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Pour le ministère de la justice, le problème du prosélytisme en France ce n’est pas l’islam…

Voici une vidéo sur la laïcité, réalisée par le réseau des référents laïcité citoyenneté de la Direction Inter-Régionale Sud-Est de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (en décembre 2023). Cette vidéo va vous surprendre… (ou pas) :

Les apothicaires face à la loi sur l’euthanasie

Moins connu que le serment d’Hippocrate pour les médecins, le serment des apothicaires est tout aussi important.

D’ailleurs, il est évoqué dans un entretien sur la fin de vie dans le Quotidien du Pharmacien.

Le Professeur Gilles Aulagner, président des Entretiens de Galien et président honoraire de l’Académie nationale de Pharmacie livre son point de vue sur le débat qui entoure le projet de loi sur la fin de vie et la place du pharmacien dans le texte à venir.

Alors que la loi sur la fin de vie est en débat à l’Assemblée nationale, il est important tout d’abord de rappeler, d’une part, que « l’aide à mourir » est un subterfuge lexical qui désigne à la fois le suicide assisté et aussi l’euthanasie avec l’accord du malade et que, d’autre part, la très grande majorité des personnels soignants au contact direct des patients en soins palliatifs, en fin de vie ou en train de mourir sont fermement opposés à ce volet du projet de loi. Il est également important d’examiner l’historique de la profession de pharmacien.

Sa création remonte en effet à août 1353 par la « jurande des apothicaires craignant Dieu » de Jean II le Bon qui a mis en place la base de l’organisation pharmaceutique.

I-Média : Que cache le succès de Cnews ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur les élections européennes avec les interventions de G. Attal et E. Macron qui tentent de sauver la candidate macroniste Valérie Hayer qui peine dans les sondages.

Le dossier du jour aborde la consécration de Cnews comme première chaîne d’info de France devant BFM avec le décryptage de ce succès.

Les pastilles de l’info :

1) Décryptages : Attaques au couteau en Allemagne
2) La novlangue : Il vole une voiture à 14 ans et tue quelqu’un
3) Top ou flop : Complément d’enquête, Depardieu blanchi ?

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Stéphane Bern, le plus royaliste des hommes de médias.

Fête du Sacré-Cœur de Jésus

Vendredi 7 juin, vendredi après le 2e Dimanche après la Pentecôte et solennité le dimanche qui suit, le 9 juin.

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Comme celles de la Sainte-Trinité et du Saint-Sacrement que nous avons célébrées les deux précédents dimanches, la fête du Sacré-Cœur n’a pas pour but de commémorer un événement, mais de méditer sur un des grands mystères de notre foi, et cette fois-ci sur l’amour infini de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour tous les hommes. On sait que cette fête a été demandée par Notre Seigneur lui-même à Sainte Marguerite-Marie, religieuse visitandine de Paray-le-Monial qui vivait au XVIIsiècle. Elle est donc d’institution encore plus tardive que les deux précédentes, et ce n’est d’ailleurs qu’en 1856, donc au siècle dernier, qu’elle a été étendue à l’Église universelle. Elle a été fixée à la demande de Notre-Seigneur au vendredi qui suit l’octave de la fête du Saint- Sacrement, en souvenir du Vendredi saint, car c’est en mourant sur la croix que le Christ a donné la plus grande preuve de son amour pour nous. On en fait généralement la solennité le dimanche suivant, bien qu’elle ne soit pas obligatoire, et elle prend donc la place du troisième dimanche après la Pentecôte. La fête du Sacré-Cœur a comporté plusieurs messes. Celle qui est célébrée actuellement date de 1929, et a été composée à l’occasion de la publication par le pape Pie XI de l’encyclique Miserentissimus sur la dévotion au Sacré-Cœur, grande dévotion des temps modernes. Il s’agit donc dans les chants de cette messe de grégorien récent ; ils sont à peu près contemporains de ceux de la fête du Christ-Roi. Mais il faut reconnaître qu’ils sont moins bien réussis…

Introït : Cogitationes

Le texte de l’Introït de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est tiré du psaume 32 Exultate justi in Domino, que nous avons déjà trouvé à l’Introït du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis ; le rapprochement n’est pas fortuit. Nous avions vu alors que ce psaume est un chant de louange et d’actions de grâce à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Les deux versets qui ont été ici réunis ne se suivent pas dans le psaume. Ils ont été choisis pour l’application qui peut en être faite au Cœur de Jésus.

Cogitationes Cordis ejus in generatione et generationem, ut eruat a morte animas eorum et alat eos in fame.
Les pensées de son Cœur demeurent d’âge en âge ; ainsi il arrache leurs âmes à la mort et les nourrit pendant la famine.

Les pronoms de la deuxième phrase désignent dans le psaume (le contexte le montre) ceux qui craignent le Seigneur et se soumettent à sa volonté. Ils s’appliquent ici à tous les hommes rachetés par le sang du Christ et nourris par son Eucharistie. La mélodie nous ramène curieusement en plein Carême. L’intonation est exactement celle du Graduel Tribulationes cordis mei du deuxième dimanche de Carême, dont le texte est tiré du psaume 24 comme celui du Graduel de cette messe. Le reste de l’Introït emprunte surtout ses formules à l’Introït Lætare du quatrième dimanche de Carême, dont nous retrouvons ici le caractère joyeux et très affirmatif avec une nuance de douceur à la fin. Bien entendu le verset de cet Introït est le début du psaume 32 :

Exsultate justi in Domino, rectos decet collaudatio.
Justes exultez pour le Seigneur, la louange convient à ceux qui ont le cœur droit.

Graduel : Dulcis et rectus

Le texte du Graduel de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est emprunté au psaume 24 qui est un des principaux psaumes de l’Avent et du Carême. C’est la prière du pécheur qui se repent et se confie à la miséricorde divine. Au milieu de sa prière il s’interrompt pour contempler cette bonté infinie du Seigneur qui se manifeste à ceux qui reviennent vers lui :

Dulcis et rectus Dominus ; propter hoc legem dabit delinquentibus in via. Diriget mansuetos in judicio, docebit mites vias suas.
Le Seigneur est doux et juste. C’est pourquoi il donne au pécheur égaré une règle de conduite. Il guide ceux qui sont dociles dans l’accomplissement de sa volonté ; il fait connaître ses voies à ceux qui sont doux.

Ce texte, on le voit, est plein de douceur, cette douceur qui est une qualité du Cœur de Jésus, il va nous le dire lui-même dans l’Alléluia. La mélodie est celle du Graduel Ecce quam bonum du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte, qui chante la douceur de se retrouver ensemble comme des frères dans le temple, avec de grandes courbes gracieuses et très expressives. Elle est très étendue dans la deuxième partie, s’élevant dans l’aigu jusqu’aux extrémités du mode, puis redescendant dans les profondeurs du grave pour une cadence solennelle.

Alléluia Tollite jugum meum

Le texte de l’Alléluia de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est tiré de l’Évangile selon saint Matthieu. Ce sont les paroles que Notre Seigneur adresse à ses disciples, et à travers eux à tous les hommes, pour les inviter à se soumettre à sa loi :

Tollite jugum meum super vos et discite a me, quia mitis sum et humilis Corde, et invenietis requiem animabus vestris.
Prenez sur vous mon joug et suivez mes enseignements, car je suis doux et humble de Cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes.

Ces paroles célèbres nous rappellent les qualités du Cœur de Jésus que nous fêtons aujourd’hui et que nous devons imiter. La mélodie de cet Alléluia est originale, tout au moins n’a-t-elle pas d’équivalent dans le répertoire actuel. Elle est ample et très développée, surtout dans le verset où son étendue dépasse l’octave. Chose curieuse, c’est sur les mots humilis et requiem que ces grandes vocalises s’élèvent avec le plus d’éclat dans l’aigu, en contraste avec le texte qui parle d’humilité et de repos.

Offertoire Improperium

L’Offertoire de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus reprend celui de la messe du dimanche des Rameaux, qui commémorait la passion et la mort de notre Seigneur Jésus-Christ sur la croix, la plus grande preuve d’amour qu’il ait donné aux hommes. À vrai dire, dans le texte qui figure au missel, l’Offertoire du dimanche des rameaux est amputé de ses deux dernières phrases, ce qui nous paraît incompréhensible, ces phrases étant le sommet de la pièce et tout à fait accordées au mystère de cette fête, demandée par Notre Seigneur spécialement en réparation pour l’indifférence que les hommes opposent à son amour ; or c’est précisément la soif d’une réponse généreuse à cet amour qu’exprime la dernière phrase.
Le texte est extrait du psaume 68 qui est, comme le psaume 21, un des grands psaumes prophétiques de la passion, annonçant tout spécialement la solitude du Christ et l’abandon de tous ses amis :

Improperium exspectavit cor meum et miseriam, et sustinui qui simul contristaretur et non fuit ; consolantem me quæsivi et non inveni ; et dederunt in escam meam fel, et in siti mea potaverunt me aceto.
Mon cœur s’est attendu à l’outrage et au malheur ; j’ai espéré quelqu’un qui s’attristât avec moi, mais il n’y a eu personne ; j’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé ; pour nourriture ils m’ont donné du fiel, et pour étancher ma soif ils m’ont abreuvé de vinaigre.

La mélodie exprime parfaitement cette souffrance. Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds ; de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement. Cette mélodie culmine à l’aigu dans la dernière phrase sur le mot siti la soif, qui éclate comme un cri. Ce n’est pas seulement la soif physique dont il est question ici, mais la soif d’une réponse généreuse à l’amour infini dont notre Seigneur a fait preuve en mourant pour nous.

Communion Unus militus

L’antienne de Communion de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est très courte, et ressemble plus à une antienne de l’office qu’à un chant du propre de la messe. Le texte est tiré de l’Évangile du jour dans le récit de la passion selon saint Jean :

Unus militum lancea latus ejus aperuit, et continuo exivit sanguis et aqua.
L’un des soldats lui ouvrit le côté d’un coup de lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.

L’Église voit dans l’eau et le sang coulant du Cœur de Jésus transpercé par la lance la figure du baptême et de l’Eucharistie, qui répandent sur nous les grâces acquises par son sacrifice. La mélodie de cette petite antienne est simple et légère, soulignant bien les articulations du texte.

L’offertoire de la fête du Sacré-Cœur reprend celui de la messe des Rameaux, qui commémorait la passion et la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix, la plus grande preuve d’amour qu’il ait donné aux hommes. Dans le texte qui figure au missel, l’offertoire du dimanche des Rameaux est amputé de ses deux dernières phrases.

Les commentateurs de cette pièce sont unanimes pour regretter l’absence de ce verset 22 du psaume 68. « Pour nourriture, ils m’ont donné du fiel et pour étancher ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre ».

Il semble manifeste qu’on a voulu, en 1929, occulter un peu la souffrance de la Passion pour insister sur ce Cœur divin qui est, selon une expression chère à Sainte Marguerite-Marie « Tout aimant et tout aimable ».

Le texte est tiré du psaume 68 qui est, comme le psaume 21, un des grands psaumes prophétiques de la passion, annonçant tout spécialement la solitude du Christ et l’abandon de tous ses amis.

La mélodie exprime parfaitement cette souffrance. Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds : de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement ; Cette mélodie culmine à l’aigu dans la dernière phrase sur le mot sítila soif, qui éclate comme un cri. Ce n’est pas seulement la soif physique dont il est question ici, mais la soif d’une réponse généreuse à l’amour infini dont Notre Seigneur a fait preuve en mourant pour nous.

Je vous propose d’écouter cet offertoire Impropérium, un des grands chefs d’œuvre du chant grégorien, dans son intégralité.

Impropérium exspectávit cor meum et misériam,
Mon cœur s’est attendu à l’outrage et au malheur,

Et sustínui qui simul contristarétur et non fuit ;
J’ai espéré quelqu’un qui s’attristât avec moi, mais il n’a eu personne ;

Consolántem me quæsívi et non invéni ;
J’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé ;

Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds, de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement. C’est peut-être, comme l’affirmait le regretté Yves Gire, la pièce la plus douloureuse de tout le répertoire.

La liturgie et les autorités : Melchior Hittorp (1525-1594)

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Lorsqu’on entreprend une recherche dans les domaines scientifique et humaniste, il est toujours bon de se baser sur le consensus fourni sur un sujet donné par les autorités, en entendant par ce mot les témoignages de sources considérées comme hautement fiables sur un certain thème. Cela dit, il ne faut pas exagérer notre “dévotion” aux experts car eux aussi peuvent certainement faire des erreurs. Cependant, il est utile de consulter ces sources qui, à la lumière des développements historiques ultérieurs, semblent être les plus fiables.

Pour la liturgie, cet argumentum ab auctoritate se manifeste par l’observation de son développement organique, des premiers témoignages aux développements récents. Cela signifie qu’il faut regarder ce que l’on a et remonter à sa source historique, tandis qu’il est plus dangereux d’aller chercher dans les “origines” ce que l’on n’a pas pour le reproduire dans le présent comme si des siècles d’histoire liturgique n’avaient rien signifié. Cette attitude teintée de jansénisme a été utilisée assez souvent au cours des dernières décennies, où un certain archéologisme a envahi les diverses réformes liturgiques. Pie XII s’en est inquiété dans Mediator Dei, un texte qui par ailleurs encourage le mouvement liturgique alors en plein essor. À un certain point, il parle d’“archéologisme” et offre cette évaluation :

Il est certainement sage et louable de remonter avec l’esprit et l’âme aux sources de la sainte Liturgie, car son étude, en revenant aux origines, aide beaucoup à comprendre le sens des fêtes et à enquêter avec plus de profondeur et d’exactitude sur le sens des cérémonies ; mais il n’est certainement pas aussi sage et louable de tout réduire de manière indiscriminée à l’ancien. Ainsi, par exemple, il est erroné de vouloir redonner à l’autel son ancienne forme de table ; de vouloir éliminer la couleur noire des vêtements liturgiques ; d’exclure des temples les images et les statues sacrées ; d’effacer dans la représentation du Rédempteur crucifié les douleurs aiguës qu’Il a souffertes ; de rejeter et de condamner le chant polyphonique même lorsqu’il est conforme aux normes émises par le Saint-Siège. De même qu’aucun catholique sensé ne peut refuser les formulations de la doctrine chrétienne composées et décrétées avec grand avantage à une époque plus récente par l’Église, inspirée et guidée par le Saint-Esprit, pour revenir aux anciennes formules des premiers Conciles, ou peut répudier les lois en vigueur pour revenir aux prescriptions des anciennes sources du Droit Canonique, de même, lorsqu’il s’agit de la sainte Liturgie, celui qui voudrait retourner aux anciens rites et usages en rejetant les nouvelles normes introduites par la Providence Divine et par les circonstances changeantes ne serait pas animé par un zèle droit et intelligent. Cette manière de penser et d’agir fait revivre en effet l’excessif et malsain archéologisme suscité par le concile illégitime de Pistoia, et s’efforce de rétablir les multiples erreurs qui furent les prémisses de ce conciliabule et qui le suivirent avec un grand dommage pour les âmes, et que l’Église, gardienne vigilante du ‘dépôt de la foi’ confié par son Divin Fondateur, condamna à juste titre. De telles propositions et initiatives déplorables tendent à paralyser l’action sanctificatrice par laquelle la sainte Liturgie oriente salutarement vers le Père céleste les enfants d’adoption.

En bref, le Pape était très clair sur ce point : étude du développement organique, pas tentative de manipulation génétique. Il ne faut pas aller à la recherche d’un passé mythique, mais observer le développement organique qui nous ramène aux choses anciennes qui expliquent les récentes.

Un érudit important à cet égard fut Melchior Hittorp, né et mort à Cologne au XVIe siècle, où il a terminé ses études de théologie et où il était chanoine de l’Église de Sainte-Marie ad Gradus et à la tête des chanoines dans l’église collégiale de Saint-Cunibert. À la demande de Jacob Pamelius (1536-1587), théologien belge, il écrivit Vetustorum ecclesiæ patrum libri varii de divinis catholicæ ecclesiæ officiis, un texte contenant une collection de divers auteurs, en particulier du Moyen Âge (1). Il publia ensuite De divinis Catholicae Ecclesiae officiis ac ministeriis Varij vetustorum fere omnium Ecclesiae Patrum libri Quorum nomina uersa Pagina indicabit ad Sanctissimum D.N. Gregorium XIV. P.M.: Ex Isidori Ep. … Bernonis aug. abb. … libris collecti (Rome 1591), dans lequel il collecte également des textes avec une référence spéciale à la liturgie. Il y rassemble aussi les Ordines romani, les ordonnances liturgiques en usage au Moyen Âge et remontant jusqu’aux usages à l’époque de Grégoire le Grand.

En outre, Giovanni Dobreck “Cocleo” (1479-1552) avait déjà publié en 1549 Speculum antiquae devotionis circa Missam et omnem alium cultum Dei ex antiquis et antea numquam evulgatis per typographos auctoribus laboriose collectum (2). Ici aussi, l’auteur collecte des textes d’autorités médiévales. Pourquoi lui et Hittorp faisaient-ils tout cela ? L’un des principaux objectifs était de répondre à l’hérésie protestante et aux graves dangers qu’elle représentait pour la Messe. Matteo Carletti l’expliquait ainsi en 2016 :

Parlons de Luther. Le moine allemand, voulant frapper le sacerdoce, porta un coup fatal à toute l’Église. Il savait bien qu’en l’absence de prêtre, le sacrifice disparaîtrait aussi, et par conséquent la victime, et donc la source de toutes les grâces de l’Église. Luther était convaincu qu’il n’y avait pas de différence substantielle entre les prêtres et les laïcs, mais que tous constituaient un ‘sacerdoce universel’. C’était le premier des ‘trois murs’ entourant l’Église que, selon Luther, devaient être abattus. ‘Si un Pape ou un évêque,’ soutenait Luther, ‘donne l’onction, fait des tonsures, consacre ou donne une robe différente aux laïcs ou aux prêtres, il crée des tromperies.’ En fait, tous sont consacrés dans le Baptême, et donc il ne peut y avoir un sacrement spécial pour les prêtres. Le deuxième mur à abattre était la transsubstantiation. Dans la messe luthérienne, l’idée de ‘sacrifice’ est totalement rejetée, ainsi que celle de victime et de présence réelle. Seule demeure la présence spirituelle, un souvenir, à tel point que la messe ne peut plus être indiquée comme un Sacrifice mais seulement avec les termes de Communion, Cène, Eucharistie. Selon les mots de l’Évangile ‘là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux,’ se réalise la vraie et unique Messe. C’est pourquoi Luther rejeta immédiatement la célébration de messes privées car elles manquaient de communion avec le peuple. Pour Luther, l’Eucharistie était un ‘sacrement du pain’ et non plus un Sacrifice, considéré désormais comme un élément de corruption. Le troisième obstacle était la valeur expiatoire du Sacrifice de la Messe. Toujours selon le moine rebelle, l’Eucharistie est un ‘sacrifice de louange’ mais non un ‘sacrifice d’expiation.’ Donc, pour Luther, le seul but de la messe devient uniquement de rendre grâce à Dieu. C’est dans cette optique que certains protestants parlent encore aujourd’hui de ‘Sacrifice,’ mais pas comme un Sacrifice qui remet les péchés, mais comme un simple remerciement pour l’œuvre de Dieu.

Ainsi, le travail d’érudits comme Hittorp et Cocleo n’était pas un simple archéologisme, mais un retour pour démontrer l’enracinement du rite catholique dans la tradition. Certes, il ne faut pas non plus être parmi ceux qui font de l’archéologisme sous prétexte de tradition, la tradition est quelque chose de bien plus élevé et de bien plus grand que certains voudraient le faire croire.

Il faut veiller à ce que les recherches dans le domaine de la liturgie ne soient pas motivées par une mentalité quasi psychanalytique, cherchant dans les recoins de l’histoire certains mécanismes désormais perdus pour nous racheter des péchés du moment présent. Si, par l’intermédiaire des autorités, nous sommes capables d’apprécier le développement organique, même ces débuts lointains, souvent mythifiés par certains, acquièrent une lumière particulière qui révèle la solidité des fondations.

(1) MERSHMAN, F. (1910). Melchior Hittorp. Dans The Catholic Encyclopedia. New York : Robert Appleton Company. Récupéré le 11 octobre 2021 de New Advent : http://www.newadvent.org/cathen/07380a.htm.

(2) CATTANEO, Enrico (1992). Il culto cristiano in occidente. Note storiche. Roma : Centro Liturgico Vincenziano : 327.

Jean-Frédéric Poisson dénonce la loi de la honte

Jean-Frédéric Poisson, président de Via, ancien député et candidat souverainiste aux européennes, dénonce la loi sur l’euthanasie actuellement débattue à l’Assemblée

Emmanuel Macron évoque un risque de blocage au parlement européen à cause des droites nationales : il a raison !

Emmanuel Macron s’est exprimé de manière caricaturale mais le fond de ses propos montre sa réelle inquiétude : celle de voir pour la première fois une très forte représentation des droites nationales et opposée au fédéralisme européiste avec un vrai pouvoir de créer des minorités de blocage :

Si l’extrême-droite réalise un score important, “l’Europe peut se retrouver bloquée”, a-t-il alerté. Plus puissante, l’extrême-droite pourrait alors obtenir au Parlement européen “une minorité de blocage”. “Ce sont des gens qui vous donneront la chloroquine ou le vaccin Spoutnik”, a-t-il affirmé.

Les Pays-Bas votaient aux européennes aujourd’hui et donnnet raison à Macron. Selon un sondage sorti des urnes, le parti de Geerts Wilders serait en très forte progression et multiplirait par 7 le nombre de ses députés européenns, passant de 1 aux élections de 2019 à 7 en 2024.

Selon un sondage réalisé jeudi à la sortie des urnes, le parti d’extrême droite de Geert Wilders a réalisé des gains importants et se trouve au coude à coude avec une alliance de centre-gauche lors des élections européennes. Les Néerlandais étaient les premiers à se rendre aux urnes dans l’UE, mis à part les électeurs de pays dans lesquels le vote anticipé a été mis en place, comme le Portugal.

Signe avant-coureur d’une forte progression électorale de la droite dure dans l’Union européenne, le sondage prévoit que le Parti pour la liberté de Geert Wilders remporte sept sièges, contre un seul lors de la précédente législature.”

Pour bien comprendre les enjeux des élections en France, les électeurs doivent bien comprendre l’importance qu’il y a à envoyer le maximum de députés issus des deux partis de droite nationale que sont le RN et Reconquête!

Sans surprendre nos lecteurs, il faut rapeller que le RN est assuré d’obtenir autour de 30 députés. En revanche, si Reconquête et Marion Maréchal ne font que 4,9%, cela ne donnera aucun député de plus au RN. En revanche, à 5,1%, ce sont 5 députés ou plus qui entreront au parlement européen pour venir abonder cette droite nationale et souverainiste qui mance l’Europe fédéraliste de Macron…

Julien Rochedy : “Bardella et Marion sont l’avenir de la politique française. Ils seront nécessairement amenés à travailler ensemble”

Toujours inspiré par la nécessaire union des droites, Julien Rochedy livre son choix et pour les européennes, dans une analyse proche de ce que nous écrifvions dès mars 2021 :

Après avoir hésité entre Marion Maréchal et Jordan Bardella, j’ai décidé de voter pour la liste de Marion et je vous invite à faire de même lors des élections européennes qui ont lieu dimanche.

Au-delà de l’amitié que j’ai pour elle, au-delà du fait que c’est une fille super et surtout de confiance – ce qui n’est pas rien –, je pense que voter pour elle, c’est faire une pierre deux coups, c’est-à-dire, d’une certaine façon, aussi voter pour Bardella.   Je m’explique.

Le RN a absolument besoin d’un parti sur sa droite pour gagner les prochaines élections présidentielles. Elle ne l’avouera pas, mais Zemmour a fait beaucoup de bien à Marine en 2022. Il l’a recentrée. Il a pris les coups pour elle. Il a été au cœur des polémiques à sa place.

Et pour gagner – et mieux : pour gouverner – il faut impérativement des alliés. Dans cette même logique, Bardella aura indéniablement besoin de Marion à l’avenir, comme le RN de Reconquête. 

C’est pourquoi toutes leurs guéguerres sont stupides. En vérité, ils ont besoin les uns des autres.  D’autant que Bardella et Marion sont l’avenir de la politique française, en particulier à droite. Ils seront nécessairement amenés à travailler ensemble un jour ou l’autre pour le pays. C’est pourquoi il faut faire en sorte que la liste de Marion dépasse les 5% car cela conditionne en partie le futur de Reconquête, utile au débat public et… au RN.   Pour ces raisons (entre autres), il faut voter Marion dimanche !

Ciel, les décisions de l’Union européenne ne se prendraient pas dans la plus parfaite transparence!

Si nous ne connaissions pas “L’Express”, nous pourrions jurer que l’article intitulé: “Union européenne: le “Coreper”, ce comité très sélect où se négocient tous les compromis” a été rédigé par des “complotistes” “anti-européens”. Le Coreper, c’est le comité des représentants permanents des pays membres à Bruxelles –  c’est-à-dire des ambassadeurs, censés défendre la politique de leurs pays respectifs. Sauf qu’ici les “ambassadeurs” sont, en réalité, des législateurs – qui font la politique à Bruxelles, mais aussi, par ricochet, dans leur propre pays! Et le très progressiste hebdomadaire a écrit sur ce comité un article qui vaut le détour. En voici quelques extraits:

“Ce système d’ambassadeurs qui légifèrent n’a pas d’équivalent ailleurs”, pointe un observateur qui assiste à leurs délibérations. Mieux, “80% des décisions que l’on dit adoptées par le Conseil des ministres européen ont été en réalité négociées et décidées au préalable par le Coreper”, abonde Marianne Dony, professeur honoraire de droit européen à l’Université libre de Bruxelles. Au minimum, ces ambassadeurs se réunissent une fois par semaine, souvent beaucoup plus.

 

Preuve de leur importance, c’est aux ambassadeurs que les 27 dirigeants ont confié en avril dernier la finalisation de l’Union des marchés de capitaux, un sujet crucial pour les capacités d’investissements en Europe, car les spécialistes des finances n’aboutissaient pas.

C’est sans doute ce que l’on appelle la “démocratie européenne”!

Du “droit de mourir dans la dignité” au devoir de mourir pour les plus fragiles

Un lecteur nous transmet cette vidéo d’un YouTubeur manifestement de gauche posant très bien les enjeux de la loi sur l’euthanasie actuellement en discussion. En particulier, il met bien en lumière la vision de l’homme et de la société en toile de fond du débat – une vision selon laquelle la vie humaine n’a de valeur qu’en fonction de son utilité économique. Et il décrit bien le processus par lequel un droit “qui n’enlève rien à personne” (selon la rhétorique éculée) deviendra rapidement une injection à se suicider pour cesser d’être “un poids”… On rêve (sans trop y croire) que les députés de la Nupes ou de l’aile gauche de la Macronie prennent 20 minutes pour écouter cette vidéo!

Christian Vanneste (ex-UMP) et Benjamin Cauchy soutiennent Marion Maréchal

Ancien député UMP, Christian Vanneste a toujours défendu une vision conservatrice de la politique sans renier sa foi catholique :

Issu du mouvement des Gilets jaunes, Benjamin Cauchy rejoint Debout la France en 2019 puis Reconquête en 2021. Depuis 2022, il s’était retiré de tout engagement partisan :

LR n’arrive à mobiliser que 2 maires pour signer une tribune s’opposant à la répartition des migrants dans les campagnes

Il parait que la force résiduelle de LR, ce sont les élus locaux. A ce titre, LR se targue d’avoir publié une tribune de 3 000 élus pour appeler à voter Bellamy dont Eric Ciotti, Laurent Wauquiez, Gérard Larcher, David Lisnard, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Annie Genevard, Bruno Retailleau, Michèle Tabarot, Olivier Marleix, Arnaud Danjean…sur les 567 222 élus que compte la France.

Et, dans le même temps, LR publie une autre tribune, pour s’opposer à juste titre la répartition forcée des migrants au sein de l’UE. Seuls deux maires LR la signe : quelle force de frappe !  

“Les maires LR Alexandre Avril et Bernard Carayon dénoncent l’hypocrisie du gouvernement qui entend, selon eux, répartir en catimini des migrants dans les zones rurales. Et ils demandent une commission d’enquête parlementaire à ce sujet.

Nous sommes deux maires ruraux de droite, en total désaccord avec la volonté du gouvernement d’imposer la répartition clandestine de migrants dans nos campagnes.

Ce diktat est ancien, depuis le démantèlement de la jungle de Calais par le gouvernement socialiste de François Hollande en 2016, qui souhaitait déjà «assurer une meilleure répartition territoriale de l’offre d’hébergement dédiée aux demandeurs d’asile». Les migrants de Calais ont alors été répartis dans des centres d’accueil sur tout le territoire, parfois ouverts à la hâte et sans consultation des élus : c’est ainsi qu’un tel centre a ouvert à Salbris, cette année-là.

Cette politique de dispersion des migrants, engagée en catimini depuis plusieurs années, s’intensifie brutalement à l’approche des Jeux Olympiques (…)”

Scandale en Loire-Atlantique : la majorité de gauche préfère les migrants aux enfants handicapés

Marion Maréchal dénonce “le p’tit truc en moins pour les enfants qui ont un p’tit truc en plus” en Loire-Atlantique, c’est à dire la suppression du transport scolaire pour les enfants handicapés pour raisons budgétaires :

Extraits de presse sur le sujet qui montrent que c’est l’obsession inclusive qui porte la responsabilité de cette décision :

“À partir de la rentrée 2024, le conseil départemental de Loire-Atlantique ne prendra plus en charge les transports à la demande pour les enfants handicapés habitant près de leur établissement scolaire. À Nantes, c’est le cas des parents de Marin qui, sans alternative, devront prendre leur véhicule matin, midi et soir (…) Cet arrêt de prise en charge repose sur une actualisation du règlement départemental du TEEH, actée par les élus du département jeudi 30 mai en commission permanente, pour des raisons budgétaires. “La décision a été prise dans le contexte du développement de l'”école inclusive” voulue par l’État, pour que davantage d’enfants puissent accéder à l’école de la République sur tout le territoire., rapporte Cécile Chollet, directrice générale des solidarités au Département. Elle explique que la demande de transports de ce type augmente en Loire-Atlantique, territoire dynamique (…) 1 700 familles bénéficient actuellement de ce service en Loire-Atlantique, et entre 500 à 700 familles pourraient ne plus en jouir en septembre prochain“. [source]

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À la rentrée prochaine, le Conseil départemental de Loire-Atlantique ne prendra plus en charge le transport scolaire pour 450 familles d’enfants handicapés. Elles recevront à la place une indemnité kilométrique. Une mesure qui passe mal auprès des familles (…)

Tous les matins, Louise part à l’école avec Titi, un minibus qui transporte les élèves handicapés en Loire-Atlantique. “Elle a toujours le sourire aux lèvres au moment de monter dedans”, raconte Caroline, la maman de la fillette, âgée de 9 ans et atteinte de trisomie 21. Pour ses parents, qui travaillent tous les deux, c’est du temps de gagné. Et un peu de répit aussi : “Ce n’est pas un privilège. Moi, j’échange volontiers le handicap de ma fille contre tous nos privilèges”, explique Rémy, le papa (…)

Rémy, le papa, renchérit : “Ce temps-là de transport, on ne l’a pas. Il est déjà mangé par le handicap de Louise qui demande des adaptations, qui demande de l’emmener à ses rendez-vous médicaux et qui demande aussi des organisations de temps de travail. Et tout ça rajoute… des emmerdes, pardon. Sans doute qu’il y aura des moments où on devra choisir entre travailler ou emmener Louise à l’école.”

Pour ces parents, “c’est une mission du Département que d’assurer le transport de ces enfants.” Et le père affiche sa colère : “Quand on fait un budget, on fait des choix. Et on fait des choix toujours sur le dos des mêmes en se disant que ce n’est pas grave, que les petits handicapés coûtent trop cher et ne sont pas très productifs.” (…)

Il n’empêche, la petite phrase d’Ombeline Accarion, vice-présidente en charge du handicap, qui a demandé à ces parents de “faire un effort” passe mal : “On a déjà l’impression de faire des efforts sans arrêt !”, rétorque Caroline. “On avait une mesure de soutien pour notre vie quotidienne, pour le fonctionnement de la famille et là, boum, on nous remet la tête sous l’eau. Ça devient vraiment très dur.” [source]

Et cela ne surprendra personne d’apprendre que le président PS du Conseil départemental de Loire-Atlantique, Michel Ménard, est un immigrationniste qui préfère donc s’occuper des migrants en situation illégale que des personnes handicapées :

Le socialiste Michel Ménard, président du Département de Loire-Atlantique, réagit à l’adoption du projet de loi immigration par l’Assemblée nationale et le Sénat : (…)  Qu’en est-il de l’avenir des mineurs non-accompagnés (MNA), confiés aux Départements au titre de la protection de l’enfance, à leur majorité ? Après des mois voire des années d’accueil, de protection, d’intégration, d’éducation, ils verront leur parcours brisé par une obligation de quitter le territoire. Alors que la régularisation de ces jeunes en formation ou bénéficiant d’une offre d’emploi, en alternance ou en apprentissage, serait une mesure de solidarité nationale et d’inclusion sociale. Et de conclure :  Ce texte bafoue notre devoir d’humanité, d’égalité, de fraternité ».

“Un p’tit truc en plus” : le p’tit détail passé inaperçu qui fait référence à l’élimination par avortement des personnes handicapées

Le spectateur attentif du film “Un p’tit truc en plus“, qui remporte un grand succès populaire, aura peut-être remarqué un détail troublant juste avant la fin : le centre qui accueille les personnes atteintes de handicap se situe place Simone Veil.

Est-ce est-ce l’intention du réalisateur que de souligner la schizophrénie de nos sociétés modernes qui alertent sur l’exclusion des personnes porteuses de handicap tout en rendant témoignage à celle qui symbolise leur élimination légale par millions avant la naissance ? Aleteia consacre un article à ce point de détail :

“(…) Dans le film Un p’tit truc en plus, personne, à notre connaissance, n’a relevé une étonnante plaque de rue (…) Il est temps, en effet, de cesser de tourner autour du pot. Au moment du happy end (ce n’est pas révéler grand-chose d’écrire cela à propos d’une comédie), la caméra dévoile l’adresse du lieu où les principaux personnages fêtent Noël : “Place Simone-Veil”. Oui, c’est place Simone-Veil que se vit ce dénouement joyeux, qui rassemble en un même lieu, dans la pure tradition théâtrale, toute la communauté dont les tensions ont fait l’intrigue. C’est place Simone-Veil que des acteurs porteurs d’un handicap mental témoignent d’une joie de vivre qui fait aujourd’hui défaut à tant de personnes aussi performantes que suicidaires. Quelles que soient les intentions du cinéaste, il est difficile de ne pas être frappé par ce détail énorme. La chose serait-elle passée inaperçue, si le film s’était clos par une formule explicite : “Ce film est dédié à Simone Veil” ? Au moment du dénouement, la plaque vaut pourtant presque dédicace. Est-ce un pied-de-nez à une logique exclusivement abortive ? Est-ce au contraire, de manière beaucoup plus tirée par les cheveux — et nettement plus consensuelle —, un bizarre hommage à une rescapée du nazisme partisan de l’eugénisme ?

Impossible de ne pas chercher un sens

On connaît l’éternelle question de l’élève qui veut tester son professeur de lettres, au milieu d’une analyse textuelle approfondie : “Est-ce que l’auteur y a pensé ?” Manière de renvoyer l’étude littéraire au rang des hypothèses incertaines, voire des élucubrations vaines. Il ne reste alors qu’un pas à franchir pour faire d’une œuvre un pur fruit du hasard, auquel des imposteurs ou des naïfs s’évertuent à donner un sens a posteriori (…) C’est pourquoi il nous semble impossible de ne pas chercher un sens à cette plaque Simone-Veil. Si on refuse d’y voir une forme d’irrévérence d’Artus, l’explication la plus rationnelle devient alors celle d’un clin d’œil de l’Esprit saint.

Viktor Orbán fustige George Soros et les « spéculateurs de guerre » dans un discours en faveur de la famille et de la paix

À une semaine des élections au Parlement européen, le très populaire Premier ministre hongrois Viktor Orbán a exhorté des dizaines de milliers de partisans « pro-paix » à rejeter les candidats soutenus par la Troisième Guerre mondiale et George Soros et à voter pour son alliance Fidesz-KDNP.

“Nous ne sacrifierons pas de jeunes Hongrois pour que les spéculateurs de guerre puissent s’enrichir. Nous rejetons le plan de guerre qui a été conçu pour l’argent, pour l’acquisition d’actifs en Ukraine et pour les intérêts des grandes puissances”.

M. Orbán a prononcé ces paroles fortes depuis l’île Sainte-Marguerite, située au milieu du Danube, dans la capitale du pays, Budapest. Le média Hungary Today a décrit l’événement comme une démonstration de

« force et d’unité dans la défense des valeurs chrétiennes conservatrices, contre l’idéologie du genre, la rhétorique guerrière ou la société ouverte ».

Plusieurs médias ont rapporté que Facebook avait temporairement interdit le discours en affirmant qu’il

« partageait des symboles associés à des personnes et des organisations classées comme dangereuses ».

M. Orbán a passé une grande partie de son temps à dénoncer les efforts de M. Soros, qu’il a mentionné à six reprises.

“La gauche hongroise est à la solde de George Soros.” Il finance leurs médias et leurs listes électorales sont remplies de ses membres”. “Nous, du côté national, n’avons pas l’intention d’obéir aux généraux du plan Soros à Bruxelles.

M. Orbán a été quelque peu le seul en Europe à appeler à un cessez-le-feu dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Dans son discours, il a noté que le Vatican ainsi que le Premier ministre slovaque Robert Fico sont également en faveur d’une solution pacifique. Mais il a également déclaré que d’autres victoires politiques devaient être remportées avant qu’une véritable paix puisse être gagnée.

“Beaucoup de gens croient que le mal n’existe pas. Mais le mal est à l’origine des guerres mondiales. Nous ne devons pas lui céder ! Le temps de l’exorcisme est venu. Soit nous gagnons, soit ils gagnent. Il n’y a pas de troisième voie – seulement une troisième guerre mondiale. Montrons à Soros où vit le Dieu des Hongrois !

M. Orbán a également établi des liens entre le conflit et le chaos politique plus large qui règne dans l’ensemble de l’Europe.

“Les grandes guerres ne viennent pas de nulle part. Crise économique, pénurie de matières premières, concurrence des armes, pandémies, faux prophètes, tentatives d’assassinat, ombres sinistres tout autour de nous. C’est comme ça que ça commence”. “Pour que Bruxelles comprenne aussi : Pas de migration ! Pas de sexe ! Pas de guerre !”

M. Orbán a ensuite souligné la conséquence qu’une escalade en Ukraine pourrait avoir sur l’Europe et le fait qu’il pourrait ne pas être si différent de ce qu’elle a connu il y a un siècle.

“Les partisans de la guerre sont devenus ivres. Ils veulent vaincre la Russie, comme cela a été tenté lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Ils sont même prêts à affronter tout l’Orient”. “Lors de la Première Guerre mondiale, nous avons perdu les deux tiers de notre pays. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les forces prêtes au combat de l’armée hongroise ont été détruites sur le sol étranger.

« Nous ne ferons pas la guerre ». “Nous n’irons pas à l’Est pour la troisième fois, nous n’irons pas sur le front russe une nouvelle fois. Nous y sommes déjà allés et nous n’avons rien à y faire”.

M. Orbán a conclu ses remarques percutantes sur une note optimiste en espérant que les États-Unis donneront la victoire à Donald Trump sur Joe Biden dans le courant de l’année.

Des pays d’Afrique et du Moyen-Orient reprochent au directeur de l’OMS de promouvoir un groupe militant pour l’avortement

L’Égypte, le Sénégal et d’autres pays ont fustigé la décision du directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus d’accorder au Centre radical pour les droits reproductifs un statut officiel auprès de l’OMS en tant qu’acteur non étatique.

Le Center for Family & Human Rights (C-Fam) rapporte que lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’OMS le 3 juin à Genève, en Suisse, un délégué égyptien a répondu à l’appel de M. Ghebreyesus de donner au Center for Reproductive Rights (CRR) pro-avortement un statut officiel au sein de l’OMS, en déclarant que l’intervention était « trompeuse ».

« Nous ne parlons pas ici d’interventions vitales sur des femmes enceintes, acceptées et autorisées dans la plupart des États membres », a-t-il déclaré, mais plutôt d’« avortement sur demande » et d’interventions transgenres fondées sur l’« autodétermination subjective ».

M. Ghebreyesus a imploré les États membres du Conseil exécutif de l’OMS d’approuver le statut officiel du CRR, affirmant à tort que l’avortement était nécessaire pour réduire le taux de mortalité maternelle. Comme l’a expliqué Michael New, professeur à l’Université catholique d’Amérique, les études qui prétendent montrer un lien entre les lois pro-vie et l’augmentation du nombre de décès maternels sont erronées.

« Dans l’ensemble, un grand nombre de données internationales montrent que les lois pro-vie sont compatibles avec de bons résultats en matière de santé maternelle ». “La Pologne, qui possède l’une des lois pro-vie les plus protectrices d’Europe, affiche également l’un des taux de mortalité maternelle les plus bas d’Europe. Avant la légalisation de l’avortement en 2018, l’Irlande affichait des taux de mortalité maternelle, d’insuffisance pondérale à la naissance et de cancer du sein inférieurs à ceux de l’Angleterre, du Pays de Galles et de l’Écosse ». « De même, des recherches universitaires utilisant des données du Chili montrent que les taux de mortalité maternelle ont continué à baisser après que des protections pour les enfants à naître ont été promulguées en 1989. »

Un délégué américain a appelé les délégations à « faire confiance à l’Organisation mondiale de la santé en tant qu’organe technique ». Le délégué égyptien a accusé les États-Unis, dont les délégués ont poussé à l’acceptation du CRR, de politiser l’OMS, notant que si Donald Trump était élu une seconde fois, la « position des États-Unis reflétée dans cette salle changerait. »

La proposition d’inclure le CRR a été rejetée par tous les délégués africains, les États du Golfe et l’Organisation de la coopération islamique. Les délégués favorables à l’avortement qui ont soutenu la reconnaissance du CRR venaient d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique latine et d’Asie.

C-Fam rapporte que « [l]orsqu’il est devenu clair que plus d’une douzaine de pays voteraient contre la demande du CRR, Tedros les a suppliés d’approuver la demande sous condition pour une année seulement ».

Rebecca Oas, directrice de recherche à C-Fam, a commenté les pressions exercées par le chef de l’OMS pour reconnaître le CRR :

« Le Dr Tedros prétend que l’OMS ne forcera pas les pays à faire ce qu’ils ne veulent pas faire, mais c’est précisément la mission du CRR : forcer les pays à libéraliser leurs lois sur l’avortement ».

Le 4 juin, le Conseil exécutif de l’OMS a reconnu le CRR comme étant « en relations officielles » avec l’OMS en tant qu’acteur non étatique par un vote serré de 17-13 et quatre abstentions.

Le CRR, basé aux États-Unis, décrit sa mission comme étant de « veiller à ce que les droits reproductifs » – c’est-à-dire l’avortement – « soient protégés par la loi » en tant que « droits de l’homme fondamentaux ». Il se targue d’avoir « participé à toutes les grandes affaires d’avortement devant la Cour suprême des États-Unis depuis sa création » en 1992, et d’avoir « renforcé » les lois et politiques en faveur de l’avortement « dans plus de 65 pays sur les cinq continents ». Le CRR est l’une des organisations qui devrait recevoir des millions de dollars de Melinda Gates dans le cadre d’un énorme engagement d’un milliard de dollars en faveur d’organisations pro-avortement et féministes. Bill et Melinda Gates figurent depuis des années parmi les principaux donateurs de l’OMS.

La fine fleur de la broderie : Une exposition sur l’art sacré à Moulins

Depuis plusieurs années, les visitandines confient leurs trésors au musée de la Visitation de Moulins (03) qui prend soin de mettre en valeur les pièces qui lui sont mises en dépôt. Avec le support de la ville, du département et de la région, il dévoile ainsi les magnificences de l’art sacré que des religieuses talentueuses ont réalisé pendant des siècles dans le silence et pour la plus grande gloire de Dieu. Cette politique permet d’éviter que tout un patrimoine soit dilapidé dans des ventes aux enchères ou détruit dans les placards par l’usure du temps.

Les collections de la Visitation sont particulièrement remarquables du fait des riches dotations dont l’ordre a bénéficié tout au long de son histoire et du génie artistique de plusieurs des religieuses. Devant l’ampleur des collections réunies et grandissantes, le musée organise, en plus de ses salles permanentes, des expositions consacrées à des matériaux ou objets (vases sacrés, paramentique, reliquaires, etc.), des grandes figures de l’ordre (saint François de Sales, la duchesse de Montmorency, etc.). Pour l’édition 2024, c’est le thème de la broderie qui a été retenu et les visiteurs peuvent découvrir, à l’hôtel Demoret, les très riches collections de broderies. Points au fil d’or, riches peintures à l’aiguille, décors en soies polychromes, tous les éléments manifestent la foi de ces moniales pour lesquelles rien n’était assez beau pour glorifier leur Créateur à travers des chasubles et chapes devenues de véritables œuvres d’art.

Exposition La fine fleur de la broderie

Œuvres inédites du musée de la Visitation

Mai – décembre 2024

  • Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
  • Le dimanche et jours fériés de 15h à 18h

83 rue d’Allier

03000 Moulins

musee-visitation.eu

L’amendement visant à exclure le handicap mental du dispositif d’aide à mourir a été rejeté en commission, au prétexte que cela représenterait une discrimination !

Alors que l’avortement est permis jusqu’à la naissance pour les enfants porteurs de handicap, la même fin sinistre se profile, à l’occasion de la discussion de la loi sur l’euthanasie. Aussi 75 parents de personnes porteuses de handicap mental appellent dans Le Figaro à exclure formellement tous ceux touchés par une déficience intellectuelle du texte :

[…] Que nul ne vienne prétendre que ces personnes ne risquent pas d’en être victimes. Le critère d’«affection grave et incurable», mentionné dans le projet de loi actuel, n’est-il pas littéralement le même que celui qui permet aujourd’hui l’avortement «thérapeutique» des enfants porteurs de trisomie 21 jusqu’à la veille de leur naissance ? L’euthanasie pour seul motif de déficience intellectuelle n’est-elle pas déjà pratiquée aux Pays-Bas ? L’amendement d’une députée visant à exclure le handicap mental du dispositif d’aide à mourir n’a-t-il pas été rejeté en commission, au prétexte – hypocrisie suprême ! – que cela représenterait une discrimination pour ces personnes ? Jacqueline Herremans, présidente belge de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, n’avait-elle pas dénoncé en 2016 la «terrible responsabilité des parents qui décident de la naissance d’un enfant trisomique», «vis-à-vis de l’enfant, de sa fratrie, et de la société» et trouvé «fabuleux que l’on puisse éviter de créer du malheur» en éliminant ces enfants ?

Le projet de loi débattu actuellement est bien une menace réelle pour eux. Ces personnes ont besoin d’être aidées dans toutes les tâches de la vie courante, d’être accompagnées de près médicalement et humainement, d’être soutenues financièrement. Demain, il sera insinué qu’ils sont un poids pour leur entourage et pour la société et que ce serait plus simple pour tout le monde et plus «digne» pour eux, de mettre fin à leurs jours plus tôt que prévu. Quid enfin du message envoyé au personnel médical ? Ce projet d’«aide active à mourir» incitera tout le monde à céder au désespoir, à la pression sociale ou aux restrictions budgétaires, et à baisser les bras en mettant volontairement fin à une vie jugée trop encombrante.

Nos proches porteurs de déficience intellectuelle ne demandent rien d’autre qu’à être entourés et protégés, comme ils l’ont accepté durant toute leur vie. Ils prennent les choses comme elles viennent, avec leur innocence. Ils n’ont pas toujours la faculté de prendre une décision libre et éclairée et peuvent répondre «oui» pour faire plaisir, quand on leur pose une question. […]

Lecture (c)Hatier

Plutôt que d’interdire l’école à la maison et de restreindre l’enseignement libre, le gouvernement devrait surveiller les manuels utilisés par l’école gratuite, laïque et obligatoire :

La femme du nouveau directeur général de l’ARCOM est directrice d’un think tank pro-migrants

Le directeur de l’ARCOM a nommé directeur général Alban de Nervaux.

Il est l’époux de Laurence de Nervaux, directrice du think thank Destin Commun qui planifie l’implantation de migrants en ruralité. Son think tank a rendu en avril dernier un rapport qui analyse et conseille l’installation par l’Etat de migrants dans des communes rurales malgré la résistance locale. Destin Commun est financé par L’Open Society de George Soros, l’Agence Française de Développement, Greenpeace ou encore le Crédit Mutuel.

En choisissant Alban De Nervaux comme directeur général, à l’heure où le pluralisme est scruté et la liberté d’expression malmenée, l’Arcom envoie à nouveau un signal inquiétant quant à sa politisation. On peut facilement imaginer l’influence que peut avoir Soros sur les décisions de l’ARCOM…

A propos d’assassin gauchiste

Outre Robert Fico en Slovaquie, un candidat de l’AfD en Allemagne a été poignardé mardi soir à Mannheim, Bade-Wurtemberg. Il est grièvement blessé, mais hors de danger. L’agresseur, arrêté, aurait agi avec deux complices. Il s’agit de militants d’extrême gauche.

Cette attaque survient peu de temps après une autre agression au couteau par un islamiste dans la même ville, ayant entrainé la mort d’un policier. L’agresseur, un Afghan de 25 ans arrivé en Allemagne en 2014, a sauvagement tué un policier lors de cet incident.

Revoilà Robert Fico, le Premier ministre de Slovaquie

Victime d’un attentat commis par un gauchiste, dans lequel il a bien failli laisser la vie, Robert Fico a diffusé une vidéo pour dire d’abord qu’il pardonne à l’homme qui voulait le tuer et lui a mis cinq balles dans le corps (parce que les responsables sont ceux qui suscitent la haine, comme Soros), et pour réitérer avec force ses positions, celles qui ont conduit à vouloir le tuer.

Il montre que s’il a été physiquement très atteint, il se remet vite et a gardé toute sa vitalité intellectuelle.

Deo gratias

80e anniversaire du Jour J

Pour l’occasion, la Cité de l’Histoire présente son tout nouveau thème «Jour-J», en commémoration du 80e anniversaire du Débarquement de Normandie, rendant ainsi hommage au courage des soldats Alliés.

Au sein de cette nouvelle thématique, se déploie un spectacle en vidéo projection inédit. Ce spectacle d’une grande technicité vise à transporter les visiteurs au cœur de l’action du 6 juin
1944, offrant une expérience immersive et éducative incomparable. En fusionnant images d’archives, sons et émotions, il recrée l’intensité et le dévouement de ceux qui se sont battus pour la liberté.

De nouveaux espaces d’exposition seront inaugurés, mettant en avant les figures emblématiques du Débarquement ainsi que les principaux blindés de l’époque, en partenariat avec World of Tanks, le plus grand jeu vidéo sur les batailles de chars.

Une salle des cartes équipée d’un espace de projection offrira aux visiteurs une perspective stratégique pour revivre les événements du 6 juin 1944 en partenariat avec la maison d’édition
de livres et d’activités jeunesse, Quelle Histoire. Dans le but de rendre l’histoire accessible aux jeunes générations, des maquettes réalisées à l’aide de briques LEGO® et COBI® seront mises en place, accompagnées d’un espace de médiation proposant des activités ludiques et éducatives.

En parallèle, la Frise interactive «Le Couloir du Temps» de la Cité de l’Histoire est repensée pour mettre en lumière cinquante dates clés et images d’archives, permettant ainsi une meilleure
compréhension de la Seconde Guerre mondiale et des opérations de débarquement alliées. Des spectacles déambulatoires exclusifs plongent la Cité de l’Histoire dans l’atmosphère de
la Seconde Guerre mondiale, avec la présentation de véhicules, d’armes et d’artefacts d’époque. Le parcours immersif «La Clef des Siècles» reste inchangé, comprenant 17 salles qui vous permettent de remonter le temps et d’explorer l’histoire de France de manière plus vivante que jamais.

Pour compléter cette expérience immersive, la boutique/ librairie en libre accès de la Cité de l’Histoire propose une sélection variée d’articles sur le thème de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la librairie historique sera enrichie d’ouvrages spécialisés, allant des bandes dessinées aux livres académiques.

L’événement « Jour-J » à la Cité de l’Histoire promet une immersion totale dans l’une des périodes les plus décisives de l’histoire mondiale, offrant une expérience enrichissante pour tous les visiteurs, peu importe leur âge et leur niveau en histoire.

J’ai choisi ce métier pour soigner, pas pour donner la mort

Via a mis en ligne la vidéo d’une infirmière dénonçant le projet de loi sur l’euthanasie:

Le Pape nous demande de prier pour son document sur le Sacré-Coeur

A la fin de son audience du mercredi, le Pape a déclaré:

Nous vivons actuellement ce mois dédié au Sacré-Cœur. Le 27 décembre de l’année dernière a marqué le 350e anniversaire de la première manifestation du Sacré-Cœur de Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque. Cette occasion a marqué le début d’une période de célébrations qui s’achèvera le 27 juin de l’année prochaine. C’est pourquoi je suis heureux de préparer un document qui rassemble les précieuses réflexions des textes magistériels précédents et une longue histoire qui remonte aux Saintes Écritures, afin de reproposer aujourd’hui à toute l’Église ce culte chargé de beauté spirituelle. Je crois que cela nous fera beaucoup de bien de méditer sur les différents aspects de l’amour du Seigneur qui puissent éclairer le chemin du renouveau ecclésial, mais aussi qui disent quelque chose de significatif à un monde qui semble avoir perdu le cœur. Je vous demande de m’accompagner dans la prière, pendant ce temps de préparation, avec l’intention de rendre ce document public en septembre prochain.

La construction du mâle coupable

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

En réfléchissant à ce qui se passe autour de moi, j’observe depuis plusieurs années un phénomène singulier que je n’hésite pas à qualifier de tragique.

Ce phénomène concerne ce que je veux appeler « la construction du coupable ». Il m’est arrivé d’en parler avec des gens de toutes convictions politiques, mais ouverts et éclairés, et ils étaient tous d’accord avec moi pour dire qu’il s’agissait d’une véritable tragédie. En quoi consiste ce phénomène ? En inculquant aux gens l’idée qu’un homme, en tant qu’homme, est coupable de toute façon.

Maintenant, y a-t-il des salauds et des coupables ? Il y en a certainement. Mais l’ensemble de la partie masculine de l’humanité peut-elle être blâmée en masse ?

Bien sûr, il aurait été difficile d’imaginer qu’une telle chose aurait pu se produire il y a seulement quelques décennies. Pourtant, aujourd’hui, les idéologues de la terreur nous enseignent que s’il existe le moindre soupçon à l’égard d’un homme, nous devons adopter la présomption de culpabilité plutôt que la présomption d’innocence. L’homme est coupable précisément parce qu’il est homme. En fin de compte, c’est une sorte de jansénisme révisé, selon lequel l’homme ne peut s’empêcher de pécher, s’il y a un doute, on peut être sûr que l’homme a fait quelque chose.

À qui profite une chose pareille ? Certainement pas aux femmes, celles qui ne sont pas encore intoxiquées par le féminisme pourri qui infecte malheureusement encore nombre d’entre elles. Les femmes intelligentes et libres, dotées d’une vraie liberté, reconnaissent que ce qui se passe aujourd’hui les rend plus seules, car maintenant de nombreux hommes ont complètement peur de tenter même une approche timide. Je parlais il y a quelques jours avec un ami médecin, dont les idées politiques ne coïncident pas avec les miennes, mais qui était d’accord sur le fait qu’aujourd’hui, beaucoup de femmes, suite à l’endoctrinement d’un certain féminisme, sont devenues très agressives, donc le homme qui tente de connaître une le fait à ses risques et périls.

Cet affaiblissement du masculin, d’ailleurs déjà dénoncé dans divers ouvrages comme par exemple par Pascal Bruckner, qui parle de l’homme blanc comme d’un bouc émissaire et de l’époque actuelle comme celle de la transition vers un nouvel obscurantisme, est véritablement un fait d’époque, un changement de paradigme qui aurait fait pâlir Thomas S. Kuhn. Nous sommes à une époque de danger mortel pour notre civilisation car ce fait appauvrit non seulement les hommes, mais surtout les femmes (et bien sûr, l’inverse serait également vrai). Un livre à succès de l’écrivaine militant féministe française Pauline Harmange lance déjà un cri de guerre dans le titre : Je déteste les hommes ! Il semble que ce cri de “l’autrice” ne soit finalement pas si isolé, si le livre est traduit dans plus de 16 langues. Mais une telle attitude est-elle vraiment nécessaire ? C’est vrai, comme je l’ai dit, il y a des hommes cruels mais, s’ils s’en remettent, il y a aussi des femmes cruelles, les femmes ne sont pas exemptes du péché originel. Et s’il est vrai que de nombreux hommes ont ruiné la vie de nombreuses femmes, le contraire est certainement également vrai. Par conséquent, ce à quoi nous devrions aspirer, comme le disait le philosophe français Alain de Benoist, c’est une véritable égalité entre les sexes, mais comprise dans un sens plus vrai et plus profond, c’est-à-dire que les hommes et les femmes puissent avoir des chances égales de développer le potentiel inhérent au sexe de chacun, sans chercher à devenir une mauvaise copie de l’autre.

Contrôler nos frontières terrestres en Europe, c’est possible !

Les parachutistes de l’armée britannique venus célébrer le 80ème anniversaire du débarquement sont contrôlés par les douaniers français après leur saut en parachute. Cela doit donc être possible avec les Syriens, les Maliens et les Afghans…

 

 

Marion Maréchal reçue à Rome par Giorgia Meloni, présidente du conseil des ministres

Selon Europe 1 et Le Figaro, Marion Maréchal a été reçue par Giorgia Meloni, la présidente du conseil des ministres italien, à Rome dans le but de discuter de la recomposition politique au parlement européen après le 9 juin :

À six jours des élections européennes, Marion Maréchal s’est envolée pour l’Italie. À Rome plus précisément, afin de rencontrer ce lundi la chef du gouvernement italien Giorgia Meloni, selon une information d’Europe 1 confirmée au Figaro. Une demi-heure durant, les deux femmes ont échangé sur les équilibres politiques du futur Parlement européen, qui sera renouvelé cette semaine.

Si la tête de liste Reconquête! récolte plus de 5% des voix dimanche 9 juin, – seuil au-dessus duquel elle enverrait des élus à Strasbourg -, ses eurodéputés siégeraient dans le groupe ECR, le même que Fratelli d’Italia (parti de Giorgia Meloni) et Fidesz (parti de Viktor Orban). Portée par des sondages prometteurs, la coalition des «Conservateurs et réformistes européens» pourrait jouer un rôle majeur dans les prochaines années. «Il faut dessiner l’après 9-juin, et le basculement de l’Europe à droite», souligne l’entourage de Marion Maréchal.

«Si les électeurs veulent rompre avec cette politique gérée par la droite, la gauche et les macronistes, il faut donner de la force au groupe des conservateurs. Plus nous aurons de députés Reconquête!, plus nous pourrons faire la bascule», insiste-t-on de même source (…)

En attendant les éventuelles tractations entre partis européens, [Marion Maréchal] est revenue dans nos colonnes sur la bataille qui fait rage avec son concurrent : «Vaut-il mieux élire un 31e eurodéputé RN, qui ne changera absolument rien pour la France et l’Europe dans les années à venir, ou voter pour notre liste le 9 juin et ainsi s’assurer d’avoir des députés européens solides sur les idées et compétents, qui pourront peser tout autant dans la recomposition de la vie politique française que dans le renforcement d’une future majorité à droite au Parlement européen ?»

Gérard Larcher (LR) “ne souhaite pas devenir 1er ministre de Macron” mais avait déclaré dès mars 2021 qu’il voterait pour lui…comme en 2017

Effet Streisand assuré pour LR : pourquoi donc Gérard Larcher se sent-il obligé de déclarer qu’il ne souhaite pas devenir 1er ministre de Macron ?

En voulant tuer cette rumeur, il ne fait que confirmer ce qui se dit dans le microcosme politique depuis des semaines : Macron a besoin de LR pour survivre à la probable déroute électorale du 9 juin et LR ne voit que la solution d’une coalition avec la macronie pour ne pas disparaître avant 2027.

Et si l’hypothèse Gérard Larcher à Matignon est provisoirement écartée, qu’en est-il des solutions Michel Barnier (LR) et François Baroin (LR) également évoquées ?

François-Xavier Bellamy, qui a fait une belle campagne sur ses propres idées, a de plus en plus de mal à être crédible sur ce point précis. Dernier exemple en date, c’est une fois de plus LR qui a évité l’adoption d’une motion de censure à l’assemblée nationale lundi dernier :

Motions de censure: Les Républicains aux abonnés absents. Face au piège tendu par le RN, les élus LR ont préféré rester unis en désertant l’hémicycle (…) Pour la droite, c’était surtout un mauvais moment à passer. Seuls une poignée de députés Les Républicains ont assisté lundi aux débats sur les deux motions de censure déposées par LFI et RN, rejetées sans surprise par l’Assemblée nationale (…) « Il faut que les LR arrêtent de se présenter comme les opposants à Emmanuel Macron, en a aussitôt déduit Marine Le Pen. Ils sont des supplétifs, voire pour un certain nombre des futurs ralliés ».

Il se défend bien mais avec l’énergie du désespoir :

Avait-il besoin de ça ? Alors que sa campagne ne décolle pas (les sondages le placent sous son score de 2019), la tête de liste du parti Les Républicains François-Xavier Bellamy se retrouve à commenter des hypothèses qui brouillent, a minima, son message politique. En cause, les rumeurs qui envoient Gérard Larcher (ou un autre cacique de la droite) à Matignon après les élections européennes.

Le scénario a refait surface dimanche 26 mai à la faveur d’un article fouillé de L’Express, relatant les coulisses de ce qui s’apparente à des pourparlers feutrés entre Emmanuel Macron et le président du Sénat. Le tout sous le regard pragmatique du président des Républicains, Éric Ciotti, pas rétif à l’idée d’un accord de gouvernement en cas de crise politique, à la condition de compter François Baroin dans l’équation pour Matignon.

Trois jours plus tard, ce mercredi 29 mai, la tête de liste se voit dans l’obligation de couper court aux spéculations. « Jamais de la vie, ça n’arrivera », a balayé sur franceinfo l’eurodéputé LR, qui tient à rappeler que son offre politique, comme celle de son parti, se situe bien dans l’opposition. « Ceux qui sont restés, ce sont ceux qui sont fidèles, constants, cohérents. Ce sont nos députés, ce sont nos sénateurs qui, tous les jours, mènent le combat contre le macronisme à l’Assemblée nationale et au Sénat », a-t-il affirmé.

Il faut reconnaître à François-Bellamy qu’il n’a jamais voté Macron : “Moi je n’ai pas non plus voté pour Emmanuel Macron parce que je n’ai jamais cru au macronisme. Je n’ai jamais choisi Emmanuel Macron dans les candidatures qui étaient présentées aux élections présidentielles“, a-t-il affirmé. Ce qui est loin d’être le cas de Valérie Pécresse (madame 20h02 souvenez-vous) et encore moins de Gérard Larcher qui évoquait cette hypothèse dès mars 2021 avant même la présidentielle :

Je voterai Emmanuel Macron. Je ne m’abstiendrai pas. Moi je sais ce qui est le plus à craindre pour les valeurs qui sont les miennes. Je n’aurai aucune hésitation, je l’ai déjà fait en 2017 (…) »

Voici quelques extraits tirés de médias nationaux qui montrent bien que LR serait prêt à franchir le cap après le 9 juin, y compris un Eric Ciotti qui se verrait bien…ministre de l’intérieur :

Laurent Wauquiez serait-il un allié objectif de Gabriel Attal ? On peut raisonnablement le penser. Si le Premier ministre multiplie les rencontres avec les députés LR au nombre de 61, il a, selon nos confrères de La Tribune Dimanche, dîné en tête à tête avec le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes le 15 mai dernier. Lors de ce repas au sommet entre les deux hommes, il fut sans doute question de dissolution ou d’alliances entre leurs deux formations politiques. [source]

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Auprès du HuffPost, un député de droite tente un pronostic. Sur une échelle de 0 à 10, il jauge à 8 la probabilité d’un deal « si Emmanuel Macron ouvre la porte ». (…)D’autant que le président du Sénat, échaudé par la mauvaise manière faite à son poulain lors de la composition de la liste LR, entretient le mystère sur ses intentions.

Dans un entretien accordé en début de semaine à l’AFP (histoire d’être bien lu par le plus grand nombre), Gérard Larcher laisse entendre qu’il est prêt à tirer les conséquences d’une victoire écrasante du RN le 9 juin prochain. « Si réellement l’extrême droite est à 40 % (…) on ne peut pas faire comme si les Français ne nous avaient pas envoyé un message », a-t-il prévenu, affirmant qu’il « tiendra compte » de ce qui ressortira des urnes. « Au-delà de ma seule personne il faut d’abord qu’on fasse le point. Peut-on continuer le cabotage actuel ? C’est la question. Quel est l’intérêt du pays ?  », a-t-il encore interrogé, confirmant avoir parlé avec Emmanuel Macron des résultats des européennes lors d’un dîner discret le 7 mars. On a connu façon plus efficace de démentir des ambitions. [source]

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Emmanuel Macron et Les Républicains : vers un mariage de gré ou de force ? Le scrutin pourrait marquer une rupture à même de créer les conditions d’un accord avec la droite (…) [Le Point]

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En pleine campagne européenne, LR réfléchit et spécule sur son avenir, obligeant François-Xavier Bellamy à se défendre d’une hypothétique future alliance avec la macronie (…) La droite ne facilite pas la tâche de sa tête de liste. Alors que LR devrait avoir un seul objectif ces jours-ci – faire un bon score aux élections européennes après la présidentielle catastrophique de 2022 – l’après 9 juin agite déjà les esprits, autour d’une éventuelle coalition entre Emmanuel Macron et un Premier ministre LR (…)

Quant à Éric Ciotti, il se pose en adversaire de la macronie mais ne dit pas “jamais de la vie”. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il pense”, avoue un dirigeant LR. Un autre glisse : “Je ne dis pas que la possibilité d’être ministre de l’Intérieur ne suscite pas un léger frisson chez Ciotti mais il sait que c’est impossible”, renvoyant tout ça à des “rumeurs” alimentées par les “sarkozystes”. [source]

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Reste que l’idée ne rebute pas tous les LR. Eric Ciotti lui-même, le président du parti, n’a pas cherché à y mettre un coup d’arrêt clair et net. « Nous verrons bien si cette question est posée. A ce moment, elle n’a jamais été posée », a-t-il éludé sur BFMTV. Lors de son élection à la tête des LR, un parlementaire avisé évoquait sa capacité à « surprendre », quant à son rapport à Emmanuel Macron…

Au Sénat, on sent que le sénateur LR des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi, n’est pas le plus hostile à l’idée. Mais pas à n’importe quel prix. « Gérard Larcher à Matignon, ça aurait de la gueule, oui, mais à une condition : que ce soit sur un projet de gouvernement, qui soit négocié, discuté entre les LR et les autres. Et qui ne soit pas simplement faire rentrer un peu plus de ministres LR pour appliquer la même politique », prévient l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui continue : “Que ce soit Gérard Larcher, ou François Baroin, qui est une bonne idée, ok. Mais le problème, c’est sur quelle base, quelle politique, pour faire quoi ? Est-ce qu’on a des marges de manœuvre ?” (…)

Une part des LR est déjà prête à y aller. On en trouve chez les députés. Au Sénat, le sénateur LR Alain Joyandet avait appelé à « une coalition », en janvier dernier, dans Le Point. Il n’a pas changé d’avis. « Evidemment qu’il faut rassembler toute la droite républicaine et le centre, si on veut préparer la prochaine élection présidentielle, avec une chance de figurer au second tour. Ça ne remet pas en cause l’existence des LR, car dans une coalition, on y va avec une association des différentes familles politiques », avance le sénateur LR de Haute-Saône, selon qui « celui qui peut réussir le rassemblement gouvernemental et législatif, c’est le président du Sénat, Gérard Larcher ».

Alain Joyandet met en garde : « Si on ne fait rien, les LR vont disparaître à petit feu. Alors que si on est autour de la table, dans une grande coalition, c’est une façon de sauver les LR ». L’ancien secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy explique l’avoir « dit à Gérard Larcher, en tête à tête, et à Eric Ciotti, en tête à tête ». [source]

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Depuis 2022, l’un des principaux instigateurs de ce rapprochement entre LR et la majorité n’est autre que Nicolas Sarkozy. Dans un entretien au Figaro, cette semaine, il a remis le couvert. « Je continue de penser que ma famille politique ferait mieux d’utiliser son influence réelle pour que le Président soit plus en harmonie avec la matrice politique actuelle de nos concitoyens. […] Les Républicains sont un parti de gouvernement. Ils ne se tromperaient pas en faisant le choix de la France », avance l’ancien chef de l’Etat, qui ne dit pas qu’il va voter François-Xavier Bellamy aux européennes. [source]

Ennemi du Capital, ami des capitaux

Le parquet de Grenoble annonce l’ouverture d’une enquête après un article publié dans Le Canard Enchaîné sur une “combine” à la mairie de Grenoble impliquant le maire EELV Éric Piolle et son ancienne première adjointe, aujourd’hui député LFI, Élisa Martin. L’enquête est ouverte pour concussion (soit le fait pour un agent du service public de percevoir une somme qui n’est pas due, ndlr) et recel de ce délit.

Élisa Martin aurait touché 400 euros par mois en liquide pendant plusieurs années, alors qu’elle était première adjointe à la mairie de Grenoble, selon Le Canard Enchaîné. Au moment de son arrivée à la mairie, elle a dû abandonner son mandat de conseillère régionale et 25% de ses indemnités. Alors, bon prince, Eric Piolle a demandé à un ancien conseiller de “rétrocéder chaque mois 400 euros de son salaire en liquide à Élisa Martin”.

Comme il est dit dans le film L’Aventure c’est l’aventure, “de Marx, nous avons surtout retenu la notion de capital“…

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