Dimanche de la Sexagésime : parabole du semeur
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Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut piétinée, et les oiseaux du ciel la mangèrent. … (Saint Luc 8)
Ce dimanche est le deuxième du temps de la Septuagésime, et l’on y retrouve les sentiments de ce temps : conscience de la gravité de nos péchés et du besoin que nous avons du Rédempteur. Mais les chants de ce dimanche de la Sexagésime expriment notre misère d’une façon intense, presque angoissée, particulièrement les trois premiers chants : Introït, Graduel et Trait, qui sont de grandes supplications collectives.
► Introït : Exsúrge
Le texte de l’Introït de ce dimanche de la sexagésime est extrait du psaume 44, dans lequel le peuple d’Israël commence par rappeler tous les bienfaits dont le Seigneur l’a comblé dans le passé, puis il y oppose la triste situation dans laquelle il se trouve présentement, se demandant si Dieu a oublié son peuple ou l’a rejeté à cause de ses fautes, et il se termine par cet appel suppliant :
Exsúrge, quare obdórmis Dómine
Levez-vous, pourquoi dormez-vous Seigneur ?Exsúrge, et ne repéllas in finem.
Levez-vous, et ne nous repoussez pas à jamais.
L’on songe bien sûr à l’Évangile de la tempête apaisée. Dieu semble dormir quand sa providence permet pour quelque temps que ses ennemis triomphent.
Puis le texte du psaume poursuit :
Quare fáciem tuam avértis, oblivísceris tribulatiónem nostram ?
Pourquoi détourner votre visage ? Oubliez-vous notre détresse ?Adhǽsit in terra venter noster exsúrge.
Notre ventre est collé à terre.Dómine, adjúva nos, et líbera nos.
Levez-vous Seigneur, secourez-nous et délivrez-nous.
La première phrase fait évidemment penser à l’Évangile de la tempête apaisée et à l’appel angoissé des apôtres à Notre Seigneur dormant dans la barque.
Il n’est pas besoin de souligner à quel point ce texte est d’actualité. La mélodie le suit pas à pas, en exprimant toutes les inflexions avec sobriété mais intensité. La première phrase monte progressivement du premier encore timide jusqu’au deuxième, plus appuyé, avant de redescendre avec une sorte d’accablement. Même courbe dans la deuxième phrase qui s’achève au grave avec le sombre : Nous sommes prostrés et ne pouvons nous relever. Puis le dernier s’élève, très dépouillé mais suppliant. Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.
Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.
Deus, áuribus nostris audívimus : patres nostri annuntiavérunt nobis.
Ô Dieu nous l’avons entendu de nos oreilles, nos pères nous l’ont raconté.
► Graduel : Sciant gentes
Comme celui de l’Introït, le texte du Graduel du dimanche de la Sexagésime est encore une prière collective. Il est tiré, ici, du psaume 82, dans lequel le peuple d’Israël lance un appel à la toute puissance divine pour qu’elle le délivre de ses ennemis, ceux qui refusent de reconnaître le seul vrai Dieu et de se soumettre à lui, ceux que le texte appelle, les nations païennes.
Sciant gentes quóniam nomen tibi Deus : tu solus Altíssimus super omnem terram.
Que les nations sachent que votre nom est Dieu, vous seul êtes le Très-Haut sur toute la terreDeus meus, pone illos ut rotam, et sicut stípulam ante fáciem venti.
Mon Dieu, faites-les tourner comme une roue, qu’ils soient emportés par le vent comme un fétu de paille.
Ces paroles s’appliquent particulièrement aujourd’hui à tous ceux qui veulent bâtir un monde sans Dieu et s’opposer à sa loi. Mais en ce temps de la Septuagésime, elles s’appliquent aussi aux ennemis de notre âme qui nous tiennent captifs du péché. Nous demandons au souffle de l’Esprit Saint de les balayer et de les emporter au loin. La mélodie est ample et solennelle avec de grandes vocalises. On remarquera surtout dans la deuxième partie, celle du mot qui s’élève dans l’aigu d’une façon exceptionnelle.
► Trait :Commovísti
Comme dimanche dernier, et comme il en sera ainsi jusqu’à Pâques, le Graduel du dimanche de la Sexagésime n’est pas suivi d’un Alléluia, mais d’un Trait, composé de plusieurs versets sur une psalmodie très ornée. Celui de ce dimanche comporte trois versets tirés du psaume 59. Comme ceux de l’Introït et du Graduel c’est une prière suppliante du peuple d’Israël envahi et persécuté par ses ennemis.
Commovísti, Dómine, terram, et conturbásti eam.
Seigneur, vous avez ébranlé la terre et vous l’avez bouleversée.Sana contritiónes ejus, quia mota est.
Guérissez ses blessures car elle est ébranlée.Ut fugiant a facie arcus, ut liberéntur elécti tui.
Que vos élus échappent aux traits de l’arc qu’ils soient délivrés !
Lorsque le texte de ce psaume parle de la terre, il s’agit du pays d’Israël et surtout de ses habitants. On peut dire de cette prière, comme de celle du Graduel, qu’elle s’applique tout à fait à la situation de l’Église et de notre pays, mais elle s’applique aussi à notre âme blessée par le péché dont nous supplions le Seigneur de nous délivrer. La mélodie est faite de formules habituelles aux Traits ; on en retrouve quelques-unes unes qui figuraient déjà dans celui de dimanche dernier, mais d’autres ont été choisies les plus développées et aussi, spécialement dans le deuxième verset, parmi les plus tourmentées.
► Offertoire : Pérfice
Les deux derniers chants du propre de la messe du dimanche de la Sexagésime, l’Offertoire et l’antienne de Communion, sont nettement différents des trois premiers. Nous n’y retrouverons plus les appels suppliants du peuple de Dieu dans sa détresse, ce sont au contraire des prières personnelles pleines de confiance.
Le texte de l’Offertoire est tiré du psaume 16, prière du juste, celui qui accomplit fidèlement la volonté de Dieu et fait valoir cette qualité pour obtenir d’être exaucé. En ce temps de la Septuagésime, même si nous nous efforçons d’être fidèles, nous prenons conscience de la fragilité de notre démarche et demandons au Seigneur qu’il nous soutienne dans cette voie.
Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea
Affermissez mes pas dans vos sentiers afin que ma démarche ne soit pas ébranlée.Inclína aurem tuam, et exáudi verba mea : mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te, Dómine.
Cette demande s’exprime par une mélodie très calme et contemplative, comme c’est souvent le cas des Offertoires, avec de nombreuses notes longues qui lui donnent un certain caractère d’immobilité marquant l’assurance du juste dans l’observation de la Loi de Dieu, mais elle est en même temps très expressive avec des accents bien soulignés.
► Communion : Introíbo
Comme l’Offertoire, l’antienne de Communion du dimanche de la Sexagésime est une prière personnelle, et non seulement on n’y retrouve pas la supplication et l’angoisse des premières pièces de la messe, mais cette petite antienne est même plutôt joyeuse. Le texte est bien connu puisqu’il est tiré du psaume 42 que le prêtre récite au début de la messe.
Introíbo ad altáre Dei, ad Deum qui lætíficat juventútem meam.
Je m’avancerai vers l’autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse.
Cependant, il ne faut pas s’y tromper, ce psaume 42, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un malheureux exilé au milieu d’un peuple impie. Il se souvient de Jérusalem et des magnifiques cérémonies du Temple qui faisaient sa joie dans sa jeunesse, et il aspire à les retrouver. De même en ce temps de la Septuagésime, et de façon générale au milieu du monde impie où nous nous trouvons, et du péché qui nous enserre, nous aspirons à retrouver la jeunesse spirituelle dans la patrie céleste. C’est cet espoir qu’exprime la mélodie de cette antienne, joyeuse et affirmative. Ainsi s’achève la belle progression des chants de ce dimanche, depuis les appels angoissés de l’Introït jusqu’à la confiance et l’espérance finale.
Osons ramer à contre-courant!
Le 22 février est la journée mondiale du scoutisme (le 22 février étant l’anniversaire du fondateur du scoutisme, Robert Baden-Powell, né le 22 février 1857). A cette occasion, nous avons reçu ce message d’une jeune lectrice que nous publions volontiers – d’abord pour l’encourager et ensuite parce que le scoutisme catholique a suffisamment compté dans la vie de bon nombre de rédacteurs et de lecteurs de votre blogue préféré pour que nous lui témoignions notre reconnaissance:
En cette journée mondiale du scoutisme, il faut rappeler tout ce que celui-ci peut apporter dans notre vie. Nous sommes dans une société où nous oublions de partir à l’aventure. Alors, nous le disons à la jeunesse (mais aussi à l’âge plus mûr): osez ! La foi est au centre de cette quête de l’absolu. Recentrons nous toujours sur l’essentiel : Dieu ! Les années de scoutisme sont rythmées par une progression exigeante, mais d’une beauté extraordinaire. Il faut toujours faire de votre mieux en allant de l’avant. Osez ramer toujours à contre-courant !
Encore un Algérien sous OQTF
Attentat à Mulhouse : le suspect, né en 1987 en Algérie, serait sous obligation de quitter le territoire français et en attente de plusieurs jugements.
L’assaillant neutralisé par la police était connu pour apologie du terrorisme et a crié « Allah Akbar ».
Une personne est décédée et deux agents du stationnement ont été gravement blessés lors de l’attaque.
L’immigration tue.
La Fraternité Saint-Ephrem en pèlerinage à Rome
La Fraternité Saint-Ephrem s’est rendue en pèlerinage à Rome pour le Jubilé 2025. Les pèlerins ont pu rencontrer le fr. Augustin Laffay, O.P., archiviste et historien de l’ordre des Dominicains.
La Fraternité Saint-Ephrem a été créée au Carême 2024 à Lille, comme société de pénitence et de formation laïque inspirée par les Pères du désert.
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https://www.youtube.com/watch?v=XKV7nqazeGA
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Suite au discours de JD Vance sur la liberté d’expression, la nomenklatura s’affole
Dans Le Figaro, la patronne de Radio France, Sibyle Veil fustige la liberté d’expression, qui serait « le cheval de Troie du néo-impérialisme américain ». Sic.
« Ce n’est pas le cadre fixé par les institutions démocratiques européennes qui menace la liberté d’expression, mais les tentations de manipulation à grande échelle de ceux qui maîtrisent le mieux et les premiers les outils technologiques comme Trump, Vance ou Musk ».
Depuis des décennies, les médias français sont manipulés par une classe de journalistes militants, souvent d’extrême-gauche, qui craint aujourd’hui de voir son monopole remis en cause. Après les nouveaux médias, comme les blogs (souvenez-vous en 2004 lorsque Le Salon beige a été créé, les médias mainstream étaient tous alignés sur la même pensée unique) puis les réseaux sociaux, ce sont désormais des médias comme CNews ou le JDD qui poursuivent la brèche entamée contre la pensée unique.
Sibyle Veil juge la régulation (autre nom de la censure) des réseaux sociaux absolument nécessaire :
« Serait-ce la liberté que de laisser des plateformes américaines influencer les opinions publiques européennes via des algorithmes opaques qui poussent intentionnellement certains faits et opinions et en invisibilisent d’autres ? »
Il faut faire taire le peuple français, comme la super-classe mondialiste l’a fait taire après le désaveu du référendum de 2005.
« L’information est une question de souveraineté »,« de la même manière que les Européens prennent conscience de la nécessité de se doter de capacités de défense autonomes, ils doivent aussi investir dans leurs offres d’information souveraines, capables de garantir un débat public fondé sur des faits et non sur des rapports de force, enclines à valoriser la modération plutôt que l’agitation permanente, susceptibles de créer du commun plutôt que de nourrir les divisions ». « C’est cette voie que le service public s’attache à défendre, non par nostalgie d’un ordre ancien, mais parce qu’une société qui renonce à la vérité renonce aussi à sa liberté. »
La vérité, cette pravda de la pensée unique qui ne supporte plus la remise en cause de l’immigrationnisme ou de l’Etat-providence.
Ainsi, de même, Matthieu Pigasse, proche de Dominique Strauss-Kahn, actionnaire du Monde et propriétaire des Inrockuptibles, appelle ouvertement à la censure :
Ce qui est en jeu, c’est la liberté et la démocratie. La liberté d’expression s’accompagne de devoirs et de responsabilités : respect du pluralisme, exactitude de l’information, pas d’incitation à la haine. La violation répétée des règles par C8 devait être sanctionnée, c’est une condition essentielle du débat démocratique.
La Chaire de saint Pierre et le devoir d’enseigner (22 février)
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
“Comment est née la vénération de la Chaire de Pierre ? Une thèse intéressante est expliquée par le père Umberto Fasola, barnabite et spécialiste de l’archéologie chrétienne. Des documents anciens retracent l’histoire d’un pèlerin de Monza qui, à la fin du VIe siècle, souhaitant apporter à sa reine Théodelinde les huiles saintes recueillies sur les tombes des martyrs, se rendit dans la région entre la Via Salaria et la Via Nomentana à la recherche des vestiges de Pierre. Pourquoi pas au Vatican ? En croisant les textes historiques avec la légende, il apparaît clairement qu’à cette époque, il devait y avoir un objet qui attirait la dévotion populaire. Fasola, en s’appuyant sur les textes, l’identifie à un sedes ou une cathedra de Saint Pierre. Comment la légende est-elle née ? Pour Fasola, il était essentiel de l’étudier afin de comprendre la nature de la fête du 22 février, anciennement appelée Natalis Petri de Cathedra. Lors des fouilles de la fin du XIXe siècle au Cimitero Maggiore sur la Via Nomentana, les chercheurs ont constaté, non sans controverse, qu’une memoria Petri y était vénérée depuis les tout premiers siècles du christianisme. La découverte de plusieurs cathedrae en pierre avec des signes évidents de vénération semblait confirmer cette hypothèse. Quant à la date, un mystère demeure. Dans le monde païen, le 22 février marquait la fin des Parentalia, jours consacrés par les familles à leurs défunts. Dans les cimetières, on célébrait les refrigeria, des banquets funéraires, de véritables fêtes. La fête liturgique, définie en 336 dans la Depositio Martyrum, ne faisait pas référence à une chaire matérielle, mais la solennité évoquait sans aucun doute cet objet. C’était, en somme, un mélange de dévotion populaire et de théologie qui se concrétisait peut-être dans les cathedrae trouvées dans les catacombes, qui avaient à l’origine d’autres fonctions, notamment celles liées aux refrigeria. Les fidèles, venus prier pour leurs défunts le jour même où la fête fut définie, en voyant une cathedra, pensaient naturellement à Pierre.”
“La permanence du dépôt apostolique dans l’Église, qui en vit, est assurée par la succession apostolique, à qui a été confiée la tâche d’interpréter authentiquement la Parole de Dieu, écrite ou transmise. Ainsi, cet élément ultime de transcendance dans l’histoire en accomplit la structure, de sorte que la Vérité et la Loi du Christ sont données à l’homme à travers une « constellation » de trois réalités inséparablement unies : Sainte Écriture – Tradition – Magistère. Penser atteindre la Révélation de Dieu en Christ, qui nous a été transmise par les Apôtres, par une autre voie que celle indiquée par cette constellation, c’est s’engager sur un chemin erroné (cf. Saint Irénée, Adversus Haereses IV, 26, 2).”
“Dans le jugement, le sujet ne se limite pas à énoncer un état de fait (« les choses sont ainsi »), mais il en affirme aussi la vérité, c’est-à-dire qu’il dit aussi « il est vrai que les choses sont ainsi » et que « ce n’est pas vrai que les choses soient autrement ». Dit autrement, avec le jugement, on affirme que cette chose déterminée doit être pensée de cette manière et qu’il est impensable qu’elle soit autrement.”
“Depuis Jean XXIII, on a cette idée que la pastorale de l’Église consiste à traduire le dogme dans un langage compréhensible et acceptable pour l’homme moderne — ce qui est un mythe, une illusion — et à rechercher le bien même dans les positions théoriques les plus contraires au dogme. Je considère qu’il s’agit d’une pastorale qui, en tant que telle, est erronée et nuisible pour l’Église ; mais en tant que théorie, c’est une pratique erronée qui, comme doctrine, ne repose sur aucun fondement dans l’infaillibilité. Une pratique peut être erronée car elle découle d’un jugement prudentiel qui peut être jugé erroné par d’autres qui expriment eux aussi des jugements prudentiels différents — comme les miens, qui ne sont pas non plus soutenus par l’infaillibilité. Ainsi, lorsque je critique cette pastorale qui me semble désastreuse, j’emploie des jugements, des adjectifs et des adverbes qui indiquent clairement qu’il s’agit de mes opinions. Dieu jugera, mais il n’y a rien de dogmatique dans le fait d’évaluer l’opportunité d’une ligne pastorale. Ceux qui font du mal à l’Église sont ceux qui considèrent la pastorale du Concile et des papes qui l’ont suivi comme étant nécessairement la seule valide, et qui parlent de « nouvelle Pentecôte de l’Église » et d’« interventions de l’Esprit Saint », comme si ces jugements prudentiels, que je considère erronés, étaient en réalité dogmatiquement infaillibles, voire sacrés, et représentaient l’unique voie que l’Église puisse suivre.” (gloria.tv).
“« Il faut arriver à une Église du peuple ». Mais le peuple est une image purement rhétorique. On ne peut jamais savoir ce que veut le peuple, c’est-à-dire une multitude d’individus différents. Même en politique, l’expression le peuple est purement rhétorique, et encore plus en théologie. Par exemple : dire que le peuple a voulu changer la Messe est une absurdité, cela n’a jamais été ni possible ni attesté. Dans le peuple, il y a ceux qui, comme Padre Pio en son temps, sont remplis de foi, et d’autres qui n’ont aucune foi. À l’époque, certains voulaient réformer les choses parce qu’ils n’aimaient pas la Messe en latin et la voulaient en italien, mais ces mêmes personnes ne comprenaient ni le latin ni l’italien. L’Église n’a jamais procédé à des opérations de type « démocratique », comme élire des personnes avec l’accord d’une base ; elle n’a jamais tiré son enseignement de l’opinion des gens. L’Église doit enseigner ce que Jésus a dit : c’est tellement simple !” (gloria.tv).
Christine Boutin, interrogée par l’abbé Romain, prêtre et youtubeur suisse
Entretien avec Christine Boutin sur son dernier ouvrage intitulé : “Lettre ouverte à qui veut s’engager en politique pour servir la France et les français” :
États-Unis : Le tournant catholique du parti Républicain
Extrait d’un article de Nicolas Conquer paru dans Liberté politique sur le tournant catholique du
parti Républicain :
[…] La conversion de Vance n’est pas un phénomène isolé aux États-Unis. Dans la pratique, la religion romaine connaît un succès d’estime. Ce renouveau est également soutenu par des pratiques comme les processions et par des prêtres itinérants desservant des paroisses dispersées sur des terri- toires vastes. Loin de simplement reproduire des traditions, le catholicisme traditionaliste américain redéfinit sa nature. Les fidèles semblent divisés entre une adhésion totale à l’Église ou un rejet complet, reflétant une polarisation croissante dans la pratique. Avec plus de 600 paroisses concernées, le mouvement devient une force structurelle dans le paysage religieux, transformant la manière dont les Améri- cains abordent leur foi.
Cette montée en puissance s’accompagne de tensions avec le Vatican, exacerbées par des mesures telles que la restriction de la messe traditionnelle dans certains diocèses majeurs comme Chicago et Washington. Ces décisions découlent de « Traditionis Custodes », un texte du pape François jugé comme une attaque contre les catholiques traditionalistes. Lors d’une conférence à Pittsburgh, des critiques de François ont formulé des « articles de résistance », qualifiant les réformes de discrimination religieuse. Là où le catholicisme traditionaliste se développe, un certain catholicisme de convenance, occasionnel et tiède, semble s’étioler. Les pratiquants les moins fervents peinent souvent à transmettre la foi à leurs enfants. En religion, il n’y a plus de demi-mesures. On entre entièrement dans l’Église ou l’on en sort entièrement.
Newt Gingrich, Rick Santorum… la conversion de Vance au catholicisme en est une parmi de nombreuses autres, au sein des élites du Parti républicain. Le catholicisme semble exercer une influence significative sur ce parti, notamment à travers des échanges et des réseaux transatlantiques qui voient l’Europe, largement sécularisée, comme une terre de mission. Des revues comme The Catholic Thing, largement diffusées et accueillies favorablement dans des publications comme France Catholique en France, témoignent de l’exportation et de l’implantation d’idées catholiques dans des cercles conservateurs.
Parallèlement, Rod Dreher, auteur du célèbre Pari bénédictin, a exercé une influence majeure sur le paysage conservateur américain. Dreher prône la création de communautés résilientes capables de résister à la sécularisation et aux pressions culturelles modernes. Inspiré par la règle de Saint Benoît, son ouvrage appelle les chrétiens à recentrer leur vie autour de valeurs spirituelles fortes. Cette stratégie, bien que controversée, trouve un écho grandissant parmi ceux qui cherchent des solutions face au déclin culturel et moral.
L’évêque Bishop Robert Barron, avec son organisation Word on Fire, joue également un rôle essentiel en reliant foi et culture contemporaine. Barron est connu pour ses interventions dans les médias et ses efforts pour rendre la doctrine catholique accessible et pertinente dans un monde en mutation rapide. Ses appels à un renouveau intellectuel et spirituel résonnent notamment chez les jeunes croyants, faisant de lui une figure clé dans le renouveau du catholicisme social. Cette dynamique est enrichie par une redécouverte des oeuvres de G.K. Chesterton, dont les écrits sur la justice sociale et la dignité humaine trouvent une résonance particulière aujourd’hui. Les penseurs français comme Jacques Maritain et Charles Péguy complètent ce panorama intellectuel en rappelant que foi et démocratie sociale ne sont pas incompatibles, mais peuvent au contraire se ren- forcer mutuellement. […]
Notre Dame de Guadalupe face à la science
Conférence du Club Saint-Dominique
A l’occasion du début du Carême et dans le cadre de l’année mariale, la chapellenie Notre-Dame de France, le Club Saint-Dominique ont l’honneur de recevoir David Caron Olivares, scientifique, auteur, cinéaste, grand spécialiste des apparitions de Notre-Dame de Guadalupe qui présentera :
Notre-Dame de Guadalupe face à la science
Ecole Saint-Dominique du Pecq
Le 6 mars 2025 à 20h30
Conférence suivie d’une séance de dédicaces
Participation libre
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C’est le moment de choisir votre parcours de carême !
Dans moins de 15 jours, nous entrerons dans le carême, temps privilégié de renouvellement spirituel !
Durant cette période particulière, nous sommes invités à donner le meilleur de nous-même et à laisser Dieu agir en nous.
Par nos efforts pour aimer davantage, pardonner, nous détacher de ce qui nous éloigne de Lui, nous créons en nous un espace plus grand pour accueillir Sa présence. Nous Lui laissons le champ libre pour nous transformer intérieurement et nous guider vers la sainteté.
Alors pour vivre pleinement ces 40 jours, Hozana vous invite à choisir un parcours de prière adapté à votre chemin de foi !
Que vous souhaitiez approfondir la méditation des évangiles, vous renforcer dans le combat spirituel ou prier avec les pères du désert, plusieurs itinéraires spirituels vous sont proposés pour vous accompagner, parmi lesquels :
40 jours – 40 actions : du 5 mars au 13 avril
Un parcours pratique et accessible, adapté aux emplois du temps chargés, avec chaque jour :
– Une lecture de l’Évangile du jour, pour nourrir sa foi
– Une action concrète à mettre en pratique, en lien avec la Parole du jour
Ces actions vont des petits gestes du quotidien (un message de gratitude, un acte de générosité) à des engagements plus profonds (le pardon, le partage, un pas vers la réconciliation).
Inscrivez-vous ici : https://lc.cx/D-pXFQ
Carême 2025 avec les Pères du désert : du 5 mars au 21 avril
Marcher au désert pour partir à la rencontre de Dieu et de soi-même, voilà le défi que Meditatio vous propose de relever en cette période de carême. Vivez une aventure spirituelle forte qui vous conduira à Pâques grâce aux apophtegmes des Pères du désert, un véritable testament spirituel !
En vous inscrivant vous recevrez :
-Une méditation audio-guidée chaque mercredi
-Une méditation écrite le reste de la semaine
Inscrivez-vous ici : https://lc.cx/9mEk0A
Carême40 : du 5 mars au 20 avril
Un carême proposé par les frères de la Fraternité St-Vincent-Ferrier pour tout savoir sur le combat spirituel !
Chaque jour vous recevrez :
-Une vidéo avec un enseignement de 10 min sur le thème du combat spirituel
-Un texte de méditation en lien avec la vidéo
-Un défi pratique à accomplir
Inscrivez-vous ici : https://lc.cx/ioI18e
Pour d’autres parcours, rendez-vous sur hozana.org !
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« On nous a demandé de virer Cyril Hanouna, on l’a fait, on a fait notre boulot »
Révélations de Jules Torres sur Europe 1 :
« On nous a demandé de virer Cyril Hanouna, on l’a fait, on a fait notre boulot » : le journaliste Jules Torres, qui était à une table proche de celle de membres de l’Arcom au restaurant, relate leur conversation.pic.twitter.com/vQUDLH8Xg9
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 21, 2025
Sans complexe
A la Conservative Political Action Conference (CPAC), certains n’ont pas peur du qu’en diront les médias scrogneugneu. Exemple avec Elon Musk et Javier Milei, prêts à couper dans les dépenses inutiles à la tronçonneuse :
Elon Musk a expliqué ensuite :
Les mesures que nous prenons [avec DOGE] avec le soutien du président et des agences sont celles qui sauveront Medicare, ce qui sauvera la Sécurité sociale. Parce que si le pays devient insolvable – si tout l’argent est dépensé uniquement pour payer les intérêts de la dette – il ne restera plus d’argent pour quoi que ce soit. C’est pour cette raison que je fais cela. J’ai regardé la situation dans son ensemble et j’ai vu que notre dette devenait incontrôlable. Un pays n’est pas différent d’une personne. Si un pays dépense trop, il fait faillite, tout comme si une personne dépense trop, elle fait faillite. Donc, résoudre ces problèmes n’est pas une option, c’est essentiel.
Congrès des conservateurs CPAC : Jordan Bardella se dégonfle
Prenant prétexte d’un salut nazi (?) fait par Steve Bannon lors du congrès CPAC, Jordan Bardella a décidé de renoncer à intervenir. Un signe de plus de la chiraquisation du Rassemblement national, qui fait de la peur de son ombre l’alpha et l’omega de ses décisions politiques. Imaginons un instant que ce parti parvienne au pouvoir, ce qui n’est pas réellement gagné, il suffira d’une campagne de presse pour le faire renoncer, reculer, dans un mouvement de chiraquisation pitoyable…
Réaction de Steve Bannon à propos de l’annulation de Jordan Bardella à la CPAC :
« C’est un petit garçon, s’il annule à cause de ce que dit la presse mainstream sur mon discours, il n’est pas digne de diriger la France »
Jordan Bardella annule son intervention à un rassemblement conservateur à Washington après un “geste faisant référence à l’idéologie nazie” de Steve Bannon pic.twitter.com/aIyRTAOzY7
— BFMTV (@BFMTV) February 21, 2025
🔴 Annulation de l’intervention de Bardella à Washington en pointant un “salut nazi”
Steve Bannon répond :
“Jordan Bardella est un lâche (…), je l’emmerde et je vous emmerde, c’était un salut à la foule”Steve Bannon n’est plus proche de Trump. pic.twitter.com/sBOvyrHira
— Comité Trump France (@TrumpFrance) February 21, 2025
Sarah Knafo est également présente à cet évènement, qui réunit l’ensemble des forces vives du conservatisme américain.
Le Planning tente d’empêcher une conférence et multiplie les insultes
Lors d’une conférence donnée à Lyon sur la question philosophique de la moralité de l’avortement, Matthieu Lavagna a été victime d’une manifestation féministe qui a consisté en une vague d’insultes en continu sans aucune argumentation :
“Matthieu, Matthieu, ferme bien ta gueule”
“Matthieu sac à merde, Matthieu sac à merde”
La tolérance dans toute sa splendeur.
Pour le Planning familial, il est interdit de réfléchir.
La solution pour (enfin) rester fidèle à son effort de Carême !
Le Carême commence dans 2 semaines, êtes-vous prêt ?
Pour ce Carême 2025, nous vous proposons de recourir au Ciel pour (enfin) rester fidèle à votre effort de Carême. Et, qui de mieux placé au Ciel, que la Vierge Marie, pour intercéder pour chacun d’entre nous ?
Saint François de Sales disait “Recourons à [la Vierge Marie], et, comme ses petits enfants, jetons-nous dans son giron avec une confiance parfaite, à tous moments et en toutes rencontres. Appelons à nous cette douce mère, invoquons son amour maternel.”
Nous vous proposons de vous engager à prier au moins une dizaine de chapelet par jour, sur l’application Rosario, pendant toute la durée du Carême, en suivant des méditations écrites dans l’esprit de saint François de Sales.
Ces méditations des mystères du rosaire sont le fruit du travail d’un prêtre et d’une mère de famille nombreuse. Vous découvrirez une méditation guidée sur les textes des évangiles correspondant aux mystères du Rosaire, selon la méthode que donne saint François de Sales dans son livre “Introduction à la Vie dévote”, accompagnée par des pistes de réflexion sur l’Écriture Sainte, et d’une résolution chaque jour.
Tout cela, en méditant le chapelet avec la Sainte Vierge !
Suivez l’exemple d’Anne, fidèle utilisatrice de Rosario :
“Avant, je pouvais toujours me dire que je prierais une dizaine, très souvent, j’oubliais cette bonne résolution ou cela ne tenais pas dans la durée, ce n’est plus le cas avec Rosario, et en plus, je peux maintenant sans difficulté dire plus qu’une dizaine !”
Le Carême approche ! Ne tardez pas !
⏩ Vous n’êtes pas encore sur Rosario ? 👉 Rejoignez un groupe pour le Carême ici : https://rosario.app/21022025
⏩ Vous êtes déjà dans un groupe de chapelet sur Rosario ?
👉 Rendez-vous sur votre groupe
👉 Cliquez sur “Changer de méditation”
👉 Sélectionnez le programme “spécial Carême”
Êtes-vous prêt à prendre la main de la Vierge Marie pendant 40 jours ?
Beau Carême,
Mathilde, de Rosario
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Enfin, un peu de bon sens !
A défaut d’avoir été applaudi par les dirigeants occidentaux, le discours de James David Vance devrait pourtant faire date !
Invité à Munich pour participer à une conférence sur la sécurité en Europe, le tout nouveau vice-président américain a surpris par la franchise de ses déclarations. Sur les réseaux sociaux, la plupart des commentaires à propos de ce discours sont élogieux. On sent un vent d’espérance souffler parmi les simples citoyens européens : ce que chacun pensait au fond de son cœur mais n’osait dire, JD Vance l’a exprimé publiquement devant les principaux responsables européens.
Malheureusement, ces derniers l’ont très mal pris. Alors qu’ils s’attendaient à obtenir quelques précisions sur le plan de Paix entre l’Ukraine et la Russie, ils ont eu droit à une succession de reproches sur l’abandon des principales valeurs démocratiques. Habitués à être encensés par des flatteurs corrompus, ils n’ont pas su quoi répondre mais dans un sursaut de courage inattendu, ils ont tout de même manifesté leur profonde contrariété en s’abstenant d’applaudir !
Un peu plus tard, face aux journalistes ou sur les plateaux télés, ils ont vaillamment critiqué JD Vance et ses réprimandes. Ainsi Nathalie Loiseau a déclaré sur France Info :
« C’était un discours glaçant qui a reçu un accueil glacial. Il y a eu très peu d’applaudissement. »
De son côté, le tout nouveau commissaire européen Stéphane Séjourné a confié aux journalistes, avoir eu honte pour les américains en écoutant JD Vance. On peut aussi citer Jean-Noël Barrot affirmant dans les colonnes du Parisien :
« Personne n’est obligé d’adopter notre modèle mais personne ne peut imposer son modèle à l’Europe. »
Pourtant, le vice-président américain s’est contenté d’énoncer des évidences d’une manière très posée tout au long de son discours, sans la moindre animosité à l’encontre de son public. Sous forme d’introduction, il a d’abord avoué :
« La menace qui m’inquiète le plus vis à vis de l’Europe n’est pas la Russie, ni la Chine. Ce qui m’inquiète, c’est la menace intérieure. Le recul de l’Europe par rapport à certaines valeurs les plus fondamentales, des valeurs partagées avec les États-Unis. »
Pour lui, la première valeur en recul au niveau européen serait le respect des peuples. Il a ainsi exhorté nos dirigeants à écouter l’ensemble des citoyens et à respecter leurs choix surtout lorsqu’il est question d’élections. Pour bien enfoncer le clou, il a rappelé l’exemple tout récent d’annulation d’élections en Roumanie dont l’ancien commissaire politique Thierry Breton s’est longuement réjoui dans la Presse ces derniers temps. Au passage, JD Vance a précisé que de telles pratiques choquaient profondément les américains habitués à respecter les valeurs démocratiques.
Ensuite, il a abordé le thème de la liberté d’expression. Rappelant l’affaire récente d’un britannique condamné pour avoir prié à proximité d’une clinique où se pratiquaient des avortements, il a déclaré :
« Il priait silencieusement, sans gêner personne, sans démarcher personne, il priait juste silencieusement ! »
Enfin, il a terminé par le sujet au combien sensible de l’immigration. Sans faire de longs discours abstraits, il s’est contenté de citer le tout récent attentat à la voiture bélier dans le centre de Munich, ajoutant avec beaucoup d’à-propos :
« Encore une fois, un demandeur d’asile d’une vingtaine d’années, déjà connu de la police, fonce dans la foule avec une voiture et brise de nombreuses vies. »
En conclusion, il a insisté sur le besoin fondamental de respecter les peuples, et a promis que les États-Unis défendraient le droit de chacun à exprimer librement ses opinions. Certes, il n’a pas répondu à l’attente des gouvernements européens persuadés d’être menacés par la Russie, mais il a su mettre en lumière les vrais dangers qui menacent l’Europe. En osant exprimer publiquement ses convictions, il nous a indiqué la bonne direction. Son discours illustre parfaitement son engagement pour une société respectueuse de la dignité humaine.
Surtout, il ne cache pas sont attachement aux valeurs chrétiennes, et à travers lui un vent de vérité semble vouloir souffler sur le monde occidental. Ce souffle de l’Esprit pourrait bien renverser tous les murs de mensonges mis en place par tous les dirigeants mondialistes depuis des années. Avec à lui, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La FIV détruit la vie humaine, les évêques demandent des alternatives éthiques
En réponse au décret exécutif appelant à des politiques visant à rendre la fécondation in vitro (FIV) moins coûteuse et plus accessible, Mgr Thomas et Mgr Barron ont publié la déclaration suivante en tant que présidents des comités de l’épiscopat des Etats-Unis sur les activités pro-vie et les laïcs, le mariage, la vie de famille et la jeunesse :
« En tant que pasteurs, nous voyons la souffrance de tant de couples confrontés à l’infertilité et savons que leur profond désir d’avoir des enfants est à la fois bon et admirable ; cependant, la poussée de l’administration en faveur de la FIV, qui met fin à d’innombrables vies humaines et traite les personnes comme des biens, ne peut pas être la réponse », ont réfléchi Mgr Daniel E. Thomas, président du Comité des activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. Mgr Daniel E. Thomas, président du Comité des activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, et Mgr Robert E. Barron, président du Comité pour les laïcs, le mariage, la vie familiale et la jeunesse, en réponse au décret du président Donald Trump appelant à des politiques visant à rendre la fécondation in vitro (FIV) moins coûteuse et plus accessible.
“L’industrie de la FIV traite les êtres humains comme des produits et congèle ou tue des millions d’enfants qui ne sont pas sélectionnés pour être transférés dans un utérus ou qui ne survivent pas. Le décret de mardi promouvant la FIV est donc fatalement défectueux et constitue un contraste regrettable avec les actions pro-vie prometteuses de l’administration le mois dernier.
“Chaque personne humaine est un don précieux doté d’une dignité et d’une valeur infinies, quelle que soit la manière dont elle a été conçue. Les personnes nées à la suite d’une FIV n’ont pas moins de dignité que les autres. Il est de notre responsabilité morale de défendre la dignité de leurs frères et sœurs qui n’ont jamais eu la chance de naître.
“Dans l’intérêt des couples qui tentent de mettre au monde une nouvelle vie précieuse, nous nous réjouissons de travailler avec l’administration pour élargir le soutien à la médecine reproductive réparatrice qui peut aider à traiter de manière éthique les causes profondes de l’infertilité, souvent négligées. Toutefois, nous nous opposerons fermement à toute politique visant à étendre la destruction de la vie humaine ou à obliger d’autres personnes à en subventionner le coût.
La prévention des violences sexuelles, cheval de Troie du transgenrisme et des militants LGBTQ+
Dans une tribune publiée par le JDD, Marion Maréchal, présidente d’Identité Libertés et député au Parlement européen, Laurence Trochu, député au Parlement européen, membre de la commission de la Santé publique et de la commission des Droits des femmes, Anne Sicard, député du Val-d’Oise, membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation, demandent la suspension du programme EVARS. Extrait :
[…] En terminale, les élèves devront « comprendre » les luttes LGBTQ+ et l’histoire des marches des fiertés. Comprendre, et non examiner ; comprendre, et non discuter ; comprendre, et donc adhérer ? Et avec le programme Evars, la cour de récréation devient un champ de lutte sexuée. Dès le CE1, les élèves devront réfléchir à l’occupation de l’espace sous un prisme genré. Faut-il limiter la surface occupée par les garçons ? Forcer les filles à aller jouer au football ?
Ne riez pas : en novembre dernier, la municipalité écologiste de Strasbourg avait équipé des enfants de gilets connectés à un GPS, pour les géolocaliser dans la cour de récréation. L’objectif ? « Aménager les espaces dédiés des écoles pour les rendre plus égalitaires ». L’égalité cesse d’être un principe, elle devient une injonction. On prétend éduquer les enfants à la sexualité. Mais qu’en est-il réellement ? Nous vivons une époque où l’État s’inquiète de l’effet des contes de fées sur l’égalité, où l’on préfère débattre du genre des héros de dessin animé, pendant qu’explose la prostitution des mineures.
Un enfant sur trois est exposé à la pornographie avant ses 12 ans. L’âge moyen d’entrée dans la prostitution en France est de QUATORZE ans. Les plateformes de partage pornographiques comme OnlyFans séduisent et attirent des adolescentes encore mineures. Qu’est-il réellement mis en place pour lutter contre cette surexposition précoce ? Quelques minutes de sensibilisation ? L’Evars n’aborde que très peu l’hypersexualisation et la marchandisation du corps.
Face à ces terribles dérives, on était en droit d’attendre une réponse forte. On n’a qu’un traitement de surface. On exige des enseignants qu’ils deviennent éducateurs affectifs et sexologues, alors même qu’ils peinent déjà à enseigner leur discipline. Et pendant que l’on mobilise du temps pour enseigner aux collégiens que le sexe est une construction, les infirmières scolaires manquent cruellement.
Il y a aujourd’hui moins de 8 000 infirmières scolaires pour 12 millions d’élèves. Une réforme sérieuse aurait commencé par doter les établissements de moyens concrets. Recrutons des infirmières scolaires, premières à détecter les violences et le mal-être des élèves, plutôt que de confier ces sujets à des enseignants et d’ouvrir les écoles aux associations militantes LGBTQ+, souvent liées à l’extrême gauche politique, qui n’ont rien à y faire.
L’Evars ne s’inscrit pas en complément de l’éducation des familles, mais en concurrence avec elle. Ce programme est effectivement obligatoire, national et uniforme. Autrement dit, que vous soyez d’accord ou non, que vous considériez que ces sujets doivent être abordés en famille ou non, peu importe : l’État a décidé pour vous. C’est une expropriation éducative. Au nom du respect des équilibres de nos enfants, nous demandons un enseignement affranchi de toute propagande, fondé sur la science et construit avec les familles et les professionnels de santé, pas par des militants politiques.
La si nécessaire prévention des violences sexuelles et l’éducation au respect de l’autre ne sauraient devenir le cheval de Troie du transgenrisme, des militants LGBTQ+ ou le prétexte à l’exposition des enfants dès le plus jeune âge aux diverses pratiques sexuelles. Macron dirigeait déjà sans le peuple ; ce gouvernement veut éduquer sans les parents.
“C’est toujours l’ennemi qui nous permet le mieux de définir ce que l’on est et ce que l’on croit”
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :
C’est un mini-séisme au cœur de l’Europe que vient de provoquer le jeune vice-président américain, James David Vance, 40 ans, lors de son intervention à Munich pour la conférence annuelle sur la sécurité internationale. Il s’agit d’une de ces secousses qui font bouger les lignes : alors que le parterre d’élites européennes l’attendait sur l’Ukraine, il a choisi de questionner frontalement, et en profondeur, l’Union européenne, d’inspiration démocrate-chrétienne, sur le terrain de ses valeurs fondamentales.
Ce qui menace avant tout la sécurité des Européens, a-t-il affirmé, n’est pas d’abord la guerre sur leur sol, mais l’abandon de leurs propres valeurs, au premier rang desquelles figurent la liberté de pensée et la liberté de religion. Prenant pour exemple la condamnation en octobre 2024, en Grande-Bretagne, d’un homme ayant prié en silence non loin d’un centre d’avortement.
Converti à la foi catholique depuis peu, JD Vance est un lecteur de saint Augustin, dont il a reconnu l’influence sur son chemin de foi et sur ses idées politiques. C’est également l’évêque d’Hippone, auteur de la Cité de Dieu, qui avait guidé le pape Benoît XVI en 2011, lors de sa magistrale leçon politique devant le Parlement allemand, 500 km plus au nord. Celui qui avait été précédemment archevêque de Munich avait alors interrogé ses compatriotes sur la source de la justice, citant saint Augustin : « Enlève le droit – et alors qu’est-ce qui distingue l’État d’une grosse bande de brigands ? »
Le droit et la culture européenne, pour le prédécesseur du pape François, tiennent en effet leur source de la rencontre entre Jérusalem – la foi au Dieu d’Israël –, Athènes – la philosophie – et Rome – la pensée juridique. C’est cette triple rencontre qui, selon Benoît XVI, « fonde l’identité profonde de l’Europe » et constitue le fondement des droits de l’homme et de la démocratie. Dès lors, le critère de la majorité des votes ne peut suffire, affirmait-il, lorsque la dignité intrinsèque de l’homme – sa vie – est en jeu.
Pour le pape allemand, il faut donc réhabiliter un principe supérieur, qui s’impose à tous : le droit naturel, cette loi « inscrite dans le cœur » de chaque être humain selon saint Paul (Rm 2, 14), hélas reléguée au ban de l’histoire depuis la Révolution française. « L’homme aussi, soulignait encore le pape, possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté. (…) L’homme ne se crée pas lui-même. »
Menace islamiste
Coïncidence : c’est également à Munich que s’est produit, la veille du discours de JD Vance, un attentat à la voiture-bélier, faisant deux morts, une petite-fille de 2 ans et sa mère, et 37 blessés. Selon les autorités, le suspect a agi pour des motifs religieux et islamistes. Il y a donc urgence, en effet, que l’Europe retrouve son identité chrétienne, qui avait été niée lors du projet de Constitution européenne en 2005. Vingt ans plus tard, la volonté des évêques français de se constituer comme partie civile dans le procès de l’attentat à la basilique de Nice, qui avait fait trois morts, constitue un élément positif. Les évêques ont considéré en effet que le christianisme était visé en tant que tel dans cette attaque à caractère islamiste. C’est toujours l’ennemi qui nous permet le mieux de définir ce que l’on est et ce que l’on croit.
70 chrétiens décapités par des islamistes en République Démocratique du Congo
L’horreur s’est déroulée dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans le village abandonné de Kasanga, situé dans le territoire de Lubero, province du Nord-Kivu. Au cours du week-end du 14 février, 70 personnes ont été retrouvées décapitées dans une église protestante.
Les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe affilié au groupe État islamique, a capturé et ligoté une vingtaine de chrétiens de cette communauté de Mayba à 4 heures du matin, le jeudi 13 février. Le reste de la population, décidé à libérer les personnes enlevées, n’a malheureusement pas eu le temps de réagir. Vers 18 heures, des militants des ADF ont encerclé le village et ont capturé une cinquantaine de chrétiens. Tous les captifs ont été emmenés dans une église protestante de Kasanga où ils ont été sauvagement tués, soit à coups de marteau, soit à coups de machette.
Les victimes du massacre de l’église feraient partie des dizaines de personnes portées disparues depuis mercredi dernier dans le village. Des médias locaux ont révélé que les victimes avaient été décapitées à coups de machette.
Le Politique, l’Entrepreneur et l’Homme de foi
Ayant 40 ans d’expérience industrielle, dont la deuxième moitié dans une entreprise aéronautique civile et militaire, un des fleurons de l’industrie française, j’ai toujours été impressionné par l’excellence du monde de l’Entreprise:
• La qualité des dirigeants ;
• Leur vue stratégique à long terme ;
• Les fortes valeurs de l’entreprise déclinées du haut en bas de la hiérarchie et auxquelles le personnel adhère ;
• La valorisation des femmes et des hommes ;
• L’excellence, la compétence et le professionnalisme exercés, dans tous les domaines de l’entreprise.
• Une grande motivation du personnel.
A titre d’exemple, le processus d’embauche y est très rigoureux :
• Lettre de motivation, CV, présélection, entretien avec le service du personnel et éventuellement avec le psychologue, puis entretien(s) avec la future hiérarchie, et enfin concertation interne pour prise de décision.
• Lors des entretiens, l’accent est mis sur l’expérience, les actions réalisées, leurs résultats, les points faibles et les points forts du candidat ou de la candidate et, point capital, sur ses réelles motivations à vouloir intégrer l’entreprise.
Dans le monde politique, les dirigeants nommés à des postes clés qui impactent le gouvernement de la France suivent-ils un parcours du même type ?
Nenni !
On l’a clairement vu lors de la constitution des 2 derniers gouvernements ; ce qui a prévalu à la nomination des nouveaux ministres, c’est :
• Le copinage et l’entre-soi,
• Les compromis,
• Le retour de ministres, sortis par la porte du précédent et revenus par la fenêtre de l’actuel alors que leur bilan dans l’ancien gouvernement était insignifiant, voire catastrophique, aussi bien pour l’ancien Premier ministre qui « gouvernait » à coup d’articles 49.3 que du ministre de l’Intérieur sous le règne duquel n’a cessé de croître l’insécurité en France. Et le comble est d’avoir fait revenir ce ministre incompétent pour remplacer l’ancien ministre de l’« Injustice ». Un seul était encore peut-être digne de confiance.
Ceux qui ont échoué dans leur mission de gouvernement, ont-ils été sanctionnés ? Nenni ! On leur procure une belle place au soleil, comme un ancien 1er ministre qui a été promu PDG et je viens de voir qu’il est mis sous enquête après 9 heures de garde à vue). Autre exemple : l’ancien ministre de l’économie, coresponsable avec le Président Macron (soit disant un expert en économie !) de la dette abyssale de la France est-il sanctionné ?
D’où cette expression hypocrite trouvée par les politiques eux-mêmes : « responsables, mais pas coupables ».
Dans l’entreprise un ingénieur, un chef de département, un directeur qui a failli à sa mission encourt jusqu’au licenciement car il est considéré comme étant responsable et coupable.
Plus grave, le Président Macron, avec ses gouvernements successifs, a considérablement affaibli la France sur le plan international où elle a perdu le peu de crédibilité, d’aura et d’influence qu’elle avait.
• La France a lamentablement géré la crise du covid.
• Elle s’est complètement trompée sur le comportement qu’elle devait avoir vis-à-vis du conflit russo-ukrainien (voir mon article sur « La France et le conflit russo-ukrainien » paru le 14 février dernier sur le Salon Beige).
• Elle s’est fait éjecter des pays africains (sauf 1, mais pour combien de temps ?).
• Elle n’a plus de corps diplomatique.
• Elle n’a plus le courage de remettre à sa place l’ingrate Algérie qui ne cesse de l’humilier alors qu’elle doit tant à la France.
• Elle ne sait plus éduquer ses enfants qui, pour trop d’entre eux, ne savent ni lire ni écrire correctement et auprès de qui on estime prioritaire d’imposer une « éducation » sexuelle, qui, d’après-moi, est un domaine intime strictement réservé aux parents, au lieu d’éduquer leur esprit et leur volonté.
• Notre agriculture ne cesse d’être affaiblie et risque de disparaître.
• Enfin, je citerai la politique débridée de l’immigration et l’incapacité de nos gouvernants à faire respecter la sécurité et donc la paix intérieure, qui, est pourtant une des missions prioritaires d’un gouvernement digne de ce nom ; mais « pas d’amalgame ! »
Je ne m’étendrai pas sur l’Europe, mais je considère que la soumission aveugle de la France à l’Europe d’Ursula von der Leyen est un véritable suicide.
Le fait que le Président Donald Trump ait récemment traité l’Europe de “pays du tiers monde” va-t-il faire réagir les leaders du monde politique français et européen ? Malheureusement, je n’y crois pas à cause de l’orgueil et de l’aveuglement de ceux qui nous gouvernent.
Mais au fait, qu’est ce qui motive ceux qui nous gouvernent : la grandeur de la France, l’amour de la France et des français ?
Personne ne le croit plus.
Je pense que leur mal profond, c’est que ce sont des idéologues, n’ayant aucun sens des réalités, menteurs, arrivistes, imbus d’eux-mêmes (jusqu’à se prendre pour certain pour « Jupiter »), et comme je l’ai écrit plus haut, ils n’aiment pas les français et ne les écoutent pas, voire les méprisent.
Plus grave, on constate en fait une véritable dérive institutionnelle d’une élite « d’apparence » qui donne l’impression d’être influencée, manipulée, voire terrorisée par des donneurs d’ordre cachés (1).
Certes, cette situation n’est pas uniquement imputable à l’ère Macron.
Il me semble que le dernier Président de la République qui aimait la France, qui avait des convictions, des valeurs morales fortes, de la détermination et qui était un véritable chef d’état, c’était Georges Pompidou.
Après lui, petit-à-petit la situation de la France s’est détériorée, puis accélérée depuis Nicolas Sarkozy (beau parleur mais pas homme d’action ; on se souvient de sa fameuse déclaration « on va nettoyer les banlieues au karcher », suivie d’aucun effet).
Ma conviction est qu’il faut donner davantage le pouvoir aux dirigeants d’entreprises, qui eux ont le sens des réalités et qui, la plupart, mènent des réflexions stratégiques à long terme, ont une grande autonomie et une grande liberté d’action, et qui ont fait leurs preuves.
Nos dirigeants politiques ont trop longtemps démontré leur incompétence et leur incapacité à gouverner la France, et, par-là, sont devenus illégitimes.
Mais que faire ?
Devant la gravité d’une telle situation, seul une intervention du Ciel peut encore sauver notre nation.
Mais, le méritons nous ?
Notre-Dame, Reine de France nous a fait une promesse à Fatima en 1917 : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »
Et Jacinthe, qui a reçu les confidences de Notre-Dame disait : « Je souffrirai pour l‘amour de Notre Seigneur, pour réparer les injures au Cœur Immaculé de Marie, pour la conversion des pécheurs et pour le Saint-Père ».
Simple fidèle, je me permets de conclure par cette recommandation :
En ce début du temps de la Septuagésime, nous qui voulons rester « catholiques et français toujours », hâtons ce triomphe en imitant la petite Jacinthe de Fatima comme si nous avions à vivre le dernier carême de notre vie.
Jean-Pierre Castellan
(1) Le vrai pouvoir selon Joseph de Maistre (homme politique, philosophe, magistrat et écrivain savoyard, 1753-1821) est chez celui “qui gouverne et n’est pas gouverné, qui juge et n’est pas jugé » et il ajoute « tout gouvernement est absolu et du moment où l’on peut lui résister sous prétexte d’erreur ou d’injustice il n’existe plus”
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Mgr François Gourdon nommé évêque de Saint-Dié
Le pape François a nommé ce jeudi 20 février évêque de Saint-Dié, Mgr François Gourdon. Il était jusqu’à présent curé de la paroisse cathédrale Saint-Maurice – Notre-Dame d’Angers (diocèse d’Angers – 49).
La messe d’ordination et d’installation aura lieu le 22 mars 2025 à 15h en l’église Notre-Dame-au-Cierge à Épinal (88). Il prendra possession de la cathèdre, le mardi 25 mars, solennité de l’Annonciation, à 18h en la cathédrale de Saint-Dié.
I-Média : C8, JD Vance cible une liberté d’expression muselée
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur la disparition de la chaîne C8, cancelisée par l’ARCOM et contrainte de cesser d’émettre sur la TNT malgré son succès d’ici la fin du mois.
Le discours de JD Vance à Munich sur la liberté d’expression menacée en Europe, a provoqué une tempête médiatique.
Dans les pastilles de l’information, de Elias tué à la machette et non au couteau à Elise Lucet qui déclenche un tollé avec ses tests anti-drogue à l’Assemblée nationale en passant par les pics de nos médias anti-Trump et Musk, découvrez les informations que les grands médias ne vous montrent pas.
Sans oublier le portrait piquant de l’oligarque médiatique, Daniel Kretinsky, qui vient de récupérer le canal 18 de la TNT, par l’Observatoire du journalisme.
Certificat de parentalité : Une stratégie pour imposer la reconnaissance de la GPA
Du Syndicat de la famille :
Malgré le constat, le 14 juin 2024, de l’absence d’une unanimité au Conseil de l’Union européenne sur le Certificat européen de parentalité, la Commission et le Parlement européen cherchent de nouveau à imposer ce dispositif controversé. Celui-ci vise à reconnaître automatiquement les filiations établies dans d’autres États membres, y compris celles revendiquées à l’issue d’une gestation pour autrui (GPA), pratique interdite en France et dans plusieurs autres pays européens. Mais les promoteurs du texte reviennent à la charge pour tenter d’imposer ce dispositif ou un équivalent. Un forcing que dénonce vigoureusement le Syndicat de la Famille parce qu’il consistera dans tous les cas à reconnaître de fait la GPA et à faciliter sa pratique.
Le 13 février 2025, le Parlement européen a débattu de ce projet, confirmant qu’il reste un objectif stratégique, malgré l’absence de consensus.
Le Certificat européen de parentalité est également inscrit à l’agenda officiel de la Commission européenne pour 2025, via un programme de travail visant à harmoniser la reconnaissance transfrontalière de la filiation. Cette inscription confirme la volonté d’imposer ce texte malgré l’opposition de plusieurs États membres.
Ces instances européennes exercent ainsi un véritable forcing pour l’adoption de ce projet, alors que l’intérêt supérieur de l’enfant exige au contraire de lutter contre la GPA et donc de s’abstenir de toute reconnaissance, de droit comme de fait.
Cette stratégie est d’autant plus problématique qu’elle contrevient au Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) qui réserve aux États membres la compétence exclusive en matière de droit de la famille (art. 81). En violant le principe de subsidiarité, ce projet menace la souveraineté nationale en matière de droit de la famille.
Un risque juridique et éthique majeur
Ce projet de règlement obligerait en effet les États membres à reconnaître automatiquement des filiations établies à l’étranger, même lorsque ces filiations sont fictives et résultent de pratiques interdites sur leur propre territoire, comme la GPA. Cela représenterait un risque juridique et éthique majeur ainsi qu’une atteinte profonde à la démocratie. Les États membres seraient en effet contraints de valider indirectement des pratiques contraires à leurs législations nationales, à leurs choix politiques et éthiques.
Une proposition juridiquement problématique
Face aux réticences de plusieurs États, la présidence belge avait proposé, lors du Conseil des ministres de la Justice de l’UE du 14 juin 2024, une “exception d’ordre public” permettant aux États membres de refuser la reconnaissance automatique des filiations issues de la GPA si leur droit national l’interdit. Il s’agissait dès lors de mettre en place le Certificat européen de parentalité et en même temps de permettre aux États opposés de ne pas appliquer cette reconnaissance des filiations issues de la GPA dans leur droit interne. Mais cette exception imposerait aux États de prévoir une reconnaissance alternative, comme l’adoption par le parent d’intention. Cette procédure conduirait donc à une validation indirecte de leur droit de la famille et elle forcerait les pays opposés à la GPA à la reconnaître de fait.
En obligeant les États à trouver un moyen juridique d’établir un lien entre le commanditaire et l’enfant, cette exception n’en est pas une et elle ne ferait que contourner les législations nationales et leurs principes éthiques.
Cette stratégie avait suscité une opposition ferme de l’Italie, la Suède et la Slovaquie, qui ont rejeté à la fois la reconnaissance automatique et la pseudo-exception d’ordre public. La Croatie, la Bulgarie, la Roumanie et la Hongrie avaient également exprimé de fortes réticences. Du côté de la France, la résolution du Sénat, adoptée le 22 mars 2023, affirme le non-respect du principe de subsidiarité et souligne que le projet empièterait sur les compétences nationales en matière de droit de la famille.
Le Syndicat de la Famille dénonce cette stratégie qui outrepasse les règles démocratiques de l’Union européenne. « Aucun État ne doit être contraint de reconnaître des pratiques contraires à son droit national, en particulier lorsque celles-ci violent les principes fondamentaux de la filiation et de la protection de l’enfance. Nous appelons les gouvernements opposés à ce texte à maintenir fermement leur position et à bloquer cette tentative d’imposition par des moyens détournés. Le Syndicat de la Famille poursuivra son action pour défendre le respect du droit de la famille et des droits de l’enfant, face aux dérives idéologiques qui cherchent à normaliser des pratiques contraires à l’intérêt supérieur de l’enfant et fragilise la filiation » souligne Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille.
Robert Ménard, l’amour et le droit
De Jean-Frédéric Poisson, président de Via, sur Bd Voltaire, à propos des poursuites contre Robert Ménard (qui avait refusé de marier une personne sous OQTF):
Pour commencer, il faut rappeler ce qu’est un mariage civil. L’amour n’y tient aucune place. L’officier d’état civil, en l’occurrence le maire, est là pour enregistrer le consentement des deux époux à respecter les engagements qui leur sont imposés par le droit : la vie commune, la prise en charge réciproque, l’éducation des enfants. Le sujet est celui-ci : les mariés récupèrent, en se mariant, des droits et des devoirs auprès de la nation. Pour cette raison, le corps social représenté par le maire et les témoins s’assure du fait que le consentement des mariés à ces devoirs est clair et formel. C’est sec. Sans poésie. Sans adjectif. Sans romance. Mais c’est du droit. Que les mariés s’aiment ou pas n’est pas l’affaire du maire. Les témoins des mariés ne sont pas non plus présents pour certifier que les mariés s’aiment. Le mariage civil est un acte public, un contrat, dont l’officier d’état civil ne mesure que la formalité. L’amour ne fait partie ni de sa compétence, ni de son champ d’action, ni de son périmètre de surveillance – et heureusement ! L’amour se joue (tant mieux pour les mariés) ailleurs. Du reste, a-t-on jamais vu quelqu’un aller demander la main de sa promise, un manuel de droit sous le bras et déclamant : « Au nom des articles tant, tant et tant du Code civil, j’ai l’honneur de te demander en mariage » ? Arrêtons cette pantalonnade : le maire de Béziers n’est pas contre l’amour, il joue son rôle, celui que lui confère la loi. Il est lunaire qu’on lui en fasse le reproche !
Un appel de Vexilla Galliae
Paul de Lacvivier, rédacteur chef de Vexilla Galliae, nous prie de relayer ce message:
Cela fait maintenant six numéros et, à l’heure où j’écris ces lignes, un an que le premier numéro de Vexilla Galliae papier est paru. Nous vous remercions pour votre fidélité et de votre soutien. Notre équipe éditoriale et nos plumes sont tous des bénévoles, et, disons-le, cette première année fut parsemée d’aventures et de frayeurs pour que chaque numéro puisse être bouclé et envoyé, avec un rendu, nous l’espérons, professionnel, et un contenu de grande qualité que les grands titres n’ont pas à nous envier.
Soyons honnête, les difficultés rencontrées ont été plus grande que ce à quoi je m’attendais : retards d’imprimeur, de routage, de mise en page, et tous les menus problèmes que le bénévolat peut impliquer, ainsi que quelques mauvaises surprises budgétaires. Malgré ces eaux tumultueuses nous avons réussi à passer l’année. Et nous mettons petit à petit en place les mesures pour pérenniser l’œuvre et la stabiliser tant financièrement qu’humainement.
Mais il faut le dire, sans que personne ne soit rémunéré, et sans qu’aucun ne fasse un quelconque profit, nous sommes pourtant dans le rouge.
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Ahmed al-Charaa reste indéniablement un islamiste qui souhaite mettre la Syrie sous le joug de la charia
Thibault van den Bossche, du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), exhorte, dans une tribune publiée par le JDD, l’Union européenne à faire preuve de vigilance dans ses relations avec le dirigeant syrien Ahmed al-Charaa :
[…] Le 8 décembre 2024, la chute du régime de Bachar al-Assad a ouvert un nouveau chapitre politique en Syrie, avec l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Charaa. Son passé et ses liens avec des groupes islamistes, dont Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), suscitent de vives préoccupations. HTS, un groupe rebelle islamiste, rival de l’Armée nationale syrienne soutenue par la Turquie, dérive tout droit du Front Al-Nosra, qui était à l’origine la branche syrienne officielle d’Al-Qaïda. Al-Qaïda est un réseau terroriste international fondé en 1988 par Oussama Ben Laden, dont l’objectif principal est d’établir un califat islamique mondial.
HTS affirme s’être éloigné d’Al-Qaïda en 2016, mais cet éloignement est avant tout stratégique et non idéologique. HTS tente de se présenter comme un acteur politique légitime et indépendant en Syrie, mais il reste classé comme organisation terroriste par l’ONU, les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et la Turquie. Même s’il ne mène pas un djihad mondial, son objectif reste de dominer la Syrie et d’imposer un régime islamiste local.
Le 17 décembre 2024, Ahmed al-Charaa a annoncé la dissolution de HTS et l’intégration de ses combattants, ainsi que ceux d’autres factions rebelles, au sein d’une nouvelle armée nationale placée sous l’égide du ministère de la Défense. En réalité, HTS est devenu la nouvelle administration syrienne, et a renvoyé policiers, militaires et fonctionnaires de l’ancien régime, quitte à rappeler certains anciens cadres par la suite. Aujourd’hui, les Syriens attendent avec impatience la nomination d’un nouveau gouvernement, prévu pour le 1er mars 2025, et « inclusif » selon les mots du ministre des Affaires étrangères par intérim, Assaad al-Chaibani. Le gouvernement actuel est uniquement composé d’islamistes ou d’alliés d’al-Charaa.
Instauration en Syrie d’un État islamique régi par la charia
Il est difficilement concevable qu’un homme recherché par le FBI en 2017, avec une prime de 10 millions de dollars sur sa tête sous le nom d’Abou Mohammad al-Joulani, devienne aujourd’hui un interlocuteur légitime sous l’identité d’Ahmed al-Charaa. La communauté chrétienne syrienne n’est pas dupe de la barbe taillée et du costume-cravate du nouveau dirigeant autoproclamé de la Syrie. Mais elle est partagée entre crainte et incertitude d’une part, pragmatisme et appel au calme d’autre part.
Le 31 décembre 2024, Ahmed al-Charaa a rencontré à Damas les chefs religieux chrétiens du pays, affirmant son intention de bâtir une Syrie « inclusive » où toutes les confessions seraient respectées. Lors de cette rencontre, al-Charaa a exprimé son admiration pour le pape François et a affirmé son intention de faciliter le retour des chrétiens syriens ayant quitté le pays, leur garantissant la liberté de pratiquer leur foi.
Cependant, Ahmed al-Charaa reste indéniablement un islamiste qui souhaite mettre la Syrie sous le joug de la charia, et les chrétiens restent exposés. Le 18 décembre 2024, des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur une église grecque-orthodoxe de la ville de Hama, pénétrant dans l’enceinte et tentant de détruire une croix et de briser des pierres tombales dans un cimetière. Les lieux de culte, mais aussi les sapins de Noël à Suqaylabiyah et à Alep ont été visés.
Sous le nouveau régime, les universités sont remodelées selon l’idéologie islamiste. Des mosquées sont érigées sur les campus universitaires, et une stricte ségrégation des sexes est imposée dans les espaces publics, y compris les transports en commun. Des villages chrétiens, tels que Maaloula, se retrouvent isolés et vulnérables face aux groupes extrémistes environnants, qui les accusent injustement de collusion avec l’ancien régime.
La nécessaire défense des communautés chrétiennes en Syrie
Les chrétiens syriens exigent plus que la simple liberté d’assister à la messe ou une reconnaissance superficielle de leurs traditions. Les chrétiens syriens réclament une reconnaissance pleine et entière de leur citoyenneté, aspirant à contribuer activement à la reconstruction et à l’avenir politique et social de leur pays, plutôt que d’être relégués au rôle de simples spectateurs ou de communauté sous tutelle.
Le respect du pluralisme et de l’équilibre communautaire conditionne la paix en Syrie, comme dans tout le Moyen-Orient. Les chiites sont soutenus par l’Iran, les sunnites par l’Arabie saoudite et la Turquie. Alors que les chrétiens appellent l’Europe à l’aide, celle-ci, au nom de l’universalité et par reniement de ses racines chrétiennes, affirme ne pas vouloir privilégier une communauté en particulier.
Pourtant, la défense des chrétiens ne relève pas seulement d’un enjeu communautaire, mais bien d’un enjeu universel. Les chrétiens sont au service de la société tout entière, à travers leur tissu associatif, leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs dispensaires qui accueillent toute la population, sans distinction de religion. Ainsi les chrétiens sont-ils vecteurs de paix et de stabilité, même au cœur des guerres civiles.
L’Europe ne peut pas se permettre de rester passive
L’Union européenne est le premier bailleur de fonds de l’aide humanitaire en Syrie, avec plus de 33,3 milliards d’euros mobilisés depuis 2011. En janvier 2025, elle a annoncé 235 millions d’euros d’aide supplémentaire. Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a mobilisé les députés du Parlement européen, qui ont demandé à la Commission européenne d’exiger des garanties claires pour les chrétiens syriens dans toute discussion sur l’avenir du pays. Loin d’encourager le communautarisme, une aide spécifique pour les chrétiens favorisera leur ancrage local, leur dynamisme et leur service et, in fine, profitera à toute la société syrienne.
L’Europe a un levier diplomatique et financier majeur, mais elle doit l’utiliser avec discernement, il en va de sa responsabilité morale. Si nous restons silencieux aujourd’hui, dans dix ans, nous assisterons à une disparition quasi totale des chrétiens de Syrie, comme cela s’est produit en Irak. Nous devons exiger que la Syrie soit une nation pour tous ses citoyens, et non un pays où les chrétiens sont contraints à l’exil ou à la soumission.
