Pour les parents qui n’auraient pas avorté leur enfant, la franc-maçonnerie propose l’euthanasie des mineurs
Auditionné par la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la fin de vie, jeudi 25 avril, le Grand Maître du Grand Orient de France, Guillaume Trichard, a demandé aux députés d’avoir une “attention toute particulière” sur la question de l’ouverture de l’aide à mourir à certains mineurs.
Le projet de loi ne prévoit d’ouvrir cette possibilité qu’aux malades âgés de plus de 18 ans. Pour le moment.
“Quand on a 17 ans et six mois, qu’on est autorisé à conduire, à tenir un volant, et donc potentiellement de pouvoir provoquer un accident sur la route, je crois qu’on est en capacité de discerner.”
Une position rejointe par la présidente de la commission nationale éthique bioéthique de la Grande Loge féminine de France, Frédérique Moati, qui était elle aussi auditionnée.
Jean-François Delfraissy, le président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), a jugé nécessaire de ne pas aborder ce sujet dans l’actuel projet de loi :
“Si vous voulez le fond de ma pensée, on a là un projet de loi qui est une étape, je pense qu’il y aura une autre loi sur la fin de vie dans X temps”.
Une déclaration qui avait interpellé Annie Genevard (Les Républicains) :
“On est à peine à l’aube de l’examen de ce texte qu’on en envisage déjà l’élargissement”.
Oui : quelle est la prochaine étape ? L’euthanasie des mineurs de 15 ans ? de 12 ans ? de 8 ans ? A la naissance ?
Le député Jérôme Guedj a souligné que l’assemblée avait tous les droits :
“Nous dire que nous n’avons pas le droit de légiférer [sur la mort] choque dans cette enceinte”. “La société a le droit de légiférer sur tous les sujets dont ses gouvernants et ses élus ont décidé de légiférer.”
Avec un argument comme celui-là, l’Assemblée peut voter quelques projets d’extermination…
La foi et la liturgie traditionnelles exercent sur les âmes une attraction que la bureaucratie ecclésiastique actuelle ne pourra pas arrêter
Mgr Schneider répond aux questions de Jean-Pierre Maugendre à propos de son livre Credo, compendium de la foi catholique :
Pourquoi publier, en 2024, un Credo, compendium de la foi catholique sous forme de 2500 questions et réponses ?
Ce n’est pas moi qui ai été à l’initiative de la publication, à notre époque, d’un catéchisme ou Compendium de la foi catholique. J’ai simplement répondu à la demande d’un père de famille nombreuse. J’ai accédé à cette demande et l’ai vue comme un signe de la Divine Providence pour aider, avant tout, les familles catholiques et la jeunesse dans la détresse, en raison de la grande confusion doctrinale et morale contemporaine.
Qu’apporte ce catéchisme par rapport au catéchisme de saint Pie X ou à celui de l’Église catholique ?
Le nouveau Catéchisme de l’Église catholique a été publié il y a plus de trente ans et le Catéchisme de saint Pie X il y a plus de cent ans. Le nouveau Catéchisme de l’Église catholique est rédigé sous la forme d’un traité théologique et, par endroits, dans une sorte de style académique. Entre-temps, plusieurs nouveaux thèmes d’actualité sont apparus qui ne sont pas pris en compte dans ce nouveau Catéchisme de l’Église catholique, comme l’idéologie du genre, le transhumanisme, le culte rénové d’anciennes divinités païennes, comme celui de la Pachamama, etc. Certains thèmes sont également absents du catéchisme évoqué, comme la franc-maçonnerie, le phénomène du pentecôtisme et des sectes, etc. En outre, le nouveau Catéchisme de l’Église catholique contient certaines formulations doctrinales ambiguës qui devraient être clarifiées à la lumière de la Tradition pérenne de l’Église. Il fallait également mentionner que les papes peuvent faire des déclarations ambiguës et erronées en dehors de leurs déclarations doctrinales définitives et en dehors des décisions ex-cathedra, comme cela s’est déjà produit dans l’histoire et comme c’est également, et malheureusement, le cas dans certaines déclarations et actes du pape François. Il convient également de mentionner le problème de la réforme du rite de la messe, qui contient certains éléments d’ambiguïté doctrinale au sujet du caractère sacrificiel de la messe.
Quel plan avez-vous adopté ?
Le plan est celui, traditionnel, que l’on retrouve dans la plupart des catéchismes catholiques. Le livre Credo comporte trois parties : premièrement « Comment croyons-nous ? » (lex credendi), ensuite « Comment vivons-nous ? » (lex vivendi) et enfin « Comment prions-nous ? » (lex orandi). À la fin du livre se trouvent quelques illustrations légendées représentant l’autel catholique traditionnel et les vêtements liturgiques sacerdotaux traditionnels. En outre, on trouve, en conclusion, un petit recueil des prières les plus importantes.
Dans quelles langues ce catéchisme a-t-il déjà été publié et quel a été l’accueil du public ?
Jusqu’à présent, le catéchisme Credo a été publié en anglais et en français. Il sera publié au cours de l’année 2024 en espagnol, portugais et italien. Les traductions en allemand, polonais, hongrois et russe ont déjà commencé.
Quelles ont été les réactions des autorités de l’Église à cette publication ?
Des évêques, individuellement, m’ont exprimé, en privé, leur approbation et leur joie en raison de la publication de ce catéchisme.
Aviez-vous rencontré Mgr Huonder, évêque émérite de Coire, récemment décédé et dont une partie des préoccupations rejoignaient certainement les vôtres ?
J’ai eu l’occasion de rencontrer personnellement Mgr Huonder il y a quelques années lorsqu’il m’a réservé une hospitalité très fraternelle dans sa résidence épiscopale de Coire. Il a participé à la sainte messe que j’ai célébrée tôt le matin dans sa chapelle privée selon le rite traditionnel, et au préalable il m’a aidé, à la sacristie, à revêtir les vêtements liturgiques. L’accueil chaleureux et fraternel que m’a réservé Mgr Huonder à sa résidence épiscopale de Coire reste pour moi un agréable et inoubliable souvenir. Il m’a donné l’impression d’un homme de Dieu, humble et spirituel, un véritable évêque catholique. Plus tard, je l’ai rencontré brièvement à deux reprises dans d’autres endroits.
Voyez-vous des signes de renouveau dans l’Église ?
Il existe d’incontestables signes de renouveau dans l’Église, et en particulier l’amour débordant et surnaturellement inspiré de nombreux jeunes et de familles pour la foi catholique traditionnelle, claire et sans ambiguïté. L’ensemble lié à un fort attachement à la liturgie traditionnelle de la sainte messe, malgré les récentes tentatives de la part du Saint-Siège et de certains évêques d’empêcher la célébration de cette liturgie traditionnelle. La foi et la liturgie traditionnelles exercent sur les âmes une attraction opérée par Dieu et que la bureaucratie ecclésiastique actuelle, hostile à la tradition pérenne de l’Église, ne pourra pas arrêter. La tradition est l’essence de l’Église et donc aussi son espérance, même dans la crise actuelle.
Quels conseils donneriez-vous à des laïcs soucieux de transmettre une foi catholique intégrale à leurs enfants ?
Premièrement, la foi catholique traditionnelle doit être transmise dans les familles, des parents aux enfants, sous une forme très claire, simple et facilement mémorisable. Il convient également de transmettre aux enfants et à la jeunesse les exemples nombreux et passionnants de la vie des saints, et en particulier des martyrs. Il serait alors utile de créer des groupes pour étudier le catéchisme et l’apologétique catholique. Les pèlerinages communs des jeunes et des familles, où la foi catholique et la liturgie sont cultivées dans leur clarté et leur beauté, sont tout aussi importants et efficaces.
L’accord secret entre le Vatican et la Chine va être renouvelé
Le Saint-Siège a l’intention de renouveler l’accord secret conclu avec la Chine en 2018 et renouvelé ensuite tous les deux ans. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin.
L’accord expire en octobre et, a déclaré le cardinal Parolin, « nous espérons le renouveler ». Et à cet égard, a-t-il ajouté, « nous dialoguons avec nos interlocuteurs sur ce point ».
Sur la volonté du Saint-Siège d’aller de l’avant malgré le manque de fiabilité du régime communiste chinois, il n’y a pas de doute, compte tenu de la façon dont les choses se sont déroulées au cours des six dernières années ; mais la déclaration du secrétaire d’État du Vatican n’en est pas moins importante. Certes, il reste encore plusieurs mois avant qu’une décision officielle ne soit prise, mais après deux renouvellements de deux ans, le dernier mot sur l’accord est attendu cette année : soit il devient définitif, soit il est abandonné.
Et tout porte à croire que, sauf rebondissements sensationnels, on s’achemine vers le définitif : le Saint-Siège a déjà tout accepté – y compris l’inacceptable – pour y parvenir ; le gouvernement chinois, dans ces conditions, n’a qu’à y gagner, puisqu’il peut procéder à l’anéantissement de l’Église catholique avec l’aval du Vatican.
La question ne concerne pas seulement la nomination des évêques, qui – le Saint-Siège l’a toujours dit – est le thème central de l’accord secret, mais le processus de sinisation de l’Église catholique que le régime poursuit depuis au moins 2015 et qui devient de plus en plus étouffant et qui s’étend maintenant à l’Église de Hong Kong.
Même si trois évêques ont été nommés plus tôt cette année – Thaddeus Wang Yuesheng pour Zhengzhou, Anthony Sun Weniun pour le nouveau diocèse de Weifang, Peter Wu Yishun pour la préfecture apostolique de Shaowu – avec l’approbation du pape et donc formellement selon les accords Chine-Vatican, en substance, il semble clair que le mécanisme fonctionne comme suit : le régime communiste décide et le pape donne son assentiment.
En outre, même si nous voulons considérer la nomination des trois évêques avec l’approbation du Vatican comme un fait positif, l’application de cette partie de l’accord ne met pas du tout fin à la persécution des prêtres et des évêques qui n’acceptent pas la subordination au parti communiste. Par exemple, début janvier, presque en même temps que les trois nominations épiscopales mentionnées ci-dessus, Monseigneur Peter Shao Zhumin, évêque de Wenzhou, non reconnu par le gouvernement, a été arrêté pour la énième fois, coupable de ne pas vouloir adhérer à l’Association patriotique des catholiques chinois (APCC), l’instrument utilisé par le régime pour « guider » l’Eglise catholique. Mais ces épisodes ne sont pas comptabilisés, de même que les divers obstacles mis à la participation aux célébrations eucharistiques.
Mais l’aspect le plus pertinent est le fait que le régime chinois, pour tout acte concernant l’Église catholique, ne mentionne jamais le Saint-Siège et le Pape, et encore moins les accords. C’est ce qui s’est passé lors de l’annonce des nominations d’évêques, mais « le silence sur le rôle de Rome » est encore plus évident dans le « Plan quinquennal pour la sinisation du catholicisme en Chine (2023-2027) », approuvé le 14 décembre dernier par la Conférence des évêques catholiques et l’Association patriotique (organismes tous deux sous le contrôle du Parti communiste).
Comprenant l’équivalent de 3 000 mots, divisé en quatre parties et 33 paragraphes, le Plan, ne mentionne jamais le Pape et le Saint-Siège, ni l’accord conclu entre le Vatican et la Chine. Au contraire, le dirigeant Xi Jinping est mentionné quatre fois. Cinq fois, il est répété que le catholicisme doit prendre des ‘caractéristiques chinoises’. Le mot « sinisation » est le plus important : il revient pas moins de 53 fois. La sinisation signifie évidemment la subordination totale de l’Église aux directives du Parti communiste.
Face à cette attitude du régime chinois, qui n’en fait évidemment qu’à sa tête, qui envisage la soumission totale de l’Eglise aux directives et aux exigences du Parti communiste, la position de la Secrétairerie d’Etat du Vatican apparaît incompréhensible.
L’art de la diplomatie, qui doit avancer même à petits pas, est une chose ; c’en est une autre que de sacrifier la vérité et les fidèles catholiques à des logiques essentiellement politiques. Il est évident que pour maintenir vivante la possibilité d’un accord avec le régime chinois, le Saint-Siège et le Pape se taisent depuis des années sur l’escalade de la persécution anticatholique en Chine, sans un mot pour les catholiques de Hong Kong, qui sont de plus en plus dans le collimateur, notamment grâce à la nouvelle et infâme loi sur la sécurité nationale. Rappelons qu’à Hong Kong, l’évêque émérite, le cardinal Joseph Zen, a été arrêté et est toujours en procès, tandis que depuis trois ans, l’homme d’affaires catholique (converti) Jimmy Lai, éditeur d’un quotidien critique à l’égard de Pékin (aujourd’hui fermé), purge une lourde peine de prison et risque même la prison à vie dans un autre procès en cours.
La raison d’État ne peut justifier ce silence scandaleux qui condamne à la persécution les évêques, les prêtres et les laïcs fidèles à l’Église. Des évêques, des prêtres et des laïcs qui ont déjà payé cher leur fidélité à l’Église et qui se voient aujourd’hui abandonnés même par Rome. La détermination avec laquelle le cardinal Parolin – qui a le soutien total du pape sur ce point – conduit le Saint-Siège à embrasser le régime communiste est inquiétante. Et les conséquences ne concernent pas seulement l’Église chinoise.
Ukraine : Les prêtres appelés à prendre les armes. Le Saint-Siège reste silencieux
Le 3 avril 2024, une rencontre a eu lieu entre le président ukrainien et une délégation d’évêques de l’Église catholique latine et des communautés protestantes d’Ukraine. Etaient présents l’évêque de Kharkiv-Zaporizhsky Pavlo Honcharuk, l’évêque d’Odessa-Simferopol Stanislav Shirokoradiuk, l’évêque de Kamianets-Podilskyi Leon Dubravskyi, l’évêque de Mukachevo Mykola Luchok, l’évêque de Kyiv-Zhytomyr Vitaly Kryvytskyi, et le président de la Conférence épiscopale ukrainienne Mgr Vitaly Skomarovskyi.
La grave question des prêtres appelés à prendre les armes était à l’ordre du jour. Mgr Vitaly Kryvytskyi a indiqué :
Nous avons souligné que si les curés ou les responsables du secteur humanitaire, en particulier Caritas et toutes ses divisions, sont mobilisés, de gros problèmes se poseront, si certaines personnes clés, et parfois même les travailleurs eux-mêmes, quittent ce service et sont emmenés au front.
Le président Zelensky a félicité les représentants de l’Église à l’occasion de la fête de Pâques, en souhaitant à l’Ukraine de remporter la guerre contre l’occupant russe. Mais les prêtres devront prendre les armes. Le président Volodymyr Zelensky a piétiné tous les droits relatifs à la religion et aux accords avec les différentes Églises. Après tout, il a toujours attaqué le pontife et le Saint-Siège chaque fois qu’il a été question de paix.
L’Ukraine ne semble pas apprécier ce que le Saint-Siège a fait et fait depuis un certain temps pour ses citoyens. Depuis le début de cette terrible guerre, le Saint-Père François a envoyé à plusieurs reprises ses proches collaborateurs sur le territoire.
Mgr Oleksandr Yazlovetskyi, évêque auxiliaire du diocèse de Kiev-Zhytomyr et président de Caritas-Spes, a souligné :
Lorsque la nouvelle loi sur la mobilisation pour le recrutement de civils entrera en vigueur le 18 mai, les prêtres devront eux aussi partir au combat, ils ne seront plus exemptés et – parmi les nombreuses conséquences – les nombreux projets d’aide à la population qu’ils mènent ne pourront pas se poursuivre. Il y a beaucoup de prêtres impliqués dans les programmes mis en œuvre par Caritas, par exemple, mais c’est avant tout l’engagement cultuel, le soutien spirituel de toute la population qui serait perdu, laissant encore plus dans le désespoir les personnes qui vivent le drame de la guerre depuis plus de deux ans. Ce sera un changement dramatique qui touchera tout le monde, car toutes les confessions religieuses seront concernées – les latins, les gréco-catholiques, les églises orthodoxes, les communautés protestantes -, tous les ministres du culte avec seulement des exceptions liées à l’âge, au nombre d’enfants ou à l’état de santé. Une décision dramatique.
La loi en question a été formulée parce qu’après deux ans de guerre, il était nécessaire de définir de nouvelles règles, de réglementer certaines situations apparues avec le déclenchement du conflit. En particulier, les catégories de personnes exemptées de l’enrôlement ont été officiellement définies. Avant la guerre, les prêtres, les religieux et les séminaristes n’effectuaient pas de service militaire et, lorsque le conflit a éclaté, personne n’a été appelé sous les drapeaux par respect pour ces rôles. Aujourd’hui, cette exemption est levée pour tous ceux qui ont entre 25 et 60 ans, qui n’ont pas de handicap ou qui ont moins de trois enfants. Nous essayons toujours de faire entendre notre voix car, pour toutes les confessions religieuses, cette situation est inacceptable et a des conséquences très graves, certainement disproportionnées par rapport au nombre de ceux qui deviendraient soldats. Nous avons fait le calcul et il s’agirait de 13 000 personnes en tout : c’est peu par rapport aux résultats de la guerre, mais c’est beaucoup par rapport à l’aide qu’ils peuvent apporter à la population. En outre, on ne voit pas pourquoi d’autres catégories, comme les artistes de cirque, seraient exclues de la mobilisation en raison du caractère humanitaire de leur profession, qui ne nous est donc pas reconnu à nous, prêtres, et, autre contradiction, certains postes d’aumôniers militaires resteraient vacants pour l’Église catholique romaine.
En effet, au début de la guerre, certains prêtres ont demandé à être aumôniers militaires pour réconforter les soldats sur le front, mais les postes sont répartis numériquement en fonction des confessions religieuses auxquelles ils appartiennent, et pour les occuper, il faut une qualification « reconnue » par le gouvernement. Et ceux qui ont étudié au séminaire diocésain ne l’ont pas.
Les gens ont besoin de prêtres, ils cherchent du réconfort dans cette situation, en cette période de Pâques, les églises étaient pleines, les gens ont besoin de garder l’espoir en la paix. Nous nous sommes équipés à l’époque de Covid et aujourd’hui, grâce à YouTube et à Internet, nous essayons de maintenir le contact avec les petites paroisses, afin que personne ne se sente abandonné. Les gens ont besoin d’être écoutés par nous, les prêtres, d’être consolés : j’ai rencontré il y a quelque temps une femme – mais il y a tant d’exemples – qui est entrée dans l’église et qui était en colère contre Dieu parce qu’elle avait perdu son fils unique à la guerre, elle disait qu’elle n’était pas croyante, mais que son fils n’aurait pas été heureux si elle n’avait pas prié pour lui. Des gens qui disent perdre la foi, mais qui en réalité vivent la foi de ceux qui souffrent, de ceux qui sont touchés par la douleur et qui cherchent Dieu, et nous devons les soutenir. Tout comme nous essayons de soutenir avec les différents projets toutes les souffrances que la guerre apporte : des personnes, des jeunes qui reviennent blessés, handicapés, avec des problèmes psychologiques et psychiques liés au traumatisme, des familles brisées, des enfants qui, dans leur croissance, paieront les conséquences d’une situation de peur continue, même lorsqu’ils semblent s’y être habitués.
Maksim Ryabukha, évêque auxiliaire de l’exarchat gréco-catholique de Donetsk, a également fait part de son inquiétude :
Je suis préoccupé par l’interdiction d’accès à toutes les organisations internationales et de solidarité, telles que Caritas, tout au long de la frontière, qui se trouve à 20 kilomètres des sites de combat. Cela signifie qu’il y a des villes en dehors de la zone d’aide. Ce n’est pas le moment de penser aux risques. Les seules questions que nous nous posons actuellement sont de savoir comment soutenir, accompagner et maintenir la vie. Les Russes ne visent pas seulement des cibles militaires. Ils frappent les civils et les infrastructures. Quatre-vingt pour cent des sources d’énergie en Ukraine ont été détruites ou ruinées. En tant que religieux, je me demande s’il reste quelque chose d’humain dans le cœur du peuple russe. En temps de guerre, il n’y a pas de situation simple, mais je constate de plus en plus de destructions. Tant qu’il n’y aura pas de solidarité internationale commune capable de soutenir et de défendre la vie, la vie sera détruite, pas à pas.
Une position claire est maintenant attendue de la part du Saint-Siège et du Saint-Père lui-même pour protéger les prêtres ukrainiens et en faveur des âmes du peuple de Dieu.
Quimper : Pourquoi casser ce qui nourrit spirituellement tant d’âmes, et attire de plus en plus de fidèles ?
On me communique :
Comme tous les ans à l’approche de la Pentecôte, le pèlerinage de Chartres, organisé par Notre-Dame de Chrétienté, démontre aux yeux de tous le dynamisme et l’attrait forts de la Tradition pour des milliers de fidèles catholiques !
Et pourtant, la Tradition est mise à mal dans certains diocèses de France. Le Finistère lutte ces derniers mois, pour le maintien des prêtres de la tradition : catéchisme, messe tridentine, activités de communauté…
En effet, Monseigneur Dognin, l’évêque du diocèse de Quimper et Léon, a décidé unilatéralement en décembre 2023, de mettre fin à la convention liant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) et le diocèse, malgré la publication, en juin 2023, d’une ordonnance de l’application du motu proprio Traditionis Custodes confirmant les activités pastorales ainsi que la célébration des sacrements.
Pourquoi casser ce qui nourrit spirituellement tant d’âmes, et attire de plus en plus de fidèles ?
A Quimper et Sainte Sève, ce sont donc 300 fidèles, hors vacances scolaires, qui témoignent de leur peine, de l’injustice de cette décision brutale.
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quelle faute avons-nous commise pour mériter un tel mépris?
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le diocèse est-il en si bonne santé spirituelle pour se passer de ce qui fait grandir notre foi au sein de ces communautés dynamiques ?
Nous demandons simplement la liberté liturgique, ici et maintenant dans le Finistère. Mais demain, quel autre diocèse sera touché ?
C’est pourquoi, si la Tradition est importante pour vous, venez nombreux à la mobilisation du 5 mai 2024 à Quimper. Familial et priant ce rassemblement a pour but de montrer publiquement la détermination des fidèles et inviter Monseigneur Dognin à reconsidérer sa décision.
I-Média – M. Panot traînée au tribunal : censure ?
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur le traitement médiatique de la mort du jeune Philippe Coopman, massacré pour une prétendue histoire de site de rencontre.
Le dossier du jour est consacré à la tourmente que connaît La France insoumise notamment avec la convocation par la police de la députée Mathilde Panot pour apologie du terrorisme.
Les pastilles de l’info :
- propagande propagande : Les perles du service public
- Les ciseaux de la censure : Fabius et le Conseil constitutionnel
- Le coup de chapô : Nouvelle action du Collectif Némésis
- Décryptage : La promotion de la GPA par le gouvernement ?
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Hugo Clément, un journaliste et écolo pas tout à fait comme les autres !
Destruction de l’église Saint Jean-Baptiste, dans le Haut-Karabakh
L’Oeuvre d’Orient nous informe que l’église Saint Jean-Baptiste, connue sous le nom de Kanatch Jam, à Chouchi, érigée en 1818 et témoin de l’histoire multiséculaire de la région, a été délibérément rasée, marquant une nouvelle tragédie dans le contexte de l’annexion du Haut-Karabagh par l’Azerbaïdjan.
En cette journée de mémoire du génocide contre les Arméniens, il est impératif que la communauté internationale – ainsi que le parlement Européen – condamne fermement ces actes de destruction et de déni de l’histoire.
La destruction de l’église à la suite du départ des Arméniens est une poursuite du génocide de 1915. L’Œuvre d’Orient demande à l’Azerbaïdjan d’accepter la mission d’experts indépendants de l’UNESCO.
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L’Azerbaïdjan veut faire sa loi en France
La mairie de Bourg-lès-Valence (Drôme) a reçu un courrier de l’Etat d’Azerbaïdjan lui demandant de retirer le drapeau du Haut-Karabakh, ou Artsakh, qui flotte à l’entrée de la commune. Une demande des avocats de l’Etat d’Azerbaïdjan qui intervient à la date de la commémoration du génocide arménien de 1915.
Le territoire du Haut-Karabakh est une zone de l’Azerbaïdjan peuplée majoritairement d’Arméniens qui réclament son indépendance.
La maire de Bourg-lès-Valence, Marlène Mourier, est investie pour la défense du territoire du Haut-Karabakh et soutient cette volonté d’indépendance, ce qui déplaît à l’Azerbaïdjan.
Marlène Mourier souligne qu’en cette journée du 24 avril,
“il est important de rappeler qu’un second génocide menace le peuple arménien si les gouvernements et les institutions internationales ne réagissent pas”.
“Bourg-lès-Valence une nouvelle fois sous la pression de Bakou”. “Cette nouvelle ingérence de la dictature azerbaïdjanaise dans les décisions d’une commune de la République française s’ajoute à la liste des précédentes attaques subies par la municipalité, pour certaines assorties de pressions contre la personne de Madame le Maire”.
En 2016 déjà, un huissier était venu en mairie. En 2020, Marlène Mourier avait subi personnellement diverses menaces et pressions. À cette époque, des hommes s’étaient introduits dans la mairie pour lui ordonner de retirer le drapeau de la république autoproclamée de l’Artsakh.
Les partisans de la GPA militent pour le retour de l’esclavage
Pour ceux qui critiquent l’esclavage aux USA mais ne savent pas de quoi ils parlent :
1-Des aides existent pour financer l’esclavage
2-C'est LEGAL
3-Les esclaves sont protégés
4-Les liens émotionnels sont gérés avec soin
5-Réglementation stricte pour le bien-être de tous https://t.co/QdIKeXMXoq— Michel Janva (@MichelJanva) April 25, 2024
Pèlerinage annuel aux Lucs-sur-Boulogne, le 27 avril
Cet événement en mémoire des martyrs de Vendée, vise en particulier à soutenir la cause de béatification des enfants des Luc-sur-Boulogne, massacrés en haine de la foi, le 28 février 1794. Adrien Renouard explique dans L’Homme Nouveau :
[…] Le pèlerinage se fait pour faire mémoire de tous ces Vendéens qui sont morts en défendant leur Foi. En particulier pour ces 110 enfants de moins de 7 ans qui peuvent être considérés comme de nouveaux saints innocents. En effet, cet acte barbare fait des Lucs-sur-Boulogne « le Bethléem de la Vendée ». Nous demandons la béatification de ces martyrs !
Des démarches ont été entreprises en ce sens, en 1947, par l’évêque de Luçon Monseigneur Cazaux et l’abbé Prouteau alors curé des Lucs. Nous souhaitons donc la relance de l’instruction de cette cause de béatification, un temps mise en sommeil. D’autant que l’actuel évêque, Mgr Jacolin bénit notre pèlerinage et nous soutient par la prière ! […]
Quel est le programme cette année ?
Comme chaque année, le pèlerinage débutera au logis de la Chabotterie à 8h30. La colonne s’élancera pour 3 heures de marche. Arrivé à la chapelle mémorielle du Petit-Luc, une messe tridentine sera célébrée à 11h30 par le Révérend Père Argouarc’h en mémoire des martyrs des Lucs sur Boulogne. Ensuite, comme il est de tradition en France, la journée s’achèvera par le partage d’un repas tiré du sac dans la salle communale des Lucs-sur-Boulogne. Précisons que tous les chemins empruntés sont carrossables pour les poussettes et que toute personne peut se rendre ou s’unir au pèlerinage !
Comment Laurent Fabius manipule la Constitution contre la volonté du peuple
Nous reproduisons ci-dessous l’analyse de l’avocat Pierre Gentillet suite à l’interview de Laurent Fabius où ce dernier explique pourquoi l’article 11 de la Constitution ne permettrait pas de convoquer un référendum sur l’immigration comme le demandent Eric Zemmour et Marine le Pen :
«Ce ne serait pas constitutionnel.»
L.Fabius sur @LCI estime que le référendum sur l’immigration promis par @MLP_officiel ne serait pas conforme – mais reconnaît que de Gaulle avait procédé ainsi en 1962, pour l’élection au suffrage universel. L’article 11, objet d’un possible… pic.twitter.com/tqBZeeAjLm
— Darius Rochebin (@DariusRochebin) April 23, 2024
“Peut-on modifier la constitution en utilisant l’article 11 (c’est à dire sans passer par le Parlement et directement par référendum) ?

En réalité, Laurent Fabius oublie de dire que, dans ses mémoires, Léon Noel indique, qu’il n’a pas censuré le général de Gaulle, non pas parce qu’il l’impressionnait, mais parce que la Constitution ne donnait pas au Conseil constitutionnel le pouvoir d’annuler le déclenchement du référendum. Et c’est là le cœur du sujet.



Pascal Praud : “Marion Maréchal est très courageuse, elle a des convictions, elle ne les renie pas” (au sujet de la GPA et des unions homosexuelles)
Dans son émission, Pascal Praud revient sur les propos de Marion Maréchal sur la GPA qu’elle désigne comme un acte “monstrueux et honteux” et consacre une vingtaine de minutes à ce sujet :
Ecoles : Il faut inscrire dans la loi la responsabilité hiérarchique du chef d’établissement sur ses professeurs
Michel Valadier, directeur général de la Fondation pour l’Ecole, signe une tribune dans Le Figaro appelant à renforcer les prérogatives des chefs d’établissement :
Le premier ministre a encore parlé de l’école. Alors que des événements tragiques se succèdent, se multiplient et se renouvellent avec une rapidité effrayante, Gabriel Attal a annoncé de nouvelles dispositions.
Une fois de plus, plusieurs d’entre elles sont pleines de bon sens. Une fois encore, il est à craindre que ce discours soit sans lendemain, faute de relais efficaces dans les établissements scolaires.
En effet, pour mettre en place, par exemple, le fait d’exiger que les élèves se lèvent à l’entrée d’un professeur dans la salle de classe, il faut que tous les professeurs d’une même école acceptent d’appliquer cette règle, faute de quoi, les rares professeurs qui voudraient l’imposer finiront par y renoncer d’eux-mêmes.
Et pourtant, il existe des centaines d’écoles où cela se pratique déjà et paisiblement, mais horresco referens, il s’agit d’écoles privées sous contrat ou, pire encore, d’écoles libres hors contrat. Si M. le premier ministre se donnait la peine de se rendre sur place, il ne manquerait pas d’y puiser d’autres idées qui contribuent toutes à instaurer un climat de respect mutuel et de travail au sein des établissements. Par exemple :
- la mise en rang des élèves le matin et après les récréations dans la cour ;
- la présence d’estrades dans les salles de classe de manière à rehausser, au sens propre comme au sens figuré, le prestige et l’autorité du professeur ;
- l’instauration d’une note de comportement dans les bulletins trimestriels ;
- ou encore le fait d’encourager fortement le vouvoiement des élèves par les professeurs ;
- ou enfin le respect d’un dress code par les professeurs : il est difficile de vouloir imposer l’uniforme aux élèves et de laisser un professeur enseigner dans sa classe en survêtement et en baskets !
Nous pourrions prolonger cette liste.
Mais nous pouvons légitimement craindre que ces beaux discours ne soient pas suivis d’effets. Pour passer enfin à l’acte, il faut convaincre chaque communauté éducative. Pour passer enfin à l’acte, il faut davantage qu’un discours martial ou qu’une note de service.
Pour résoudre durablement la crise actuelle, il faut des chefs d’établissement qui puissent impulser une autre politique dans leur école. Et pour cela le chef d’établissement doit nécessairement être le supérieur hiérarchique des professeurs.
Pour résoudre durablement la crise actuelle, il faut des chefs d’établissement qui puissent impulser une autre politique dans leur école. Et pour cela le chef d’établissement doit nécessairement être le supérieur hiérarchique des professeurs. C’est la raison pour laquelle il faut inscrire dans la loi cette responsabilité hiérarchique du chef d’établissement sur ses professeurs. Si donc M. le premier ministre veut vraiment agir, il doit avancer dans cette direction.
Or, il se trouve qu’une partie du chemin législatif est déjà effectuée. En effet, sous l’impulsion des sénateurs Brisson et Retailleau, une proposition de loi a été adoptée par le Sénat : « Pour une école de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité » . Elle a été déposée à l’Assemblée nationale le mercredi 12 avril 2023 et depuis lors « dort » à la commission des affaires culturelles et de l’éducation !
Cette proposition de loi prévoit justement de donner le pouvoir hiérarchique aux chefs d’établissement dans le cadre « d’établissements scolaires publics autonomes ». Gabriel Attal pourrait aisément et utilement déterrer ce texte et le soumettre à l’Assemblée nationale. Il est probable qu’il disposerait d’une majorité confortable pour le faire voter. Une fois cela fait, il trouvera sûrement plusieurs centaines de chefs d’établissement volontaires pour se lancer dans cette expérimentation. Des chefs d’établissement capables d’entraîner leurs professeurs dans une démarche éducative globale et cohérente. Et il ne manquerait pas non plus de professeurs pour demander à en être !
Tout cela demande beaucoup de courage et de détermination pour faire face à l’hostilité des syndicats et des opposants de tous poils. Mais il faudrait aussi une autre chose essentielle qui manque cruellement au premier ministre : le temps nécessaire pour persévérer dans cette direction, faire voter les textes, les mettre en application, soutenir les courageux chefs d’établissement volontaires et enfin dupliquer le modèle pour le généraliser. Finalement, il est bien dommage que Gabriel Attal ne soit pas resté au ministère de l’Éducation nationale !
Le cardinal Burke condamne la « persécution » de la messe en latin et le « scandale » de la communion pour les hommes politiques favorables à l’avortement
Dans un discours prononcé mardi à New York, le cardinal Burke a condamné le « scandale » de la communion donnée à des hommes politiques favorables à l’avortement, l’« apostasie » de la voie synodale et la « persécution » actuelle de la messe en latin.
S’exprimant sans détour sur un certain nombre de questions d’actualité dans l’Église catholique, le cardinal Raymond Burke a condamné la pratique consistant à donner la Sainte Communion à des hommes politiques favorables à l’avortement et a souligné que la messe traditionnelle était en état de « persécution ».
Les commentaires du cardinal Burke sont arrivés à la fin d’un discours érudit sur l’enseignement du Christ-Roi, prononcé mardi au New York Men’s Leadership Forum. Après avoir exposé la richesse de l’enseignement catholique sur la royauté du Christ, le cardinal a répondu à des questions sur une variété de sujets, fortement orientées vers certaines des questions les plus pressantes dans les débats internes de l’Église.
« Le fait que des hommes politiques, et je n’ai pas besoin de citer de noms, c’est trop évident, qui prétendent être de fervents catholiques et qui promeuvent publiquement une abomination comme l’avortement provoqué ou ce programme transgenre ou quoi que ce soit d’autre, s’approchent pour communier et reçoivent la Sainte Communion – (cela) scandalise les gens ».
Le cardinal américain a déclaré qu’une telle pratique consistant à donner la Sainte Communion à ces personnes conduit de facto à considérer que l’enseignement catholique a changé :
« Cela donne l’impression que l’Église a changé son enseignement en ce qui concerne ces crimes, ces péchés antérieurs, et cela conduit les gens à être très laxistes dans leur propre conscience ».
Vous pouvez imaginer que si quelqu’un qui est pro-avortement reçoit librement la Sainte Communion, les gens seront-ils enclins à examiner leur conscience comme ils le devraient, avant de s’approcher pour recevoir le Sacrement ? Cela émousse les consciences.
Aujourd’hui, nous ne pouvons rien tenir pour acquis parce que nous sommes confrontés à six ou sept décennies de catéchèse médiocre. Beaucoup de catholiques aujourd’hui, et ce n’est pas de leur faute, ne connaissent pas leur propre foi.
« Certains s’étonnent que l’Église ait un enseignement concernant la réception de la Sainte Communion ».
Le cardinal a également fait part de son évaluation de l’état général de l’Église sur les différents continents, sur la base de ses expériences personnelles et de l’évaluation de ses frères cardinaux. Alors que l’Afrique et les Philippines sont marquées par une croissance de la pratique de la foi, le cardinal Burke a averti qu’en Europe, cette croissance n’est pas aussi évidente.
En effet, se référant à la très controversée Voie synodale en Allemagne – qui a proposé un certain nombre d’aspects contraires à l’enseignement catholique tels que les bénédictions entre personnes de même sexe, les femmes diacres – il a déclaré que « c’est une apostasie. C’est un fait objectif ».
Mais il a également souligné qu’en dépit de cette « apostasie », de nombreux catholiques restaient fidèles à l’enseignement ecclésial, ce qui devrait nous inciter à « être de plus grands témoins (de la foi) dans notre vie quotidienne ».
« Cette idéologie du genre est une attaque contre la raison humaine parce qu’elle va à l’encontre de notre nature même ».
Le cardinal, connu pour sa promotion de la messe en latin et sa célébration personnelle dans le monde entier, a décrit les restrictions actuelles imposées à l’ancienne liturgie comme une période de « persécution ».
« Mais n’ayez crainte, cette forme du rite romain, qui a pratiquement existé sans changements mineurs pendant 15 siècles, et qui est d’une beauté incomparable – aujourd’hui, des jeunes qui n’en ont jamais entendu parler, ou qui ne l’ont jamais vu auparavant, entrent dans une église et observent la beauté de la messe, et il y a des conversions ».
En revanche, il les a exhortés à « continuer à soutenir les apostolats de l’Usus Antiquior, l’usage plus ancien du rite romain, parce que nous en avons besoin. Nous en avons grandement besoin ».
« L’une des principales raisons pour lesquelles la foi en l’Eucharistie est si diminuée aujourd’hui est due à tous les abus qui ont entouré l’Eucharistie et qui l’ont fait apparaître comme une sorte de chose quotidienne – une invention de l’homme au lieu d’un don suprême de Dieu ».
« La tentation est grande, lorsqu’on se bat pour une cause juste, de perdre sa sérénité ». « Si nous sommes des collaborateurs du Christ dans la vérité, nous devrions être les plus sereins et donc aussi les plus charitables. Il n’est jamais utile de s’engager dans des discussions peu charitables. Soyez inébranlables sur l’œuvre du Christ ».
GPA : “Les enfants ne sont pas des biens de consommation”
Jamais je n’accepterai qu’on banalise le fait de louer le ventre d’une femme pour une grossesse. Les enfants ne sont pas des biens de consommation.#HDPros2 #GPA pic.twitter.com/azy4ptCPDz
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 24, 2024
Rosaires et chapelets publics en réparation de l’avortement : le découragement est absurde et anti-chrétien
COMMUNIQUE DE SOS TOUT-PETITS du 24 avril 2024 :
Nous ne sommes pas seuls !
La France est en pleine décadence, mais regardons ce qui se passe en Pologne, en Hongrie, en Italie, à Malte et dans une quinzaine d’Etats américains.
A ceux qui viennent peu à nos Rosaires et Chapelets, nous disons : Le découragement est absurde et anti-chrétien !
Soyons actifs et nombreux !
Jacques Bay
Vice-président

50 000 personnes à la marche pour la vie en Pologne
Veronika, 11 ans, née avec la trisomie 21, a exhorté depuis la scène :
“Je ne veux pas que l’on tue des enfants à naître dont la vie a été donnée par Dieu lui-même. Chaque enfant est un don de Dieu et je suis ici avec mes parents et avec vous tous pour témoigner que que la vie est la plus grande valeur “.
Environ cinquante mille personnes ont manifesté dimanche dernier, 14 avril, à Varsovie pour soutenir le droit à la vie de l’enfant à naître et contre les mesures prises par le Parlement polonais pour annuler la loi protégeant la vie conçue. de renverser la loi protégeant la vie conçue et d’introduire l’avortement à la demande.

La date de la marche, qui coïncide avec la Journée nationale du baptême de la Pologne, n’est pas un hasard. Dans ces circonstances, la Marche nationale pour la vie n’était pas seulement une manifestation en faveur de la vie familiale, mais aussi une manifestation en faveur des droits de l’homme en faveur de la vie familiale, mais aussi un acte de gratitude et de fidélité à l’héritage de la Pologne chrétienne, ainsi qu’un appel à la liberté et à la souveraineté, en particulier dans le contexte de diverses revendications politiques et idéologiques internationales.
Largement autant de monde aujourd’hui à la marche pour la vie (contre l’avortement) qu’à la plus grosse de toutes les manifs pro-avortement (j’y étais aussi) fin 2020 à Varsovie. #avortement #Pologne pic.twitter.com/eGCa5mhkKk
— Olivier Bault (@Olivier_Bault) April 14, 2024
La colonne de marche a été ouverte par un groupe de reconstitution des hussards polonais avec la bannière royale. Cet accent a également rappelé au public le rôle de la Pologne en tant que rempart historique de la chrétienté et que la défense des faibles, en particulier des femmes et des enfants, est l’essence même de la mission chevaleresque encore vivante aujourd’hui.
La marche s’est déroulée dans une atmosphère très animée et colorée, avec la participation de nombreuses familles, parfois même de plusieurs générations de familles. Il y avait également un grand nombre de religieuses et de prêtres, ainsi que des personnes handicapées. Les participants ont scandé, entre autres, le slogan principal de l’événement de la manifestation, “Vive la Pologne”, ainsi que “Le droit à la vie est un droit de l’homme” et, peut-être, le slogan le plus souvent répété le plus souvent répété : “Ici c’est la Pologne, pas Bruxelles, ici on n’enlève pas la vie”; (ou dans la deuxième version “…personne ne soutient l’avortement”. Le slogan “Vague de vi” a souvent été répété sur les banderoles portées. On pouvait également voir, entre autres, des extraits de l’enseignement du pape Jean-Paul II et de la Constitution polonaise sur la protection de la vie.
ACTU
POLOGNE 🇵🇱 : des milliers de Polonais ont participé à la Marche pour la Vie à Varsovie, alors que le Parlement est actuellement en train d’étudier des lois afin de libéraliser l’avortement. pic.twitter.com/DdQPq4HsN3— France-AfriqueMÉDIA (@FranceAfrique23) April 15, 2024
“Nous sommes venus avec toute la famille de Gdansk, et nous avons d’ailleurs eu le plaisir de visiter Varsovie avec les enfants. En voiture, nous avons prié le rosaire pour les politiciens et leurs décisions, et nous avons chanté des chansons de “l’Arche de Noé” avec les enfants pour nous préparer à les chanter pendant la Marche. Je suis heureuse qu’il y ait une telle célébration familiale et une occasion de témoigner” – a déclaré Agnieszka , dans une interview accordée à KAI, qui est venue dans la capitale avec son mari, ses quatre enfants et leur grand-mère.
Mme Wioleta, qui marche avec un pin’s en forme de bonnet d’infirmière, est venue spécialement de Cracovie pour la Marche. “J’ai travaillé toute ma vie dans le domaine de la santé. Mais les connaissances scolaires sont déjà suffisantes pour ne pas se laisser abuser par le début de la vie humaine. Ma mission est de m’en occuper à la fois au chevet des malades et lorsque la vie est menacée par des décisions politiques” affirme-t-elle.
L’événement a commencé par des messes à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Varsovie et à la cathédrale Saint-Michel de Varsovie-Praga. “l’enseignement du Sauveur sera son témoin. (…) Nous ne devons pas ménager nos forces ni avoir peur” a souligné lors de son homélie dans la deuxième des églises l’évêque Romuald Kaminski, Ordinaire du diocèse de Varsovie-Praga. Après les eucharisties, les participants des deux cathédrales ont défilé jusqu’à la place du Château. Ils ont été accompagnés d’une prière du rosaire, de discours d’invités spéciaux et d’une joyeuse musique familialee. Sur la place du Châteaua été organisée une collecte de fonds et un soutien matériel foyer pour mères célibataires de Zielonka et de Chyliczki.
Des femmes enceintes ont été invitées sur la scène pour que les participants à la marche, rassemblés devant la scène, puissent entendre les battements de cœur de leur enfant à naître à travers un micro. La mère de sept enfants, Mme Agnieszka, a mis son ventre de femme enceinte à disposition pour l’occasion. Les animateurs, Lidia Sankowska-Grabczuk et Rafał Porzeziński, ont rappelé au public que les battements de cœur d’un bébé peuvent être entendus dès la sixième semaine de grossesse.
Mariola Sienkiewicz, sage-femme, a également pris la parole. Elle a rappelé la figure du Serviteur de Dieu Stanisława Leszczyńska, une sage-femme qui a défié l’ordre d’avortement dans le camp de la mort allemande d’Auschwitz en procédant à environ 3 000 accouchements. Elle était surnommée l’Ange de la vie ou Maman par ses codétenues. Les participants à la marche ont prié ensemble pour sa béatification imminente.
“Je souhaite à tous, et à moi aussi, du courage dans la lutte pour défendre la vie de chaque enfant” a déclaré Mariola Sienkiewicz
La dernière partie de la manifestation, sur une scène installée sur la place Trzech Krzyży, a donné lieu à des discours d’invités spéciaux de la marche et un concert de Jacek Kowalski et du groupe Monogramista JK. Parmi les invités, l’ancien président du Parlement, l’un des leaders de l’opinion catholique et conservatrice en Pologne, Marek Jurek, a prononcé son discours. Au nom des participants, le journaliste et auteur de l’émission de télévision “Ocaleni”Rafał Porzeziński, qui a également lu la résolution de la Marche nationale pour la vie 2024. La résolution exige que les autorités polonaises “renoncent immédiatement aux actions subversives subversives contre le droit inhérent à la vie, confirmé dans la Constitution de la République de Pologne”. Dans ce contexte, le document rappelle la décision du Tribunal constitutionnel du 28 mai 1997, qui stipule clairement que “la vie dans un Etat de droit démocratique doit rester sous protection constitutionnelle à chaque étape de sa vie”. Marek Jurek a également demandé, entre autres, l’envoi immédiat d’une requête au Tribunal Constitutionnel pour examiner la conformité à la Constitution de la République de Pologne de la Convention d’Istanbul basée sur le genre. Dans leur déclaration, les personnes rassemblées lors de la marche ont également appelé les futurs membres du Parlement européen à travailler à la construction d’une opinion européenne forte en faveur de la civilisation de la vie. “Ces actions ne doivent pas être réduites à de simples protestations, mais doivent être associées à un rappel constant de l’inviolabilité du droit à la vie et des droits de la famille, le premier des droits naturels de l’homme” – dit la résolution.
Des familles d’enfants handicapés, naturels ou accueillis, se sont également produites sur la scène du defile et ont témoigné d’un grand amour et d’une grande joie. Entre autres, le discours de Weronika, 11 ans, atteinte de trisomie 21, cité dans l’introduction, a été très applaudie. Elle a parlé de sa vie, de l’amour qu’elle porte à ses parents, de ses joies et de ses difficultés quotidiennes, mais aussi de son rêve que plus personne ne veuille tuer des enfants.
Boguslaw Kiernicki, président de la marche, a conclu l’événement en déclarant que la Pologne ne hissera pas le drapeau blanc sur la protection de la vie des enfants à naître et que la marche poursuivra ses actions aussi longtemps qu’il le faudra. Au lieu de drapeaux blancs, une forêt de drapeaux rouges et blancs et de bannières avec des lys et des doubles croix apostoliques, symbolisant la pureté, la volonté de se sacrifier, d’aider et de partager la bonté, flottait au-dessus de la marche.
“Dans le contexte du prochain débat qui nous attend sur la protection de la vie, du mariage et de la famille, voire l’annonce d’un référendum sur cette question, notre marche devrait être un signal très clair pour agir, pour concentrer nos énergies, pour chercher des réponses adéquates. Elle doit être un événement à la fois social et civique., mais surtout un événement et un acte moral. Notre cause ne se défendra pas toute seule” – soulignent les organisateurs.
La Marche nationale pour la vie a été organisée par la Fondation St Benoît, en coopération avec une coalition de dizaines d’organisations œuvrant pour la vie et la famille sous le patronage honorifique de la Conférence épiscopale polonaise. Le chef de l’épiscopat, l’archevêque Tadeusz Wojda SAC, a encouragé les participants à faire de ce dimanche un jour de prière spécial pour la défense de la vie conçue., décrivant la marche comme “une manifestation de respect pour la vie conçue, l’acceptation de cette vie dans l’amour et l’expression de la reconnaissance du labeur de la parentalité, en donnant aux enfants la possibilité de grandir et de s’épanouir”.
La veille de la marche, dans le cadre des préparatifs, une conférence intitulée “Kulturkampf 2.0. Le monde contre les chrétiens” s’est tenue au château royal de Varsovie, au cours de laquelle des invités de Pologne et de l’étranger ont discuté des droits des chrétiens. invités de Pologne et de l’étranger ont discuté des droits des croyants : leur violation, leur éradication, leur répression et leur persécution, mais aussi leur défense nécessaire et efficace. D’autre part, une voix très optimiste s’est élevée de l’Irlande, représentée à l’écran par le sénateur Rónán Mullen – l’un de ceux qui ont repoussé une nouvelle attaque contre la famille et le mariage irlandais lors d’un référendum il y a quelques semaines. Dans le contexte des mesures prévues par le camp contre la vie et la famille, y compris un éventuel référendum, l’expérience irlandaise récente doit être considérée comme un exemple important et constructif de résistance, qui fournit à la fois un exemple et de l’espoir.
La Marche nationale pour la vie construit son message non seulement par des mots, mais aussi par des images, de la musique et des symboles. Ces derniers comprennent certainement l’affichage, la nuit précédant les votes sur les projets d’avortement au parlement polonais, d’une grande image d’un enfant avant sa naissance sur le Palais de la Culture, l’ancien Palais de Joseph Staline. Cet enfant en mouvement sur fond de contour de la Pologne, signe de la Marche, est apparu de façon tout à fait délibérée à l’endroit où, lors des manifestations pour l’avortement il y a quelques années, un éclair rouge avait été affiché, signe de la prochaine étape de la “Révolution d’Octobre” sur la Vistule. Une révolution dirigée contre la vie, la famille, les valeurs nationales et l’Église. En ce sens, la Marche nationale pour la vie a clairement montré que ces valeurs ont un défenseur et un porte-parole dans la société polonaise.

En prison pour s’être assise pacifiquement dans un avortoir
La militante pro-vie Jean Marshall a déclaré par écrit à LifeSiteNews qu’elle et sa sœur, Paulette Harlow, ont participé à un sauvetage dans le centre d’avortement tardif de Washington, D.C., pour empêcher le massacre d’enfants innocents « comme si la vie de l’Enfant Jésus à naître était en jeu ».
Mme Marshall a déclaré que les huit ou neuf mois de prison qu’elle et d’autres militants ont subis depuis qu’ils ont été reconnus coupables, l’automne dernier, d’avoir violé la loi FACE lors du sauvetage de 2022 D.C., les ont placés en solidarité avec les enfants à naître, « cachés du monde ».
LifeSiteNews a obtenu une lettre que Marshall a écrite à ses confrères du Troisième Ordre Franciscain Séculier. Marshall a déclaré dans cette lettre que son travail pro-vie s’inspirait du pacifique Saint François ainsi que des premiers martyrs chrétiens qui ont enfreint la loi romaine pour sauver des nourrissons exposés à la mort.
Nous sommes allés sur le lieu de l’avortement en réponse pacifique à Proverbes 24:11, pour « sauver ceux qui sont traînés vers la mort ».
Nous y sommes allés comme si la vie de l’enfant à naître était en jeu parce que notre Seigneur a dit : « Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25:40).
Enfin, nous avons désobéi civilement à la loi FACE [Freedom of Access to Clinic Entrances], qui fait du sit-in pacifique dans un avortoir une infraction pénale fédérale.
Malgré cet acte non violent, nous avons été incarcérés pendant huit et neuf mois avant d’être condamnés, et comme nos frères et sœurs dans l’utérus, nous avons été solidaires d’eux, cachés du monde.
C’est ma co-accusée, Joan Bell, qui déclare : « J’ai toujours pensé que l’une des choses les plus puissantes que nous puissions faire en tant que pro-vie est de nous rendre dans les centres d’avortement et de prier visiblement pour nos petits frères et soeurs au moment où ils sont conduits à l’abattoir. Notre appel à Dieu pour qu’il soit avec nous au moment de notre propre mort est plus attrayant si nous faisons de même pour les enfants abandonnés de Jésus ».
Nos droits s’arrêtent là où la vie d’autrui commence ; c’est là que nos droits et les leurs commencent, à la conception.
Les sages-femmes pourront pratiquer les avortements comme les médecins
Une première version du décret, publiée mi-décembre, avait été critiquée par les fanatiques de l’avortement car ce dévret prévoyait des conditions d’exercice «restrictives». Le nouveau décret publié ce mercredi les supprime.
Victoire !
Grâce à la mobilisation des associations, le décret permettant au sages-femmes de pratiquer les #IVG instrumentales a été entièrement réécrit dans une version sans ces contraintes infantilisantes et contraires à l’esprit de la loi :https://t.co/6MKVEBl2xQ https://t.co/MYQ0P9zfcy— Le Planning Familial (@leplanning) April 24, 2024
Les sages-femmes spécialement formées pourront désormais pratiquer l’avortement instrumental en établissement de santé dans les mêmes conditions que les médecins, en vertu d’un décret paru mercredi qui simplifie les procédures.
Le décret de décembre requérait la présence simultanée dans l’établissement d’un médecin spécialiste en orthogénie, d’un gynécologue-obstétricien, d’un anesthésiste et d’un plateau d’embolisation – pour gérer des complications rarissimes -, des conditions auxquelles répondent seulement les grandes maternités, notamment celles des CHU. Le nouveau décret supprime ces conditions, comme d’habitude.
Cette mesure va «faciliter l’accès» à l’avortement, alors qu’il y a déjà 234 000 avortements chaque année.
L’avortement instrumental, dite aussi chirurgical, désigne la technique qui vise à aspirer l’œuf, grâce à une canule introduite dans l’utérus. L’opération dure de 10 à 20 minutes et se pratique sous anesthésie locale ou générale. L’avortement médicamenteux se pratique en tout début de grossesse, jusqu’à 7 semaines, et s’effectue avec une prise d’abortifs.
Les “réserves” de la Conférence épiscopale sur le projet de loi euthanasie
Auditionnée par la commission parlementaire, la Conférence des évêques de France émet ses réserves sur le projet de loi euthanasie :

Inscription de la GPA dans la directive européenne sur la traite humaine : Un petit pas vers l’abolition universelle de la GPA
Le Syndicat de la Famille appelle à aller plus loin avec des mesures contraignantes pour tous les Etats membres afin de stopper cette pratique contraire à la dignité des femmes et des enfants :
La gestation pour autrui (GPA) a été définitivement reconnue, ce 23 avril 2024, comme une forme de traite humaine par l’Union Européenne après un vote à la quasi-unanimité des parlementaires européens (563 voix pour et 7 contre). C’est la première fois que cette pratique intolérable est intégrée dans une directive européenne. Il ne s’agit toutefois que d’un petit pas et Le Syndicat de la Famille appelle l’Union européenne à être cohérente en allant plus loin. Les droits et la dignité des femmes et des enfants ne peuvent souffrir de la moindre ambiguïté.
Le texte dénonce en effet la GPA « forcée ». S’il est évident que toute GPA est contraire à la dignité des femmes, ce qui justifie le très large consensus de sa condamnation, le terme « forcée » est superflu. Il est en outre ambigu. Il est en outre précisé que les Etats membres n’ont pas l’obligation de modifier leur législation pour en garantir la bonne application. Il y a pourtant urgence à stopper cette pratique inacceptable, aux conséquences majeures pour les femmes et les enfants.
« L’inscription de la condamnation de la GPA dans une directive européenne ne doit pas être une simple déclaration d’intention ou une posture humaniste. L’enjeu est de défendre partout en Europe, mais aussi à travers le monde, les droits et la dignité des femmes et des enfants. Reconnaître la GPA « forcée » comme une forme de traite humaine est donc insuffisant. Il faut regarder la réalité en face : une mère porteuse est toujours « forcée », soit parce qu’elle est vulnérable économiquement et socialement, soit parce qu’elle est trompée et manipulée par ceux qui l’utilisent et l’exploitent » précise Albéric Dumont, Vice-Président du Syndicat de la Famille.
Cette directive conduira-t-elle d’ailleurs à une annulation du projet de « certificat européen de parentalité », qui consiste à reconnaître de facto la GPA ? Les semaines qui viennent diront justement si c’est le cas, ou non, et si la directive sur la traite humaine n’est qu’un coup d’épée dans l’eau ou une avancée réelle contre la GPA et vers son abolition universelle, seule manière de mettre un coup d’arrêt à l’exploitation des femmes et à la chosification de l’enfant.
Vers un Etat européen?
Lu dans Conflits:
La révision des traités européens et la signature d’un nouveau traité, qui doivent en résulter, enlèveront aux États membres actuels leurs derniers pans de souveraineté. […]
L’avènement d’une souveraineté européenne et la création d’une nouvelle armée de l’UE entraîneraient la perte du siège français de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) au profit d’un siège permanent européen et la fin de la force de dissuasion nucléaire française sous commandement national, dont le général de Gaulle avait doté le pays.
1994-2024 : 30e anniversaire du rappel à Dieu du Vénérable professeur Jérôme Lejeune
Lu dans La Nef cet article d’Aude Dugast, postulatrice de la cause de béatification de Jérôme Lejeune:
Au nom du Professeur Jérôme Lejeune, d’innombrables personnes évoquent avec émotion son extraordinaire regard dont la chaleur et la lumière venues d’ailleurs ont réconforté leur cœur endolori par le handicap. Célébrer aujourd’hui le 30ème anniversaire de sa mort, c’est donc, plus qu’un souvenir, une promesse d’avenir pour les patients, leurs familles et pour tous ceux qui souhaitent comme lui devenir serviteurs de la vie. Jérôme Lejeune avait réussi cette unité du cœur et de la raison qui lui permettait de transcrire dans une sciencemoderne des vérités immémoriales. Il était artiste, savant, médecin et serviteur de la vie…
Le 3 avril 1994, au matin de Pâques, le Pr Jérôme Lejeune fut rappelé à Dieu. Dès le lendemain de sa mort, Saint Jean-Paul II fit parvenir unmessage au cardinal Lustiger, archevêque de Paris : « […] Nous désirons aujourd’hui remercier le Créateur, “de qui toute paternité tire son nom”(Ep 3, 15), pour le charisme particulier du défunt. On doit parler ici d’un charisme, parce que le Professeur Lejeune a toujours su faire usage de saprofonde connaissance de la vie et de ses secrets pour le vrai bien de l’homme et de l’humanité, et seulement pour cela. »
De son œuvre humaine peuvent aujourd’hui témoigner en maints pays et en France particulièrement des milliers de parents et de professionnelsauxquels il avait pu montrer la voie grâce à sa compassion active. Quelques jours après sa mort le Pr. Lucien Israël écrivait dans Le Figaro-Magazine: « cette double activité de scientifique et de médecin des malheureux et des désavantagés par le sort s’est nourrie, de toujours, à une foicatholique exigeante et brûlante qui devait le mener à défendre avec la même ardeur, dans le droit fil de ses principes, la vie des embryons menacéspar l’avortement médicalisé, légalisé, banalisé et remboursé par la sécurité sociale. Il s’est battu pour faire admettre que dès la conception, la viedu futur bébé a le même prix, la même signification, la même dignité que celle de l’enfant et de l’adulte ; et soit dit en passant, du vieillard malade… » Et il concluait : « Le professeur Lejeune laisse des continuateurs fervents, de toutes philosophies et de toutes confessions. »
Un poète et un savant
C’est en véritable poète que le Professeur Lejeune contemple le monde qui l’entoure. S’ouvrir au mystère de la beauté du monde l’engage à luttercontre les défaillances de la nature surtout quand les victimes de ces dysfonctionnements sont ses « frères humains ». Et quand la médecine propose devaincre la maladie en supprimant le malade elle commet un contresens absolu qu’il ne peut accepter.
Médecin des corps et des âmes
Médecin bouleversé par ses patients « privés de la plénitude de vie qu’on appelle liberté de l’esprit », le Professeur Lejeune leur voue sa vie, «plein cœur, plein temps ». Quand, en 1958, il démontre l’origine de la trisomie 21, il ouvre une voie de recherche originale, qui lui permettra, de découvrir beaucoup d’autres maladies. Ces découvertes capitales font de lui le « père de la génétique moderne ». Il reçoit d’innombrables prix, dont leprestigieux Prix Kennedy, et est nommé membre de nombreux organismes internationaux.
Dans sa consultation à l’Hôpital Necker Enfants Malades, la plus importante au monde en ce domaine, le regard qu’il porte sur chacun de ses9000 malades venus de tous horizons le consulter frappe tous ceux qui le croisent. Ce même regard qui considère tous ses patients comme desêtres uniques. « La compassion vis-à-vis des parents est un sentiment que tout médecin doit avoir, écrit-il. Si un médecin ne l’éprouve pas, il n’est plus qu’une sorte d’ordinateur, une machine à faire des ordonnances.» Aujourd’hui son œuvre continue avec la Fondation Jérôme Lejeune et l’Institut médical qui porte son nom et accueille plus de 12 000 patients, en consultation spécialisée, à Paris et à Nantes, et de nouvelles Fondations Lejeune en Espagne, en Argentine et aux Etats-Unis.
Avocat des sans-voix
De cette inaltérable passion pour la vie, Jérôme Lejeune puise sa vocation de porte-parole des enfants à naître et de tous ceux que l’on voulait supprimer. Incorruptible, il « combattit les idées fausses et non les hommes ». Il a constamment demandé « le respect de la vie, le droit et la liberté de vivre, propriétés intouchables de chaque être, existentiellement, économiquement, biologiquement, absolument, métaphysiquement, et non pas seulementsocialement ou « moralement » (Eugène Ionesco, de l’Académie française, paru dans Le Monde le 19 octobre 1974).
Son éternel dévouement puise aussi sa force et son courage dans ses patients eux-mêmes. Le lendemain d’une émission télévisée surl’avortement et le diagnostic prénatal, un de ses petits malades s’élance dans les bras de « son » Professeur, le suppliant : « défends-moi ». Comment résister à un tel appel ? Il avertit aussitôt les membres de son équipe : « Si je ne les défends pas, je les trahis, je renonce à ce que je suis devenu de fait : leur avocat naturel […] »
On sait que son engagement lui vaut de violentes oppositions, l’ostracisme des puissants et la perte de son prix Nobel, mais cela lui importepeu. A ceux qui lui demandent « vous n’avez pas peur, vous ne voulez pas contre-attaquer ? », il répond : « tout cela n’a pas d’importance, ce n’est pas pour moi que je me bats, mais pour mes petits patients. »
Scientifique et chrétien ou l’alliance réussie
Au chercheur, au médecin et au défenseur de la Vie, s’ajoute un chrétien nourri à une Foi « exigeante et brûlante » vécue au quotidien. Ne voyant aucune contradiction entre la Foi et la science il répond clairement à ce propos « comment pourrait-il y avoir contradiction entre le vrai et le vérifié ? C’est toujours le second qui tarde ». Il érige toutes ses démonstrations dans le champ de la médecine et de la bioéthique sur des preuves rationnelles et beaucoup, sans partager ses convictions, en arrivent aux mêmes conclusions.
Ami de Jean-Paul II, Jérôme Lejeune en partage le même combat, celui de défendre envers et contre tout, la vie humaine. Le Saint-Père lenomme premier président de l’Académie Pontificale pour la Vie dont il rédige les statuts et l’Attestation des Serviteurs de la Vie.
Serviteur de la Vie
On ne peut comprendre l’œuvre de Jérôme Lejeune si l’on ne mesure pas à quel point il a souffert de compassion. Une souffrance profonde, presque charnelle, pour tous ces enfants que l’on veut empêcher de naître. Pour ces mères qu’on n’a pas su aider à accueillir la vie. Pour la médecine hippocratique dévoyée par les théories eugénistes. Unesouffrance anxieuse devant l’image des millions de morts qu’il entrevoit. Une souffrance quasi prophétique : « Les initiales I.V.G. ont une signification terrible : Interruption d’une Vie Gênante. Et l’âge n’y fait rien. Les vieillards sont aussi menacés que les plus jeunes. » Quel raccourci saisissant de notre actualité française, qui, en l’espace de quelques jours, inscrit l’avortement dans le marbre de la Constitution et annonce l’euthanasie…
Mais face à cette « défaite des enfants de France », le vénérable Jérôme Lejeune n’a pas baissé les bras. Il a rappelé l’évidence : « le droit de vivre n’est pas donné par les gouvernements. De ce fait les gouvernements n’ont pas le pouvoirde retirer ce droit à qui que ce soit. » Il n’est pas inutile de se souvenir ici du message qu’il alla délivrer au nom du Saint-Siège, à Léonid Brejnev, en pleine guerre froide, pour l’alerter sur les risques immenses d’une guerre atomique :« Pour que la civilisation continue d’exister, la politique devra nécessairement se conformer à la morale : à la morale qui transcende toutes les idéologies parce qu’elle est inscrite en nous par le décret impénétrable qui régit à la fois les lois de l’univers et la nature des êtres humains. » Un message de Sagesse, auquel Brejnev répondit “Da (oui)”.
Cette certitude, aujourd’hui, comme hier, nous invite à l’engagement1, selon les propres mots du Vénérable Jérôme Lejeune : «Dans une société pluraliste, c’est le devoir – je ne parle pas de droit, je parle de devoir – c’est le devoir de chaque citoyen d’essayer de faire entrer dans les lois de son pays, autant qu’il le puisse et légalement, la morale qui luisemble supérieure, car s’il ne le fait pas il trahit son devoir démocratique. […] On dit que l’avortement est entré dans les mœurs et qu’on n’y peut plus rien. Mais les mœurs changent aussi. Cela nous en sommes sûrs parce qu’en 1974 il était encore interdit en France de tuer les très jeunes français. Alors le changement peut se produire dans l’autresens et même sans jouer au prophète on peut être certain qu’il se produira. La santé par la mort est un triomphe dérisoire. C’est la vie qui seule peut gagner. »
1 : Pour nous former et nous engager : Congrès international de bioéthique, les 17 et 18 mai 2024 à Rome : Jérôme Lejeune et les défis de la bioéthique au XXIeme siècle. Pour soignants, scientifiques, philosophes, etc. Informations (français) et inscriptions sur : https://internationalbioethicscongress.org/fr/
Esclavage moderne : un enfant conçu par GPA garanti en cas de décès prématuré
Tandis que les macronistes s’en prennent à Marion Maréchal pour avoir osé questionner deux messieurs sur la conception de leurs jumeaux, on apprend que l’enfant conçu par location d’utérus est garanti…
Chers @CBeaune, @priscathevenot, @olivierdussopt : “c’est une question d’éthique et de dignité”. pic.twitter.com/aPIPcRYqqA
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 24, 2024
La GPA c’est :
- une location d’utérus
- une livraison d’être humain
- un remboursement du produit si défaut d’usine
- Garantie sur 2 ans
Pologne : le nouveau gouvernement menace gravement les libertés
De Priscille Kulczyk, Chercheur associé au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) :
La presse française et internationale ne parle plus guère de la Pologne depuis le retour de Donald Tusk à la tête du gouvernement le 13 décembre 2023. À la suite des élections législatives d’octobre 2023 dont une coalition de gauche est sortie victorieuse, il a chassé le parti PiS (Droit et Justice) au pouvoir depuis 2015. Il y aurait pourtant beaucoup à dire depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement car un air de révolution flotte sur la « très catholique » Pologne.
Ces derniers mois, la Pologne vit une sorte de guerre institutionnelle liée à un processus que l’on pourrait qualifier de « déPiSation ». Il correspond à la volonté expressément affichée de la coalition au pouvoir de « demander des comptes » aux gouvernements précédents. Comme l’a affirmé Donald Tusk, « ce ménage après le passage de nos prédécesseurs rappelle l’effort d’Hercule ». Cette détermination à vouloir faire d’une certaine manière table rase du passé se réalise parfois au moyen de procédés flirtant dangereusement avec les limites de la légalité. Il suffit de noter la prise de contrôle musclée sur les médias publics en décembre dernier qui a donné lieu à des purges de journalistes, l’interruption des programmes, le limogeage des présidents de la télévision, de la radio et de l’agence de presse polonaises, cela avec le concours des forces de police et sur la base d’une simple résolution votée par le Sejm. Pour certains, l’anarchie n’est pas loin : sur le ton du sarcasme, on dirait que l’on savait jusque-là l’état de droit menacé en Pologne, puisque cela a été si souvent martelé, mais on ne se doutait pas qu’il le soit à ce point. Pourtant, après des mois de bras de fer entre les institutions de l’Union européenne et la Pologne à ce sujet, c’est tout à coup silence radio du côté de Bruxelles : la mauvaise élève rentre enfin dans le rang, grâce à Donald Tusk qui, en tant qu’ancien président du Conseil européen, a ses amis parmi les puissants de Bruxelles et d’ailleurs.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la révolution culturelle libertaire actuellement en préparation et à laquelle un coup d’accélérateur ne manquera pas d’être donné à la suite des élections locales qui ont eu lieu ce dimanche 7 avril 2024. La Cour européenne des droits de l’homme en a sifflé le coup d’envoi en condamnant coup sur coup la Pologne en matière de reconnaissance des couples de même sexe le 12 décembre 2023, puis deux jours plus tard concernant la question de l’avortement. Le nouveau gouvernement ne manquera pas de se prévaloir d’une telle jurisprudence intervenue à point nommé au moment de son entrée en fonction. C’est ainsi qu’Anna Maria Żukowska, députée du parti Nouvelle Gauche, a assuré que la Gauche cherchera à introduire plusieurs mesures sociétales, au premier rang desquelles figurera l’annulation de l’arrêt du Tribunal Constitutionnel du 22 octobre 2020 qui avait déclarée inconstitutionnelle la disposition de la loi de 1993 autorisant l’avortement eugénique. Selon elle, il s’agira toutefois d’une première étape car la Gauche « ne s’arrêtera pas là ».
Un gouvernement aux personnalités progressistes…
Précisément, le parti Nouvelle Gauche envoie une solide équipe au gouvernement puisque Krzysztof Gawkowski est vice-premier ministre et chargé du Numérique, Dariusz Wieczorek est ministre des Sciences, Katarzyna Kotula est ministre déléguée à l’Egalité et Agnieszka Dziemianowicz-Bąk est à la tête du ministère du Travail, de la Famille et de la Politique sociale. Celles-ci s’étaient toutes deux activement impliquées dans les manifestations de ces dernières années en faveur de l’avortement. C’est également le cas de la nouvelle ministre de l’Education nationale Barbara Nowacka. Se disant athée, elle est surtout connue pour son militantisme en matière d’avortement puisqu’elle a été l’un des fers de lance des manifestations des femmes. La République française d’Emmanuel Macron a d’ailleurs cru bon de distinguer de tels engagements puisque Mme Nowacka a reçu l’insigne de chevalier dans l’Ordre national du Mérite en 2020 « pour son engagement social en faveur de l’égalité hommes-femmes, notamment en faveur des droits des femmes, et des relations avec la France. » L’ambassadeur de France en Pologne n’a pas mâché ses mots au moment de décorer ce « visage reconnu des actions progressistes » : « vous agissez pour protéger les droits acquis et lutter pour une plus grande libéralisation dans le domaine social. Je pense à l’introduction de l’éducation sexuelle, à des actions en faveur des droits reproductifs et à la revendication de l’égalité totale. […] on peut dire que vous agissez de façon exemplaire en promouvant les valeurs que la France défend et promeut dans le monde. » Ses premières mesures projetées ? Limitation des devoirs à la maison, allègement fort controversé des programmes, en particulier celui d’histoire, réduction de la liste des œuvres littéraires polonaises étudiées, ou encore limitation des cours de religion à l’école etc. En revanche, l’éducation sexuelle est à intégrer dans les programmes et il n’est pas anodin que la nouvelle ministre soit entrée en collaboration avec une fondation la promouvant et dont la fondatrice est elle aussi une habituée des marches pro-avortement. Tout cela fit dire à l’ancien Défenseur polonais des droits des enfants Mikołaj Pawlak qu’« Il y a des gens qui tiennent à ce que la société polonaise, les générations suivantes qui passent par les étapes de l’éducation, soient aussi peu développées que possible sur le plan intellectuel, mais le plus abîmées possible et imprégnées d’une pseudo-liberté, assouvissant les instincts les plus bas ».
… et anticléricales
Plusieurs personnalités de ce nouveau gouvernement se distinguent aussi par leur anticléricalisme. Agnieszka Dziemianowicz-Bąk a ainsi fait parler d’elle dès les premiers jours de sa prise de poste en décembre dernier en portant un t-shirt ouvertement anticatholique représentant une femme se protégeant d’une pluie de petites croix sous un parapluie. Quant à Sławomir Nitras, désormais ministre du Sport et du Tourisme, c’est lui qui affirma en août 2021 avoir « le sentiment qu’au cours des six ou sept dernières années, l’Église n’a pas seulement eu trop d’influence, mais elle a en quelque sorte rejeté l’obéissance à l’État, elle a brisé une certaine norme imposée par l’État. […] pour parler franchement, peut-être faudrait-il punir ce comportement, cette rupture d’une certaine convention, d’un certain pacte social ? […] Les catholiques de Pologne deviendront une véritable minorité et devront apprendre à vivre avec. Il est bon que cela se fasse de manière non violente, rationnelle, non pas sur le principe d’une certaine vengeance, mais en admettant que « C’est une punition juste pour ce qui s’est passé ». Nous devons vous amputer de certains privilèges, sinon vous relèverez la tête au cas où les choses changent ». Le Centre pour la protection des droits des chrétiens (Centrum ochrony praw chrzeszcijan) a attaqué en justice l’auteur de ces propos mais a été débouté en avril 2022.
La liste noire des organisations chrétiennes et conservatrices
Est-ce par hasard si cette organisation figure sur le document émanant du ministère de la Culture et du Patrimoine National qui a fuité le 31 janvier 2024 ? Il contient une liste d’une cinquantaine d’associations, fondations, œuvres de charité, think tanks, médias, principalement conservateurs, patriotiques ou d’inspiration chrétienne, au sujet desquels le Département des Instituts Culturels Nationaux demande la transmission de renseignements concernant d’éventuels accords ayant donné lieu à l’attribution de moyens financiers par d’autres institutions étatiques entre 2015 et 2023, c’est-à-dire durant la période où le PiS était au pouvoir. Parmi les organisations figurant sur cette liste, on trouve en outre les noms évocateurs de « Caritas Pologne », « Renouveau charismatique », « Association des psychologues chrétiens », ou encore l’organisation « Ordo Iuris » et ses affiliés l’établissement d’enseignement « Collegium Intermarium » et la « Fondation Education aux Valeurs ». Y figurent également les journaux de droite « Do Rzeczy » et « Sieci », ainsi que la chaine de télévision « Republika ».
La définition constitutionnelle du mariage et la liberté d’expression en danger ?
Dans ces conditions, c’est sans surprise que se dessine la perspective d’évolutions sociétales, à l’instar d’un projet de loi sur les partenariats civils. Annoncé pour ce printemps par la Ministre de l’Egalité, il doit s’agir d’un premier pas vers l’égalité en droit de tous les couples. Toutefois, l’article 18 de la Constitution polonaise protège « le mariage en tant qu’union entre une femme et un homme », ce qui pose la question de la constitutionnalité d’un tel projet. D’ailleurs en 2011, Donald Tusk étant alors Premier ministre, le gouvernement polonais avait précisément invoqué cette disposition constitutionnelle pour exprimer à la Commission européenne son opposition à un projet de règlement européen en matière d’effets patrimoniaux des partenariats enregistrés, arguant que « la seule forme institutionnalisée reconnue d’union entre deux personnes à caractère familial est le mariage (entendu comme l’union d’un homme et d’une femme), et ce au niveau de la Constitution ».
La liberté d’expression est aussi menacée. Dans le but d’interdire le discours de haine, le projet de loi du Ministère de la Justice présenté le 27 mars 2024 prévoit de modifier plusieurs articles du code pénal en matière de définition des circonstances aggravantes (art. 53 §2a), de discrimination (art. 119), d’incitation à la haine publique (art. 256) ou encore d’insulte publique à un groupe de population (art. 257) par l’élargissement des motifs discriminatoires au handicap, à l’âge, au sexe, à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle. L’article 256 incriminant l’incitation à la haine publique ne prévoirait alors plus qu’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 3 ans, alors qu’il peut s’agir actuellement d’une amende, d’une peine de restriction de liberté ou d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 2 ans. Si l’opération semble simple, certains s’interrogent toutefois quant à la qualification du « discours de haine », en particulier dans le contexte de la langue polonaise. Comme l’a souligné le député Konrad Berkowicz (membre du parti d’opposition Konfederacja), « On sait ce qu’est la calomnie, la diffamation, l’insulte, l’injure, etc. Mais on ne sait pas, en revanche, ce qu’est le discours de haine, que quelqu’un devra donc définir, et ce sera bien entendu les hommes politiques et les fonctionnaires. […] En pratique, cela ne signifie ni plus ni moins que des poursuites pénales pour l’expression d’opinions qui seraient incompatibles avec une idéologie particulière proche de la nouvelle coalition ». Une telle limitation de la liberté d’expression est un outil permettant de faire taire d’éventuelles voix critiques sur certains sujets.
L’avortement et la contraception sur le devant de la scène
Mais un autre sujet occupe ces derniers mois le devant de la scène : l’avortement et la contraception. Sur ce second point d’abord, le Parlement polonais a adopté début mars 2024 une loi modifiant le droit pharmaceutique et prévoyant l’accès à la pilule du lendemain sans ordonnance à partir de 15 ans. Si la loi polonaise autorise les relations sexuelles entre mineurs de plus de 15 ans, une telle disposition paraît toutefois porter atteinte aux droits des parents et promouvoir une activité sexuelle précoce et irresponsable. Le 29 mars, le Président Andrzej Duda a ainsi refusé de signer cette loi, la renvoyant devant le Parlement. Il a justifié sa décision par « la volonté de respecter les droits constitutionnels et les normes de protection de la santé des enfants » et par le fait que la prise de ces produits aurait été alors autorisée « sans la supervision d’un médecin et en ignorant le rôle et la responsabilité des parents ». Il avait précédemment rappelé que le droit polonais interdit aux personnes de moins de 18 ans l’accès au solarium ou l’achat de boissons énergétiques et que le même principe devrait s’appliquer à la « bombe hormonale » qu’est la pilule du lendemain. De manière contradictoire, il avait toutefois admis n’avoir « aucune objection à ce qu’une fille mineure la prenne, si nécessaire, si telle est la décision de la famille ou des parents, mais que cela se fasse avec le consentement des parents, de la mère ou du père ». À la suite de ce véto, Donald Tusk a réagi sur les réseaux sociaux : « Le président n’a pas saisi l’occasion de se ranger du côté des femmes. Nous mettons en œuvre le plan B. » Ce « plan B » consiste, par voie réglementaire et par référence à la loi sur les services de santé financés par des fonds publics et à la loi sur la profession de pharmacien, à permettre aux pharmaciens d’émettre l’ordonnance nécessaire à la délivrance du produit. La ministre de la Santé Izabela Leszczyna a promis que la pilule du lendemain serait disponible au 1er mai, tous les moyens sont donc bons pour que la promesse soit tenue coûte que coûte.
L’élargissement de l’accès à l’avortement est l’un des projets-phares de la nouvelle coalition au pouvoir. Le 8 mars dernier, le Premier Ministre l’évoquait comme « un débat concernant – nous le croyons – les droits des femmes, ou plutôt je dirais les droits de l’homme, les droits civils fondamentaux, les droits humains, y compris le droit d’une femme à décider de son corps, de sa maternité ». En Pologne, l’avortement est actuellement autorisé en cas de danger pour la vie ou la santé de la mère ou lorsque la grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste. Mais pas moins de quatre projets législatifs sont discutés au Sejm depuis le 11 avril 2024, le premier ayant été déposé par la Gauche dès le lendemain des élections législatives d’octobre 2023 : il s’agira de légaliser l’avortement à la demande jusqu’à douze semaines de grossesse, voire plus tard dans certains cas.
Une offensive grave sur la liberté de conscience
D’autre part, la liberté de conscience en matière d’avortement pourrait également être menacée. Le 11 mars 2024 a été présenté le projet du ministère de la Santé relatif à la modification du « règlement sur les conditions générales des contrats relatifs à la fourniture de services de santé ». Il prévoit que tout prestataire lié par contrat au Fonds national de santé pour des services dans le domaine de la gynécologie et de l’obstétrique est tenu de réaliser sur place les avortements dans les cas où cela est autorisé par la loi, en s’organisant pour qu’au moins un médecin puisse effectuer l’intervention. Une peine pécuniaire jusqu’à 2 % du montant de l’obligation contractuelle pour chaque violation identifiée, voire une rupture partielle ou totale du contrat entre la structure médicale et l’Etat pourraient sanctionner ces nouvelles obligations. Selon le ministère de la Santé, une telle réglementation s’expliquerait « en raison de l’utilisation abusive de la clause dite de conscience par certains médecins ». Quant à Donald Tusk, il a déclaré le 8 mars dernier que tous les cas d’application de la clause de conscience seront contrôlés et « [attendre] du procureur général qu’il ouvre une enquête d’office sur tous les cas de refus » de pratiquer un avortement. Et le même d’ajouter : « J’insiste : nous n’attendrons pas l’accord ou le désaccord de l’opposition, du président ou même de nos partenaires de coalition. Nous mettrons en œuvre ces décisions sur décision du Premier ministre, des ministres concernés et des institutions compétentes ». De son côté, Mme Kotula, Ministre de l’Egalité, a ainsi assuré « [pouvoir] promettre aujourd’hui que partout où la gauche sera au pouvoir dans les collectivités locales […] il n’y aura certainement pas de clause de conscience ».
De telles dispositions pourraient pourtant s’avérer contraires à la Constitution, eu égard à la décision du Tribunal constitutionnel du 28 mai 1997 (K 26/96) concernant l’inconstitutionnalité de l’avortement à la demande pour des raisons dites sociales et à celle du 7 octobre 2015 (K 12/14) qui avait trait à l’objection de conscience des médecins. Ces décisions avaient été rendues par une formation juridictionnelle non-contestée, contrairement à l’arrêt du 22 octobre 2020 dont la composition de la formation de jugement fait l’objet d’une autre guerre institutionnelle : pour le camp au pouvoir, conforté par la jurisprudence récente de la Cour européenne des droits de l’homme, il ne s’agit pas du « Tribunal constitutionnel » mais du simple « tribunal de Julia Przyłębska » du nom de sa présidente et dont il considère les décisions comme étant invalides. Cela dit, un autre « plan B » a peut-être déjà été préparé…
En tout état de cause, les débats au sujet de l’avortement sont virulents. L’un d’eux, opposant Ewa Zajączkowska-Hernik (Konfederacja) et Wanda Nowicka (Nouvelle Gauche) le 29 janvier 2024, vaut la peine d’être relevé. La première commença par rappeler en substance qu’il n’est pas possible d’appeler « liberté » ce qui consiste à tuer un autre être humain, comme dans le cas de l’avortement où il s’agit dans les faits de tuer l’enfant conçu. La seconde lui demanda de ne pas raconter de « contes idéologiques qui n’ont rien à voir avec la réalité ». Car selon une telle vision, « les femmes doivent être subordonnées à une idéologie parce que ce que vous dites ici à propos des faits, qu’il s’agit, bien-sûr, du meurtre d’enfants etc, imaginez-vous alors que dans toute l’Europe, là où il y a des législations libérales, ces meurtres d’enfants ce serait donc, si je puis dire, une véritable maison de massacre [mordownia], ce que ce n’est absolument pas ». Madame Nowicka ne croyait pas si bien dire… Mais de quel côté est donc l’idéologie ? Le sujet divise jusqu’au sein-même de la coalition au pouvoir. Le parti Troisième Voie est ainsi en faveur de l’organisation d’un référendum sur la question, ce à quoi s’oppose Nouvelle Gauche qui est pressé d’avancer sur le dossier. Le président du Sejm Szymon Hołownia (Troisième Voie) s’en est d’ailleurs attiré les foudres en raison de sa décision de remettre au 11 avril, c’est-à-dire après les élections locales, les discussions à ce sujet initialement prévues début mars.
L’actuel gouvernement polonais paraît ainsi vouloir rattraper en quelques mois ce qu’il considère comme un immense « retard » dans le progrès et dans le sens de l’histoire. Mais pour Bruxelles, il semble que cette révolution culturelle ne soit pas encore assez rapide : c’est ce qui ressort d’une résolution pour l’inclusion du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne adoptée le 11 avril 2024 au Parlement européen. Ses auteurs y saluent la volonté du nouveau gouvernement de faire évoluer la loi en la matière mais regrettent que les débats au Parlement aient subi un report de cinq semaines. Il est des sujets qui ne peuvent attendre… Espérons que le peuple polonais prendra conscience de la réalité de ce qui se joue sous ses yeux et qu’il aura le courage d’exprimer un désaccord, notamment lors des élections européennes en juin, puis présidentielles en 2025.
Quels sont tes secrets, ô ennéagramme ? (3/10) – Les neuf types tombés du ciel
Suite de la série d’articles de Pierre de Thieulloy, ancien officier et auteur d’ouvrages sur les tempéraments et les humeurs, pour le Salon beige (le 1er article est disponible ici et le second là):
Comme nous l’avons vu précédemment, il y a deux enseignements qui utilisent la figure de l’ennéagramme : la quatrième voie de Gurdjieff et les neufs types de Palmer. Il a été établi, solidement me semble-t-il, qu’il n’y a pas de trace de l’ennéagramme avant Gurdjieff. La figure géométrique de l’ennéagramme serait donc une invention ou trouvaille de Georges Gurdjieff, conservée par Helen Palmer lorsqu’elle étudia – cinquante ans plus tard – les neuf types de personnalité.
D’où vient que ces neuf types de personnalité de Helen Palmer soient demeurés si étroitement associés au sigle de l’ennéagramme ? D’où vient ce caractère quasi-sacré du sigle de l’ennéagramme auquel se rattache les neufs profils décrits par Helen Palmer ?
Trouvaille humaine ou révélation divine ?
En réalité, Helen Palmer n’a pas inventé les neuf personnalités de l’ennéagramme, elle n’a fait que les illustrer et les décrire. On ne trouve qu’une vague évocation de ces neuf types dans l’enseignement de Gurdjieff. Leur première description précise semble provenir d’un Bolivien nommé Oscar Ichazo (1931-2020). Selon ce qu’on peut lire de lui, Ichazo aurait pratiqué l’occultisme, l’ésotérisme, la kabbale, le yi-king, l’alchimie, le chamanisme, la prise de drogue et la fameuse quatrième voie de Gurdjieff.
Ichazo raconte en outre avoir été instruit directement par un ange céleste. En 1964, « il se trouva subitement plongé ainsi qu’il le racontera, dans un coma divin. Cet état d’extase dure sept jours au terme desquels il se réveille, convaincu qu’il doit enseigner la révélation qui lui a été communiquée. »[1] Ichazo enseignera donc et il revendiquera la paternité de ces neuf types de personnalité. En effet, lors de la sortie des deux premiers ouvrages sur le sujet (1984 et 1988), il va attaquer les auteurs en justice pour faire valoir son droit de propriété intellectuelle. Il a donné à ces neufs types les noms suivants : « le ressentiment, la flatterie, le laisser-aller, la mélancolie, l’avarice, la lâcheté, le complot, la vengeance et l’indolence »[2].
Puisque ces neufs types ne sont ni décrits ni nommés dans l’enseignement de Gurdjieff mais qu’ils apparaissent clairement dans celui d’Ichazo nous pouvons en conclure que ce dernier en est le père, comme il l’a lui-même revendiqué. De plus, sauf à considérer Ichazo comme un charlatan – comment pourrait-on alors garder sa doctrine ? – il est établi que la description des neuf types est le fruit non d’une recherche scientifique laborieuse mais d’une révélation angélique. Bons anges ou mauvais anges, c’est une autre question.
Révélation adoptée par trois grands experts
La doctrine que nous connaissons aujourd’hui serait donc le fruit d’une révélation, accueillie et enrichie par trois grands experts : le psychiatre chilien Claudio Naranjo (1932-2019), le père jésuite américain Robert Ochs (1930-2018) et la psychologue américaine Helen Palmer née vers les années 1930.
Un triple regard, médical, religieux et psychologique va se pencher sur le nouveau-né tombé du ciel. Dès 1969 en effet Claudio Naranjo apprend et adopte les neuf types auprès d’Oscar Ichazo. Il leur associe les diverses maladies psychiatriques alors connues. Puis l’année suivante, Naranjo transmet à son tour le bébé à deux nouveaux adeptes : le prêtre jésuite Robert Ochs et la psychologue Helen Palmer. Il va alors être testé d’un côté dans le milieu catholique – dans les séminaires notamment – par le père Ochs. De l’autre côté il va être expérimenté sur plus de mille élèves par Helen Palmer alors professeur de psychologie. Le résultat est enthousiasmant des deux côtés, si bien qu’en 1984 trois religieux, élèves du père Ochs, publient un premier ouvrage et en 1988 Helen Palmer rassemble des milliers de témoignages dans un ouvrage qui atteindra des records de vente : L’ennéagramme, comprendre vous-même et les autres dans votre vie.
Ainsi, l’ennéagramme des personnalités tombé du ciel en 1964 est assez rapidement déclaré viable voire « impeccable », par la médecine, la religion chrétienne et la psychologie moderne. Les chrétiens dans leur emballement semblent cependant avoir oublié un détail important : si communication céleste il y a eu, s’agit-il des bons ou des mauvais anges ? S’agit-il d’une vérité tronquée ou d’une vérité toute entière ?
[1]Anne Lécu, L’ennéagramme n’est ni catho, ni casher, Editions du Cerf, 2023, pages 99 et 100.
[2]Mitchel Pacwa, Dis-moi qui je suis ô ennéagramme, cité par Anne Lécu, ibid. page 106.
Aristocratie du sang et de l’esprit : en memoire du marquis Luigi Coda Nunziante
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Il y a de nombreuses années, j’ai été chef de chœur pour la messe traditionnelle célébrée dans l’église romane de Gesù e Maria. Cette messe a réuni de nombreux protagonistes du traditionalisme catholique romain. Je me souviens d’y avoir rencontré Eric de Saventhem (1919-2005), fondateur de la fédération internationale Una Voce, l’abbé Frank Quoex (1967-2007), liturgiste distingué qui fut aussi brièvement mon directeur spirituel ou encore Wolfgang Waldstein (1928-2023), distingué juriste. Mais il me reste un souvenir particulier du marquis Luigi Coda Nunziante (1930-2015), un aristocrate fortement impliqué dans les combats pour la défense de l’ordre naturel, de la famille et de la tradition. Je pense que tous ceux qui ont connu le marquis seront d’accord avec moi pour rappeler sa grande élégance : il était véritablement l’emblème de ce que l’on peut attendre de ceux qui, dignes de l’aristocratie du sang, comprennent que l’aristocratie du esprit est encore plus importante. C’était une personne chaleureuse et affable, mais sa gentillesse innée suggérait le respect et non une confiance inappropriée. Je connais personnellement des personnes à qui je m’adresse toujours formellement (et vice versa) mais auxquelles je suis néanmoins lié par une profonde affection et amitié.
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Je cite souvent dans ce que j’écris une phrase de Plinio Corrêa de Oliveira (1908-1995), grand penseur brésilien et catholique contre-révolutionnaire, qui fut certainement une grande source d’inspiration pour l’action du marquis Coda Nunziante. Cette phrase dit : « Dieu confie à certaines personnes la mission d’être des symboles. Ils ont une allure, une manière d’être qui correspond à une certaine grâce, accompagnée de la capacité d’exprimer cette grâce avec sensibilité. Ils ont une manière d’être qui rend particulièrement attractives les vertus liées à la grâce. C’est pourquoi ils sont appelés non seulement à le pratiquer d’une manière excellente, mais aussi à le symboliser. » Je trouve que c’est une très belle phrase car elle en dit long sur ce que devrait être l’aspiration de chaque homme et de chaque femme, la nécessité de cultiver ce que le grand penseur chinois Confucius appelait « l’homme supérieur ». Chez des personnes comme le marquis Coda Nunziante, nous avons observé « une allure, une manière d’être qui correspond à une certaine grâce, accompagnée de la capacité d’exprimer avec sensibilité cette grâce ». Malheureusement, tout cela a été aplati dans un égalitarisme à l’américaine (résultat fatal de l’égalité française) dans lequel l’aristocratie n’est pas fondée sur des traditions et des valeurs spirituelles mais sur la capacité d’accumuler de l’argent, se transformant en les produits les plus réussis de le fureur de l’économie capitaliste.
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La famille, disait-on, était l’un des champs d’action du marquis Coda Nunziante. En rappelant son engagement dans ce sens, et bien plus encore, Antonio Pannullo (Secolo d’Italia) décrit ainsi son parcours : « il a participé activement à toutes les activités de la fondation culturelle Lepanto. En 1987, il fonde et dirige l’association Famiglia Domani, pour laquelle il conçoit et organise des campagnes publiques de défense des valeurs familiales, parmi lesquelles la Marche pour la vie. Avec la princesse Elvina Pallavicini, il fonde l’association Noblesse et Tradition en 1997. Son dernier discours public, comme le rapporte la Corrispondenza Romana, a eu lieu le 9 mars de cette année au Palais Pallavicini, pour commémorer les dix ans de la disparition de la princesse romaine. Sans oublier qu’en 1989 il rejoint Anti 89 pour commémorer les crimes de la Révolution française. Il écrit encore dans ses mémoires Corrispondenza Romana : « C’était un catholique exemplaire et un parfait gentleman formé aux sentiments d’honneur et d’attachement aux valeurs patriotiques et religieuses qu’il savait transmettre à sa famille. Il était marié à la comtesse Gabriella Spalletti Trivelli avec qui il eut cinq enfants et quinze petits-enfants. Nous n’aurions pas pu le dire mieux.” Certes, l’engagement envers l’association Famiglia Domani et sa collaboration avec le Centre Culturel Lepanto du professeur Roberto de Mattei ont été un aspect important de l’activité du marquis, une activité qui a également vu un engagement politique et une carrière militaire.
J’imagine que s’il était encore en vie aujourd’hui, le marquis Coda Nunziante ne serait probablement pas satisfait de l’évolution de la situation dans l’Église et dans la société, et pas seulement en ce qui concerne la famille. Mais je crois qu’il s’inspirerait encore de Plinio Corrêa de Oliveira qui disait : « C’est notre objectif, notre grand idéal. Nous avançons vers la civilisation catholique qui pourrait naître des ruines du monde moderne, tout comme la civilisation médiévale est née des ruines du monde romain. Avançons vers la conquête de cet idéal, avec courage, persévérance, la décision d’affronter et de surmonter tous les obstacles avec lesquels les croisés ont marché vers Jérusalem”. Cela nous décourage certainement de voir autant d’entre nous tomber parmi les ruines, mais j’imagine que ce n’est qu’en regardant vers le haut, ce regard que le marquis a essayé de maintenir tout au long de sa vie, que nous pouvons donner un sens à l’absurdité qui nous entoure malheureusement.
Couvre-feu pour les mineurs : la nouvelle marotte pour ne pas parler d’immigration
Après le maire de Béziers, c’est celui de Nice qui annonce instaurer un couvre-feu pour les mineurs, afin de lutter contre la délinquance. Evidemment, ces maires utilisent les moyens à leur portée pour résoudre les problèmes de violence dans leurs villes, mais le sujet est longuement débattu dans les médias, ce qui permet d’en omettre la cause…
Selon l’institut CSA, 67 % des 🇫🇷 veulent un couvre-feu pour TOUS les mineurs à partir de 23h. Une telle absurdité en dit long sur le climat liberticide auquel on s’accommode depuis trop d’années. Les jeunes ne sont pas la variable d’ajustement de la lâcheté des politiques. pic.twitter.com/Ik2np1LFIp
— Joachim Le Floch-Imad (@JLeFlochImad) April 23, 2024
C’est le même problème que les attaques contre la laïcité, alors qu’une seule religion pose problème. Comme l’uniforme à l’école, le burkini, le service militaire, les réseaux sociaux…, on évite de parler d’immigration islamiste.

