Blogs avec images

Condamné à 20 ans, le catholique Jimmy Lai mourra certainement dans une prison chinoise

L’homme d’affaires catholique et dissident politique chinois Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison par un tribunal de Hong Kong.

Lundi, le tribunal a prononcé la peine la plus sévère jamais infligée en vertu de sa loi sur la sécurité nationale, estimant que ses délits de sédition et de collusion avec des forces étrangères étaient « graves » et « prémédités ».

La bataille juridique entre Lai et le Parti communiste chinois (PCC) a duré plus de cinq ans, l’homme d’affaires et fondateur du journal Apple Daily ayant été arrêté en août 2020 et reconnu coupable en décembre de l’année dernière d’un chef d’accusation de publication séditieuse et de deux chefs d’accusation de collusion avec l’étranger.

Le tribunal de Hong Kong a justifié la peine sévère prononcée par le fait que Lai était considéré comme le cerveau des complots de collusion avec des puissances étrangères. Lai a toujours nié les accusations et affirme être un prisonnier politique.

Les proches et les soutiens de cet homme catholique de 78 ans ont averti que Lai pourrait mourir en prison en raison de son état de santé. Son fils Sebastian a déclaré que la peine de prison équivalait « pratiquement à une peine de mort » et que son père était puni pour avoir défendu « les libertés de Hong Kong ».

Le tribunal a également condamné à des peines de prison six anciens cadres d’Apple Daily, un militant anti-PCC et un assistant juridique. Les peines vont de six ans et trois mois à dix ans.

Après l’arrestation de Lai en 2020, plusieurs journalistes de son quotidien, Apple Daily, ont également été placés en détention dans les mois qui ont suivi. Le journal a finalement été contraint de cesser sa publication en juin 2021, son dernier numéro s’étant vendu à un million d’exemplaires.

La fille de Lai, Claire, a souligné que leur foi repose sur Dieu. « Nous ne cesserons jamais de nous battre jusqu’à ce qu’il soit libre », a-t-elle déclaré.

Les organisations internationales de défense des droits humains et de nombreux dirigeants gouvernementaux à travers le monde ont condamné cette peine de prison.

« L’état de droit est totalement bafoué à Hong Kong », a déclaré Jodie Ginsberg, directrice générale du Comité pour la protection des journalistes. Selon Reporters sans frontières, plus de 900 journalistes hongkongais ont perdu leur emploi depuis la promulgation de la loi sur la sécurité nationale en 2020.

Le député républicain John Moolenaar, qui préside la commission spéciale de la Chambre des représentants américaine sur la Chine, a déclaré que si le président chinois Xi Jinping « souhaite améliorer ses relations avec les États-Unis, la libération de Jimmy Lai est la première étape à franchir ».

La porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères, Anitta Hipper, a déclaré que l’Union « déplore » la condamnation de Laid et demande sa « libération immédiate et inconditionnelle ».

La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré que Lai, qui est également citoyen britannique, avait été victime de « poursuites à motivation politique » et que son gouvernement allait « rapidement s’engager » auprès du gouvernement chinois à ce sujet.

Reggie Littlejohn, présidente de Women’s Rights Without Frontiers et d’Anti-Globalist International, a déclaré à LifeSiteNews en décembre dernier que « la condamnation de Jimmy Lai est une parodie de justice et marque la fin de toute confiance dans le système judiciaire de Hong Kong ».

Un Refuge pour les tordus ?

Les lecteurs du Salon beige le savent : les scandales autour de l’association LGBT Le Refuge sont très nombreux :

  • Montpellier, où l’association a été dans la tourmente
  • Angers, où les langues se sont déliées suite à un suicide
  • Dans le Doubs, avec “un climat malsain”.
  • L’association “Le Refuge” a même créé un faux témoignage contre Cyril Hanouna pour l’accuser d’homophobie. Mais l’animateur n’a pas tremblé et cela a permis de découvrir qu’il s’agissait d’une fausse accusation.

Suite à tous ces scandales, la direction de l’association avait été contrainte de démissionner en 2021.

Cela n’empêche pas l’ex-président du Refuge de continuer ses activités :

Violation du contrôle judiciaire, comportements inappropriés : l’ex-président de l’association LGBTQI+ Le Refuge de nouveau mis en cause

De nombreux témoignages et documents tendent à indiquer que Nicolas Noguier, pourtant soumis à un contrôle judiciaire renforcé, gère en sous-main une nouvelle association d’aide aux migrants LGBTQI+, Famille au grand cœur. Il est aussi visé par de nouveaux signalements auprès de la justice.

On comprend mieux maintenant l’impunité totale dont jouit cette association LGBT : la fille de Jack Lang était au conseil d’administration du Refuge. Elle vient d’en démissionner.

Caroline Lang a démissionné, lundi 9 février, du conseil d’administration de la Fondation Le Refuge, qui héberge et accompagne des jeunes LGBT + en rupture familiale, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la structure, dans le sillage des révélations des liens passés de la fille de Jack Lang avec Jeffrey Epstein. […] Selon une enquête publiée le 2 février par Mediapart, Caroline Lang a fondé en 2016 avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein une société offshore domiciliée aux îles Vierges américaines. A la suite de ces révélations, la fille de l’ancien ministre de la culture Jack Lang avait annoncé sa démission de son poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante. Elle avait alors qualifié Jeffrey Epstein de « connaissance » et de « mécène généreux » dont « l’idée de constituer un fonds, parfaitement légal, destiné à favoriser l’acquisition d’œuvres » lui avait semblé « pertinente ». Elle avait également assuré n’avoir perçu « aucune rémunération, ni aucun bénéfice de ce fonds ». Le Parquet national financier a depuis fait savoir à l’AFP avoir ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » à son encontre ainsi qu’à l’encontre de son père, Jack Lang.

Un début de rassemblement des droites est à l’œuvre, poussée par des élus LR, bravant les consignes de Paris

Lu dans le JDD :

Mercredi soir, peu après 22 heures, un dirigeant des Républicains raccroche son téléphone, le visage fermé. Le parti est sur le point d’exclure deux grands élus pour leur soutien à Éric Ciotti et à l’UDR. « Les prochains mois vont virer au supplice chinois », confie-t-il au JDD. Pas de rupture brutale, mais une lente saignée : des ralliements discrets, des débauchages méthodiques. De quoi affaiblir LR sans provoquer d’explosion. Dans les couloirs du parti, on s’inquiète de voir la droite se déliter, défection par défection, sous l’aspiration de l’UDR et du RN, sans possibilité de retour.

Le malaise n’a rien de passager. En Haute-Savoie, la victoire d’Antoine Valentin, candidat UDR soutenu par le RN, a fait l’effet d’un révélateur. Non seulement parce qu’elle intervient dans un territoire historiquement ancré à droite, mais parce qu’elle démontre qu’une autre offre peut désormais battre LR sur son propre terrain. Plus encore, cette législative partielle – provoquée par la démission de la députée LR Christelle Petex-Levet – a mis au jour les fractures internes du parti dirigé par Bruno Retailleau. Dans les jours qui suivent, plusieurs élus réclament des sanctions contre Martial Saddier, président de la fédération de Haute-Savoie, accusé de ne pas avoir soutenu le candidat LR et, pire, d’avoir fait campagne pour l’UDR. La défaite électorale s’est alors doublée d’une crise de confiance. Signe d’un parti qui doute de ses hommes autant que de sa ligne.

Ces ralliements mettent à nu un parti déboussolé : des élus qui doutent, des fédérations qui regardent ailleurs, des responsables locaux qui raisonnent en termes d’efficacité électorale plutôt que de loyauté partisane. Une porosité assumée publiquement par le général et eurodéputé LR Christophe Gomart, en affirmant qu’il soutiendrait Éric Ciotti à Nice, levant ainsi un tabou. Plus question, désormais, de sous-entendus ou de connivences feutrées. Un début de rassemblement des droites est à l’œuvre, poussée par des élus LR, bravant les consignes de Paris.

C’est la force de l’UDR : le mouvement de Ciotti ne se présente pas comme un parti de substitution, mais comme trait d’union. Un laboratoire politique où se croisent élus LR en rupture de ban, des cadres locaux désenchantés et des électeurs attirés par une ligne plus lisible, notamment sur l’économie. En misant sur des profils encore peu identifiés, l’UDR joue aussi sur le renouveau de personnalités dépourvues d’étiquette politique forte. Charles Alloncle en est l’illustration parfaite : propulsé sur le devant de la scène comme rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, ce jeune député coche toutes les cases du récit ciottiste. Un homme qui, justement, vient des Républicains.

“L’aide à mourir sera un geste lourd, complexe, transgressif qui sera chargé d’émotions. La responsabilité donnée fait peur”

Vincent Morel, chef du service de soins palliatifs et président du comité d’éthique du CHU de Rennes, a été interrogé dans Hospimedia. Extraits :

« Très vite, il est apparu une tension entre les valeurs personnelles et le rôle professionnel. L’aide à mourir sera un geste lourd, complexe, transgressif qui sera chargé d’émotions. La responsabilité donnée fait peur. Nous serons face à quelque chose qui engagera la responsabilité personnelle, celle du service et celle de l’institution. Enfin, le risque d’occulter les apports possibles des soins palliatifs est important ». 

« Beaucoup de questions pratiques vont se poser : qui fait le geste ? Quand ? Qui s’occupe des autres patients ? Comment soutenir les collègues ? Après avoir pratiqué une euthanasie, la personne ne pourra plus travailler de la journée. Le cadre devra organiser le service pour que les autres patients soient pris en charge ». 

« Ma crainte sur cette proposition de loi est que la décision soit trop rapide et que le patient ait accès à une aide à mourir avant d’avoir accès à des ressources disponibles en soins palliatifs ou d’avoir le temps d’analyser la situation. Dans notre pratique, la demande à mourir disparaît quand la personne est soulagée ».

« Chacun peut demander à mourir pour plein de raisons différentes, notre compétence est de ne pas aller trop vite et de prendre le temps de soulager et d’écouter. En soins palliatifs, les professionnels sont formés à écouter cette demande, qui reste difficile à entendre. Elle est ensuite atténuée lorsque la prise en charge est correcte. Seulement 0,5 à 1% des demandes persistent ».

« En vingt ans de soins palliatifs, j’ai vu des progrès considérables sur le refus de la souffrance ou le positionnement de la personne comme actrice de la décision par exemple. On oublie souvent les bénéfices, il y a toujours mieux à faire dans le développement des soins palliatifs ou dans l’accompagnement ».

❤️ Offrez le plus beau cadeau qui soit, pour la Saint Valentin !

Loin de l’agitation commerciale, profitez de la Saint-Valentin pour revenir à l’essentiel : (re)confier votre état de vie à Dieu !
C’est Lui qui peut donner toutes les grâces, c’est Lui qui peut offrir les plus beaux cadeaux dans nos vies.

> Vous êtes en couple ? Sanctifiez votre union ! 😇
Si vous êtes en couple, mettez la prière au cœur de votre relation !

Nous vous encourageons à prier le chapelet à deux 👱‍♂️👩, sur l’application Rosario, en vous répartissant les dizaines d’un chapelet tout au long de votre journée !

Le principe est très simple : vous priez, l’un et l’autre, à des moments différents de votre journée : 1, 2, 3 dizaines de chapelet pour votre couple, et ensemble, vous validez un chapelet complet jusqu’à la fin de la journée !

1. Téléchargez Rosario : https://rosario.app/fr_sb_saint_valentin_2026
2. Créez un chapelet privé à deux
3. Priez l’un et l’autre des dizaines dans votre journée.

À la fin de la journée, un chapelet complet aura été prié en couple, pour votre couple !

> Vous êtes célibataires ? Préparez votre cœur ❤️
Laissez-vous guider par la Vierge Marie pour porter cette période de votre vie !

Priez sur Rosario une dizaine par jour, avec d’autres célibataires qui confient, eux aussi à Marie, la recherche de leur future âme sœur !

1. Téléchargez Rosario : https://rosario.app/fr_sb_CELIB_090226
2. Cliquez sur : Nouveau groupe
3. Entrez le code : CELIB

et priez une dizaine par jour pour trouver votre futur conjoint !

Belle Saint-Valentin à chacun.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

En avant Pâques avec saint Antoine de Padoue, pour les enfants 6/11 ans

Bienvenue dans le temps du carême ! Quarante jours avec saint Antoine de Padoue. Mais qui est ce saint qui nous aide à retrouver les choses perdues ? Vous allez le découvrir au fil des pages. Nous voilà partis, huit siècles en arrière au Portugal !

Première surprise quant on sait que Padoue est une ville d’Italie et qu’en réalité Antoine s’appelle Fernand ! Pour un garçon ? prend le signet “garçon”. Pour une fille ? Prend le signet “fille” et en avant pour l’aventure spirituelle !

Conçu pour les enfants à partir de 6 ans, ce livret très pédagogique propose tout au long du carême :
– Une page chaque jour pour découvrir la vie de saint Antoine de Padoue, en tirer un conseil à mettre en pratique dans ta vie quotidienne, prier avec lui et faire l’effort du jour.
– Des gommettes à coller sur le plateau (28×37) « Chemin de Carême » lorsque l’effort du jour sera accompli
– Une activité ludique est proposée par Antoine de Padoue et ses amis, chaque semaine
– Un guide de confession pour aider à mieux comprendre ce sacrement et se préparer à le recevoir.
– Une prière à saint Antoine

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/de-5-a-8-ans/29998-en-avant-paques-avec-saint-antoine-de-padoue.html?ref=043193205

En avant Pâques avec saint Antoine de Padoue, avec plateau « chemin de carême », réalisé par Inès d’Oysonville, illustrations de Claire 2SC, Editions Parole et prière, 64 pages, livré sous pochette plastique. 7.90 €

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les conférences de Carême du Bon Pasteur

L’Institut du Bon Pasteur vous propose une série de sept conférences en ligne pour comprendre et vivre pleinement le temps du Carême. Ces rencontres se tiendront tous les lundis à 20h30, du lundi avant les Cendres (16 février) jusqu’au Lundi Saint (30 mars), et seront suivies d’un temps d’échange.

Les conférences seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l’Institut du Bon Pasteur. La participation est gratuite, sur inscription via le lien ci-dessous. Ces conférences sont ouvertes à tous, n’hésitez pas à en parler autour de vous !

Inscription : https://forms.office.com/r/A9vFzTgXDU

Voici le programme de ces conférences en ligne :

Lundi 16 février – 20h30
Comment bien commencer son Carême?
Avec l’Abbé Matthieu Raffray

Lundi 23 février – 20h30
L’aumône et le jeûne : deux chemins de conversion
Avec l’Abbé Marin Cottard

Lundi 2 mars – 20h30
Le combat spirituel
Avec l’Abbé Guillaume Touche

Lundi 9 mars – 20h30
Le sacrement de Pénitence et la miséricorde divine
Avec l’Abbé Matthieu Raffray

Lundi 16 mars – 20h30
La prière, cœur du Carême
Avec l’Abbé Pedro Gubitoso

Lundi 23 mars – 20h30
La Croix, source du Salut
Avec l’Abbé Vilhelm Torbiörn

Lundi 30 mars – 20h30
Vivre la Semaine Sainte grâce à la liturgie
Avec l’Abbé Marin Cottard

Inscription : https://forms.office.com/r/A9vFzTgXDU

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Près de 50 ans après avoir défendu les relations sexuelles avec des mineurs, Jack Lang tombe enfin

Hypocrisie du système français : il aura fallu le scandale de l’affaire Epstein, pour que Jack Lang, figure intouchable de la gauche caviar, consente à poser sa démission, à 86 ans, de l’Institut du Monde Arabe qu’il présidait depuis 2013.

Avec Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet et bien d’autres, Jack Lang fait partie des 69 intellectuels français qui, aux côtés de l’écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, journaliste  à Libération et membre fondateur du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem ont signé une tribune publiée le 26 janvier 1977D’abord dans Le Monde puis dans Libération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans.

‘Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit !’ écrivaient les signataires.

Ils demandaient la relaxe des trois hommes au prétexte que les enfants n’avaient pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, qu’ils étaient consentants.

Sur Omerta, Régis le Sommier décrypte la piste française du dossier Epstein :

Le financement massif accordé par l’UE aux médias pour orienter le débat sur des sujets sensibles

Un milliard d’euros circule dans l’ombre des palais de verre bruxellois, avec un seul objectif : fabriquer un consensus. Alors que l’Union européenne se positionne comme la championne mondiale de la liberté de la presse, un rapport explosif intitulé «  La machine médiatique de Bruxelles : financement des médias européens et manipulation du discours public », rédigé par Thomas Fazi pour le think tank MCC Brussels, lève le voile sur un système de financement à grande échelle. Il ne s’agit pas seulement d’un soutien à l’édition, mais d’une véritable ingénierie du discours public qui, au cours de la dernière décennie, a soutiré près d’un milliard d’euros aux contribuables pour alimenter les discours pro-UE et étouffer la dissidence.

Ce chiffre est considérable, mais selon le rapport, il est même sous-estimé. La Commission européenne et le Parlement européen allouent conjointement environ 80 millions d’euros par an à des « projets médias ». L’analyse de la structure des dépenses révèle un système complexe : le cœur financier de cette colossale opération d’influence bat au sein de la DG CONNECT – le département de la Commission européenne chargé de la politique numérique de l’UE – qui injecte chaque année environ 50 millions d’euros dans le système médiatique. Ce budget impressionnant est complété par l’action parallèle du Parlement européen qui, par le biais de sa DG COMM (Direction générale de la communication), injecte chaque année 10 millions d’euros supplémentaires dans le système sous forme de subventions destinées à cofinancer des programmes de radio et de télévision, ainsi que des plateformes numériques chargées de couvrir l’activité législative de l’UE. Cependant, la projection de puissance de Bruxelles dépasse les frontières de l’Union pour devenir un outil géopolitique : pour la seule année 2025, 10 millions d’euros supplémentaires ont été alloués exclusivement au paysage informationnel ukrainien.

Tout cela se déroule sous des étiquettes rassurantes : « lutte contre la désinformation », « promotion de l’intégration européenne » ou « défense des valeurs ». Le rapport détaille les bénéficiaires, révélant que la Commission européenne a littéralement soudoyé de nombreuses agences de presse : 7 millions d’euros à l’Agence France-Presse (AFP), 5,6 millions à l’ANSA italienne, 3,2 millions à la DPA allemande, 2 millions à l’EFE espagnole et même 1 million à l’Associated Press américaine (AP). Même des médias plus modestes comme le portugais Lusa (200 000 euros) ou le polonais PAP (500 000 euros) figurent sur la liste.

Le tableau est encore plus inquiétant lorsqu’on examine la liste des chaînes de télévision et des groupes de presse. Euronews arrive en tête avec un financement colossal de 230 millions d’euros. Viennent ensuite la chaîne franco-allemande ARTE (26 millions d’euros), la plateforme Euractiv (6 millions d’euros) et des géants du service public comme Deutsche Welle (35 millions d’euros), France Médias Monde (16,5 millions d’euros),  444.hu  (Hongrie) (1,1 million d’euros) et la RTVE espagnole (700 000 euros). En Italie, la RAI a reçu 2 millions d’euros, tandis que le groupe de presse GEDI en a perçu 190 000. Même des organisations prétendument indépendantes comme Reporters sans frontières (5,7 millions d’euros) et le site d’investigation Bellingcat (440 000 euros) sont liées à ce financement bruxellois. 

Le contrôle s’effectue par le biais de programmes techniques aux noms peu engageants. Depuis 2017,  IMREG (Mesures d’information pour la politique de cohésion de l’UE ) a dépensé plus de 40 millions d’euros  en campagnes publicitaires. Le programme Partenariats journalistiques, doté d’un budget d’environ 50 millions d’euros, supervise des collaborations qui promeuvent explicitement la « démystification de l’UE » et la lutte contre les « mouvements extrémistes nationalistes ».

Ce tableau est complété par Actions multimédias, un financement de plus de 20 millions d’euros  par an destiné à soutenir la Salle de presse européenne, un consortium de 24 agences de presse stratégiquement implantées au cœur de Bruxelles. À ces agences s’ajoute l’ EDMO  (Observatoire européen des médias numériques), un organe de lutte contre la désinformation doté d’un budget de 27 millions d’euros et chargé de surveiller les limites de la vérité officielle. Il en résulte un conflit d’intérêts systémique : un écosystème en constante expansion qui, sous le couvert vertueux de la défense des valeurs européennes, consolide une dépendance financière néfaste, incitant à l’alignement et marginalisant les voix dissidentes.

La stratégie de Bruxelles ne se limite pas aux médias traditionnels, mais s’étend au contrôle brutal de l’espace numérique. Jim Jordan, président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis, a  révélé une campagne menée depuis des décennies visant à imposer la censure européenne à l’échelle mondiale. Par le biais du règlement sur les services numériques (DSA), la Commission européenne a transformé ce qui était initialement des codes de conduite « volontaires » en obligations de facto, contraignant les plateformes à réécrire leurs directives pour se conformer aux exigences de Bruxelles.

L’objectif de cette pression systématique est d’exercer une influence sur les plateformes. Elle définit les limites du débat public sur des questions politiques cruciales, telles que l’immigration ou l’identité de genre. Des milliers de documents internes confirment comment les géants du numérique, pour éviter de perdre l’accès au marché unique européen, ont étendu les normes restrictives de l’UE à l’échelle mondiale, censurant des contenus protégés par le Premier Amendement, même aux États-Unis. TikTok en est un exemple frappant : l’application a modifié ses politiques internationales au point de masquer des affirmations telles que « il n’y a que deux genres » afin de se conformer aux paramètres de la DSA.

Les racines de cette pratique remontent bien avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement : dès 2020, Bruxelles exigeait le retrait  des contenus contestant le discours officiel sur l’urgence sanitaire liée à la Covid-19 et les vaccins. Avec l’avènement de la DSA, cette pratique s’est institutionnalisée, obligeant les plateformes à « examiner en permanence » les contenus pour rester conformes. L’ingérence a été particulièrement agressive lors  des élections en France, aux Pays-Bas, en Irlande, en Slovaquie, en Moldavie et en Roumanie, où la Commission a surveillé de manière obsessionnelle les contenus politiques jugés indésirables.

Dans ce réseau d’influence et de capital , la frontière entre information et propagande institutionnelle est devenue floue. Ce que les institutions présentent comme un rempart contre la désinformation se révèle être, en réalité, une vaste prouesse d’architecture sociale : une « sphère publique » conçue en laboratoire pour être imperméable à toute dissidence. Dans cet empire invisible, des centaines de millions de citoyens européens se trouvent plongés dans un récit dont la fidélité est conditionnée par leur incitation à payer. 

“Dans le passé, je me serais sûrement suicidé par injection et sous la vigilance de l’Etat.”

Tenté par le suicide à plusieurs reprises en raison de sa bipolarité, Florian Dosne, aujourd’hui rétabli, publie une lettre ouverte dans Ombres & Lumière pour demander aux députés le courage de s’opposer à la loi sur l’ »aide à mourir ». Cette lettre est à retrouver sur Gènéthique. Extrait :

[…]  Je remercie nos responsables politiques de ne pas avoir fait passer cette loi dans le passé, car je me serais sûrement suicidé par injection et sous la vigilance de l’Etat.

A 25 ans, on m’aurait alors amputé à jamais du bonheur dans lequel je suis aujourd’hui. Celui d’avoir une femme, une fille merveilleuse, des amis et un boulot stable.

20% des personnes atteintes de bipolarité se suicident par leurs propres moyens chaque année, et c’est beaucoup trop. Or, une voie vers l’apaisement et le soin existe. Le risque de rechute s’éloigne avec le temps. Il est possible de se soigner durablement. Voilà six ans que je suis stabilisé, rétabli dans ma tête, et guéri dans mon cœur.

[…]

L’euthanasie nous ôte l’espérance et nous tend la main vers le désespoir. Le , déguisé sous ce terme d’«aide à mourir», signe une incohérence terrible avec la lutte contre le suicide. Et si j’avais eu le droit de me suicider, ma vie aurait-elle été soulagée, alors qu’un avenir était réellement possible ?

Je vous demande, Mesdames et Messieurs les députés, de vous laisser interroger par cette lettre. Ayez le courage de regarder ce qui se passe ailleurs, et de résister à cette loi.

En attendant la légalisation imminente de l’euthanasie, le plan “grand âge” est reporté

Cynisme de notre gouvernement, qui s’empresse de légaliser l’élimination des personnes âgées (et de bien d’autres) et reporte le « plan grand âge », déjà de multiples fois reporté depuis son annonce par le président de la République en 2018 : les vieux privés de soins n’aurons qu’à demander “librement” qu’on les supprime…

Ce plan devait être concrétisé mi-février, mais le cabinet du ministre délégué chargé des Personnes handicapées et de l’Autonomie a indiqué qu’il était à nouveau ajourné. « Sine die ». Charlotte Parmentier-Lecocq est en effet elle-même sur le départ pour reprendre ses fonctions de député.

Les besoins sont pourtant criants. Jeudi la Drees publie une étude qui évalue que 150 000 à 200 000 emplois supplémentaires seraient nécessaires en 2050 pour soutenir l’autonomie des personnes âgées. Les professionnels du secteur tirent la sonnette d’alarme appelant à « des mesures fortes ». Selon « les projections démographiques et épidémiologiques », le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie pourrait avoir doublé entre 2050 et 2015, pour atteindre « près de quatre millions en 2050 ».

Les  connaitront-ils le même sort que le « plan grand âge » ? Inscrit dans le droit français depuis 1999, leur accès n’est toujours pas garanti aux personnes qui en ont besoin. Loin s’en faut. Lors de ses vœux pour l’année 2026, Emmanuel Macron avait promis aux Français une année « utile ». En matière d’« aide à mourir », le président semble cette fois bien décidé à tenir ses promesses.

Source : Gènéthique

Omar Slaouti, candidat LFI à la mairie d’Argenteuil, reproche au maire Georges Mothron de s’être recueilli auprès de la Tunique du Christ

L’islamo-gauchisme :

 

Méditations quotidiennes pour le Carême

Prêtre jésuite né en 1957, le père Jean-François Thomas est bien connu des téléspectateurs de l’émission « Les belles figures de l’histoire » sur CNews. A l’approche du Carême 2026, il publie un livre de méditations quotidiennes, à lire depuis le dimanche de la Septuagésime jusqu’au dimanche de Pâques. A ces textes de 3 à 4 pages s’en ajoutent deux pour les fêtes de saint Joseph le 19 mars et de l’Annonciation le 25 mars. Aujourd’hui, lundi de la Sexuagésime, l’auteur nous donne à méditer sur l’Apôtre saint Paul, qui a “déposé son armure pharisienne pour revêtir la cuirasse de la charité, et cela ne peut se produire que dans l’abandon”.

Des infirmités physiques qui demeureront jusqu’à notre dernier souffle, des épreuves affectives et spirituelles, des déceptions et des trahisons humaines, des hébitudes néfatses difficiles à déraciner, et puis toutes ces piqûres d’ortie au quotidien : le mauvais caractère d’un proche, la méchanceté d’un supérieur, la jalousie d’un collaborateur, l’indifférence de l’être aimé… Tout cela contrarie nos désirs et nous fait grincer des dents, ou pleurer de tristesse. Malgré tout, il est bon que tout ne marche pas comme sur des roulettes bien huilées, car l’être auquel tout sourit devient rapidement égoïste et incapable de compassion pour les autres.

« Dieu sait si nous peinons dans la pratique des sacrifices. Pourtant, combien d’êtres vivent, au jour le jour, le don gratuit, à commencer par les parents pour leurs enfants et tant de personnes investies dans le service des autres et du bien commun. Il semble pourtant que la grâce d’état facilite l’ascèse. Celle-ci s’avère d’autant plus féconde que servie par l’exigence de la prière, de l’aumône et de la pénitence. Il ne s’agit pas d’allonger la liste des champions de la mortification que sont les Pères du désert ou certains saints, mais de vivre chaque jour selon la petite voie thérésienne pour mieux aimer. Au terme de la septuagésime et du carême n’est tressée aucune couronne de lauriers ni distribuée aucune médaille particulière. La récompense réside dans la joie du cœur et une plus grande capacité à rayonner la charité. J’ai voulu placer ces méditations dans les pas de saint Paul pour accéder à la gloire éternelle sans fracas et dans la simplicité de l’âme et l’unité du cœur. »

Una Voce International et la Latin Mass Society ont appris avec inquiétude l’annonce selon laquelle la FSSPX procédera à des consécrations épiscopales

Una Voce France diffuse en français le communiqué commun d’Una Voce International (FIUV) et la Latin Mass Society (Angleterre et Pays de Galles) :

La FSSPX annonce de nouvelles consécrations épiscopales

Una Voce International et la Latin Mass Society ont appris avec inquiétude l’annonce du Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX), le père Davide Pagliarani, selon laquelle la FSSPX procédera à des consécrations épiscopales le 1er juillet de cette année.

Notre vœu le plus cher, partagé par de nombreux catholiques de bonne volonté, est la régularisation canonique de la FSSPX, qui permettrait à ses nombreuses œuvres de porter le plus grand fruit possible. Cette annonce indique que cet objectif est plus lointain qu’il n’y a paru ces dernières années.

Nous partageons l’objectif de la FSSPX, à savoir que la liturgie traditionnelle de l’Église soit accessible au plus grand nombre pour le salut des âmes. Nous ne partageons cependant pas l’analyse de la FSSPX concernant la crise de l’Église dans son ensemble. Nous savons notamment que de nombreux catholiques peuvent assister à la messe traditionnelle grâce aux autorisations nécessaires de la hiérarchie ecclésiastique, et qu’il leur est donc inutile de la rechercher dans un cadre informel.

Nous savons cependant que pour d’autres, assister à la messe traditionnelle est devenu très difficile : dans certains endroits, cela malgré le désir des prêtres qualifiés de la célébrer pour les fidèles, et même la volonté de l’évêque local de l’autoriser. Ce contexte donne du crédit à l’argument de la FSSPX concernant un « état d’urgence ».

Nous exhortons nos évêques, et surtout Sa Sainteté le pape Léon XIV, à prendre en compte ces réalités pastorales qui, en ce moment même, précipitent une crise dont personne ne peut prévoir les conséquences.

Ce que les catholiques associent au désir de l’« ancien missel » n’est pas une forme liturgique nuisible ou nouvelle. Le pape saint Jean-Paul II a qualifié notre désir pour ce missel d’« aspiration légitime » ( Ecclesia Dei, 1988), et plus tard, le pape Benoît XVI l’a décrit comme une source de « richesses » (Lettre aux évêques, 2007).

Le moment d’agir, c’est maintenant.

Joseph Shaw, Président d’Una Voce International et président de la Latin Mass Society
Monika Rheinschmitt, vice-présidente et trésorière, Una Voce International
Andris Amolins, secrétaire, Una Voce International
David Forster, trésorier de la Latin Mass Society
Selina Fang, secrétaire, de la Latin Mass Society

NARNIA, mythe chrétien ? | Nouvelle série : Sur les pas de C. S. Lewis

Le monde de Narnia, créé par C. S. Lewis, regorge de significations chrétiennes. Mais lesquelles ? Dans cette nouvelle série de cinq vidéos “Sur les pas de C. S. Lewis”, la Fraternité Saint-Ephrem propose d’explorer l’oeuvre de cet auteur extraordinaire.
Les vidéos retracent la conversion de C. S. Lewis au christianisme, les schéma narratif et les saints personnages de Narnia, comme Lucy Pevensie, l’introduction du Mal à Narnia et les tentations des personnages. La dernière vidéo portera sur les autres livres de Lewis comme Tactiques du diable et Perelandra, qui invitent tous leur lecteur à une plus grande vie spirituelle pour rejoindre le “pays d’Aslan.”

L’épisode 2 de la série, sur Narnia, est sorti aujourd’hui sur YouTube. Philippe Maxence explique : “Au contraire de notre monde sécularisé, Narnia est un monde profondément religieux ! Les chroniques de Narnia sont imprégnées de christianisme à la manière d’une éponge. Il suffit de presser pour que les reflets de la religion chrétienne étincellent.” (Philippe Maxence, Le Monde de Narnia décrypté, Presses de la Renaissance.)

https://www.youtube.com/watch?v=W–PdhO9rMY&t

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Graves dégâts au sanctuaire de Fatima

Les violentes tempêtes de ces derniers jours ont causé des dégâts s’élevant à plus de 2 millions d’euros, notamment à la toiture de la basilique Notre-Dame du Rosaire, et ont entraîné la perte irréparable d’environ 500 arbres. La restauration de ce patrimoine naturel pourrait prendre des décennies.

Le conflit israélo-palestinien et la victoire d’Israël

D’Antoine de Lacoste dans Le Nouveau Conservateur :

A l’occasion de la présentation de son plan de paix, Donald Trump a déclaré dans un entretien avec le Time : « Eh bien, vous savez, vous avez 3000 ans d’histoire, et, dans le cas du Moyen-Orient, il y a une haine énorme, un mépris énorme, une méfiance énorme entre tout le monde. »

Pour comprendre le conflit israélo-palestinien, il n’est pas nécessaire, comme le fait Donald Trump, de remonter si loin dans l’histoire puisque les acteurs actuels n’étaient pas tous là. Pour synthétiser, deux dates sont essentielles : 70 après Jésus-Christ, et la victoire de l’Empereur romain Titus avec la destruction du deuxième Temple qui l’accompagna. La terrible répression qui suivit, faite pour mater une fois pour toutes les révoltes juives, entraîna la dispersion du peuple juif qui, dans sa grande majorité, quitta la Palestine et s’installa dans d’autres régions du Proche et du Moyen-Orient. La seconde date essentielle est 636 et la bataille du Yarmouk. Cette année-là, les cavaliers arabes sortis des sables du désert vainquirent l’armée byzantine le long de ce fleuve qui borde la Syrie, la Jordanie et Israël avant de se jeter dans le Jourdain.

Les chrétiens de l’Empire byzantin n’auraient jamais dû perdre cette bataille. Les divisions, le manque de combativité des mercenaires et la sous-estimation de cet adversaire à la religion inconnue, entraîna la défaite et la conquête du Proche-Orient et du Moyen-Orient par ces bédouins, davantage connus comme des pillards ataviques que comme les représentants d’un nouveau monde. Dès lors, la Palestine s’arabisa et s’islamisa. Les Byzantins furent progressivement repoussés vers le nord et, après l’échec des croisades, les Mamelouks, Egyptiens d’adoption, puis les Ottomans, dominèrent la région jusqu’au XXe siècle.

C’est alors qu’un homme, Théodore Herzl, conçut, avec quelques intellectuels ou activistes juifs, le projet d’organiser le retour du peuple hébreu sur sa terre de l’Ancien Testament. En 1897, le Congrès de Bâle acta la création de l’Organisation sioniste mondiale dont l’objectif était clairement la création d’un Etat d’Israël.

L’affaire était ambitieuse : au recensement ottoman de 1849, sur 350 000 habitants, on décompta 85% de musulmans sunnites, 11% de chrétiens et 4% de Juifs. Pourtant, l’appel de Herzl fut entendu et un mouvement d’émigration commença, venant notamment de Russie, de Pologne et d’autres pays d’Europe de l’est. Ces nouveaux arrivants n’étaient guère pratiquants. Ils étaient même pour certains très orientés vers le socialisme ou le marxisme. Leur identité juive ne se confondait que rarement avec une identité judaïque.

Influencés par les idées collectivistes, ils s’orientèrent vers la mise en commun des moyens de production. En 1909, la première ferme collective, le kibboutz, vit le jour. L’immigration continua et, en 1914, sur 800 000 habitants, 10% étaient juifs.

En 1917, deux évènements changèrent l’histoire. Tout d’abord, la célèbre déclaration Balfour qui promettait un foyer national au peuple juif. Cette « déclaration » était en réalité une lettre adressée par le ministre anglais des Affaires étrangères à Lord Rothschild. Pourquoi une telle démarche ? Il y eut de multiples raisons mais au premier chef on peut citer le souci d’affaiblir l’Empire ottoman par la création d’un Etat juif ami de la Grande-Bretagne, ainsi que la sympathie messianique des protestants anglais, persuadés que l’arrivée du peuple juif en Israël préluderait au retour du Christ sur terre selon leur lecture de l’Ancien Testament. On retrouve aujourd’hui cette idée chez les Evangéliques américains, grands soutiens de Donald Trump.

Le problème, c’est que les Britanniques, peu embarrassés par des engagements multiples et contradictoires, avaient promis aux Arabes une Palestine indépendante en échange de leur soulèvement contre les Turcs. Lawrence d’Arabie fut un des messagers (de bonne foi lui) de cette promesse.

Les Anglais ont donc aidé au retour des juifs en Israël tout en promettant l’indépendance de la Palestine aux arabes. Or, il s’agit peu ou prou du même territoire. A ce niveau de duplicité, on reconnaît bien la Grande-Bretagne.

Alors que les Arabes attendaient naïvement la réalisation de la promesse anglaise et n’avaient pas encore perçu la nouvelle menace, les Juifs s’activaient. Sachant fort bien qu’ils seraient toujours minoritaires, ils décidèrent très vite d’utiliser la force, seul moyen d’arriver à leur fin : la création de l’Etat d’Israël.

En 1920, la première milice paramilitaire juive fut créée : la Haganah. Son but était de protéger les communautés juives et de poser les bases d’une future armée. Elle fabriquait clandestinement des armes et recevait de l’argent de la diaspora américaine. Certains militants sionistes la jugèrent trop modérée et créèrent l’Irgoun en 1931 dont un des chefs emblématiques fut Menahem Begin, futur premier ministre.

La montée en puissance et la militarisation de la communauté juive commença à inquiéter sérieusement les Arabes qui exigèrent des Britanniques l’indépendance promise. N’obtenant rien, comme prévu, ils lancèrent une grande révolte de 1935 à 1939. Elle échoua et la répression britannique fut très violente. Pragmatique, la Haganah donna un coup de main à son meilleur ennemi anglais. Pour apaiser les tensions, une fois la répression achevée, les Anglais renouvelèrent aux arabes leur promesse d’indépendance sans, bien sûr, avoir la moindre intention de tenir leur parole.

Pendant la seconde guerre mondiale, de nombreux membres des milices juives s’engagèrent dans l’armée britannique, espérant ainsi négocier plus facilement une indépendance à leur profit. En vain. Les Anglais étaient toujours décidés à rester.

Alors l’Irgoun frappa. Le 22 juillet 1946 elle fit exploser une bombe au King David, l’hôtel emblématique de Jérusalem, siège du quartier général britannique. Il y eut 91 morts : des Arabes, des Juifs et des Britanniques, officiers de l’armée et des services de renseignement. Derrière l’attentat, qui souleva une indignation mondiale, deux futurs premiers ministres israéliens : Menahem Begin et Yitzhak Shamir. La répression fut rude et plusieurs membres de l’Irgoun furent pendus. Mais les Anglais comprirent qu’ils avaient perdu et que l’Irgoun pourrait recommencer à tout moment. En 1947, ils remirent leur mandat à l’ONU. Celle-ci proposa rapidement un partage de la Palestine en deux Etats fragmentés sur huit territoires. Les arabes refusèrent ce plan, trop compliqué de toutes façons.

Dès lors les évènements se précipitèrent pour prendre un cours irréversible. Les milices juives commencèrent à attaquer des villages palestiniens pour en chasser les habitants. Les communautés palestiniennes d’Haïfa ou de Jaffa connurent le même sort. En mars 1948, la Haganah lança le plan Dalet, organisant le processus d’expulsion qui prit un tour massif. Le point d’orgue fut le massacre de Deir Yassine, le 9 avril 1948. Des miliciens juifs massacrèrent tout un village afin de terroriser les Palestiniens et accélérer l’exode. Cette tuerie fut longtemps niée par Israël mais les confessions récentes de miliciens encore vivants, devenus nonagénaires, ont fait éclater la vérité et provoqué une belle empoignade médiatique en Israël.

Pour les Palestiniens, cette période est la Nakba, la catastrophe en arabe. Pour eux, commença le temps de l’exil, des camps, de tentes puis en dur, installés au Liban, en Jordanie ou en Syrie.

Dans la foulée de la Nakba, David Ben Gourion, chef politique des Juifs, proclama l’Etat d’Israël le 14 mai 1948. Ce coup de force inattendu fut couronné de succès. Les Etats-Unis et de nombreux pays occidentaux reconnurent le nouvel Etat. Même l’Union soviétique eut la même démarche peu après. Chez les pays arabes, l’indignation l’emporta. L’Egypte et la Jordanie attaquèrent, ce fut la première guerre israélo-arabe. Il est courant de lire aujourd’hui que cette guerre fut remportée par la nouvelle armée israélienne, née de la fusion des milices qui venaient d’organiser la Nakba.

En réalité, le but de la Jordanie n’était pas vraiment d’attaquer Israël mais plutôt de profiter de la confusion générale pour annexer la Cisjordanie, ce qu’elle fit tout en ajoutant Jérusalem Est à son tableau de chasse. Quant à l’Egypte, elle n’attaqua qu’à moitié également pour ne pas laisser le monopole de l’action à la Jordanie et se contenta de mettre la main sur la bande de Gaza. Elle décida de l’administrer sans l’annexer. La première guerre israélo-arabe n’eut donc pas vraiment lieu. Déjà, le monde arabe lâchait les Palestiniens.

Face à cette nouvelle configuration, sur fond de catastrophe humanitaire, l’ONU décida d’envoyer son émissaire le plus prestigieux : le Suédois Folke Bernadotte af Wisborg. Venant d’un pays neutre (une autre époque…), auréolé de la libération de milliers de juifs obtenus par de périlleuses négociations dans les camps même, Bernadotte arriva pour gérer les problèmes humanitaires et proposer un nouveau partage de territoires.

Mais c’était trop tard, l’Etat d’Israël existait et n’avait plus l’intention d’accepter un Etat palestinien à côté de lui. Bernadotte fut assassiné à Jérusalem le 17 septembre 1948 par des militants de l’organisation Stern. Un officier français, le colonel André Serot, présent à côté de Bernadotte, fut également assassiné. Le monde fut indigné, mais évidemment il ne se passa rien. Les auteurs de l’attentat ne furent même pas poursuivis et le chef du commando devint un des meilleurs amis du Président Ben Gourion. Dès 1948, Israël avait gagné.

Revenir un peu longuement sur cette période nous a semblé indispensable pour mieux comprendre les enjeux actuels du conflit israélo-palestinien. La méthode israélienne est la même : passer en force, sûr que le monde finira par accepter le fait accompli, et ne jamais revenir en arrière. Avec le parapluie américain, à la fois militaire et mystique, Israël n’a rien à craindre, même si Donald Trump est moins commode que Joe Biden. Mais c’est tout de même lui qui a reconnu Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, lui octroyant ainsi un cadeau religieux inestimable.

La suite de la chronologie n’est qu’un déprimante et sanglante histoire, avec une conclusion immuable : Israël a gagné et les Palestiniens n’auront jamais d’Etat. Les Guerres des 6 jours (1967) et du Kippour (1973) furent des victoires israéliennes, l’une facile, l’autre douloureuse. La création du Fatah puis de l’OLP intervinrent trop tard. Le terrorisme de l’OLP ne servit à rien contrairement à celui des milices juives, très profitable. Il fut d’ailleurs utilisé encore par la suite. Les accords d’Oslo de 1993, seul avancée significative des dernières décennies permettant d’entrevoir un processus de paix, furent réduits à néant par l’assassinat du premier ministre israélien Yitzhak Rabin par un extrémiste juif. Ce dernier, contrairement à ses prédécesseurs, est toujours en prison : on peut tuer impunément des Palestiniens, un diplomate suédois ou un officier français mais tout de même pas un premier ministre israélien. Il est en prison, mais il a gagné : plus aucun premier ministre n’a osé relancer le processus initié par Rabin, car il sait qu’il y aura une balle pour lui.

A partir de 2004, après la mort de Yasser Arafat, chef de l’OLP, le combat palestinien va s’islamiser. Arafat, qui avait d’ailleurs épousé une chrétienne, tenait à l’aspect nationaliste de la cause palestinienne et il fut le seul chef d’envergure de la Palestine. Après lui, les Palestiniens n’eurent plus le choix qu’entre l’islamisme du Hamas et la corruption du Fatah. Pour Israël, c’est pain bénit, si l’on ose dire.

L’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas ne fit qu’accélérer la victoire d’Israël. Elle fut à l’aune de ce que sait faire l’islamisme : massacres gratuits sur des gens sans défense, prises d’otages inhumaines. Mais là encore, Israël sut saisir sa « chance » de raser Gaza et de terroriser les Palestiniens, tuant des dizaines de milliers d’entre eux. Les invraisemblables erreurs israéliennes qui ont permis le succès du Hamas le 7 octobre restent énigmatiques, mais finalement la ruine de Gaza et la recolonisation parallèle de la Cisjordanie servent les desseins d’un Netanyahou plus guerrier que jamais. Trump a fini par l’arrêter mais après la ruine de Gaza.

Que peut-il arriver maintenant ? Comme on l’a vu, Israël ne s’arrête jamais. Pour cet Etat, dont la violence est originelle, s’arrêter c’est reculer.

Alors Israël continue à avancer. Tout d’abord au Sud-Liban qu’il colonise sans le dire, ensuite au sud-ouest de la Syrie, sous prétexte de protéger ses amis druzes. Après l’annexion officielle, et bien sûr définitive, du Golan, ce sont quelques hectares supplémentaires qui sont ainsi grapillés et ne seront jamais rendus. Il faudrait un ordre formel des Etats-Unis pour que ce soit le cas et l’on ne voit pas bien pourquoi aujourd’hui il serait donné.

Netanyahou et ses alliés suprémacistes rêvent maintenant du fameux « Grand Israël », celui de l’Ancien Testament. Longtemps considéré comme un fantasme extrémiste, ce concept prend corps progressivement dans la société israélienne. Ainsi, la classe politique israélienne appelle de plus en plus la Cisjordanie « la Judée-Samarie ». Pendant l’invasion de Gaza, de nombreux soldats de Tsahal arboraient un écusson où la carte du Grand Israël était dessinée. Cette carte reprend les frontières actuelles de l’Etat hébreux en y rajoutant une partie du Liban, de la Syrie, de l’Irak, de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, dont le Sinaï bien sûr.

Pour ces trois derniers pays, ce n’est évidemment pas possible pour l’instant, mais pour le Liban et la Syrie, en plein chaos, l’occasion semble belle.

Israël a gagné la guerre contre la Palestine, mais d’autres conquêtes sont à venir.

Antoine de Lacoste

Nouveau conservateur n°27

 

Avortement : la liberté de pensée en procès

La directrice de March for Life UK fait face à un troisième procès pour avoir prié en silence près d’une clinique pratiquant l’avortement. Si elle est reconnue coupable, les conséquences seraient désastreuses pour tous : l’État aurait le pouvoir de contrôler les esprits.

Le harcèlement judiciaire dont est victime Isabel Vaughan-Spruce, militante catholique britannique pro-vie de 48 ans, semble sans fin. Elle a déjà été la cible de deux tentatives de poursuites en 2023 de la part de la police des West Midlands et du Service des poursuites de la Couronne (CPS) pour avoir prié en silence dans une zone soumise à un arrêté local de protection des espaces publics (PSPO).

La police retente sa chance. Après avoir échoué à deux reprises à la poursuivre en vertu des restrictions locales relatives aux zones tampons, elle tente désormais de l’inculper en vertu de la loi nationale sur l’ordre public adoptée en 2023. Vaughan-Spruce est la première personne poursuivie en vertu de cette loi, qui a instauré des zones tampons nationales autour de toutes les cliniques pratiquant l’avortement au Royaume-Uni. Le délit qui lui est reproché reste le même : avoir prié en silence dans la zone tampon d’une clinique d’avortement. La peine encourue pour cette infraction est une amende illimitée, à la discrétion du juge.

Le 29 janvier, Vaughan-Spruce a été convoquée devant le tribunal de la Couronne de Birmingham pour fournir ses informations personnelles et plaider (elle a plaidé non coupable). Les faits qui lui sont reprochés remontent à décembre 2025 : elle se serait trouvée à proximité de la clinique d’avortement Robert Clinic à Birmingham à cinq reprises entre juin et novembre de cette année-là. L’article 9 de la loi sur la prévention de l’avortement (POA), entrée en vigueur le 31 octobre 2024 en Angleterre et au Pays de Galles, érige en infraction le fait, pour toute personne se trouvant à moins de 150 mètres d’une clinique d’avortement, d’influencer, d’entraver ou de harceler toute personne accédant à cet établissement.

Paradoxalement, aucun harcèlement de ce genre n’est reproché à Vaughan-Spruce . Lors de sa comparution devant le tribunal de première instance de Birmingham, la directrice de March for Life UK a déclaré qu’elle s’était simplement tenue dans la rue et avait prié en silence. « Je n’ai brandi aucune pancarte, je n’ai parlé à personne, je n’ai distribué aucun tract et je n’ai eu aucune interaction avec qui que ce soit », a-t-elle affirmé. « Se tenir debout n’est pas un crime. Le silence n’est pas un crime. Penser n’est pas un crime. »

Depuis qu’elle a commencé à s’arrêter chaque semaine une ou deux heures pour prier devant la clinique Robert après la mise en place d’un arrêté de protection des lieux publics (PSPO) dans le secteur, Vaughan-Spruce est en conflit avec la clinique et la police locale. Elle a déclaré qu’à l’exception de la directrice de la clinique, qui l’a menacée à plusieurs reprises d’appeler la police pour la faire expulser, personne d’autre ne s’est plaint. « Les gens entrent et sortent de la clinique sans même me remarquer ; pour eux, je suis juste une femme qui regarde son téléphone », a-t-elle expliqué.

Tous les regards sont désormais tournés vers le juge Tanwer Ikram pour voir comment il abordera cette affaire délicate. Lors de l’audience de 20 minutes, il a rejeté la demande du CPS (Crown Prosecution Service) d’un procès de cinq jours, le réduisant à trois jours à compter du 6 octobre, les faits de l’affaire n’étant pas contestés : Isabel Vaughan-Spruce ne nie pas se trouver dans une zone tampon. Pour la même raison, il a jugé inutiles les témoignages de cinq témoins à charge.

Une fois de plus, la militante pro-vie sera défendue et bénéficiera d’une assistance juridique de la part de l’Alliance pour la défense de la liberté internationale (ADF). L’ADF soutient que l’accusation portée contre elle ne relève pas du champ d’application de la loi sur les zones tampons et viole son droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, garanti par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Rappelons qu’ADF International a défendu avec succès Vaughan-Spruce en 2023, lors de sa comparution devant le tribunal de Birmingham en février, aux côtés du père Sean Gough, prêtre catholique. Le CPS a alors abandonné les quatre chefs d’accusation de non-respect d’une ordonnance de protection contre les violences policières (PSPO). Elle a ensuite été arrêtée de nouveau plus tard dans l’année, ce qui a donné lieu à une longue enquête policière. En août 2024, la police des West Midlands lui a accordé 13 000 £ de dommages et intérêts après qu’elle a contesté la légalité de ses arrestations précédentes.

À l’inverse, l’accusation soutient que la présence silencieuse de Vaughan-Spruce constitue une influence, au sens de la législation sur les zones tampons. Il s’agit d’une nouveauté juridique pour les tribunaux britanniques. Traditionnellement, le droit britannique réglemente les comportements, non les convictions. En l’espèce, cependant, il est demandé à la justice de juger les intentions internes présumées de Vaughan-Spruce plutôt que ses actes. La criminalité de son action sera déduite de son silence et de son intention présumée.

C’est pourquoi l’affaire Vaughan-Spruce a des implications importantes qui dépassent le cadre de son expérience personnelle. En réalité, cette affaire ne porte pas sur l’avortement, mais plutôt sur le droit à la liberté de pensée, de conscience et d’expression. Une société qui contrôle les pensées intérieures manque à son devoir de protéger les libertés fondamentales. Le juge devra en définitive déterminer si la loi doit réglementer les esprits autant que les actes, et si l’État doit protéger le pluralisme ou imposer un conformisme idéologique.

De plus, cette législation risque d’être appliquée de manière incohérente et arbitraire, sapant ainsi l’État de droit qu’elle est censée protéger. Aujourd’hui, ce sont des prières près d’une clinique pratiquant l’avortement ; demain, ce pourrait être la contestation près d’un autre lieu politiquement sensible. Un verdict de culpabilité représenterait une évolution inquiétante du droit britannique et une extension sans précédent du pouvoir de l’État.

Témoins de l’Espérance : des chrétiens au péril de leur vie

A l’occasion de la sortie du livre Témoins de l’Espérance, À la rencontre des Apôtres de notre temps, de Benoît de Blanpré, qui dirige l’Aide à l’Église en Détresse, principale association d’aide aux chrétiens persécutés, et Thomas Oswald, journaliste et auteur, travaille au service information de l’AED, nous avons interrogé les auteurs :

Pourquoi ce livre ? 

Cela fait bientôt 80 ans que l’AED agit au service de l’Église dans le monde, et nous voulions prendre le temps de nous arrêter quelques instants pour présenter certains de ses visages, témoins des souffrances et de l’espérance des chrétiens en détresse. Nous nous inscrivons ainsi dans la longue tradition de l’AED qui a publié de nombreux ouvrages pour faire connaître et garder la mémoire de ces millions de chrétiens menacés, opprimés, voire persécutés. Ils sont nos maîtres par les vertus héroïques dont ils font preuve lorsque leur foi est « vérifiée par le feu ». Les chrétiens en détresse sont véritablement nos frères, et nous voulons partager au plus grande nombre le trésor de leur foi.

Vous parcourez tous les continents, mais pas tous les pays, comment avez-vous établi votre itinéraire ?  

Nous avons mis en avant des partenaires que nous avons pu rencontrer en personne durant les trois dernières années et qui nous ont particulièrement touchés. Nous faisons voyager le lecteur du Guatemala à la République Démocratique du Congo en passant par la Chine, l’Ukraine ou encore l’Iran, parmi tant d’autres. Pourtant, il n’était pas question de faire un Atlas, mais un ouvrage grand public, agréable à lire et accessible. Notre livre permet de rejoindre concrètement l’expérience des chrétiens persécutés, vous n’y trouverez pas de tableaux statistiques ! Nous avons beaucoup d’autres publications, comme le rapport sur la Liberté religieuse, qui font cela très bien. Dans ce livre, nous voulions vous présenter avant tous des personnes, des communautés chrétiennes souffrantes, joyeuses et vivantes.

À qui s’adresse le livre « Témoins de l’Espérance » ?  

Au plus grand nombre possible ! C’est un grand reportage vivant et instructif. Grâce au réseau de l’AED, nous connaissons des personnes remarquables, qui vivent des histoires hors du commun, dans pratiquement tous les pays. Je dois dire que notre travail est beaucoup facilité par la qualité des témoignages que nous récoltons. Pour écrire des histoires belles, souvent tragiques mais édifiantes, nous n’avons pas besoin de romancer, il nous suffit de raconter du mieux que nous pouvons ce que nous avons vu et entendu. Que l’on soit catéchumène ou chrétiens de longue date, jeune professionnel ou retraités, ce livre peut toucher les cœurs et être un formidable compagnon de carême.

Quelle est la rencontre qui vous a le plus marqué ?  

Impossible de faire une réponse unique… Mais nous sommes abasourdis par le courage d’une religieuse comme la libanaise Sœur Maya El Beaino, de la congrégation des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et Marie. Directrice d’une école située à quelques kilomètres de la frontière israélienne, elle a maintenu la scolarité même au plus fort du conflit entre l’État hébreux et le Hezbollah. Les missiles passaient au-dessus de l’établissement, l’électricité était coupée et malgré ces conditions effroyables, ses élèves ont continué à décrocher des prix d’excellence ! Dans un tout autre contexte, le père Floribert Bashimbé, à l’Est de la République démocratique du Congo, se débat pour maintenir l’Église locale en état de fonctionner. Il est vicaire générale de Bukavu, la capitale du sud Kivu, toute proche du Rwanda et bien qu’il soit prêtre depuis 30 ans, il n’a pratiquement jamais exercé son ministère dans un pays en paix. Il rend visite aux Congrégations religieuses, aux orphelinats, soutient des actions sociales innombrables sans se décourager… Et même avec une joie profonde et communicatrice. Devant ce genre de profils, on ne peut pas s’empêcher de se demander quel est leur carburant secret !

Terres de Mission : De nouveaux évêques pour la Fraternité Saint Pie X

Eglise universelle : De nouveaux évêques pour la Fraternité Saint Pie X !

Le 2 février dernier, le supérieur général de la Fraternité Saint Pie, l’abbé Davide Pagliarani, a annoncé qu’il avait confié aux évêques de la Fraternité le soin de sacrer d’autres évêques le 1er juillet prochain, et cela sans mandat pontifical. Directeur de DICI, la lettre d’information de la Fraternité Saint Pie X, l’abbé Alain Lorans présente la situation actuelle de la FSSPX ainsi que les raisons de cette décision.

Eglise en France : La liturgie dans les camps – Célébrer la messe à Auschwitz

Durant la seconde guerre mondiale, près de 6 000 prêtres, séminaristes, religieux ont passé plusieurs années de captivité en Allemagne comme prisonniers de guerre, déportés ou requis pour le STO. C’est leur histoire, ainsi que celle des milliers de militants de l’Action catholique, engagés dans la même aventure que nous raconte Yves Chiron dans ce passionnant et émouvant récit : “La liturgie dans les camps – Célébrer la messe à Auschwitz”.

Eglise en marche : Notre-Dame de Guadalupe

David Caron a écrit le scénario de cette très documentée BD, “Notre-Dame de Guadalupe Mère de Tendresse et de Miséricorde”, qui nous fait découvrir le portrait de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico. Cette relique pose à la science, depuis 1531, de multiples questions, à ce jour restées sans réponse. L’auteur nous fait partager sa passion pour un événement qui a changé le cours de l’histoire du Mexique.

Dimanche de la Sexagésime : “Le semeur sortit pour semer sa semence”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut piétinée, et les oiseaux du ciel la mangèrent. … (Saint Luc 8)

Ce dimanche est le deuxième du temps de la Septuagésime, et l’on y retrouve les sentiments de ce temps : conscience de la gravité de nos péchés et du besoin que nous avons du Rédempteur. Mais les chants de ce dimanche de la Sexagésime expriment notre misère d’une façon intense, presque angoissée, particulièrement les trois premiers chants : Introït, Graduel et Trait, qui sont de grandes supplications collectives.

► Introït : Exsúrge

Le texte de l’Introït de ce dimanche de la sexagésime est extrait du psaume 44, dans lequel le peuple d’Israël commence par rappeler tous les bienfaits dont le Seigneur l’a comblé dans le passé, puis il y oppose la triste situation dans laquelle il se trouve présentement, se demandant si Dieu a oublié son peuple ou l’a rejeté à cause de ses fautes, et il se termine par cet appel suppliant :

Exsúrge, quare obdórmis Dómine
Levez-vous, pourquoi dormez-vous Seigneur ?

Exsúrge, et ne repéllas in finem.
Levez-vous, et ne nous repoussez pas à jamais.

L’on songe bien sûr à l’Évangile de la tempête apaisée. Dieu semble dormir quand sa providence permet pour quelque temps que ses ennemis triomphent.

Puis le texte du psaume poursuit :

Quare fáciem tuam avértis, oblivísceris tribulatiónem nostram ?
Pourquoi détourner votre visage ? Oubliez-vous notre détresse ?

Adhǽsit in terra venter noster exsúrge.
Notre ventre est collé à terre.

Dómine, adjúva nos, et líbera nos.
Levez-vous Seigneur, secourez-nous et délivrez-nous.

La première phrase fait évidemment penser à l’Évangile de la tempête apaisée et à l’appel angoissé des apôtres à Notre Seigneur dormant dans la barque.

Il n’est pas besoin de souligner à quel point ce texte est d’actualité. La mélodie le suit pas à pas, en exprimant toutes les inflexions avec sobriété mais intensité. La première phrase monte progressivement du premier encore timide jusqu’au deuxième, plus appuyé, avant de redescendre avec une sorte d’accablement. Même courbe dans la deuxième phrase qui s’achève au grave avec le sombre : Nous sommes prostrés et ne pouvons nous relever. Puis le dernier s’élève, très dépouillé mais suppliant. Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.

Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.

Deus, áuribus nostris audívimus : patres nostri annuntiavérunt nobis.
Ô Dieu nous l’avons entendu de nos oreilles, nos pères nous l’ont raconté.

► Graduel : Sciant gentes

Comme celui de l’Introït, le texte du Graduel du dimanche de la Sexagésime est encore une prière collective. Il est tiré, ici, du psaume 82, dans lequel le peuple d’Israël lance un appel à la toute puissance divine pour qu’elle le délivre de ses ennemis, ceux qui refusent de reconnaître le seul vrai Dieu et de se soumettre à lui, ceux que le texte appelle, les nations païennes.

Sciant gentes quóniam nomen tibi Deus : tu solus Altíssimus super omnem terram.
Que les nations sachent que votre nom est Dieu, vous seul êtes le Très-Haut sur toute la terre

Deus meus, pone illos ut rotam, et sicut stípulam ante fáciem venti.
Mon Dieu, faites-les tourner comme une roue, qu’ils soient emportés par le vent comme un fétu de paille.

Ces paroles s’appliquent particulièrement aujourd’hui à tous ceux qui veulent bâtir un monde sans Dieu et s’opposer à sa loi. Mais en ce temps de la Septuagésime, elles s’appliquent aussi aux ennemis de notre âme qui nous tiennent captifs du péché. Nous demandons au souffle de l’Esprit Saint de les balayer et de les emporter au loin. La mélodie est ample et solennelle avec de grandes vocalises. On remarquera surtout dans la deuxième partie, celle du mot qui s’élève dans l’aigu d’une façon exceptionnelle.

► Trait :Commovísti

Comme dimanche dernier, et comme il en sera ainsi jusqu’à Pâques, le Graduel du dimanche de la Sexagésime n’est pas suivi d’un Alléluia, mais d’un Trait, composé de plusieurs versets sur une psalmodie très ornée. Celui de ce dimanche comporte trois versets tirés du psaume 59. Comme ceux de l’Introït et du Graduel c’est une prière suppliante du peuple d’Israël envahi et persécuté par ses ennemis.

Commovísti, Dómine, terram, et conturbásti eam.
Seigneur, vous avez ébranlé la terre et vous l’avez bouleversée.

Sana contritiónes ejus, quia mota est.
Guérissez ses blessures car elle est ébranlée.

Ut fugiant a facie arcus, ut liberéntur elécti tui.
Que vos élus échappent aux traits de l’arc qu’ils soient délivrés !

Lorsque le texte de ce psaume parle de la terre, il s’agit du pays d’Israël et surtout de ses habitants. On peut dire de cette prière, comme de celle du Graduel, qu’elle s’applique tout à fait à la situation de l’Église et de notre pays, mais elle s’applique aussi à notre âme blessée par le péché dont nous supplions le Seigneur de nous délivrer. La mélodie est faite de formules habituelles aux Traits ; on en retrouve quelques-unes unes qui figuraient déjà dans celui de dimanche dernier, mais d’autres ont été choisies les plus développées et aussi, spécialement dans le deuxième verset, parmi les plus tourmentées.

► Offertoire : Pérfice

Les deux derniers chants du propre de la messe du dimanche de la Sexagésime, l’Offertoire et l’antienne de Communion, sont nettement différents des trois premiers. Nous n’y retrouverons plus les appels suppliants du peuple de Dieu dans sa détresse, ce sont au contraire des prières personnelles pleines de confiance.

Le texte de l’Offertoire est tiré du psaume 16, prière du juste, celui qui accomplit fidèlement la volonté de Dieu et fait valoir cette qualité pour obtenir d’être exaucé. En ce temps de la Septuagésime, même si nous nous efforçons d’être fidèles, nous prenons conscience de la fragilité de notre démarche et demandons au Seigneur qu’il nous soutienne dans cette voie.

Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea
Affermissez mes pas dans vos sentiers afin que ma démarche ne soit pas ébranlée.

Inclína aurem tuam, et exáudi verba mea : mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te, Dómine.

Cette demande s’exprime par une mélodie très calme et contemplative, comme c’est souvent le cas des Offertoires, avec de nombreuses notes longues qui lui donnent un certain caractère d’immobilité marquant l’assurance du juste dans l’observation de la Loi de Dieu, mais elle est en même temps très expressive avec des accents bien soulignés.

► Communion : Introíbo

comme l’Offertoire, l’antienne de Communion du dimanche de la Sexagésime est une prière personnelle, et non seulement on n’y retrouve pas la supplication et l’angoisse des premières pièces de la messe, mais cette petite antienne est même plutôt joyeuse. Le texte est bien connu puisqu’il est tiré du psaume 42 que le prêtre récite au début de la messe.

Introíbo ad altáre Dei, ad Deum qui lætíficat juventútem meam.
Je m’avancerai vers l’autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse.

Cependant, il ne faut pas s’y tromper, ce psaume 42, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un malheureux exilé au milieu d’un peuple impie. Il se souvient de Jérusalem et des magnifiques cérémonies du Temple qui faisaient sa joie dans sa jeunesse, et il aspire à les retrouver. De même en ce temps de la Septuagésime, et de façon générale au milieu du monde impie où nous nous trouvons, et du péché qui nous enserre, nous aspirons à retrouver la jeunesse spirituelle dans la patrie céleste. C’est cet espoir qu’exprime la mélodie de cette antienne, joyeuse et affirmative. Ainsi s’achève la belle progression des chants de ce dimanche, depuis les appels angoissés de l’Introït jusqu’à la confiance et l’espérance finale.

Fin de vie : Derrière les mots, la manipulation ⚠️

Le débat à l’Assemblée nationale sur « l’aide à mourir » est un cas d’école de manipulation politique. Sous couvert de compassion, nous assistons à une subversion méthodique de notre droit.

1️⃣ Le mensonge sémantique 🎭 On ne dit plus « euthanasie », mais « fraternité ».
La réalité : La fraternité, c’est l’accompagnement, pas la suppression de l’autre. Transformer un acte létal en « acte de soin » est une fiction juridique dangereuse qui dénature la médecine.

2️⃣ Le leurre du « cadre sécurisé » ⚖️ On nous promet des critères stricts. C’est une contrevérité.
L’engrenage : L’expérience du Canada et de la Belgique montre qu’une fois la transgression légalisée, toute limite devient une « discrimination » aux yeux des tribunaux. Les verrous sautent inévitablement : mineurs, malades psychiatriques, personnes âgées « lassées de vivre ».

3️⃣ Le recours à l’étranger : un faux argument 🛑 Ceux qui partent mourir ailleurs ne valident pas la loi. Ils dénoncent nos failles :
Une liberté sous pression : Dans une société qui glorifie la performance, le patient dépendant finit par se sentir « de trop ». L’euthanasie devient alors une réponse par défaut à la solitude et au manque de soins palliatifs.

L’offre crée la demande : En légitimant l’acte, l’État incite les plus fragiles à s’auto-exclure pour ne plus être une « charge ».
4️⃣ Une démission de l’État masquée en humanisme 💰 Il est plus simple et moins coûteux de légiférer sur la disparition des personnes vulnérables que d’investir massivement dans la présence humaine et la prise en charge de la dépendance.

Conclusion : La dignité humaine ne se perd pas dans la maladie. Elle se perd dans le regard de celui qui considère le souffrant comme un poids. Cette loi ne libère pas : elle abandonne.
Protéger la vie est le seul fondement d’une société civilisée.

Ne laissons pas l’anesthésie sémantique gagner.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Appel de l’association SOS Détresse

Nous relayons volontiers un appel de nos amis de SOS Détresse:
Dans le cadre de notre Association SOS-Détresse au 0800.202.205, nous recherchons un ou plusieurs médecins chrétiens qui accepteraient de prescrire de la progestérone naturelle à des femmes qui ont  pris un ou plusieurs comprimés de Myfégine en vue d’un avortement dit “médicamenteux” et qui se rétractent. Elles désirent poursuivre leur grossesse.  Cette prescription de progestérone pourra les aider à maintenir leur grossesse.
Merci pour votre aide urgente, vous pouvez aussi nous joindre au 0661445135;

Que devient l’orthographe en France ?

Même sur le site du château de Versailles vu par plusieurs millions de touristes du monde entier chaque année !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

« Les soins palliatifs rendent l’euthanasie inutile » Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson a été interrogé sur RCF Anjou à propos du débat parlementaire sur la fin de vie. Fin janvier, le Sénat a rejeté le texte ouvrant une aide active à mourir, soutenu par l’exécutif, avant que celui-ci ne fasse son retour à l’Assemblée nationale. Une séquence parlementaire révélatrice d’un profond malaise français face à une question à la fois éthique, médicale et politique : comment accompagner la fin de vie sans renoncer à la dignité humaine ?

Dans ce Grand Entretien, Thomas Cauchebrais reçoit Jean-Frédéric Poisson, philosophe, ancien député et président du parti Via – Parti chrétien-démocrate. Infatigable opposant à l’euthanasie, il publie Soins palliatifs, la vraie alternative à l’euthanasie aux éditions Mame, un plaidoyer pour une fin de vie fondée sur l’accompagnement, la présence et le soin plutôt que sur l’acte de donner la mort.

Au fil de cet échange, Jean-Frédéric Poisson décrypte les raisons du rejet sénatorial, alerte sur les zones les plus controversées du texte — délit d’entrave, liberté de conscience des soignants, obligations faites aux établissements médicaux catholiques— et dénonce ce qu’il considère comme une rupture majeure dans l’ordre juridique et moral. Il défend également le rôle central des soins palliatifs, encore trop inégalement accessibles en France, et interroge notre responsabilité collective face aux plus vulnérables.

L’occasion d’évoquer enfin ce nouveau changement de nom de parti ainsi que les échéances des prochaines municipales pour le PCD.

 

Décryptage de la proposition de loi sur l’euthanasie

Le rejet de la proposition de loi sur l’euthanasie par le Sénat ne freine pas les ardeurs mortifères d’Emmanuel Macron. Au contraire, avec la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, ils ont décidé d’appuyer sur l’accélérateur avec pour objectif d’adopter cette loi avant l’été. Les députés pro-euthanasie sont plus radicaux que jamais.

Alors qu’ils étudient à nouveau leur propre texte adopté en mai 2025, les députés de la commission abrogent déjà des limites qu’ils ont posées en mai dernier ! Ainsi, ils avaient décidé dans leur premier texte d’exclure l’accès à l’euthanasie pour les personnes souffrant uniquement de troubles psychologiques, tels que la dépression. Ils viennent de voter un amendement pour que ces personnes aient bien “la liberté” de mourir.

Alors que la proposition de loi n’est pas encore adoptée et que le Sénat a montré son opposition, les députés pro-euthanasie vont déjà plus loin! C’est la preuve manifeste qu’une fois le principe de l’euthanasie adopté, ils feront tomber tous les garde-fous. Face à cela, il faut absolument poursuivre notre mobilisation: informer, alerter et prier. C’est pourquoi l’ECLJ a réalisé un nouvel entretien du mois:

  • Pour vous expliquer en détail ce que dit la loi: trop de gens ne savent toujours pas à quel point elle est radicale et dangereuse;
  • Pour vous informer des dernières modifications faites en commission à l’Assemblée nationale;
  • Et surtout pour vous permettre de partager facilement ces informations à vos députés et à vos proches.

Révolution tranquille du droit de la famille en Italie suite à une décision de justice

La pension alimentaire après divorce n’est pas une pension, selon l’arrêt n° 1999/2026 de la Cour de cassation, qualifié de « révolutionnaire ».

La Cour a rejeté le recours d’une ex-épouse et a révoqué la pension alimentaire après divorce car un élément décisif faisait défaut : la preuve d’un sacrifice patrimonial réel consenti pendant le mariage. Au cours des dernières années, la Cour de cassation a progressivement restreint l’accès à la pension alimentaire, afin d’éviter qu’elle ne soit automatiquement accordée au seul motif d’avoir été marié. Cette décision le dit clairement : il ne suffit pas d’être un ex-conjoint pour avoir droit à une pension alimentaire.

Pour l’obtenir, il faut démontrer avoir contribué de manière concrète à l’épanouissement de l’autre conjoint et de la famille, y compris en renonçant à un emploi, à une carrière ou à des opportunités personnelles. La pension alimentaire a en effet une fonction compensatoire et égalitaire : elle sert à reconnaître les sacrifices effectifs, et non à garantir un revenu de position.

Un homme a demandé la suppression de la pension alimentaire mensuelle de 350 € versée à son ex-femme, arguant qu’elle était devenue financièrement indépendante grâce à un emploi. La femme a interjeté appel, mais la Cour de cassation a donné raison à son ex-mari, estimant qu’une personne financièrement indépendante ne peut prétendre à une pension alimentaire de son ex-conjoint, même si ce dernier dispose de revenus supérieurs.

Cette décision marque un tournant majeur en droit de la famille. La Cour suprême a pris des mesures pour empêcher l’attribution systématique d’une pension alimentaire à un conjoint, homme ou femme, du seul fait de leur séparation. Par cette décision, la Cour suprême établit que si une personne ne peut démontrer avoir consenti des sacrifices pour l’épanouissement humain, personnel, professionnel, économique et social de l’autre conjoint – et donc une contribution significative à la vie conjugale de ce dernier –, elle perd son droit à une pension alimentaire.

Sonia Mabrouk démissionne de CNews

Sonia Mabrouk avait désapprouvé à l’antenne le maintien sur la chaîne du groupe Canal + de Jean-Marc Morandini, malgré la condamnation de ce dernier pour corruption de mineurs. Interpellée par le député PS Jérôme Guedj, la journaliste avait indiqué ne «pas cautionner» le choix assumé de sa direction.

«Je n’en dors pas depuis plusieurs jours. Cette décision ne m’appartient pas. J’ai beaucoup de respect pour ma direction, ma hiérarchie, mais en aucun cas, cela ne vaut de cautionner cela. En aucun cas c’est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons et qui est d’une gravité réelle. (…) CNews c’est ma chaîne de cœur et je vais vous le dire avec le cœur. Je suis une femme libre, une citoyenne, une mère de famille. Je suis mère d’une petite fille et je vais devenir mère d’un petit garçon dans quelques mois. Je suis personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Je pense ce matin aux victimes et aux victimes les plus jeunes. Je pense aux mineurs».

Pascal Praud l’a soutenu sur X : «J’exprime ici toute ma solidarité à Sonia Mabrouk. Elle a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles».

Puis, Laurence Ferrari auprès du Parisien . «En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à CNews».

Hier, Sonia Mabrouk a annoncé sa démission de CNews, suite à une «altération certaine et effective de (s)a relation avec une partie de la direction de CNews». «Hier, aujourd’hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l’intérêt des victimes».

D’autres chaines d’informations seraient prêtes à la recruter.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services