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La Splendeur des Rites Orientaux : Jacques Goar (1601-1653)

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

L’Église catholique a toujours accordé une grande importance aux rites liturgiques autres que le rite romain. En effet, lorsque ces rites sont célébrés avec le respect et la dignité qui leur sont dus, nous pouvons véritablement reconnaître la splendeur propre à la liturgie, lorsqu’elle n’est pas réduite à un fonctionnalisme pur et insensé. Le pape François lui-même a déclaré :

« Dans les Églises orthodoxes, ils ont conservé cette liturgie originelle, si belle. Nous avons un peu perdu le sens de l’adoration. Eux, ils le préservent, ils louent Dieu, ils adorent Dieu, ils chantent, le temps ne compte pas. Le centre, c’est Dieu, et c’est une richesse que je veux souligner à cette occasion » (1).

Cette observation devrait certainement être lue par de nombreux curés qui, s’inspirant du même Pontife, réduisent la liturgie à un contenant pour leurs propres lubies. On pourrait aussi se demander pourquoi aucune action n’est entreprise lorsque cette grande perte est reconnue par le côté catholique, mais ici il semble qu’il n’y ait pas de réponses faciles. Mais nous parlions des rites orientaux. Pie XII s’adressait ainsi aux frères de rite oriental en pensant aux épreuves qu’ils subissaient et au réconfort de la liturgie :

« En particulier, nous souhaitons que tous les prêtres, qui peuvent offrir chaque jour le Sacrifice Eucharistique, se souviennent de ces évêques et prêtres qui, loin de leurs églises et de leurs fidèles, n’ont pas la possibilité de s’approcher de l’autel pour célébrer le divin Sacrifice et se nourrir eux-mêmes ainsi que leurs fidèles de cette nourriture divine, dont nos âmes tirent une douceur qui dépasse tout désir, et reçoivent cette force qui conduit à la victoire. Unis fraternellement entre eux, les fidèles qui participent à la même table et au même sacrifice devraient faire de même, afin que dans toutes les parties de la terre et dans tous les rites, qui constituent l’ornement de l’Église, les voix de ceux qui prient pour implorer la miséricorde divine en faveur de ces communautés chrétiennes affligées s’élèvent unanimement vers Dieu et Sa Mère céleste » (2).

Il est certainement édifiant d’observer comment les papes récents ont toujours respecté les rites orientaux. Mais cette sollicitude a également été démontrée par l’Église dans son passé, avec des savants distingués de ces rites.

L’un de ces savants était Jacques Goar, un dominicain français qui, au XVIIe siècle, s’est consacré à l’étude de ces vénérables liturgies, les a traduites en latin, et a été considéré dès lors comme une autorité en la matière. Parisien, il entra dans l’ordre dominicain en 1619 et fit sa profession en 1620. Il fut autorisé à aller étudier en Grèce, où il entra en contact avec des érudits orthodoxes et put observer et étudier les divers rites, ramenant plusieurs manuscrits. Voici comment son travail est décrit :

« Le travail le plus important de Goar est son ‘Euchologion sive Rituale Graecorum complectens ritus et ordines divinae liturgiae’ (Paris, 1667), une œuvre classique pour l’étude de la liturgie grecque ; il est important pour ses textes originaux et pour ses savants commentaires ; dans la deuxième édition (Venise, 1730), un certain nombre d’erreurs ont été corrigées. Il a également édité ‘Georgii Cedreni, compendium historiarum’ (Paris, 1647) ; ‘Georgius Codinus curopalata, De officiis magnae Ecclesiae et aulae Constantinopolitanae (Paris, 1648) ; ‘Georgii Monachi et S.P.N. Tarasii Chronographia ab Adamo usque ad Diocletianum’ ; ‘Nicephori patriarchae Breviarium chronologicum’ (Paris, 1652) ; ‘Theophanis Chronographia et Leonis grammatici Vitae’ (Paris, 1655). Cette édition de Théophane a été achevée par F. Combefis. Goar a également laissé inachevé (en manuscrit) un ouvrage du canoniste grec Blastares : ‘Collectio elementaris materiarum omnium sacris et divinis canonibus contentarum a Matthaeo Blastare elucubrata simul et compacta’, et un ouvrage de Silvestre Syropoulos. Enfin, nous devons à Goar l”Historia universalis Joannis Zonarae ad manuscripts codices recognita’ (Paris, 1687) ; elle a été poursuivie et complétée par Du Cange » (3).

Ainsi, nous devons à ce grand érudit une partie de ces études qui, au XVIIe siècle et plus tard, nous ont permis d’apprécier le trésor de ces vénérables trésors liturgiques. Cela nous enseigne le grand respect que l’Église a toujours eu pour tous les rites liturgiques légitimement admis et comment ils forment un trésor dont nous pouvons toujours nous enorgueillir. Nous ne pouvons certainement pas éviter de nous interroger, à notre époque, sur la fascination que certaines liturgies orientales exercent sur de nombreux déçus du catholicisme et de sa liturgie renouvelée. Tout en comprenant cette déception, elle ne peut néanmoins justifier la décision de manquer à nos devoirs d’enfants de l’Église, devoirs qui nous donnent également le droit de faire entendre notre voix pour dénoncer la dérive liturgique et doctrinale grave à laquelle nous assistons.

  1. PAPE FRANÇOIS, Conférence de presse dans l’avion au retour du voyage au Brésil (28 juillet 2013).
  2. (2) PAPE PIE XII, Encyclique Orientales Ecclesias (15 décembre 1952).
  3. (3) LECLERCQ, Henri (1909). Jacques Goar. In The Catholic Encyclopedia. New York: Robert Appleton Company. Retrieved October 25, 2021 from New Advent: http://www.newadvent.org/cathen/06606c.htm

De quoi Macron a-t-il peur ?

Un arrêté publié ce matin au Journal officiel nous informe que :

Il est créé une zone protégée comprenant les locaux occupés par la présidence de la République et constituant la « Maison Elysée », répartis sur trois niveaux et situés au 88, rue du Faubourg-Saint-Honoré (75008). La zone protégée est délimitée par un trait de couleur rouge sur les plans annexés au présent arrêté et non publiés.

Pour l’accès à la zone protégée, le commandant militaire de la présidence de la République met en place le dispositif ci-après :
1° Un filtrage approprié et un contrôle permanent aux accès extérieurs de l’emprise décrite à l’article 1er ;
2° Une signalétique placée à l’extérieur de la zone portant la mention : « Zone protégée, interdiction d’y pénétrer sans autorisation sous peine de poursuites

Hier, le président de la République a reçu le président du Sénat.

Gérard Larcher avait ouvertement critiqué le chef de l’État, affirmant avoir été informé de la dissolution le 9 juin au soir par un simple appel « d’une durée d’une minute trente ». « Emmanuel Macron ratatine la démocratie », avait-il dénoncé.

Ce rendez-vous pourrait alimenter l’hypothèse d’un rapprochement entre Les Républicains et le parti présidentiel en vue d’une coalition, voire d’une nomination de Gérard Larcher au poste de Premier ministre.

Le sénateur Les Républicains des Yvelines a assuré qu’il se rend à ce rendez-vous avec Emmanuel Macron en tant que président du Sénat, et « non comme responsable politique ». L’entourage du président du Sénat confirme qu’il a accepté cette invitation « à la seule condition qu’elle soit uniquement d’ordre institutionnel » et qu’il « n’est pas question d’évoquer toute hypothèse de coalition, ou tout autre sujet politique ».

Par ailleurs, en cas de démission du président de la république, c’est le président qui assume l’intérim. Le scrutin pour l’élection du nouveau Président a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus après l’ouverture de la vacance.

Le 7 juillet : il faut faire échec à la collusion Macron-Mélenchon

Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :

Face aux alliances de la honte qui se sont nouées pour le second tour des élections législatives de dimanche prochain, Chrétienté-Solidarité appelle, plus que jamais, à faire battre partout les candidats de la coalition d’extrême-gauche et de ses idiots utiles macronistes.

L’alliance de Macron-Néron et de Mélenchon-Robespierre, c’est la menace de voir se mettre en place un pouvoir totalitaire, qui terminerait de détruite les derniers remparts de l’indépendance nationale et de l’identité française. C’est la certitude de voir le génocide français entrer dans une phase mortelle pour notre peuple, par le déchainement de la culture de mort, pour détruite la vie et la famille, et par l’ouverture du pays à une submersion migratoire sans précédent.

Face à ce grave péril, aucune voix ne doit manquer aux candidats de droite, ceux de l’alliance réunie derrière Jordan Bardella, Marion Maréchal et Eric Ciotti ou quelques autres ne l’ayant pas rejoint mais dont nous savons qu’ils défendront, au sein de la future assemblée, les valeurs nationales et celles de la vie.

Roland Dumas, RIP : « La menace Le Pen c’était une rigolade, on a fait voter tous les socialistes comme des couillons »

L’ancien ministre socialiste Roland Dumas vient de décéder à 101 ans. Il déclarait :

 

Ce qui rappelle la déclaration de Lionel Jospin en 2007 : “Il n’y a jamais eu de menace fasciste. Tout anti-fascisme n’était que du théâtre!”

Prisca Thevenot découvre violemment le quotidien des Français

Prisca Thevenot, porte-parole du gouvernement, et des militants ont été agressés à coups de poing et de trottinettes par des voyous lors d’une opération de collage. 4 mineurs et un majeur ont été interpellés.

Les faits se sont déroulés à Meudon-la-Forêt, dans les Hauts-de-Seine, aux alentours de 20 heures. Sa suppléante, Virginie Lanlo et un militant sont à l’hôpital Percy, à Clamart. Prisca Thévenot, choquée, a déposé plainte au commissariat de Meudon.

Le Premier ministre a réagi rapidement sur Twitter, sans accuser la strème-drouate. Autant dire que l’agression est signée par les chances pour la France qui nous pourrissent la vie.

Marie Dauchy, candidat RN en Savoie, a du interrompre sa campagne après avoir été violemment agressée par des gauchistes. Mais ça, le gouvernement s’en moque.

Avortement : l’appel de femmes pour un choix éclairé

Valérie et Alexandra, femmes ayant subi un avortement, Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ (le Centre européen pour le droit et la justice) et Matthieu Lavagna, auteur de “La raison est pro-vie” sont interrogés dans l’émission Ligne Droite sur Radio courtoisie :

Certains considèrent l’ancien rite de la Sainte Messe comme un plus grand danger que l’absence de Sainte Messe !

L’institut du Bon Pasteur se réjouit de la tonsure de 11 séminaristes de la première année (28 juin) et de l’ordination de 5 nouveaux diacres et d’un nouveau prêtre (29 juin) par le cardinal Müller.

Lors de son homélie, le cardinal Gerhard Müller a souligné l’attitude du Vatican qui s’oppose à la liturgie traditionnelle. Encore ému par la fidélité des 20 000 jeunes catholiques avec lesquels il a pu célébrer la Sainte Messe dans la merveilleuse cathédrale de Chartres le lundi de Pentecôte, un fonctionnaire du Vatican lui a objecté qu’il n’y avait pas de quoi se réjouir, car la Sainte Messe était célébrée selon l’ancien rite latin extraordinaire. En effet, certains considèrent l’ancien rite de la Sainte Messe comme un plus grand danger pour l’unité de l’Église que la réinterprétation du Credo, ou même que l’absence de Sainte Messe. Ils interprètent la préférence pour l’ancien rite comme l’expression d’un traditionalisme stérile, plus intéressé par la théâtralité de la liturgie que par la communion vivante avec Dieu qu’elle véhicule. Si telle est la mentalité qui prévaut parmi ceux qui dirigent le Dicastère pour le Culte Divin – comme on sait que c’est le cas pour le Cdl. Roche et l’Abbé Viola – il n’est pas surprenant que les fonctionnaires de ce bureau cherchent à restreindre la liturgie traditionnelle.

Voici une traduction de son homélie :

Aujourd’hui, l’Église catholique célèbre avec une grande joie la solennité des apôtres Pierre et Paul. Le Seigneur lui-même construit son Église sur le roc en la personne de saint Pierre, qui unit tous les chrétiens dans la confession de Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant.

Cette confession salvatrice du Verbe de Dieu fait chair dans le Christ n’est possible que si la mission divine des apôtres se poursuit après leur mort et si leur autorité continue à s’exercer au nom du Christ. La lettre de l’Église romaine aux chrétiens de Corinthe, attribuée à Clément, troisième évêque sur la chaire de Pierre à Rome, témoigne de la succession apostolique des évêques.

Leur autorité en tant qu’enseignants et pasteurs est exercée par les chefs de l’Église, qui ont été ordonnés par Dieu lui-même comme serviteurs du Christ dans la puissance de l’Esprit Saint, par l’imposition des mains et la prière des apôtres et de leurs successeurs (Actes 20:28). Les nouveaux ministères des évêques et des prêtres, déjà évoqués dans l’Église primitive aux côtés des apôtres (Ac 15,6.22 ; Ac 20,17.28 ; Tite 1,6-9), assistés des diacres (Ac 6,2-6 ; Ph 1,1 ; 1 Tm 3,1-13 ; 5,17-22), forment les trois degrés d’un seul sacrement, comme l’atteste clairement la Tradition apostolique d’Hypolite de Rome au tournant du IIIe siècle.

Le saint évêque Ignace d’Antioche, où Pierre et Paul ont travaillé (Galates 2,11) et où les disciples ont été appelés chrétiens pour la première fois (Actes 11,26), avait déjà témoigné, au début du IIe siècle, du développement irréversible du ministère ordonné tripartite, comme suit :

“Suivez chacun l’évêque comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les apôtres ; quant aux diacres, respectez-les comme Dieu l’ordonne… Là où paraît l’évêque, là sera la communauté, comme là où est le Christ Jésus, là est l’Église catholique.” (Lettre aux Smyrniotes 8:1-2).

Comme les apôtres, les évêques et leurs successeurs accomplissent la mission du Christ dans l’Église jusqu’à son retour, en tant que maîtres de la foi, dispensateurs de la grâce dans les sacrements et pasteurs selon le cœur de Jésus (1 Lettre de Clément 42-44 ; Lumen gentium 28).

Les évêques, les prêtres et les diacres sont intérieurement remplis de la grâce de Dieu par l’Esprit Saint, “afin qu’ils soient de bons serviteurs du Christ” (Concile de Florence, Décret pour les Arméniens. DH 13 26). Et cette grâce de l’ordination est transmise par un signe visible et efficace. Saint Paul exhorte son disciple, collaborateur et successeur dans le ministère apostolique (Timothée) en ces termes :

“Ravivez la grâce de Dieu qui vous a été donnée par l’imposition de mes mains” (2 Tm 1,6 ; cf. 1 Tm 4,14). Afin d’éliminer tous les doutes sur la matière et la forme du sacrement de l’ordre, le pape Pie XII, avec “l’autorité apostolique suprême”, a déterminé ce qui suit : L’unique matière des ordres sacrés du diaconat, du sacerdoce et de l’épiscopat consiste dans l’imposition des mains, mais la forme est la prière de consécration, qui détermine cette matière, par laquelle se réalisent les effets sacramentels, à savoir le pouvoir de la consécration et la grâce de l’Esprit Saint”. (Constitution apostolique Sacramentum Ordinis : DH 3859).

Le Pape ajoute spécifiquement que cela s’applique à tous les rites de l’Église universelle, c’est-à-dire, évidemment, au rite latin occidental dans ses étapes de développement avant et après la réforme liturgique du Concile Vatican II.

Cela m’amène à ma conversation avec un haut représentant du Dicastère romain pour le culte divin. Encore ému par la fidélité des 20 000 jeunes catholiques avec lesquels j’ai pu célébrer la Sainte Messe dans la merveilleuse cathédrale de Chartres le lundi de Pentecôte, il m’a objecté qu’il n’y avait pas de quoi se réjouir, car la Sainte Messe était célébrée selon l’ancien rite latin extraordinaire. En effet, certains considèrent l’ancien rite de la Sainte Messe comme un plus grand danger pour l’unité de l’Église que la réinterprétation du Credo, ou même que l’absence de Sainte Messe. Ils interprètent la préférence pour l’ancien rite comme l’expression d’un traditionalisme stérile, plus intéressé par la théâtralité de la liturgie que par la communion vivante avec Dieu qu’elle véhicule.

J’ai répondu qu’en tant qu’ancien professeur de dogmatique, le contenu des sacrements, la res sacramenti, est plus important pour moi que la forme rituelle, qui lui est secondaire, ou pour le dire plus précisément : les cérémonies, qui interprètent le signe visible, lequel est constitué de forme et de matière.

En effet, la doctrine révélée de la foi et la substance des sacrements sont données à l’Église de manière inaliénable et immuable, alors qu’il existe une diversité légitime d’écoles théologiques et de rites liturgiques. Ceux qui aiment invoquer Vatican II pour accuser les autres de mentalité préconciliaire devraient d’abord tenir compte des avertissements du Concile, qui dit dans le Décret sur l’œcuménisme :

“En conservant l’unité dans ce qui est nécessaire, que tous dans l’Église, chacun selon la charge qui lui est confiée, gardent la liberté qui leur est due, soit dans les diverses formes de vie spirituelle et de discipline, soit dans la variété des rites liturgiques, soit encore dans l’élaboration théologique de la vérité révélée ; et qu’en tout ils pratiquent la charité. De cette façon, ils manifesteront toujours plus pleinement la vraie catholicité et l’apostolicité de l’Église” (Unitatis redintegratio 4).

En cette heure sainte, où cinq jeunes sont ordonnés diacres et deux diacres sont ordonnés prêtres, réfléchissons à l’essentiel.

Chers candidats à l’ordination sacramentelle ! Regardons Jésus lui-même, le prédicateur du royaume de Dieu qui vient à nous, le grand prêtre de la nouvelle alliance, le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Seul le Seigneur glorifié dans les cieux peut faire de vous ses représentants dans la puissance de son Esprit Saint, afin que – selon vos ordres respectifs – vous puissiez servir le salut et la rédemption des fidèles, avec son autorité, par la parole divine et les sacrements de sa grâce.

Étant donné les possibilités limitées de la nature humaine et les déficits dans la formation de notre caractère, toute personne appelée personnellement et spécifiquement par le Christ à ce service élevé pourrait vouloir désespérer ou s’enfuir par lâcheté.

Saint Paul, que nous commémorons avec saint Pierre, a lutté contre ses faiblesses humaines et a demandé à plusieurs reprises à son Seigneur de lui enlever cette épine de la chair. La seule réponse qu’il reçut fut la suivante : “Ma grâce te suffit, car c’est dans la faiblesse qu’elle montre sa force.” (2 Cor 12:9) C’est pourquoi nous voulons suivre son exemple apostolique, en priant quotidiennement avec lui : “C’est pourquoi je prends plaisir aux faiblesses, aux outrages, aux détresses, aux persécutions et aux angoisses que j’endure pour le Christ, car c’est quand je suis faible que je suis fort” (2 Co 12, 10).

Les membres de l’Église, qu’il s’agisse de laïcs, de religieux, de prêtres ou d’évêques, peuvent nous décevoir alors qu’ils sont encore sur le chemin de leur vie. Et à notre tour, malgré nos meilleures intentions, nous pouvons décevoir les autres et devenir une source d’irritation pour eux, à cause de nos péchés et de nos négligences. L’apparente prédominance du mal dans le monde, le geste arrogant de supériorité de l’incroyance moderne, l’indifférence de beaucoup à l’humble amour de Jésus, pourraient nous priver de l’enthousiasme juvénile qui nous a poussés à nous avancer vers l’autel de Dieu et à dire notre Adsum. Si nous ne demandons pas le don de la persévérance, sur lequel saint Augustin a écrit un livre entier contre les semi-pélagiens, notre dévouement et notre volonté de sacrifice peuvent certainement se transformer en amertume et en cynisme.

Au milieu de la persécution néronienne, que l’historien romain Tacite nous raconte avec de terribles détails, Pierre écrivait de Rome aux Églises persécutées d’Asie. En tant que leur frère dans le ministère apostolique, il s’adresse en particulier aux prêtres :

“Prenez soin du troupeau de Dieu qui vous a été confié, non pas à contrecœur, mais de bon gré, selon l’esprit de Dieu ; non pas pour un gain sordide, mais de bon cœur ; non pas en dominant ceux que vous avez reçus en héritage, mais en devenant des modèles pour le troupeau ! Alors, quand le souverain Pasteur apparaîtra, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas” (1 Pierre 5,2-4).

Et à tous les fidèles qui sont revenus au Christ comme la brebis perdue, “pasteur et gardien de leurs âmes” (1 P 2, 25), saint Pierre, sur lequel le Seigneur édifie continuellement son Église pour qu’elle ne soit pas vaincue par les portes de l’enfer, dit :

“De toutes vos inquiétudes, déchargez-vous auprès de lui, car il prend soin de vous. Soyez sobres, soyez vigilants. Votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que c’est la même souffrance qu’endure la communauté des frères, répandue dans le monde entier. Et quand vous aurez un peu souffert, le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, vous rétablira lui-même, vous fortifiera et vous rendra inébranlables. À lui la puissance pour les siècles des siècles ! Amen” (1 Pierre 5, 8-11).

Gerhard Cardinal Müller

La messe traditionnelle en latin est un joyau qu’il faut conserver comme un trésor

Le Times a publié une pétition signée par diverses personnalités britanniques demandant à Rome de ne pas interdire la messe traditionnelle.

Times de Londres, daté du 2 juillet :

Traduction d’Yves Daoudal :

Le 6 juillet 1971, le Times a publié un appel au pape Paul VI en faveur de la messe en latin, signé par des artistes et des écrivains catholiques et non catholiques, dont Agatha Christie, Graham Greene et Yehudi Menuhin. Cette lettre est connue sous le nom de “lettre Agatha Christie”, car c’est son nom qui aurait incité le pape à délivrer un indult, ou autorisation, pour la célébration de la messe en latin en Angleterre et au Pays de Galles. La lettre affirmait que “le rite en question, dans son magnifique texte latin, a également inspiré des réalisations inestimables… de poètes, de philosophes, de musiciens, d’architectes, de peintres et de sculpteurs dans tous les pays et à toutes les époques. Il appartient donc à la culture universelle”.

Récemment, des informations inquiétantes en provenance de Rome ont annoncé que la messe en latin allait être bannie de presque toutes les églises catholiques. C’est une perspective douloureuse et déroutante, en particulier pour le nombre croissant de jeunes catholiques dont la foi a été nourrie par cette messe. La liturgie traditionnelle est une “cathédrale” de textes et de gestes, qui s’est développée comme ces vénérables édifices au fil des siècles. Tout le monde n’apprécie pas sa valeur et c’est très bien ainsi ; mais la détruire semble être un acte inutile et insensible dans un monde où l’histoire peut trop facilement se perdre dans l’oubli.

La capacité de l’ancien rite à encourager le silence et la contemplation est un trésor qu’il n’est pas facile de reproduire et qui, une fois disparu, est impossible à reconstruire. Cet appel, comme le précédent, est “entièrement œcuménique et apolitique”. Les signataires comprennent des catholiques et des non-catholiques, des croyants et des non-croyants. Nous implorons le Saint-Siège de reconsidérer toute nouvelle restriction d’accès à ce magnifique patrimoine spirituel et culturel.

La liste des signataires comporte des musiciens classiques et prestigieux. En dehors des musiciens, on remarque la présence de Sir Nicholas Coleridge, ancien président du Victoria and Albert Museum et prochain recteur de l’Eton College, Lord Stirrup, maréchal de la Royal Air Force et ancien chef d’état-major de la Défense, Michael Gove, ancien ministre et membre actuel du Conseil privé du roi, Rory Stewart, ancien diplomate, ancien précepteur de l’actuel prince de Galles et actuel membre du Conseil privé du roi, la princesse Michael de Kent, l’acteur Tom Holland… Réinformation donne un aperçu biographique de chaque signataire.

Extrait de l’article de James MacMillan qui accompagne le texte :

Il existe peu d’expériences plus poignantes que d’assister à la messe latine traditionnelle – une célébration religieuse dont le mélange de solennité et d’intimité laisse une impression profonde sur les non-catholiques comme sur les catholiques.

[…]

En 2021, cependant, Rome a effectivement banni la messe latine traditionnelle de la vie paroissiale. Cette décision a été un coup dur pour les catholiques de la génération Z qui ont trouvé leur foyer spirituel dans l’ancienne liturgie. Ils sont déconcertés par la nouvelle hostilité à laquelle ils sont confrontés – mais il semble maintenant que le pire soit à venir. Selon certaines sources, le Vatican envisage d’interdire presque totalement la “messe des temps anciens”, comme on l’appelle.

Le fait que des fonctionnaires du Vatican se livrent à cet autoritarisme mesquin et philistin à l’encontre de leurs propres coreligionnaires est choquant pour un public non catholique. (…)

On se souvient que La Croix a publié un bref article citant des sources vaticanes selon lesquelles ce sont des « rumeurs infondées ». Ou bien la rumeur était effectivement infondée, ce qui paraît difficile à croire. Ou bien c’était un ballon d’essai pour voir la réaction. Ou encore il y a des tensions au Vatican entre ceux qui veulent en finir une fois pour toutes et ceux qui craignent un désastre.

Pas une voix ne doit manquer pour faire barrage au Nouveau Front Populaire et à ses alliés macronistes

Le Syndicat de la Famille appelle à un vote clair face au chaos, aux outrances du Nouveau Front Populaire et aux graves dérives sociétales d’Emmanuel Macron et de ses alliés. Dimanche, une forte mobilisation est indispensable pour éviter un parlement ingouvernable et permettre aux candidats des droites qui portent une ambition pour la famille de la mettre en œuvre. Les désistements et alliances officielles ou officieuses entretiennent le flou et un climat de tambouille loin du respect de la démocratie. La compromission d’Emmanuel Macron avec le Nouveau Front Populaire doit être sévèrement sanctionnée dans les urnes.

Éviter des programmes clairement dangereux pour la société

Il est urgent de sortir du jeu des appareils et de s’intéresser au fond en faisant connaître le contenu du programme du Nouveau Front Populaire. Euthanasie et suicide assisté, reconnaissance de la GPA, PMA pour les trans, changement de sexe sur simple déclaration, transidentité, mais aussi fragilisation de la stabilité familiale par des mesures individualistes, affaiblissement de l’école en aggravant le déséquilibre entre les personnels administratifs et le corps enseignant, méconnaissance de la réalité des familles en réduisant la politique d’accueil du handicap au seul remboursement des fauteuils, insécurité ou encore hausse des prix de l’énergie, des carburants et de l’eau, avec une tarification progressive liée à la consommation qui pénalisera les familles avec enfants de manière scandaleuse, hausse de la fiscalité… Sans oublier les mesures économiques désastreuses comme la semaine de 32h ou le SMIC à 2000 € brut qui entraîneront des faillites, des suppressions de postes, une envolée du chômage et des tensions matérielles et morales dans les familles puisque les difficultés financières sont le premier facteur de séparation. En annonçant la création de 500.000 nouvelles places de crèches ou la rénovation de l’ensemble de nos EPHAD, le programme du Nouveau Front Populaire confirme également son manque total de crédibilité et le danger qu’il représente.

La majorité sortante du Président de la République cherche pourtant à s’allier avec cette union de la gauche la plus radicale et outrancière, voire carrément violente. Depuis 7 ans, la majorité présidentielle démontre son incapacité à améliorer la vie quotidienne des familles en poursuivant notamment la politique familiphobe instaurée par François Hollande et un certain Emmanuel Macron. Ils se retrouvent aujourd’hui et se préparent d’ores et déjà à mettre en place une nouvelle coalition qui, comme depuis 2017, ne trouvera de débouché que sur le terrain sociétal, dans un jusqu’au boutisme de la transgression progressiste. Le retour annoncé du projet de loi sur l’euthanasie ou la reconnaissance de la GPA font partie de leurs priorités revendiquées. Il y a donc nécessité de tout faire pour empêcher cette politique anti-famille de conserver le pouvoir jusqu’en 2027.

Faire de la politique familiale une priorité nationale

A l’opposé du Nouveau Front Populaire et d’Emmanuel Macron, la plupart des candidats des droites et indépendants portent une ambition pour la famille, conscients de son rôle indispensable pour la société. Si la question du financement des retraites s’est imposée dans le débat de ces élections législatives, la natalité est évidemment une des clés essentielles. Cela passe par un soutien explicite à la famille. Les mesures avancées par le rassemblement des droites marqueraient le retour progressif d’une véritable politique familiale malgré les contraintes budgétaires fortes liées à une gestion calamiteuse des finances publiques depuis trop longtemps et dont les générations futures paieront le prix fort si rien ne change dimanche prochain.

La défense des droits des familles se traduit aussi très concrètement par le maintien du congé parental qui a été menacé de suppression par Emmanuel Macron et Gabriel Attal.

Loin des dérives progressistes, les 20 millions de familles françaises ont besoin de se sentir soutenues au quotidien avec des mesures et des initiatives de bon sens : encourager la stabilité familiale, accompagner les parents dans les 1000 premiers jours, faciliter la responsabilité éducative des parents, mais aussi définir les politiques publiques à l’aune de la famille : logement, santé, sécurité, emploi, culture ou encore attractivité des territoires. Une majorité est à portée de vote dès dimanche prochain, rassemblée par un programme pragmatique ciblant les priorités.

« Le 2e tour des élections législatives est un rendez-vous à ne pas manquer pour faire gagner les familles. Cela passe par une mobilisation encore plus forte qu’au premier tour et par une sanction claire et nette du Nouveau Front Populaire, d’Emmanuel Macron et de ses alliés d’aujourd’hui et de demain. Le Syndicat de la Famille appelle à la mobilisation massive et déterminée des Français pour éviter un blocage du Parlement qui conduirait à ce que rien ne change et laisserait le champ libre aux progressistes radicaux. Cette mobilisation est nécessaire pour permettre à une majorité d’écrire une nouvelle page pour faire enfin gagner les familles, et la société dans son ensemble, dans un esprit de concorde et d’unité nationale » résume Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille

La recomposition en cours des droites (ou bloc national) permettra-t-elle une victoire en 2027 ?

Sans faire trop de politique fiction, faisons un peu de prospective. Les législatives aboutiront probablement à un blocage institutionnel, à un immobilisme ou, au pire, à une politique de gauche sauf si, bien sûr, le RN et ses alliés obtiennent une majorité absolue, ce qui reste possible. Intéressons nous à l’après législatives.

Le RN en sortira très renforcé. Renforcé par le presque triplement du nombre de ses députés et de ses attachés parlementaires, véritable pépinière de vocations politiques et surtout de formation. Renforcé en temps de parole médiatique proportionnel au nombre de parlementaires. Renforcé financièrement car ce sont les législatives qui financent le plus les partis politiques :

Selon nos calculs, à enveloppe constante, le Rassemblement national devrait toucher environ 10 millions d’euros chaque année à partir de 2025. Pour comparaison, sur la base des précédentes législatives, le parti touchait 6,8 millions d’euros au titre de cette fraction depuis 2022 (…) A cette première aide directe, s’ajoute un second financement public d’un montant total de 34,2 millions d’euros, dépendant non pas des résultats du premier tour des législatives, mais du nombre de députés et de sénateurs rattachés aux mouvements politiques. Chacun des 925 parlementaires rapportant un peu plus de 37 000 euros à sa formation politique.

De son côté, Eric Ciotti est à deux doigts d’avoir réussi son pari. Ses candidats obtiennent en moyenne deux fois plus de voix que les LR “indépendants” refusant l’alliance avec le RN. 90% de ses candidats se qualifient au 2ème tour contre 20% pour les LR “indépendants”. Il devrait obtenir entre 25 et 30 députés, ce qui pourrait permettre de constituer un groupe à l’Assemblée, sans compter les éventuels ralliements de députés élus sans l’avoir rallié au 1er tour, de sénateurs dont certains aimeraient le rejoindre (voir ici) et d’individualités comme François-Xavier Bellamy qui serait prêt à voter RN, Céline Imart qui soutient Guilhem Carayon ou encore Christophe Gomart qui le soutient déjà, malgré les menaces du président du PPE :

“(…) Le patron du parti de centre droit PPE au Parlement européen Manfred Weber a, lui aussi, piqué un coup de sang et menacé d’exclure du PPE, séance tenante, les élus européens LR tentés par la ligne ciottiste : le général Christophe Gomart et l’agricultrice Céline Imart. D’où le rétropédalage par communiqué de Céline Imart, numéro deux de la liste Bellamy, qui avait, dans un premier temps, approuvé l’initiative de Ciotti (…) 


Enfin, Eric Ciotti, utilise à nouveau le logo de LR en raison de la 3ème décision de justice qui lui est favorable. Pour transformer l’essai, il faut donc absolument qu’Eric Ciotti remporte son élection à Nice.

La troisième force pour construire cette future coalition en vue de la victoire en 2027 pourrait être constituée par Marion Maréchal dont l’avenir fait l’objet de toutes les supputations. Création d’un parti de droite plus conservateur et identitaire que le RN, pourquoi pas ? Participation à l’aventure LR-Ciotti, peu probable car Marion Maréchal a l’étoffe d’une chef et possède une singularité politique unique. Retour au RN, elle l’a démenti à de nombreuses reprises, le bureau exécutif du RN y est opposé et cela tuerait sa singularité si précieuse ?

Le coup de génie politique de Marine Le Pen et du RN pourrait et devrait être de permettre à Marion Maréchal de constituer un groupe à l’assemblée nationale avec les députés qu’elle a soutenus. Il n’en faut que 15. On pense notamment à Thibaut Monnier qui pourrait être élu dimanche ou Eddy Catserman qui a été élu dès le premier tour. Par ailleurs, Marion Maréchal qui appartient au parlement européen au groupe ECR avec Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu pourrait être le lien entre le groupe ID auquel appartient le RN et le sien, en vue d’acquérir une dimension internationale européenne plus forte et obtenir des résultats concrets au niveau européen.

Cette coalition de trois forces de droite avec chacune ses singularités, dominées par un RN très puissant et une candidate à la présidentielle incontestée et populaire, serait une force attractive pour tous les élus de droite à la recherche de repères.

On peut toujours rêver que la droite en France ne soit plus la plus bête du monde…

Du côté de Reconquête, il est fort probable que ce part se mette à décliner progressivement, notamment en raison d’une fuite importante des cadres qui ont rejoint Marion Maréchal ou qui ont soutenu l’union nationale RN-Ciotti-DLF. Mais aussi et surtout pour des raisons financières car le nombre d’électeurs Reconquête est passé de 4% et 2,4 millions de voix en 2022 à 0,7% et 239 000 voix en 2024. Il ne reste plus que Sarah Knafo comme élu européenne, ce qui n’apporte aucun financement au parti. Il est fort probable qu’Eric Zemmour se lance en 2027 dans une dernière course présidentielle avec le courage et la force de la vérité qu’on lui connait, mais qui n’aura probablement pas le même écho qu’en 2022. Eric Zemmour et Reconquête ont néanmoins permis d’attirer les CSP+ et des personnes âgées vers un vote radical, ce qui est déjà primordial. Il n’en sera sans doute jamais remercié par Marine Le Pen.

Eric Dupond-Moretti pourrait être recasé comme président du Conseil constitutionnel

Selon L’Opinion, une piste est à l’étude depuis plusieurs mois : il s’agirait de propulser Eric Dupond-Moretti à la présidence du Conseil constitutionnel. mais la concurrence serait rude avec François Bayrou, Edouard Philippe et Richard Ferrand qui convoiteraient également ce poste …où le vrai pouvoir politique s’exerce.

Après le coup d’état administratif, le coup d’état constitutionnel ? Cette information est un tract pour voter RN et LR Ciotti.

Oui, perdre un enfant à naître est une souffrance

Les arrêts naturels de grossesse (fausses couches) concernent 200 000 Françaises chaque année. La Croix a recueilli le témoignage de nombreuses femmes et soignantes qui alertent sur la prise en charge souvent « traumatisante » des fausses couches à l’hôpital. Plus de 15% des grossesses se soldent par une « fausse couche », selon l’étude publiée en 2021 par la revue scientifique The Lancet, affectant environ une femme sur dix.

« Ce n’est pas un simple deuil, on le vit dans nos entrailles », décrit avec pudeur Delphine, 42 ans.

« J’ai été laissée seule, sans aide, ça a été un calvaire », confie Adèle, 19 ans au moment de sa fausse couche.

À Besançon (Doubs), Lise, 27 ans, se dit « déçue » du corps médical et de son « manque d’empathie ». Quand on lui a annoncé que son bébé était « mort dans [son] ventre depuis trois semaines », elle s’est sentie « invisible ».

Un pays ne peut pas dépenser des millions pour l’avortement et soutenir les mères en deuil…

Céline Vicrey, sage-femme et coordinatrice du Réseau de santé périnatal parisien (RSPP) :

« Les sages-femmes sont formées à donner la vie, pas la mort, donc on n’a pas toujours les bons mots. Nous ne sommes pas les soins palliatifs, tout de même ! »

Et pourtant elles peuvent pratiquer des avortements…

Pour éviter l’élection de candidats LFI, le RN se désiste dans quatre circonscriptions où il arrive en 3e position

210 prétendants de gauche ou du camp présidentiel, qualifiés pour le second tour mais arrivés troisième ont annoncé leurs désistements.

Jordan Bardella a renvoyé dos à dos lundi sur TF1 Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, qui auraient scellé ensemble une «alliance du déshonneur». Néanmoins, il a fait du Nouveau Front populaire (NFP) son «principal adversaire». C’est dans ce contexte que quatre candidats soutenus par le RN se sont retirés, permettant de limiter la victoire de la gauche dans leur circonscription :

  • dans la 4e circonscription du Val-d’Oise, où le député sortant Horizons Naïma Moutchou est arrivé deuxième (27,89%) derrière l’Insoumise Karine Lacouture (34,65%) et juste devant le candidat du RN Sébastien Meurant (26,22%). Pour «barrer la route à la politique du pire», Sébastien Meurant va voter pour l’ancienne vice-présidente de la Chambre basse qui a «pris du recul sur la macronie».
  • dans la 11e circonscription des Yvelines, où le maintien de la candidate Victoria Doucet (21,79% des voix au premier tour) aurait favorisé l’élection de l’Insoumis William Martinet, arrivé en tête (43,38%) devant le centriste Laurent Mazaury, en deuxième position (29,25%).
  • dans la 1re circonscription du Calvados, la candidate RN Ludivine Daoudi, qui avait obtenu 19,95% des suffrages, s’est retirée. Sans triangulaire, le second tour dans ce territoire verra s’affronter la prétendante de la gauche Emma Fourreau (34,82%) et le représentant «DVD» Joël Bruneau qui était en tête à l’issu du premier tour (43,11%).
  • dans la 2e circonscription de Haute-Corse, la RN Sylvie Jouart (troisième à 25,42%) s’est désistée au profit du «divers droite» François-Xavier Ceccoli (34,05%) pour empêcher l’élection du gauchiste Jean-Félix Acquaviva (28,63%).

8 membres de la Jeune garde mis en examen pour violences en réunion en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion

Selon Frontières, une enquête est ouverte contre 8 membres du groupe d’ultra gauche de Raphaël Arnault, candidat NFP, « La Jeune Garde » suite à une agression antisémite d’un juif de 15 ans le 27 mai, après un meeting de Rima Hassan.

Les faits se sont déroulés le 27 mai, peu après des tensions entre individus souhaitant assister au meeting de Rima Hassan, et des personnes présentées comme de la ligue de défense juive qui auraient cherché à les en empêcher. A la fin de ce meeting, 8 membres de la Jeune garde décident de prendre le métro et cherchent des personnes à agresser. Ils empruntent alors la ligne 2. Aux alentours de 20H20, entre les stations Victor HUGO et Charles de Gaulle, ils identifient un garçon âgé de 15 ans comme « sioniste ». Ils l’entourent, l’interrogent sur son rapport à la Palestine, l’insultent et le frappent à plusieurs reprises. L’un d’eux décide de filmer. L’enregistrement audio de l’agression est diffusé sur le compte instagram du groupe de la Jeune garde. On y voit la victime forcée par les membres de la Jeune Garde de crier « vive la Palestine ».

Dès le lendemain, le jeune homme dépose plainte contre la Jeune garde, après cette agression antisémite. Le 27 juin, les 8 membres de la Jeune garde sont mis en examen pour violences en réunion ayant entraîné une incapacité supérieure à 8 jours dans un moyen de transport collectif de voyageurs en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion. Le parquet de Paris a confirmé à Frontières que les 8 membres de la Jeune garde ont été placés sous contrôle judiciaire depuis le 27 juin. L’Unité médico-judiciaire a retenu 12 jours d’incapacité de travail en raison du retentissement psychologique de l’agression antisémite.

Le retour du clivage droite-gauche, sur le thème de l’identité

Aux lendemains du premier tour d’élections législatives, les Eveilleurs reçoivent Marion Maréchal. Tout juste élue député au Parlement européen, l’ancien député du Vaucluse revient sur son nouveau mandat, sur une campagne législative à nulle autre pareille et sur l’union nationale qu’elle soutient :

Encore un lieu LGBT qui disparaît…

Le cabaret parisien Chez Michou, à Montmartre, a annoncé sa fermeture pour « raisons financières » sur ses réseaux sociaux lundi 1er juillet.

Haut-lieu du transformisme, ses travestis et ses shows de drag-queens ne connaît pas de regain d’intérêt malgré toute la propagande LGBTQXUZ….

Vous laisseriez-vous opérer par une personne élue pour cela, ou par un chirurgien?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le flot continu, quelle que soit l’époque, des récriminations contre les gouvernants (et je l’alimente aussi…), risque de ne jamais se tarir car, à mon sens, on ne considère pas un élément crucial qui le génère en profondeur. Au risque de paraitre ingénue et puérile, cette réflexion se veut aucunement démonstration magistrale d’un dysfonctionnement constitutionnel avec maintes considérations politico-historiques, mais simple constat d’incohérence.

Pour ce faire, parlons de responsabilité, d’aptitude, de compétence de garantie.

Certaines professions sont lourdes de responsabilités, allant même jusqu’à l’enjeu vital des personnes qui bénéficient de leurs services.

Je pense par exemple aux chauffeurs de bus, aux pilotes d’avion, aux médecins, aux architectes du génie-civil, aux maçons, aux personnes qui préparent et conditionnent les aliments, etc etc.
Ainsi, la société s’est organisée pour assurer à la population, une garantie d’aptitude de ces professionnels à travers des études, des évaluations, sanctionnées par un diplôme et c’est heureux!

Le bon déroulement de ces prestations repose sur la compétence des travailleurs reconnue officiellement.

Les corps de métiers ou les emplois dans lesquels les responsabilités n’ont pas un enjeu vital pour les populations sont également soumises à une obligation de résultats, les compétences sont éprouvées, attestées officiellement et, encore une fois, c’est heureux!

Nous arrivons à présent à cette incohérence qui devrait sauter aux yeux.

Un constat: la personne qui occupe la plus haute fonction de l’Etat: le président de la République (en l’occurrence, de la France)
-Responsabilité: environ 65 millions de personnes.
-Formation spécifique à l’exercice du pouvoir sanctionné par un diplôme officiel:
AUCUNE.
-Evaluation de l’« Aptitude physique et psychologique à l’exercice des fonctions » obligatoire pour les professions à grandes responsabilités » qui font du reste l’objet d’article de loi: AUCUNE.
Le voilà le paradoxe! Et il est de taille . Il y a là un étrange vice de forme constitutionnel qui valide la science infuse chez les tenants des plus hautes fonctions de l’Etat et la considère donc implicitement comme faisant partie de la réalité.

Dans la Constitution, rien n’est prévu pour garantir leur compétences et aptitudes, contrairement à ce qui est mis en place obligatoirement pour tous les autres citoyens quant à la fonction qu’ils occupent. (Même pour pouvoir aller au lycée, il faut avoir obtenu son Brevet des Collèges…)

Par voie de conséquence, le gouvernement est composé d’amateurs, d’autodidactes, de passionnés peut-être, de compétents par un heureux hasard, mais aucunement de personnes dont la population peut être certaine qu’elles sont qualifiées pour l’exercice du pouvoir. C’est le règne de l’irrationnel, et, s’est construit de toute pièce dans l’inconscient collectif, une sorte de fatalité qui consiste à tolérer cet intolérable. Il s’agit d’une sorte de « pensée magique » qui confère à une personne aptitude, compétence, connaissance à toute épreuve pour sa nouvelle fonction, dès lors qu’elle est élue.

Ainsi, une personne avec, comme « formation », cinq-cent signatures de maires par exemple, qui a pu se présenter aux élection présidentielles et qui est élue devient « l’Elu à la SCIENCE INFUSE ». Et voilà que l’on se demande pourquoi, diable, elle ne sait pas diriger le pays mieux que vous et moi qui n’avons jamais été formés pour cela, pas plus qu’elle… L’irrationnel a opéré!
Les personnes élues aux plus hauts postes de l’Etat y travaillent de la même manière qu’opéreraient des chirurgiens sans diplôme et dont personne ne se serait même assuré qu’ils ne s’évanouissent pas à la vue du sang.

Choquant? Non, factuel!

Pourquoi trouver aberrant et refuser à tout prix de nous faire opérer par un « proclamé » chirurgien car il n’aurait pour seule formation un certain nombre de signatures en sa faveur et ne voir aucun inconvénient à confier le pays à une personne qui n’aurait que quelques paraphes pour attester de sa compétence?

Ainsi, statistiquement, les chances d’avoir des gouvernants compétents existent, mais elles sont purement de l’ordre du hasard, faute d’exigences officielles, d’aptitudes vérifiées, comme il est d’usage dans tous les domaines professionnels.

A défaut, hélas, de reconnaissance officielle d’aptitudes sérieusement établie à l’exercice du pouvoir des candidats pendant la dernière campagne présidentielle, avant le premier tour, j’imaginais ne serait-ce que de ceci:

« Mise à l’épreuve des candidats avec, en tout et pour tout comme matériel, une copie et un stylo, dans une salle d’examen, afin que chacun d’eux disserte pendant quatre heures (coupé de son directeur de campagne et de toute autre influence), et qu’il expose son projet pour le pays. Pour un tel enjeu, on pourrait même les faire plancher une journée entière… Puis, dissertation sur un ou des sujets de philosophie, toujours dans les mêmes conditions d’examen (le candidat seul devant sa copie qui découvre le sujet sans pouvoir s’y préparer). Et enfin, diffusion des dissertations à toute la population au lieu des tracts et programmes électoraux « préfabriqués ».

Et si la première erreur constitutionnelle, qui se cache aux yeux de tous, était d’avoir accepté de faire rimer « art de gouverner » avec « science infuse »?

Et si la deuxième était la naïveté puérile quasi « magique » de croire que cela était acceptable et même viable pour diriger un pays?

En quoi cela altérerait-il l’idée de démocratie que de n’accepter que se présentent aux élections des plus hautes fonctions de l’Etat, uniquement des candidats ayant été évalués et jugés aptes et compétents à l’exercice du pouvoir?

Dans l’armée, la montée en grade s’étale sur plusieurs années voire plusieurs décennies. Les généraux le sont devenus après avoir commencé par faire de nombreux parcours du combattant dans la boue et autres épreuves harassantes tout au début de leur formation (même en école d’officiers). L’apprentissage est rude. Si les maitrise de soi, abnégation, sens aigus des responsabilités, leur font défaut, cela est lourd de conséquences sur les vies des populations qu’ils défendent et celles des troupes qu’ils dirigent.

Est-il normal et raisonnable de pouvoir propulser n’importe quel quidam, n’ayant pas même effectué son service militaire, « chef des armées » du pays dés lors qu’il est élu chef de l’Etat?

L’incohérence que représente la tolérance de la science infuse pour les plus hauts postes de l’Etat est autant évidente qu’étrangement elle semble « faire partie des meubles ». Le danger qu’elle représente ne peut être démasqué afin d’être enrayé.

Sénat : Bruno Retailleau empêche la création d’un groupe d’union des droites

Lu dans La Lettre A :

Un noyau resserré de sénateurs du groupe Les Républicains pourrait être tenté de faire scission pour rallier la ligne Ciotti-Bardella et former un groupe politique LR-RN au palais du Luxembourg. Jamais trop prudent, Bruno Retailleau veille à ce que son groupe reste soudé.

Profanation de la cathédrale Notre-Dame d’Orange

Reçu d’un lecteur :

Chers paroissiens,

Avec beaucoup de tristesse, l’équipe des prêtres vous fait part de ce qui s’est passé aujourd’hui à la cathédrale. Nous portons cette épreuve ensemble.

Mardi 2 juillet, il a été constaté la profanation du Saint Sacrement au tabernacle de la cathédrale Notre-Dame d’Orange. La personne qui a commis cet acte a été interpellée. Cette atteinte au Corps eucharistique du Christ est grave et touche toute la communauté catholique comme chacun de ses membres. La cathédrale restera fermée jusqu’à l’acte de réparation publique qu’accomplira Mgr François Fonlupt le 6 juillet 2024 à 9h00 à la cathédrale Notre-Dame.

Au cœur de la neuvaine de prière aux Bienheureuses Martyres d’Orange, notre prière et des actes personnels de pénitence prépareront cette célébration.

La France a plus que jamais besoin de nos prières pour la paix et l’unité !

Nous vous invitons donc à accompagner spirituellement cette période électorale tendue en priant une dizaine par jour sur l’application de chapelet vivant Rosario !

Pour ce faire : 

1) Téléchargez l’app Rosario en cliquant ici : https://urlz.fr/r6Dr

2) Rejoignez un groupe de chapelet vivant en choisissant l’option « Nouveau groupe » puis « J’ai un code d’invitation »

3) Rentrez le code FRANCE2024, vous intégrerez un groupe de 5 personnes pour prier ensemble une dizaine quotidienne pour la France !

4) Cliquez sur “Continuer”

5) Priez chaque jour votre dizaine jusqu’au 14 juillet !

Chaque prière compte pour que la France retrouve et embrasse toujours plus généreusement sa vocation de “Fille de l’Église et éducatrice des peuples” ! 

Quand « les extrêmes sont le sel de la terre »

Tribune de Joseph Thouvenel publiée sur le site internet du JDD :

« Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirais de ma bouche » Livre de l’Apocalypse.

En un temps où la nouvelle doxa est au rejet des « extrêmes », je confesse bien peu humblement que mes modèles ont toujours été des « extrémistes », à commencer par mon père.

Médecin libéral issu de la bourgeoisie, il fit le choix de devenir médecin des voleurs, des brigands, des escrocs, des souteneurs, des violeurs, des assassins, en exerçant au sein des prisons de Fresnes, à une époque où ce type d’engagement générait plus d’incompréhension, voire de rejet que d’approbation. Ce choix était clairement celui d’un « extrême ».

1939- la France est en guerre. Continuant dans l’excès, mobilisé il exhibe de sa qualité de veuf sans enfant pour réclamer un changement d’affectation, afin d’être au plus près du front en lieu et place d’un père de famille.

L’armistice venu il retrouve son poste de médecin chef des prisons de Fresnes et entreprend avec la complicité d’infirmières et de gardiens, d’exfiltrer des détenus patriotes. « Grâce à un certificat médical, une mise en scène de circonstance lors de la contre-visite du médecin allemand qui nous faisait fort heureusement confiance, de très nombreux Français ont pu être libérés et sauver parfois leur vie en échappant au jugement et par la suite aux recherches de la Gestapo ». Témoignage de Marie Niel infirmière major de l’hôpital de la prison de Fresnes.

Pris par la patrouille, condamné par le tribunal militaire du Gross Paris, il deviendra le matricule n°532/43 au centre pénitentiaire de Villeneuve Saint Georges où « le 11 novembre le docteur Thouvenel a mis le drapeau français [fabriqué avec un drap blanc, du bleu de méthylène et du mercurochrome] à la fenêtre de l’infirmerie, ce qui lui coûta quelques représailles ». Témoignage du lieutenant Lazare FTPF. Le directeur de la prison ayant un détenu médecin l’avait affecté à l’infirmerie.

Un extrémiste vous dis-je.

« Début mars 1943, le condamné Thouvenel faisait l’objet d’une mesure gracieuse de la part des autorités d’occupation, mesure qu’il n’avait nullement sollicitée. Celle-ci était conditionnée au versement d’une somme de 300 RM (ou 6000 francs). Par 3 fois, il déclina de signer cette mesure de faveur répondant très énergiquement qu’il ne voulait pas payer un centime d’amende au Reich. La troisième fois, le chef du Kommando Burger le convoque à son cabinet et lui pose la question de confiance suivante : Est-ce que vous ne voulez pas payer ou vous ne pouvez pas payer ? Thouvenel répondit « qu’il ne voulait pas payer, ni acheter d’un centime sa grâce » le chef du Kommando lui fit savoir qu’il risquait, en raison de son attitude, d’être déporté en Allemagne. Le condamné répondit qu’il était prêt à accepter le sort que lui réservait le tribunal ». Témoignage du directeur du centre pénitentiaire de Villeneuve Saint Georges.

Les extrémismes se reconnaissant entre eux, il fut sauvé de la déportation par un officier subalterne de l’armée allemande, maître des tampons et des formulaires, qui impressionnés par l’attitude « extrême » de mon père, valida des documents de libération en lieu et place de déportation. Cet autre extrémiste en uniforme vert de gris était un catholique autrichien antinazi. Ils se retrouvèrent d’ailleurs après-guerre à Paris.

Je pourrais continuer à vous narrer nombre d’anecdotes concernant ce partisan de l’engagement « extrême ».

Je pourrais également citer ces modèles donnés par l’Église catholique appelés Saints, fréquemment martyrs par fidélité à leur foi et leur engagement. Ils constituent à travers les siècles une sacrée bande d’extrémistes, pas vraiment de ces centristes mous, qui n’acceptant l’engagement que « convenable » c’est-à-dire nuancé, modéré, ordinaire. Le fait d’être extrême c’est-à-dire « qui est à un très haut degré » comme le précise le Petit Robert me semble être plus une qualité qu’un défaut.

Malheureusement, la classe intellectuelle et médiatique installée qui sait si bien protéger ses petits intérêts, a décrété du haut de son magistère moral que les extrêmes, sans plus de précision, étaient le danger, la menace absolue. Elle rejoue en permanence les accords de Munich, façon tête dans le sable, pour conjurer le danger et éviter d’analyser d’où vient le péril, ce qui pourrait obliger à faire acte de courage. Nos bons maîtres à penser préfèrent coller l’étiquette « extrême » à un opposant pour le disqualifier, évitant de s’interroger, d’approfondir, d’affronter ce qui peut déranger. Ils peuvent ainsi tranquillement rester dans leur zone de confort et refuser de se colleter au réel.

Cette attitude est largement majoritaire dans les médias. Combien pratiquent cette posture systématique, refusant toute attention ou prise en considération des arguments, des remarques, des expériences venant des « extrêmes » ?

Il est pourtant une exception notable, l’extrême qui brûle des voitures, casse des vitrines, hurle que « la police tue », que les patrons sont des exploiteurs, que la France doit s’excuser en permanence de tous les malheurs du monde et affirme que l’effroyable massacre du 7 octobre était un acte de résistance. Cet extrême-là bénéficie dans les médias encore dominants et le monde politique, d’une étrange complaisance. Pour certains, il y a visiblement de bons extrêmes, ceux qui agitent le drapeau rouge ou noir, juchés sur les millions de cadavres de toutes les révolutions bolchéviques, et de mauvais extrêmes, ceux qui n’ont aucune complaisance pour les bourreaux quel que soit leur masque idéologique.

Si être à l’extrême n’est pas une qualité en soi, ce n’est pas non plus un défaut en soi.

La question est de savoir si l’engagement qui va au bout, à la limite, est bon ou mauvais. S’il participe au bien commun ou à la destruction de la société et des Hommes.

Il est pour le moins étrange de voir ces mines de chaisières effarouchées que prennent nombre de personnalités en parlant des « extrêmes », eux qui bien souvent semblent préférer l’extrémité du monde plutôt que la patrie qui nous porte.

Joseph THOUVENEL

Francois Ruffin assumait être complice des dealers

Révélation de Frontières (ex-Livre Noir) :

En 2006, François Ruffin, alors journaliste, publie un livre nommé Quartier Nord. Le livre retrace deux ans dans les quartiers difficiles d’Amiens dans lesquels il tente de dépeindre une fresque romanesque dont les personnages seraient comme les nouveaux Misérables. Dans un livre publié en 2021, la journaliste Mérième Alaoui les décrit. Selon elle, François Ruffin aurait réalisé des enregistrements dissimulés, épongé des dettes, sorti sa carte bleue ou fait des chèques pour obtenir des témoignages. Parmi les méthodes les plus douteuses, François Ruffin aurait même « acheté de la drogue pour un témoin en manque » selon Mérième Alaoui. Pourtant, ce n’est pas tout. François Ruffin perdra d’ailleurs un procès en diffamation intenté contre lui par des habitants du quartier. Leur cri de colère est d’ailleurs révélateur :

« Je n’ai pas supporté qu’on me salisse et qu’on salisse des gens de ma communauté comme cela. Lui, il s’en fiche de nous, il voulait juste des histoires croustillantes pour ses bobos ».

Ruffin ira même jusqu’à déclarer sur France Inter :

« En permanence, je rends service à tout le monde, que ça soit à un dealer… On peut dire que j’étais complice de deal d’héroïne, que j’aide en transportant d’un quartier à un autre, des revendeurs à ses fournisseurs. »

Et si tout avait été écrit d’avance ?

Entretien avec Charles d’Onten, auteur de La Reconquête, paru en 2021 aux éditions Presse de la Délivrance:

Vous avez écrit cette fiction, présentée en 2021 comme une anticipation politique. Vous y racontez avec un an d’avance la victoire d’Emmanuel Macron en 2022 face au RN, l’échec de Valérie Pécresse ou encore la naissance d’une alliance entre Marion Maréchal et Eric Zemmour. Cette première phase du roman s’est réalisée. 
Effectivement, il semblait logique à l’époque de voir un duel RN – En Marche au second tour de la présidentielle. Le hasard a, en revanche, voulu que je pense à Valérie Pécresse comme étant celle qui prendrait la tête des Républicains. J’avais beaucoup hésité entre Xavier Bertrand et elle. Je m’étais surtout dit que LR prenait une tournure de plus en plus centriste au sein de ses élites, en désaccord profond avec sa base militante. Mais tout cela est anecdotique dans le scénario de ce roman. Ce qui est amusant, c’est que j’ai appelé ce livre La Reconquête six mois avant qu’Eric Zemmour ne lance son parti ! J’avais écrit qu’il créerait, avec Marion, un parti baptisé Les Natifs, avec Marion en tête et lui en soutien. Evidemment tout ne s’est pas réalisé à la virgule près, loin s’en faut.
Au coeur de votre livre, nous assistons à la chute d’Emmanuel Macron en 2025, chute qui engendre des élections anticipées et une terrible bataille politique corrélée à des émeutes très violentes. Y croyez-vous encore ?
Tout à fait, et je suis de plus en plus persuadé que le scénario imaginé pourrait avoir réellement lieu, et même potentiellement aux dates annoncées dans le livre. Certains éléments ne trompent pas : l’espérance des électeurs du RN, qui risque d’être déçue, pourrait se transformer en rage. Rage d’avoir touché du doigt la possibilité de sortir les centristes du gouvernement. Rage de voir un immobilisme politique terrible s’emparer du pays. Et donc rage de constater, jour après jour, les agressions continuer à se produire sur le territoire, l’économie s’effondrer, l’inflation galoper… Cela pourrait engendrer des manifestations, ou des émeutes. En parallèle, l’extrême gauche reprend du souffle et pourrait avoir une influence néfaste à l’Assemblée Nationale. Pour peu qu’ils aient suffisamment d’élus, leur entrisme wokiste pourra prospérer à l’aide des macronistes. En bref, la dissolution, que je n’avais pas anticipée, pourrait provoquer les circonstances que j’avais imaginées et conduire à la démission du chef de l’Etat.
Pour en avoir parlé avec un certain nombre de décideurs politiques, il apparaît plus qu’envisageable que cela se réalise.
Vous pensez donc que nous n’aurons pas un gouvernement de droite à l’issue des législatives ?
Je n’ai pas de boule de cristal mais je crains que les désistements du Nouveau Front Populaire au profit d’Ensemble, et réciproquement, faussent une fois encore les résultats des élections. Le risque d’avoir une parlement éclaté en trois forces, sans majorité absolue, est élevé. Et cela pourrait être la goutte d’eau de trop pour nos compatriotes. Reste à voir quel gouvernement réussirait à être nommé, puis à tenir, et ce jusqu’à une potentielle dissolution en 2025. Toute cette instabilité peut être le prélude à un chaos que nul ne peut envier. A nous de nous y préparer, cela devient urgent  !

Il n’y a pas de quoi pavoiser

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

[…] Pour autant, au lendemain du premier tour, il n’y a pas de quoi pavoiser.

La première source d’inquiétude réside dans l’énorme score de la gauche, sous la domination de LFI: presque 28 % des suffrages exprimés. Et la carte du vote NFP nous promet des lendemains qui déchantent: l’extrême gauche l’emporte haut la main dans la plupart des quartiers que M. Mélenchon appelle « populaires » (pour mieux rappeler sans doute que le peuple français y est devenu indésirable). Bien sûr, le pire n’est jamais certain: mais il suffit de lire les cartes électorales pour comprendre le risque de guerre civile. Enfin, je dis « guerre civile », mais évidemment cela supposerait que les électeurs du NFP se sentent français, ce qui ne doit pas être le cas le plus fréquent!

Mais un deuxième aspect négatif, plus électoral, pèse également sur l’analyse de ce premier tour. Presque partout, sur sommation de l’extrême gauche, le camp présidentiel va retirer ses candidats pour « faire barrage à l’extrême droite ». La perspective d’une majorité absolue dont Jordan Bardella avait fait – à mon avis, à juste titre – un préalable pour accepter Matignon semble s’éloigner. On constate ainsi que le fameux plafond de verre n’est toujours pas brisé et qu’il est plus urgent que jamais de préparer d’une part une coalition capable d’emporter les élections et d’autre part une équipe capable de gouverner dans la situation de tempête où pourrait se trouver prochainement la France. Il ne fait guère de doute que les dirigeants du RN sont conscients de ces deux nécessités.

Mais il faut y ajouter la nécessité de prendre enfin la mesure de l’importance des scrutins locaux, trop longtemps dédaignés par le FN puis le RN. Quand on voit les scores impressionnants que réalisent de jeunes parachutés au premier tour, on ne peut que se dire qu’avec un minimum de travail de terrain, ces circonscriptions seraient gagnables. Et quand on regarde – pardon d’y revenir! – la carte électorale, on ne peut se défendre de penser que le RN aura besoin d’élus et d’alliés solides sur le terrain. Si, comme je le crois, le RN ne peut l’emporter avec ses alliés dès 2024, il lui reste trois ans pour se préparer avant 2027. Il n’y a rien de trop!

Elections : motiver nos « amis dégoûtés du RN » (en toute amitié)

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Nous avons montré récemment ceci : plus le temps passe, plus la part de la population immigrée augmente, plus le sursaut français devient difficile, car il repose essentiellement sur les « de souche ».

Aujourd’hui, faisons le constat suivant : les ennemis du sursaut savent se motiver et s’organiser. La Macronie et la Gauche veulent tous détruire ce qui reste de notre Civilisation, seul le rythme diffère. Donc ils savent mettre les priorités : ils se désistent, pour faire perdre leurs ennemis RN.

Dans la Droite molle (anti-Ciotti), on est toujours aussi bête, jusqu’à faire élire Hollande, l’homme du « mariage pour tous », dans une circonscription où pourtant LR + RN = 60% des voix du 1er tour.
Aucun accord de désistement même local ne semble avoir lieu entre cette Droite molle et l’alliance RN-Ciotti. Bellamy se tait, tourmenté sans doute, mais lâche. Les Sénateurs LR sont dans leur tour d’ivoire, intouchables (pour l’instant).

Quel réservoir de voix reste-t-il alors au RN ?
La réponse est malheureusement simple : nos amis « dégoûtés du RN » abstentionnistes. Nous connaissons tous de braves gens, généralement bons cathos, qui en veulent au RN pour avoir viré Untel, pour avoir voté cela (IVG dans la Constitution, etc.), pour avoir renoncé à telle mesure, etc.

Tout cela est vrai, le RN se montre « gentil » aux yeux du monde. Normal, il veut exercer le pouvoir : il faut être élu, donc ratisser large.

Cependant, notre conclusion récente demeure : donnons au RN la chance d’exercer le pouvoir. Si le RN se débrouille bien, tant mieux. Si le RN est lâche et inefficace, un espace sera possible pour d’autres plus sérieux, en particulier Reconquête.

Pour cela, il faut se motiver autant que nos ennemis le font. Croyez-vous que ce soit facile pour un LFI de voter Hollande ? Pourtant, il le fera, pour barrer la route au RN.

Alors, chers amis « dégoûtés du RN », n’allons-nous pas barrer la route à nos ennemis, avec le même sens de priorité ?

Pour cela, ne regardons pas uniquement ce que nous avons déjà perdu (provisoirement, espérons-le) : avortement, mariage pour tous, etc.

Regardons ce que nous avons encore à perdre : déferlement migratoire islamique, euthanasie, polygamie, transgenrisme, etc. Tout ce courant « woke » ne peut mener qu’à l’interdiction de nos écoles catholiques, de notre catéchisme, de notre scoutisme, et finalement de notre manière d’éduquer nos enfants.

Le schéma peut être simple : interdiction de nos écoles (ne respectant pas les « valeurs de la République »), donc nos enfants vont dans des écoles « normales », où ils se montrent réticents envers certains « enseignements » (ex : refuser de respecter le « changement de genre » de leurs camarades), donc une enquête du genre MJIE est faite sur demande de l’école, et le juge des enfants ordonne le placement du jeune pour le protéger du conditionnement intégriste de ses parents…

Regardons ce que nous avons encore à perdre : beaucoup, beaucoup. Nos ennemis haïssent la Croix. Nous avons notamment à perdre ce qui fait notre force aujourd’hui : la transmission à nos enfants.

Alors, votons RN et ses alliés, qui sont les seuls à ne pas vouloir ajouter une louche de wokisme dans nos vies.

La politique du pire est toujours la pire des politiques (Maurras)

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]

Barrons la route à la politique du pire!

L’ancien sénateur LR Sébastien Meurant, qui était candidat LR-Ciotti dans le Val d’Oise, se désiste pour empêcher l’élection d’une candidate LFI. Honneur à lui! Mais on peut aussi se demander combien de candidats de toutes tendances feront comme lui et choisiront la France plutôt que leur carrière. Manifestement bien peu dans le camp présidentiel. Et ailleurs? Voici le communiqué de Sébastien Meurant:

Après avoir réfléchi et consulté, j’ai pris la décision de me désister face au danger grave que représente la possible élection d’une candidate LFI dans notre circonscription.

Je remercie les 13238 électeurs qui ont voté pour moi et mon suppléant Jean-Pierre Enjalbert. Cette décision n’a pas été facile à prendre et je mesure la déception de la merveilleuse équipe qui nous a accompagnés dans cette campagne. Mais l’amour de la France commande de laisser nos préférences personnelles de côté pour nous opposer fermement à cette coalition dangereuse. Militants gaullistes, nous choisirons toujours la France et nous voterons pour Naïma Moutchou, une candidate qui a clairement pris du recul sur la macronie.

Le Nouveau Front populaire se réclame de Léon Blum, mais ce dernier doit se retourner dans sa tombe en voyant des députés braillards, « bordélisant » l’hémicycle, ou même ce candidat fiché S devenu sauveur de la République par la magie de « l’alliance de la honte » (Gabriel Attal), sans parler de nombreux antisémites patentés, prétendre lui succéder.

Malgré l’hystérie du « théâtre antifasciste », il n’y a qu’un seul extrémisme à craindre dans cette élection : l’extrémisme islamo-gauchiste des amis de M. Mélenchon. Le 7 juillet, pas une voix ne doit aller à Karine Lacouture. Le programme que porte cette personne est un programme de dislocation de la nation française, de communautarisme et d’exacerbation des tensions raciales, de haine de la police, de spoliation fiscale, de lutte des classes et de mépris de notre culture millénaire.

Pour nous-mêmes et surtout pour nos enfants, je ne veux à aucun prix une élue LFI de plus. Ce que nous avons commencé au cours de cette campagne avec cette coalition des droites porteuse de tant d’espérances sera poursuivi dans les mois et les années à venir, mais, pour l’heure, rien ne doit nous retenir de faire notre devoir : ensemble barrons la route à la politique du pire !

Comment savoir si nos chefs politiques peuvent gouverner ?

Extrait d’un entretien donné par François Bert :

Dimanche 7 juillet, pas une seule voix pour le front socialo-communiste-islamo-gauchiste

Bernard Antony, président de l’AGRIF, fondateur de Chrétienté-Solidarité, directeur de la revue Reconquête ;

Yann Baly, président de Chrétienté-Solidarité, Délégué général de l’AGRIF, communiquent :

Pour le deuxième tour, dimanche prochain, des élections législatives, aucune hésitation dans le vote n’est évidemment possible.

C’est un non franc et massif que tous les patriotes français doivent opposer au danger de prise du pouvoir par la coalition patibulaire de front populaire organisée pour l’essentiel autour de l’appareil mélenchonien « LFI », avec ses noyaux dirigeants marxistes-léninistes, lénino-staliniens ou lénino-trotskystes et ses complicités islamo-gauchistes.

Il est certes heureux que le chef du parti communiste néo-stalinien, Fabien Roussel, ait été électoralement éliminé dès le premier tour, ce dimanche.

Mais c’est toute la connivence extrémiste de l’ultra-gauche mélenchonienne qui continue désormais en France l’œuvre de mal et de mort des régimes communistes de par le monde, avec leur bilan exterminationniste de plus de cent millions de morts et les centaines de millions de victimes des peuples asservis au long de plus d’un siècle de dictatures totalitaires, soviétiques, castristes ou maoïstes…

Hélas, aujourd’hui comme hier, les noyaux dirigeants révolutionnaires de l’ultra-gauche bénéficient du ralliement de ceux que Lénine désignait comme les « idiots ou les gogos utiles » de la révolution.

François Hollande en est un archétype.

Sans la moindre vergogne, toute honte bue, ce personnage rondouillard, qui aime faire la roue devant les caméras comme le plus stupide des dindons médiatiques, s’est rallié à ce néo-front populaire socialo-communiste-islamo-gauchiste dont les militants le méprisent autant qu’ils méprisent le narcissique et vaniteux Macronéron.

Mais voici que sur des médias publics déferlent plus que jamais les émissions de désinformation et de la vieille haine bolchevique contre le rassemblement des droites incarné par Marine Le Pen, Jordan Bardella, Marion Maréchal et Éric Ciotti.

Quelles que soient les différences secondaires voire les divergences légitimes que les électeurs patriotes peuvent exprimer, aucune de leur voix ne doit manquer ce dimanche au camp de la liberté et de la souveraineté nationale.

Ordinations sacerdotales : une hirondelle ne fait pas le printemps

D’Elisabeth Caillemer dans Le Journal du Dimanche :

L’augmentation est significative mais risque d’être de courte durée. Le nombre de prêtres catholiques ordonnés cette année en France affiche une hausse de 20 % par rapport à l’année dernière. Ils étaient 88 en 2023 et seront 105 en 2024, a annoncé l’archevêque d’Auch, Mgr Bertrand Lacombe, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 19 juin dernier dans les locaux de la Conférence des évêques de France (CEF). Un chiffre auquel il convient d’ajouter au moins trois oublis : deux prêtres de l’Institut du Christ-Roi et un frère de l’abbaye de Lagrasse.

Malgré cette embellie liée à un pic d’entrées dans les séminaires diocésains en 2017, les statistiques restent préoccupantes pour les catholiques : le nombre de séminaristes diocésains ne cesse en effet de baisser. En 2000, ils étaient 976, pour seulement 673 en 2023. Seuls les séminaires traditionalistes et celui de la Communauté Saint-Martin, de tendance conservatrice, échappent à cette fatalité. Cette diminution est mécaniquement due, en premier lieu, au recul de la religion catholique en France, car l’environnement familial joue un rôle crucial dans la transmission de la foi et du désir de devenir prêtre. Une enquête réalisée par le journal La Croix en décembre 2023 révèle que 72 % des séminaristes français proviennent de familles très pratiquantes et qu’un tiers d’entre eux ont envisagé la prêtrise pour la première fois avant l’âge de 10 ans.

Mais la déchristianisation n’est pas l’unique responsable de cette baisse. Observateur avisé du monde ecclésial, le père Jean-François Thomas, jésuite, note aussi une réticence générale de la jeune génération à s’engager. « On le constate pour les vocations sacerdotales et religieuses mais aussi pour la vie de couple. Les jeunes vivent dans l’incertitude et l’angoisse. Ils sont souvent marqués par des expériences familiales compliquées, peu propices à leur stabilité personnelle », analyse-t-il. Il estime en outre que l’image de l’Église dans la société a été profondément affectée ces derniers temps par les révélations d’abus sexuels. Mais il évoque également des réticences liées au mode de fonctionnement de l’Église :

« La présence au sein des paroisses de laïcs souvent très autoritaires et qui ont soif de pouvoir peut décourager les jeunes gens. D’autant plus que, depuis le Concile Vatican II, les prêtres ne font que passer dans les paroisses, tandis que les laïcs y demeurent. En outre, beaucoup d’évêques peuvent apparaître parfois comme des fonctionnaires du culte, très timorés, qui ne font que gérer la crise dans leur diocèse, fermant leurs églises et prenant acte de la disparition des communautés religieuses. »

Mgr Bertrand Lacombe, quant à lui, n’a pas fait part de son analyse. Saluant sobrement l’augmentation du nombre d’ordinations, il s’est réjoui de voir « de plus en plus de jeunes et des moins jeunes qui désirent recevoir le baptême, l’eucharistie et la confirmation », ajoutant que « l’Esprit continue de souffler et d’appeler ceux qui, aujourd’hui encore, font ce choix exigeant et si gratifiant de mettre leurs pas dans celui du Christ ». L’archevêque a également souligné que le ratio fidèles/prêtres en France restait stable. Pour le père Jean-François Thomas, le ratio n’est certes pas contestable, mais la question est ailleurs.

« Notre problème majeur est le déclin du nombre de fidèles, dit-il, ainsi que la crise profonde dans laquelle l’Église s’enfonce et de laquelle elle ne pourra sortir qu’au prix d’un retour à la tradition. »

Le rayonnement des « tradis »

Figurant au rang des forces vives de l’Église, cette frange du monde catholique fait l’objet, de la part des instances romaines, d’une persécution que d’aucuns jugent incompréhensible. En 2021, plusieurs documents signés par le pape ou son entourage proche restreignaient la possibilité de célébrer la messe dans le rite traditionnel. Ces jours derniers, Rome bruissait d’une rumeur selon laquelle les proches collaborateurs du pape lui soumettraient prochainement un texte interdisant de manière « stricte, radicale et définitive » la célébration de cette « messe en latin » pour tous les prêtres diocésains. Des décisions qui interrogent d’autant plus que les « tradis » rayonnent très au-delà de leurs communautés et que leur travail bénéficie largement à l’Église de France. Deux sondages récents de La Croix révèlent que 38 % des jeunes catholiques apprécient le rite préconciliaire et près de la moitié des séminaristes diocésains ont fréquenté régulièrement ou occasionnellement une paroisse ou une communauté « tradi ».

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