Islam coranique : gagnons la bataille des mots
Islamisme ? Islam politique ? Islam radical ? En utilisant ces formules, il est « autorisé » de critiquer. De dénoncer clairement le danger. Même la Gauche le fait. C’est consensuel. C’est porteur.
En revanche, quasi impossible d’utiliser le mot « islam » tout seul. On risque une plainte pour « incitation à la haine ». Critiquer l’« islam tout seul » n’est pas consensuel, pas porteur. On donne l’impression de rejeter les personnes musulmanes, d’inciter à la haine contre elles.
Pour dénoncer l’islam, il faut y ajouter un adjectif.
La guerre des mots…
Cet article vise à montrer que nous aurions le plus grand intérêt à dénoncer l’ISLAM CORANIQUE.
L’ISLAM CORANIQUE EST POLITIQUE, RADICAL, VIOLENT, DANGEREUX
Avec Internet, chacun peut lire tous les versets appelant à la violence contre les Juifs-Chrétiens-Femmes-Infidèles-Etc., à la discrimination des femmes, à imiter le « beau modèle Mahomet », etc.
Il est donc légitime de critiquer l’« islam coranique », d’afficher clairement le danger représenté.
LE CORAN EST L’AUTORITE SUPREME DE L’ISLAM
Le Coran prétend être la parole incréée d’Allah. Aucun autre texte n’a la même autorité. Aucun autre n’est accepté unanimement par tous les groupes musulmans. Lire le Coran, c’est comme si le lecteur avait Allah en face de lui, qui lui donne son enseignement, ses ordres.
L’islam politique, radical, l’islamisme, ce sont l’application stricte des ordres donnés par Allah dans le Coran.
L’islam politique, radical, l’islamisme, ce sont donc en réalité l’islam coranique.
DENONCER L’ISLAM CORANIQUE, C’EST DENONCER L’ISLAM, DE MANIERE ACCEPTABLE
L’expression « islam coranique » renvoie aux deux réalités : la violence inacceptable, et la référence absolue de l’islam. Ces deux termes liés montrent la perversité intrinsèque de l’islam.
La charge mentale est forte en employant ces termes. Essayez, vous serez surpris.
Le Coran est en effet indéfendable. Il serait intéressant de comparer certains de ses fondements avec ceux de Mein Kampf.
Que les politiciens, les journalistes, et même tous les Patriotes, que tous utilisent ces termes « islam coranique ». A chaque fois, c’est le lien entre la violence et le fondement islamiste qui est ainsi rappelé, de manière socialement acceptable.
IL Y A UN ISLAM NON CORANIQUE, EN PRATIQUE
Cette dénonciation de l’ « islam coranique » aidera les nombreux « musulmans modérés » à expliquer leur positionnement. En effet, beaucoup de personnes issues de la culture musulmane ne veulent surtout pas se réclamer du Coran.
« Etudier » se dit « tâlib », en arabe. Etudier le Coran (et autres écritures), c’est entrer dans un dilemme : faire comme Allah l’a écrit, ou désobéir à Allah. Le premier choix, c’est devenir « tâliban ». Le second, c’est devenir apostat, donc rejeté par tous les proches.
Ces deux choix répugnent aux musulmans modérés, qui préfèrent donc ne pas savoir.
Ils font ramadan, évitent le porc, ont une certaine piété, etc. Mais ils se tiennent éloignés des textes sacrés violents. Sont-ils vraiment musulmans ? Ce n’est pas à nous de le dire.
En martelant le message du danger de l’ « islam coranique », nous aiderons ces musulmans à identifier et même dénoncer la cause profonde de leur mal-être : ce texte fondateur d’une religion qu’ils sont censés n’avoir pas le droit de quitter. Cela peut même aider certains à la quitter.
Même la courageuse Sonia Mabrouk se sent obligée de reprendre le journaliste Arthur de Watrigant quand il parle des « combattants de l’islam » ; elle le corrige avec « islamisme » (https://www.dailymotion.com/video/x9hhcd2 à 10min 50s).
Aidons les Français, aidons les « musulmans modérés », aidons toutes les bonnes volontés à désigner le cœur du problème, en utilisant sans relâche cette expression d’« islam coranique ».
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
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Même dans le foot…
Chaque année, pendant le carême, on voit un concours d’abominations, insultes, blasphèmes, satanisme en tout genre. Cette année n’a pas manqué à l’appel, avec le spectacle blasphématoire à Caen, le retour de la loi pro-mort visant à éliminer les personnes indésirables… Récemment, c’est même dans le football que le satanisme a fait son apparition.
Des supporters du club de football FC Kaiserslautern ont suscité la controverse début avril avec une chorégraphie aux allures sataniques dans le stade Fritz-Walter. A l’occasion du match à domicile contre le Fortuna Düsseldorf, ils ont mis en scène une image sombre avec des symboles sataniques et des incantations. Des films noirs ont transformé le virage ouest en une surface noire d’où émergeait un pentagramme rouge flamboyant inversé, symbole du satanisme. Au-dessus de l’étoile à cinq branches apparaissait une banderole en latin : « Exaudi Nos, Lucifer, Et Surge Ex Abysso, Sume Animas Nostras » (« Entends-nous, Lucifer, sors de l’abîme et accepte nos âmes »). En parallèle, une énorme figure de diable s’est élevée de la foule, accompagnée de fumée et de fontaines de feu. Une deuxième banderole criait : « Ad Lucem Nos Trahe, Orbem Mundi Regna » (« Conduis-nous vers la lumière, règne sur le monde »).
L’engagement pro-vie ne s’arrête pas à la Marche pour la vie
Communiqué de la Marche pour la vie de Lyon, qui s’est déroulée le 6 avril :
Il y a deux ans, nous étions 700, l’année dernière nous étions 1300, cette année nous étions près de 2000 ! A ce rythme dans 50 ans, c’est la France entière qui marchera avec nous !
Un immense merci à chacun d’entre vous pour cette marche lyonnaise historique !
Grâce à votre présence à la Marche pour la Vie Lyon, nous avons pu porter haut et fort un message d’espérance, de dignité et de solidarité.
Chaque pas, chaque sourire a montré combien la Vie humaine mérite d’être célébrée.
La Marche continue !
La Marche pour la Vie est un moment fort, mais notre engagement ne s’arrête pas là.
Nos associations partenaires oeuvrent chaque jour pour accompagner les mamans, soutenir les familles et protéger la vie.
Pourquoi ne pas prolonger votre engagement en rejoignant l’une d’elles ? Que ce soit Choisir la Vie, Réseau Vie, les Associations Familiales Catholiques, Juristes pour l’enfance, CitizenGO, la Fondation Jérôme Lejeune, 40 jours pour la vie, la Lejeune Academie, Génération Pro Vie, Femmes enceintes en difficulté, ou Mère de Miséricorde, chacune a besoin de bénévoles enthousiastes et déterminés !

En danger, nos traditions sont à protéger
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
La logique qui regarde le bébé panda devrait être la même que celle qui concerne les enlumineurs sur parchemin : toute espèce en voie de disparition réclame, pour survivre, d’être protégée. Tant pour le monde animal que pour ce qui relève de notre patrimoine immatériel.
En titrant son analyse magistrale – au parfum de testament – La fin d’un monde (Albin Michel), Patrick Buisson soulignait l’ampleur du problème. Les fondements de ce qui a pu construire notre identité collective, favoriser le lien social, entretenir une mémoire commune se sont trouvés dynamités non pas seulement par une pensée unique mais par une standardisation navrante. Finis les costumes régionaux, bonjour les T-shirt Mickey pour tous. Oubliées les ritournelles de nos campagnes, bienvenue aux tubes internationaux qui résonnent dans les supermarchés.
Tel un sage délivrant ses ultimes leçons sur la vie et l’observation du monde, le pape Jean-Paul II offrait à ses lecteurs un précieux témoignage dans ce qui fut son dernier livre, publié en 2005, année de sa mort. Le titre de l’ouvrage donnait le ton : Mémoire et identité (Flammarion). Le pape polonais y faisait le constat que « Les pays d’Europe occidentale se trouvent aujourd’hui à un stade que nous pourrions qualifier de “post-identité” ». Il pressait alors ses contemporains et les générations à venir à s’interroger : comment faire en sorte que la culture – qui est un bien supérieur à l’économie, « plus grand, plus humain »– ne soit pas détruite au profit de la civilisation de l’argent, « au profit du pouvoir excessif d’un économisme unilatéral » ? Celui qui a vécu avant son accession au trône de Pierre dans une Pologne mutilée, d’abord par le nazisme puis par le communisme, sait quels furent les ressorts de la survie psychologique de son peuple. Dans un discours prononcé au début de son pontificat au siège de l’Unesco, à Paris, à l’occasion de son premier voyage en France, Jean-Paul II avertissait son auditoire : « L’avenir de l’homme dépend de la culture. » On mesure aujourd’hui, dans le grand flou identitaire qui domine, la valeur prophétique de ces paroles délivrées en 1980. L’articulation d’une telle réflexion était pourtant simple. L’athlète de Dieu était aussi philosophe et, selon lui, la culture possède cet atout de rendre plus humain l’homme. Elle le civilise. La culture, affirmait-il, est un mode spécifique de l’exister et de l’être de l’homme. « La culture est ce par quoi l’homme en tant qu’homme devient davantage homme, “est” davantage. » Sous ce regard, le concept de Nation est appréhendé comme un espace protecteur : la grande communauté des hommes qui sont unis par des liens divers, mais surtout précisément par la culture. Le Saint-Père d’insister : « La Nation existe par la culture et pour la culture ». Grande éducatrice des hommes donnant à “être davantage” dans une communauté nationale possédant une histoire qui dépasse celle de l’individu et de la famille.
La culture remonte dès son origine à deux acceptions. Du latin « cultura », ce terme correspond à la fois à la « culture de la terre » (l’agriculture) mais aussi au « culte des ancêtres » (la piété filiale). Ainsi, la matrice originelle du mot « culture » se réfère à la terre et aux morts. Faire fructifier la première, en même temps que se souvenir avec respect de ceux qui l’ont travaillée avant nous. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? » s’interrogeait déjà saint Paul (1 Cor 4, 7).
Notre filiation nous fait naître sans mérite de notre part dans un peuple déterminé, sur un continent déterminé, dans une nation, dans une province, dans un milieu, dans une famille, qui ont eux-mêmes un passé, des traditions, des usages, une langue, une manière de concevoir l’existence. De tout cela, nous héritons. La filiation nous fait aussi grandir sur une terre particulière, dans des paysages, dans des bruits, dans des odeurs qui vont impressionner notre sensibilité. La liste des réalités qui interviennent dans notre construction personnelle et qui nous constituent pourrait être longue. Une chose est certaine : notre âme, cultivée par l’éducation selon le mot de Cicéron, reçoit de ce labourage intérieur une conception du vrai, du beau et du bien. Cette culture de l’âme se réalise dans des conditionnements liés à notre filiation, à celle qu’ont reçue nos parents, et ainsi de suite. L’universel, qui serait inaccessible sans la culture, nous est rendu sensible à travers les médiations propres à notre environnement.
Pourquoi cette réflexion en ce dimanche des Rameaux ? Parce qu’un tout récent article du Figaro fait état de la menace de disparition qui pèse sur les fêtes traditionnelles de nos terroirs. Ces festivités issues de notre passé, de notre gastronomie, de nos traditions agricoles, de nos coutumes, de nos arts de vivre régionaux, qui animaient nombre de villages et qui constituaient des rendez-vous annuels marqueurs de sens, s’effacent peu à peu. Faute de soutien financier des collectivités et de bénévoles, 30% de ces fêtes traditionnelles ont disparu en quatre ans indique une étude menée par Infopro.
On ne peut que se réjouir de l’heureuse initiative entreprise par lesplusbellesfetesdefrance.fr, association qui entend rassembler les amoureux des traditions françaises. Son but ? Proposer de labelliser ces fêtes pour mieux défendre leur survie, grâce à un jury composé de journalistes, d’élus et de mécènes. « Plus que de simples manifestations folkloriques, ces célébrations incarnent l’âme d’un peuple, la mémoire d’une région et la transmission vivante d’un patrimoine immatériel. Leur disparition signifierait non seulement une perte irréparable pour notre identité collective, mais aussi un appauvrissement du lien social qui tisse nos communautés » explique avec enthousiasme Thibault Farrenq, architecte de ce projet.
Occasion de rappeler, avant d’entrer dans la Semaine Sainte, qu’il est un lieu, un cadre privilégié entre tous, pour tisser et créer du lien. Celui de se retrouver dans une même âme, au sein d’une même nef, tournés vers les mêmes mystères qui ont fondé l’âme du doux royaume de France : célébrer la mort et la résurrection du Christ, et se mettre à l’école de son Evangile seul en mesure de pacifier nos mœurs. Et de donner un souffle inégalé à nos traditions les plus simples.
La Passion du Christ : la science à l’appui de la foi
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- l’abbé Guy-Amaury Cariot, recteur de la basilique d’Argenteuil
- Jean-Christian PETITFILS, historien et écrivain
- Dr Philippe BOXHO, médecin légiste
Restauration de Notre-Dame de Consolation à Paris
Le chantier pour la restauration de la chapelle Notre-Dame de Consolation (Paris VIII e ), Mémorial des victimes de l’incendie du Bazar de la Charité (4 mai 1897), classée au titre des Monuments historiques, est lancé pour une durée de deux ans minimum. Stéphane Bern, personnalité engagée en faveur de la sauvegarde du patrimoine français, est parrain du projet :
« Je suis heureux de vous apporter mon modeste concours pour sauvegarder votre belle chapelle ».
La chapelle Notre-Dame de Consolation fait face aujourd’hui à l’usure du temps et aux conséquences de la pollution. Un ambitieux programme de restauration des deux coupoles en plomb qui la surmontent, ainsi que ses vitraux, est en cours pour sauver ce chef-d’œuvre architectural. Ce chantier est placé sous le contrôle de la Direction Régionale des Aires Culturelles (DRAC) Île de France et sous la direction d’Arnaud Vialatte de Pemille, architecte du Patrimoine.
L’urgence d’une restauration
Les couvertures en plomb, zinc et cuivre des deux coupoles nécessitent d’importants travaux, leur étanchéité n’étant plus assurée, ce qui provoque de graves altérations sur les magnifiques décors intérieurs. Sur le dôme figurent quatre frises décorées avec le saint Suaire et les instruments de la Passion du Christ. A l’origine, ces décors étaient dorés à la feuille d’or, raison pour laquelle la chapelle a été qualifiée de « petit dôme des Invalides » : aujourd’hui cette dorure a disparu. Les trois vitraux du lanternon situé au-dessus du chœur sont abimés et encrassés. Le programme de réhabilitation prévoit, à court terme, la restauration complète de la grande et de la petite coupole avec le ravalement des façades (travaux déjà engagés) ; dans un second temps, la rénovation complète de l’intérieur de la chapelle et du chemin de croix.
Ces travaux urgents et nécessaires dans un bâtiment classé représentent évidemment un lourd investissement. En raison de ce classement, la DRAC Île de France soutient le projet à hauteur de 40 %. Parallèlement, une campagne de financement participatif a été lancée en partenariat avec la Fondation du patrimoine.
Le chantier a démarré le 7 octobre 2024. Trois mois ont d’abord été nécessaires pour mettre en place un immense échafaudage qui culmine à trente mètres de hauteur, et a été lui-même enveloppé entièrement d’une bâche de plastique pour protéger la chapelle des intempéries et éviter les émanations du plomb. Les tables en plomb de la couverture ont été en bonne partie retirées et expédiées en Grande-Bretagne pour être refondues selon une méthode traditionnelle. Pendant ce temps, le soubassement de la couverture, en plâtre et bois, est remis à neuf. Dès qu’il sera entièrement prêt, les tables de plomb seront remises en place. Les frises portant les instruments de la Passion ont été descendues en vue d’être restaurées, puis dorées à la feuille d’or, conformément à l’état initial de 1900. Parallèlement, les tailleurs de pierre nettoient les pierres salies au cours du temps, et retirent les pierres altérées afin de remettre des pierres neuves taillées à l’identique. Les gouttières en cuivre sont reprises, avant d’être, elles aussi, redorées. Couvreurs, charpentiers, maçons, tailleurs de pierre, soudeurs, métalliers, serruriers, vitraillistes, électriciens : de nombreux corps de métier s’activent chaque jour pour faire avancer ce chantier d’exception.
“Je veux l’insécurité et l’inquiétude ; je veux la tourmente et la bagarre”- André Zirhneld, 1913-1942 – Un héros, tout simplement
Une préface : Un homme, une prière, un destin. Préface émouvante, détaillée du caractère trempé de cet homme fauché à l’aube de sa vie, par le général de corps d’armée Olivier Tramond : « Il était de la taille des Estiennes d’Orves, des Saint-Exupéry, ce philosophe d’origine alsacienne aux allures de James Dean de la France libre, mort au champ d’honneur à 29 ans, le 27 juillet en pleine guerre des sables. C’est la prodigieuse trajectoire de cet intellectuel antifasciste, de la bohème parisienne et du groupe Esprit, à l’âpreté des combats du désert, à la “Prière”, que retrace pour la première fois cette magistrale et passionnante biographie.
II était temps ! Le lecteur découvrira en ce compagnon de la Libération – sur une chevalerie qui n’en compte que 1038 – une des plus fascinantes figures de la Résistance extérieure. Ce rebelle né est de surcroit tombé sous l’uniforme mythique des commandos franco-britanniques du Special Air Service. SAS. Une extraordinaire unité fantôme de combattants d’exception qu’Hitler jugeait très dangereux, des as de raids les plus audacieux sur les arrières de Rommel. Zirnheld en était un des chefs les plus admirés.
« André Zirnheld le magnifique, l’homme qui n’a jamais rien demandé », comme le surnommait le général Bigeard n’est pas un inconnu. Premier officier parachutiste à la Croix de Lorraine tué par les allemands, il était aussi poète. C’est par ce poème « Prière », retrouvé dans son paquetage par ses compagnons, qu’il est entré dans la légende. Passé à la postérité sous le nom de “Prière du parachutiste”, voilà cependant que ce texte et son auteur sont du même coup passés à travers les mailles de la mémoire nationale. Une éclipse d’autant plus aberrante qu’il ne faut jamais perdre de vue, comme le rappelle Erwan Bergot que la « Prière fut écrite par un intellectuel, épris d’absolu qui ne savait pas encore que son destin serait de mourir au combat quatre ans plus tard, sous l’uniforme des parachutistes ». Oui, un prof de philo ! qui venait de soutenir en Sorbonne sa maîtrise sur Spinoza.
Cette odyssée, racontée à hauteur d’homme et fondée sur de formidables archives familiales inédites dont maints écrits méconnus de Zirnheld, nous emmène sur ses pas, du Quartier latin à Cyrénaïque, en passant par la Tunisie, le Liban, la Syrie, la Palestine, l’Egypte, Bazzaville … Une enquête qui tient à la fois du roman d’apprentissage, du récits d’aventures, de l’épopée, mais aussi de la quête de sens que le résistant poursuivra à travers le tumulte de la guerre.
A l’âge de l’individualisme exacerbé, combien de nos contemporains réclameraient non pas la tranquillité, le succès ni la santé, mais l’inquiétude, l’insécurité et la tourmente ? Puis le courage. Un mot disparu de notre lexique, remplacé par la notion guimauve de « résilience ». Zirnheld, savait avec Aristote que le courage constitue la première des qualités, celle qui garantit toutes les autres. Un homme vivant, est un homme capable d’engager en lui-même la première des batailles, strictement intérieure. Saint Michel contre le dragon. « Qui Ose Gagne », la fameuse devise du SAS. Dans ce livre, le penseur ne disparaît pas dans le guerrier, il s’y accomplit.
Ces pages nous ramènent au pays des hommes debout, des aventuriers, des anticonformistes et des idéalistes. « Certes ils n’étaient pas tous des anges, nous rappelle Kessel. » Zirnheld non plus. Pas des anges, mais des hommes habités par la fureur de vaincre, la sainte colère des justiciers, le goût du risque et la passion de la liberté.
A l’heure où la guerre fait son grand retour en Europe, cette passionnante enquête, fondée sur des archives inédites, se révèle d’une brulante actualité.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/biographies-temoignages/28526-andre-zirnheld-le-chant-d-un-partisan.html
André Zirnheld, le chant d’un partisan, De Alexandra Laignel-Lavastine, Editions du Cerf, 480 pages, 25 €
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Terres de Mission : Immersion dans la Russie de Poutine
Eglise universelle : Je reviens de Russie
Président de l’agence de voyages culturels et historiques Clio, Christian Marquant, effectue depuis de nombreuses années des séjours réguliers en Russie. Il nous décrit ici ce qu’est la vie quotidienne en Russie loin des propagandes des uns et des autres. Une vie somme toute normale, malgré la guerre en Ukraine et les sanctions internationales, dans un pays de vieille civilisation chrétienne.
Eglise en France : Les mystères du Saint Suaire de Turin
Scénariste d’une bande dessinée intitulée “Les mystères du Saint Suaire de Turin – L’odyssée du Linceul du Christ”, Thomas Oswald revient d’abord sur le périple du linceul : Jérusalem, Edesse, Constantinople, Paris, Lirey, Chambéry, Turin avant de présenter l’état des recherches scientifiques à propos de ce linceul.
Eglise en marche : Odeia : voyages et pèlerinages pour l’année jubilaire
Directrice de l’agence de voyages culturels et de pèlerinages Odeia (de odos : le voyage, la route), Sophie Magerand nous présente le programme des nombreux voyages et pèlerinages proposés dans les mois à venir, en particulier à Rome à l’occasion de l’année jubilaire.
Présentation : “La Servante” en DVD, l’émouvante histoire de la fondatrice, au XIXème siècle en Espagne, des Sœurs de Marie-Immaculée, Vincenta Maria Lopez, au service des femmes fragilisées en ayant quitté leurs campagnes natales.
Nefarious : Un psychiatre rationaliste devant se prononcer, le jour de son exécution, sur la responsabilité d’un tueur en série découvre que celui-ci est, en réalité, possédé par un démon : Nefarious. Captivant !
Le Dernier sacre : exposition du 11 avril -20 juillet
Du 11 avril au 20 juillet 2025, le Mobilier national propose un regard inédit sur Le Dernier Sacre français.
La Galerie des Gobelins plonge le visiteur dans les coulisses des préparatifs de la fastueuse cérémonie du Dernier Sacre français.
Le 16 septembre 1824, le roi Louis XVIII s’éteignait après de longues semaines de maladie. Le sacre de son successeur Charles X a lieu huit mois plus tard, le 29 mai 1825, à Reims : c’est une cérémonie grandiose.
Du 11 avril au 20 juillet 2025, le Mobilier national raconte cet événement dans le cadre d’une exposition riche en couleur et en décors, sous le commissariat général de Stéphane Bern, assisté pour la scénographie de Jacques Garcia : préparatifs, costumes, carrosse, décors, cérémonie, festin, cadeaux diplomatiques, commandes officielles, produits dérivés d’époque… Revivez le dernier sacre comme si vous y étiez !
Informations pratiques
Galerie des Gobelins, 42 avenue des Gobelins, 75013 Paris
Métro : Gobelins (ligne 7), Place d’Italie (lignes 5, 6)
Horaires d’ouverture
- Du mardi au dimanche de 11h à 18h.
- Dernière entrée 17h15.
- Fermé le 1er mai 2025.
- Ouvert le samedi 17 mai 2025 en nocturne de 19h à 23h à l’occasion de la Nuit des musées.
Tarifs
Visite libre sans réservation préalable, paiement sur place.
Plein tarif : 8 euros
Tarif réduit : 7 euros (étudiant et groupes à partir de 20 personnes)
Gratuit pour les enfants de moins de 18 ans, pour les 18-25 ans ressortissants de l’Union européenne, les demandeurs d’emploi.
Louis de Bourbon était à l’inauguration :
C’est un bel hommage qui est rendu à cette période de paix et de prospérité qu’a été la Restauration. Alors que nous commémorons cette année le bicentenaire de ce dernier sacre, il est bon de constater que la mémoire d’un tel évènement se perpétue, pic.twitter.com/zyUdxjzEEJ
— Louis de Bourbon (@Louis_DucAnjou) April 11, 2025
Une présence abondante de sang sur la tunique d’Argenteuil
Le numéro de France catholique est consacré à la tunique d’Argenteuil. À l’occasion de l’Année sainte, la Sainte Tunique de la basilique Saint-Denys d’Argenteuil (Val-d’Oise) sera exceptionnellement exposée au public du 18 avril au 11 mai. À cette occasion, le cardiologue italien Franco Serafini, auteur d’Un cardiologue rencontre Jésus, revient sur les derniers enseignements scientifiques de cette tunique portée par le Christ lors de sa Passion. Extrait :

Le Lavement des pieds au Collège des Frères Mont La Salle : pour le bien de la jeunesse du Liban
Par Antoine Bordier, auteur de la trilogie Arthur, le petit prince
Ah, cette colline qui se situe entre 300 et 350 mètres d’altitude et qui surplombe tout Beyrouth. Il faut y vivre quelques jours pour bien assimiler, comprendre et tenter de rejoindre le doigt de Dieu qui a marqué de sa croix et de ses grâces cette Terre Sainte. Ces 8 et 9 avril au matin, alors que la veille le bruit d’un drone israélien se faisait entendre, le Collège des Frères ouvre grandes les portes de la chapelle pour commémorer la scène du Lavement des pieds du Christ, avant sa Passion. Une foule de jeunes se tient debout dans un silence quasi religieux… Reportage lumineux au cœur de l’Education, de la Foi, de la Francophonie, de la Jeunesse et de l’Espérance !
Les ignorants sont nombreux sur le sujet, moi le premier. La Terre Sainte n’est pas seulement à Bethléem, à Jérusalem ou encore à Nazareth. Elle est, également, en Egypte, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Oui, le Christ, avec ses parents, puis, avec ses premiers disciples et ses apôtres, a foulé de ses pieds ces terres devenues saintes. Il y a vécu ; et, il a enseigné à des milliers de juifs. Un grand nombre se sont convertis. Jésus aimait tout particulièrement se rendre au sud de Beyrouth, dans les cités de Sidon et de Tyr. Il y a fait des miracles et de nombreuses conversions.
Longtemps après, comme si son enseignement ne devait jamais s’éteindre, mais plutôt s’étendre, et parce que la France a une vocation particulière sur le sujet, des centaines d’écoles françaises y ont fleuri au fil des siècles. Les premières écoles ? Elles furent ouvertes pendant les croisades, lorsque les chrétiens d’Occident décidèrent de défendre les chrétiens d’Orient et de sauver les lieux saints en péril, menacés par le sabre des conquêtes musulmanes. Puis, c’est à partir du 16è siècle, que l’école française s’enracina jusqu’à aujourd’hui, en Terra Sancta. Pensez : plusieurs centaines de milliers d’élèves se sont assis sur les bancs de ses établissements !
La première pierre vivante de l’enseignement qui perdure encore ? Elle fut posée par des franciscains en 1550, à Bethléem.
Et, au Liban ?
Il y a 490 ans…
Nous sommes en 1536. Le roi François Ier et Soliman le Magnifique, le sultan ottoman, se rapprochent presque fraternellement. Le second accorde au premier le privilège de commercer librement dans tous les ports ottomans. Cet accord est une première entre un empire chrétien et un empire musulman. En plus, le roi de France devient, après saint Louis, le protecteur officiel et exclusif des chrétiens d’Orient.
Dans cette haute-dynamique qui s’enracine pendant plusieurs siècles, des congrégations catholiques (comme les capucins, les carmes, les dominicains, les jésuites, les lazaristes, les sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, les Filles de la Charité, etc.) sont envoyées au Levant pour construire des églises, fonder des monastères, des écoles et des hôpitaux. C’est, également, dans ce contexte favorable que le pape Grégoire XIII fonde le Collège maronite de Rome en 1585. Des jeunes gens du Mont-Liban s’y rendent l’âme en fête pour acquérir une formation religieuse et intellectuelle. Ils retournent ensuite au pays pour assurer des fonctions au sein du patriarcat et pour fonder des écoles… Oui, la jeunesse est au cœur de leur vocation !
Grâce à cet échange politique, commercial, religieux et culturel, une fenêtre éducative francophone s’ouvre sur le Levant.

Le 29 octobre 1886 et le 10 octobre 1972
Ce jour-là, ce 29 octobre, trois frères des Ecoles lassaliennes (des Ecoles chrétiennes) embarquent à bord d’un bateau à vapeur qui rallie Alexandrie à Tripoli (dans le nord du Liban) en quelques jours. Ils y posent la première pierre des 7 futurs établissements (à ce jour) lassaliens. Le nom du premier collège s’appelle Collège Français de la Sainte Famille.
Plus de 85 ans plus tard, le Collège des Frères Mont La Salle ouvre ses portes, le 10 octobre 1972. Il accueille pour sa première rentrée près de 2000 élèves disséminés entre la 4è et la Terminale.
Ce collège est une véritable institution officielle, selon le décret ministériel libanais n° 4004 du 25 septembre 1972. « C’est un “établissement ouvert” car, tout en s’affichant comme établissement catholique, fidèle à ses origines, il accueille les jeunes de tous les milieux sociaux et de toutes les confessions. La formation qu’il donne veut ouvrir l’esprit des jeunes au respect des grands courants culturels et spirituels. Tout en étant trilingue, son enseignement s’enracine particulièrement dans les cultures arabe et française. L’enseignement du français y est approfondi ; le grand nombre d’élèves qui sont régulièrement admis à continuer leurs études dans les universités francophones en est une preuve éclatante. »
Cet esprit, ces valeurs, cette vocation, s’expliquent par la volonté d’un seul homme : Jean-Baptiste de La Salle.

« Un inventeur génial… »
Difficile de « résumer » la vie d’un tel saint. Surtout lorsque l’on sait que sa sainteté ne s’est pas arrêtée à la porte de sa mort. Elle est encore, aujourd’hui, diffusée. Elle suinte, telle une statue miraculeuse, sur les murs de ses établissements. De ses pierres vivantes, elle exhale, en plus, un parfum qui se répand dans tout le Liban.
Orphelin très tôt, né à Reims le 30 avril 1651, et décédé le 7 avril 1719, alors qu’il est, déjà, chanoine depuis l’âge de 16 ans, Jean-Baptiste de La Salle compte mettre entre parenthèse sa vocation sacerdotale pour s’occuper de ses 6 frères et sœurs.
Oui, c’est bien dans son terreau familial et dans cette épreuve terrible de la perte de ses parents que va naître sa magnifique vocation de saint prêtre-éducateur. Il devient prêtre en 1678 et se passionne pour la jeunesse. D’autant plus que la poussée démographique de ces années-là, en France, entraîne une croissance importante de la pauvreté. C’est pour cela qu’il fonde des écoles gratuites ; puis, sa propre congrégation : les Frères des Ecoles chrétiennes, qui portent, aussi, le nom de « lassaliennes ».
Il est canonisé en 1900. Le pape François dit de lui : « Saint Jean Baptiste de la Salle, est un inventeur génial et créatif dans sa vision pour l’école, dans sa conception de l’enseignement et de la pédagogie ».
Tel un pionnier, il invente une spiritualité et une pédagogie nouvelles. C’est ainsi que l’apprentissage de la lecture se fait dans ses écoles, non sur le latin, mais sur le français ! C’est, d’ailleurs, pour cela qu’il est devenu le saint patron des enseignants et des éducateurs.
Un lavement des pieds à Mont La Salle
Chaque matin, au Collège des Frères Mont La Salle, ils sont plus de 3000, de la petite section à la terminale à gravir la colline francophone pour y recevoir une instruction digne de ce nom. Du centre de Beyrouth, il faut compter 20 mn en temps normal pour rejoindre le site. Une forêt de pins, de cyprès et de chênes, annonce l’arrivée.
A l’entrée, la photo d’un ancien élève attire le regard : celle de Joseph Aoun. Le 9 janvier 2025, il est devenu le 14è Président de la République libanaise (depuis 1943) ! Le président est un ancien élève.
La barrière se lève. Nous entrons dans le haut-lieu – l’un des premiers par son nombre – de l’éducation au Liban francophone. Là, dans la verdure des pins, la dizaine de bâtiments se faufilent. Il y a le bâtiment de la Communauté des Frères, les salles de classe, le gymnase, la grande chapelle, le bâtiment de l’administration et les terrains de sport, le centre équestre, la piscine, etc. Mont La Salle est un observatoire qui domine Beyrouth.
Dans une des allées menant aux classes, 450 élèves de terminale sont en place. Ils sont vêtus d’un uniforme impeccable, bleu azur. Le lendemain, ce seront les collégiens qui se rendront à la grande chapelle.
« Aujourd’hui, nous fêtons le Lavement des pieds du Christ à ses apôtres », indique le nouveau directeur, Gilbert Hallal, qui a succédé il y a un an à Edouard Spanioli.
Dans l’église, au pied du grand autel, la scène est reconstituée : le prêtre maronite représentant le Christ s’est drapé d’un linge et s’agenouille devant chacun des 12 élèves (12 comme les 12 apôtres). « Nous signifions, ainsi, commente le directeur, que nous sommes au service de tous les élèves sans exception. » Sans exception ? Oui, car même Juda est représenté !

Le frère Emile : au service de la Jeunesse
Il est là, avec son expérience et son amour, sa vocation dédiée à la jeunesse. Son talent de pédagogue, sa passion de la musique et des textes, celle des chansons et des poésies.

Le frère Emile Akiki est une pierre vivante qui synthétise l’esprit et les valeurs lassaliennes. Imaginez : à 15 ans, il frappe à la porte du Juvénat, du petit noviciat de Beit-Méry. Sa vocation ? C’est, d’abord, l’histoire d’une rencontre dans son village familial de Kfardebian avec le frère Bernard Rock, Lassalien. La rencontre a lieu à 1700 m d’altitude. Elle va le mener pendant plus de 70 ans du Liban à Bethléem (le noviciat), en passant par Jérusalem (où il est professeur de français et responsable de la petite section au Collège de La Salle, il a alors 25 ans). Puis, il revient au Liban à Tripoli où il est nommé responsable d’une école gratuite. Il y reste 3 ans (entre 1969 et 1972). Les guerres du Liban ne font pas encore rage. Mais les Palestiniens sont, déjà, là… Pendant un an, il fait une parenthèse pour parfaire sa formation en France (entre 1972 et 1973). Puis, il dirige le Collège Sainte-Marie à Beit-Méry. Le frère Emile est un francophone-francophile, qui aime jouer du Mozart à… l’harmonica.
Une sur-vie !
Son parcours est semé d’embûches à partir des Guerres du Liban, où il a failli perdre la vie à 5 reprises. Blessé, il continue son ascension. Premier de cordée, il n’est pas seul. Derrière-lui, toute une jeunesse, tout un peuple… Le serviteur ne veut pas se reposer. Son repos, c’est d’être au service de la jeunesse. Kidnappé deux fois, il en réchappe… grâce à Dieu et grâce à son flegme de montagnard aguerri.
Ensuite, il est nommé pour une mission très délicate dans le village de Zgharta qui a subi de plein fouet les atrocités des guerres. Il y restera 18 ans. Très délicate mission ? Oui, car beaucoup de familles avaient perdu leurs maisons, et des élèves étaient devenus orphelins. Nous sommes, alors, en 1981.
De guerres lasses, les tragédies du Liban se terminent en 1990. 35 ans après, le frère est là, toujours debout, malgré toutes ces épreuves. Il est resté ancré dans la confiance et le service. Il se rappelle de ses anciens élèves tombés sur le champ d’honneur. « C’était très dur. Et, je me souviens même que pendant les funérailles de 6 élèves, ils nous ont tiré dessus… » Ils ? Les Syriens et leurs alliés.
Direction le… désert
Entre 1996 et 2007, il parcourt… la Jordanie. Là, il respire la paix au milieu du désert, et dirige le Collège de La Salle à Amman. Il y rencontre même le roi Hussein et la reine Nour. « Le roi aimait la France. Je me souviens quand il a reçu Jacques Chirac, il m’avait également invité. Une sorte de complicité sur la langue française avait été nouée lors de ces rencontres. » Parmi ses autres souvenirs : celui d’un ambassadeur qui venait à la messe régulièrement. Ses souvenirs remontent à la surface…
Il oublie de raconter que, comme saint Jean-Baptiste de La Salle, il a innové. Notamment, en créant un jardin dans le… désert. « Nous n’avions pas le droit de creuser des puits », explique-t-il en souriant. Comment a-t-il fait ? Mystère. Le frère ressemble à un rocher, celui de la Bible d’où jaillit l’eau.
« A jamais ! »
Le frère Emile a refusé dans les années 2000 de recevoir l’Ordre du Mérite. Finalement, sur l’insistance de l’ambassadeur de France, il l’accepte au nom de l’Institut des Frères des Ecoles.
Aujourd’hui, le frère Emile approchant des 90 ans reste très actif, il est le coordinateur des Frères au Liban. Mélomane et musicien, il est aussi un compositeur. Comme si son âme, éternelle jeunesse, aimait virevolter au-dessus de Mont La Salle où il vit depuis 2007. Il aime fredonner des chants dédiés à la maman, au papa, à la jeunesse, à la famille et aux enfants. Et, c’est pour cela qu’il est rempli d’espérance pour le Liban. Il croit beaucoup en sa jeunesse, qu’il confie tous les jours à la Vierge Marie… en chantant ! Comme le Christ, il est un serviteur infatigable.
Terminons avec la belle apostrophe de saint Jean-Baptiste de La Salle qui résume bien cette vie donnée à la jeunesse du Liban, de la France et du monde entier (les 3116 frères sont présents, aujourd’hui, dans plus de 80 pays, et scolarisent plus de 1 million d’élèves).

« Vive Jésus dans nos cœurs. A jamais ! »
De notre envoyé spécial Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant. Auteur de la trilogie Arthur, le petit prince (d’Arménie, du Liban, d’Egypte).
Contact : [email protected]
Dimanche des Rameaux : Glória, laus, et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Nous entrons maintenant en ce dimanche dans la semaine qui précède Pâques et qui va nous faire revivre directement les douloureux souvenirs de la Passion. C’est la Semaine sainte. En ces jours, aucune fête ne peut supplanter l’office du temps. Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous y introduit. Il est ainsi appelé parce qu’à la Procession qui précède la Messe on porte des palmes et des rameaux bénits.
1- Ce dimanche rappelle et célèbre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem quelques jours avant sa Passion.
C’était un dimanche. Le Divin Maître venait de Béthanie, monté sur un ânon, et entouré de ses disciples. Il s’avançait vers Jérusalem.
La Sainte Église veut que nous renouvelions chaque année le souvenir de ce triomphe de l’Homme-Dieu et qu’en ce jour Jésus soit acclamé par nous comme notre Roi.
2- La liturgie du dimanche des Rameaux est empreinte de joie et de tristesse. Elle exprime d‘un côté la joie à la vue du triomphe du Sauveur figuré par la procession des Rameaux, et, de l’autre, la tristesse à l’émouvant récit de la Passion selon l’Évangile de Saint Matthieu.
Les cérémonies du dimanche des Rameaux constituent comme un drame sacré en trois actes : 1) la bénédiction des Rameaux, 2) la procession, 3) la célébration de la messe pendant laquelle a lieu le chant de la Passion.
Première partie : la bénédiction des rameaux
Les chants de la bénédiction des Rameaux commencent par une petite antienne légère et joyeuse, dont le texte reprend les acclamations des Hébreux saluant l’entrée du Christ à Jérusalem, en citant un verset du psaume 117, psaume que l’on retrouve à Pâques. Ce verset est répété à la messe dans le Sanctus :
Hosánna fílio David benedíctus qui venit in nómine Dómini, Rex ĺsrael, hosánna in excélsis.
Hosanna au fils de David, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d’Israël, hosanna dans les hauteurs.
*****
La cérémonie de la Bénédiction des Rameaux a été considérablement réduite par Pie XII en 1956.
Pendant la distribution des rameaux, on chante deux autres petites antiennes qui reflètent bien la joie recueillie et quelque peu naïve des juifs à l’entrée de Notre Seigneur à Jérusalem.
Púeri Hebræórum, portántes ramos olivárum, obviavérunt Dómino, clamántes et dicéntes : « Hosánna in excélsis ».
Les enfants des Hébreux portant des rameaux d’olivier allèrent à la rencontre du Seigneur en s’écriant : « Hosanna dans les hauteurs ».
Les moines psalmodient les deux premiers versets du psaume, reprennent l’antienne puis les versets 7 et 8.
Deuxième partie : La Procession
La deuxième cérémonie de ce jour est la Procession qui fait suite à la bénédiction solennelle des rameaux.
Elle a pour objet de représenter la marche de Jésus vers Jérusalem et son entrée dans cette ville et c’est afin que rien ne manque à l’imitation du fait raconté dans l’Évangile que les rameaux qui viennent d’être bénits sont portés à la main par tous ceux qui prennent part à la Procession.
Le célébrant accompagné de ses ministres revient au pied de l’autel et, après la révérence convenable, met de l’encens et le bénit. Ensuite le diacre [ou le célébrant] se tournant vers le peuple dit :
Procedámus in pace
Avançons en paix.
Tous répondent :
In nómine Christi
Au nom du Christ. Ainsi soit-il
La Procession commence.
Occúrrunt turbæ cum flóribus et palmis Redemptóri óbviam…
Les foules accourent avec des fleurs et des palmes au-devant du Rédempteur, et rendent au vainqueur dans son triomphe les hommages qui lui conviennent ; les nations acclament le Fils de Dieu et dans les airs leurs voix, à la louange du Christ, disent comme un tonnerre : « Hosanna ».Cum Ángelis et púeris fidéles inveniámur…
Avec les anges et les enfants, ayons assez de foi pour acclamer le vainqueur de la mort : Hosanna au plus haut des cieux !
C’est la 2e antienne qui peut accompagner la Procession.
Le Benedíctus si joyeux de l’Hosanna d’entrée se trouve dans la 3e antienne. Tempérée de gravité et de ferveur respectueuse, elle est tirée d’un manuscrit du Xe siècle:
Coepérunt omnes turbæ descendéntium gaudéntes laudáre Deum voce magna…
Dans sa joie, toute la foule qui descendait (de Jérusalem) se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus.
Ils disaient : « Bénit soit le Roi qui vient au nom du Seigneur !
La paix descend du ciel, gloire au plus haut des cieux !
Au Moyen Âge, la Procession était un hommage solennel à Jésus Roi. On sortait en ville, portant à la main des palmes ; Jésus était représenté dans le cortège soit par la croix, soit par le livre des Évangiles porté solennellement, soit, comme en Angleterre et en Normandie, par le Saint-Sacrement lui-même.
Aujourd’hui, la Procession des rameaux n’est qu’esquissée ; on sort simplement de l’église. En certains pays, on va encore jusqu’au cimetière.
Jusqu’à la réforme de la Semaine sainte sous le Pape Pie XII en 1956, la fin de la procession était marquée par une cérémonie tout à fait symbolique. Que les anciens se souviennent. Que les autres imaginent la scène :
Le cortège revient à la porte de l’église. Les chantres et les enfants de la maîtrise pénètrent seuls dans l’église et on ferme la grande porte derrière eux. Le clergé et les fidèles qui ont pris part à la Procession restent dehors devant la porte fermée. Alors, les chantres, ou de préférence les enfants, entonnent à l’intérieur de l’église une hymne de louange au Christ-Roi, et le clergé et le peuple qui sont au dehors répètent toujours le même refrain d’une belle gravité.
Glória, laus, et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor,
Gloire, louange et honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur,Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium.
Pour qui l’hommage des enfants fit jaillir un pieux Hosanna.
Cette hymne merveilleuse est toujours chantée. Elle est l’œuvre de Théodulphe, évêque d’Orléans au IXe siècle.
La tradition rapporte que vers 821 le roi Louis le Débonnaire assistait à la Procession des Rameaux à Angers. La Procession passa près de la tour où était alors prisonnier l’évêque Théodulphe qui avait encouru la disgrâce du roi. Théodulphe se mit à chanter le Glória Laus dont il était l’auteur.
En entendant ce chant, le roi en fut si touché qu’il fit remettre Théodulphe en liberté.
En voici la traduction :
1) Vous êtes le roi d’Israël, le noble fils de David, ô Roi béni, qui venez au nom du Seigneur.
2) L’armée angélique tout entière, au plus haut des cieux, les hommes mortels et toutes les créatures vous adressent ensemble leurs louanges.
3) Le peuple hébreu vint au-devant de vous avec des palmes ; nous voici avec des prières, des vœux et des cantiques.
4) Vous alliez souffrir lorsqu’il vous offrit le tribut de sa louange ; à vous qui régnez maintenant, nous adressons ces hymnes.
Quand le chant est terminé, le sous-diacre frappe trois fois à la porte de l’église avec le pied de la croix de Procession ; la porte s’ouvre et le cortège entre dans l’église.
*****
Le texte du répons Ingrediénte que l’on chante en rentrant dans l’église est tout à fait analogue à celui des petites antiennes de la bénédiction des rameaux ; il est inspiré de l’Évangile, mais la mélodie est évidemment beaucoup plus ornée, faite de formules que l’on rencontre dans d’autres répons : elle est calme et douce, nous préparant déjà à l’ambiance toute différente de la messe.
Voici la traduction du texte :
Comme le Seigneur entrait dans la cité sainte, les enfants des Hébreux, annonçant par avance la résurrection de celui qui est la vie, tenant des rameaux de palmiers, criaient : Hosanna au plus haut des cieux.
Comme tous les répons celui-ci comporte un verset après lequel est reprise la dernière phrase :
Cumque audísset pópulus quod Jesus veníret Jerosólymam…
Lorsque le peuple apprit que Jésus venait à Jérusalem, ils sortirent au devant de lui.
*****
Troisième partie : la Messe
Après l’entrée triomphale à Jérusalem, toute la messe sera consacrée à cette douloureuse Passion qu’exprime parfaitement le messianique psaume 21 d’où est pris le texte de l’introït :
Dómine, ne longe fácias auxílium tuum a me, ad defensiónem meam áspice.
Seigneur, n’éloignez pas de moi votre secours, veillez à ma défense.Líbera me de ore leónis, et a córnibus unicornuórum humilitátem meam.
Délivrez-moi de la gueule du lion, protégez ma faiblesse des cornes des licornes.
La mélodie commence d’une façon grave et sombre puis elle s’élève progressivement dans la deuxième phrase jusqu’à l’aigu en un cri douloureux sur le mot áspice = veillez, préparé par un grand crescendo. La troisième phrase est plus calme et plus assurée, introduisant une note de confiance qui n’est pas dans le texte. Le verset est bien entendu le premier du psaume 21, celui que Notre Seigneur a récité sur la croix :
Deus, Deus meus, respíce in me, quare me dereliquísti ?
Mon Dieu, mon Dieu, regardez-moi. Pourquoi m’avez-vous abandonné ?Longe a salúte méa verba delictórum meórum.
La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.
Et, comme dimanche dernier, on ne chante pas le Glória Pátri et on reprend aussitôt l’introït.
*****
Le graduel Tenuísti et le Trait du dimanche des Rameaux sont tout à fait exceptionnels par leurs dimensions. Le graduel d’abord est le plus long du répertoire ; de plus sa mélodie est très originale : elle n’est pas faite de formules qui reviennent souvent comme c’est habituellement le cas des graduels. Enfin il est un peu à part dans les chants de cette messe : s’il peut très bien être placé dans la bouche du Christ, il n’exprime aucune souffrance.
Le texte est tiré du psaume 72, qui est précisément une méditation sur la confiance que le juste doit toujours garder dans le Seigneur malgré la tranquillité dont semblent jouir les pécheurs. On trouvera le début de ce psaume dans la deuxième partie du graduel, tandis que la première partie exprime l’abandon à la volonté divine et l’espérance de la résurrection en des termes qui font penser à ceux de l’introït Resurréxi du dimanche de Pâques, pourtant tiré d’un autre psaume :
Tenuísti manum déxteram meam
Vous me tenez par la main droiteIn voluntáte tua deduxísti me
Vous me conduisez selon votre volontéEt cum glória assumpsísti me
Et vous m’élevez dans la gloireQuam bonus Ísrael Deus rectis corde…
Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur droit, et pourtant mes pieds ont failli être ébranlés, mes pas ont failli hésiter, car j’étais jaloux des pécheurs en voyant la paix où se trouvent les pécheurs.
La mélodie est très ornée mais ne comporte pas de grandes vocalises ; elle reste calme et paisible d’un bout à l’autre.
*****
Pour la dernière fois cette année, en ce dernier dimanche du Carême, le graduel est suivi d’un Trait. Nous y retrouvons le psaume 21, le grand psaume prophétique de la Passion d’où était tiré l’introït, et dont il reprend 14 versets sur 34. C’est donc le Christ qui parle.
| 7. Tractus. Ps. 21, 2-9, 18, 19, 22, 24 et 32. | 7. Trait. |
| Deus, Deus meus, réspice in me : quare me dereliquísti ? | Mon Dieu, mon Dieu, tournez vers moi votre regard, pourquoi m’avez-vous abandonné ? |
| V/. Longe a salúte mea verba delictórum meórum. | La voix de mes péchés éloigne de moi le salut. |
| V/. Deus meus, clamábo per diem, nec exáudies : in nocte, et non ad insipiéntiam mihi. | Mon Dieu, je crie pendant le jour et vous ne m’écoutez pas ; la nuit, et je n’obtiens pas de soulagement. |
| V/. Tu autem in sancto hábitas, laus Israël. | Pourtant vous habitez dans votre sanctuaire et vers vous montent les louanges d’Israël. |
| V/. In te speravérunt patres nostri : speravérunt, et liberásti eos. | Nos pères ont espéré en vous et vous les avez délivrés. |
| V/. Ad te clamavérunt, et salvi facti sunt : in te speravérunt, et non sunt confusi. | Ils ont mis en vous leur confiance et ils n’ont pas été trompés. |
| V/. Ego autem sum vermis, et non homo : oppróbrium hóminum et abiéctio plebis. | Mais moi, je suis un ver de terre et non un homme, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple. |
| V/. Omnes, qui vidébant me, aspernabántur me : locúti sunt lábiis et movérunt caput. | Tous ceux qui me voient me méprisent. Ils ouvrent les lèvres et branlent la tête, en disant |
| V/. Sperávit in Dómino, erípiat eum : salvum fáciat eum, quóniam vult eum. | « Il a mis sa confiance dans le Seigneur, qu’il le sauve, puisqu’il l’aime. » |
| V/. Ipsi vero consideravérunt et conspexérunt me : divisérunt sibi vestiménta mea, et super vestem meam misérunt sortem. | Ils m’observent et me regardent. Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique. |
| V/. Líbera me de ore leónis : et a córnibus unicórnium humilitátem meam. | « Seigneur, délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles. » |
| V/. Qui timétis Dóminum, laudáte eum : univérsum semen Iacob, magnificáte eum. | Vous qui craignez le Seigneur, louez-le, vous tous, descendants de Jacob, chantez ses louanges. |
| V/. Annuntiábitur Dómino generátio ventúra : et annuntiábunt cæli iustítiam eius. | On parlera du Seigneur à la génération future. Et les cieux annonceront sa justice. |
| V/. Pópulo, qui nascétur, quem fecit Dóminus. | Au peuple qui naîtra, ils diront ce qu’il a fait. |
La mélodie reprend une des deux formules de psalmodie ornée que l’on trouve dans les Traits, celle du premier dimanche de Carême : calme, douce et très priante, avec de beaux élans vers l’aigu.
*****
L’offertoire Impropérium, un des grands chefs d’œuvre du chant grégorien, est le plus douloureux des chants de cette messe, et peut-être le plus douloureux de tout le répertoire. Le texte est tiré du psaume 68 qui est, comme le psaume 21, un des grands psaumes prophétiques de la passion, annonçant tout spécialement la solitude du Christ et l’abandon de tous ses amis :
Voici la traduction de son texte :
Mon cœur s’est attendu à l’outrage et au malheur ; j’ai espéré quelqu’un qui s’attristât avec moi, mais il n’y a eu personne ; j’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé ; pour nourriture ils m’ont donné du fiel, et pour étancher ma soif ils m’ont abreuvé de vinaigre.
La mélodie exprime parfaitement cette souffrance. Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds : de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement ; Cette mélodie culmine à l’aigu dans la dernière phrase sur le mot síti, la soif, qui éclate comme un cri ; Ce n’est pas seulement la soif physique dont il est question ici, mais la soif d’une réponse généreuse à l’amour infini dont Notre Seigneur a fait preuve en mourant pour nous.
*****
Le texte de l’antienne de Communion qui suit maintenant provient de l’Évangile. Ce ne sont plus les paroles des psaumes que nous mettons dans la bouche du Christ, mais ce sont celles qu’il a lui-même prononcées que nous répétons. Il s’agit ici de la prière qu’il a adressée à son Père, dans son agonie au jardin des Oliviers :
Pater, si non potest hic calix transíre nisi bibam illum ;
Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive ;fiat volúntas tua.
Que votre volonté soit faite.
Cette prière résume en quelques mots les sentiments du Christ dans sa Passion, la souffrance qu’il doit endurer, et sa soumission à la volonté de son Père. Bien que cette antienne soit beaucoup plus courte que le chant de l’offertoire et la mélodie beaucoup plus dépouillée, elle exprime pourtant la même souffrance. Cependant les derniers mots fiat volúntas tua sont plus paisibles et assurés.
Pie VII : le pape qui défia Napoléon
Dans l’émission Les Belles figures de l’Histoire, sur CNews, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite :
Saint Jules et la souffrance des hérétiques
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
« Lorsqu’il y a des accusations contre l’évêque d’Alexandrie et d’autres évêques, il faut avant tout, selon la coutume, nous écrire pour que l’affaire puisse être réglée équitablement ici. »
« Le Concile Vatican II commente : “Ce que les Apôtres ont transmis contient tout ce qui contribue à une conduite sainte du Peuple de Dieu et à l’accroissement de la foi ; ainsi, dans l’Église, la doctrine, la vie et le culte perpétuent et transmettent à chaque génération tout ce qu’elle est elle-même, tout ce qu’elle croit” (Dei Verbum, n. 8). L’Église transmet tout ce qu’elle est et tout ce qu’elle croit, elle le transmet par le culte, par la vie et par la doctrine. Ainsi, la Tradition est l’Évangile vivant, annoncé dans son intégrité par les Apôtres, sur la base de la plénitude de leur expérience unique et non répétable : par leur activité, la foi est transmise aux autres, jusqu’à nous, et jusqu’à la fin du monde. La Tradition est donc l’histoire de l’Esprit qui agit dans l’histoire de l’Église par la médiation des Apôtres et de leurs successeurs, dans une continuité fidèle avec l’expérience des origines. C’est ce que disait saint Clément de Rome à la fin du Ier siècle : “Les Apôtres”, écrivait-il, “nous ont prêché l’Évangile de la part du Seigneur Jésus-Christ ; Jésus-Christ a été envoyé par Dieu. Le Christ vient donc de Dieu, les Apôtres du Christ. L’un et l’autre ont été envoyés selon l’ordre de Dieu… Nos Apôtres ont connu, par Notre Seigneur Jésus-Christ, qu’il y aurait des disputes autour du nom de l’épiscopat. C’est pourquoi, ayant reçu une parfaite connaissance de l’avenir, ils désignèrent les ministres déjà mentionnés et, par la suite, établirent une règle selon laquelle, après leur mort, d’autres hommes éprouvés devaient leur succéder dans leur ministère” (Ad Corinthios, 42, 44 : PG 1, 292, 296). Cette chaîne du service a continué jusqu’à aujourd’hui ; elle continuera jusqu’à la fin du monde. En effet, le mandat que Jésus a confié aux Apôtres a été transmis par eux à leurs successeurs. En allant au-delà de l’expérience du contact personnel avec le Christ, unique et non répétable, les Apôtres ont transmis à leurs successeurs le mandat solennel reçu du Maître d’aller dans le monde. “Apôtre” vient précisément du mot grec apostéllein, qui signifie “envoyer”. Le mandat apostolique — comme le montre le texte de Matthieu (Mt 28, 19s) — implique un service pastoral (“allez donc, de toutes les nations faites des disciples”), liturgique (“baptisez-les”) et prophétique (“enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit”), garanti par la proximité du Seigneur, jusqu’à la fin des temps (“et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde”). Ainsi, même si c’est différemment des Apôtres, nous avons aussi une expérience vraie et personnelle de la présence du Seigneur ressuscité. Par conséquent, à travers le ministère apostolique, c’est le Christ lui-même qui atteint ceux qui sont appelés à la foi. La distance des siècles est surmontée, et le Ressuscité se rend présent pour nous, dans l’Église et dans le monde d’aujourd’hui. C’est notre grande joie. Dans le fleuve vivant de la Tradition, le Christ n’est pas à 2 000 ans de nous, mais il est réellement présent parmi nous et nous donne la Vérité, il nous donne la lumière qui nous fait vivre et trouver le chemin de l’avenir. »
Le collège Notre Dame de l’Aurore a besoin de votre soutien
Reçu d’un lecteur :
Chers lecteurs,
Nous savons combien l’enjeu éducatif pour nos jeunes est grand et le chantier est vaste.
Le collège Notre Dame de l’Aurore a besoin de votre soutien. Proche de Toulouse, indépendant et résolument ancré dans la campagne lauragaise, il a déjà formé 245 jeunes depuis sa fondation en 2018.
Cela n’aurait pas pu se faire sans la générosité des anges gardiens que vous êtes.
Ancré dans l’Espérance, le collège vous remercie pour votre don de carême qui lui permettra de poursuivre sereinement sa mission jusqu’à la rentrée prochaine.
Ensemble, construisons l’avenir !
J-1 avant le 50è anniversaire des Guerres du Liban : deux guerriers… racontent
Par Antoine Bordier, auteur de la trilogie Arthur, le petit prince
Le 13 avril 1975 commençaient les Guerres du Liban. Pourtant, elles n’auraient jamais dû débuter. Effectivement, en 1972, Soleimane Frangié, le Président, tente de désarmer les camps palestiniens. Le grand nettoyage a lieu. Mais, avant qu’il ne soit total, les pays arabes lui donnent l’ordre de retirer l’armée des deux derniers camps qui restent à pacifier. 3 ans plus tard, démarre la première des guerres du Liban : celle des Palestiniens de Yasser Arafat. Fouad Abou Nader et Tony Fata s’engagent encore plus pour défendre et sauver le Liban. 50 ans plus tard, ils racontent… Suite de notre trilogie : Il y a 50 ans, les Guerres du Liban.
Fouad Abou Nader et Tony Fata sont des fidèles. Fidèles de leur foi chrétienne, de leurs engagements et de leur pays si convoité. Ils portent, encore, sur eux des traces indélébiles : celles qui ont marqué leur chair, leur esprit et leur volonté. Ce sont des hommes entiers, racés. Ils n’ont jamais renoncé à sauver et servir leur pays. Les attentats, les complots, les guerres, les influences et les trahisons… ils connaissent. En 50 ans, ils ont relevé tous les défis et ont failli mourir plus de 100 fois.
Aujourd’hui, après avoir combattu pendant des années, ils ont tourné, définitivement, les pages ensanglantées des guerres de 1975, en oeuvrant pour la paix, la réconciliation et la renaissance de leur Etat souverain et indépendant.
Les deux hommes ont presque le même âge : Fouad est né en 1956, Tony en 1957. Le premier est un montagnard, originaire de Baskinta. Il est un premier de cordée. Le second, également, même s’il est né à Tripoli. Sa famille est originaire d’un petit village du Mont-Liban proche de Bikfaya : Beit Chabab.
En 1975, les deux hommes ne se connaissent pas encore. Ils sont étudiants lorsque la guerre éclate.
A 14 ans, ils s’engagent !
Ils n’ont pas attendu le « jour noir » du 13 avril 1975 pour servir leur pays, comme le raconte Fouad.
« Oui, je me suis engagé à 14 ans au sein du parti Kataëb. Mes parents ne le savaient pas. Ils l’ont su 4 ans plus tard, vers l’âge de 18 ans, lorsque la guerre a commencé. Je n’étais pas seul. Des milliers de jeunes s’engageaient. Il y avait un dynamisme, un élan, une ferveur incroyable, dans ce parti politique qui s’occupait de la jeunesse. J’avais envie de défendre l’identité libanaise menacée par l’afflux massif de Palestiniens, dont les chefs voulaient faire du Liban leur nouvelle Palestine. »
C’est le temps de l’effervescence au Liban, où les mots patriotisme et souveraineté du pays s’écrivent en lettres d’or.
Tony, lui aussi, se souvient : « Déjà, en 1969, ils ont bombardé l’aéroport de Beyrouth. » Pour Tony, c’est le bombardement de trop.
« Je me suis, alors, engagé, comme beaucoup de mes concitoyens chrétiens au Kataëb, le parti fondé par Pierre Gemayel. »
Pour bien comprendre leur engagement, il faut reculer un peu dans le temps. Et remonter au mandat français de 1920 à 1943 qui prépare le Liban à devenir indépendant. Ce qui sera effectif le 22 novembre 1943. 7 ans auparavant, en 1936, Pierre Gemayel et des proches ont fondé le parti.
Cette indépendance, les Libanais ne le savent pas encore, sera remise en question trente ans plus tard. Et, la création de l’Etat d’Israël en 1948, n’y est pas étrangère. Le nouvel Etat entre en guerre, dès le lendemain de son indépendance, pour chasser les Palestiniens de leurs terres ancestrales. Chassés « comme des chiens », ils trouvent refuge au Liban, en Jordanie et en Egypte, surtout. Puis, la guerre des Six Jours, de 1967, menée par Israël contre l’Egypte, la Jordanie et la Syrie, suivie de la guerre en Jordanie où les Palestiniens ont essayé de renverser le pouvoir royal (lors du septembre noir de 1970), inondent le Liban de nouveaux réfugiés palestiniens. Ces derniers avaient, dès lors, trois objectifs : vivre, faire du Liban leur base-arrière, et reconquérir leur terre.
« Je ne pensais pas que la guerre allait venir »
C’est ce que déclare Tony, en 2025 :
« Je ne pensais pas que la guerre allait venir. Nous étions des enfants. Nous ne pensions pas à la guerre. Nous nous entraînions au cas-où. Notre armée légale et notre souveraineté étaient bien présentes. Mais, elles se sont révélées trop fragiles, impuissantes. Comme si, en plus, certains pays arabes avaient voulu nous affaiblir, jusqu’au point de non-retour. Jusqu’à notre chute et à notre disparition totale. Je me souviens que tous les après-midis, après l’école (NDLR : qui se termine à 15h30), je me rendais au parti, dans le quartier Aïn el-Remmaneh ».
Pourtant, comme Fouad, en 1973, Tony participe à une première guerre entre l’armée libanaise et les camps palestiniens. « Nous étions chargés de défendre leurs arrières », raconte-t-il. En 1974, au Liban, les jeunes, comme Tony, sont près de 15 000 à s’engager.
Et, Fouad ?
Fouad pressent que la guerre va venir :
« Au Liban, entre l’armée nationale et les fedayins de Yasser Arafat, les clashs se sont multipliés depuis 1970, après les accords secrets du Caire de 1969. Tony a raison, 1973 est comme un premier tocsin qui sonne fort pour le Liban. »
Face à une armée libanaise composée de 10 000 militaires, les fedayins de Yasser Arafat sont 3 à 4 fois plus nombreux. C’est pour cela que l’armée reçoit le renfort des milices chrétiennes.
Premier fait d’armes
Fouad fait partie de la milice des étudiants. Certains sont très jeunes et n’ont pas 18 ans. Avec eux, il est prêt à monter au front. Il est tellement prêt qu’il sait manier la kalachnikov et qu’il a, déjà, son premier fait d’armes.
« A l’été 1974, le 30 juillet, il y a un conflit entre le camp palestinien de Tall Zaatar et nous. Je fais, alors, partie de la milice BJ, les Bejins. C’est l’élite de la milice des étudiants. Quelques mois plus tard, en mars 1975, je me retrouve face à Yasser Arafat, car je me suis fait arrêter par sa propre milice, à Beyrouth. Je me souviens qu’il a appelé le Premier ministre de l’époque, et lui a dit : “ Je t’envoie 3 petits chrétiens.” Et puis, il nous a dit : “ Vous les chrétiens, vous allez apprendre ce que c’est que vivre sous la tente…” »
Le jeune homme, les yeux bandés, a eu la première peur de sa vie. Vivre à la dure ? Il s’y est préparé.
Tony, de son côté, a remarqué une chose : « la multiplication et la position des camps palestiniens a été clef dans le déclenchement de la guerre, car ils entouraient Beyrouth, tel un verrou ». Oui, les camps de Sabra et Chatila, de Dbaych, de Tal el-Zaatar, de Jisr el-Bacha et de la Quarantaine (liste non exhaustive), forment une sorte de ceinture autour de Beyrouth qui s’est urbanisée de façon galopante.
Le 13 avril 1975
Au cours de ces guerres, Fouad, leader dans l’âme, va devenir le chef des Forces Libanaises.
« Les guerres ont commencé le 13 avril 1975. J’ai dit à mes parents : “Je descends combattre.” Les Palestiniens ont tiré le matin sur une église en pleine cérémonie d’inauguration où se trouvait Pierre Gemayel. Puis, un bus palestinien, dans l’après-midi, qui passe dans la rue, est pris en représailles. C’est le début de la guerre. »
Ah, terrible 13 avril 1975 ! Il rappelle un autre 13 avril : celui de 1919 où les colons britanniques massacrent des manifestants indiens… Ce dimanche 13 avril 1975, Tony, lui, est aux premières loges. Il assiste à la tragédie du haut de son balcon, sans pouvoir rien faire ; et, entend les coups de feu avant d’arriver sur le terrain.
« Oui, la guerre est devenue inévitable ce 13 avril 1975. Dans l’après-midi, après l’attentat avorté contre Pierre Gemayel, un bus palestinien, passant par Ain el-Remmaneh et se dirigeant vers le camp palestinien de Tal Al-Zaatar, est sous le feu des miliciens de Kataëb… »
Tony s’en souvient comme s’il revivait la scène. L’adolescent est aux avant-postes.
« J’ai pris les armes, et je me suis rendu à l’église en courant. Je suis arrivé trop tard. Les Palestiniens voulaient assassiner Pierre Gemayel. Ils l’ont loupé. Et, il y a ce bus… Ce jour-là, je fêtais mes 18 ans ! »
Trois jours plus tard, le nombre de morts a été multiplié par 15. Le conflit va durer 15 ans. On évoque même le terme de « guerres sans fin ». Entre 1975 et 1990, 150 000 à 250 000 victimes vont mourir, sans compter les blessés, les disparus et les exilés.

La paix ?
Dans la Bible, dans le Livre d’Isaïe, au chapitre 40, verset 16, il écrit : « Le Liban ne pourrait suffire au feu, ni ses animaux, suffire à l’holocauste. » Le Liban, où ruisselle l’eau, le lait, le miel, les neiges éternelles et le vin de Dionysos, recherche inlassablement la Paix !
Le 11 mai 1997, plus d’un million de Libanais, chrétiens et musulmans, accueillaient dans la ferveur et dans la joie le pape Jean-Paul II qui lançait son appel en faveur de la paix, de la réconciliation et de la souveraineté du Liban.
Les 12 et 13 août 1982, c’était mère Teresa qui s’était rendue au Liban, à Jounieh exactement, sous les bombes !
Quant à Fouad et Tony, ils se retrouvent ce jour avec 5000 personnes, et d’autres leaders comme le Président actuel du parti Kataëb, Samy Gemayel. Il est le petit fils de Pierre Gemayel, le fils d’Amine Gemayel, Président de la République de 1982 à 1988, neveu de Bachir Gemayel, le Président de la République, assassiné le 13 septembre 1982, avant son investiture officielle.
Ce samedi 12 avril 2025, ils commémorent le « dimanche noir » 13 avril 1975.
De notre envoyé spécial Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant. Auteur de la trilogie Arthur, le petit prince (d’Arménie, du Liban, d’Egypte).
URGENT : pour le collège SFJF à Lyon – Aidez-nous à rénover notre toit
AIDEZ-NOUS A RENOVER LE TOIT du collège Saints François et Jacinthe de Fatima à Lyon.
En effet, suite à des fuites récurrentes, il nous faut entreprendre les travaux dès cet été et nous cherchons urgemment 65 000€ pour financer le projet.
Vous pouvez le faire dès maintenant sur le lien suivant: https://www.helloasso.com/associations/association-cours-prive-francois-de-fatima/formulaires/1
Nous comptons sur chaque bonne âme. Même les petits dons sont les bienvenus.
In Christo Rege per Mariam
Benoist DEBAY
Président du collège SFJF
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Un homme se filme en train de détruire une statue de la vierge Marie
Dans la Nièvre, un homme en véhicule s’est arrêté à hauteur d’un calvaire, l’homme s’est approché de la croix où se situait une statue de vierge, a saisi la statue, pour la jeter au sol plus loin.
Un voisin l’a alors interpellé par la fenêtre et la personne a pris la fuite en voiture. Cette personne semblait se filmer.
Une plainte a été déposée par la commune.
Les Pénitents noirs de Toulon : la sanctification des laïcs
Alors que nous nous apprêtons à entrer dans la Semaine Sainte et à suivre Notre Seigneur dans Sa Passion, la Fraternité Saint-Ephrem vous propose une interview d’Alain Vignal, recteur des Pénitents Noirs de Toulon.
En effet, les confréries de pénitents, comme la Fraternité Saint-Ephrem, ont pour but de se sanctifier au quotidien tout en gardant l’état laïc. La fraternité y est vécue pleinement, et la sanctification passe par l’amitié.
Cette interview répond à certaines questions que l’on peut se poser en voyant les pénitents dans le chœur de nos églises méridionales comme lors des processions. Mais elle nous permet aussi d’aller plus loin, par exemple en interrogeant la pratique biritualiste des Pénitents Noirs de Toulon, à une époque où les querelles liturgiques sont monnaie courante. Ou encore, de nous émerveiller de la complémentarité des états de vie au sein de la confrérie pénitente, alors que les interrogations sur le rôle et la place des laïcs dans l’Église sont plus que jamais d’actualité.
L’interview d’Alain Vignal par les pénitents sera aussi, on l’espère, une vitrine pour les jeunes catholiques qui souhaitent découvrir les confréries de pénitents. Et peut-être, qui sait, suscitera-t-elle des vocations pénitentes dans la ville de Toulon… ou ailleurs en France !
https://www.youtube.com/watch?v=6JCDbt-MPts
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43ème pèlerinage de Chartres : 3 anniversaires et une Année Sainte pour qu’Il règne
Communiqué de Notre-Dame de Chrétienté :
Comme chaque année, Notre-Dame de Chrétienté ouvrira en la fête des Rameaux les inscriptions à son 43ème Pèlerinage de Pentecôte. Pour répondre à l’affluence croissante de ces dernières années, l’association a mis en place de nouveaux lieux de bivouac et restructuré la colonne pour optimiser les parcours, les flux et la sécurité des pèlerins marcheurs et des bénévoles de l’organisation.
Cette année, le pèlerinage aura pour thème Pour qu’Il règne sur la terre comme au ciel à l’occasion du centenaire de l’encyclique du pape Pie XI sur la Royauté universelle de Jésus-Christ. En 1925, le Saint Père a institué la célébration liturgique de la fête du Christ-Roi et proposé la Paix du Christ par le Règne du Christ. Dans notre société marquée par le triomphe de l’individualisme sur le respect de la loi naturelle et pétrie d’une interprétation réductrice de la laïcité, il est nécessaire et salutaire d’approfondir le magistère qui engage chaque fidèle à s’investir au quotidien pour que notre vie terrestre devienne « l’image et le commencement et le corps et l’essai de la cité de Dieu » (Charles Péguy). Loin de tout engagement partisan, Notre-Dame de Chrétienté invite ses pèlerins à méditer sur leur pèlerinage de la terre vers le ciel porté par les principes et les vertus de la chrétienté. Qu’ils trouvent pendant trois jours les grâces pour faire rayonner la souveraineté du Christ dans leur vie personnelle, familiale, professionnelle et associative.
Unis par le Credo institué par le Concile de Nicée dont nous fêtons le 17 ème centenaire, les pèlerins passeront en cette année jubilaire la Porte Sainte de la Cathédrale de Chartres qui célèbre son millénaire. Puis, au début de la messe, ils s’uniront à la prière de consécration de Notre-Dame de Chrétienté au Sacré Coeur de Jésus qui sera prononcée en ce 350 ème anniversaire des apparitions de Paray-le-Monial.
Notre-Dame de Chrétienté remercie tout particulièrement
- Mgr Chauvet, représentant de Mgr Ulrich, du mot d’accueil qu’il adressera aux pèlerins au début de la Messe d’envoi le samedi 7 juin 2025 à St Sulpice,
- Mgr Schneider de venir du Kazakhstan pour célébrer la messe du dimanche de Pentecôte,
- Mgr Christory de son accueil pour la célébration de la Messe de clôture le lundi 9 juin dans la Cathédrale de Chartres et de l’homélie qu’il donnera aux pèlerins.
Nous remercions aussi M. le Maire de Chartres pour tous les moyens déployés afin que sa ville, dont le nombre d’habitants est démultiplié le temps d’une journée, accueille notre ferveur dans la paix.
Que tous soient assurés des prières des pèlerins marchant vers Chartres et des pèlerins anges gardiens qui prient chez eux à leurs intentions.
L’Ordre des pharmaciens et les syndicats de pharmaciens… refusent une clause de conscience sur l’euthanasie
Les pharmaciens n’ont déjà pas le droit de refuser de vendre la pilule abortive.
Cette fois l’Ordre des pharmaciens s’oppose au “Serment de Galien” (serment ou “jurande” des Apothicaires), l’équivalent du serment d’Hippocrate. Ce serment impose :
“de ne donner jamais à boire aucune sorte de poison à personne et ne conseiller jamais à aucun d’en donner, non pas même à ses plus grands ennemis.”
En juin dernier, le Professeur Gilles Aulagner, président des Entretiens de Galien et président honoraire de l’Académie nationale de Pharmacie, s’est opposé à la loi sur l’euthanasie, en invoquant le Serment de Galien, la jurande des Apothicaires.
La proposition de loi sur la fin de vie, aujourd’hui scindée en deux textes (l’un sur les soins palliatifs, l’autre sur la fin de vie) a fait son retour cette semaine à l’Assemblée nationale. La question de la clause de conscience a de nouveau été mise sur la table par certains pharmaciens, notamment hospitaliers. Un point sur lequel les syndicats de la profession et le Conseil national de l’Ordre ont tranché.
Un pharmacien pourra-t-il faire valoir sa clause de conscience s’il ne souhaite pas être impliqué dans la préparation ou la délivrance du médicament ou de la substance létale, qui sera administré à un patient pouvant bénéficier d’une aide active à mourir, dans les conditions qui seront prévues par la future loi ?
Auditionné en mars par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a abordé cette problématique le 11 avril lors d’un point hebdomadaire, rappelant premièrement que son syndicat avait pris position en faveur du texte.
« Les pharmaciens se sont engagés à délivrer le produit. Pour l’instant, ce dernier n’est pas qualifié. On ne sait pas si cela sera une substance létale ou un médicament. On ne connaît pas encore son statut, préparation hospitalière ou substance produite industriellement. Tout cela, c’est le texte de loi qui le déterminera. Le monopole des pharmaciens et le fait que cette substance sera donnée à un autre professionnel font que nous ne solliciterons pas de clause de conscience sur ce sujet. L’ensemble du réseau sera donc engagé, notre monopole et notre éthique professionnelle l’exigent. Cette position, c’est celle du Conseil national de l’Ordre et des deux syndicats professionnels ».
Lors de son audition devant les députés de la commission spéciale le 22 avril 2024, Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), s’était déjà montrée ferme sur le sujet :
« Le pharmacien se doit de respecter la volonté exprimée par le patient et ne peut être un frein ou un obstacle à la volonté du patient et à la bonne exécution de la loi. Chaque pharmacien peut avoir une opinion personnelle, une conscience sur cette question, fondée sur des motifs d’ordre philosophique, moral, religieux ou autre (…) mais en entrant dans la profession, le pharmacien accepte et intègre la dimension collective de sa fonction et en assume les responsabilités et les conséquences. La dimension collective prime pour l’Ordre ».
Une mortalité infantile en augmentation est le signe d’une société en déclin
Dans les années 1970, le démographe Emmanuel Todd prophétisait la fin de l’URSS en raison de la hausse de la mortalité infantile.
Le taux de mortalité infantile en France continue d’augmenter, avec 2700 enfants de moins d’un an décédés en 2024
- Le taux de mortalité infantile en France a augmenté, passant de 3,5 pour 1.000 en 2011 à 4,1 pour 1.000 en 2024, ce qui signifie selon l’Insee qu’« un enfant sur 250 meurt avant son premier anniversaire ».
- Plusieurs facteurs expliquent ce taux, notamment le sexe (les garçons étant plus à risque), les naissances multiples, l’âge et la catégorie socioprofessionnelle de la mère, ainsi que le lieu de naissance (DOM vs métropole).
- Face à cette tendance inquiétante, la ministre de la Santé Catherine Vautrin souhaite « créer un registre national de la mortalité infantile » pour mieux comprendre les causes de cette augmentation.
Et c’est sans parler de l’avortement. Mais, à l’heure des débats sur l’euthanasie, cette hausse indique qu’une société ne peut pas avoir en même temps une politique de mort et une politique de vie.
Depuis 2015, le taux de mortalité infantile en France est supérieur à la moyenne de l’Union européenne : en 2023, il a atteint 3,3 pour mille en moyenne dans l’UE, contre 4 pour mille en France, selon l’Insee. En 2022, la France se classait au 23e rang sur les 27 Etats de l’Union européenne en matière de mortalité infantile, selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) publiée en mars.
Pélerinage de Chartres et dynamisme du monde traditionnel
Conférence de Jean de Tauriers donnée en conclusion des 3e Assises de la Tradition organisées par Renaissance Catholique :
L’ouverture des inscriptions au pèlerinage de Chartres débute le dimanche des Rameaux.
Seigneur, écoute notre prière : Attende Domine (Domenico Bartolucci)
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
« Vénérables Frères et Très Chers Fils ! Nous proclamons devant vous, certes en tremblant un peu d’émotion, mais en même temps avec une humble résolution, le nom et le projet de la double célébration : d’un Synode diocésain pour la Ville de Rome, et d’un Concile œcuménique pour l’Église universelle. »
« Mgr Capovilla me transmettait les désirs du pape Roncalli, et je composais des messes, des offertoire et des motets pour les liturgies qu’il présidait. J’écrivais en continu, même pour des occasions particulières : je me souviens du Tu es Petrus pour le couronnement du pape Jean, de l’Attende Domine, lorsque, en 1959, le même Pontife annonça la convocation du Concile, et de la Missa pro defunctis pour les funérailles tant de Pie XII que de Jean XXIII. »
« Vers toi, Seigneur, qui nous as rachetés,nous élevons nos yeux en pleurant ;écoute, ô Christ, notre humble plainte.Fils de Dieu, chef de l’Église,tu es le chemin, tu es la porte du ciel ;avec ton sang, purifie nos cœurs.Tu es grandeur, amour absolu ;nous sommes poussière que tu as façonnée :recrée en nous ton image.Nous confessons notre infidélité,mais notre cœur s’ouvre sincèrement à toi ;toi, Rédempteur, regarde-le et pardonne.Tu t’es revêtu de notre péché,tu t’es offert comme Agneau pur :tu nous as rachetés, ne nous abandonne pas, ô Christ. »
« Le chant grégorien a toujours été considéré comme le modèle suprême de la musique sacrée, et l’on peut établir la règle générale suivante : plus une composition pour l’église s’approche, dans son mouvement, son inspiration et sa saveur, du chant grégorien, plus elle est sacrée et liturgique ; plus elle s’en éloigne, moins elle est digne du temple. Il faut donc largement rétablir l’ancien chant grégorien traditionnel dans les fonctions du culte, avec la conviction ferme que la solennité d’une cérémonie ecclésiastique n’en pâtit en rien lorsqu’elle n’est accompagnée que de ce seul chant. Il faut notamment s’employer à rendre au peuple l’usage du chant grégorien, afin que les fidèles prennent à nouveau une part plus active à l’office ecclésiastique, comme il était d’usage dans l’antiquité. »
Messe interdite pour le pèlerinage Via Lucis à Lyon
Depuis quelques mois, un groupe de laïcs travaillait à l’organisation d’un Pèlerinage régional de Chrétienté en région lyonnaise : Via Lucis, à la manière de ceux organisés en Bretagne ou en Provence. Ce pèlerinage devait partir de Vienne pour rallier Lyon, au mois d’octobre.
Les organisateurs ont rencontré de l’archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay, qui a refusé la célébration de la messe traditionnelle, dans le rite lyonnais (celle du saint curé d’Ars).
Dans une lettre aux bénévoles, les organisateurs annoncent renoncer à l’édition 2025 de ce pèlerinage :

« Quand une société cesse de croire à la vie éternelle, elle commence à trahir les vivants. »
L’équipe d’Academia Christiana a récemment publié un entretien de fond avec Jean-Frédéric Poisson, ancien député, philosophe, président du Parti Chrétien-Démocrate, consacré à un enjeu moral et politique majeur : l’euthanasie.
Thèmes abordés :
- Quelle différence entre euthanasie, suicide assisté et sédation terminale ?
- Pourquoi le « libre choix » est-il un piège dans une société déréligiosée ?
- Les soins palliatifs sont-ils vraiment une alternative crédible ?
- La légalisation de l’euthanasie est-elle inévitable ?
- Quelle espérance transmettre dans une civilisation qui ne croit plus en l’au-delà ?
Entre islam et islamisme, une différence de degré et non de nature
De Rémi Brague dans L’Incorrect du mois de janvier :

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