques et économiques de cette révolution scientifique
Loin d’être une simple spéculation futuriste, le transhumanisme s’impose déjà dans notre société, porté par des multinationales et des institutions influentes.
Trump Junior et les “enhanced games” : l’important c’est de gagner !
Le “1789 Capital fund”, fond présidé par Donald Junior, le fils ainé du bouillonnant président américain et dont l’objet principal est de financer les entreprises “anti-woke” financera à coups de millions de dollar la première édition d’une compétition qu’il sera difficile d’affubler du qualificatif “sportif” tant les valeurs traditionnelles véhiculées habituellement par le sport moderne seront largement ignorées à commencer par l’éthique et la morale.
En effet, tous les « compétiteurs » pourront avoir recours à toutes les formes de dopage possibles. Toutes, sans exception. Il est fort à parier que de nombreux records olympiques ou mondiaux soient battus à l’occasion de ces jeux dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils se réclament ouvertement anti-olympiques.
Bon, pour ce qui est de l’olympisme, nous avons pu constater avec regret, tristesse, colère que celles-ci avaient été largement détournées de leur sens originel, elles-aussi, lors de la cérémonie d’ouverture à Paris l’été dernier. Le wokisme délétère avait frappé, choquant le monde entier voyant dans ce sinistre spectacle les valeurs de l’olympisme dévoyées.
Dans le cas qui nous occupe, il semble que l’atteinte aux dites valeurs soit montée d’un cran. Jusqu’à présent, toutes les compétitions sportives se déroulent sous la contrainte de l’engagement moral pour chaque compétiteur de ne pas tricher sous quelque forme que ce soit, de respecter les règles en somme. Ce qui est tout de même la moindre des choses.
L’une de ces règles impose de ne pas se doper. Sous-entendu, de ne pas prendre de produits inscrits sur une liste régulièrement mise à jour par les agences de luttes anti-dopage.
Cette liste est régulièrement pointée du doigt par les médecins sportifs, les sportifs eux-mêmes, les spectateurs aussi en raison notamment d’une certaine complexité mais aussi de la difficulté à ne pas échapper aux foudres caudines des agences.
Ces dernières années par exemple, nous avons pu constater une certaine propension de nos sportifs à justifier fort maladroitement la présence de produits dopants dans leur sang : « j’ai mangé un steack » (Robert Farah, joueur de tennis), « je me suis fait massé avec un produit contenant quelques traces de produits interdits » (David Sinner, joueur de tennis).
Bref, comme le pleurait notre sémillant coureur cycliste via la parole des Guignols « j’ai été dopé à l’insu de mon plein gré ».
Face à ce qu’il convient d’appeler une forme d’hypocrisie tout de même un peu gênante surtout vis-à-vis des jeunes qui n’ont d’yeux que pour leur héros, les américains ont eu l’idée de s’affranchir de ce genre de liste désuète et de tout simplement la supprimer.
Fini les mensonges, dopez vous comme il vous plaira !
Moins hypocrite, c’est sûr. Plus dangereux aussi mais bon la santé des athlètes, c’est un autre débat.
Avouez tout de même que venant des Etats-Unis, cette décision ne surprend pas forcément, cela fait bien longtemps que les valeurs morales se sont évanouies sur l’autel du libéralisme débridé et de la maximisation des profits. Ce qui est choquant, c’est plutôt de savoir qu’elle est prise par le camp que l’on qualifiait encore récemment de camp du bien.
Celui qui avait lutté contre le pseudo vaccins anti-COVID, les Arn messagers, cette possibilité de se faire pucer et soi-disant améliorer son corps, véritables prémisses du transhumanisme. Sauf erreur, en tout cas pour ceux qui ont cru et qui croient encore à la manipulation COVID, ce camp là se battait à nos côtés non ?
C’était certainement oublier qu’un Elon Musk souhaite implanter des puces dans nos cerveaux, que Google, Amazon et consorts financent des milliards de dollar dans ce type de recherche. Que Hollywood s’évertue dans des blockbusters débilisants à nous faire accepter le dopage sous toutes ses formes.
C’est oublier aussi que, depuis toujours, les compétitions sportives internationales ont toujours été scrutées avec attention par le pouvoir militaire voyant dans la manipulation des produits dopants la création du super-soldat. Captain America n’en est-il pas d’ailleurs un vieil exemple ?
Le plus drôle (si je puis dire) dans cette histoire, est qu’il est fort à parier que cette compétition aura du succès. Les compétiteurs seront nombreux à vouloir y participer, fini le suivi longitudinal, fini les petits arrangements avec la conscience, et place à la maximisation de la performance même si elle me tue.
Les spectateurs seront au rendez-vous, comme à l’accoutumée, rêvant de devenir eux aussi le futur spiderman, superman etc… après tout ce n’est pas leur santé et puis il y aura bien quelques retombées positives dans le domaine de la santé publique.
Le complexe militaro-industriel de la santé aussi que Trump ne brisera surtout pas compte tenu du contexte de tension internationale exacerbée. Un militaire qui n’a plus peur, qui vise mieux, c’est cool aussi.
Alors comme le veut la formule consacrée « MAKE AMERICA DOPED AGAIN » et enterrons cette fichue phrase de Coubertin.
Amitiés patriotes
P.MAGNERON
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les maîtres soufis et le jihâd armé
Le CEMRI, institut de recherche sur le phénomène de l’islamisme, publie la première partie d’une série pour démystifier les gentils soufis. Extraits :
Sous ses airs inoffensifs et spirituels, aidé par des universitaires musulmans en faisant la promotion, comme le converti Eric Geoffroy, le soufisme essaime en France. Courant composé de plusieurs confréries établies de longue date dans le monde musulman, l’erreur d’analyse serait d’y voir un courant parallèle au sunnisme, s’extrayant du carcan chariatique, alors qu’il se superpose à la tradition sunnite sans invalider ses bases.
Une grosse étude de 500 pages de Ephraim Herrera intitulée Les maîtres soufis et les « peuples du livre » parue aux éditions de Paris dans la collection Studia Arabica dirigée par l’islamologue Marie-Thérèse Urvoy, a tenté d’analyser le sujet des attitudes des maîtres soufis quant au devoir du « combat sur la voie de Dieu » contre les juifs et chrétiens à travers l’histoire.
Journée de la femme, le grand message de l’Eglise
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles à propos de la journée internationale de la femme :
La postmodernité se croit Dieu et Chesterton est son prophète. Déjà 50 ans avant l’officialisation de la journée internationale de la femme le 8 mars 1977 par l’Organisation des Nations Unies, le prince anglais du paradoxe notait la contradiction majeure du féminisme dans son essai Social Reform versus Birth Control :
« Le féminisme pense que les femmes sont libres lorsqu’elles servent leurs employeurs, mais esclaves lorsqu’elles aident leurs maris. »
Le monde postmoderne, se croyant délivré de lois supérieures ou spirituelles, a créé des monstres qui, aujourd’hui, deviennent hors de contrôle ou se dévorent entre eux. Le féminisme est l’un d’eux et la récente affaire Julien Bayou en atteste les travers.
La femme n’a pourtant jamais cessé d’être célébrée par ce que la sensibilité artistique donne de meilleur. Chanteurs, poètes, écrivains, sculpteurs, peintres, ils sont innombrables à s’être penchés sur cet éternel féminin. Ils y ont nourri leurs réflexions et y ont puisé, souvent, leurs plus sublimes inspirations. En termes de chansons d’amour, le Je te promets de Johnny Hallyday se situe ainsi en tête de ses titres les plus écoutés sur Spotify. Je vais t’aimer de Sardou arrive en 3ème position, derrière Les lacs du Connemara et La maladie d’amour. Renaud casse la baraque avec Mistral gagnant tandis que son ode à la femme Miss Maggie compte parmi ses tubes les plus emblématiques. Clément Marot et Ronsard, Baudelaire et Rimbaud, Hugo et Senghor, les vers des poètes rendant gloire aux femmes constituent une jungle luxuriante, l’écrin du mystère féminin, provoquant tout à la fois envie de le percer et crainte de s’y blesser. Les familiers de La Princesse de Clèves ou de Madame Bovary peuvent en témoigner.
La femme n’est pas un homme comme un autre
Qu’en est-il pour autant de la place de la femme dans la société ? Au-delà de ses droits, de ses charmes, de ses fragilités, de ses courages, la femme est-elle un homme comme un autre ? L’un des grands bonheurs de la vie sacerdotale se tire de la singulière perméabilité sociale du ministère de prêtre. Depuis bientôt 13 ans, j’ai été conduit à fréquenter nombre de personnes, à rentrer dans leur histoire, à toucher du doigt leur condition humaine, à écouter leurs confidences, à recevoir leurs états d’âme. De cette pâte humaine, et notamment par l’expérience du confessionnal, le pasteur apprend– s’il n’en était pas convaincu au préalable – que la femme est différente de l’homme. Mieux encore, si elle est l’égale en dignité du masculin (dont la Bible enseigne qu’elle est issue), son identité propre la structure. La capacité chez elle à accueillir la vie et à mettre au monde des petits d’hommes la spécifie – parfois malgré elle – en profondeur. Non, la femme n’est pas un homme comme un autre ! Sa vocation maternelle la distingue, sa fécondité – charnelle ou spirituelle – la sublime. Le féminisme libertaire a cru désenchainer la condition féminine par la contraception et l’avortement, il aura surtout réussi à meurtrir plus profondément encore la relation entre les deux sexes. Pour être elle-même, « la femme n’a pas besoin de s’ériger en rivale de l’homme » prévenait le futur pape Benoît XVI en 2004. Plus que la femme, c’est la vocation de la femme que l’Eglise catholique s’attache ces dernières années à défendre : toute femme a vocation à donner la vie.
« La femme ressemble à Dieu plus qu’elle ne saurait l’imaginer. »
Dans un petit et profond livre Lettre aux mamans (Mame, 2022), Bénédicte Delelis offre une merveilleuse méditation sur ce qui singularise ses consœurs et elle-même. Les hommes gagneraient à lire ces pages pour mieux pénétrer la psychologie féminine et en saisir les ressorts.
« La vocation à la maternité marche dans le cortège de la sainte Eglise comme une ouvrière parmi les mitres et les crosses, parmi les cornettes et les voilettes, écrit-elle. Elle s’avance, un peu gênée de se retrouver dans une si pieuse assemblée avec ses mains qui sentent l’oignon. Sa charité, c’est d’avoir rincé mille fois la salade dans l’eau froide. Sa mort à elle, c’est d’avoir donné la vie. D’avoir préféré ses enfants à elle-même. D’avoir appris de l’œuvre de chair qui s’était faite en elle à aimer, en plus des siens propres, tous les enfants du monde. Sa foi, c’est d’avoir tenu bon au milieu du monde, offrant aux tristesses le sourire de son espérance. Elle rougit. Elle est âgée comme la nuit des temps, tannée par mille soleils, creusée de rides profondes. Elle ressemble à Dieu plus qu’elle ne l’imaginait. »
Et l’auteur de conclure avec des mots que je fais mien :
« Je me demande si, arrivés en paradis, on ne découvrira pas qu’elle a fait la joie de Dieu, et sa fierté. »
Pour les femmes qui auront appris et compris ce qui fonde leur vocation, j’en suis certain. Encore faudrait-il permettre à un autre féminisme de s’exprimer. Pour l’avenir de nos enfants, y travailler ne saurait relever du luxe.
Jean-Michel Aphatie sur RTL ? Vous ne le verrez plus
Une fois de plus, Jean-Michel Aphatie joue les victimes, comme à l’époque où il avait pris la défense de Cahuzac.
Pour rappel, Jean-Michel Aphatie est contraint de changer régulièrement de rédactions. Il a travaillé, entre autres, pour Libération, le Journal du Dimanche, Le Parisien, l’Express, Le Monde, France inter, RTL, Europe 1, France info, France 5, LCI et TMC.
Mis en retrait de RTL après des propos sur la colonisation de l’Algérie, Jean-Michel Aphatie a annoncé, dimanche 9 mars, qu’il ne reviendrait pas à l’antenne de la radio.
« Ce serait reconnaître que j’ai fait une faute ».
Jean-Michel Aphatie avait provoqué un tollé, et plusieurs signalements auprès de l’Arcom, notamment de responsables de l’extrême droite, après avoir comparé la colonisation en Algérie au massacre d’Oradour-sur-Glane.
« Chaque année, en France, on commémore ce qui s’est passé à Oradour-sur-Glane, c’est-à-dire le massacre de tout un village, avait-il rappelé. Mais on en a fait des centaines, nous, en Algérie (colonisée au XIXe siècle). Est-ce qu’on en a conscience ? ».
Des propos qu’il veut continuer d’assumer :
« Même décidée dans le cadre d’un dialogue serein et compréhensif, une punition reste une punition. Si je reviens sur l’antenne de RTL, je la valide, donc je reconnais avoir fait une faute. C’est un pas que je ne peux pas franchir. »
Le chroniqueur tente de se faire historien alors qu’il ne fait que reprendre la propagande du FLN. Bernard Lugan écrit sur son blog :
Jean-Michel Aphatie, cet histrion qui proposait de raser le château de Versailles, n’a pas inventé l’accusation délirante qu’il porta sur les ondes il y a quelques jours. Une accusation selon laquelle, non seulement la France aurait commis des dizaines « d’Oradour sur Glane » en Algérie, mais plus encore, que les méthodes nazies auraient été inspirées par l’exemple colonial français en Algérie, notamment par l’affaire de Sétif en 1945.
Or, ces accusations qui viennent directement de l’histoire officielle algérienne ont été popularisées en France en 2005 par l’historien décolonial Olivier Le Cour Grandmaison qui a osé soutenir que la colonisation de l’Afrique en général – et celle de l’Algérie en particulier –, fut une entreprise d’extermination annonçant la Shoa !!!
Cette thèse outrancièrement radicale et aussi totalement idéologique qu’anachronique, fut alors sévèrement dénoncée par Gilbert Meynier et Pierre Vidal-Naquet qui écrivirent à son propos :
« Assimiler peu ou prou le système colonial à une anticipation du 3° Reich, voire à un « précédent inquiétant » d’Auschwitz, est une entreprise idéologique frauduleuse, guère moins frelatée que l’identification, le 6 mai 2005 à Sétif, par le ministre des Anciens moudjahidines, porte-voix officiel du président Bouteflika, de la répression coloniale aux fours crématoires d’Auschwitz et au nazisme […] Ou alors, si les massacres coloniaux annoncent le nazisme, on ne voit pas pourquoi la répression sanglante de la révolte de Spartacus, ou encore la Saint-Barthélemy, ne l’auraient pas tout autant annoncé… En histoire, il est dangereux de tout mélanger. […]. Le texte l’Oliver Le Cour Grandmaison, comporte nombre de schématisations idéologiques, de jugements tranchés, voire d’outrances inadmissibles pour un historien […] A le lire, on ne peut s’empêcher de poser la question : un sottisier peut-il tenir lieu d’œuvre de réflexion et de synthèse historique ? […] L’air du temps de la dénonciation médiatique ne suffit pas à arrimer à la science des convictions et à faire d’Olivier Le Cour Grandmaison un historien plausible. Le contexte social, économique et politique actuel est encore fécond qui continuera à générer de telles tonitruances idéologiques à vocation surtout médiatique. ». Meynier, G et Vidal-Naquet, P., (2005) « Coloniser Exterminer : de vérités bonnes à dire à l’art de la simplification idéologique ». Esprit, décembre 2005, pp 162-177.
Pour la réfutation détaillée de la fausse histoire de l’Algérie et de l’idéologie décoloniale, on se reportera à trois de mes livres :
Une avocate de gauche juge la loi sur la fin de vie comme une nécropolitique sordide menée à l’encontre des personnes malades et handicapées
Une avocate de gauche nettement anti euthanasie publie une Tribune dans Le Monde du 13 février. En voici la version longue :
Une incitation au suicide pour les personnes malades et handicapées
André CHASSAIGNE, député communiste, l’un des rares élus de gauche à s’opposer au projet de loi, avait parlé au printemps dernier de la « pression diffuse » sur les plus fragiles, les personnes isolées, handicapées, dépendantes que cette loi allait créer. Il a raison, mais il oublie une précision de taille : cette « pression diffuse » qui conduit les personnes malades et handicapées à croire que leur mort est toujours préférable à leur maintien en vie existe déjà. Comme l’a très justement rappelé une militante handicapée dans le documentaire Crip Cramp [1] (2020) : « Le monde nous souhaite toujours morts. » Les personnes malades et handicapées vivent avec cette conscience qu’elles représentent tout ce qui terrifie la société, tout ce qu’elle rejette. Elles savent que leur mort est libératrice pour cette dernière. Les nombreuses productions littéraires et audiovisuelles [2] qui glorifient leur mort dans leurs récits, ne manquent jamais une occasion de le leur rappeler. L’incroyable clémence des Tribunaux [3] dans les affaires de meurtres impliquant une victime handicapée (adulte ou enfant) aussi. La loi ne fera dès lors qu’amplifier et légitimer cette pression existante. Son adoption constituera à elle seule une incitation au suicide en permettant un passage à l’acte rapide et simple. Au Canada, on observe d’ailleurs que c’est bien la légalisation du suicide assisté qui a créée « la demande » qui désormais explose. On y constate également que cette légalisation a permis aux pouvoirs publics de faire d’importantes économies en matière de santé. On s’aperçoit, pour finir, que dans un pays au système de soin défaillant et où les aides sont longues et difficiles à obtenir pour les personnes concernées, le risque que le recours à ce dispositif, aux délais accélérés, se fasse par défaut est avéré.
Des garanties illusoires
Aucun des prétendus « garde-fous » envisagés par les défenseurs du projet de loi ne viendra limiter le danger qu’il constitue. Le financement parallèle des soins palliatifs est une promesse illusoire. A l’heure où toutes les économies réalisées par le gouvernement se font sur le dos des dépenses sociales et du service public de la santé, on ne voit pas par quelle magie les soins palliatifs seraient miraculeusement préservés et financés à hauteur des besoins. La création d’un « droit opposable à l’accès aux soins palliatifs » relève de l’escroquerie quand on connait la longueur des procédures requises pour faire valoir un tel droit, et surtout leur absence totale d’effectivité [4]. Dernier exemple, la vérification préalable par un médecin que tous les besoins médicaux, matériels, psychologiques et sociaux des candidats au suicide ont été pourvus, avant l’examen de leur demande, est une idée plus lamentable encore. Non seulement, en France, rien ne permet justement de pourvoir à tous les besoins des personnes malades et handicapées, c’est bien toute la difficulté, mais aucun médecin n’est apte à effectuer une telle vérification. Quand bien même elle serait possible, ce « garde-fou » constituerait, qui plus est, lui-même un danger puisque si un médecin venait à certifier que tous les besoins d’un candidat sont pourvus, il deviendrait quasiment impossible de dénoncer un éventuel abus le concernant. Une telle vérification viendrait ainsi verrouiller le système et empêcher toute contestation.
Les « équilibres » ou « garanties » que certains prétendent pouvoir trouver pour sécuriser ce texte ne tiendront pas. Les exemples étrangers le prouvent. Rien ne pourra empêcher que des personnes malades et handicapées ne meurent pour des raisons autres que la volonté de faire cesser des souffrances uniquement liées à la maladie. Par conséquent, il n’y a qu’une seule question à se poser avant de légaliser l’assistance au suicide et l’euthanasie. Cette question est centrale, comme l’a souligné Lizz Carr dans son excellent documentaire Better off Dead [5] (2024), et elle est la suivante : peut-on accepter qu’il y ait une marge d’erreur dans l’usage d’un tel système et, si oui, laquelle ? Autrement dit, combien de personnes malades et handicapées acculées par l’exclusion, la précarité, la souffrance socio-économique, l’absence d’accès aux palliatifs, ou aux soins tout court, allons-nous accepter de voir mourir pour qu’une poignée d’autres puissent contrôler leur mort ?
A mon sens, aucune marge d’erreur n’est décemment acceptable. La possibilité même de cette marge d’erreur achève de me convaincre qu’en tant que personnes malades et handicapées, nous devons nous opposer de toutes nos forces à ce texte, qui ouvrira une brèche que rien ne viendra refermer avant longtemps. Ne nous laissons pas instrumentaliser, ni inhiber par l’inconfort de la position dans laquelle on voudrait nous piéger. Nous avons le droit d’avoir des sentiments ambivalents sur le suicide sans pour autant cautionner ce projet qui pèsera lourdement sur nos vies et signera, au sens premier, l’arrêt de mort de certains d’entre nous.
La responsabilité de la gauche
Je demande pour finir, une dernière fois, à nos alliés de gauche de faire échec à ce texte. Vous ne pouvez pas être de gauche et trahir toutes vos valeurs en accompagnant de la sorte le capitalisme et le néolibéralisme dans ce qu’il a de plus mortifère. Vous n’avez pas le droit de vous rendre complices de ce qui ne constitue rien d’autre que le parachèvement d’une nécropolitique [6] sordide menée à l’encontre des personnes malades et handicapées. Ne mettez pas davantage en danger la vie des plus vulnérabilisées d’entre elles. Ne donnez pas non plus un outil aussi redoutable que celui-là aux fascistes qui guettent le pouvoir. S’ils prétendent aujourd’hui ne pas souscrire au projet de loi, il ne fait aucun doute qu’ils sauront lui trouver une utilité, une fois arrivés officiellement à la tête de l’État. Ils ont déjà, par le passé, été les premiers à pratiquer l’euthanasie et à prétendre soulager les personnes malades et handicapées en provoquant « miséricordieusement » leur mort [7].
Dans la période lugubre que nous vivons, alors que le système économique et la pandémie de Covid toujours en cours augmentent chaque jour le nombre de personnes malades et handicapées, tout en produisant de la souffrance physique comme psychique, la gauche ne peut pas avoir la mort pour seul horizon à leur offrir. Elle se doit de proposer, d’abord et avant tout, des perspectives d’espoir et d’amélioration de leurs conditions de vie. Elle se doit, plus que jamais, de défendre des mesures susceptibles de remédier à toutes les souffrances et les morts qui peuvent être évitées. Elle a le devoir absolu de défendre notre droit à la vie.
Prisons américaines : les hommes avec les hommes
Aux Etats-Unis, des hommes qui se prennent pour des femmes, incarcérés dans le système pénitentiaire américain, ont été transférés dans des prisons pour hommes. Cette décision fait suite à la politique menée par Donald Trump contre l’idéologie transgenre.
Depuis son investiture à la Maison Blanche, le président américain a signé une multitude de décrets, notamment celui imposant le transfert dans des établissements pour hommes des transgenres incarcérés. Malgré plusieurs décisions de justice bloquant la politique de Donald Trump, ces détenus transgenres ont déjà été transférés.
Dans le décret du président américain sur l’idéologie de genre, il était indiqué que le procureur général «veillerait à ce que les hommes ne soient pas détenus dans des prisons pour femmes ou hébergés dans des centres de détention pour femmes». De plus, aucun fonds fédéral ne devrait être consacré à des traitements ou procédures de confirmation de genre pour les personnes en détention.
Lors de trois procès, des juges fédéraux avaient indiqué que le Bureau des prisons des États-Unis (BOP) ne pouvait pas transférer les transgenres dans des établissements pour hommes ni même leur refuser le traitement médical.
Les Etats-Unis vont aussi expulser les personnes transgenres de l’armée sauf dérogations spéciales, selon une note de service du Pentagone publiée fin février.
Le favori dans les sondages exclu de la présidentielle
Cela ne se passe pas (encore) en France, ni en Russie, mais en Roumanie.
Calin Georgescu a vu sa candidature à la présidentielle de mai en Roumanie rejetée par la Commission électorale dimanche 9 mars. Dans un communiqué laconique, le bureau électoral a annoncé cette invalidation sans donner d’explications. Favori dans les sondages avec quelque 40% des voix, il peut encore déposer un appel devant la Cour constitutionnelle.
En tête du premier tour de l’élection présidentielle, le 24 novembre dernier, Calin Georgescu a déjà vu l’annulation de ce scrutin à la suite d’allégations d’ingérence russe. Le candidat est soupçonné d’avoir bénéficié d’une campagne de soutien illicite sur la plateforme TikTok et a été inculpé la semaine dernière pour fausses déclarations et incitation à troubler l’ordre constitutionnel.
Après l’annonce de la Commission, plusieurs centaines de partisans du candidat se sont rassemblés devant le bâtiment de la Commission électorale. Les gendarmes ont dû les disperser à coup de gaz lacrymogène.
La stratégie de la peur
Une du JDD de dimanche matin :

Réponse de l’Elysée :
La Présidence de la République dément avoir employé les termes « faire peur » qui lui sont prêtés dans l’édition du jour du JDD.
Il ne s’agit ni de son expression ni de son intention.
En cette période grave où, face à la menace russe,…
— Élysée (@Elysee) March 9, 2025
Il suffit de lire l’article pourtant :

[…]

