Le Cantique Nouveau de Noël : Puer natus in Bethlehem
Cet hymne raconte l’histoire de la Nativité avec des accents simples mais sincères, empreints d’affection et de chaleur véritablement « populaires ».
On peut supposer que le texte, d’origine médiévale tardive, s’inspire de l’antienne d’introït liturgique Puer natus est nobis, sur laquelle Saint Jean-Paul II, dans son message Urbi et Orbi pour Noël 1979, nous offre cette méditation :
« Voici, nous nous rencontrons en ce jour de Naissance. L’Enfant naît. Le Fils naît. Il naît de la Mère. Pendant neuf mois, comme tout nouveau-né, il a été lié à son sein. Il naît de la Mère dans le temps et selon les lois du temps humain de la naissance. Du Père, il est né éternellement. Il est le Fils de Dieu. Il est le Verbe. Il porte avec lui dans le monde tout l’amour du Père pour l’homme. Il est la révélation de la divine “philanthropie”. En lui, le Père se donne lui-même à tout homme, en lui est confirmée l’héritage éternel de l’homme en Dieu. En lui est révélé, jusqu’à son accomplissement, l’avenir de l’homme. Il parle du sens et de la signification de la vie humaine, indépendamment de la souffrance ou du handicap qui pourraient peser sur cette vie dans ses dimensions terrestres. Tout cela, il l’annoncera par son Évangile. Et, en définitive, par sa Croix et sa Résurrection. Tout cela, il l’annonce déjà par sa Naissance. »
« C’est toujours Isaïe 9 qui fournit le texte de cet introït, là où le prophète annonce la naissance d’un “enfant” : une traduction correcte du terme puer, qui résonne immédiatement dans toute sa force mais exige d’être enrichi de sens. L’empreinte messianique de ce “puer” invite en effet à élargir sa compréhension vers une perspective bien plus vaste qu’une simple atmosphère de crèche. Le même “enfant” est d’emblée compris comme “serviteur”, appelé à accomplir le plan salvifique du Père et sur les épaules duquel – comme l’indique la deuxième phrase de l’introït – repose tout le pouvoir. »
En effet, notre hymne avec refrain, dès la première strophe, nous plonge dans cette histoire sacrée : un enfant est né à Bethléem, et Jérusalem en exulte. Ce qui se passe dans le petit a des répercussions dans le grand, ce qui commence à Bethléem résonnera dans la Jérusalem de l’accomplissement terrestre apparent.
Le nombre de strophes de ce texte, probablement né en région germanique, varie selon les versions. Le refrain nous prépare au mystère de l’Incarnation et à la nouveauté chrétienne : avec joie dans nos cœurs, nous adorons le Christ né avec un cantique nouveau. Cette joie qui nous est demandée n’est pas une joie superficielle, imposée dans de nombreux « petits chants » liturgiques tirant parti des effets dionysiaques de certaines harmonies, mais plutôt une joie découlant de la sérénité apollinienne de la musique liturgique, une sérénité que nous examinerons en détail en analysant ce chant.
Dans les strophes, ce lien avec le charnel est rappelé : assumpsit, concepit, processit, iacet… Comme le dit si bien Vittorio Messori dans son ouvrage Hypothèse sur Marie :
« Sans la racine de chair qu’est le corps de cette Femme, tout le mystère de l’Incarnation finit par perdre l’indispensable matérialité pour devenir un spiritualisme évanescent, un moralisme sermonneur ou, pire, une idéologie dangereuse. »
Il devient semblable à nous dans la chair, mais dissemblable dans le péché, poursuit le chant, et par son Incarnation, il nous a rendus semblables à Dieu. Saint Josémaria Escriva de Balaguer nous aide à comprendre ce passage :
« La vie de prière et de pénitence et la conscience de notre filiation divine nous transforment en chrétiens d’une profonde piété, semblables à des enfants devant Dieu. La piété est la vertu des fils, et pour que le fils puisse s’abandonner dans les bras de son père, il doit être et se sentir petit, ayant besoin de tout. J’ai souvent médité sur la vie d’enfance spirituelle : elle n’est pas en contradiction avec la force ; au contraire, elle exige une volonté forte, une maturité bien trempée, un caractère ferme et ouvert. Piété d’enfants, donc ; mais pas ignorants, car chacun doit s’efforcer, dans la mesure de ses capacités, d’étudier sérieusement et scientifiquement la foi : la théologie n’est rien d’autre que cela. Piété d’enfants — je le répète — et doctrine sûre des théologiens. Le désir d’acquérir la science théologique — la bonne et sûre doctrine chrétienne — est motivé, tout d’abord, par le besoin de connaître et d’aimer Dieu. En même temps, c’est aussi la conséquence du souci d’une âme fidèle de découvrir le sens profond de ce monde, œuvre du Créateur. Avec une monotonie récurrente, certains tentent de raviver une prétendue incompatibilité entre foi et science, entre intelligence humaine et Révélation divine. Cette incompatibilité se manifeste, mais seulement en apparence, lorsqu’on ne comprend pas les termes réels du problème. »
La mélodie évolue dans le cadre du premier mode grégorien, que nous appelons justement Protus. Il est intéressant de noter que dans les strophes, de style syllabique comme le refrain, prédominent le ré et le fa, deux degrés importants de la gamme, mais qui tendent à faire pencher le tableau modal davantage vers le deuxième que le premier mode. Une tendance à l’abaissement qui nous rappelle peut-être l’abaissement même de Dieu qui s’est fait homme. Le Protus, qui peut nous paraître comme un mode mineur, n’est pas triste mais austère. Telle est la signification de la joie chrétienne, non désordonnée et débridée, mais virile et austère. Cependant, cette austérité connaît des élans de joie, comme en témoigne le refrain aux mots in cordis iubilo, où la mélodie s’élève et s’élève encore comme si cette joie ne trouvait pas de repos. Ce repos est atteint sur le do, le degré le plus élevé atteint dans cette mélodie, affirmant maintenant pleinement le premier mode après les tendances au deuxième des strophes et proclamant, avec un bel intervalle de quinte — consonance parfaite — Christum natum adoremus cum novo cantico.
Un beau chant pour méditer profondément sur le mystère de Noël.
« De la crèche au crucifiement, Il nous aime inlassablement. »
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :
[…] Le poète britannique Frederick William Faber, soulignait ainsi que la « beauté céleste » de la crèche, cette douce nuit étoilée où tout semble paisible, va de pair avec le « mystère étonnant de ce Bethléem inhospitalier, qui ne veut pas donner à son Dieu une place pour qu’il puisse naître dans ses murs ».
« De la crèche au crucifiement »
La liturgie, maîtresse de la vie de l’Église, témoigne elle aussi de ce paradoxe. Dès la nuit de Noël, les fidèles entonneront, sans y penser peut-être, ces paroles du « Il est né le Divin Enfant » : « De la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère. De la crèche au crucifiement, Il nous aime inlassablement. » Puis le temps de Noël nous fera passer sans transition, un jour seulement après la Nativité, à la lapidation du premier martyr, saint Étienne. Avant de nous montrer quelques jours plus tard le massacre des Saints Innocents, morts pour avoir semblé menacer le pouvoir du roitelet Hérode.
Contraste étonnant, que n’a cessé également de scruter Edith Stein. Méditant sur Noël, la philosophe juive convertie au catholicisme, devenue sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix et morte à Auschwitz, affirmait ainsi :
« Le mystère de l’Incarnation et le mystère du mal sont étroitement liés. Sur la lumière descendue du Ciel se détache, d’autant plus sombre et menaçante, la nuit du péché ».
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe du Jour Ad tertiam Missam in die Nativitatis Domini
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
►Introït : Puer natus est
Le texte de l’Introït est extrait de l’une des grandes prophéties d’Isaïe annonçant le mystère de l’Incarnation, comme nous en avons entendu plusieurs au temps de l’Avent.
Puer natus est nobis, et filius datus est nobis : cujus imperium super humerum ejus : et vocabitur nomen ejus magni consilii Angelus.
Un enfant nous est né, un fils nous est donné ; la souveraineté est sur son épaule. On l’appellera du nom d’envoyé du Grand Conseil.
La souveraineté sur son épaule évoque l’instrument par lequel il régnera, c’est-à-dire la Croix. Quant au Grand Conseil dont il est l’envoyé, c’est le grand dessein de la Sainte Trinité de sauver tous les hommes. Le texte d’Isaïe continue d’ailleurs par d’autres qualificatifs que l’on retrouve à d’autres moments de la liturgie de Noël, notamment à l’Introït de la messe de l’aurore. Il contraste singulièrement avec la faiblesse et la modestie de ce tout petit enfant : » Conseiller admirable, Dieu fort, Prince de la Paix, Père du siècle à venir. «
La mélodie exprime à merveille la joie légère de Noël. Elle s’élance dès le début en un grand élan enthousiaste, puis elle s’apaise en une contemplation amoureuse, se nuançant d’un brin de mélancolie à l’évocation de la Croix, et elle s’achève par l’affirmation solennelle de la qualité de celui qui nous est envoyé. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 97 que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion :
Cantate Domino canticum novum quia mirabilia fecit
Chantez au Seigneur un cantique nouveau car il a fait des merveilles.
►Graduel : Viderunt omnes
Le texte du Graduel de la messe du jour de Noël est tiré du psaume 97 dont nous avons entendu le premier verset à l’Introït : c’est un cantique de louange à la gloire du Seigneur tout puissant qui y est présenté à la fois comme sauveur et comme juge. Les versets retenus ici sont ceux qui affirment l’universalité du salut qui s’étend à tous les peuples.
Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri : jubilate Deo omnis terra.
Tous les confins de la terre ont vu le salut donné par notre Dieu. Poussez des cris de joie, terre entière ;
Notum fecit Dominus salutare suum : ante conspectum gentium revelavit justitiam suam.
Le Seigneur a fait connaître son salut, il a révélé sa justice devant tous les peuples.
C’est donc à tous les hommes sans exception que le petit enfant de la crèche vient apporter le salut. Cette perspective est chantée ici avec une mélodie très joyeuse, pleine de ferveur et d’enthousiasme. On y trouve de grandes vocalises comme c’est toujours le cas dans les Graduels, mais aussi des notes répétées avec insistance comme une sonnerie de trompette.
► Alléluia : Dies sanctificatus
Le texte du verset de l’Alléluia du jour de Noël n’est pas tiré de la Sainte Écriture. Il insiste surtout sur un des caractères de Noël, qui est d’être une fête de la lumière.
Le Christ qui vient de naître est la lumière du monde, et ce n’est pas pour rien que la fête de sa nativité a été fixée au moment du solstice d’hiver, quand les jours recommencent à augmenter.
Dies sanctificatus illuxit nobis ; venite gentes et adorate Dominum, quia hodie descendit lux magna super terram.
Un jour très saint a brillé pour nous ; venez, peuples, adorez le Seigneur, car aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre.
La mélodie est une mélodie type que l’on entend assez souvent au cours de l’année et particulièrement au temps de Noël. Nous la retrouverons notamment à l’Épiphanie, où l’étoile et les mages reprendront ce même thème. Cette mélodie est par elle-même très lumineuse et pleine d’une ferveur joyeuse. On notera le beau crescendo progressif sur l’invitation pressante adressée à tous les peuples : venez adorer.
► Offertoire : Tui sunt cæli
Comme celui de la messe de minuit, cet Offertoire est assez différent des autres chants de cette messe, qui expriment une joie légère et enthousiaste. Il s’agit ici d’une longue contemplation intérieure et méditative des attributs divins du petit enfant qui vient de naître, et qui est le maître absolu et le roi incontesté de toute la création. Le texte est tiré du psaume 88, un des grands psaumes messianiques.
Tui sunt cæli, et tua est terra : orbem terrarum, et plenitudinem ejus tu fundasti : justitia et judicium præparatio sedis tuæ.
À Vous sont les cieux et à Vous est la terre ; le globe terrestre c’est Vous qui l’avez créé. La justice (c’est-à-dire la perfection divine) et l’équité sont les fondements de votre trône.
La mélodie calme et douce exprime parfaitement cette contemplation émerveillée.
► Communion : Viderunt omnes
Comme à la messe de minuit, la Communion de la messe du jour de Noël reprend le texte de la première phrase du Graduel, tiré du psaume 97 :
Viderunt omnes fines terræ salutare Dei nostri.
Tous les confins de la Terre ont vu le salut donné par notre Dieu.
On y trouve la même ferveur joyeuse et enthousiaste, mais ici dans les limites restreintes d’une petite antienne, où cependant la mélodie monte et redescend à deux reprises toute l’octave dans un grand élan de reconnaissance pour le grand bienfait dont le Seigneur vient de nous combler.
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe de Minuit Ad primam Missam in nocte
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La fête de Noël possède une particularité unique dans toute l’année, qui est de comporter trois messes différentes, alors que les autres jours n’en ont qu’une. Elles étaient souvent autrefois dites les unes à la suite des autres : on se rappelle Les Trois Messes basses d’Alphonse Daudet ; mais elles sont normalement destinées à être célébrées à trois moments différents, avec lesquels elles sont en harmonie : la messe de Minuit emplie de mystères, celle de l’Aurore pleine de lumière et celle du Jour pleine de joie.
Ces messes présentent un contraste étonnant entre les chants du propre et les Évangiles qui y sont lus. À la Messe de Minuit, on lit à l’Évangile le récit de la Nativité dans l’étable de Bethléem et l’apparition des anges aux bergers, tandis que les chants du propre, pleins du mystère qui convient à la nuit, nous font méditer sur la génération éternelle du Verbe au sein de la Très Sainte Trinité. À la Messe du Jour au contraire, on lit à l’Évangile le prologue de saint Jean : » Au commencement était le Verbe… « , tandis que les chants du propre célèbrent joyeusement la naissance de l’Enfant-Dieu.
Hormis l’Offertoire, les chants du propre de la Messe de Minuit contiennent tous les mots genui te : je t’ai engendré, adressés par Dieu le Père à son Fils. On les trouve dans deux passages extraits de deux grands psaumes messianiques, le psaume 2 à l’Introït et à l’Alléluia, le psaume 109 au Graduel et à la Communion.
► Introït : Dominus dixit
Voici le verset du psaume 2 qui est chanté à l’Introït.
Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te.
Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui je t’ai engendré.
Cet aujourd’hui, c’est le présent éternel du ciel. Ces paroles sont celles du Père, mais ici c’est le petit enfant de la crèche qui les prononce en disant » Le Seigneur m’a dit « . Aussi la mélodie est-elle simple et dépouillée, presque immatérielle ; seul le mot meus est souligné, exprimant la tendresse du Père pour son Fils. Cet Introït est un des plus courts du répertoire. Il est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 2
Quare fremuerunt gentes et populi meditati sunt inania ?
Pourquoi les nations se sont-elles agitées et les peuples ont-ils comploté en vain ?
Il montre les vains efforts des païens pour s’opposer à la venue et au règne du Messie.
► Graduel : Tecum principium
Après le texte messianique tiré du psaume 2 qui figurait à l’Introït, nous allons trouver dans le Graduel l’autre texte messianique, tiré du psaume 109.
Tecum principium in die virtutis tuæ : in splendoribus sanctorum ex utero ante luciferum genui te.
On retrouve donc les mots genui te qui reviennent quatre fois dans cette messe. Mais ce texte est difficile à traduire car il est plein de symbolisme, s’appliquant à la fois au sacre du roi d’Israël, devenu par l’onction fils de Dieu, c’est à dire son représentant sur terre, et à la génération éternelle du Messie dont le roi n’était que la figure. On peut traduire à peu près ainsi :
À toi la primauté au jour de ta puissance. Dans les splendeurs sacrées, de mon sein, avant l’aurore, je t’ai engendré.
La deuxième partie de ce Graduel reprend le début du psaume 109, bien connu des fidèles qui assistent aux vêpres du dimanche.
Dixit Dominus Domino meo : sede a dextris meis, donec ponam inimicos tuos scabellum pedum tuorum.
Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite, tandis que j’abaisse tes ennemis comme un marchepied.
» Le Seigneur a dit à mon Seigneur « , c’est Dieu le Père qui s’adresse au roi d’Israël, figure du Messie ; c’est celui-ci, deuxième personne de la sainte Trinité, qui est assis à la droite de Dieu, comme nous le chantons dans le Credo.
On voit que nous sommes ici dans un monde de grandeur, de mystère et d’éternité. Ce Graduel a des dimensions imposantes ; si l’Introït de cette messe est un des plus courts du répertoire, le Graduel est au contraire un des plus longs. La mélodie est dans l’ensemble une mélodie type avec des formules que l’on retrouve souvent en d’autres Graduels, mais elle est plus développée, avec une grande introduction qui lui donne un caractère très solennel.
► Alléluia : Dominus dixit
Nous allons trouver dans l’Alléluia de la messe de minuit le même texte que nous avons entendu à l’Introït :
Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te.
Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils, moi aujourd’hui je t’ai engendré.
Toujours les mots genui te qui reviennent pour la troisième fois dans cette messe. La mélodie est une mélodie type comme celle du Graduel, mais ici sans aucune adjonction, et telle que nous l’avons déjà souvent entendue. Il faut dire pourtant que ses vocalises souples et légères expriment si bien la joie de Noël qu’on les croirait faites pour cela.
► Offertoire : Lætentur cæli
Comme c’est souvent le cas, le chant de l’Offertoire de la messe de minuit est un peu à part, et son texte ne contient pas les mots genui te. Il est tiré du psaume 95, cantique de louange au Seigneur, roi et juge universel :
Lætentur Cæli et exsultet terra ante faciem Domini ; quoniam venit
Que les cieux se réjouissent et que la terre exsulte devant la face du Seigneur, car Il vient.
Le psaume ajoute : car il vient pour juger la terre. Il s’agit donc du retour glorieux du Seigneur à la fin des temps, le dernier avènement. Mais la liturgie en arrêtant le texte à quoniam venit, sans préciser, permet de l’appliquer au premier avènement dans la nuit de Noël et à son avènement dans nos âmes en cette fête de Noël si nous sommes prêts à le recevoir. C’est de cette venue quelle qu’elle soit que les cieux et la terre se réjouissent, joie très intérieure exprimée par une mélodie douce et contemplative aux ondulations calmes et souples.
► Communion : In splendoribus
Le texte de l’antienne de Communion de la messe de minuit est en partie celui du Graduel, le deuxième grand texte messianique tiré du psaume 109.
In splendoribus sanctorum ex utero ante luciferum genui te.
Dans les splendeurs sacrées, de mon sein, avant l’aurore, je t’ai engendré.
On rencontrons bien entendu pour la quatrième fois les mots genui te, la génération éternelle du Verbe au sein de la Très sainte Trinité. La mélodie est très simple ; les musiciens remarqueront qu’elle est pentatonique c’est à dire qu’il n’y a pas de demi-ton. Elle a une certaine parenté avec celle de l’Introït, mais elle n’en a pas la légèreté céleste. Elle est plus appuyée et plus solennelle. Ici ce n’est plus le petit enfant qui parle, c’est Dieu le Père qui s’adresse à lui directement.
Le site nord-américain Musica Sacra nous offre des partitions du psaume qui peut être interprété en alternance avec cette antienne de communion. C’est aisément déchiffrable pour tout choriste et nous encourageons vivement les chefs de scholas à les imprimer et à les travailler lors des répétitions. La psalmodie est le meilleur moyen d’apprendre à déclamer la phrase latine, à respecter les accents toniques, à prononcer cette langue liturgique sans hésiter…
L’origine des trois messes de Noël par le père Edward McNamara, L.C.
Comme pour de nombreuses pratiques liturgiques, l’origine des trois messes de Noël (à minuit, à l’aube et le jour) n’est pas du tout sûre, explique le père Edward McNamara, L.C., professeur de théologie et directeur spirituel.
La fête liturgique de Noël tombe le 25 décembre de chaque année. Cette fête est née à Rome, autour de l’an 330, peut-être précisément cette année-là. Elle fut très probablement célébrée pour la première fois dans la basilique Saint-Pierre, dont la construction était à peine terminée.
La célébration de Noël s’est ensuite diffusée à partir de Rome, lentement, dans les provinces orientales de l’Empire romain et, petit à petit, elle a été insérée dans le calendrier liturgique des Églises principales. Certaines de ces Églises célébraient la naissance du Christ le 6 janvier – l’Épiphanie – et ont continué à donner davantage d’importance à cette date, même après avoir accepté la date du 25 décembre.
Pendant toute cette période, l’Église à Jérusalem avait continué de développer certains usages particuliers.
Égérie, une femme qui a fait un long pèlerinage en Terre Sainte de 381 à 384, a décrit dans son Itinerarium comment les chrétiens de Jérusalem commémoraient le mystère de Noël le 6 janvier avec une veillée à minuit à Bethléem, suivie d’une procession aux flambeaux vers Jérusalem, qui finissait à l’aube dans l’église de la Résurrection (Anastasis, en grec).
Cinquante ans plus tard, à Rome, le pape Sixte III (432-440) décida d’honorer la proclamation de la maternité divine au Concile d’Éphèse (431), avec la construction de la grande basilique de Sainte Marie Majeure sur la colline de l’Esquilin.
Sixte III fit construire, en outre, une chapelle qui reproduit la grotte de Bethléem (les reliques de la crèche, jusqu’alors conservées dans la basilique de Sainte Marie Majeure, ne furent placées dans la chapelle qu’au VIIe siècle). Probablement inspiré par la coutume de la veillée de minuit célébrée à Bethléem, le pape Sixte III lui-même instaura la tradition d’une messe de minuit célébrée dans la chapelle de la « grotte de la Nativité ».
A Rome existait déjà la coutume de commémorer les fêtes importantes par deux services liturgiques distincts, l’un célébré dans la nuit, l’autre vers l’aube. Il est facile d’imaginer comment cette simple fête, initiée par le pape Sixte III dans la basilique Sainte Marie Majeure, a gagné en importance et s’est développée. La première étape de ce développement consista dans le fait que la plus ancienne liturgie de Noël, celle qui était chantée à Saint Pierre, fut aussi célébrée à Sainte Marie Majeure.
Un développement ultérieur a eu lieu autour de l’année 550. Le pape et certains membres de la curie célébraient une seconde messe un peu avant l’aube dans l’Eglise Sainte Anastasie, située sur un versant du Palatin.
A l’origine, cette dernière célébration se tenait en l’honneur de la mémoire de sainte Anastasie qui tombe le 25 décembre, et elle n’avait donc rien à voir avec Noël. Mais plus tard, cette célébration fut transformée en une seconde messe de Noël, s’inspirant probablement de la coutume de la messe célébrée à l’aube dans l’église de la Résurrection à Jérusalem, et à cause de l’association faite entre le nom d’Anastasia et anastasis (résurrection).
Après cette messe, de caractère quasiment privé, le pape se rendait directement à Saint-Pierre, où une grande foule de fidèles attendaient la liturgie solennelle à l’aube de Noël. Cette coutume continua au moins jusqu’à l’époque du pape Grégoire VII (mort en 1085).
Au début, le privilège des trois célébrations de Noël était réservé aux papes. Le premier témoignage que nous ayons d’un prêtre ordinaire qui célèbre les trois messes provient de la fameuse abbaye de Cluny, en France, avant l’an 1156.
Tous les prêtres peuvent désormais user de ce privilège et célébrer trois messes à Noël, à condition qu’ils respectent précisément les horaires. La première messe est célébrée en correspondance ou à proximité de minuit (la messe de la veille, le soir du 24 décembre, n’est pas considérée comme la première des trois messes), la seconde à l’aube et la troisième à un moment dans la journée du 25 décembre.
L’éducation à la sexualité à l’école est une “nécessité absolue”, dès “la maternelle”
Déclaration faite par Aurore Bergé, qui redevient sinistre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les Discriminations, poste qu’elle avait déjà dans le gouvernement Attal.
L’éducation à la sexualité à l’école est une “nécessité absolue”, dès “la maternelle” et en “fonction de la maturité des enfants”, a estimé Aurore Bergé, qui en fait une priorité avec Élisabeth Borne. pic.twitter.com/3w7WkTAF1b
— Comité Trump France (@TrumpFrance) December 24, 2024
Quant au nouveau ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, elle avoue ne pas connaître le sujet :
🔴 EN DIRECT
Nommée à l’Éducation nationale, Élisabeth Borne reconnaît qu’elle n’est pas “une spécialiste de ces sujets”https://t.co/iliJmmGACu pic.twitter.com/5AF68hOdVf— BFMTV (@BFMTV) December 24, 2024
Éric Lombard, nouveau ministre du grand remplacement
En septembre 2024, celui qui est désormais ministre de l’économie, déclarait :
“Nous avons besoin de logement sociaux partout, dans toutes nos villes (…) C’est un élément de diversité et d’inclusion”
« Nous avons besoin de logement sociaux dans toutes nos villes, dans tous nos quartiers. C’est un élément de diversité et […] d’inclusion » @Eric_R_Lombard, dg de @caissedesdepots, partenaire officiel du #CongrèsHlm. Rdv à Montpellier du 24 au 26 sept ! pic.twitter.com/8p0yaU0F51
— UnionHlm (@UnionHlm) September 11, 2024
Éric Lombard, nouveau ministre de l’économie : “L’une des priorités est d’assurer toutes les mixités dans notre économie (…) J’adresse un salut amical à Michel Sapin, un grand ministre dont je fus jeune conseiller”#gouvernementbayrou pic.twitter.com/Vjkq7xeMYV
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 24, 2024
Il fut en 1991 conseiller auprès de Michel Sapin au ministère délégué à la Justice, puis au ministère de l’Économie et des Finances de 1992 à 1993.
Un chant mystérieux : Adeste Fideles
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
J’ai souvent évoqué, en parlant de la liturgie, comment elle souffre d’une crise d’identité qui touche également la musique sacrée. Les textes fournis dans le Missel sont souvent ignorés au profit de chants qui ne sont pas toujours d’une qualité adéquate. Cela concerne même les grandes fêtes, comme Noël, bien qu’il existe ici un répertoire de cantiques qui constitue un précieux bagage pour un répertoire commun enraciné dans la tradition.
Un exemple en est Adeste Fideles, une belle mélodie d’origine incertaine, avec des paroles attribuées à John Francis Wade (XVIIIᵉ siècle). Ce chant a été traduit dans de nombreuses langues vernaculaires, mais il ne fait aucun doute que la version originale en latin possède un charme tout particulier. Nous savons peu de choses sur les origines de ce chant. Un article paru sur le Blog della Musica le qualifie de “chant mystérieux.” En effet, il n’est pas simple de remonter à son auteur principal ; il a été attribué à divers auteurs, et pour le texte, certains ont même évoqué saint Bonaventure. La musique, quant à elle, a été attribuée à plusieurs compositeurs, dont Georg Friedrich Haendel. Cependant, il semble que le compositeur soit bien John Francis Wade (1711–1786).
Mais qui était Wade ? Nous ne savons pas grand-chose de lui. Certains disent qu’il était membre du clergé, d’autres qu’il était laïc. Ce que nous savons, c’est qu’il était anglais et catholique, ce qui n’était pas simple dans l’Angleterre du XVIIIᵉ siècle. Il était copiste de musique, et la version d’Adeste Fideles que nous connaissons aujourd’hui nous est parvenue grâce à lui, datée entre 1740 et 1743 (blogdellamusica.eu). En 1947, Dom Jean Stéphan a tenté de retracer les origines de ce chant dans son ouvrage Adeste Fideles: A Study on Its Origin and Development (Buckfast Abbey, South Devon, 1947).
J’ai été agréablement surpris de découvrir, en éditant le livre de Vittorio Messori La luce e le tenebre, que l’écrivain renommé avait également une prédilection pour ce chant :
« Mon préféré est Adeste Fideles qui, comme chacun sait, nous invite à accourir à Bethléem pour adorer dans une grotte le Verbe incarné en un enfant. C’est un chant d’une grande douceur et majesté, avec des paroles dont la beauté ne peut être pleinement appréciée qu’en latin, langue originale malheureusement presque disparue dans nos paroisses. En effet, c’est un grand classique, interprété par tous les plus grands chanteurs, harmonisé et réarrangé de mille façons différentes, des versions les plus simples aux plus somptueuses, avec chœurs et orchestres à profusion. »
Il est vrai que ce chant a connu un succès extraordinaire à travers le monde.
Je crois que les mots de Messori, “grande douceur et majesté,” décrivent bien le caractère de ce chant. La mélodie invite les fidèles à se mettre joyeusement et triomphalement en marche vers Bethléem, où ils verront et adoreront le Roi des Anges. Le Venite adoremus répété trois fois dans un crescendo emphatique qui se résout sur le mot Dominus nous conduit magnifiquement à la scène humble mais grandiose de la Nativité, la naissance du Sauveur de toutes les nations.
Faisant écho à Messori, l’apologiste catholique Paolo Gulisano écrit :
« Mon chant de Noël préféré est Adeste Fideles. C’est un chant d’une solennité musicale remarquable, presque une marche royale. Et en effet, les paroles évoquent le Roi des Anges que nous sommes appelés à adorer : “Nous verrons, cachée sous un corps humain, la splendeur impérissable du Père éternel.” C’est le chant de la manifestation de la Gloire de Dieu dans un enfant emmailloté. Une autre raison qui rend ce chant si cher à mon cœur est liée à son auteur, John Francis Wade, un catholique anglais du XVIIIᵉ siècle, exilé de son pays en raison de sa foi. Le chant, tant la musique que les paroles, fut composé en 1743 à Douai, en France, où une communauté d’exilés britanniques s’était établie. Il semble que Wade, professeur de musique, se soit inspiré d’un motif traditionnel irlandais. Une autre raison pour laquelle j’aime ce chant est qu’il était très prisé des Jacobites, les catholiques d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande qui se battaient pour la restauration de la dynastie Stuart. C’était une sorte de message codé qui invitait à suivre le Rex Angelorum, lequel, en langage codé, désignait le Rex Anglorum, le véritable souverain légitime des Îles britanniques, Bonnie Prince Charlie. Bref, pour ceux qui me connaissent et connaissent mes intérêts et passions, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi mon choix se porte sur Adeste Fideles! »
La popularité de ce chant est probablement due à la noble simplicité et à la beauté de sa mélodie. Progressant presque entièrement par degrés conjoints, avec quelques rares sauts soigneusement intégrés, il transporte l’âme du fidèle pour qu’elle s’unisse au chœur des anges dans la louange de l’Enfant qui vient, à ce moment de l’histoire où tout le passé se résumait et tout l’avenir surgissait. Nous aussi, nous nous approchons progressivement de cet événement éclatant et contemplons avec les bergers Celui que l’humanité avait toujours attendu.
La construction de l’abbaye de Donezan progresse
Venue de l’abbaye de Fontgombault, une communauté de vingt moines bénédictins de la Congrégation de Solesmes s’est implantée en 2007 dans le Donezan, dans les Pyrénées ariégeoises, à 1350 mètres d’altitude. L’abbaye communique sur la progression de sa fondation :
La maçonnerie se termine en ce mois de juillet, les derniers murs sont réalisés sur le pourtour du plancher du 2nd étage. Ils sont destinés a recevoir toute la charge de la charpente. De ce côté, les travaux progressent : le bureau d’étude a fini son travail et une scierie ariégeoise découpe ces jours-ci les poutres de la charpente du bâtiment de l’hôtellerie. Les ouvriers réalise également les murs du second étage autour des cages d’escaliers.
En ce mois d’août les constructions se poursuivent avec notamment le début du chantier du parement en pierre des murs de l’église. Nous voyons avec joie le début de ce travail attendu depuis de très long mois qui donnera à la maison de Dieu sont aspect final.
Le mois de septembre est employé à terminer la pose des pierres sur le mur sud de la nef et d’une partie du transept et finir les derniers ouvrages de maçonnerie de l’aile de l’hôtellerie. Enfin l’entreprise de gros œuvre taille la charpente de ce même bâtiment en atelier.
Au mois d’octobre, les premières pièces de charpente sont livrées, mais leurs pose doit attendre que les derniers travaux de maçonnerie soient achevés. Sur le front du parement en pierre de l’église, les maçons préparent le côté Nord de la nef et du transept avec la réalisation d’un corbeau qui reprendra la charge du mur en granit et posent isolant.
Les beaux jours du mois de novembre permettent d’achever la maçonnerie et de lancer la pose de la charpente du bâtiment de l’hôtellerie. De leurs côté, une entreprise du Tarn réalise l’escalier principal de ce même bâtiment et une autre de Cerdagne continue la réalisation du mur en pierre sur le bas-côté et le transept Nord ; c’est le côté de l’église que verrons les fidèles en arrivant.
Au mois de décembre, l’entreprise Sicre continue la pose de la charpente tandis que la réalisation du doublage en pierre du mur Sud se poursuit. Les quelques jours de mauvais temps sont mis à profit pour poser l’ossature du plafond en bois du réfectoire.

Vite, soutenez l’Ecole Bienheureux Abbé Fouque et défiscalisez !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Chers amis,
L’année 2024 se termine bientôt… mais les équipes de l’école-collège catholique hors contrat Bienheureux Abbé Fouque à Marseille sont déjà en train de préparer la rentrée de septembre prochain. Et les défis sont de taille : ouverture d’une classe de 5e au collège, accueil de nouvelles familles qui sont nombreuses à déposer des demandes d’inscription, travaux de mise aux normes des salles que nous ne pouvons pas utiliser pour l’instant, etc.
Nous ne pourrons pas relever ces défis sans l’aide de généreux donateurs qui, en cette fin d’année, cherchent encore à faire des dons déductibles des impôts. Si vous connaissez des personnes de votre entourage dans ce cas, proposez leur de soutenir l’école-collège Bienheureux Abbé Fouque, proposition pédagogique unique dans le paysage marseillais !
Ouverte en septembre 2021 avec 22 élèves, l’Ecole Bienheureux Abbé Fouque accueille aujourd’hui 85 enfants de la maternelle à la sixième et très certainement plus de 100 l’an prochain.
Participez à son développement !
Donnez en ligne
En cliquant ici et laissez vous guider pour faire un don en ligne en trois clics !
Donnez par virement
En cliquant ici pour visualiser l’IBAN de l’école et faire votre virement
En parallèle, envoyez-nous un mail sur [email protected] pour nous donner vos coordonnées, pour que nous puissions éditer et vous envoyer votre reçu fiscal.
Merci pour votre générosité.
Les membres du bureau de l’AFEM, association qui administre l’école
Des cathos paquets-cadeaux
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Il y a parfois des sermons qui réveillent les synapses. Celui de l’abbé Thibault de Bruyn à la cathédrale de Vannes pour ce quatrième dimanche de Carême en fait partie. Pensez : comparer les chrétiens à des paquets-cadeaux !
En ces temps de folie consumériste généralisée, nous voyons des œufs durs, des bananes et des oranges vendues sous des emballages plastiques. Le bon sens dénonce ces outrances, il a raison. Pourquoi remplacer en moins bien ce que la nature a conçu en pratique, efficace et biodégradable ? De fait les écologistes voient souvent dans l’emballage un mal à éradiquer d’urgence. Ils sont parfois un tantinet idéologisés. Le paquet cadeau est un emballage un peu spécial. Sa fonction est de cacher temporairement le cadeau, afin de ménager la surprise. Dans des familles nombreuses, le volume des emballages cadeaux après Noël peut sembler démesuré, gigantesque. Ce simple motif de camoufler temporairement le cadeau peut sembler futile, mais il participe au plaisir de recevoir.
C’est évident, l’Incarnation est un cadeau d’une incommensurable valeur (même si je n’aime pas ce mot « valeur » employé ici) que Dieu fait à l’humanité. La Parole de Dieu se fait homme en la personne de Jésus. Cet évènement est la preuve, s’il en était besoin, de l’immensité de son amour pour sa création, mais cet évènement historique survenu il y a plus de 2000 ans a pour nous tous une portée actuelle et incalculable. Le problème est que dans notre humanité, trop peu le savent et en sont conscients. Soit qu’ils professent une religion qui serait incompatible avec cette incarnation, soit qu’ils vivent dans des sociétés pas ou peu christianisées, soit que leurs cheminements personnels les aient amenés à l’athéisme ou l’agnosticisme, soit enfin qu’ils soient trop tièdes pour se souvenir de ce que le baptême reçu naguère leur a apporté.
Pour eux tous et pour nous-même, nous devons dire l’importance de ce cadeau. Parce que cette incarnation est le premier acte de notre salut, et que ce salut est destiné à tous les hommes. C’est notre mission de baptisés de le partager. De Prêtre c’est à dire médiateur entre les hommes et Dieu. De Prophète c’est à dire dispensateur de la Parole de Dieu. De Roi, c’est à dire de serviteur.
Serviteur : les paquets-cadeaux que nous sommes devront en outre nous souvenir de notre inutilité. Même si nous sommes les plus beaux paquets du monde, que notre aspect séduit et encourage chacun à découvrir le Verbe incarné et caché derrière nous, il nous faut nous souvenir que c’est la grâce de Dieu qui convertit.
Cette équivalence catho / paquet cadeau peut bien sûr blesser nos ego. Tant mieux ! Mais filons la métaphore. Si nous sommes des contenants, c’est que le contenu accepte d’habiter les contenus indignes que nous sommes. Dominus non dignus. Merci au père Thibault pour ce sermon stimulant et saint et joyeux Noël à tous !
Traumatisée par la crainte du triomphalisme, l’Eglise ne revendique plus aucune spécificité parmi les religions du monde
Les éditions Fayard ont publié en version poche le Catéchisme de la vie spirituelle du cardinal Sarah, qui avait été publié en 2022. Pour rendre à Dieu sa place dans nos vies et celle de l’Église, le cardinal Robert Sarah n’invente pas l’eau chaude, ni une pastorale papier crépon, ni de nouvelles recettes mystiques, mais tout simplement l’Évangile de Jésus-Christ : les sept sacrements.
« Il m’a semblé que l’éclipse de Dieu dans nos sociétés postmodernes, la crise des valeurs humaines et morales fondamentales et ses répercussions jusque dans l’Église, où l’on constate la confusion au sujet de la vérité divinement révélée, la perte du sens authentique de la liturgie et l’obscurcissement de l’identité sacerdotale, demandaient avec force qu’un véritable catéchisme de la vie spirituelle soit proposé à tous les fidèles. Ce livre veut indiquer les principaux moyens d’entrer dans la vie spirituelle, dans un but pratique et non académique. Ce catéchisme, organisé autour des sacrements, de la prière, de l’ascèse, de la liturgie, vise le même but : faire prendre à chacun conscience que son baptême est le début d’une grande conversion, d’un grand retour vers le Père. »
La base de la foi, c’est le Credo, qui mérite d’être médité :
Beaucoup de prêtres et de fidèles laïcs semblent avoir perdu la foi dans le premier article du Credo, qui confesse le Père comme “tout-puissant”, peut-être sous l’influence des théologies contemporaines de la création comme retrait de Dieu – un renoncement de principe à l’universalité de la Providence et du gouvernement divin dont témoigne pourtant la Révélation […]
Le cardinal revient aussi sur l’hystérique période de Covid, durant laquelle l’Eglise s’est soumise aux injonctions et déplore un alignement sur le politiquement correct :
Donnant souvent l’impression d’être à la remorque de la bien-pensance mondialiste, l’Eglise ait souvent figure d’organisation philanthropique engagée parmi d’autres au service des pauvres, des questions sociopolitiques, de l’environnement, de l’immigration, etc., davantage qu’elle n’apparaît comme dépositaire des paroles de Celui qui a dit : “Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la vie” (Jn 14,6). Son visage disparaît derrière la façade ennuyeuse d’une écrasante bureaucratie, avec ses assemblées qui votent, même sur des questions doctrinales, ses comités et commissions sans nombre, ses fonctionnaires qu’il faut rémunérer, ses difficultés administratives et financières au milieu desquelles elle semble avoir perdu le sens de sa mission. […]
L’Eglise catholique a choisi ce qu’on veut nous faire considérer comme la voie de l’humilité : traumatisée par la crainte du triomphalisme, elle ne revendique plus aucune spécificité parmi les religions du monde, acceptant de fait d’être simplement considérée comme l’une des trois “religions du Livre”, n’ayant plus l’audace de défier le relativisme et l’indifférentisme religieux dominants par la revendication de la possession de la pleine vérité sur Dieu et l’homme.
Changement de président à la tête de Notre-Dame de Chrétienté
Message de Noël aux pèlerins et sympathisants de Notre-Dame de Chrétienté du président de Notre-Dame de Chrétienté :
Chers amis pèlerins,
Le beau temps de l’Avent rempli d’espérance a été troublé ces derniers jours par les bruits d’une possible « interdiction de cathédrale » à Chartres lors de notre prochain pèlerinage. Les articles et enquêtes se sont multipliés avec les commentaires de gauche… comme de droite faisant penser à ces mots de Raymond Devos « Je n’ai rien à dire et je tiens à ce que cela se sache ! »
Que penser de tout cela ? D’abord, redisons-le, Notre-Dame de Chrétienté ne dispose d’aucune information directe. Nous n’avons été contactés par aucune autorité ecclésiastique. Nous aussi ne faisons que commenter les rumeurs.
« Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites ! Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes… Et ne m’objectez pas que vos amis sont sûrs, Et que vous parlez bas ».
Ces rumeurs sont-elles réalistes ? Il nous faut bien répondre positivement puisque les pèlerinages frères de Notre-Dame de Chrétienté de Covadonga (Espagne) et Lujan (Argentine) ont subi récemment des interdictions de cathédrale.
Cette nouvelle persécution est-elle importante pour l’organisation du prochain pèlerinage ? En aucune manière. Une interdiction serait incomprise par les catholiques de France, sans oublier les pèlerins étrangers si nombreux à Chartres puisque notre notoriété dépasse largement les milieux français.
Est-ce vraiment important pour les pèlerins, marcheurs ou organisateurs, d’être interdits de cathédrale ? Je ne le crois pas. En revanche, comme je le disais au journal la Croix, ce serait une tristesse à défaut d’un étonnement.
Si j’ai bien compris la mécanique vaticane : le Dicastère pour le Culte Divin et la discipline des Sacrements se prononcerait à la demande de l’évêque du lieu l’interrogeant sur l’autorisation de célébrer une messe tridentine dans la cathédrale. Le cardinal Roche, préfet de ce Dicastère, est connu pour son animosité envers la liturgie traditionnelle qui semble pour lui l’un des graves problèmes de l’Eglise du XXIe siècle. Il ne faudrait pas s’étonner que le Dicastère préconise l’application du rescrit du pape François du 21 février 2023 pour interdire une messe de rite tridentin dans la cathédrale de Chartres. Je ne suis pas du tout certain que le Saint-Père soutienne ce zèle administratif mais le motu proprio Traditionis Custodes a bien été voulu par lui.
Les observateurs de toutes tendances ont du mal à penser que cette machinerie répressive soit motivée par le salut des âmes. Cet imbroglio ne nous impressionne en rien. Armé du seul « sens de la foi des fidèles », le bon sens catholique, l’un des thèmes de prédilection du pape François, nous ne croyons pas que cet autoritarisme cléricalisant soit utile au salut des âmes. Notre expérience de pèlerin de terrain, de père de famille, de catholique de base nous fait penser exactement le contraire. Lors de notre dernier pèlerinage, nous avions lancé en ce sens une supplique au Saint Père, lors de la messe de Pentecôte célébrée aux Courlis.
Comment comprendre l’activisme forcené de certaines excellences ou éminences quand, il y a peu, elles appliquaient avec lenteur, prudence et réticence le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI ?
Nous en perdons notre latin et notre confiance ce qui est plus grave.
Cet été, j’avais participé à l’université d’été de Renaissance Catholique (un moment très utile de formation que je recommande) à Abilly en Indre-et-Loire. Abilly est un bourg d’un millier d’habitants, construit autour de l’église Saint-Martin. Comme dans beaucoup d’églises de France, les fidèles sont devenus rares. Pourtant la mairie a tenu à restaurer l’église en investissant largement ces dernières années. Quelle n’a pas été la surprise des habitants d’Abilly (et du maire) de constater que l’église Saint-Martin (qui n’est pourtant pas une cathédrale) était interdite de messe tridentine, et pour les 4 jours de l’université, alors que pour une fois il y avait un prêtre et des fidèles, des familles dans le bourg ! Une situation ubuesque qui ne servira pas le rayonnement de l’Eglise synodale et évangélisatrice dans la région.
Je vous en avais déjà parlé lors d’un article après le pèlerinage dans l’Appel de Chartres, j’ai décidé de ne pas me présenter pour un nouveau mandat de président de Notre-Dame de Chrétienté après douze années de service.
Je voudrais d’abord remercier le Bon Dieu et la Très Sainte Vierge Marie d’avoir protégé notre pèlerinage et notre association pendant tout ce temps.
Grâce à la confiance de nos aumôniers généraux, de tous les prêtres, des pèlerins, des membres de l’Assemblée Générale, du Conseil d’Administration et de tout l’encadrement, nous avons fait croître ensemble cette œuvre magnifique pour la plus grande gloire de Dieu. J’ai voulu pendant toutes ces années vous rappeler les intuitions de nos fondateurs, vous raconter notre histoire dont nous pouvons être fiers, approfondir les raisons intellectuelles de nos choix notamment liturgiques. J’ai voulu, et merci d’avoir supporté mes répétitions lassantes, redonner le sens de l’engagement militant en évitant les divisions entre nous. Notre-Dame de Chrétienté est une œuvre spirituelle avec une volonté d’action politique (dans le sens noble du mot politique) puisque « le combat politique est le lieu privilégié du combat de l’Église contre le démon » (Père Roger-Thomas Calmel).
Comme pour ponctuer ces douze années, le thème de 2025 pour le centième anniversaire de Quas Primas sera « Pour qu’Il règne, sur la terre comme au ciel ». Magnifique thème à l’origine de la création de notre pèlerinage traditionnel de chrétienté. Toutes ces années, nous avons cherché, avec Péguy, Dom Gérard, Madiran entre autres, à approfondir cette indispensable alliance du temporel et du spirituel (la chrétienté), ignorée de nos jours et pourtant si importante : « Car le surnaturel est lui-même charnel, Et l’arbre de la grâce est raciné profond, Et plonge dans le sol et cherche jusqu’au fond».
Chers amis pèlerins, je vous remercie infiniment de votre confiance et de votre engagement au service du Bon Dieu. Notre-Dame de Chrétienté a besoin de vous, de votre enthousiasme, de vos prières pour demain. Un immense merci de rester fidèles et unis comme doivent l’être les membres de la famille des pèlerins de Chartres.
Je proposerai au Conseil d’Administration comme prochain président Philippe Darantière qui saura mener et développer avec force et fidélité notre association. Comme l’avait fait auparavant mon ami Hervé Rolland à qui Notre-Dame de Chrétienté doit beaucoup, je resterai auprès de Philippe au Conseil d’Administration de Notre-Dame de Chrétienté si la prochaine Assemblée Générale en décide ainsi bien évidemment.
Je vous souhaite très chers amis un bon temps de l’Avent, un joyeux Noël fervent, doux et confiant en Notre Seigneur Jésus Christ.
Soyons tous unis par la prière pendant la messe de minuit devant la crèche en pensant aux éprouvés tout autour de nous.
Prions enfin pour le pape, nos évêques, nos prêtres et la Sainte Eglise, en demandant au Saint Esprit d’éclairer et de renforcer notre foi dans la charité.
Yannick Neuder nommé ministre délégué à la Santé et de l’Accès aux soins
François Bayrou a dévoilé son gouvernement.
Yannick Neuder, député LR, a été nommé ministre délégué à la Santé et de l’Accès aux soins. En avril 2024, avec 6 autres députés, il avait écrit à la présidente de l’assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, pour dénoncer le manque de données chiffrées dans l’étude d’impact du texte sur l’euthanasie :
« Nous n’avons aucun élément chiffré sur le volet soins palliatifs, ni sur le volet “aide à mourir”. Cela aurait mérité l’esquisse d’un ou plusieurs scénarios ». « C’est l’angle mort du projet de loi sur la fin de vie ».
Ces lacunes « participent au grand flou qui entoure ce texte » déplorent-ils.
« L’évaluation du nombre de Français qui pourraient avoir recours à l’“aide à mourir” est une question centrale ». « Le gouvernement aurait pu donner une projection, avec une estimation basse et une estimation haute ». « Cela l’aurait obligé à être plus explicite sur l’“aide à mourir” ». « Ce que l’on nous présente comme un nouveau modèle français de la fin de vie s’apparente plutôt à un mélange de ce qui se pratique en Suisse et en Belgique. Or le phénomène est loin d’être marginal dans ces deux pays ».
À l’Assemblée nationale, Yannick Neuder se saisit principalement des sujets de santé, en demandant notamment la réintégration des soignants non-vaccinés contre la Covid-19.
Il dépend de Catherine Vautrin, ministre du travail, de la Santé, des solidarités et des Familles, qui a déjà changé d’avis sur le sujet.
Dominique Greiner, DG de Bayard Presse, s’en prend à Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin pour éviter de se remettre en cause
Dominique Greiner, directeur général de Bayard Presse, a été interrogé dans La Revue des médias de l’INA sur le psychodrame qui a agité le groupe propriétaire de la congrégation des Assomptionnistes. Il déclare notamment :
Bayard se définit comme un éditeur catholique. Sa mission, c’est de servir au dialogue entre la société et l’Église. Faire comprendre à l’Église ce qui se passe dans le monde d’un côté, et expliquer les positions et l’actualité de l’Église dans la société. Et catholique on ne le sera jamais assez. On ne sera jamais assez ouvert, universel ou à l’écoute de tout ce qui se passe. Il faut continuer à s’ouvrir et être conscient de la quête humaine dans le champ des savoirs artistiques.
Foutaises… Pour mémoire, voici ce que déclarait Alban du Rostu suite à la cabale dont il a été victime :
Je n’imaginais pas que ce serait dans un groupe chrétien qu’on me reprocherait d’être chrétien, et dans un groupe qui s’adresse à toute la population qu’on me reprocherait d’avoir travaillé avec un entrepreneur de droite. Être évincé d’un poste contre ma volonté, après un long processus de sélection, la signature d’un contrat de travail et sous la pression de syndicats et d’équipes qui refusent de me rencontrer au prétexte qu’on m’impute les opinions d’autres personnes, n’est-ce pas là de la discrimination? […] Est-il de coutume de reprocher à un candidat à un emploi les opinions politiques de ses précédents employeurs? […] Jamais je n’aurais pu imaginer que ce soit dans un groupe portant haut les valeurs de tolérance et d’ouverture que je puisse subir un tel sectarisme.
Dominique Greiner déclare également :
L’argent corrompt. L’Église catholique se retrouve aujourd’hui en difficulté pour se positionner, notamment face à Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin. Ils polluent le débat par leur puissance économique et financière et promeuvent une forme du catholicisme. Qui n’est que ça : une forme du catholicisme. Très étroite, par ailleurs. […]
Rappelons qu’
- en 2018, un éditorial de La Croix s’était félicité du résultat du référendum irlandais pro avortement. Notre ami Thibaud Collin en avait fait les frais. La Croix avait même fait un procès à votre blog, que nous avions gagné… La même éditorialiste s’en prenait sur un plateau de télévision à … La Manif Pour Tous.
- en 2019, nous évoquions un article en faveur de l’euthanasie de Vincent Lambert.
- en 2020, La Croix a conseillé et mis 3 étoiles à un film faisant la promotion de l’avortement chez les adolecentes.
- une tribune dans La Croix demandait que Notre-Dame de Paris devienne un musée.
Et Dominique Greiner de se demander :
Si en tant qu’éditeur catholique on n’arrive pas à parler aux catholiques d’aujourd’hui, quelque chose ne va pas. Nos publics ont vieilli avec nous, il faut trouver de nouvelles médiations.
Oui, changeons de journal.
Sur le site du Vatican, les pèlerinages du Jubilé 2025 illustrés avec… le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté
Au moment où se fait jour la menace d’interdire la messe du pèlerinage de Pentecôte à Chartres, un facétieux du Vatican a illustré les différents pèlerinages organisés pour le Jubilé avec une photo du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté :

«Ces gens qui veulent interdire nos crèches, on devrait leur imposer de travailler le 25 décembre»
Depuis 26 ans, Lucéram (Alpes-Maritimes) se mue en crèche géante pendant huit semaines.
En 1998, le village aux 1200 âmes avait installé 33 crèches provençales, il y en a cette année plus de 450.
«Tout le village est mis à contribution, c’est aussi ce qui fait notre particularité. Tout le monde, ou presque, participe. Le maire lui-même a condamné son escalier pour installer des santons»
«Les polémiques autour du sujet me rendent triste». «On est quand même en droit de défendre nos racines chrétiennes. Il y a une église à Lucéram et sept chapelles, cela veut bien dire ce que cela veut dire. La Laïcité, c’est aussi la tolérance». «Ces gens qui veulent interdire nos crèches, on devrait leur imposer de travailler le 25 décembre». […]
Ils partent en guerre contre la voiture et s’étonnent ensuite des fermetures d’usines
Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, s’insurge car la firme Renault supprime 350 emplois à la veille de Noël. Mais peut-être fallait-il y penser au moment de partir en guerre contre la voiture, pour la planète, pour le malus écologique, pour les transports en commun ?…
Il n’est inacceptable de condamner 350 emplois et autant de familles à la veille des fêtes.
Emmanuel Macron doit intervenir auprès de Renault pour sauver Fonderie de Bretagne.
Notre communiqué avec @manon_galle, @DamienGirard56, @cfourniereelv, @Senateur_Salmon, @clairedmars… pic.twitter.com/D4hmU1d3UJ
— Marine Tondelier (@marinetondelier) December 21, 2024
En mai 2023, elle affirmait que la voiture, c’est l’industrie du passé :

Défaite pour le lobby LGBT
Pour ceux qui ne reçoivent pas encore la lettre quotidienne du Salon beige, je vous partage cette nouvelle importante :
Chers amis,
Grâce à votre soutien (et à la pugnacité de notre avocat, le cher Jérôme Triomphe), nous avons remporté récemment une importante victoire devant les tribunaux contre le lobby LGBT. Ce dernier prétendait interdire tout appel à la conversion considéré comme « homophobe » ! Au nom de toute l’équipe de Le Salon Beige, je vous adresse mes chaleureux remerciements pour avoir rendu cela possible.
Cependant, malgré cette victoire, un nouveau défi se dresse devant nous. À ce jour, nous n’avons atteint que 38 % de notre objectif de campagne de fin d’année. Comme vous le savez, un groupe de généreux donateurs en France et dans le monde entier a décidé de doubler tous nos dons jusqu’à 250 000 euros. Mieux encore, chaque don mensuel sera doublé pendant une année complète.
Voici comment votre soutien peut faire la différence :
Votre générosité nous permettra d’atteindre notre objectif de 250 000 euros, et continuer à défendre la vie, la famille et la liberté, en France et au-delà.
Les hommes ne naissent pas libres et égaux en droit
Dans le numéro d’octobre de Monde & vie, le philosophe Pierre Manent remet en cause ce dogme républicain qui nous détruit :
[…]

[…]
Vous pouvez retrouver Monde et vie chaque mois sur Le Club de la Presse.
“La civilisation actuelle finira par périr car elle aura coûté trop cher”
Le numéro de Monde & vie du mois d’octobre évoque le philosophe Marcel de Corte, dont l’oeuvre vient d’être rééditée. A cette occasion, le magazine publie ce court texte de 1976 de ce philosophe :

Vous pouvez retrouver Monde et vie chaque mois sur Le Club de la Presse.
“La politique officielle du gouvernement des États-Unis sera qu’il n’y a que deux genres: masculin et féminin”
Donald Trump a déclaré à Phoenix, dimanche 22 décembre, vouloir arrêter le « délire transgenre » dès son premier jour à la Maison Blanche. Dès l’investiture le 20 janvier,
« je signerai des décrets pour mettre fin aux mutilations sexuelles des enfants, exclure les transgenres de l’armée et les exclure des écoles primaires, des collèges et des lycées ». « La politique officielle des Etats-Unis sera qu’il n’y a que deux genres, homme et femme ».
Donald Trump a également évoqué l’immigration :
« je signerai toute une série de décrets pour fermer notre frontière aux immigrés illégaux et stopper l’invasion de notre pays. Et le même jour, nous allons débuter la plus grande opération d’expulsion de l’histoire des Etats-Unis ». « Le 20 janvier sera véritablement le jour de la libération en Amérique ». « Tout membre étranger d’un gang sera expulsé et je désignerai immédiatement les cartels comme des organisations étrangères terroristes ».
Les habitants de Beaucaire favorables à l’exposition de la crèche de Noël à l’Hôtel de Ville
Vendredi, le tribunal de Nîmes a condamné à la mairie de Beaucaire à retirer la crèche de Noël exposée au sein de l’Hôtel de ville. La mairie fait appel et a organisé dimanche un référendum local pour demander l’avis des habitants. Le résultat est sans appel et la LDH peut aller se rhabiller.
Les Beaucairois étaient invités à répondre à la question suivante : ” êtes-vous favorable à l’exposition d’une crèche provençale en mairie comme cela se fait depuis 10 ans ? “.
98,56 % se sont prononcées en faveur du maintien de la crèche dans l’enceinte de la mairie.
Succès de la marche nocturne de la jeunesse catholique bretonne
La seconde édition du Feiz e Breizh Noz, qui s’est déroulée dans la nuit du 20 au 21 décembre, a rencontré un franc succès auprès des jeunes catholiques bretons. Près de 350 pèlerins, âgés pour la plupart de dix-huit à trente ans, se sont réunis pour célébrer la foi et la tradition dans une ambiance empreinte de spiritualité et de ferveur. Ils ont prié tout particulièrement pour les vocations en Bretagne, historiquement « terre des prêtres » :
Ce pèlerinage, qui mêle marche nocturne, prières, cantiques, chants et temps de silence, a une nouvelle fois su toucher le cœur des jeunes participants. Partis à la tombée de la nuit la plus longue de l’année, au cœur du Morbihan, les pèlerins ont parcouru aux flambeaux la trentaine de kilomètres qui rallie l’église Saint-Pierre de Sérent à la basilique Notre-Dame du Roncier de Josselin, avant de conclure par une messe à l’aube.
La cohorte lumineuse des marcheurs, divisée en neuf chapitres placés sous la protection de saints bretons, a longé le canal de l’Oust et traversé les bois. Les pauses offraient ressourcement autour de flambées conviviales où résonnaient chants et cantiques de Noël en langue bretonne.
Accompagné par une quinzaine de prêtres, ce pèlerinage portait comme intention de prier pour les vocations. Appel universel à la sainteté, en prenant soin de réfléchir à la vocation religieuse ou sacerdotale en Bretagne. Toute une spiritualité de la nuit s’est ainsi développée : silence du discernement, obscurité propice à l’anonymat et la charité, difficulté du froid pour prier par le corps.
« Jeunesse heureuse, jeunesse courageuse », « Seigneur, donnez-nous des fous », répétaient les organisateurs. Voici l’état d’esprit d’une certaine jeunesse catholique qui, en clamant la joie de Noël dans les campagnes, entend renouer avec la foi populaire, la langue bretonne et la liturgie romaine, afin de se faire toujours plus missionnaire.
Intron-Varia ar Veleion, pedit evidomp !
Notre-Dame du Sacerdoce, priez pour nous !
🌟 Ils sont bien arrivés !#FeizeBreizhNoz pic.twitter.com/6OTuQc5Iq2
— Ξ 𝗙𝗲𝗶𝘇 𝗲 𝗕𝗿𝗲𝗶𝘇𝗵 Ξ (@FeizeBreizh) December 21, 2024
Sainte Françoise-Xavière Cabrini, avec les migrants mais selon la justice
« Parmi les saintes de notre époque, Françoise-Xavière Cabrini s’est distinguée non seulement par son travail infatigable et sa bienfaisance envers tous les pauvres et les malheureux, mais aussi par toutes ces vertus qui font d’une supérieure religieuse un modèle pour sa congrégation et pour les règles qu’elle a établies pour ses filles. Maîtresse comme simple sœur, dans l’enseignement et dans la pratique de l’obéissance, elle réservait à elle-même, lorsqu’elle était supérieure et donnait des ordres aux autres, les tâches et services les plus humbles. Elle aimait profondément la pauvreté, cette pauvreté d’esprit à laquelle Dieu a souvent ajouté les biens de la terre, nécessaires pour accomplir ses œuvres de bien. Sa foi, agissant par la charité (Galates 5, 6), dans l’espérance de la récompense éternelle d’une vie au-delà de ce monde, a toujours animé, guidé et soutenu son esprit dans sa grande activité missionnaire pour le Cœur de Jésus, jusqu’à ce que ce même Cœur lui accorde le repos éternel dans les flammes de son amour divin. »
Le site européiste Euractiv muet suite à la relaxe de Matteo Salvini
Le site européiste Euractiv se délectait de voir Matteo Salvini condamné à six ans de prison pour avoir fait son travail de ministre de l’Intérieur, quand il avait refusé le débarquement d’un bateau des immigrationnistes d’Open Arms en août 2019. Voici le début de l’article publié le 20 décembre sur Euractiv :
Le vice-Premier ministre italien et leader du parti d’extrême droite Lega, Matteo Salvini, risque une peine de six ans de prison dans le cadre du différend sur le navire d’une ONG. Un tribunal de première instance rendra sa décision ce vendredi 20 décembre.
Matteo Salvini est accusé d’enlèvement et d’abus de pouvoir dans l’affaire Open Arms, dans laquelle il a empêché le débarquement de 147 migrants qui avaient été secourus par le navire d’une ONG espagnole au large de Lampedusa en août 2019.
Matteo Salvini, à l’époque ministre de l’Intérieur, avait refusé qu’ils débarquent dans un port italien, et les 147 migrants avaient passé 19 jours en mer, bloqués à bord du navire de l’ONG Open Arms. Le responsable politique d’extrême droite risque six ans de prison s’il est reconnu coupable et condamné à la peine maximale.
Les juges n’ont pas suivi les réquisitions et ont relaxé Salvini, aujourd’hui vice-Premier ministre. « Le délit n’est pas établi », a déclaré le juge. Son avocate avait souligné que « le code pénal italien ne punit pas qui s’oppose à la liberté de débarquer en Italie » et avait dénoncé « l’instrumentalisation des migrants pour combattre des ministres ne plaisant pas à une certaine partie de l’opinion politique ».
Matteo Salvini avait reçu le soutien de plusieurs dirigeants, dont le premier ministre hongrois Viktor Orban, le milliardaire américain Elon Musk, Marine Le Pen, ainsi que de la première ministre italienne Giorgia Meloni.
A ce jour, l’organe de propagande de l’Union européenne Euractiv n’a rien publié suite à la relaxe de Salvini…
Marche pour la Vie 19 janvier 2025 : 50 Ans de Résistance
Depuis 50 ans, la résistance pour la vie n’a jamais faibli. Des figures emblématiques comme Jérôme Lejeune, Jean-Paul II, ou encore Mère Teresa nous ont inspirés. Aujourd’hui, c’est à nous de reprendre le flambeau et d’être la voix de ceux qui n’en ont plus.
Noël : Une fête indéracinable !
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Olivier GRENOUILLEAU, historien
- Abbé Simon de NORTBÉCOURT, prêtre de Vannes
- Abbe Dedieu, curé de la paroisse de la Garenne-Colombes


