Avortement et euthanasie au menu du Chili
Samedi dernier, le Président du Chili, Gabriel Boric, a annoncé devant le Congrès qu’il donnerait un « caractère d’urgence » au projet de loi sur l’euthanasie et les soins palliatifs actuellement examiné par le Sénat chilien.
En outre, Gabriel Boric a jugé nécessaire « un débat démocratique sur les droits sexuels et génésiques ». Il a déclaré que l’Exécutif chilien, à qui il reste moins de deux ans de mandat, présentera un projet de loi sur la légalisation de l’avortement au cours du second semestre de l’année 2024. Depuis 2017, l’avortement a été dépénalisée dans trois cas : le danger pour la vie de la mère, la malformation du fœtus et le viol.
Le Gouvernement n’a toutefois ni la majorité à la Chambre des députés, ni au Sénat. Ces annonces seraient donc surtout « des signaux adressés à son électorat ».
L’actuel maire de Providencia et candidat à la présidence du pays en 2026, Evelyn Matthei, a qualifié de « honte » ce « manque de vision pour l’avenir ». « Le Chili a d’autres urgences et d’autres besoins ».
Le ministère de l’Intérieur recherche… un responsable du complotisme
Sic :

Serait-ce pour surveiller le locataire de l’Elysée ?
Jordan Bardella s’inquiète de la dérive d’Emmanuel Macron : “Il tombe dans une forme de complotisme, de paranoïa qui est le propre de tout extrême”pic.twitter.com/e5VSxMSRj9
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 25, 2024
Paris : les habitants du 16e regrettent-ils d’avoir voté Macron ?
Ils se plaignent de l’immigration au sein de leur zone protégée (création d’un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile dans une partie de l’ancien hôpital Chardon Lagache):
La grosse colère d’un habitant du quartier Chardon-Lagache (Paris 16) : “Les associations de migrants sont des esclavagistes. Je vais quitter le quartier, j’en ai marre” : je crois qu’il n’est pas le seul, en France, à en avoir marre ! pic.twitter.com/3SvEBWbHXz
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) June 3, 2024
Migrants : les réflexions d’un habitant du quartier Chardon-Lagache (Paris 16e)
Vidéo intégrale : https://t.co/8a54Xa5btI pic.twitter.com/XeCObgWGfW
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 3, 2024
Le maire @Jeremy_Redler et le sénateur @fszpiner à Auteuil en soutien aux nombreux riverains qui ont répondu à l’appel du collectif @riverainauteuil pour dénoncer l’installation de demandeurs d’asile dans l’ancien hôpital #ChardonLagache et demander l’abandon du projet. pic.twitter.com/9IidizyWHe
— Mairie du XVIe (@mairiedu16) May 31, 2024
Le 16ᵉ arrondissement a voté à 82 % pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle de 2022 (et 47% dès le premier tour) :

Guillaume Peltier : “Il n’y a que le microcosme parisien qui croit que la question LGBT, c’est la question centrale de nos compatriotes (…) Laissez-nous tranquille!”
Guillaume Peltier, numéro 2 de la liste de Marion Maréchal, répondait ce matin aux questions des journalistes de Franceinfo dans le cadre de la campagne des européennes. Sur des questions très orientées des journalistes (avortement, financement du planning familial, arrêt du financement des associations militantes LGBT), il n’a pas reculé et s’est même montré offensif.
Il a notamment défendu la loi italienne qui consiste à laisser les associations pro-vie intervenir dans les centres d’informations afin de proposer une alternative à l’avortement.
Les images mondialement connues du photographe suédois Lennart Nilsson concernent des embryons conservés après des avortements
Un article du Monde qui nous rappelle que les enfants victimes d’avortement auraient du naitre :
Sur les images mondialement connues du photographe suédois illustrant le best-seller « Naître », paru en 1965, un fœtus semblait flotter dans le ventre de sa mère. A l’occasion de l’exposition actuellement consacrée à Lennart Nilsson à Stockholm, sa belle-fille a révélé qu’il s’agissait en réalité d’embryons conservés après des IVG.
Publiée le 30 avril 1965 en couverture du magazine Life, la photo a fait le tour du monde. Jamais auparavant un fœtus n’avait été exhibé de la sorte. Relié au placenta par le cordon ombilical, protégé par la fine membrane transparente de la poche des eaux, le petit corps de 18 semaines semble flotter en apesanteur. Sur seize pages, à l’intérieur du magazine américain, vendu à 8 millions d’exemplaires, le photographe suédois Lennart Nilsson (1922-2017) documente en couleur le miracle de la vie.
Quelques mois plus tard, il remet ça en publiant Naître (Hachette, 1990), un ouvrage montrant toutes les étapes de la croissance du fœtus, de l’ovulation à la naissance. Traduit en vingt langues, réédité six fois, ce livre de photos, parmi les plus vendus au monde, finit de porter Lennart Nilsson au pinacle des génies de la photographie. Il est aussi le premier à filmer la fécondation d’un ovule, puis à photographier les virus du sida et de la grippe aviaire.
En Suède, ses clichés de fœtus, publiés dans les manuels d’éducation sexuelle, lui ont donné un statut d’icône. […]
Mais derrière les photos de fœtus se cache une histoire bien plus sombre et complexe […].
Elle commence en 1952. Lennart Nilsson est photographe indépendant. Un journal lui commande un reportage sur le service du professeur de gynécologie Per Wetterdal, à l’hôpital de Sabbatsberg, à Stockholm. Le médecin est un virulent opposant à l’avortement, pourtant autorisé en Suède depuis 1938 en cas de maladie génétique du fœtus ou de risques sur la santé de la mère. A partir de 1946, le droit à l’interruption volontaire de grossesse prend aussi en compte les conditions de vie de la femme, ce que Per Wetterdal dénonce. Lennart Nilsson racontera plus tard avoir été fasciné par les embryons immergés dans des bocaux.
Espérant que les images rallieront des militants à sa cause, le professeur de gynécologie lui permet de photographier les fœtus. Mais un problème se pose rapidement, raconte Solveig Jülich : « Les premières photographies étaient froides et scientifiques. Les embryons avaient l’air morts, car ils l’étaient, ce qui ne rendait pas les images très attrayantes d’un point de vue commercial. » Lennart Nilsson trouve une solution. A l’époque, les embryons sont expulsés par césarienne, ce qui permet de garder intacte la poche des eaux. Pendant quelques heures, les médecins maintiennent leurs fonctions vitales à des fins scientifiques.
Lennart Nilsson – qui n’a jamais pris position contre l’IVG – en profite pour faire des photos. Grâce à l’éclairage de la pièce et à son talent, le photographe donne l’impression que les fœtus baignent encore dans l’utérus de leur mère. Nulle part, dans ses reportages, il n’est précisé que les embryons ont été photographiés après un avortement.
Au contraire, le texte qui accompagne les clichés laisse croire que le photographe suit le développement d’un seul et même individu, alors qu’il s’agit en réalité de plusieurs fœtus. […]


Neuvaine à Saint Antoine de Padoue pour grandir spirituellement du 5 au 13 juin
Saint Antoine est ce que l’on appelle un « géant » dans la foi. Un homme au parcours si riche, si intense qu’il pourrait nous paraître inaccessible, hors de portée.
Après 800 ans, son message reste toujours d’actualité, mieux encore : on peut le choisir comme ami et frère de notre Seigneur Jésus-Christ pour notre temps.
Pour la saint Antoine, Hozana vous propose une neuvaine du 5 au 13 juin, pour approfondir son message, fortifier votre foi et initier un chemin de paix intérieure dans votre vie par l’intercession de ce grand saint. Au travers des méditations qui sont proposées, la prière avec Antoine vous aidera à lui ressembler et à l’imiter dans notre vie quotidienne en tant que disciple du Seigneur !
Matraquage
Tandis qu’Emmanuel Macron a décidé d’intervenir au 20h jeudi, à 3 jours des élections européennes, Gabriel Attal est intervenu de façon impromptue à la Maison de la radio pour soutenir Valérie Hayer, visiblement incompétente :
#EUROPEENNES 🔴🗣 Le Premier ministre Gabriel Attal fait irruption dans l’auditorium de la Maison de la radio, pour défendre la candidature de Valérie Hayer. “Il faut se mobiliser pour les listes qui sont pro-européennes”, plaide-t-il. pic.twitter.com/B8tpjjPbwT
— franceinfo (@franceinfo) June 3, 2024
Qu’en pense l’ARCOM ?
François-Xavier Bellamy a réagi :
Bravo @fxbellamy ! pic.twitter.com/T6ha4H11NS
— Maxime Guay (@maximeguay06) June 3, 2024
BFMTV vient de perdre une nouvelle bataille
En avril 2019, le Salon beige titrait “Après avoir fait chuter RTL, Marc-Olivier Fogiel va sur BFMTV”
En janvier 2020, votre blog préféré écrivait “Marc-Olivier Fogiel porte la poisse. Les mêmes causes provoquant toujours les mêmes conséquences… BFM TV commence à souffrir.”
En juin 2024, on apprend que “CNews devient la première chaîne d’info de France”
Au mois de mai, elle devance BFMTV pour la première fois de son histoire. Avec 2,8%, l’antenne a dépassé le numéro un des chaînes d’info, dont l’audience a atteint 2,7%, selon les chiffres de Médiamétrie.
Cette victoire de CNews intervient dans un contexte particulier. Un appel à candidatures pour quinze fréquences de la télévision numérique terrestre a été ouvert par le régulateur de l’audiovisuel (Arcom). Cette procédure va déterminer quelles chaînes auront le droit d’émettre en France en 2025.
L’immigration, cette “chance pour la France” qu’il faut déplacer avant les Jeux Olympiques
Anne Hidalgo et Gérald Darmanin aiment beaucoup les migrants… quand ils sont en Province.
Le collectif de gauche Le Revers de la médaille dénonce dans un rapport “le nettoyage social” en cours avant les Jeux olympiques et paralympiques avec ces expulsions de migrants, sans-abri et travailleurs du sexe. Plus de 5 224 personnes ont été déplacées d’Île-de-France pour aller vers d’autres régions, selon la préfecture de la région Île-de-France. Dans le détail, 3 958 personnes ont été expulsées vers d’autres régions l’année dernière et 1 266 depuis le début de l’année 2024.
“La région Île-de-France a été vidée d’une partie des personnes que les pouvoirs publics considèrent indésirables”.
Le collectif dénonce un
“nettoyage social à l’encontre des populations les plus précarisées (personnes à la rue, en habitats précaires ou dépendant de l’espace public pour vivre et travailler)”.
Il accuse les autorités franciliennes de “disperser dans l’espace public” ces populations “pour éviter les installations d’habitats informels qui seraient trop visibles”.
S’agit-il aussi de masquer le grand remplacement ?
La COMECE, à l’instar de la CEF, est peu portée à indisposer les politiciens et peut-être même cherche à leur plaire
Dans le numéro de juin de la revue d’Action Familiale et Scolaire, Yves Tillard évoque le message de certains évêques sur les élections européennes :
En vue des élections européennes du 9 juin 2024, le site Internet de la CEF a publié une déclaration le 13 mars. Pour nous Français, les “éclairages” de vote venaient jusqu’alors de la CEF et de la bureaucratie épiscopale française. Il semblerait maintenant qu’elles émanent de la COMECE.
Peu de changement, sinon celui du niveau d’irresponsabilité ; en effet, dans les deux cas, la collégialité chère à l’Église conciliaire spolie chaque évêque du pouvoir de gouvernement de son diocèse au profit d’un collectivisme techno-bureaucratique, maintenant européen. Mgr Hérouard, archevêque de Dijon, premier vice-président de la COMECE et donc porte-parole du collectif épiscopal français déclarait récemment :
Nous ne formulons aucune consigne de vote, mais nous croyons que certains partis, qui se trouvent bien souvent dans les extrêmes, ne devraient pas recevoir les suffrages des chrétiens.
Ces propos rappellent ceux, encore plus explicites, du Conseil Permanent de la CEF, quelque temps avant les présidentielles de 2022, mettant en garde contre des positions pouvant « susciter des replis nationalistes ». Ainsi, nous sommes appelés à voter pour ceux « qui soutiennent clairement le projet européen » … « d’une Europe unie dans la diversité, forte, démocratique, libre, pacifique, prospère et juste ». L’électeur comprendra qu’il ne s’agit que d’un projet… qui dure depuis des décennies ; avec indulgence, il appréciera le bien-fondé des critères de jugement au vu des résultats : uniformisation, normalisation, perte d’identité, autoritarisme, déclin économique et social…
Avec insistance, nous devons exprimer un « vote responsable » pour ceux…
… dont nous pensons raisonnablement qu’ils vont promouvoir nos valeurs et notre idée de l’Europe, telles que le respect et la promotion de la dignité de toute personne humaine, la solidarité, l’égalité, la famille et le caractère sacré de la vie, la démocratie, la liberté, la subsidiarité, le soin de notre maison commune.
Car il s’agit d’affronter les menaces qui vont de la numérisation à la guerre, en passant par le changement climatique, l’intelligence artificielle, les migrations… Il serait inacceptable, parce que dangereux, de s’écarter du chemin tracé par le soviet épiscopal en se tournant vers des dissidents anti-européens sous prétexte des imperfections de l’Europe. Aussi sommes-nous exhortés « à l’améliorer avec les outils que nous offre la démocratie ». Lesquels ? S’il s’agit du vote, Victor Hugo disait avec un réalisme qui ne lui était pas forcément habituel : « Vous avez voté, vous avez épuisé votre droit. » En d’autres termes : silence ! exécution ! Ces pasteurs sont plus enclins à manier le verbiage partisan qu’à enseigner Dieu, les conditions du salut et les clés de la doctrine de l’Église en matière politique et sociale.
En effet, à part les signatures des 27 prélats, cette déclaration ne porte nulle trace de ce qui pourrait la marquer du sceau catholique. Dieu en est le grand absent. En appeler à des « valeurs » dont la substance peut changer en fonction des hommes, des circonstances… est de la poudre aux yeux ; que représentent des valeurs sans référence supérieure, transcendante, stable, pas même raccordée à des vérités simplement naturelles ?
Attendre de la démocratie idéologique qu’elle puisse engendrer une Europe « forte, libre… » est une utopie, une malhonnêteté ou un signe de faiblesse mentale ; partout où elle est passée depuis deux siècles, elle est source d’asservissement, de conflits, de mensonge, d’exclusion, d’intolérance.
Cette déclaration est en tout point conforme à l’idéologie dominante, à cent lieues des réalités vécues et de la sagesse catholique. Elle confirme que la COMECE, à l’instar de la CEF, est peu portée à indisposer les politiciens et peut-être même cherche à leur plaire ?
Le rôle de ces instances semble se réduire, au mieux, à celui d’assistanat social, en attendant celui de commissariat politique ?
Les Gabonais au Gabon
En visite en France, le président gabonais Brice Oligui Nguema invite la diaspora à rentrer pour «reconstruire» le pays :
[…] Alors qu’il effectue jusqu’à lundi sa première visite officielle en France, le général Oligui Nguema a donc rencontré la plus importance communauté gabonaise en Europe (35 000 personnes) mais certainement aussi la plus rebelle. […]
A peine arrivé au pouvoir, Oligui Ngema a en effet multiplié les invitations aux ténors de la diaspora à rejoindre les nouvelles autorités de Libreville. Parmi ceux présents à la tribune samedi, il y a aussi Mays Mouissi, célèbre économiste de 37 ans, longtemps exilé aux Etats Unis et très engagé depuis 2016 dans la dénonciation du régime Bongo. Il est depuis septembre le ministre de l’Economie. Un poste stratégique. «Nous avons trouvé le pays dans une situation indescriptible. Avec 7 500 milliards de francs CFA de dettes [11,4 milliards d’euros, ndlr], 33 % de chômage et plus de 40 % chez les jeunes», rappelle-t-il.
[…] «Les militaires ne sont pas des dictateurs», plaide-t-il face à cette diaspora qu’il sait combative, invitée à rentrer désormais au pays «pour le reconstruire». […]
La loi sur l’euthanasie remet en cause le sens du soin, de la relation à l’autre, de nos solidarités sociales
Libération publie un appel signé d’un collectif, qui s’inquiète de la loi en discussion sur l’euthanasie, qui serait une rupture démocratique et éthique (comme si l’avortement n’était pas déjà une rupture éthique) :
La loi légalisant une mort provoquée en France a commencé il y a quelques jours son parcours parlementaire, qui se poursuit cette semaine. Que l’on soit favorable ou défavorable à cette évolution, il nous faut poser un constat clair : au-delà de la transgression de l’interdit de donner la mort qui est en soi un sujet essentiel, le projet de loi ouvre la porte, dès sa première lecture en commission spéciale à l’Assemblée nationale, à des interprétations et à des extensions extrêmes. Il démontre publiquement ses conséquences invraisemblables, jusqu’à présent dissimulées par les euphémismes langagiers, l’inanité des procédures d’encadrement proposées et les promesses d’une retenue qui n’est d’ores et déjà pas tenable. Cette rupture anthropologique abolit tout cadre éthique, tout principe préservant nos valeurs fondamentales.
Plus encore semblent d’emblée contestées et insoutenables les résolutions du président de la République pour permettre de nouvelles approches de l’engagement de la société et donc de chacun d’entre nous, auprès de la personne malade en fin de vie, soucieuses du respect de sa dignité, de son intégrité, de ses droits et du bien commun. Le constat est peu contestable.
Nos valeurs communes, le bien public, vivre ensemble, ce qui fait société, fraternité, mais aussi la confiance dans l’accompagnement jusqu’au bout des personnes devenues les plus vulnérables, sont autant de repères gravement menacés par la nouvelle rédaction du projet de loi. Au moment où ce qu’expriment profondément nos concitoyens est un besoin urgent, vital, d’être entendus dans ce qu’ils vivent au quotidien, lorsqu’ils sont confrontés, pour eux-mêmes ou pour ceux qui comptent pour eux, à la fin de la vie, les réponses ne peuvent être réduites à une ouverture accélérée de procédures sans retour ni recours, dès lors qu’un nombre croissant de soins primaires ne sont plus accessibles. Notre exigence commune est d’en avoir pleinement conscience pour prévenir toute forme de rupture d’un lien social fragilisé. Ce projet de loi propose des pra- tiques de l’aide active au suicide assisté et à l’euthanasie, sans les nommer. En l’état actuel du texte, la France sera considérée comme l’exception (et non comme le modèle) validant une loi permissive qui bouleversera profondément le sens des pra- tiques médicales, les relations entre la personne malade ou en situation de dépendance et celui qui la soigne ou l’accompagne, mais également ses proches.
Une loi permissive Les députés de la commission spéciale ont adopté des amendements qui accentuent les vulnérabilités de la personne âgée ou malade, atteinte de handicap, de polypathologies ou en situation de dépendance, qui, sans être en fin de vie ou que des critères sérieux soient posés sur son état de santé, pourrait solliciter un soignant ou même un proche pour la faire mourir. Aucun dispositif rigoureux et fiable (pire un flou procédural se met en place avec les amendements) n’est envisagé pour accueillir, comprendre et évaluer les motivations de la demande de mort, pour tenir compte des facteurs sociaux, financiers, psychologiques ou médicaux qui peuvent la déterminer et pour prendre en compte les temporalités de la démarche de la personne malade. Un médecin sera seul à décider, dans des délais extrêmement rapides, et toute attention manifestée à la personne pour l’inciter à surseoir ou à renoncer à une aide médicale à mourir est menacée d’une poursuite judiciaire pour délit d’entrave. L’acte létal est susceptible d’intervenir indifféremment en tout lieu, y compris dans des établissements contraints à le rendre possible même si les soignants s’y opposent. La clause de conscience individuelle est refusée aux pharmaciens et aucune clause de conscience collective d’établissement n’est prévue. A contrario, rien n’est fait pour prendre en compte un délit d’incitation.
Les soins palliatifs ont pour vocation d’accompagner la personne dans sa vie jusqu’à sa mort, de faire disparaître la souffrance, pas le souffrant. Les soins d’accompagnement promus par le texte ne sont pas assimilables ou complémentaires de l’aide active à mourir, évoquée comme une alternative ou un aboutissement de l’accompagnement dans le projet de loi. Elle est d’une autre nature, que ce texte s’obstine à ne pas reconnaître. Cette confusion fragilise la démarche palliative et brouille dans un contexte de crise de notre système de santé le sens des valeurs soignantes, en dépit d’annonces gouvernementales d’un soutien financier au cours des dix prochaines années. C’est dire que le projet de loi, rédigé en dissimulant la réalité des finalités d’un acte létal intentionnel et en confondant soins de la mort avec soins de la vie, contredit aussi l’élaboration exemplaire de nos lois de 2005 et de 2016, considérées au plan international comme un «modèle français» et faisant consensus. Le suicide assisté comme l’euthanasie ne relèvent pas de la définition et de l’acception d’un acte de soin.
Les circonstances nous imposent un devoir de vigilance et de clarification du débat public portant sur l’aide à mourir. Comme citoyens, soucieux d’assumer notre part de responsabilité et de nous opposer utilement et sans concessions aux dérives provoquées par la rédaction actuelle du projet de loi, nous avons constitué le Collectif démocratie, éthique et solidarités. Nous constatons qu’en l’état actuel, l’aide à mourir conçue par ce texte expose les plus vulnérables d’entre nous à des risques réels d’injustices, de violences, de maltraitances, d’abus d’influence ou encore d’abandon, contraires aux droits fondamentaux que tout Etat démocratique doit garantir. Elle ouvre la voie à des pressions psychologiques et économiques qu’elle n’encadre pas, les seules dérives passibles de poursuites judiciaires concernant les médecins qui refuseraient le geste létal pour des motifs éthiques et déontologiques. Elle a également pour effet de remettre en cause les valeurs et le sens du soin, de la relation à l’autre, de nos solidarités humaines et sociales, indispensables pour faire face aux défis existentiels les plus délicats, auxquels nous confrontent l’approche de la mort et les souffrances qui l’accompagnent. ?
Premiers signataires :
- François Braun Ex-ministre
- Claude Evin Ex-ministre
- Elisabeth Hubert Ex-ministre
- Jean Leonetti Ex-ministre
- Jean-Marc Sauvé Fonctionnaire honoraire
- Didier Sicard Professeur émérite, Paris Cité
- Bernard Charpentier Professeur émérite de néphrologie à Paris-Saclay,
- Anne Caron-Déglise Magistrate, Cour de cassation
- Emmanuel Hirsch Professeur émérite d’éthique médicale à Paris-Saclay
- Sadek Beloucif Chef de service d’anesthésie-réanimation, hôpital Avicenne, AP-HP
- Alain Grimfeld Professeur honoraire à Sorbonne Université
- Roland Gori Professeur honoraire de psychopathologie des universités, psychanalyste, essayiste
- Marie de Hennezel Psychologue, écrivain
Publicité ethnique
Voici la conclusion de cet article sur la représentation ethnique dans la publicité :
[…] La publicité a donc choisi le noir en tant que couleur dominante d’une diversité qui se décline principalement sur un mode black and white. Ce n’est pas qu’une question d’esthétique d’opposition binaire : le personnage noir, nous l’avons analysé a contrario, est plus fluide, plus neutre en termes de signifiés idéologiques et culturels que d’autres représentations physiques de la diversité.
Sa représentation valorisée s’appuie aussi sur le socle formidable de l’univers musical mondialisé, puisque la musique afro-américaine a écrit la bande-son du xxe siècle, et donc du monde moderne, dont elle a façonné les cultures de masse. En France, Jean-Paul Goude, fils de pub emblématique de la modernité des années 1980, a été un pionnier de la représentation du corps noir et du rythme saccadé de l’image – construction d’une esthétique de la diversité afro-centrée qu’il a déployée en tant que manifeste idéologique officiel lors de la grande parade du bicentenaire de la Révolution.
Dans le stéréotype occidental que reproduit la publicité, le noir bouge en rythme et affiche facilement une jovialité de bon aloi qui le définit comme un être sympathique par nature et prolonge une imagerie bien définie, qui n’est pas sans lien avec le mythe ancien du « bon sauvage ». Certes, le sourire épanoui du tirailleur des publicités Banania a été « canceled » il y a déjà longtemps, ainsi que la bonhomie serviable d’Uncle Ben qui n’a plus cours, mais sa fonction première reste de donner du rythme et de la couleur à l’esthétique consumériste d’une modernité « purifiée et innocentée », qui expie le péché originel de la vieille domination et efface les drames actuels du monde africain et les tensions de l’immigration de masse.
Victime reconnue d’une domination blanche articulée entre esclavagisme et colonialisme, l’homme noir des mythologies de la modernité diversitaire, s’il a aboli les stigmates des servitudes passées, n’affiche pas non plus un contre-modèle culturel qui menacerait le consensus civilisationnel du capitalisme consumériste et son individualisme « progressiste ». Entre son rôle d’ambianceur d’une diversité « cool » et rythmée (« Saga Africa, ambiance de la brousse ») et celui de victime privilégiée pour la repentance blanche sur fond de Black Lives Matter, sa représentation le fige dans l’image stéréotypée d’une forme d’innocence première « sans contradiction » ni « profondeur » – contrepoint tout désigné d’un mal-être blanc qu’il compense en quelque sorte par sa vitalité instinctive.
Le film Intouchables a poussé jusqu’à la caricature cette scénographie identitaire plus ou moins avouée. La culture des banlieues, dans son réalisme brutal, a, elle, bien identifié le personnage dévalorisé du « babtou fragile », cible première de la grande imagerie idéologique animée par la machine publicitaire.
La liberté des femmes n’existe pas : elles sont prises dans un système qui les pousse à l’avortement
Au sein de l’association « Choisir la Vie », Agnès Sanson a été « écoutante » pendant plus de dix ans. Dans un ouvrage, Le doute ?… et le don, elle témoigne de l’histoire de deux femmes déchirées entre l’avortement et le choix de garder leur enfant. Extrait d’un entretien donné dans L’Homme Nouveau :
L’avortement a été légalisé à coups de slogans « Mon corps, mon choix ». Qu’en est-il réellement ? Les mamans qui vous appellent sont-elles vraiment libres dans leur décision d’avorter ?
C’est tout le fondement de mon livre, car c’est ce qui m’a le plus frappé dans mon expérience d’écoutante. La plupart des femmes nous appellent en nous disant : « Je n’ai pas le choix. » Tout en pensant exercer une liberté fondamentale en avortant, elles reconnaissent ne pas avoir le choix, car les difficultés sont trop grandes. Ce n’est pas le cas pour toutes bien sûr : certaines avortent et n’ont aucun regret ensuite, du moins en apparence. Mais je parle là d’une grande proportion de celles qui nous appellent. Et c’est le cas pour les deux histoires de Gabrielle et Raphaëlle que je raconte dans mon livre : elles étaient sous pression, à tel point que la deuxième pouvait dire dans la même phrase : « je veux avorter » et « je n’ai pas le choix ».
Cette liberté est d’autant plus bafouée que la réalité de l’avortement est complètement occultée aujourd’hui. Comment cela se passe-t-il ? Quelles sont les conséquences qui reviennent dans les témoignages des femmes que vous écoutez ?
Pour une très grande proportion de femmes, la liberté n’existe pas : elles sont prises dans un système qui les pousse à l’avortement. Tout est enclenché très vite. Le rendez-vous avec un psychologue qui était obligatoire ne l’est plus aujourd’hui. À la moindre difficulté, le chemin que l’on vous propose est celui de l’avortement, comme solution de facilité, comme si l’on pouvait revenir à la vie antérieure. Mais c’est un mensonge, il y a toujours un avant et un après, lorsqu’une grossesse commence. On cache à la femme la réalité du meurtre de son enfant, à tel point que certaines y ont parfois recours par confort ! Elles n’ont même pas conscience de la gravité de leur acte. Toutes les conséquences de l’avortement sont également cachées, qu’elles soient physiques, psychologiques et même spirituelles. L’avortement laisse très rarement la conscience des femmes indemne. Cela se réveille à un moment ou à un autre. En soins palliatifs, il n’est pas rare de voir des femmes âgées qui attendent d’avoir avoué un avortement et, ainsi libérées, se laissent paisiblement aller dans la mort. C’est un prêtre exorciste au contact des femmes ayant avorté qui a écrit un livre au sujet des conséquences spirituelles. Elles existent également chez l’homme, dont on ne parle jamais mais qui peut également subir ce traumatisme. […]
Vous témoignez de votre vie de prière en parallèle de vos accompagnements (chaînes de prière et de jeûne, neuvaines, pèlerinage pour la vie, accompagnement au baptême, exorcismes…). Dans quelle mesure le combat contre l’avortement est-il un combat spirituel ?
Le combat contre l’avortement est en effet totalement spirituel, même si la femme enceinte ne le sait pas. Dans les messages que la Sainte Vierge Marie adresse à don Gobbi (1930-2011, fondateur du Mouvement sacerdotal marial et en procès de béatification), elle parle beaucoup de l’avortement. Le combat contre l’avortement s’insère dans la grande lutte finale qui se livre entre Dieu et Satan, entre les esprits angéliques et les démons. J’ai vu ce combat chez Raphaëlle, dont je raconte l’histoire dans mon livre et qui est chrétienne, comme de nombreuses autres femmes qui nous appellent. L’un des cas qui m’a le plus attristée est celui d’une femme qui venait d’être baptisée. Elle est tombée enceinte et s’est rendue compte qu’elle ne pouvait pas garder cet enfant, car elle en avait déjà quatre avec un autre homme : les difficultés étaient trop grandes. Elle a avorté. Vous imaginez le combat spirituel de cette femme ? […]
Nathalie Colin-Osterlé (LR) porte plainte contre Marion Maréchal
Nathalie Colin-Osterlé (LR) est députée européenne sortante LR mais aussi conseillère municipale de la majorité LR-LC-UDE de Metz dont le maire, qui a quitté LR en 2022 tout en dirigeant la ville avec eux, a annoncé se porter volontaire pour accueillir des migrants de Gaza.
Les révélations de Damien Rieu relayées par Marion Maréchal en direct sur le plateau de CNews lors du dernier débat sont à l’origine de cette plainte :
J’ai porté plainte contre @MarionMarechal et @DamienRieu pour diffamation grave par amalgame grossier et propos mensongers. Ils répondront de leurs actes devant la justice.
« La calomnie est en politique moins gênante que la manifestation de la vérité. » disait Charles Péguy. https://t.co/wvqLjwjQIG pic.twitter.com/dS5uOLV0Kg
— Nathalie Colin-Oesterlé (@ncolin_oesterle) May 31, 2024
Voici de quoi il s’agit, thread à dérouler :
⚠️🔍 [Enquête] Les sulfureux secrets turcs 🇹🇷 de @ncolin_oesterle, 8ème de la liste #Bellamy.
👉 Déroulez ce fil pour découvrir toutes les preuves.
👉 Partagez ce tweet pour informer les électeurs #LR pic.twitter.com/dKDi616WS1— Damien Rieu (@DamienRieu) May 31, 2024
Lire ci-dessous, le commentaire de Céline Pina, journaliste et essayiste, adressé à Nathalie Colin-Osterlé (LR) :
On aimerait plutôt vous voir répondre aux faits très concrets qui vous sont reprochés.
Vous avez partagé des publications des loups gris, des photos, pourquoi ? Quels sont vos liens avec Milli Gorus, ces islamistes turcs?
Enfin quand on porte plainte avec constitutiin de partie civile, c’est un moyen de forcer la main à la justice pour qu’elle n’ait d’autres choix que d’instruire le dossier (sinon elle peut refuser de poursuivre pour diffamation en considerant que les arguments apportés refutent la diffamation). Ensuite cela permet de faire passer la mise en examen qui devient alors automatique pour une sorte de pré-jugement en mode: si ma plainte a été acceptée c’est que mes accusations sont fondées. Une technique très prisée des gauchistes et des islamistes.
On aimerait plutôt vous voir répondre aux faits très concrets qui vous sont reprochés. Vous avez partagé des publications des loups gris, des photos, pourquoi? Quels sont vos liens avec Milli Gorus, ces islamistes turcs? Enfin quand on porte plainte avec constitutiin de partie…
— Céline Pina 🎗️ (@celine_pina) June 1, 2024
Les projections montrent que le groupe ECR sera le plus puissant des groupes souverainistes de droite
A sept jours du scrutin, les projections donnent entre 80 et 100 députés européens au groupe ECR mené par Georgia Meloni, et où siègeront les députés Reconquête, contre 50 à 70 pour le groupe ID dans lequel siège le RN, tandis que l’AfD tentera de contruire un 3ème groupe avec une trentaine de députés :

Voici l’analyse de Public Sénat :
“Selon des projections réalisées mi-mai par EuropeElects, à l’issue des élections européennes, le Rassemblement national pourrait occuper 29 sièges au Parlement européen. Un tel score serait une victoire pour la liste de Jordan Bardella, qui siège actuellement avec 17 autres eurodéputés au sein du groupe Identité et démocratie (ID), mais aussi le début des ennuis. Car, pour constituer un groupe à Bruxelles, il faut au minimum 23 membres mais aussi rassembler des députés d’au moins sept nationalités différentes.
« Aujourd’hui, si on regarde la composition du groupe Identité et démocratie, ils réunissent tout juste sept pays. Et certaines nationalités ne comptent qu’un eurodéputé dans le groupe : l’Estonie, le Danemark et la République tchèque. Il suffirait qu’un seul de ces élus ne soit pas reconduit pour potentiellement mettre le groupe en péril », explique le maître de conférences en science politique et spécialiste des partis européens Francisco Roa Bastos.
Jusqu’à très récemment, le groupe ID comptait encore huit nationalités dans ses rangs. Mais, le 21 mai, le Rassemblement national a décidé d’écarter les Allemands de l’AFD de son alliance. En cause : le chef de file du parti, Maximilian Krah, déjà englué dans plusieurs affaires est devenu infréquentable après avoir déclaré que tous les membres des SS ne pouvaient pas être considérés « automatiquement comme des criminels ». Un choix qui pourrait considérablement affaiblir le groupe d’extrême droite, comme le soulevait Maximilian Krah lui-même, dans un entretien au quotidien italien La Repubblica, quelques jours avant son éviction : « Si nous sommes expulsés, je doute qu’ils parviendront à atteindre le nombre de sept pays requis pour former un groupe. »
En rompant avec la frange la plus radicale de l’extrême droite européenne, le Rassemblement national espère toutefois se faire de nouveaux amis. « Le groupe Identité et démocratie reste largement exclu du travail parlementaire, car la notion de cordon sanitaire face à l’extrême droite est encore une réalité au Parlement européen. En écartant l’AFD, l’enjeu pour Marine Le Pen et le RN c’est aussi de poursuivre sa démarche de dédiabolisation », observe Francisco Roa Bastos (…)”
En dehors de toute considération partisane, ceux qui hésitent entre la liste RN et la liste Reconquête doivent bien comprendre que si Reconquête termine à 4,9%, Marion Maréchal ne sera pas élue et aucun député Reconquête ne siègera au sein du groupe ECR. Mais ce score de 4,9% ne permettra pas à la liste du RN d’obtenir à peine 1 député au titre de la répartition des “restes” (listes à moins de 5%).
En revanche, si la liste Reconquête fait 5,1%, alors ce sont 5 députés qui iront renforcer le groupe ECR avec Marion Maréchal dont personne ne peut nier l’apport extraordianire qu’elle apportera, sans faire perdre le moindre député au RN puisque les 0,2% d’écart entre 4,9 et 5,1 ne représentent rien. On se dit souvent qu’une voix ne change rien. Pour cette élection, chaque voix compte donc énormément à partir du moment où une liste fleurte avec les 5%.
Et bien évidemment, tout point au dessus de 5 permettra de faire élire des candidats comme Stanislas Rigault, Agnès Marion, Jean Messiha…
Sarah Knafo : “La classe politique considère que celui qui a le plus la fibre sociale est celui qui distribue le plus d’aides et de subventions”
Extrait de la version française de l’interview accordée par Sarah Knafo à The European Conservative :
“(…) Pourquoi les Français devraient voter pour votre liste Reconquête pour les futures élections européennes ?
Parce que nous sommes les seuls en France à proposer un véritable plan de libération des Européens. Nous voulons libérer les Européens de l’immigration et de l’islamisation avec un blocus naval militaire, en dissuadant les départs, en empêchant les arrivées, en contraignant les retours. Nous voulons libérer nos nations de l’emprise bruxelloise avec la suppression de la Commission européenne et avec la primauté du droit national sur le droit européen. Nous voulons libérer l’économie européenne de la tyrannie réglementaire et mettre fin des gabegies budgétaires : ce n’est pas l’argent de von der Leyen qu’elle dépense : c’est notre argent. Et enfin, nous voulons libérer les Européens de la propagande woketrop souvent soutenue et financée par l’Union européenne.
Vous êtes très engagée sur la lutte contre le wokisme, comment ça se matérialise ?
Oui, la classe politique en parle mais agit peu. Or, ce n’est pas seulement une bataille entre la droite et la gauche, c’est une sape de l’intérieur. Alors, j’ai créé une association qui s’appelle Parents Vigilants et qui propose aux parents d’élèves de nous faire remonter les scandales qu’ils constatent dans l’école de leurs enfants. 75 000 parents nous ont rejoint ! C’est colossal. C’est-à-dire que nous avons des représentants dans chaque académie scolaire française.
Nous mettons toute la force de frappe de Reconquête à leur service. Médiatique, juridique, notre maillage territorial. Chaque semaine, nous faisons arrêter des initiatives de propagande, comme cette enseignante qui enrôlait des lycéens pour qu’ils aillent offrir leurs vêtements à des migrants clandestins, comme les spectacles de Drag Queen qui se montent même devant des enfants de 4 ans, comme la présence d’ONG pro-migrants dans des classes de collège… J’ai comme projet de développer Parents Vigilants encore plus intensément au lendemain des élections européennes.
Diriez-vous que vous êtes un parti bourgeois ? Jadis vous avez travaillé pour Henri Guaino, l’ancien conseiller spécial du Président Nicolas Sarkozy, un politicien connu par son attachement aux classes laborieuses, un gaulliste de gauche peut-être même…
(…) Le problème de la classe politique française, c’est qu’elle considère que celui qui a le plus « la fibre sociale » est celui qui distribue le plus d’aides et de subventions. Autrement dit : celui qui est le plus à gauche. C’est un mensonge auquel nous refusons de participer. Nous disons que le pouvoir d’achat, ce n’est pas l’argent que l’État vous donne : c’est celui qu’il ne vous prend pas. Donc nous avons le programme de baisse d’impôts, de taxes et de charges le plus important de toute la classe politique.
Nous voulons que l’État français cesse de spolier ses forces vives. Chaque année, c’est 45% de taux de prélèvements obligatoires ! C’est-à-dire qu’à partir du 16 de chaque mois, les Français ne travaillent plus pour eux mais pour financer des dépenses publiques aberrantes. Les Français ne veulent pas vivre d’argent public, ils veulent vivre des fruits de leur travail. C’est leur droit le plus strict et avec Reconquête, nous voulons leur rendre ce droit (…)
Je déteste l’idée que les Français sont paresseux, veulent travailler le moins possible, préfèrent les petits arrangements bureaucratiques au travail bien fait. Cette vision extraordinairement dévalorisante est celle de la gauche. Nous avons une femme politique française, Sandrine Rousseau, qui va même jusqu’à défendre « un droit à la paresse ». Ces gens-là ne cessent de nous pousser au parasitisme. Ils rêvent de faire du peuple entier une masse démotivée de grévistes. Le socialisme est une extraordinaire machine à handicaper les peuples, et la France est sa victime de prédilection. Nous assumons de vouloir détruire cette machine.
Vous êtes d’une tradition « souverainiste », vous êtes proche de Philippe de Villiers, de Marie-France Garaud. Avez-vous évolué sur ce point ?
Oui, je suis attachée à la souveraineté de la France et je veux que nous la défendions bec et ongles. Mais je veux rappeler que la souveraineté est un moyen. Il doit être mise au service d’un objectif : aujourd’hui, la défense de nos nations et de nos identités.
En tant que Française, je peux avoir la tentation d’en vouloir aux Allemands, parce qu’ils sont souvent plus forts que nous pour défendre leurs intérêts nationaux au sein de l’Union européenne ou parce qu’ils ont contribué au déclin de notre filière nucléaire. Mais je ne veux pas pour autant vivre dans un monde où Berlin devient une ville turque, où Cologne change de visage.
Nous sommes Européens, et même si nous ne sommes pas un même peuple, nous sommes une même civilisation. Cette civilisation brillante qui a tant apporté au monde est menacée. Alors je me sens Européenne et même une souverainiste comme moi affirme que nous avons un destin commun à défendre. Je veux continuer de vivre dans un monde où Paris reste Paris, Bruxelles reste Bruxelles, Rome reste Rome, Budapest reste Budapest.
Il y a en face la liste du Rassemblement national de Jordan Bardella… La division du vote nationaliste a-t-il du sens ?
(…) La démocratie divise les voix par nature, parce qu’elle laisse le choix au peuple. Il faut savoir qu’en France, depuis 40 ans, nous avons une quinzaine de partis pro-immigration et un seul parti historiquement « contre » : le Rassemblement national. Ce parti avait donc le monopole de la lutte contre l’immigration, mais il a également beaucoup de défauts qui empêchent de nombreux patriotes français de s’y retrouver. Cela explique que ce parti ait perdu toutes les élections présidentielles depuis sa création en 1972.
Donc Eric Zemmour a créé en 2022 un parti qui répond enfin aux attentes de millions de Français : Reconquête. Un parti qui lutte contre l’immigration et l’islamisation, mais qui a une approche bien plus sérieuse de l’économie, de l’Europe ; un parti moins démagogique, plus conservateur et sans doute plus courageux.
Quand j’entends Marine Le Pen affirmer que l’islam est compatible avec notre vieux pays, quand je l’entends défendre la taxation des profits alors que nous sommes déjà le pays le plus imposé du monde, quand je vois ses députés défendre la GPA, je me dis : heureusement qu’Eric Zemmour a créé Reconquête pour que les électeurs lucides aient leur maison (…)”
Quand LR condamne le propre tweet de LR sur l’Algérie
Après que l’Algérie ait réclamé, liste à l’appui, la restitution par la France de «biens historiques et symboliques de l’Algérie du XIXe siècle, conservés dans différentes institutions françaises”, plusieurs réactions assez vives sont venues de la droite comme celle de Marion Maréchal ou du compte officiel X des Républicains :
On va plutôt leur rendre les Algériens clandestins, fichés S, criminels et chômeurs longue durée. https://t.co/K1txnuqS6A
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) May 29, 2024
🇩🇿 ❌ Message de service à l’Algérie, il faut tout reprendre, les biens et le mal : criminels, délinquants, clandestins, OQTF …#OneTwoThree ✈️ https://t.co/fB3zWZEaqt pic.twitter.com/pnCxhYgXAX
— les Républicains (@lesRepublicains) May 30, 2024
C’en était trop pour les dirigenants de LR, au moment où ils négocient en sous-main un accord de gouvernement avec Macron. Même François-Xavier Bellamy s’est senti obligé de le condamner :
Lors d’un point presse, ce vendredi 31 mai, à La Motte-Servolex, le candidat Les Républicains (LR) aux élections européennes est revenu sur le tweet polémique des Républicains au sujet de l’Algérie (…) Un texte et un montage qui associe les Algériens à la délinquance et a suscité l’indignation, y compris chez des élus Les Républicains.
Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a condamné « avec force ce tweet qui ne reflète ni les valeurs ni l’histoire des Républicains. Aucun calcul électoral n’autorise à insulter un pays et son peuple, quelles que soient les divergences qui nous opposent. Je demande le retrait de ce tweet indigne qui abîme la belle campagne que mène François-Xavier Bellamy ».
« Je n’aurais pas formulé les choses de cette manière-là. Ce n’est pas du tout le style de message politique auquel je crois », estime François-Xavier Bellamy.
Mais à peine l’article publié que François-Xavier Bellamy téléphone au journal pour “préciser” sa pensée dans une forme de “en même temps” :
Le candidat Bellamy a souhaité repréciser, ce samedi après-midi, par téléphone, sa position sur la polémique autour du tweet des Républicains (LR).
S’il maintient désapprouver la forme du message, posté par le compte Twitter des LR le jeudi 30 juin , il rappelle que « le problème de fond était bien réel ». « Ce n’est pas le style de message que j’aurais choisi, mais sur le fond le vrai problème, c’est en effet la politique de l’Algérie », conclut la tête de liste Les Républicains.
Difficile d’être tête d’une liste dans un parti où cohabitents gens de droite, macronistes et centristes de gauche…
Culte : peut-on être croyant et non-pratiquant ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- abbe Dedieu, curé à la Garenne-Colombes
- abbé Guillaume CARIO, curé à Saint-Cyr-sur-mer
- Thibaud COLLIN, professeur de philosophie
Terres de Mission : Comment recevoir des sacrements plus efficaces ?
Eglise universelle : Recevoir des sacrements efficaces !
La pastorale sacramentelle contemporaine apparaît pleine de paradoxes : tout le monde communie, peu se confessent, trop arrêtent toute pratique religieuse après un baptême adulte ou une communion solennelle. Cet ouvrage collectif, “Les sacrements en question”, écrit par des prêtres et des laïcs dont Thibaud Collin, analyse les raisons de cette forme d’inefficacité de la pratique sacramentelle et propose des pistes d’amélioration.
Eglise en France : Coup de tonnerre à Quimper
Six mois après avoir salué le zèle de la Fraternité Saint-Pierre auprès des fidèles de la paroisse Saint-Mathieu à Quimper, Mgr Dognin dénonce la convention qui liait le diocèse à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) et décide la suppression de toutes les activités liées aux “pédagogies traditionnelles de la foi”, hormis la messe dominicale. Joseph Belbéoc’h témoigne du scandale ainsi causé mais aussi de la détermination des catholique bretons qui demandent à simplement pouvoir prier comme leurs pères le firent pendant des siècles.
Eglise en marche : L’ACIM, une association pour le personnel de santé catholique
Président de l’ACIM (Association Catholique des Infirmières et Médecins), Philippe de Geofroy présente les objectifs et les activités de l’association : bulletin trimestriel, Cahiers Saint Raphaël, Mission Rosa Mystica aux Philippines, etc.
Mgr Schneider : Le Credo, une réponse à la crise de la foi
Dans ce Compendium de la foi catholique, Mgr Schneider sous la forme de 2 500 questions et réponses rappelle l’enseignement traditionnel de l’Eglise : le Credo, les dix commandements et les moyens à mettre en œuvre (sacrements et prière) pour parvenir au salut. Bénéficiant des encouragement du cardinal Sarah, ce catéchisme aborde des sujets que les ouvrages plus anciens n’avaient jamais traités : la théorie du genre, les changements de sexe… La parole de vérité d’un successeur des apôtres fidèle à sa mission d’enseigner.
Grand Sacre d’Angers: les dix ans du renouveau
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Comme chaque année maintenant depuis dix ans, les rues de la cité angevine retentiront le 9 juin prochain des accords de la fanfare, et les pavés de la vieille ville seront jonchés de pétales.
Bruges et les belges honorent le Saint Sang, Sainte Lucie est fêtée à Catane, la Corse toute entière se presse à Sartène pour le Catenacciu du Vendredi Saint, et Angers a son Grand Sacre! Instituée dès le 11è siècle, la Fête-Dieu d’Angers, solennité majeure dans l’Eglise catholique, devenue au fil des ans le « Grand Sacre », rassemblait jusqu’en 1967 en un cortège grandiose les autorités civiles, militaires et religieuses de la cité. C’était l’occasion pour tous les corps de métiers de faire rayonner leur art, pour tous les ordres religieux, les institutions et les régiments de participer à un habile acte politique pour la cité, et pour la ville entière de parader en habits somptueux pour cette éclatante commémoration.
Initié par le pape Calixte II, le cortège suivait un ordre mis en place par le maire de la ville en 1513, et qui perdura jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Au 19è, la procession prend un aspect moins festif et plus religieux, accentué par la suppression des corporations, mais 10 à 15000 personnes y participent encore après-guerre.
Rejetée dans l’oubli après les troubles de 1968, mais s’adossant à plus de neuf siècles d’existence, la tradition du Grand Sacre est restaurée depuis 2013 par la Fraternité Saint Pie X, et retrouve peu à peu son lustre d’antan. Pour la dixième édition, le cortège s’ébranlera du parc saint Nicolas en direction du tertre saint Laurent ; clercs et laïcs, trompettes et cors, enfants de chœur en soutanelle et célébrant en chape d’apparat, sous un dais de velours et de broderies, petits pages jetant des pétales, jeunes filles en costume traditionnel, décors au sol en sable teint…cette année encore les catholiques angevins célèbreront la Fête-Dieu en grande pompe !
Emboîtant le pas aux milliers de pèlerins et de touristes, à la recherche des racines de l’Europe, le badaud étonné suivra peut-être, sur quelques mètres, la foule recueillie escortant le Saint Sacrement en réparation des hérésies passées et des outrages actuels. Angers sera pour un instant le théâtre de la confrontation du spectateur avec le mystère religieux.
Rassemblement Parc saint Nicolas à 15h45. Renseignements : FSSPX, Prieuré de Gastines, 02-41-74-12-78
Le discours décoiffant du footballer américain Harrison Butker, catholique attaché à la messe traditionnelle
En pleine saison de cérémonies de remise de diplômes aux États-Unis, les célébrités sont conviées à faire des discours d’ouverture, à l’instar du botteur membre de la dernière équipe victorieuse du Super Bowl en février. Harrison Butker, déjà connu de nos lecteurs, s’est exprimé le 11 mai devant les étudiants de l’université catholique Benedictine College du Kansas. Et ça décoiffe :
Mesdames et messieurs de la promotion 2024,
J’aimerais commencer par vous féliciter tous d’être parvenus à l’étape d’aujourd’hui. Je suis sûr que votre remise des diplômes de fin de lycée [en 2020, en plein COVID] ne s’est pas passée comme vous l’aviez imaginée, et vos deux premières années d’université probablement non plus.
En parvenant à ce jour malgré toute l’adversité que COVID vous a infligés, j’espère que vous en avez tiré une leçon importante, qui vous permettra d’atteindre vos objectifs: la souffrance dans cette vie n’est que temporaire. Vous avez constaté de visu l’impact négatif que peuvent avoir sur la société les mauvais chefs qui ne restent pas dans leur voie [“stay in the lane”: “lane” s’entend d’un couloir de natation ou de course à pied, ou d’une voie d’autoroute]. C’est dans cette optique que je souhaite faire le point sur la façon dont nous sommes arrivés là où nous sommes et sur la direction que nous voulons prendre, en tant que citoyens, et, oui, en tant que catholiques.
Une dernière chose avant de commencer : je tiens à remercier le président Minnis et le conseil d’administration de m’avoir invité à prendre la parole. Lorsque le président Minnis m’a contacté pour la première fois il y a quelques mois, j’ai d’abord refusé. En effet, l’année dernière, j’ai prononcé le discours de remise des diplômes de mon alma mater, Georgia Tech, et j’ai estimé qu’un seul discours de remise des diplômes était plus que suffisant, surtout pour quelqu’un qui n’est pas un orateur professionnel. Mais bien sûr, le président Minnis a usé de son talent de persuasion et a évoqué les nombreux défis auxquels vous avez tous été confrontés pendant le fiasco du COVID, et la façon dont vous avez été privés de tant d’étapes que nous autres, un peu plus âgés, tenons pour acquises.
Si le COVID a joué un rôle important dans vos années de formation, il n’est pas le seul. De mauvaises politiques et des chefs médiocres ont influencé négativement des questions d’éthiques telles que l’avortement, la FIV, la GPA, l’euthanasie, ainsi qu’un soutien croissant à des valeurs culturelles et à des médias dégénérés, qui découlent tous de l’omniprésence du désordre. Notre propre nation est dirigée par un homme [le président des USA, Joe Biden] qui proclame publiquement et fièrement sa foi catholique, mais qui est en même temps assez fou pour faire le signe de la croix lors d’un rassemblement en faveur de l’avortement. Il a tellement soutenu le meurtre de bébés innocents que, pour beaucoup de gens, il semble que l’on puisse être à la fois catholique et favorable à l’avortement. Il n’est pas le seul.
Qu’il s’agisse de l’homme à l’origine des confinements pendant le COVID, ou des personnes qui inculquent la dangereuse idéologies du genre à la jeunesse américaine, ils ont tous un point commun flagrant : ils sont catholiques. Ils sont catholiques. C’est un rappel important que le fait d’être catholique ne suffit pas. C’est le genre de chose dont, paraît-il, on ne doit pas parler en bonne société, vous savez, les choses difficiles et désagréables. Mais si nous voulons être les hommes et les femmes qui feront cette période de l’histoire, nous devons cesser de prétendre que l’Église des Bisounours est une proposition gagnante. Nous devons toujours parler et agir avec charité, mais ne jamais confondre charité et lâcheté.
On peut dire sans risque de se tromper qu’au cours des dernières années, j’ai acquis la réputation de dire ce que je pense. Je ne m’étais jamais imaginé et je n’avais jamais voulu avoir une telle tribune. Mais Dieu me l’a donnée et je n’ai pas d’autre choix que de l’accepter et de prêcher des vérités difficiles, sur le fait d’accepter sa voie et d’y rester.
En tant que membres de l’Église fondée par Jésus-Christ, nous avons le devoir et, en fin de compte, le privilège d’être authentiquement et inconditionnellement catholiques. Ne vous y trompez pas. Même au sein de l’Église, des personnes appartenant à la bonne société catholique essaieront de vous persuader de rester silencieux. Il y a même eu un film (récompensé) intitulé “Silence”, réalisé par un catholique, dans lequel l’un des personnages principaux, un prêtre jésuite, abandonne l’Église et devient un apostat lorsqu’il meurt au péché, empoignant un crucifix, silencieux et inconnu de tous, sauf de Dieu.
Comme l’a dit un ami du Benedictine College, S. Ex. Mgr. Robert Barron, dans sa critique du film, c’est exactement ce que l’élite culturelle veut voir dans le christianisme, une religion privée, cachée et inoffensive. Notre foi catholique a toujours été contre-culturelle. Notre-Seigneur, ainsi que d’innombrables disciples, ont tous été mis à mort pour leur adhésion à ses enseignements. Le monde qui nous entoure dit que nous devrions garder nos croyances pour nous-mêmes, dès lors qu’elles vont à l’encontre de la tyrannie de la diversité, de l’égalité et de l’inclusivité. Nous craignons de dire la vérité, parce que, malheureusement, la vérité est aujourd’hui minoritaire. Le Congrès vient d’adopter un projet de loi selon lequel le fait d’affirmer quelque chose d’aussi évident que de savoir qui a tué Jésus d’après le témoignage des évangiles, vous expédie en prison. [Il s’agit d’une récente loi américaine réprimant l’antisémitisme.]
Mais ne nous y trompons pas : avant de tenter de résoudre les problèmes de la société, nous devons d’abord mettre de l’ordre dans notre propre maison. Et cela commence par nos dirigeants. Les évêques et les prêtres désignés par Dieu comme nos pères spirituels doivent être bien ordonnés. Je n’ai pas le temps aujourd’hui d’énumérer toutes les histoires de prêtres et d’évêques qui ont trompé leur troupeau, mais aucun d’entre nous ne peut plus prétexter l’ignorance et se contenter de proclamer aveuglément que “c’est ce qu’a dit le père Machin”. Parce que, malheureusement, de nombreux prêtres, dont nous attendons qu’ils nous dirigent, sont les mêmes qui donnent la priorité à leurs passe-temps, comme peupler l’annuaire paroissial de photos de leur chien. Nous, laïcs, pensons naturellement que pour être saints, nous devons être actifs dans notre paroisse et essayer de la redresser. Oui, nous devons absolument participer au soutien de nos paroisses, mais nous ne pouvons pas être la béquille sur laquelle nos curés peuvent s’appuyer pour résoudre leurs problèmes. Comme un père est pour son fils, telle devrait être la relation entre un pasteur et son troupeau. Il ne serait pas convenable que je sois constamment en train de me faire conseiller par mon fils, alors que c’est à moi, en tant que père, qu’il revient de le guider. Saint Josémaria Escriva affirme que les prêtres sont ordonnés pour servir et qu’ils ne doivent pas céder à la tentation d’imiter les laïcs, mais qu’ils doivent être prêtres de manière totale.
Tragiquement, beaucoup de prêtres tirent leur bonheur de l’adulation qu’ils reçoivent de leurs paroissiens. En recherchant cela, ils baissent leur garde et deviennent trop familiers. Cette familiarité excessive s’avérera problématique à chaque fois, car comme le dit la petite amie d’un coéquipier [la chanteuse Taylor Swift], “la familiarité engendre le mépris”.
Saint Josémaria poursuit en disant que certains veulent voir dans les prêtres des hommes comme les autres; mais ce n’est pas le cas. On doit pouvoir trouver chez les prêtres les vertus propres à tout chrétien, et même à tout homme honorable : l’écoute, la justice, une vie de travail, en l’occurrence le travail sacerdotal, et les bonnes manières. Il n’est pas prudent, en tant que laïcs, que nous nous dispersions à jouer les théologiens amateurs pour pouvoir déchiffrer tel ou tel enseignement théologique. À moins, bien sûr, d’être étudiant en théologie. Nous devons nous concentrer intentionnellement sur notre état de vie et notre propre vocation. Et pour la plupart d’entre nous, c’est celle d’hommes et de femmes mariés.
Pourtant, il existe nombre d’excellentes ressources, et nul besoin de chercher longtemps pour trouver des enseignements traditionnels et intemporels qui n’ont pas été “mis à jour” de manière ambiguë. De plus, il y a encore beaucoup de bons et saints prêtres, et c’est à nous de les chercher. Le chaos du monde se reflète dans le chaos de nos paroisses et, malheureusement, de nos cathédrales. Dans nos cathédrales aussi, comme nous l’avons vu pendant la pandémie, trop d’évêques n’ont pas du tout agi en chefs. Ils ont écouté la peur, la peur d’être poursuivis en justice, la peur d’être démis de leurs fonctions, la peur d’être mal aimés. Ils ont montré par leurs actions, intentionnelles ou non, que les sacrements n’ont pas d’importance. À cause de cela, d’innombrables personnes sont mortes seules, sans accès aux sacrements. C’est une tragédie que nous ne devons jamais oublier.
En tant que catholiques, nous pouvons nous appuyer sur de nombreux exemples de bergers héroïques qui ont donné leur vie pour leur peuple et, en fin de compte, pour l’Église. Nous ne pouvons pas croire que ce que nous avons vécu pendant le COVID était normal. Au cours des siècles, il y a eu de grandes guerres, de grandes famines, et même de grandes maladies, toutes accompagnées par la mort et le danger. Mais dans chacun de ces exemples, des clercs et pontifes ont agi selon leur vocation et ont veillé à ce que leur peuple reçoive les sacrements. Saint Damien de Molokai, qui connaissait les dangers de son ministère, est resté pendant 11 ans comme pasteur des léproseries d’Hawaï. Son héroïsme est considéré aujourd’hui comme une exception qui n’appartient qu’à lui, alors qu’idéalement, cet héroïsme ne devrait rien avoir d’unique. En effet, comme un père aime son enfant, un berger devrait aussi aimer ses enfants spirituels.
C’est encore plus vrai pour nos évêques. Ces hommes qui sont les apôtres du temps présent avaient autrefois des foules pleines de respect qui embrassaient leurs anneaux et écoutaient leurs moindres paroles, mais ils sont aujourd’hui relégués à une existence sans relief ni réelle utilité. Aujourd’hui, lorsqu’un évêque d’un diocèse ou la Conférence des évêques dans son ensemble publie un document important sur telle ou telle question, personne ne prend la peine de le lire, et encore moins de le suivre. Non. Aujourd’hui, nos bergers sont bien plus préoccupés par le fait de garder les portes ouvertes à la chancellerie que par le fait de dire ces choses difficiles à voix haute.
Il semble que la seule fois où l’on entend parler l’évêque, c’est pour appeler à donner au Denier, alors que nous avons besoin que nos évêques s’expriment sur les enseignements de l’Église en oubliant leur confort personnel et en embrassant leur croix. Nos évêques ne sont pas des politiciens, mais des bergers. Ainsi, au lieu de s’adapter au monde en cherchant à s’entendre avec tout le monde, ils doivent eux aussi rester dans leur voie et diriger.
Je ne dis pas tout cela par colère, car nous avons les dirigeants que nous méritons. Mais cela m’incite à réfléchir sur le fait de rester dans ma voie et de me concentrer sur ma propre vocation, et sur la manière dont je peux être un meilleur père et un meilleur mari et vivre dans le monde, sans être du monde.
Me concentrer sur ma vocation tout en priant et en jeûnant pour ces hommes fera plus pour l’Église que de me plaindre de nos dirigeants. Parce que nous voyons tant de confusion chez nos dirigeants, nous avons besoin d’exemples concrets vers lesquels nous tourner, et des établissements comme Benedictine College, une petit université du Kansas, construite sur une falaise au-dessus de la rivière Missouri, montrent au monde qu’une existence bien ordonnée et centrée sur le Christ est la recette du succès. On en voit l’exemple en parcourant ce campus, où les inscriptions ont doublé au cours des 20 dernières années, où la construction et la revitalisation font partie intégrante de la vie et où les gens, les étudiants, le corps enseignant et le personnel sont heureux.
Cela n’est pas le fruit du hasard. Dans un mouvement délibéré d’adoption des valeurs catholiques traditionnelles, Benedictine College est passée d’un simple établissement spécialisé dans les humanités, sans rien pour la distinguer des autres, à un prospère pôle intellectuel. Il nous rappelle à tous que lorsque l’on adopte la tradition, le succès s’ensuit, matériel comme spirituel. Je suis certain que les journalistes de l’AP n’auraient jamais pu imaginer que leur tentative de dénigrer et humilier des lieux et des personnes comme ceux de Benedictine College [un article à charge contre la montée du conservatisme dans l’Eglise: ] ne serait pas accueillie ici avec colère, mais au contraire avec joie et fierté. Pas la “fierté”, péché d’orgueil qui fait l’objet d’un mois entier [le mois de juin est dédié aux “fiertés” LGBT]. Mais la vraie fierté centrée sur Dieu qui coopère avec le Saint-Esprit pour Le glorifier.
En lisant cet article aujourd’hui diffusé dans le monde entier, nous voyons que c’est dans l’abandon complet de soi et dans le fait de se tourner vers le Christ que l’on trouve le bonheur. Ici même, dans une petite ville du Kansas, nous trouvons de nombreux laïcs inspirants qui utilisent leurs talents. Le président Minnis, le docteur Swofford et le docteur Zimmer en sont quelques exemples, ici même, sur ce campus, qui feront briller la lumière du Christ pour les générations à venir. Tenir ferme sa vocation et rester dans sa voie est le moyen le plus sûr de trouver le vrai bonheur et la paix dans cette vie. Il est essentiel que nous nous concentrions sur notre propre état de vie, laïcs, prêtres ou religieux.
Mesdames et Messieurs de la promotion 2024, vous êtes assis à l’orée du reste de votre vie. Chacun d’entre vous a la possibilité de laisser derrière lui un héritage qui le transcende et qui transcende l’existence humaine. En vivant humblement votre vocation, vous ferez en sorte que l’Église de Dieu se perpétue et que le monde soit éclairé par votre exemple.
Aux dames présentes aujourd’hui, je tiens à adresser mes félicitations pour ce succès remarquable. Vous pouvez être fières de tout ce que vous avez accompli à ce stade de votre jeune vie. Je voudrais m’adresser directement à vous brièvement parce que je pense que c’est à vous, les femmes, que l’on a raconté les mensonges les plus diaboliques : combien d’entre vous sont assises ici, sur le point de monter sur scène, et pensent à toutes les promotions et à tous les titres qu’elles obtiendront au cours de leur carrière ! Certains d’entre vous mèneront peut-être une brillante carrière dans le monde. Mais j’oserais dire que la majorité d’entre vous se réjouit surtout de son mariage et des enfants qu’elle mettra au monde. Je peux vous dire que ma magnifique épouse Isabel serait la première à dire que sa vie a véritablement commencé lorsqu’elle a commencé à vivre sa vocation d’épouse et de mère. Je suis sur cette scène aujourd’hui et je peux être l’homme que je suis, parce que j’ai une femme qui tient ferme dans sa vocation. Dieu m’a béni par des nombreux talents, mais on ne saurait trop insister sur le fait que tout mon succès a été rendu possible parce que la fille que j’ai rencontrée en cours de sport au collège s’est convertie à la foi, est devenue mon épouse et a choisi l’une des carrières les plus importantes, celle de femme au foyer.
Elle est la première éducatrice de nos enfants. C’est elle qui veille à ce que je ne laisse jamais le football ou mes affaires me distraire de mon rôle de mari et de père. Elle est la personne qui me connaît le mieux, au plus intime. Et c’est grâce à notre mariage que, si le Seigneur le veut, nous atteindrons tous les deux le salut.
Si je vous dis tout cela, c’est parce que j’ai vu de mes propres yeux à quel point une personne peut être heureuse lorsqu’elle fait abstraction des bruits extérieurs et se rapproche de plus en plus de la volonté de Dieu dans sa vie. Le rêve d’Isabella de faire carrière ne s’est peut-être pas réalisé. Mais si vous lui demandez aujourd’hui si elle regrette sa décision, elle répondra en riant sans hésiter que non.
En tant qu’homme qui reçoit beaucoup d’éloges et qui a reçu une plate-forme pour parler à des audiences comme celle-ci aujourd’hui, j’espère toujours parler pour Dieu et non pour moi-même. Tout ce que je vous dis ne vient pas d’une quelconque sagesse, mais plutôt de mon expérience. J’espère que ces mots seront perçus comme ceux d’un homme à peine plus âgé que vous, qui estime qu’il est impératif que cette promotion, cette génération et cette époque de notre société cessent de prétendre que les choses que nous voyons autour de nous sont normales. Les idées hétérodoxes abondent, même dans les milieux catholiques. Soyons honnêtes, il est néfaste de se prendre pour Dieu quand il s’agit de procréation, qu’il s’agisse du nombre idéal d’enfants, ou du moment idéal pour concevoir. Quelle que soit la façon dont on l’interprète, cette “contraception catholique” n’a rien de naturel.
Cela ne fait que quelques années que j’ose parler plus hardiment et plus directement de ces sujets, parce que, comme je l’ai mentionné plus tôt, je me suis plongé dans ma vocation de mari, de père et d’homme.
Aux jeunes hommes qui sont ici aujourd’hui, je dis que notre société est en partie minée par ce mensonge que l’on vous a raconté, à savoir que les hommes ne sont pas nécessaires au sein du foyer et de nos sociétés. En tant qu’hommes, nous donnons le ton de la culture. Et lorsque l’homme est absent, le désordre, le dysfonctionnement et le chaos s’installent, ce qui joue un rôle important dans la violence que nous observons partout dans le pays. Dans d’autres pays, le taux de pères absents est loin d’être le même qu’aux États-Unis. Et l’on peut établir une corrélation avec leurs taux de violence radicalement inférieurs. N’ayez pas peur de revendiquer votre virilité. Luttez contre l’émasculation culturelle des hommes, recherchez ce qui est difficile, ne vous contentez jamais de ce qui est facile. Vous pouvez avoir un talent que vous n’appréciez pas forcément. Mais s’il glorifie Dieu, peut-être devriez-vous vous y adonner plutôt qu’à une activité qui, selon vous, vous conviendrait mieux.
Je parle en connaissance de cause, en tant qu’introverti qui se retrouve aujourd’hui orateur amateur et entrepreneur, ce que je n’aurais jamais pensé être lorsque j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur industriel. L’avenir est prometteur, les choses changent, la société évolue et les jeunes et les moins jeunes s’engagent dans la voie de la tradition. Ce n’est pas seulement ma vocation qui m’a aidé, moi et mes proches, mais aussi, ce qui n’est pas surprenant pour beaucoup d’entre vous, mon adhésion franche à la Messe traditionnelle. J’ai beaucoup parlé de mon amour et de ma dévotion pour la Messe traditionnelle et de sa nécessité dans nos vies. Certains imaginent que les personnes qui assistent à la Messe traditionnelle le font par fierté ou par préférence. Je parle d’expérience: pour la plupart des personnes que j’ai rencontrées au sein de ces communautés, ce n’est tout simplement pas vrai.
Je n’assiste pas à la Messe traditionnelle parce que je pense être meilleur que les autres, pour l’odeur de l’encens ou le son des clochettes, ou même par amour du latin. Je participe à la Messe traditionnelle parce que je crois que le Dieu de l’Ancien Testament était très tatillon sur la manière dont il voulait être adoré, et que c’est toujours vrai. C’est grâce à la Messe traditionnelle que j’ai découvert l’ordre et que j’ai commencé à le rechercher dans ma propre vie.
En dehors de la Messe traditionnelle elle-même, trop de nos traditions sacrées ont été reléguées dans le passé. Dans ma paroisse, des choses comme les Quatre-Temps – des jours où nous jeûnons et prions pour les vocations et pour nos prêtres – sont encore pratiquées. La Messe traditionnelle est tellement essentielle que je mets chacun d’entre vous au défi de déménager à un endroit où elle est facilement accessible.
Beaucoup de gens se plaignent de la paroisse ou de la communauté, mais nous ne devrions pas sacrifier la Messe pour la communauté. Je donne la priorité à la Messe même si la paroisse n’est pas belle, si le prêtre n’est pas génial ou si la communauté n’est pas extraordinaire. J’assiste à la Messe traditionnelle parce que je crois que le Saint Sacrifice de la Messe est plus important que tout le reste. Lorsque chacun d’entre vous se familiarisera avec les grandes et belles traditions de l’Église, et les adoptera, vous verrez à quel point votre vie peut et doit être plus colorée et plus vivante.
Lorsque vous quitterez cet endroit et entrerez dans le monde, sachez que vous serez confrontés à de nombreux défis. Malheureusement, je suis sûr que beaucoup d’entre vous connaissent les innombrables histoires de bons membres actifs de cette communauté qui, après avoir obtenu leur diplôme et s’être éloignés de la bulle bénédictine, ont fini par s’installer avec leur petit(e) ami(e) avant le mariage. Certains quittent même l’Église et abandonnent Dieu. Il est toujours déchirant d’entendre ces histoires, et l’on souhaite savoir ce qui s’est passé et ce qui a mal tourné.
Ce qu’il faut retenir, c’est que la vie est faite de petites choses bien faites. Il faut donc se donner les moyens de réussir et s’entourer de personnes qui vous poussent continuellement à être la meilleure version de vous-même. Je dis toujours que le fer aiguise le fer. C’est un excellent rappel que nos proches devraient nous rendre meilleurs.
Si vous sortez avec quelqu’un qui ne partage même pas votre foi, comment voulez-vous que cette personne vous aide à devenir un saint ? Si votre groupe d’amis est composé de gens qui ne pensent qu’aux festivités du week-end prochain et qui ne sont pas prêts à avoir des conversations difficiles, comment peuvent-ils vous aider à vous affûter ?
Alors que vous vous préparez à entrer sur le marché du travail, il est extrêmement important que vous réfléchissiez bien à où vous vous installez. Qui est l’évêque ? Quel genre de paroisses y a-t-il ? Proposent-elles la Messe traditionnelle et ont-elles des prêtres qui embrassent leur vocation sacerdotale ? Le coût de la vie ne doit pas être le seul arbitre de vos choix. Car une vie sans Dieu n’est pas une vie du tout. Et le coût du salut vaut plus que n’importe quelle carrière.
Je suis enthousiaste pour l’avenir. Et je prie que mes paroles résonnent en vous, alors que vous passez au prochain chapitre de votre vie. N’ayez jamais peur de professer l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Car c’est l’Église que Jésus-Christ a établie et par laquelle nous recevons la grâce sanctifiante.
Je sais que mon message d’aujourd’hui est un peu moins festif que ce que l’on attend en cette circonstance. Mais je crois que ce public et ce lieu sont le meilleur endroit pour parler ouvertement et honnêtement de ce que nous sommes et de l’endroit où nous voulons tous aller, c’est-à-dire le paradis.
Je remercie Dieu pour le Benedictine College et pour l’exemple qu’il donne au monde. Je remercie Dieu pour des hommes comme le président Minnis qui font leur part pour le Royaume. Venez découvrir qu’il est possible d’avoir un collège authentiquement catholique et un programme de football florissant.
Ne vous y trompez pas, vous entrez en territoire de mission dans un monde qui a oublié Dieu. Mais vous êtes faits pour cela et, avec Dieu à vos côtés et une recherche constante de la vertu dans votre vocation, vous pouvez vous aussi devenir un saint.
Le Christ est Roi !
Toujours plus haut !
Suite aux critiques, Harrison Butker a souligné qu’il « ne regrette absolument rien » de ce qu’il a dit.
(merci à MB pour la traduction)
Fête-Dieu ou Fête du Très Saint Sacrement
Lu sur Introibo :
Après le dogme de la Sainte Trinité, c’est celui de l’Incarnation de Jésus que le Saint-Esprit nous rappelle, en nous faisant célébrer, avec l’Église, le Sacrement par excellence qui, en résumant toute la vie du Sauveur, donne à Dieu une gloire infinie et applique aux âmes, à toutes les époques, les fruits de la Rédemption (Or.). C’est sur la croix que Jésus nous a sauvés, et l’Eucharistie, instituée la veille de la passion du Christ, en est restée le mémorial (Or.). L’autel est le prolongement du Calvaire, la messe « annonce la mort du Seigneur » (Epître). Jésus y est en effet à l’état de victime, car les paroles de la double consécration nous montrent que le pain n’est changé qu’au corps du Christ, et le vin n’est changé qu’en son sang, de telle sorte que par cette double action aux effets différents, qui constitue le sacrifice de la messe, les espèces du pain ont un titre spécial à s’appeler le corps du Christ, bien qu’elles contiennent Jésus tout entier puisqu’il ne peut plus mourir, et les espèces du vin un titre spécial à s’appeler le sang du Christ, alors qu’elles contiennent aussi Jésus tout entier. Et ainsi le Sauveur lui-même, qui est le prêtre principal à la messe, offre d’une façon non sanglante, en même temps que ses prêtres, son corps et son sang qui ont été séparés réellement sur la croix et qui ne le sont que d’une manière représentative ou sacramentelle (matières différentes, paroles et effets différents) sur l’autel. Par où l’on voit que l’Eucharistie fut instituée sous forme de nourriture (All.), afin que nous puissions nous unir à la victime du Calvaire. L’hostie sainte devient ainsi « le froment qui nourrit nos âmes » (Intr.) Et comme le Christ, en devenant Fils de Dieu, reçut la vie éternelle du Père, de même les chrétiens participent à cette vie éternelle (Év.) en s’unissant à Jésus par le Sacrement qui est le Symbole de l’unité (Secr.). Aussi cette possession anticipée de la vie divine sur terre par l’Eucharistie est-elle le gage et le commencement de celle dont nous jouirons pleinement au ciel (Postc.), « Le même pain des anges que nous mangeons maintenant sous les voiles sacrés, dit le Concile de Trente, nous le mangerons au ciel sans voile ».
Considérons la messe comme le centre de tout le culte de l’Église envers l’Eucharistie, et voyons dans la Communion le moyen établi par Jésus pour que nous participions plus pleinement à ce divin sacrifice. De la sorte notre dévotion envers le Corps et le Sang du Sauveur nous obtiendra efficacement les fruits de sa rédemption (Or.).
Au sujet de la procession qui suit la messe, rappelons comment les Israélites honoraient l’Arche d’alliance qui symbolisait la présence de Dieu parmi eux : Quand ils exécutaient leurs marches triomphales, l’arche sainte s’avançait, portée par des lévites, au milieu d’un nuage d’encens, au son des instruments de musique, des chants et des acclamations d’une foule enthousiaste. Nous avons, nous chrétiens, un trésor autrement précieux, car dans l’Eucharistie nous possédons Dieu lui-même. Soyons donc saintement fiers de lui faire escorte et relevons, autant qu’il est en notre pouvoir, son triomphe.
Franc-maçons assassins
Le parquet de Paris a demandé mercredi que 23 personnes comparaissent aux assises au terme d’une enquête de quatre ans sur les actes criminels, dont un assassinat, d’une officine liée à la franc-maçonnerie.
L’enquête a débuté fin juillet 2020 après l’arrestation à Créteil de deux hommes, militaires de la DGSE, suspectés d’être alors sur le point d’assassiner une figure du milieu du coaching en entreprise. Ces arrestations ont permis, au fil des interrogatoires, de démanteler une officine criminelle présumée de grande envergure qui se serait nouée dans le secret entre différents frères d’une loge maçonnique nommée « Athanor », basée dans les Hauts-de-Seine et liée à la Grande Loge Alliance Maçonnique Française (GLAMF).
Les téléphones des deux hommes interpellés à Créteil ont mis les enquêteurs sur la piste de Sébastien L., agent de protection rapprochée dans le privé depuis 2011. Devant le juge d’instruction, celui-ci reconnaît avoir mandaté l’un des deux militaires pour tuer la « coach », puis met les enquêteurs sur de nouvelles pistes. Après quelques mois de flottement, l’un de ses contacts est identifié : son supérieur présumé, Daniel B., ancien commandant du renseignement intérieur, au « réseau influent et étendu ».
Devant les enquêteurs, Daniel B. reconnaît d’abord avoir remis à Sébastien L. le contrat ciblant la coach, et explique qu’il l’a fait sur demande d’un autre membre d’Athanor au rôle présenté comme central, Frédéric V., spécialiste de la sécurité privée. Daniel B. évoque de lui-même le projet d’assassinat d’un « syndicaliste gênant » à Izernore, qu’un couple à la tête de l’entreprise où ce membre de la CGT officiait est suspecté d’avoir demandé, mais surtout l’assassinat fin 2018, mené à terme cette fois, d’un pilote de rallye, Laurent Pasquali. Son corps enterré avait été découvert en septembre 2019 par un promeneur dans un bois de Haute-Loire.
Interpellé à son tour, Frédéric V., confirme que la mission sur la coach lui vient d’un autre franc-maçon d’« Athanor », Jean-Luc B., spécialiste du conseil et de la formation continue. Puis accrédite l’existence de projets visant le syndicaliste de l’Ain et le pilote de rallye.
Sur près de quatre ans, l’enquête aura finalement mis au jour plusieurs projets plus ou moins violents attribués à la cellule, avec différents commanditaires aux mobiles variables, alternant entre différends financiers, vengeances privées, rivalités professionnelles ou encore politiques… Sylvain Berrios, maire LR de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), a fait l’objet d’un projet de « faux accident » qui aurait pu le mener jusqu’à « la chaise roulante » voire le « cercueil ». La cellule travaillait aussi sur la « surveillance d’opposants africains » et sur d’autres « tabassages », « intimidations » ou « vols d’ordinateur »…
La décision finale sur un procès pourrait durer plusieurs mois.
Les Belles figures de l’Histoire : sainte Jeanne d’Arc
Aymeric Pourbaix reçoit Aymeric de MALEISSYE, vice-président de l’association universelle des amis de Jeanne d’Arc :
Le renouveau du sanctuaire de Béhuard irrite quelques villageois
À Béhuard (125 habitants) près d’Angers, des habitants s’opposent au carillon du sanctuaire, qui a été remis en service toutes les heures. Pourtant, la petite cité est habituée aux pèlerinages qui drainent des milliers de fidèles cinq fois l’an. Le nouveau recteur du sanctuaire, le père Bertrand Chevalier, arrivé en 2019, avec soutane et béret, a multiplié le nombre de messes dans le sanctuaire marial.
L’île de Béhuard fut évangélisée au début du Ve siècle par l’évêque d’Angers, Maurille, disciple de saint Martin de Tours. À travers tout l’Anjou, Maurille christianisait les lieux dédiés à des dieux païens – le rocher qui surplombait l’île était consacré au culte d’une divinité marine – et Maurille prêchait le culte de Notre Dame. Au XVe siècle, les pèlerins étaient déjà nombreux. Cependant, Béhuard serait vraisemblablement resté un pèlerinage de rayonnement local, si le roi de France Louis XI ne s’était pas pris de dévotion fervente à la Vierge de la petite île. On ne compte pas moins d’une vingtaine de voyages du roi à Béhuard.
En traversant la rivière de la Charente en 1453 alors qu’il s’en allait combattre le Comte d’Armagnac, au moment où son bateau se brisait dans le bief d’un moulin, le futur Louis XI , dans l’angoisse de périr, se recommande à Notre Dame de Béhuard. Sa barque est alors rejetée à la rive sans dommage. Sauvé d’une mort certaine, le jeune Louis promet qu’il construira une chapelle à Béhuard. Des années plus tard, le roi de France Louis XI acquitte son vœu. Le 26 juin 1469, il donne l’ordre de construire la nouvelle chapelle sur le rocher, destinée à remplacer l’humble oratoire devenu trop étroit. La construction de l’actuel édifice se fait entre l’année 1469 et l’année 1472. En 1470, Louis XI supplie la Vierge pour obtenir un fils. Exaucé quelques mois plus tard, il vient remercier Notre-Dame par trois fois cette année-là. Mais c’est en 1472 que les séjours du roi sont les plus fréquents. Il y passe parfois plus de quinze jours. Il surveille la construction de l’édifice.
Le pèlerinage fut remis à l’honneur, après 1870, sous l’épiscopat de Mgr Freppel. Des cérémonies mémorables se déroulèrent le 8 septembre – principal anniversaire de Béhuard, jour de Notre Dame l’Angevine – en 1873, en 1910 et 1923. Cette année-là eut lieu, avec l’autorisation du Saint-Père, le couronnement de la Vierge. En 1932, année du 15e centenaire, le pèlerinage attira des centaines de fidèles.
Au moment de la Libération tous les ponts ayant été détruits par l’aviation anglo-américaine en juillet-août 1944, l’île de Béhuard, isolée, constitua durant prés d’un mois (8 août-1er septembre) un no man’s land, qui n’était occupé ni par les Allemands sur la rive gauche, ni par les Américains sur la rive droite, au-dessus duquel les tirs d’artillerie se croisaient.
L’île a voté Mélenchon à 52 % à la dernière présidentielle…
Embarrassé, le maire Bruno Richou tente de ramener le calme. Il a voulu voir Monseigneur Delmas, qui l’a renvoyé vers son vicaire général.
La culture de mort s’impose de force en Pologne
En Pologne, une résolution portant sur la clause de conscience sur l’avortement vient d’entrer en vigueur. Elle exige que les hôpitaux s’assurent qu’au moins un de leurs médecins peut pratiquer des avortements dans les cas autorisés par la loi : lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger ou lorsque la grossesse est due à un viol.
L’hôpital qui ne pratiquera pas d’avortement sera passible de sanction. Il pourra encourir la résiliation de son contrat avec le Fonds national de la santé (NFZ), ce qui conduira à une réduction du remboursement par l’État des procédures et des traitements médicaux.
Le seul refus des « racines chrétiennes » d’un continent est significatif d’une anémie intellectuelle et spirituelle
De Gérard Leclerc dans France catholique :
La campagne pour les élections européennes est-elle vraiment l’occasion d’une réflexion sur la nature de l’Europe, son histoire, son devenir ? Il semble que, dans notre cas, elle soit plutôt l’occasion de mettre en cause le gouvernement actuel et le président de la République. Par ailleurs, il existe dans l’opinion des réticences à l’égard de la construction européenne. Elles se sont manifestées à l’encontre du projet de Constitution développé en son temps par Valéry Giscard d’Estaing, qui se solda par un refus au référendum du 29 mai 2005. Les sondages sont très défavorables à la liste gouvernementale, porteuse d’un projet de nature fédéraliste – celui longuement exposé par Emmanuel Macron lors de sa récente conférence à la Sorbonne.
Une « Europe vaticane » ?
Mais il conviendrait peut-être de s’entendre sur cette Europe, sur le sens de sa construction. Si on se reporte au projet d’après-guerre, on retrouve des personnalités incontestablement catholiques, avec le Français Robert Schuman, l’Italien Alcide de Gasperi, l’Allemand Konrad Adenauer. On a même pu parler à l’époque d’« Europe vaticane ». Il y avait de la part de ces fondateurs une volonté de réconcilier les peuples, au lendemain de la terrible conflagration de la guerre. Et c’est surtout la réconciliation franco-allemande qui était visée. Le général de Gaulle acquiesçait à cette idée, en insistant particulièrement sur les retrouvailles entre les deux peuples, solennisées lors d’une célébration dans la cathédrale de Reims. Cathédrale du sacre des rois de France, mais aussi témoin des dommages de la discorde. Une discorde qu’il fallait exorciser.
Rayonnement de la monarchie
Mais au-delà d’une telle réconciliation, y avait-il un véritable dessein en accord avec l’histoire et la sensibilité des peuples ? Que cela plaise ou non, la comparaison avec les États-Unis d’Amérique ne tient pas. Car la grande nation d’outre-Atlantique ne s’est pas fondée sur des États préexistants, doués de caractères très particuliers, avec des cultures différenciées, ne serait-ce qu’à cause de leur propre génie linguistique. L’unité de la chrétienté médiévale s’était trouvée brisée par la Réforme au XVIe siècle. Celles que l’on a appelées « les guerres d’enfer », suscitées à la suite de la Révolution, n’ont fait qu’attiser des divisions de plus en plus meurtrières.
Y avait-il une autre voie possible d’évolution de notre continent ? Marc Fumaroli, notre grand érudit, rappelle un précédent qui peut étonner. En effet, il évoque « le grand dessein de Richelieu, parachevé par Mazarin, et le gouvernement des cardinaux Dubois et Fleury sous Louis XV ». Il ose parler d’un engagement européen de la France, qui fit aller de pair l’autorité de l’État et le « vouloir vivre » de la nation : « Jamais la nation française n’a été plus elle-même, sociable, vivace, cosmopolite, paisible, brillante dans les lettres et les arts, que sous les deux cardinaux ministres de Louis XV, après les guerres de Louis XIV, avant la fatale guerre de Sept Ans, sous un État diplomate, habile et modéré. » Mais c’est bien une Europe des Lumières qui se déploie alors, où la monarchie française rayonne au-delà d’elle-même.
Anémie spirituelle
Est-il possible même de parler de modèle, dès lors que la notion de Lumières est réduite à un rationalisme souvent anti-chrétien, et où la simple idée d’un héritage commun est devenue problématique ? Même si l’instance bruxelloise ne peut être accusée de tous les maux, il faut bien admettre que sa nature technocratique ne nous renvoie guère à une communauté de civilisation.
Le seul refus des « racines chrétiennes » d’un continent est significatif d’une anémie intellectuelle et spirituelle. Nous sommes bien loin de la définition que nous donnait Paul Valéry : « Toute race et toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise quant à l’esprit, à la discipline des Grecs, est absolument européenne. » Bien sûr, il y a forcément un hiatus entre une construction politique et un héritage civilisateur. Mais si ce dernier est absent, quelle lumière pourra éclairer et rassembler les peuples de notre continent ?
«Nous sommes près de la Guerre mondiale, c’est l’engrenage de 1914»
Et aussi, Jean-Luc Mélenchon promène dans l’air du temps deux projections imaginaires :
- La créolisation des urnes, en misant sur le nouveau peuple des banlieues.
- L’apocalypse insurrectionnelle, en misant sur la victoire de Marine Le Pen en 2027 et en disant “Il y aura des troubles, on prendra le pouvoir !“
