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Australie : un orateur catholique tient un discours pro-vie et pro-famille lors de la remise de son diplôme

Le 21 octobre, des centaines d’étudiants de l’Université catholique australienne (ACU) ont quitté la cérémonie de remise des diplômes après que M. de Bruyn, ancien président national du syndicat Shop, Distributive and Allied Employees’ Association (SDA) et un ancien membre exécutif du Parti travailliste australien, eut condamné l’avortement, le « mariage » homosexuel et la fécondation in vitro dans le discours qu’il a prononcé après s’être vu décerner un doctorat honorifique à l’ACU.

« Aujourd’hui, plus de 80 000 enfants à naître sont tués chaque année par avortement en Australie ». « Dans le monde, ce chiffre est estimé à 42 millions par an ». « L’avortement est le plus grand tueur d’êtres humains dans le monde, plus que le bilan humain de la Seconde Guerre mondiale. C’est une tragédie à laquelle il faut mettre fin ».

M. de Bruyn a ensuite proclamé l’enseignement biblique selon lequel le mariage est l’affaire d’un homme et d’une femme :

« Le mariage entre un homme et une femme a été institué par Dieu à l’origine de l’humanité, dans le jardin d’Eden, comme le raconte le livre de la Genèse dans la Bible ». « Depuis lors, toutes les sociétés de la Terre, à toutes les époques, ont reconnu le mariage comme étant l’union d’un homme et d’une femme ».

M. de Bruyn a également condamné la pratique de la fécondation in vitro (FIV), qui détruit les embryons, car elle « met délibérément au monde des enfants dans un environnement » dépourvu de père.

Alors que M. de Bruyn prononçait encore son discours, Charlie Panteli, diplômé de l’ACU, s’est levé et a fait signe à ses camarades de classe de le suivre alors qu’il quittait la cérémonie.

À la suite de quoi, l’ACU, une institution soit-disant catholique mais dissidente, a proposé de rembourser les participants et d’offrir des conseils suite au discours de M. de Bruyn.

Malgré les réactions brutales, M. de Bruyn a maintenu son discours, expliquant qu’il le jugeait approprié pour une université catholique.

« J’ai été invité par l’université à prononcer un discours de remise de diplômes en ma qualité de laïc catholique venant à l’université catholique d’Australie pour recevoir un prix, un honneur, pour les services rendus à l’Église catholique, et il était donc plus approprié pour moi de traiter de questions catholiques ».

M. De Bruyn a révélé que l’ACU lui avait demandé d’apporter quelques modifications à son discours, avant qu’il ne le prononce.

« J’y ai réfléchi et je me suis dit qu’ils m’avaient demandé de prononcer un discours et que je n’allais donc pas être censuré par eux quant à ce que je peux ou ne peux pas dire ». « Je voudrais juste vous rappeler, à vous et à vos auditeurs, que lorsque Mère Teresa, qui a passé sa vie à aider les plus pauvres des pauvres à Calcutta, a reçu son prix Nobel, elle a parlé de l’avortement ».

L’administration Biden donne aux écoles de Chicago près d’un million de dollars pour des programmes sur les LGBT et le climat

Alors que les enfants échouent en maths et en lecture

82 % des élèves des écoles publiques de Chicago ne maîtrisent pas les mathématiques, 74 % ne maîtrisent pas la lecture et environ 40 % sont chroniquement absents, dans un district qui accuse un déficit budgétaire d’un demi-milliard de dollars. Mais le district a reçu près d’un million de dollars du gouvernement fédéral pour ses programmes « LGBTQ+ » et climatiques.

Les écoles publiques de Chicago ont reçu en août 400 000 dollars du ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS) pour le financement de la « santé » des étudiants LGBTQ+ et plus de 497 000 dollars pour un programme « d’équité en matière de santé mentale » axé sur « la reconnaissance, la prévention, la réponse et la transformation des incidents de préjugés et de discrimination ». Elles ont également reçu 75 000 dollars du ministère américain du commerce (DOC) pour former des étudiants à la recherche de « solutions scientifiques qui renforcent la résilience aux conditions météorologiques extrêmes et au changement climatique ».

L’endoctrinement des enfants avec des idéologies sexuelles radicales et d’autres programmes de gauche est depuis longtemps une préoccupation majeure dans les écoles publiques américaines, qu’il s’agisse des bibliothèques, de la politique en matière de sport et de toilettes, des événements, du matériel scolaire ou même de la « transition » d’enfants en difficulté sans que les parents en soient informés ou y consentent. De nombreuses écoles ont également fait preuve d’hostilité à l’égard des droits et de l’emploi des enseignants qui refusent de se plier à de tels programmes.

Ces dernières années, ces tendances ont provoqué une réaction brutale avec l’élection de républicains tels que Glenn Youngkin en Virginie et Ron DeSantis en Floride. Plus de 30 États ont introduit des lois éliminant les programmes de diversité dans l’éducation, dans le cadre d’une campagne plus large contre ce que l’on appelle l’« idéologie woke ».

Erdogan: le néo-sultan ottoman contre les chrétiens de Turquie

De l’ECLJ :

Sur la scène internationale, le président turc Recep Tayyip Erdogan impose sa vision impérialiste panturquiste et s’érige en leader du monde sunnite, pendant que l’Europe, infiltrée par les Frères musulmans, laisse faire. Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) rappelle aussi la persécution systémique des chrétiens de Turquie, au nom du nationalisme turco-islamique, et la dénonce dans sa contribution à l’Examen périodique universel d’octobre 2024 pour la Turquie au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

À l’étranger, les Turcs se soucient moins de la terrible inflation en Turquie que de la défense de leur identité nationale et religieuse. Le président turc Recep Tayyip Erdogan sait s’en faire le champion, critiquant régulièrement «l’islamophobie» qui serait répandue en Europe, avec des déclarations comme «l’Europe, où vivent aujourd’hui 35 millions de musulmans, dont 6 millions de Turcs, se transforme de plus en plus en une prison à ciel ouvert pour nos frères et sœurs». À l’étranger, Erdogan défend même, bien que cyniquement, les chrétiens, réagissant avant le pape François pour faire savoir son indignation à la suite de l’obscène cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques à Paris.

Le rêve néo-ottoman d’Erdogan de rétablir l’Empire et le califat

La totalité des expatriés turcs dépasse les 6,7 millions, et 5,7 millions d’entre eux vivent dans les pays d’Europe occidentale. L’Allemagne en particulier,  regroupe 2,9 millions de personnes d’origine turque, dont 1,5 million possèdent la nationalité turque. C’est la diaspora qui fournit les électeurs d’Erdogan. À l’élection présidentielle turque de mai 2023, sur les plus de 700 000 votes exprimés en Allemagne, les deux-tiers sont allés au leader du Parti de la justice et du développement (AKP). Les Turcs sont maintenant partout chez eux: à partir de cette rentrée 2024, les écoliers turcs ne disent plus «Asie centrale» mais «Turkistan», c’est-à-dire le «pays des Turcs».

Erdogan concrétise toujours un peu plus son rêve néo-ottoman de rétablir l’Empire et le califat, s’assumant en chef aussi bien politique que religieux. Dans la course au leadership du monde sunnite, il soutient les Frères musulmans, considérés comme une organisation terroriste par l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Syrie, la Russie, et les Émirats arabes unis, mais bienvenus en Europe. Le 12 octobre 2024 à Hambourg, plus de 2 000 musulmans ont manifesté pour prôner l’instauration d’un califat et l’imposition de la charia, répondant à l’appel de l’organisation islamiste allemande Muslim Interaktiv, proche des Frères musulmans. L’Arménie, qui empêche la continuité territoriale entre la Turquie et l’Azerbaïdjan, est menacée de disparition après le nettoyage ethnique des 120 000 Arméniens du Haut-Karabakh en septembre 2023.

Les chrétiens de Turquie victimes du nationalisme turco-islamique

En Turquie, le fort sentiment de nationalisme religieux, associé à l’accent mis par le gouvernement sur les valeurs islamiques, exerce une pression considérable sur les minorités religieuses. Les chrétiens, en particulier, sont perçus négativement et sont considérés comme porteurs de l’influence occidentale. En 2023, les chrétiens étaient le groupe minoritaire religieux le plus persécuté, avec un total de vingt-deux attaques violentes contre les chrétiens documentées. Le Centre européen pour le droit et la justice a dénoncé cette persécution des chrétiens dans sa dernière contribution à l’Examen périodique universel de la Turquie au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

La persécution de l’Église grecque-orthodoxe est la plus emblématique. Elle varie en fonction de l’état des relations entre la Turquie et la Grèce. Les fondations grecques-orthodoxes sont régulièrement expropriées, sous le prétexte fallacieux qu’elles sont «désaffectées» et doivent donc être gérées par la Direction générale des fondations, qui dépend directement du ministère de la Culture et du Tourisme turc. Le séminaire de Halki, fermé en 1971, n’a toujours pas été réouvert. Ni la personnalité juridique ni le caractère œcuménique du patriarcat œcuménique de Constantinople ne sont reconnus. L’ECLJ fera part de ses observations dans l’affaire Mavrakis, en cours à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Cette affaire concerne des ecclésiastiques auxquels la Turquie interdit de devenir membres du conseil d’administration de fondations grecques-orthodoxes.

Par ailleurs, le gouvernement turc utilise le Code pénal pour cibler le clergé religieux et les accuser faussement de travailler à saper sa souveraineté. Cela se vérifie particulièrement dans la région du sud-est de la Turquie, où les communautés chrétiennes arméniennes et syriaques sont prises dans les combats entre l’armée turque et les groupes de résistance kurde. Par exemple, le 9 janvier 2020, la branche antiterroriste a arrêté trois chrétiens syriaques dont un prêtre, qui n’ont pu être contactées par personne et ont été privées d’accès à un avocat. Le Père Sefer Bileçen a été accusé d’avoir fourni de la nourriture et de l’eau à des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), que la Turquie considère comme une organisation terroriste. Malgré son explication, selon laquelle, conformément à sa foi chrétienne, il aide toute personne dans le besoin sans discrimination, il a été condamné le 7 avril 2021 à deux ans et un mois de prison.

L’expulsion des chrétiens étrangers pour «menace pour la sécurité nationale»

Une autre forme de persécution des chrétiens en Turquie se manifeste par l’expulsion des missionnaires chrétiens, par l’application du code N-82, sous prétexte qu’ils constitueraient une menace pour la sécurité nationale de la Turquie. Les protestants turcs souffrent également de cette mesure puisqu’ils se retrouvent privés de formateurs et de professeurs. Selon l’Association des Églises Protestantes, 115 chrétiens étrangers ont été interdits d’accès ou de rester sur le territoire turc entre 2019 et 2023, mais en incluant les conjoints et les enfants qui ont dû suivre pour ne pas séparer la famille, le total des chrétiens affectés est porté à 250. À ceux-là, s’ajoutent dorénavant neuf autres chrétiens étrangers, dont l’expulsion a été validée conjointement par la Cour constitutionnelle turque le 7 juin 2024, alors qu’ils résidaient légalement en Turquie.

Le fait de juger conjointement et non individuellement ces neuf cas indique que les faits et le droit en question sont très similaires dans chaque affaire. Cela suggère la mise en place d’un système gouvernemental visant à interdire les religieux étrangers dans le pays. Ces chrétiens peuvent maintenant porter l’affaire à la CEDH, à l’instar de Kenneth Wiest, un Américain protestant résidant légalement depuis plus de trente ans en Turquie, et soudainement privé d’y retourner après un voyage en juin 2019. Dans l’affaire Wiest, l’ECLJ fera également part de ses observations à la CEDH. L’expulsion de chrétiens étrangers concerne aussi des dizaines de convertis iraniens réfugiés, qui, quant à eux, risquent la mort dans leur pays à cause de leur apostasie de l’islam.

Les chrétiens en Turquie, qu’ils soient citoyens turcs ou étrangers, qu’ils soient catholiques, orthodoxes, ou protestants évangéliques, font face à diverses formes de persécution et de discrimination, dans un climat de montée du nationalisme turc et de l’islam politique portés par les médias pro-gouvernementaux et les discours d’Erdogan. Leur situation est marquée par un mélange de restrictions administratives, de pression sociale, de harcèlement ou de violence directe. Les Turcs convertis au christianisme sont particulièrement vulnérables, car ils sont perçus comme ayant «trahi» l’identité musulmane turque. Les autorités surveillent étroitement les activités des églises, lorsqu’elles ne les ferment pas tout simplement, et privent de formation les leaders des communautés. Dans ce contexte dramatique, le Centre européen pour le droit et la justice continue de soutenir les chrétiens turcs et les chrétiens étrangers en Turquie, auprès des instances onusiennes mais également au Conseil de l’Europe et à la Cour européenne des droits de l’homme.

Mel Gibson prépare une nouvelle série sur la victoire des chrétiens contre les Ottomans

L’acteur et producteur hollywoodien Mel Gibson a déclaré à LifeSite qu’il préparait une série télévisée sur le siège de Malte en 1565. Ce siège a conduit à la bataille décisive de Lépante (1571), par laquelle la chrétienté a repoussé la conquête musulmane des terres chrétiennes.

Mel Gibson a expliqué que lui et son équipe ont « écrit 3 heures d’une série intitulée Siège » et que cette série « traite de manière divertissante et éducative du siège de Malte ». Mel Gibson a ajouté que le projet n’en était qu’à ses débuts, mais qu’il avait déjà repéré des lieux de tournage.

En septembre, Mel Gibson et 10 membres de l’équipe se sont rendus à Malte pendant 5 jours et ont rencontré le Premier ministre, avec qui ils ont discuté de leur projet et des lieux de production possibles.

Décrivant cette bataille, il a expliqué que « c’est là que ça s’est passé, dans ces forteresses où 700 chevaliers ont défendu Malte contre un assaut des Turcs ; et Suleiman a envoyé 40 000 hommes et navires et, wow, les chevaliers ont gagné. C’est assez fou ».

LifeSite a contacté un prêtre d’origine maltaise, le père Zacharias Portelli, et lui a demandé d’écrire l’histoire du Grand Siège. Dans son récit. Portelli montre à quel point ces chevaliers étaient fidèles, allant au combat avec la certitude qu’il les mènerait à la mort. Le prêtre explique que beaucoup de ces chevaliers étaient des hommes profondément dévoués, prêts à verser leur sang pour la foi. Même les ornements de leurs cuirasses et de leurs épées exprimaient leur foi.

Pour illustrer la fidélité de certains de ces chevaliers, le père Portelli raconte que l’un d’entre eux, Fra’ Roberto, « allait visiter de nombreux postes pendant le siège, le crucifix dans une main et l’épée dans l’autre, prêchant et exhortant tout le monde à combattre pour la foi de Jésus-Christ et à bien mourir ».

Comment 700 chevaliers, avec quelques soldats espagnols, ont-ils gagné ce siège contre un ennemi écrasant, en tenant les forteresses de l’île face à l’assaut ? Portelli commente : Le fait que les forces chrétiennes étaient en infériorité numérique soulève la question suivante :

« Comment ont-elles été victorieuses ? La défense de l’île ne se résume pas à d’épais bastions et forteresses de pierre, ni à la poudre et à l’épée. Tous ces éléments ont eu un impact considérable, mais rien n’a été plus efficace que le zèle pour la foi dans le cœur de chaque personne qui a combattu ».

En 1565, les Chevaliers de Saint-Jean ont résisté à un siège de quatre mois à Malte par le sultan Suleiman. En 1522, ce même sultan les avait chassés de leur île de Rhodes, leur permettant de se retirer avec les honneurs de la guerre. Pourtant, au cours des 43 années suivantes, les chevaliers, établis dans leur nouvelle forteresse de Malte, se sont révélés être une telle épine dans le pied de l’empire de Soliman que celui-ci a jugé nécessaire d’envoyer une immense armée pour en finir une fois pour toutes avec eux.

Mediatransports assure la publicité du livre de Jordan Bardella

C’est ce qu’on appelle l’effet Streisand, phénomène médiatique qui se produit lorsqu’en voulant empêcher la divulgation d’une information, le résultat inverse survient, à savoir que le fait devient notoire.

Ainsi, en voulant censurer la publicité du livre du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, intitulé Ce que je cherche, Mediatransports, l’entreprise qui gère les panneaux publicitaires dans les gares SNCF et le métro parisien, vient d’assurer une belle campagne médiatique

Jordan Bardella a exprimé sa « profonde indignation » et a demandé à la SNCF – qui détient Mediatransports avec la RATP – « de revenir sur cet acte de censure inadmissible, qui met à mal son devoir de neutralité ». Le président du RN a menacé d’engager « des recours par voie légale ». La campagne prévoyait un peu plus de 500 affichages dans plusieurs gares en France.

La sortie du livre est prévue le 9 novembre.

Une église profanée à Vire (14)

Le tabernacle de l’église de Vire (Calvados) a été fracturé dimanche 27 octobre. Plusieurs objets, dont des hosties et ciboires, ont été volés. Face à cette profanation, l’évêque de Bayeux et Lisieux témoigne de son indignation dans un communiqué :

Ce dimanche 27 octobre, nous avons appris que le tabernacle de l’église Notre-Dame de Vire a été fracturé et que les hosties consacrées ont été dérobées ainsi que les ciboires. Il s’agit d’une profanation. L’eucharistie est le trésor qui nous rassemble chaque dimanche, elle est l’expression la plus précieuse de l’amour de Dieu. Nous sommes blessés par un tel acte.

Par ce communiqué j’exprime mon indignation et ma colère. J’apporte aussi tout mon soutien à la communauté paroissiale de Sainte Anne du Bocage Virois.

Nous prions pour les auteurs de ce sacrilège qui, sans doute, ne mesurent pas la gravité de ce qu’ils ont commis. La gendarmerie mène son enquête.

Le climat social dans lequel nous évoluons nous donne hélas de constater une violence qui s’amplifie envers les personnes et les biens. La profanation d’une église participe de ce climat, elle nous affecte. Notre indignation présente ne nous fait pas oublier tous ces lieux où des hommes, des femmes, des enfants sont humiliés à travers le monde.

Nous ne devons jamais répondre à la violence par la violence, nous y répondons par la prière.

Une messe de réparation sera célébrée demain, mardi, à 16h00 en l’église Notre-Dame.

À quelques jours de célébrer la fête de la Toussaint, je nous invite tous à méditer l’évangile des béatitudes : Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

Nous demandons au Seigneur qu’il fasse de nous des instruments de sa paix.

+ Jacques HABERT
Évêque de Bayeux et Lisieux

La gendarmerie mène une enquête.

Diplomatie du Vatican : pour la paix entre les peuples

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Représenté par le pape, à la fois chef spirituel et temporel, l’Etat atypique du Vatican mène une mission de paix dans le monde et de promotion de la liberté religieuse.

Le 9 décembre 2023 s’est tenu le colloque sur la diplomatie pontificale aux époques modernes et contemporaines. Le père Landry Védrenne (MEP), co-organisateur du colloque nous explique les enjeux diplomatiques de la papauté aujourd’hui.

Enceinte avant le mariage, il lui dit: “tu avortes ou je te quitte”

La pression pour forcer les femmes à avorter est une réalité dont se moquent bien les promoteurs de l’avortement :

L’intransigeance des libertaires

Le réalisateur du dernier OSS 117 a été condamné le mardi 22 octobre à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour des faits d’agression sexuelle : à savoir un baiser dans le cou en état d’ivresse. Son avocate a immédiatement fait savoir que son client ferait appel. Commentaire du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

La célébrité apporte avec elle son lot d’obligations et de renoncements. De solitude également. N’est pas donnée à tout le monde la capacité de porter le poids de la renommée. La noblesse oblige ? En vérité, la notoriété aussi. Vécue sans exigences, elle voue l’homme public à faire la une de la presse à scandales.

Les agissements auxquels Nicolas Bedos s’est livré peuvent offusquer ou prêter à sourire. Bien-sûr on pourrait souligner l’irresponsabilité d’un homme de cinéma qui se comporte encore, en fin de soirée, comme un adolescent mal dégrossi. Néanmoins, au-delà des avis ou des postures, une question se pose. Cette décision de justice, objectivement sévère selon les commentateurs des salles de procès, dit, d’abord et surtout, beaucoup d’une hypocrisie morale règnant impunément. « Aujourd’hui nous vivons dans une société où pour un baiser dans le cou et une main posée sur un jean au milieu d’une boîte de nuit, on se retrouve condamné à porter un bracelet électronique pour une durée de six mois. » : c’est par ces paroles sans ambages que l’avocate de Nicolas Bedos, Maître Julia Minkowski, s’est exprimé au sortir du délibéré.

L’hypocrisie morale du progressisme

Montherlant a beau constater dans son roman de Port-Royal qu’« il y a de tout dans certaines âmes, et parfois même au même moment », l’inquisition woke se moque de ce principe de réalité. A force de récuser et les principes prudentiels et la fragilité humaine dans nombre de domaines, les nouveaux censeurs se montrent à la fois souverainement libéraux et terriblement exigeants. Sans mise en garde tout autant que sans pitié. Le drame du “en même temps” ne touche pas que la politique, il gangrène jusqu’à nos espaces de sociabilité. Eloignée de l’Evangile, l’atmosphère n’est plus au « Va et ne pèche plus » mais aux pointages du doigt qui ont valeur de lapidation médiatique.

Nicolas Bedos, certainement surpris lui-même de passer si vite des marches du tapis rouge de Cannes à celle du tribunal de Paris, réalise à ses dépens combien un baiser dans le cou, en fin de soirée et en discothèque, peut recevoir différentes qualifications en 2024. Le tsunami Me Too semble charrier avec lui un esprit de revanche, incisif et disproportionné, contre tout ce qui est mâle blanc, hétérosexuel, de plus de 40 ans… La féministe de gauche et militante LGBT, Caroline Fourest, dans un récent essai Le vertige Me Too (Grasset), a entrepris courageusement de trier le bon grain de la libération de la parole des femmes et l’ivraie de la dénonciation calomnieuse d’une génération victimaire et radicale. Sur un sujet aussi électrique, est-il en effet envisageable d’avoir un avis nuancé ?

Nicolas Bedos, depuis les accusations dont il fait l’objet, ne sort plus de chez lui et profiterait de cette mise en retrait pour s’introspecter. Il rédigerait un livre témoignant du bouleversement de sa vie depuis un an et la tourmente judicaire dans laquelle il se trouve : « Je suis terrorisé par ma situation. Je suis en colère de l’impact » dira-t-il à la barre du tribunal.

« Deux qualités consubstantielles au maintien paisible d’une société : la justice et le pardon. »

Le progressisme, apôtre de toutes les permissivités, se révèle de la sorte d’une intransigeance sans borne et d’une disgrâce sans limite. Bienvenue dans l’impasse spirituelle des temps présents. La banalisation du mal, qui est l’autre nom de la barbarie, finit pourtant toujours par écorner deux qualités consubstantielles au maintien paisible d’une société : la justice et le pardon. Ces deux vertus, lorsqu’elles sont vécues à l’école du Christ, s’expriment à l’inverse exact du spectacle offert par une forme de tyrannie bienpensante. Non, en toute justice, selon la loi morale que Dieu a placée dans le cœur des hommes, il n’est pas louable de draguer lourdement. Oui, en toute miséricorde, l’homme, traversé par la faiblesse de ses passions, se trouve hélas en mesure de chuter. La justice chrétienne ne consiste aucunement à tomber à bras raccourcis sur les fautifs mais à leur rappeler fermement, envers et contre tout, les vérités élémentaires d’une conduite probe. Le pardon chrétien ne consiste aucunement à proclamer l’indifférence quant aux fautes morales mais à exprimer miséricorde et humanité à l’endroit des coupables repentants. A eux ensuite de réparer.

« Seul Dieu sonde les reins et les cœurs ». Parce qu’en chaque homme se trouve un lot de contradictions insoupçonnées qui cohabitent péniblement avec des combats intérieurs, on ne peut réduire une personne à l’une ou l’autre de ses actions. Pour lui garantir justice et possible miséricorde, il s’agit de la prendre dans sa totalité, et sa complexité. Et non pour faire un exemple. Il y a du drôle dans les attentes de la société postmoderne. Quand l’enseignement ascétique chrétien invite à la haine du péché et à la compassion pour le pécheur, le progressisme affiche quant à lui sa complicité avec le péché et sa haine du coupable. Caractérisé par une crainte instinctive de la transcendance et un refus de repères moraux, notre monde ne cesse dans le même temps de manifester son besoin impérieux de modèles de perfection.

Bossuet, dans sa déclaration liminaire à son Discours sur l’Histoire universelle, rédigé pour l’instruction du grand Dauphin, donnait cette précision : « Quand l’histoire serait inutile aux autres hommes, il faudrait la faire lire aux Princes. Il n’y a pas de meilleur moyen de leur faire découvrir ce que peuvent les passions et les intérêts, le temps et les conjectures, les bons et les mauvais conseils ». J’ignore si Nicolas Bedos a lu cet ouvrage et bénéficié de ses précieuses recommandations. Reconnaitre ses faiblesses, admettre que l’on puisse se tromper, chuter parfois n’empêchent en rien de pouvoir se relever. Au contraire, c’est même à cette persévérance que l’on reconnaît les héros, les chefs ou les saints. Et c’est ce que l’on peut souhaiter à son prochain. D’où qu’il vienne.

« Tant pis, je le garde, je trouverai une solution coûte que coûte. »

Enceinte à 20 ans, engluée dans une relation toxique avec le père de l’enfant, sans diplôme ni argent ni logement, Elianny décide de garder son bébé. Elle raconte à Raphaëlle Coquebert sur  l’Accueil Louis & Zélie :

Dans quelles circonstances avez-vous appris votre grossesse ? 

C’était le chaos dans ma vie ! J’étais brouillée avec ma mère à laquelle je ne parlais plus depuis 4 ans, je n’avais pas vu mon petit frère depuis une éternité et vivais chez un oncle avec lequel ça se passait mal. Seule ma grand-mère prenait soin de moi, me donnait quelques billets en cachette, me faisait des courses.

Ayant arrêté mes études à 16 ans, je ne faisais rien de ma vie, sinon traîner avec des copains qui étaient tous des paumés : on fumait et buvait à longueur de journée. J’étais avec eux dans un skatepark à Nantes quand j’ai rencontré le futur père de ma fille, juste après le COVID, en 2020 : il sortait de prison. Je me suis vite installée chez sa mère, pendant deux ans. Ce n’était pas la belle histoire d’amour dont je rêvais, car il me frappait : malgré tout j’étais folle de lui, complètement aveuglée. J’avais toujours voulu être maman à 20 ans, alors j’ai arrêté toute contraception.

Vous étiez prête à avoir un enfant avec un homme violent ?

Je ne pensais pas que ça arriverait si vite, mais oui j’y étais prête. Je n’avais rien à quoi me raccrocher, vous comprenez… Quand on a su que j’étais enceinte, on était tous les deux trop contents. Sauf que la mère de mon compagnon ne l’entendait pas de cette oreille : elle lui a monté la tête pour qu’il me pousse à avorter. Ses sœurs en ont fait autant. De toutes parts, j’ai subi des pressions. Moi, je me posais 36 000 questions, mais j’ai été très claire avec tous : « dans tous les cas, c’est moi qui aurai le dernier mot ».

L’avortement était-il une option possible pour vous ?

J’avançais dans le brouillard. J’avais envie de ce bébé mais l’avenir me paraissait bouché. Après une énième dispute, le papa m’avait mise dehors. Je ne travaillais pas. J’ai bien essayé d’être serveuse dans un restaurant pendant deux mois, mais avec la grossesse je ne supportais pas les odeurs de cuisine…

J’ai frappé à la porte d’une association pour femmes battues qui m’a rassurée en me certifiant que je pourrais être hébergée en foyer. Mais je n’ai pas été informée de toutes les aides financières existantes et ne voyais pas comment je pourrais m’en sortir. Alors, j’ai pris rendez-vous pour avorter.

Mais vous avez fait marche arrière. Pourquoi ?

J’ai décidé d’attendre la première échographie pour voir ce que je ressentirai. C’était si difficile pour moi d’aimer quelqu’un qui n’arrivait pas au bon moment… Quand la sage-femme m’a fait écouter le cœur du bébé, la décision s’est imposée : je me suis dit « tant pis, je le garde, je trouverai une solution coûte que coûte. » Ça aurait été si cruel de supprimer ce petit être en moi ! Et puis, je n’étais pas seule, ma grand-mère me soutenait. Pour ma mère, je ne lui ai dit qu’à 5 mois de grossesse… Je crois qu’elle était à la fois inquiète et contente.

Grâce à la Mission locale (www.mission-locale.fr), j’ai entendu parler de l’association La Maison de Marthe et Marie (www.martheetmarie.fr). On m’y a proposé une collocation solidaire à huit : 4 femmes enceintes en difficulté et 4 bénévoles. Je n’étais pas emballée à l’idée de vivre en communauté -même si chacune a sa chambre- mais finalement je m’y suis sentie vraiment bien. Et on m’a fait découvrir toutes les aides dédiées aux femmes enceintes dans la dèche : quel soulagement pour moi ! […]

Que diriez-vous à une jeune maman qui comme vous se trouverait enceinte et en galère ?

D’écouter son désir à elle. De ne pas sacrifier l’enfant pour garder le père. S’il est là, tant mieux. Mais s’il fait un chantage du genre « c’est moi ou le bébé », ne pas céder. La France aide les mamans solos : il y aura des moments compliqués, faut pas se mentir, mais elle y arrivera. Il faut se battre.

Quand je repense au temps d’avant ma grossesse, où j’étais mal dans ma tête, mal dans mon corps, à traîner avec des gens louches… Je me dis que ma fille m’a sauvée la vie. Et que le Bon Dieu a entendu mes cris.

Le Bon Dieu ? Votre foi a été un appui pour vous ?

Je ne pratique pas, je ne sais pas très bien qui est ce Dieu, mais oui, il y a quelqu’un derrière tout ça. J’ai une trop bonne étoile. Quelqu’un existe Là-haut et Il m’a aidée.

Le projet mondialiste décrypté par Stanislas Berton

Stanislas Berton a été interrogé par le Media en 4-4-2 sur le projet mondialiste :

Diffuser et faire aimer l’épopée française

Romain Maréchal, jeune converti, se fait connaître comme un amoureux de la France, avec le lancement d’une plateforme de streaming qu’il baptise “Épopée“. Comme son nom le laisse suggérer, cette plateforme a pour but de diffuser et faire aimer l’épopée française, en s’appuyant sur les qualités de l’audiovisuel.

Films, reportages, interview… l’auteur de cette nouvelle aventure livre aux Eveilleurs avec conviction et enthousiasme le récit des sources, des espoirs, de la variété des œuvres qui animent son projet. Si vous aussi vous aimez la France, si vous vous intéressez à son histoire, à sa gastronomie, à ses grands hommes et à ses talents : écoutez Romain Maréchal dans ce passionnant entretien des Éveilleurs, et rejoignez l’Épopée !

De BFM à EELV

La présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée, Cyrielle Chatelain, a recruté Perrine Vasque, journaliste politique chez BFM TV, en tant que nouvelle directrice de cabinet. Depuis six ans, elle était chargée du suivi du Parlement et passe son quotidien dans les couloirs de l’Assemblée, où elle a l’habitude d’échanger avec des élus.

Ces dernières années, les exemples abondent d’anciennes figures de la télé ou de la presse écrite qui ont embrassé un engagement politique.

  • Audrey Pulvar, chroniqueuse de Laurent Ruquier sur France 2 et présentatrice de journaux sur France 3, est aujourd’hui adjointe d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris.
  • l’ex-présentateur de LCI Philippe Ballard s’est fait élire député RN,
  • l’ex-reporter d’Europe 1 Victor Chabert est devenu le conseiller presse de Marine Le Pen et de Jordan Bardella,
  • l’ancien journaliste de CNews Loïc Signor a été choisi pour être porte-parole de Renaissance.

Disparue pendant 40 ans, une Vierge en bois du XIIIème siècle va enfin retrouver son église

Cette statuette en bois du XIIIème siècle, représentant une Vierge à l’Enfant, avait disparu en 1976 de son église de Thoisy-le-Désert (Côte-d’Or).

40 ans plus tard, en 2016, la statuette réapparaît subitement sur un catalogue de vente aux enchères en Allemagne. Un collectionneur belge, amateur d’art, alerte aussitôt la municipalité de Thoisy-le-Désert.

Le maire de Thoisy-le-Désert prend attache avec le Ministère de la Culture qui alerte Interpol, qui interrompt aussitôt la vente.

Dès lors s’engage un bras de fer judiciaire entre la France et l’Allemagne. Le “possesseur” de l’œuvre est un Allemand. La statuette lui aurait été offerte par sa mère, et dans le droit allemand, au bout de 10 ans, le possesseur d’une œuvre en devient le propriétaire légitime.

Sous la pression, il accepte finalement de la céder pour quelques milliers d’euros. En mai 2023, après 7 ans de démarches judiciaires, un accord est trouvé : le village de Thoisy-le-Désert ne devra débourser que 5 200 euros pour se réapproprier son bien.

Selon les experts, cette statue du XIIIème siècle est une pièce unique au monde ; elle n’a tout simplement pas de valeur marchande.

La statuette est actuellement en restauration en Saône-et-Loire. Classée au titre des “Monuments historiques”, elle pourra bénéficier de subventions de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) qui participera à hauteur de 50% aux frais qui seront engagés. 20% seront aussi pris en charge par le Conseil départemental de Côte-d’Or.

Pour accueillir et protéger cette Vierge à l’Enfant, un meuble “blockhaus” sera construit. Il sera équipé d’une alarme.

Burkina Faso : Nouveau massacre contre des chrétiens

Information de l’Aide à l’Eglise en Détresse :

Le Burkina-Faso vient de subir un énième massacre, cette fois-ci à Manni, un village du nord-est du pays composé de 80% de chrétiens. Ce dimanche 6 octobre, les terroristes ont d’abord coupé tous les réseaux mobiles du village avant de l’attaquer. Ils se sont ensuite rendus au marché local, où de nombreux Burkinabè étaient rassemblés après la messe. Là, ils ont ouvert le feu sur la foule, sans discernement. Ils sont ensuite rentrés dans les maisons et les magasins pour tuer ceux qui s’y étaient réfugiés, puis y ont mis le feu. Certaines personnes ont été brûlées vives.

Ils sont ensuite repartis, laissant la ville sous le choc. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital public. Mais le lendemain, à 6h du matin, les terroristes sont revenus, incendiant les voitures, tirant sur le personnel médical et entrant dans les chambres pour achever les blessés.

Assassinats systématiques

Et comme si tout cela ne suffisait pas, les assaillants sont à nouveau revenus le mardi 8 octobre à Manni, pour massacrer tous les hommes qu’ils trouvaient dans la ville.

Au total, on dénombre plus de 150 morts. Sans compter les nombreux blessés. Beaucoup de victimes venaient des villages des environs, qui avaient déjà été chassées par les terroristes et étaient venues chercher refuge à Manni.

Dans un message adressé aux prêtres, aux consacrés et aux laïcs le 9 octobre, l’évêque du diocèse de Fada N’Gourma, Mgr Pierre Claver Malgo, qualifie l’attaque de « barbare » et exprime sa « sincère compassion à toutes les familles endeuillées ».

Un Burkinabè a confié à l’AED : « La situation est plus qu’horrible », mais, a-t-il ajouté :  « Même si les terroristes ont tout brûlé, ils n’ont pas brûlé notre foi ! »

L’attaque à Manni s’inscrit dans un contexte de dégradation continue de la sécurité au Burkina Faso, en proie aux attaques terroristes depuis 2015. Fin août, le pays a connu à Barsalogho le pire massacre de son histoire (au moins 400 morts selon les informations recueillies entre-temps par la fondation). Le Burkina Faso compte plus de deux millions de personnes déplacées.

Dans ce contexte, l’AED continue plus que jamais à soutenir l’Église locale et les victimes des attaques terroristes (soutien alimentaire, aide aux personnes traumatisés, restauration de bâtiments d’églises attaqués, soutien aux séminaristes….)

On ne veut pas devenir des “marchands du temple”

Les Priants des campagnes ont répondu à Rachida Dati :

Les “Priants des campagnes” sont opposés à l’accès payant des cathédrales et églises. Ils ouvrent, prient dans leur église et ne veulent pas devenir des “marchands du temple”.

Ils proposent une autre solution: Ils créent un fonds de dotation “SOS églises de village”, dédié exclusivement aux églises rurales qui sont les plus oubliées. Soutenons ce projet, afin d’aider les associations de sauvegarde d’église, les maires et nos prêtres.

L’église la plus modeste est un lieu unique où toute personne qui veut vivre un moment de silence, de méditation, de paix, de rencontre avec elle-même doit pouvoir y entrer librement, car seul refuge encore à l’abri du vacarme et des tribulations du monde.

Chaque visiteur, quel qu’il soit, ressent en son for intérieur une certaine émotion quand il y pénètre, car chaque église a une “âme”.

Si vous souhaitez participer à ce sauvetage de nos églises de campagnes, vous pouvez être fondateur ou fondatrice de ce fonds de dotation” SOS églises de village”, écrivez-nous.

[email protected]

Qu’est-ce qu’une Chrétienté ?

De l’abbé de Massia, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté, dans le nouveau numéro de l’Appel de Chartres :

Amis pèlerins,

En ce dernier dimanche d’octobre, la fête du Christ-Roi est une bonne occasion d’évoquer le thème de notre pèlerinage 2025 qui justement portera sur la royauté du Christ, à l’occasion du centenaire de l’encyclique Quas Primas, qui instituait en 1925 cette fête liturgique. Ceux qui découvrent aujourd’hui le pèlerinage de Chrétienté l’ignorent peut-être, mais la vocation première de cette œuvre de laïcs fondée en 1983 est, comme son nom l’indique, de promouvoir la chrétienté, c’est-à-dire la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés
humaines (Charte de l’association, §1).

La chrétienté ! Certains sourient, incrédules ; d’autres s’agacent, pointant le cléricalisme larvé que ce concept suggèrerait, ou croyant y déceler les symptômes d’une peur de la vie et du monde. Feu la Chrétienté ! Les premiers chrétiens, nous dit-on, n’ont jamais cherché à fonder une civilisation chrétienne ; et si, bien malgré eux, une telle société plus ou moins animée des principes du christianisme a existé en France entre 496 et 1790, ce temps est fini et il faudrait s’en réjouir. L’Église, plus libre par rapport aux états depuis qu’elle en est hermétiquement séparée, s’éloigne enfin de la tentation du pouvoir qui corrompt tout agir, et peut ainsi mieux accomplir sa mission spirituelle dans les cœurs. D’ailleurs, nous dit-on encore, la définition de la liberté religieuse manifeste clairement que l’intention de l’Église a changé depuis Quas Primas, et qu’il n’est plus question de baptiser les nations ; Jésus-Christ parlait sans doute d’autre chose (Mt 28, 19).

On peut discuter à l’infini du sens des textes. Heureusement pour nous, l’interprète autorisé de l’enseignement de l’Église est l’Église elle-même, qui nous rappelle, dans le catéchisme de l’Église catholique :

« Le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l’homme individuellement et socialement. C’est là “la doctrine catholique traditionnelle sur le devoir moral des hommes et des sociétés à l’égard de la vraie religion et de l’unique Église du Christ” (Vatican II, DH 1). En évangélisant sans cesse les hommes, l’Église travaille à ce qu’ils puissent “pénétrer d’esprit chrétien les mentalités et les mœurs, les lois et les structures de la communauté où ils vivent” (Vatican II, AA, 10). […] Les chrétiens sont appelés à être la lumière du monde (AA, 13). L’Église manifeste ainsi la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines. (1) »

Et le texte du catéchisme cite alors les encycliques de Léon XIII (Immortale Dei) et de Pie XI (Quas Primas).

« Pénétrer d’esprit chrétien les mentalités, les mœurs, les structures de la société » : il ne s’agit pas d’autre chose que de cela. Ce n’est pas le lieu, ici, de développer les tenants et les aboutissants, les fines nuances et les balises de cette doctrine de l’Église, ainsi que les moyens pratiques pour la mettre en oeuvre : tout cela, nous l’approfondirons pendant le pèlerinage. Nous nous garderons aussi d’idéaliser une telle chrétienté ; l’histoire du christianisme nous a suffisamment montré que des sociétés animées par l’esprit chrétien n’en devenaient pas pour autant des paradis terrestres. Cependant, nous pensons que lorsque Jésus-Christ est connu et reconnu, lorsque les lois d’un pays observent et font observer l’ordre naturel autant qu’il est possible, lorsque la vérité triomphe publiquement de l’erreur (car oui, Jésus est la Vérité), les âmes s’en portent mieux. Ainsi parlait Pie XII :

« De la forme donnée à la société conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes. (2) »

Le temporel ne peut être coupé le spirituel dont il est pourtant bien distinct, pour la simple et bonne raison que les hommes dont César a la charge en cette terre sont tous appelés à l’héritage des saints dans le Ciel ; leur cœur est fait pour Dieu, et celui de César aussi. Or, les structures de la société dont s’occupe César aident terriblement les hommes à se perdre ou à se convertir.

Parce que nous sommes faits pour vivre en société, nous sommes en grande partie façonnée par elle, par l’éducation, les lois, les mœurs, la culture : toutes choses qui peuvent préparer en nous les sentiers du Royaume, ou au contraire nous les rendre difficiles d’accès, ut in pluribus, selon qu’elles respectent ou au contraire s’éloignent de l’ordre naturel, expression la plus accessible à l’homme de l’ordre divin.

Ainsi parlait Gustave Thibon :

« L’homme est esprit et chair, âme immortelle et “animal social”. Ce qui signifie que la foi chrétienne a besoin ici-bas d’un enrobement des mœurs, de traditions, de pratiques et de signes extérieurs qui sont autant de chemins terrestres vers le ciel. En d’autres termes, il n’y a pas de christianisme sans chrétienté et c’est l’une des pires erreurs de certains croyants de minimiser, voire d’éliminer, au nom de la vie intérieure, l’aspect extérieur, local et sociologique de la religion. (3) »

Le laïcisme, qui veut réduire le spirituel à la sphère privée et à l’intime, est le fruit d’une méconnaissance des rapports entre personne et société, l’oubli de la dimension communautaire de la vie comme de la religion.

Et c’est l’une des raisons pour lesquelles la Royauté du Christ, qui concerne premièrement le cœur et l’intime des hommes, doit s’étendre, d’une façon seconde, d’une façon dérivée, mais d’une façon nécessaire, à la société elle-même, parce qu’il est essentiel que les hommes (et pas seulement les chrétiens !) puissent mener sur terre, dans la cité, une vie digne de Jésus-Christ, une vie dans laquelle la rencontre avec Jésus-Christ, fin ultime de tout homme, soit rendue possible et même favorisée, bien qu’elle doive absolument demeurer libre et jamais contrainte ; et cela passe, nécessairement, par l’assainissement de l’environnement social, et concrètement, ultimement, par la reconnaissance de la royauté du Christ sur la société elle-même. Car il n’existe pas de situation « neutre » par rapport à Dieu ; on est avec lui, ou on est contre lui, la récente constitutionnalisation de l’avortement en est la bien triste preuve. Les premiers chrétiens ont peut-être bâti la chrétienté sans le vouloir, de même que saint Benoît a christianisé l’Europe sans le faire exprès. C’est en fait le signe que la chrétienté n’est pas autre chose qu’un rejaillissement naturel de la sainteté individuelle sur la société, en raison de ce lien étroit entre l’homme et son milieu. C’est pourquoi la sainteté précède la chrétienté, comme
l’affirmait le pape Jean-Paul II :

« Ne tombez pas dans l’erreur de croire qu’on peut changer la société en changeant simplement les structures externes ou en cherchant avant tout la satisfaction des besoins matériels. Il faut commencer par se changer soi-même, en tendant sincèrement son coeur vers le Dieu vivant, en se rénovant moralement, en détruisant dans son propre coeur les racines du péché et de l’égoïsme. Une personne transformée collabore efficacement à la transformation de la société. (4) »

C’est pourquoi, aussi, les saints nécessairement changent le monde : car plus la vie théologale inonde le cœur d’un chrétien, plus son âme est sensible au mal qui la menace, aux forces qui ruinent la vie théologale dans les institutions d’un pays (le pape Jean-Paul II a développé, à cette occasion, la notion cruciale de « structures de péché »).

« La vocation propre des laïcs consiste à chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu (5) ».

Alors à l’œuvre ! Chacun à sa place et à son niveau. Car la chrétienté devient une réalité dès qu’un chrétien décide de conformer son agir extérieur et public avec la règle de son cœur.

« Que les laïcs, unissant leurs forces, apportent aux institutions et aux conditions de vie dans le monde, quand elles provoquent au péché, les assainissements convenables, pour qu’elles deviennent toutes conformes aux règles de la justice et favorisent l’exercice de la vertu au lieu d’y faire obstacle. En agissant ainsi ils imprègnent de valeur morale la culture et les œuvres humaines […] car aucune activité humaine, fut-elle d’ordre temporel, ne peut être soustraite à l’empire de Dieu. (6) »

L’avortement s’invite dans les élections en Australie

Décriminalisée dans tous les États d’Australie depuis 2019, l’avortement revient dans le débat politique.

Pendant la campagne électorale pour élire le parlement de l’État du Queensland (Nord-Est), 5 millions d’habitants, Robbie Katter, chef du parti populiste qui porte son propre nom, a promis de déposer une loi pour revenir sur le droit à l’avortement s’il obtient des sièges.

Le parti Libéral-National (conservateur, LNP) – grand favori pour remporter la majorité des sièges et détrôner les travaillistes – refuse, lui, de clarifier sa position en cas de vote. Son chef, David Crisafulli, ne contredit pas quand on lui demande s’il laisserait ses députés voter « en conscience », sans position officielle du parti sur le sujet. Ce qui permettrait d’avoir une majorité pour remettre en question la loi de 2018 décriminalisant l’avortement dans cet État.

La semaine passée, c’est dans l’État d’Australie du Sud (1,8 million d’habitants) qu’a été rejeté, de justesse, un projet de loi visant à supprimer toute possibilité d’avortement après 28 semaines de grossesse, même en cas de danger pour la vie de la mère.

Les médecins avorteurs ne sont pas des soignants…

Quand on a une spécialité « tueur à gages », ça ne donne pas nécessairement une compétence en matière de soins médicaux.

Kamala Harris a réuni sur scène 10 « médecins » de l’avortement pour faire l’éloge de l’avortement lors d’un meeting de campagne.

Quelqu’un dans le public a eu une urgence médicale et toutes les têtes des « médecins » se sont tournés à la recherche de quelqu’un d’autre qui puisse l’aider.

« Je pense que quelqu’un a besoin d’assistance médicale ici. »

Dieu en prison

Dans En Quête d’esprit, Véronique Jacquier reçoit :

  • Abbé Vincent MARIE-JEANNE, aumônier de prison
  • Samuel ARMNIUS, auteur d’un documentaire consacré à Jacques FESCH
  • Séraphine MANIN, vice-présidente de la fraternité du bon larron

 

Sénat : après le manque de courage, l’indécence

De Jérôme Serri, ancien collaborateur parlementaire, pour le Salon beige:

Mercredi 16 octobre, la chaîne C 8 a diffusé « Au nom de mon frère : les derniers jours de Samuel Paty », un documentaire sur l’engrenage dans lequel a été pris ce professeur d’histoire du collège de Conflans Sainte-Honorine dans les Yvelines. On y découvre comment les différents rouages de cette machine infernale ont condamné un homme à la plus terrible solitude, puis à la mort.

Mensonge d’une élève soutenue par un père islamiste, prise en main de l’affaire par un activiste musulman connu des services de renseignement, implication du CCIF (Collectif contre l’Islamophobie en France), diffusion sur les réseaux, victimisation de musulmans qui prétendent leur religion insultée par un « voyou », assassinat et décapitation du professeur par un candidat au djihad venu de Normandie.

Ce qui inquiète, c’est l’incapacité des services de l’éducation nationale à prendre la mesure de ce qu’il se passait. Ce qui sidère, c’est que l’on ait interrogé la sénatrice Eustache-Brinio (groupe Les Républicains) dans ce documentaire. On ne lui reprochera pas de s’interroger sur cette peur qui a saisi les professeurs et les a poussés à se désolidariser de leur collègue : « Il y a deux choses qui m’interrogent sur ça par rapport à l’équipe éducative. Il y a ceux qui ont eu peur ; or, moi je veux bien comprendre qu’on ait peur. Mais si on commence à avoir peur dans un collège, si on ne fait pas bloc, parce que l’intérêt d’une équipe pour se protéger c’est de faire bloc. » (42 :17) On ne lui reprochera pas non plus de poursuivre en s’interrogeant sur la façon dont les enseignants entendent et défendent la laïcité : « Après on peut se poser la question de la formation de certains profs à la laïcité et au respect de la laïcité, viscéralement. Est-ce que tous les profs de collège défendent la laïcité de la même manière ? Je n’en suis pas sûre. Est-ce qu’on les a formés à ça ? Je n’en suis pas sûre. Et est-ce qu’eux-mêmes portent ce message-là ? Je n’en suis pas sûre. Et c’est là aussi le fond du problème de l’éducation nationale aujourd’hui. » Si on lui reconnaît le droit de s’interroger ainsi, on lui suggèrera toutefois de ne pas incriminer seulement les « profs » et de se demander si tous ses collègues parlementaires, au Sénat comme à l’Assemblée nationale, défendent la laïcité de la même manière.

Après avoir pointé le manque de courage des professeurs, leur incapacité à faire front ensemble, Madame Eustache-Brinio, vers la fin du documentaire, a appelé l’éducation nationale à une prise de conscience : « Moi, je suis atterrée que le collège où il travaillait ne porte pas son nom. Si déjà on n’a pas le courage de nommer le collège Samuel Paty, là où il a travaillé, et là il a été assassiné, enfin décapité, n’ayons pas peur des mots, à quelques mètres de son collège, c’est déjà pour moi de la faiblesse. Non, mais clairement. C’est une page dramatique de l’éducation nationale qui s’est écrite ce jour-là. Vraiment. Bon, vraiment. Et il faut que l’éducation nationale en ait conscience. » (1 :15 :50)

Sans doute Madame Eustache-Brinio a-t-elle été interrogée parce qu’elle avait été en 2020 rapporteur de la commission d’enquête sur « La radicalisation islamiste et les moyens de la combattre » et que le réalisateur ne savait pas que cette commission n’avait pas eu le courage de se faire respecter en faisant respecter la loi concernant les commissions d’enquête. Relisons le début du compte rendu de la présentation de ce rapport qui fut faite le 7 juillet 2020 devant les membres de cette commission avant son imprimatur.  Ce compte rendu se trouve sur le site du Sénat :

Mme Nathalie Delattre, présidente (RDSE – Rassemblement Démocratique et Social Européen). « – Deux auditions n’ont pu se dérouler dans de bonnes conditions. La première, celle du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), nous a mis face à deux personnes envoyées par l’association, mais qui n’en étaient pas représentantes – c’était au moins le cas pour l’une des deux. Nous avons écrit au CCIF, qui nous a répondu qu’il pensait pouvoir nous recommander des personnes à rencontrer, mais qu’il ne pensait pas que c’était lui-même que nous souhaitions auditionner. Chose extraordinaire ! La réponse édifiante, et par ailleurs victimaire, du CCIF est révélatrice. Je vous propose que nous l’annexions à notre rapport.

Jean-Yves Leconte (SOCR – Socialiste et Républicain). « – N’est-ce pas obligatoire de se présenter devant la commission d’enquête ?

Mme Nathalie Delattre « – Oui, c’est une obligation à laquelle on ne peut se soustraire. Nous nous réservons le droit d’envisager des suites. »

Un autre sénateur, Alain Cazabonne (UC – Union Centriste), revient un peu plus loin sur la question des « suites » à donner à cette non-comparution : « Quant aux personnes qui ne sont pas venues témoigner devant notre commission, il faut marquer le coup. » La présidente n’y prêtera même pas attention.

La loi est pourtant très claire : « La personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. »

Le Sénat ne poursuivra pas le CCIF. Il se taira. Deux mois plus tard, le 16 octobre, Samuel Paty sera assassiné. Au lendemain de sa mort, le CCIF sera considéré par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, comme « manifestement impliqué » dans cet assassinat et sa dissolution, prononcée le 2 décembre 2020 en Conseil des ministres.

Après avoir manqué de courage hier, le Sénat fait preuve aujourd’hui d’une belle indécence en osant, par la voix de l’un de ses membres, reprocher à d’autres un aussi coupable manque de courage. Lorsqu’on s’est seulement « réservé le droit d’envisager des suites » et que, sans réagir, on a laissé le CCIF enfreindre la loi, comment peut-on faire la leçon à des professeurs dont la surveillance et la dénonciation mensongère de l’enseignement fait partie de la stratégie des frères musulmans qui ont fait de l’école de la République une cible privilégiée ? Est-il besoin de préciser que bien entendu l’attitude de nombre d’enseignants face à l’islamisme n’est pas au-dessus de tout soupçon, loin s’en faut ?

 

Ancien collaborateur parlementaire, ancien collaborateur du magazine Lire, Jérôme Serri a publié Les Couleurs de la France dans la peinture française avec Michel Pastoureau et Pascal Ory (éditions Hoëbeke/Gallimard), Roland Barthes, le texte et l’image (éditions Paris Musées), Les planches de l’Encyclopédie Diderot et d’Alembert vues par Roland Barthes (Musée de Pontoise). Membre du « Groupe de recherches André Malraux » à Paris-IV Sorbonne et commissaire de l’exposition Les Officiels vus par André Malraux au Musée Pissarro à Pontoise, il a participé à la rédaction du Dictionnaire André Malraux (éditions du CNRS).

Encyclique Dilexit Nos : ce que la philosophie dit en réalité sur le cœur, la raison et l’amour

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le 24 octobre 2024 le pape François a publié l’encyclique Dilexit Nos dédiée au Sacré Cœur de Jésus-Christ. Il y a plusieurs parties et dans la première il se penche sur la notion de cœur dans l’être humain et plus loin, entre autres, il développe le thème de la dévotion au Sacré-Cœur. Dans la première partie il fait référence aux développements philosophiques concernant l’être humain. Le but de cet article est d’apporter quelques précisions importantes sur ce que la philosophie a apporté en réalité en ce qui concerne le cœur humain.

Il est important de rappeler que le terme « cœur » est hautement polysémique, autrement dit, il a beaucoup de significations. On parle du « cœur » en tant que métaphore des fonctions de l’humain qui relèvent des sentiments, de l’intuition, etc., et cela pour la distinguer des facultés dites « intellectuelles » ou liées ou raisonnement. Le terme « cœur » est aussi utilisé pour signifier un organe du corps humain, ou même parfois, métaphoriquement, le lieu ou le siège de certaines facultés comme la pensée, comme on le voit notamment dans l’Ancien Testament, et comme le rappelle le §4 de l’encyclique Dilexit Nos. Un sens philosophique qu’on trouve déjà chez Platon est rappelé aussi au §3 :

«Le cœur acquiert chez Platon une fonction de “synthèse” du rationnel et des tendances de chacun, les passions et les requêtes des facultés supérieures se transmettant à travers les veines et confluant vers le cœur. [4] C’est ainsi que nous voyons depuis l’antiquité l’importance de considérer l’être humain non pas comme une somme de diverses facultés, mais comme un ensemble âme-corps avec un centre unificateur qui donne à tout ce que vit la personne un sens et une orientation. «

Il y avait donc déjà un intérêt pour le cœur chez Platon, et une fonction lui avait été trouvée. Cela a été important pour la suite de la philosophie. Or, étrangement, le §10 présente la philosophie comme carrément étrangère aux questions liées au cœur :

«Certes, le problème d’une la société liquide est d’actualité, mais la dévalorisation du centre intime de l’homme – du cœur – vient de très loin : on la trouve déjà dans le rationalisme grec et préchrétien, dans l’idéalisme postchrétien et dans le matérialisme sous ses diverses formes. Le cœur a peu de place dans l’anthropologie et il est une notion étrangère pour la grande pensée philosophique. D’autres concepts tels que la raison, la volonté ou la liberté lui ont été privilégiés. Sa signification est vague et on ne lui a pas donné de place spécifique dans la vie humaine. Peut-être parce qu’il n’était pas facile de le placer parmi les idées “claires et distinctes” ou en raison de la difficulté à se connaître soi-même : il semblerait que la réalité la plus intime soit aussi la plus lointaine de la connaissance. Souvent la rencontre de l’autre n’est pas un moyen de se trouver soi-même, puisque notre mentalité est dominée par un individualisme malsain. Beaucoup se sont sentis en sécurité dans le domaine plus contrôlable de l’intelligence et de la volonté afin de construire leurs systèmes de pensée. Ils ne trouvaient pas, en effet, de place pour le cœur lui-même, distinct des forces et des passions humaines considérées isolément les unes des autres. L’idée d’un centre personnel, où la seule chose qui puisse tout unifier est en fin de compte l’amour, n’était pas non plus largement développée. «

Ces propos nécessitent une rectification fraternelle et urgente. D’abord, après Platon, Aristote a fait beaucoup pour améliorer la philosophie et en a développé ses branches comme la logique, la métaphysique, la psychologie, etc. Et c’est justement dans la psychologie, étude de l’âme, qu’on étudie beaucoup de facultés et tendances qui correspondent au cœur au sens de siège des sentiments et/ou de la pensée. Il l’a fait surtout dans son livre De l’Âme. Il y a des études sur ce sujet aussi dans son Éthique où il est question du bonheur à atteindre, ce qui implique l’étude des vertus de l’âme. Et ces vertus de l’âme correspondent bien à ce qu’il y a dans le «cœur» au sens de l’encyclique Dilexit Nos. Il y a quand même après toute une tradition bimillénaire aristotélicienne qui inclut l’œuvre de Saint Thomas d’Aquin sur l’âme et ses facultés, à la fois dans son œuvre philosophique et théologique, notamment dans sa Somme Théologique.

On ne peut donc pas vraiment dire que «D’autres concepts tels que la raison, la volonté ou la liberté lui ont été privilégiés. Sa signification est vague et on ne lui a pas donné de place spécifique dans la vie humaine. « Le cadre philosophique de l’étude de ce qui correspond au «coeur», au sens de l’encyclique Dilexit Nos, est l’étude de l’âme humaine. Et dans cette âme on trouve différentes facultés, dont la faculté rationnelle et la faculté sensitive. Et comme tout cela se passe dans l’unité de l’âme, il y a forcément des liens entre les sentiments et les raisonnements, il n’y a pas de séparation parfaite, loin de là. Mais cela n’empêche pas de distinguer les sentiments et les raisonnements. Et de toute façon la raison, la volonté sont plus que des concepts, ce sont aussi des fonctions de l’âme. En fait le cadre philosophique est tout à fait compatible avec le cadre théologique car dans la Bible il est question de sauver notre âme. L’âme est l’objet d’une préoccupation continue de part de la philosophie. L’âme joue un rôle central, ce qui correspond au rôle central du «cœur» de Dilexit Nos. Quand l’âme va mal ou quand le cœur va mal, il y a de mauvais penchants qui ont été étudiés par la philosophie aristotélico-thomiste. Et Jésus-Christ dit «Du cœur en effet procèdent mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages, diffamations. « (Mt 15:19, Bible de Jérusalem).

On ne peut pas dire non plus vraiment que «Peut-être parce qu’il n’était pas facile de le placer parmi les idées “claires et distinctes” ou en raison de la difficulté à se connaître soi-même : il semblerait que la réalité la plus intime soit aussi la plus lointaine de la connaissance.  «. En effet, depuis plus de 2000 ans la philosophie distingue bien les passions de l’âme, les vertus, etc.

Et la philosophie parle aussi d’amour, même d’amour pour les autres. Chez Platon on parlait aussi de l’amour et de l’âme. Par exemple, dans le livre Philosophie Grecque (P. U. F., Paris, 1997, p. 271) Monique Canto-Sperber écrit à propos de la philosophie morale de Platon :

«Il faut pour conclure dire un mot sur la conception platonicienne de l’amour qui est lien entre le monde sensible et le monde intelligible, entre l’âme et les formes, entre moi et autrui. Le mouvement de l’âme vers les Formes est semblable à l’élan, au délire, dit Platon, que l’amour imprime chez l’amant. Celui qui aime poursuit en effet, au-delà de la beauté physique, la beauté morale et la Forme de la Beauté. L’âme est donc une faculté de connaissance et d’amour (…)»

Bien sûr, comme je l’écrivais plus haut, Aristote a fait beaucoup pour améliorer la connaissance de l’âme, et donc du «cœur» au sens de l’encyclique Dilexit Nos. Et après, avec l’apport du christianisme tout cela s’est perfectionné grâce notamment à Saint Thomas d’Aquin. Quand il étudie l’âme, il tient compte des éclaircissements de la révélation divine. Et on peut tout à fait, comme on l’a fait jusqu’à présent, continuer à parler du «cœur», ou de l’âme et de ses facultés. Ce sont deux manières de parler des mêmes réalités humaines. Bien sûr, les gens qui n’étudient pas beaucoup de philosophie peuvent toujours s’exprimer en termes de «cœur» et cela ne pose aucun problème.

Il est important aussi de rappeler le rôle joué par la raison dans l’âme. Dans la philosophie aristotélico-thomiste on enseigne l’importance de la raison pour notre action. La raison nous éclaire la plupart du temps. Les tendances de notre cœur peuvent être aussi modelées par la raison pour atteindre le bonheur. Tout cela est compatible avec la vie chrétienne car c’est avec notre raison que nous comprenons d’abord l’annonce évangélique, annonce faite avec des mots, des règles de grammaire, des termes concrets et abstraits, etc. Et après la foi peut naître, avec l’aide de Dieu. Mais la raison joue un rôle important dans l’âme même pour la foi. Une fois qu’on a la foi, on peut continuer à l’approfondir grâce à la théologie, dont l’un des instruments est la philosophie. Avec la raison nous apprenons des vérités. C’est pour cela qu’il est étrange de lire au §209 :

«La mission, comprise dans la perspective du rayonnement de l’amour du Cœur du Christ, a besoin de missionnaires amoureux, toujours captivés par le Christ et qui transmettent inlassablement cet amour qui a changé leur vie. Il leur sera alors pénible de perdre leur temps à discuter de questions secondaires ou à imposer des vérités et des règles. Leur souci majeur sera de communiquer ce qu’ils vivent, et surtout que d’autres puissent percevoir la bonté et la beauté du Bien Aimé à travers leurs pauvres tentatives. N’est-ce pas ce qui se passe avec toute personne amoureuse ? «

Et pourtant le décret  APOSTOLICAM ACTUOSITATEM du Concile Vatican II (1965, https://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decree_19651118_apostolicam-actuositatem_fr.html ) parle clairement de l’importance de l’annonce de la parole et de la formation en philosophie et en théologie pour les missionnaires laïcs…

Le fait de minimiser l’importance de la théologie et de la philosophie a marqué beaucoup de “nouvelles communautés”. Dans le livre “La trahison de Pères” de Céline Hoyeau, à la page 184, on présente un témoignage de quelqu’un qui faisait partie de l’Arche:

«J’avais une grande soif spirituelle et intellectuelle et j’étais fan des cours du père Thomas Philippe qui dirigeait alors La Ferme, à Trosly. J’y allais tous les samedis matins mais je n’étais pas armé théologiquement et un certain nombre de choses pouvaient être dites sans que je m’aperçoive de leur caractère déviant.»

Plus loin Céline Hoyeau écrit:

«L’absence de formation a conduit bien souvent à une anesthésie voire une absence de tout esprit critique, terreau propice à tous les abus. Dans certains cas,  plus graves, l’enseignement des maîtres dévoyés a littéralement formaté, déformé les esprits de leurs disciples, et faussé très profondément leur jugement.»

Puis Céline Hoyeau donne le témoignage d’un ancien frère de Saint-Jean qui dit:

«Certains frères qui ont commis des abus sexuels sont incapables de prendre conscience du mal qu’ils ont fait, car pour eux, tant que l’intention est pure, l’acte l’est aussi. C’est ce que répétait sans cesse le père Marie-Dominique Philippe.»

On peut se demander d’où proviennent ces problèmes concernant cette présentation de la philosophie dans l’encyclique Dilexit Nos. En fait dans le §10 il y a une note de bas de page qui nous conduit à une référence de… Karl Rahner. On observe son influence dans plusieurs parties de cette encyclique. Rappelons que Karl Rahner a été influencé par Heidegger (cité au §16 et au §17), Hegel et Kant. Par leur influence marquée par le subjectivisme, le panthéisme hégélien et l’existentialisme, Rahner en arrive à poser que finalement l’homme n’a plus tellement besoin de la révélation chrétienne, comme on l’entend selon la Tradition, car de toute façon Dieu fait pleinement partie de l’homme et que la Révélation se fait dans l’histoire. Les lois morales n’ont plus alors la force que leur donne la Tradition (https://lesalonbeige.fr/le-synode-des-eveques-et-linfluence-de-karl-rahner/). Il est important de savoir que les systèmes de pensée de Kant, Hegel et Heidegger s’éloignent beaucoup de la philosophie classique aristotélico-thomiste, alors que la Magistère a toujours continué à soutenir cette philosophie depuis le Concile Vatican II (Cf. Fides et Ratio de Saint Jean-Paul II). Et les personnes qui suivent ces systèmes de pensée ont tendance à négliger ou à minimiser le rôle tout ce qui relève des normes, des lois (morales et divines), etc. à cause de l’influence du panthéisme hégélien. Le système hégélien a influencé aussi la Théologie de la Libération et la Théologie des Peuples ( https://lesalonbeige.fr/la-theologie-des-peuples/).

En conclusion, la philosophie depuis 2000 ans a bien parlé du «cœur» au sens de l’encyclique Dilexit Nos, même si elle n’a pas utilisé ce terme. Et il est important de tenir compte du cadre de l’âme pour ce qu’on dit à propos du cœur. Il est important aussi de maintenir un enseignement des vérités pour éviter les dérives. Et d’ailleurs le pape François lui-même avait rappelé l’importance du Catéchisme pour trouver des réponses dans notre vie de tous les jours (https://lesalonbeige.fr/les-jeunes-doivent-lire-le-catechisme-pour-rencontrer-jesus-et-y-trouver-des-reponses/).

« Dialogue [musclé] d’un catholique avec l’islam du Coran » de Pascal Raines

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’Europe, et notamment la France et la Belgique, sont confrontées depuis les années 1980 à un assaut inédit de l’islam conquérant. Or l’islam n’est pas une religion comme les autres ; cette idéologie théocratique est avant tout un projet politique de remplacement de toute autre civilisation. Selon l’islam, les lois humaines sont soumises à la seule loi divine acceptable, la charia, que les musulmans attribuent au créateur de l’islam, Mahomet, qui la tenait de Dieu, Allah ; les êtres humains ne sont pas égaux en droit, les femmes étant inférieures aux hommes et les non-musulmans étant inférieurs aux musulmans ; l’islam a vocation à remplacer les autres religions et tout musulman est tenu au devoir de conquête (au djihad) ; le Coran a été écrit sous dictée divine, il contient la vérité en tout et sa critique n’est pas envisageable ; etc. Nombre de nos responsables politiques et, malheureusement religieux (juifs et chrétiens), faisant preuve d’ignorance, de naïveté, de complaisance ou de collaboration, se sont abstenus, lâcheté après lâcheté, de réfuter les arguments pourtant fallacieux et spécieux propagés par les propagandistes de l’islam. Ils se sont même souvent associés, parfois pieusement, sous couvert d’œcuménisme, à cette propagande islamique ! Cette faiblesse de nos défenses a alors été utilisée par l’islam en offensive pour avancer.

Pascal Raines, en érudit et fin connaisseur du christianisme et de l’islam, a pris courageusement les choses en main en écrivant cet ouvrage qui est un manifeste : il réfute, un par un, les principaux arguments des propagandistes de l’islam. Par exemple, cet argument qui prétend que l’islam fait partie des « trois grandes religions du Livre » ; P. Raines fait ici la lumineuse démonstration que ce mensonge, forgé par les Frères musulmans et les islamistes en conquête, destiné à ouvrir une brèche dans nos défenses, ne peut s’adresser qu’à des ignorants et des naïfs prêts à pactiser avec l’islam, cette armée en conquête, camouflée en religion. En effet, le terme de « Livre » ne doit pas nous faire déduire que la Bible, les Évangiles et le Coran sont équivalents et traitent du même Dieu et du même message aux humains ! Bien au contraire ! Autre argument islamique mis en pièce par Pascal Raines : « Juifs, chrétiens, musulmans, nous sommes tous fils du même père Abraham » : vœu pieux et mensonge habile destiné à tromper les mêmes naïfs et les ignorants ! En réalité, l’Abraham de la Bible (celui des juifs et des chrétiens) n’a rien à voir avec celui du Coran (l’Ibrahim des musulmans) ; la démonstration logique et lumineuse est faite dans ce livre qu’il s’agit de personnages fondamentalement différents, qu’il ne faut ni comparer ni amalgamer, ils n’ont rien à voir entre eux, sauf une certaine homonymie ; cette démonstration devrait mettre fin à la malheureuse confusion servant uniquement les intérêts des missionnaires de l’islam en conquête. La plupart des autres mensonges des propagandistes de l’islam sont ici étalés, disséqués et mis en pièces : on peut désormais, si on le veut, en réfutant méthodiquement l’idéologie islamique, mettre un terme à l’avancée de l’islam en France. Encore faut-il que les chrétiens qui liront ce livre, devenu nécessaire comme une arme de défense contre l’avancée de l’islam, l’offrent vite à leurs responsables religieux (abbés, diacres, aumôniers, curés, évêques,…) afin que ceux-ci ne restent pas en retrait dans le combat contre l’avancée de l’islam en France et contre l’islamisation de notre pays. Redécouvrons ensemble dans les Évangiles et dans la Bible de quoi résister aux arguments des zélateurs du Coran qui s’en prennent à notre société et à notre civilisation !

Que les musulmans sincères vivant en France prient Allah et lui rendent un culte sans ostentation ni prosélytisme, c’est leur droit dans notre pays respectant la laïcité. Mais qu’ils utilisent l’islam pour combattre et remplacer notre civilisation, c’est un abus contre lequel nous sommes en droit de réagir. Pascal Raines s’est proposé par ce livre de nous armer intellectuellement en nous apportant les arguments nécessaires à notre combat contre l’avancée de l’islam en France. Il nous apprend ici à réfuter, un par un, les mensonges des propagandistes de l’islam. Il le fait sans agressivité, sans invectives, sans haine, sans mots blessants, sans enfreindre la loi, comme nous devons tous le faire : juste en apportant des arguments logiques et raisonnés. Que nos responsables politiques fassent leur travail législatif et exécutif pour éviter le remplacement de notre civilisation par l’islam : nous les conjurons de se hâter à réussir ce devoir qui leur a été confié démocratiquement. Et à nous, citoyens, de faire le nôtre, efficacement, chacun à notre place : ce livre nous y aide grandement.

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Terres de Mission – Cinquantenaire de la loi sur l’avortement : bilan et argumentaire

Eglise universelle : Un synode sur la synodalité déconnecté de la réalité

Alors qu’à lieu à Rome la seconde phase du synode sur la synodalité, Luc Desroches, co-fondateur de l’association Parole d’homme s’est livré à une enquête par internet sur les oubliés du synode. Il nous révèle les résultats de ce sondage qui nous présente une image de l’Eglise de France très éloignée des discours dominants habituels.

Eglise en France : Chaque jour avec le père de Chivré

Président de l’association des Amis du père de Chivré, Guy de Chivré évoque la figure et la spiritualité de celui qui fut un digne fils de saint Dominique tout au long d’une vie (1902-1984) placée sous le signe de la souffrance. Il nous présente un très bref mais très riche recueil de 366 citations, une pour chaque jour de l’année liturgique, extraites des écrits et des prédications du Père : “Chaque jour avec le père de Chivré”.

Eglise en Marche : La raison est pro-vie

Alors qu’approche le 50ème anniversaire de la promulgation de la loi Veil le 17 janvier 1975, Matthieu Lavagna, jeune philosophe et apologète, s’est livré à un travail très complet sur les arguments rationnels opposant partisans et adversaires de l’avortement. Il nous présente les résultats de ses réflexions présentées dans un livre très argumenté : “La raison est pro-vie – Arguments non religieux pour un débat dépassionné”.

Le père Jerzy Popieluszko, prêtre, patriote et martyr

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec évoque, à l’occasion du 40e anniversaire de son assassinat, le 19 octobre 1984, l’aumônier du syndicat polonais Solidarnosc, éliminé par des agents du service de renseignement du régime communiste. Devenu héros national, sa mémoire peut inspirer encore aujourd’hui. Et ce, au-delà des frontières de la Pologne :

Il avait le regard d’un enfant, doux et placide. Son charisme sublimait sa bonté quand sa foi transcendait sa mélancolie. Il était généreux, dévoué et sans histoire. La vitalité débordait de ses 37 ans. Ses traits parfois soucieux suggéraient qu’il ne se déroberait pas si l’heure devait devenir tragique. Il appartenait à cette race d’homme de devoir, de prière et de parole ; espèce devenue trop rare et dont, pourtant, il faudrait une variété pour colmater une civilisation en danger. Il savait le prix du sacrifice et le risque à courir pour faire ce que doit. Il aimait son pays comme on peut s’éprendre d’une jolie femme. Il aimait l’Eglise comme un mari se consumant pour son épouse. Lorsqu’il prenait la parole, l’atmosphère prenait des airs de ciel d’azur. Il irradiait avec un naturel divin. Il s’appelait Jerzy. Il était prêtre. Pleinement prêtre. Il y a 40 ans exactement, la police politique polonaise le capturait, le torturait avant de l’assassiner.

Dans une tribune publiée dans L’Opinion et titrée « Vaincre le mal par le bien », l’actuel président de la République polonaise, Andrzej Duda, témoigne à propos du prêtre martyr :

« Son service pastoral auprès des travailleurs et de l’opposition démocratique lui a valu la réputation d’un guide spirituel et d’un protecteur pleinement dévoué à sa vocation ».

C’est dans le contexte historique d’une Pologne mutilée par le totalitarisme communiste que le père Jerzy Popieluszko a offert son sacerdoce. Au pays de la peur, des tabous et de la dissimulation, il était habité par un infatigable amour de la vérité. Celle rend libre enseigne le Christ. Comme les prêtres vendéens déportés sur les pontons de Rochefort durant la Révolution Française, comme les prêtres morts à Dachau dans les camps de la mort du nazisme durant la deuxième guerre mondiale, son nom s’ajoute à la cohorte des serviteurs de Dieu qui sont allés jusqu’au bout de leur témoignage.

La notoriété des “Messes pour la Patrie et ceux qui souffrent pour elle”

Alors qu’au mois d’août 1980, un mouvement de grèves sans précédent s’abat sur la Pologne, le jeune prêtre Popieluszko ne refuse pas à s’exposer en célébrant la messe sur un autel de fortune dans une aciérie en arrêt et en pleine effervescence. La popularité croissante de ce prédicateur hors du commun agaçait le pouvoir communiste. En reportage en Pologne au début de l’année 1983 pour Le Parisien, le journaliste Bruno Fanucchi se rend dans l’église Saint-Stanislas Kostka, au nord de Varsovie où officie le Père Jerzy. Ils sont alors des milliers à assister religieusement à ses “Messes pour la Patrie et ceux qui souffrent pour elle”. Des connaissances le poussent jusque dans le chœur pour qu’il suive la messe. Conduit à la sacristie à l’issue de la célébration, il est présenté au père Jerzy. « Je n’oublierai jamais l’extraordinaire grâce de cette rencontre » confiera-t-il.

De ces messes pour la Patrie qui attirent les foules, le père Jerzy tient à ce que le climat spirituel de la nef respecte deux points non négociables : profondeur de la prière et sentiments patriotiques. En ces heures sombres pour la Pologne, l’aumônier de Solidarnosc veut amener les fidèles à sortir de l’église à l’issue de la messe en étant « recueillis et graves », comme il le confie dans ses notes personnelles retrouvées après sa mort ignominieuse.

Jean Offredo, présentateur du JT de 20h sur TF1 au début des années 80 et lui-même natif de Pologne, éditera Les carnets intimes du prêtre martyr deux ans après sa mort. Dans son avant-propos, le journaliste avertit le lecteur

« Jerzy Popieluszko savait que son attitude et son engagement provoquaient de vives réactions. Dans le cercle du pouvoir communiste bien évidemment, mais aussi au sein de son Eglise, bien qu’il en fût un fidèle et dévoué serviteur. De tout cela il parle avec pudeur, même quand il éprouve inquiétude ou doute, dans son journal, ses carnets intimes, où il écrit face à lui-même et à sa conscience. »

Eveilleur de conscience et apôtre de la vérité

Le 13 novembre 1982, l’homme de Dieu laisse entrevoir ses sentiments profonds en les couchant sur son cahier de notes à couverture bleue :

« Que de tourments pour la nation, sous la dictature militaire. Gloire à ceux qui souffrent pour la patrie, qui ne plie pas sous le joug des méthodes policières. (…) Nos autorités – pas les religieuses bien sûr – ne se remettent pas de ces messes pour la Patrie que je célèbre chaque dernier dimanche du mois. Elles disent que ce sont là les plus grands meetings tenus sous l’état de guerre. Ils peuvent m’interner, ils peuvent m’arrêter et préparer un scandale, mais je ne peux certes pas cesser mon activité, qui est un service rendu à l’Eglise et à la Patrie ».

Eveilleur de conscience, le père Jerzy Popieluszko aura jeté à la face du communisme – « vieillesse du monde et règne du mensonge » (Jean Madiran) – et l’intrépidité de sa jeunesse et son amour de la vérité. Lors de ses funérailles, plus de 600 000 personnes, pour la plupart ouvriers, petits et sans grades, se presseront dans une même prière autour de sa dépouille défigurée. Un immense panneau sera suspendu au-dessus de son cercueil portant l’inscription : « Bóg – Honor – Ojczyzna / Dieu – Honneur – Patrie ». Aujourd’hui comme hier, il s’agit d’une jolie devise pour temps troublé. Plus qu’une devise, il serait même pertinent d’y voir un programme de redressement.

Avec Chrétienté-Solidarité, venez en aide aux chrétiens du sud Liban

Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :

Madame, Monsieur,

Depuis le 23 septembre, le Liban est sous le feu d’une nouvelle guerre, qui oppose l’Etat d’Israël au Hezbollah.

Une fois de plus, les chrétiens libanais doivent subir un conflit dont les causes sont étrangères aux intérêts du pays du Cèdre.

Les chrétiens du Liban font, à nouveau, face à cette crise avec un courage et une détermination qui forcent notre admiration.

Les villages chrétiens du sud Liban sont en première ligne face à cette guerre. Les bombardements sont quotidiens et les combats au sol engagés depuis plusieurs jours menacent de très nombreux foyers. Beaucoup de sont exilés vers le nord, notamment à Beyrouth. D’autres ont choisi de rester dans leurs villages, soit parce qu’ils ne veulent pas abandonner leurs maisons, leurs bien ou leurs proches, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de partir et de trouver un hébergement ailleurs.

100 familles sont restées dans le village de Debl, 25 dans celui de Alma Al-Shaab et la majeure partie de la population est restée dans la commune chrétienne de Rmeich (dont la population a tenu tête au Hezbollah il y a quelques mois, l’empêchant d’installer des armes au cœur du village).

Chrétienté-Solidarité a décidé de venir en aide à ces familles chrétiennes qui ont choisi, malgré les risques immenses, de ne pas quitter leurs foyers. Isolées par la guerre, leurs besoins sont importants : nourriture, médicaments, produits d’hygiène et carburant (pour faire fonctionner les pompes et les générateurs électriques).

L’ONG Nawraj, avec laquelle nous travaillons depuis près de 7 années, a établi des corridors de ravitaillement en direction de ces villages (voir le document de synthèse).

Nous faisons appel à votre générosité afin de financer des colis alimentaires, produits de première nécessité et médicaments qui seront acheminés sur place grâce à Nawraj.

Par avance merci de votre aide pour que vive le Liban chrétien !

Amitié française et chrétienne.

Yann BALY

Président de Chrétienté-Solidarité

POUR FAIRE UN DON EN LIGNE  :   ICI !

OU PAR CHÈQUE À  Chrétienté Solidarité, 70 boulevard Saint Germain 75005 Paris

Un reçu sera établi pour une réduction fiscale de 66%

Veillées pour la vie 2024

Inscrivez votre veillée pour la vie ici.

En ce mois d’octobre , mois du Rosaire, nous vous proposons également de prier un chapelet pour la Vie:

1er mystère : L’Annonciation (Fruit du mystère : l’humilité)
« Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! » (Lc 1,38)
La Vierge fidèle et humble dit « oui » avec foi à l’ange Gabriel.
Supplions-la d’aider les jeunes femmes qui attendent un enfant, afin qu’elles disent « oui » à la vie de ce petit être qu’elles portent en elles.

2ème mystère : La Visitation (Fruit du mystère : l’amour du prochain)
« L’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein » (Lc 1,44)
La Vierge pleine de bonté a visité sa cousine Elisabeth qui était enceinte, pour l’aider dans sa maternité tardive.
Demandons-lui de visiter aussi, avec Jésus, toutes les futures mamans, particulièrement les plus âgées, d’apaiser leur crainte et de les combler de joie.

3ème mystère : La Nativité (Fruit du mystère : l’esprit de pauvreté)
« Elle enfanta son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche… » (Lc 2,7)
La Mère admirable a enfanté son divin Fils dans une situation de véritable inconfort (qualifiée aussi de « détresse″).
Prions Jésus et sa sainte Mère pour les femmes qui sont tentées de refuser la vie à l’enfant que Dieu leur a confié et qu’elles obtiennent l’aide nécessaire.

4ème mystère : La Présentation (Fruit du mystère : l’obéissance et la pureté)
« Et toi-même une épée te transpercera l’âme ! » (Lc 2,35)
La Mère très pure, pour obéir à la loi de Dieu, a présenté au Temple son divin Fils appelé à être un signe de contradiction. Prions-la pour les personnes qui affrontent les contradicteurs par fidélité à la loi de Dieu, notamment en ce qui concerne le respect de la vie humaine.

5ème mystère : Le Recouvrement (Fruit du mystère : l’accomplissement de la volonté de Dieu)
« Le Verbe était la lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jn 1,9)
Joseph et Marie ont retrouvé Jésus au milieu des docteurs de la loi émerveillés par ses réponses.
Que le Christ, à l’intercession de ses saints parents, éclaire nos contemporains pour qu’ils aient pleinement conscience que cette vie, donnée par Dieu, commence dans le sein maternel et finit quand Dieu la reprend, sans que l’homme n’ait à intervenir.

Textes issus de la paroisse Brest centre

Le mémoricide jusque dans l’Eglise

Le JDNews a demandé à Philippe de Villiers de commenter dix affaires récentes qui illustrent, selon lui, les attaques contre la mémoire et l’esprit français, alors que sort en librairie son nouveau livre sur le mémoricide. En voici une :

5 – Les curés s’habillent en dentistes

J’ai vécu le moment où dans mon église, l’église de mon baptême, tout a été chamboulé en quelques jours. J’ai vu qu’on descendait les statues de saint Christophe, saint Louis-Marie Grignion de Montfort et sainte Thérèse de Lisieux. On m’a alors expliqué que l’ambition de ce dépouillement était de revenir à l’église des origines, l’église austère, l’église des catacombes. Soudain, un matin, je découvre que l’autel tourné vers le Golgotha, vers l’Orient, a disparu. Il est remplacé par une table à repasser devant laquelle le curé, tout à coup, s’habille en dentiste.

Le calice est lui-même remplacé par un verre à moutarde au nom de l’Église des pauvres. Au moment où tous mes copains couraient vers les Beatles qui chantaient dans un anglais qu’on était sûrs de ne pas comprendre, l’Église, au nom de la compréhension d’une langue vernaculaire totalement plate, abandonnait sa langue universelle. Juste avant la mondialisation. Là, je me suis dit qu’ils perdaient la tête, et qu’ils allaient perdre les fidèles. La religion est un rituel et une liturgie. Saint-Exupéry a tout dit : « Rien qu’à entendre un chant villageois du XVe siècle, on mesure la pente descendue. Oh, faites pleuvoir sur le monde comme un chant grégorien. »

Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Magnifique illustration de la fête du Christ-Roi, l’extraordinaire tympan de Conques est consacré au Jugement dernier. Il date du XIIe siècle et se trouvait à l’origine à l’intérieur de l’église. Il n’a été placé à l’extérieur qu’au XVe siècle. Ce qui explique qu’il reste quelques traces de polychromie. Le Christ en majesté, au centre, cerclé d’une mandorle d’influence byzantine, sépare les élus des damnés, conformément au texte de saint Matthieu. L’irréversibilité de ce tri est marqué dans l’attitude du Christ : les élus sont désignés par sa main droite levée, tandis que les damnés sont repoussés par sa main gauche baissée. Il trône devant une grande croix. Au-dessus de lui, deux anges sonnent l’olifant pour annoncer la venue du Jugement.

Le Christ : à la fois juge et roi (IVDEX et REX gravés sur son nimbe), trône en majesté dans une gloire parsemée d’étoiles. Son visage allongé exprime la gravité du Souverain-Juge. Ses vêtements, tunique et manteau (le pallium), sont échancrés sur le flanc pour laisser voir la plaie du coup de lance. Il est entouré de ses anges (selon saint Matthieu, le Christ apparaît lors du Jugement Dernier « entouré de tous ses anges ».)

Au-dessus du Christ, deux anges tiennent la croix d’une main, de l’autre le fer de lance et le clou, instruments de la Passion ; deux anges volent à l’horizontal et sonnent le cor pour « rassembler les élus » (Saint Matthieu)

Sous le Christ : représentation de la pesée des âmes. Saint Michel pèse les âmes sur une balance ; à côté de lui, se trouve un démon qui cherche à tricher en faisant basculer le plateau de la balance de son côté.

La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI, le 11 décembre 1925, à l’occasion de la clôture de l’année jubilaire. Il faut bien dire que le laïcisme contre lequel s’élevait le pape à l’époque est désormais devenu plus arrogant que jamais. La religion serait une affaire strictement individuelle. La société pourrait donc se passer de Dieu. On constate que ce n’est nullement le cas et que ces conquêtes laïques ont entraîné défaites morales, décadence des mœurs.

Dans le nouvel Ordo, cette fête a été renvoyée à la fin de novembre, au dernier dimanche de l’année liturgique, après celui où on lit l’Évangile de la fin du monde. M. Gire, notre ancien Secrétaire général et fin grégorianiste, contestait à juste titre ce déplacement qui semble reporter ce règne après le jugement dernier et dénature ainsi le sens de la fête. Le nouvel Ordo Missae assume cet esprit qui se veut plus eschatologique. Il suffit de lire les changements que les réformateurs ont effectués dans les oraisons (Collecte, Super Oblata ou postcommunion) pour s’en convaincre. Ou de constater que deux strophes de la splendide hymne Te saeculorum des vêpres de la fête ont été purement supprimées dans le Liturgia Horarum de 2002Voici ces deux strophes :

Te nationum Præsides
Honore tollant publico,
Colant magistri, judices,
Leges et artes exprimant.

Que les chefs des nations
Vous glorifient par des honneurs publics;
Que les maîtres et les juges vous confessent,
Que les lois et les arts portent votre marque.

Submissa regum fulgeant
Tibi dicata insignia:
Mitique sceptro patriam
Domosque subde civium.

Que les étendards des rois vous soient consacrés
Et resplendissent de vous être soumis,
Que votre douce autorité
Régente la patrie et les foyers.

Commentaires supplémentaires superflus !

► Introït : Dignus est Agnus

Le texte de l’introït est tiré de l’Apocalypse de saint Jean au chapitre V. C’est la grande vision de l’Agneau immolé qui est seul digne d’ouvrir le livre aux sept sceaux, ayant mérité la royauté universelle par son sacrifice. Il reçoit les louanges et les acclamations de multitudes d’anges auxquels s’unit toute la création.

Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere virtútem, et divinitátem et sapiéntiam, et fortitúdinem, et honórem, Ipsi glória et impérium in sǽcula sæculórum.
Il est digne l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force et l’honneur. À lui la gloire et l’empire pour les siècles des siècles.

Cette dernière phrase est prise dans un autre passage de l’Apocalypse, au début du livre. La mélodie de cet introït est originale, mais on y retrouve des formules habituelles à bon nombre d’autres pièces. Elle est très noble et solennelle.

Cet introït est accompagné du 1er verset du psaume 71, grand psaume messianique que nous allons retrouver au graduel.

Deus judícium tuum Regi da : et justítiam tuam Fílio Regis.
Ô Dieu, donnez au Roi votre jugement et au Fils du Roi votre justice.

Les cinq chants du propre de cette messe sont modernes puisqu’ils furent composés à l’occasion de l’institution de la fête en 1925. Ils n’en demeurent pas moins de l’authentique grégorien. Il est vrai qu’ils sont des adaptations de types anciens. Cet introït est par exemple calqué sur l’introït Dum Sanctificátus du samedi de la Vigile de la Pentecôte.

► Graduel : Dominábitur

Le texte est issu du psaume 71, un des grands psaumes messianiques.

Dominábitur a mari usque ad mare, et a flúmine usque ad términos orbis terrárum.
Son pouvoir s’étendra d’une mer à l’autre et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre.

Et adorábunt eum omnes reges terræ : omnes gentes sérvient ei.
Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations le serviront.

C’est bien le Christ-roi, dont l’empire s’étend d’une mer à l’autre et à partir du fleuve, peut-être l’Euphrate, ou le Jourdain, jusqu’aux extrémités de la terre. C’est lui que tous les puissants de la terre doivent adorer et servir en se soumettant à sa loi. Ce texte nous rappelle évidemment la fête de l’Épiphanie où l’on retrouve à plusieurs reprises le psaume 71, et l’on ne s’étonnera donc pas que l’on ait repris pour ce graduel la mélodie de celui de l’Épiphanie qui s’adapte très bien au texte de ce jour.

Dom Gajard commente ainsi la mélodie sur la pochette d’un ancien disque 33T non réédité :

« Elle vaut surtout par sa beauté propre, sa ligne, d’abord ample, puissante puis, dans les enthousiastes envolées du verset, extraordinairement souple et balancée parcourant par deux fois toute l’étendue de la gamme modale pour aussitôt s’apaiser et se reposer dans un grand regard de complaisance ».

► Alléluia : Potéstas ejus

Le texte provient du prophète Daniel qui eut, la 1re année du règne de Balthazar, roi de Babylone, une vision qui ressemble à celle que rapporte saint Jean au chapitre XIII et XIV de l’Apocalypse.

C’est la proclamation de la royauté éternelle du Fils de l’homme.

Potéstas ejus, potéstas ætérna, quæ non auferétur : et regnum ejus, quod non corrumpétur.
Sa puissance est une puissance éternelle qui ne sera pas emportée, et son règne est un règne qui ne sera point bouleversé.

Le Fils de l’homme, bien entendu, c’est le Christ ; il s’est lui-même à de nombreuses reprises attribué ce titre, notamment devant Caïphe. La mélodie est celle de l’alléluia du IVe dimanche après Pâques, Christus resúrgens : le Christ ressuscité ne meurt plus, la mort ne l’emportera plus sur lui. Le rapprochement entre les deux textes est évident. Cette mélodie est une magnifique acclamation ample et solennelle au Christ victorieux de la mort et de ses ennemis.

► Offertoire : Póstula a me

Nous retrouvons un psaume messianique, le psaume 2.

Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam, et possessiónem tuam, términos terræ.
Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage, et pour domaine les extrémités de la terre.

Dans le psaume, il s’agit du roi d’Israël, dont par l’onction sacrée Dieu a fait son fils, c’est-à-dire son représentant sur terre pour gouverner les nations en son nom, mais il est là aussi la figure du Messie, véritable fils de Dieu à qui toutes les nations doivent être soumises. La mélodie de cet offertoire emprunte ses formules à celles des offertoires de la messe de minuit et de la messe du jour.

► Communion : Sedébit Dóminus

Nous terminons les chants du propre de la messe du Christ-roi avec l’antienne de communion Sedébit dont le texte est extrait du psaume 28, un chant de louange à Dieu pour sa majesté et sa toute puissance. Ce verset a été choisi à cause du mot Roi qui y figure et qui s’applique aujourd’hui au Christ. En outre, il évoque la paix qui est un des bienfaits de la royauté de Notre Seigneur.

Sedébit Dóminus Rex in ætérnum.
Le Seigneur siège sur son trône, Roi pour l’éternité.

Dóminus benedícet pópulo suo in pace.
Le Seigneur bénira son peuple dans la paix.

La mélodie est pleine de simplicité, et de cette paix dont parle le texte.

Non à la taxation de l’entrée à Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris – qui a été profanée en 1793 par le grotesque culte de la déesse Raison, avant d’être arrachée à l’Eglise en 1905 – continue son chemin de croix sous Macron. Après l’incendie de 2019 et les projets délirants de “geste architectural”, nous avons tout lieu de craindre le pire pour la restauration des vitraux. Et, désormais, un nouveau front s’est ouvert avec l’intense propagande médiatique en faveur de l’entrée payante – soutenue par Rachida Dati, ministre de la Culture.

Passons rapidement sur les prétendus “garde-fous” de cette nouvelle idée. Officiellement, l’argent ainsi récolté (autour de 75 millions d’euros par an, dit-on) servirait à financer les travaux dans les églises de France. Il est permis d’en douter: chaque fois qu’une nouvelle recette publique a ainsi été “fléchée”, elle a fini, au bout d’un an ou deux, par alimenter le tonneau des Danaïdes de la dépense publique. On voit mal pourquoi les frais d’entrée dans Notre-Dame finiraient autrement. Et, corollairement, on voit mal comment nous échapperions à l’ubuesque situation où les personnes souhaitant visiter cette magnifique cathédrale financeraient en réalité les horreurs wokistes de l’art comptant-pour-rien, un centre LGBT, l’islamisation de la France ou un nouvel avortoir. Par ailleurs, cette taxe serait censée ne concerner que les touristes. Mais à quoi distingue-t-on un touriste d’un pèlerin? Le diocèse de Paris a eu mille fois raison de dire qu’il serait « difficile de distinguer les visiteurs, les pèlerins et les fidèles ». Au nom de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, demandera-t-on un billet de confession aux personnes désireuses d’entrer?

Mais, surtout, ce précédent serait extrêmement dangereux. Depuis des années, les pouvoirs publics cherchent à spolier l’Eglise de France pour la troisième fois en moins de trois siècles: après la nationalisation des biens du clergé (spoliation qui était une bien étrange façon de montrer ce qui signifiait le droit “inaliénable” à la propriété tout récemment énoncé dans la sacro-sainte Déclaration des droits de l’homme et du citoyen – et qui eut pour conséquence logique et lointaine l’énorme développement de l’Etat-providence dont nous crevons aujourd’hui, sans parler de l’effondrement du système scolaire et universitaire), après la rupture unilatérale du concordat et la nouvelle spoliation de 1905, les frères la gratouille et leurs idiots utiles prétendent contre tout bon sens que l’Eglise de France bénéficierait d’un avantage indu sur l’islam et qu’il serait illégitime de faire payer par l’Etat et les communes nos cathédrales et nos églises. Encore une fois, nous les entretenions très bien sans Marianne et, si cette dernière ne nous avait pas volés déjà deux fois, elle n’aurait nul besoin de les entretenir. Mais ce qu’il y a derrière, ce qui n’est pas dit mais qui est transparent, est évidemment que l’on violerait bien volontiers la loi de 1905 pour transformer les églises en salles de concert ou de théâtre, voire en musées, et, pourquoi pas, en mosquées.

Dans les pays civilisés, il peut être envisageable de faire payer l’entrée dans une église, parce que de telles menaces sont inexistantes. On y sait que les églises ont été construites pour abriter le Saint-Sacrifice et que leur splendeur n’est qu’un pâle reflet de la beauté de l’Eglise triomphante. Sous la tyrannie anti-chrétienne du régime d’occupation que nous subissons depuis plus de deux siècles, de telles menaces sont au contraire palpables. Alors, pour nous, c’est très clair: pas touche à Notre-Dame, pas touche à nos églises! Vous nous avez assez spoliés comme cela, cela suffit!

Guillaume de Thieulloy

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