Pour vivre heureux, butons les vieux
C’est en gros ce qu’il faut comprendre du projet de loi défendu par le député Olivier Falorni :
« L’aide à mourir pour l’immense majorité des gens, ça sera une aide à vivre. C’est un moyen d’apaiser un peu ces derniers moments de la vie », déclare @OlivierFalorni #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/QQ2E7dNPRT
— Europe 1 (@Europe1) May 30, 2024
Laurence Trochu : “J’ai vu comment LR a vendu à la découpe les mairies, cantons et régions à Macron avec le silence complice ou même les encouragements des cadres dirigeants”
Extraits de l’interview accordée par Laurence Trochu, présidente du Mouvement Conservateur et 5ème sur la liste de Marion Maréchal, à Causeur :
“(…) Je ne remets pas en cause le travail de François-Xavier Bellamy mais sa stratégie qui est, particulièrement depuis 2020, complètement dépassée et donc inefficace. Lors de la préparation des Municipales, puis des Départementales et Régionales, alors membre du Bureau politique et de la Commission Nationale d’Investiture des Républicains, j’ai vu comment ils ont vendu à la découpe les mairies, cantons et régions à Macron, avec le silence complice ou même les encouragements des cadres dirigeants. J’ai compris que le Mouvement Conservateur ne devait pas servir de caution à un parti qui ne permettait plus de défendre nos convictions.
Les Républicains n’ont plus ni chef ni ligne directrice; ce parti est une auberge espagnole, on y trouve tout et son contraire : une tête de liste opposée à la GPA et sa numéro 4, Nadine Morano, qui y est favorable; une tête de liste opposée à la régularisation des travailleurs étrangers et sa numéro 2, Céline Imart, qui y est favorable; une tête de liste qui veut lutter contre l’islamisation et Anne Sander, députée sortante reconduite sur sa liste, qui soutient le FEMYSO, proche des Frères Musulmans.
Par ailleurs, François-Xavier Bellamy siègera à nouveau avec le groupe PPE dirigé par Ursula von der Leyen. Il fera bande à part sur certains votes mais cela n’aura aucun impact. Isolé au sein de son propre parti, il l’est aussi au sein de son groupe. C’est un immense gâchis, car cette erreur de stratégie le réduit à une candidature de témoignage, là où l’urgence de la situation réclame de faire des choix efficaces.
(…)
Jacques Chirac a refusé avec force en 2004 la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule de la Constitution européenne. Il porte une énorme responsabilité dans l’effacement de notre civilisation et dans son remplacement par un projet d’islamisation de nos sociétés européennes, mené par des associations largement financées par les fonds européens.
Ce serait une erreur de réduire la mention des racines chrétiennes de l’Europe à une valeur seulement symbolique. Le traité de Maastricht, repris sur ce sujet par celui d’Amsterdam et celui de Lisbonne, a défini les objectifs de la politique culturelle de l’Union européenne et insiste sur la mise en valeur de l’héritage culturel commun des pays de l’UE. La définition de cet héritage culturel commun en référence à nos racines chrétiennes aurait permis de l’affirmer et de le faire rayonner.
Ne soyons pas dupes! Si l’islamisation de la société s’accélère, c’est aussi parce que la destruction de nos repères s’est accélérée. L’islam, avec ses mœurs et ses lois, vient occuper l’espace de notre décivilisation. Un arbre coupé de ses racines finit toujours par mourir et l’islamisation prospère sur nos propres renoncements.
Un exemple parmi tant d’autres : en 2011, la Commission européenne a édité, comme chaque année, un agenda à destination des étudiants et lycéens de l’UE. À côté de nombreuses informations sur le tabagisme, le racisme, l’écologie et les droits sexuels, cette édition comportait les fêtes de toutes les religions, ainsi que les fêtes païennes du type Halloween, mais omettait de mentionner les fêtes chrétiennes !
Dans ce contexte, l’inscription dans les traités, et déjà dans les directives et règlements, des racines chrétiennes de l’Europe est une nécessité pour affirmer ce que nous sommes. Aimer, protéger et transmettre nos racines chrétiennes, c’est admettre que l’homme doit savoir s’incliner devant la part de sacré qui le dépasse, qu’il ne peut balayer d’un revers de la main, ce que 2000 ans de civilisation nous ont enseigné avec constance. C’est admettre que devant les enjeux moraux qui se posent à nous, du harcèlement que subissent nos enfants exposés aux “drag queens” dans les écoles, aux choix à faire en matière d’usage de l’intelligence artificielle, en passant par le contrôle de la vie humaine, les solutions ne consistent pas essentiellement à trouver des critères matériels, mais à retrouver “la conscience sans laquelle la science n’est que ruine de l’âme”.
(…)
Nous sommes en saturation de ce que la Commission européenne nous impose : la diversité et l’inclusion sont devenues les mots magiques de sa politique culturelle, avec lesquels elle sale abondamment tous ses plats au point de les rendre indigestes. (…) Au menu encore, les délires wokes et LGBT qui endoctrinent nos enfants avec la théorie du genre et la déconstruction des identités sexuelles. Sous l’impulsion d’Ursula von der Leyen, la Commission européenne décline une stratégie farouche en faveur de l’idéologie LGBT. Nous refusons l’emprise de cette propagande qui prétend qu’un garçon peut choisir d’être une fille, qu’un homme peut être “enceint” ou qu’il existe des femmes à pénis !
(…)
Depuis 10 ans, le raz-de-marée progressiste s’est intensifié et détruit tous les fondements naturels et même biologiques de la société. C’est exactement pour cela que nous ne devons pas nous tromper dans les moyens de construire des digues. J’ai insisté sur l’impuissance de François-Xavier Bellamy à enrayer cette destruction en raison de son isolement et de son rattachement à Ursula von der Leyen qui est l’un des fossoyeurs de notre civilisation.
Jordan Bardella n’y pourra rien non plus, parce qu’il n’en a pas la volonté. Dans sa logique de dédiabolisation, le Rassemblement National a renoncé à mener ces combats civilisationnels. La moitié des députés a voté l’inscription dans la Constitution du droit à l’avortement. Il y a quelques jours, Jean-Philippe Tanguy a annoncé que le RN ne prendrait pas les moyens de lutter contre la GPA, puisque Marine Le Pen ne tiendra pas sa promesse de campagne de “ne pas reconnaître la filiation des enfants nés de GPA à l’étranger”. Et sur l’euthanasie, les députés RN, comme ceux de LR, se divisent.
C’est donc uniquement aux côtés de Marion Maréchal et du groupe ECR que la résistance se mène de manière claire, cohérente et donc efficace. Tous ceux qui n’ont “rien lâché” et pour lesquels la protection de la vie et de la santé humaines sont des priorités non négociables ne sont représentés que par la liste portée par Marion Maréchal.
“On ne peut pas dire que les religions sont mortes, il y a toujours un intérêt fort pour elles”
Désormais suivi par plus de 19 millions d’internautes, Tibo Inshape, âgé de 32 ans, est devenu le YouTubeur français le plus suivi. A plusieurs reprises, il avait publié des vidéos aux côtés de prêtres et de religieuses.
Le Monde a consacré un article sur Tibo Inshape :
En atteignant plus de 18,9 millions d’abonnés, l’Occitan vient de ravir la place de numéro 1 français à Squeezie sur la plate-forme de vidéos. Une fulgurante ascension pour cet influenceur sportif, farceur et patriote, qui a su tracer sa route, pavée de controverses.
Il s’est attiré la foudre des médias de gôche. Exemple avec le média Blast qui déteste Tibo InShape : “Il a inventé une nouvelle façon d’être facho sur Internet”. Sic
En 2022, il racontait à Famille Chrétienne pourquoi il avait voulu aborder des sujets catholiques sur sa chaîne :
[…] Je suis un ancien enfant de chœur, élevé dans la foi catholique par mes parents Marc et Valérie. Mon père est très croyant, il va encore à la messe toutes les semaines, il donne des cours de caté… Pendant mon enfance j’ai coché toutes les cases. J’allais à l’église tous les dimanches, j’ai reçu le baptême, fait ma profession de foi, ma confirmation, et j’ai même été à Taizé, à Lourdes et sur les chemins de Compostelle ! Il ne me reste plus qu’à me marier à l’église ou devenir prêtre et la liste est complète [rires]. Mais je dois dire que pendant toute ma jeunesse, à chaque fois que j’allais à la messe, je m’ennuyais. Et je pense que beaucoup de catholiques ne vont plus à l’église pour cette raison. C’est pourquoi avec ces vidéos, j’avais envie d’apporter un second souffle et un nouveau regard sur l’Eglise. Je n’ai pas la prétention de transformer l’Eglise catholique en donnant un nouvel élan, mais à ma petite échelle, je voulais simplement réintéresser des personnes qui se sont peut-être un petit peu détachées du catholicisme, ou qui avaient des questions et n’osaient pas les poser. […]
Ta chaîne attire massivement la jeunesse. Te semble-t-elle intéressée par les sujets liés à la religion catholique ?
Oui, et pas seulement la jeunesse ! Ces sujets continuent de fasciner, il suffit de voir le nombre de vues sur les vidéos Youtube. Celle du prêtre exorciste, des sœurs de Boulaur et de l’abbé Aymar ont toutes fait plus d’un million de vues en une semaine. Je crois qu’on ne peut pas dire que les religions sont mortes, il y a toujours un intérêt fort pour elles. Et ces vidéos sont aussi un peu là pour remettre des sujets importants au goût du jour ! […]
Plusieurs économistes alertent sur les ravages de la baisse de la natalité
Démographie et économie sont liés. Dans un rapport, plusieurs économistes alertent sur la baisse de la natalité qui pourrait entraîner 75 milliards d’euros de pertes sur le PIB.
Cette bombe démographique risque bientôt d’exploser : la baisse de la natalité menace les grands équilibres de l’économie, à commencer par la protection sociale. Toutes les prévisions de l’Insee sont fondées sur un taux de fécondité de 1,8 enfant par femme. Mais en 2023, il était de 1,68 seulement. Si ce taux venait à atteindre 1,3 enfant par femme, comme en Italie, le PIB pourrait se retrouver amputé de 75 milliards d’euros à l’horizon 2040, selon une étude de la Chaire transitions démographiques, transitions économiques (TDTE).
Les effets seront à long terme massifs pour les comptes publics. L’économiste Kevin Genna, l’un des auteurs de l’étude, explique :
“Cela se ressentira dans 15-20 ans. Les enfants que l’on ne fait pas aujourd’hui n’entreront pas sur le marché du travail. Et si on a moins de cotisants, on a moins d’impôts et l’Etat a moins d’argent, ce qui entraîne une perte de 75 milliards d’euros”.
Or, les Français veulent avoir des enfants, puisqu’ils en désirent 2,4 en moyenne. Mais ce désir est entravé par diverses raisons, et notamment la politique antifamiliale des derniers gouvernements.
“Tout ce qui touche à la jeunesse et natalité est très maltraité dans ce pays. Il y a une ministre de la Jeunesse vachement sympa mais personne ne connaît son nom (Sarah El Haïry, ndlr)”
Toulouse : L’église Immaculée conception vandalisée
L’église Immaculée conception dans le quartier du faubourg Bonnefoy à Toulouse a été vandalisée ce jeudi 30 mai. Plusieurs objets ont été renversés et cassés. Un drap bleu a été posé sur la tête d’une statue de la Vierge. L’autel a été endommagé.
Le diocèse de Toulouse a porté plainte.
Quand les hommes ne croient plus en Dieu, ils croient en n’importe quoi
Le 12 juin le collectif Vers un parlement de Loire va évoquer avec des députés, à l’Assemblée nationale, le projet de rédaction d’une « Déclaration des droits de la Loire », qui donnera au fleuve une « personnalité juridique », sur le modèle de la « Déclaration. Universelle des droits des fleuves et des rivières », qui a germé dans quelques esprits pachamamesques en 2021 mais qui n’est encore signée par aucun gouvernement.
Plus de 1.100 personnes ont déjà signé le Manifeste de Loire, dont le maire de Tours au nom de sa ville, et le maire d’Ancenis.
Mais le fœtus humain quant à lui n’a toujours aucun droit.
*
Tous les jours on nous incite à « donner une deuxième vie », ou « une nouvelle vie », à des objets cassés, des machines détraquées, qui n’ont jamais eu de vie et n’en auront jamais.
En revanche la loi qui va être votée est la loi sur la « fin de vie ». Car pour les hommes non seulement il n’y a pas de « deuxième vie », mais on va abréger la seule qu’ils ont.
En omettant toute perspective de vie éternelle. Car à proprement parler il n’y a pas de « fin de vie » pour les hommes, dont l’âme est immortelle. Mais ce que l’on a supprimé des perspectives humaines, on l’a transféré aux objets…
I-Média : Faut-il en finir avec le service public ?
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur l’inquisition subie par Marion Maréchal par une journaliste de France Inter.
Le dossier du jour est consacré à la partialité et l’idéologie sévissant sur le service public avec la publication d’un rapport accablant de l’Institut Thomas More.
Les pastilles de l’info abordent :
1) La grande occultation : Le maire de Canteleu dans le narcotrafic
2) Décryptage : Le drapeau palestinien à l’Assemblée nationale
3) Top ou Flop au festival de Cannes
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Daniel Schneidermann.
17 coups de lame de boucher
Nouvelle attaque au couteau : un immigré égyptien de 46 ans a tué un homme de 79 ans à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne. Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue.
La victime se rendait dans un foyer du Secours catholique pour récupérer un panier alimentaire. Le septuagénaire aurait reçu 17 coups de couteau. L’auteur aurait utilisé une lame de boucher, qui aurait cassé sous la violence de l’attaque. La victime aurait été sévèrement mutilée. Le couteau a été retrouvé près de son corps. Malgré un massage cardiaque prodigué par les secours, rapidement déployés, la victime est décédée.
Le suspect de nationalité égyptienne, serait en situation régulière sur le sol français.
Le diocèse de Quimper milite pour les droits LGBTQXYZ… A quand une “visite fraternelle” ?
Le 17 mai, le compte X (ex-Twitter) du diocèse de Quimper et Leon retweetait la propagande LGBT, appelant à se mobiliser pour les droits LGBTI+…
Doit-on comprendre que ce diocèse, d’où sont exclus des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre et dont les fidèles traditionalistes seront bientôt sans pasteur, milite pour la dénaturation du mariage, la privation de père ou de mère pour des enfants, la vente d’enfants par GPA, l’idéologie du genre?
Depuis hier, cette horreur est dénoncée sur les réseaux sociaux. Ce matin, on s’aperçoit que le compte X du diocèse est supprimé :

Mais ce retweet n’est pas un dérapage isolé. Le militantisme LGBT semble bien ancré. Le diocèse de Quimper de Mgr Dognin a-t-il besoin d’une “visite fraternelle” ? Ce serait justice, au vu des graves problèmes de gouvernance actuels.
Il est possible de demander des explications au diocèse en écrivant ici :
https://www.diocese-quimper.fr/contact/
Ou bien directement Mgr Dognin :
[email protected]
02 98 55 34 47
Nigéria : le père Olivier Buba, enlevé le 21 mai, a été libéré
[🇳🇬#nigeria ] Bonne nouvelle, le père Olivier Buba, enlevé le 21 mai, a été libéré ce matin! Deo gratias ! Merci pour vos prières🙏#diocesedeYola #Adamawa pic.twitter.com/25Mvi6DTAc
— AEDFrance (@AEDenFrance) May 30, 2024
La tragique affaire Palmade met en lumière la plus grande incohérence du droit pénal
De Morgane Daury-Fauveau sur Atlantico :
Qu’on en juge plutôt. En droit français, l’homicide involontaire du fœtus n’est pas punissable. L’affirmation nécessite quelques précisions.
D’abord, il s’agit d’une interprétation jurisprudentielle et non d’une solution explicite légale. En effet, l’article 221-6 du code pénal incrimine
« Le fait de causer (…) par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, la mort d’autrui ».
Depuis un arrêt du 29 juin 2001 rendu par son Assemblée plénière, la Cour de cassation décide que
« le principe de légalité des délits et des peines, qui impose une interprétation stricte de la loi pénale, s’oppose à ce que l’incrimination prévue par l’article 221-6 du code pénal, réprimant l’homicide involontaire d’autrui, soit étendue au cas de l’enfant à naître ».
Auparavant, la jurisprudence était hésitante et retenait parfois l’homicide involontaire, tout comme la non-assistance à personne à naître en péril (dans l’hypothèse du médecin appelé au chevet d’une parturiente qui ne se déplace pas, ou trop tardivement), notamment lorsque le fœtus avait atteint le stade de viabilité. Ce revirement de jurisprudence montre la relativité du motif de la décision : jusque-là, le principe d’interprétation stricte de la loi pénale n’avait pas condamné la reconnaissance de l’homicide involontaire du fœtus. D’ailleurs, un étudiant de licence pourrait citer de nombreux exemples dans lesquels les juges ne se sont pas sentis bridés par ce principe et ont au contraire adopté une interprétation des textes que l’on pourrait qualifier d’extensive. Il n’empêche : depuis 2001, le conducteur ou l’obstétricien qui provoquent par leur faute le décès du fœtus ne commettent pas d’homicide involontaire. Ils seront seulement poursuivis pour des blessures involontaires ayant provoqué une interruption totale de travail de moins de trois mois sur la mère et encourront, à ce titre, pour le premier, deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende (hors circonstances aggravantes, C. pén., art. 222-20-1) et pour le deuxième, 1500 euros d’amende, puisqu’il s’agit d’une contravention de 5ème classe (toujours hors circonstances aggravantes, C. pén., art. R625-2).
Ensuite et surtout, la solution produit une incohérence majeure : si l’enfant, blessé in utero, ne décède qu’une fois né, l’auteur de la faute sera condamné pour homicide involontaire. Il suffit pour cela que la victime ait pris une respiration, qu’elle ait survécu dans notre monde une seconde. De la même manière, si l’enfant survit à ses blessures subies in utero et naît vivant mais en ayant subi des lésions, l’auteur de la faute sera condamné pour blessures involontaires.
Disons-le clairement : du point de vue du conducteur ou de l’obstétricien, mieux vaut que la faute commise ait été instantanément fatale.
Dans l’affaire Palmade, les réquisitions du procureur demandaient le renvoi devant le tribunal correctionnel pour blessures involontaires (subies par la mère) et homicide involontaire. C’est donc que le procureur a souhaité donner l’occasion aux juges du siège de discuter à nouveau de la question de l’homicide involontaire du fœtus. Mais il n’a pas été suivi par le juge d’instruction qui dans son ordonnance de renvoi n’a visé que les blessures involontaires. Cela dit, le tribunal correctionnel saisi pourrait décider de modifier la qualification auquel cas, il devra en informer le prévenu et le mettre en mesure de présenter sa défense sur la nouvelle qualification.
Il faut l’espérer. Il faut mettre fin à l’incohérence. D’autant qu’elle est produite par une décision de 2001 contestable. Celle-ci a probablement été prise dans le spectre de la peur de donner un statut au fœtus. On a craint que celui-ci pourrait conduire à une remise en cause de l’IVG. A l’époque déjà, la crainte relevait du fantasme. Alors aujourd’hui, avec l’inscription de l’IVG dans la Constitution, une telle peur relève désormais d’une paranoïa (ou d’un dogmatisme) pathologique.
La vraie réflexion à laquelle il faut se livrer est celle de savoir s’il ne serait pas opportun de limiter, comme cela a été parfois le cas par le passé, la qualification d’homicide involontaire au fœtus viable. La viabilité est traditionnellement définie comme le fait d’être doté des organes nécessaires à la survie en dehors du sein de la mère. Cette autonomie permet de considérer, sans discussion possible, que le fœtus est « autrui », au sens de l’article 221-6 du code pénal. Et, disons-le, permet d’éviter les hésitations sur la certitude du lien de causalité entre la faute et le décès, élément constitutif de l’infraction, qui seront d’autant plus grandes que la grossesse est récente.
La Cour de cassation a eu encore récemment recours au principe d’interprétation stricte de la loi pour adopter une solution hautement contestable : dans l’affaire Halimi, elle s’est en effet retranchée derrière lui quand il s’est agi de considérer que le trouble psychique ou neuropsychique était une cause d’irresponsabilité pénale même lorsque l’état mental de l’individu était dû à la consommation volontaire de stupéfiants, donc à sa faute antérieure au passage à l’acte (Cass. crim., 14 avril 2021). Ici encore, la jurisprudence antérieure était hésitante et retenait parfois la solution contraire.
Il faut pourtant se garder de prendre des positions qui heurtent frontalement les convictions de l’immense majorité des citoyens. Le droit pénal se doit, au contraire, d’être le vecteur des aspirations de la société, faute de quoi, celle-ci se sentira un jour légitime à se passer de la justice institutionnelle.
En Nouvelle-Calédonie, « ils n’ont pas attaqué les églises mais ils ont attaqué les temples maçonniques. Très intéressant »
Alain Juilet était l’invité de Bistro Liberté. Ancien directeur du renseignement au sein de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), avant d’être nommé Haut responsable chargé de l’intelligence économique auprès du Premier ministre François Fillon jusqu’en 2009, il est également franc-maçon, parmi les fondateurs de la Grande Loge de l’Alliance maçonnique française.
🎥 En Nouvelle-Calédonie, « ils n’ont pas attaqué les églises mais ils ont attaqué les temples maçonniques. Très intéressant » – Alain Juillet
Bistro Libertés à retrouver sur TVL 🔻https://t.co/tA0WLxnugt pic.twitter.com/MymyubwOsB
— TVL (@tvlofficiel) May 30, 2024
Vers un renouvellement de la consécration de l’Eglise et du monde au Sacré Coeur?
Le P. Etienne Kern, recteur du sanctuaire de Paray le Monial, a mis en ligne le texte de la lettre qu’il a envoyée au Pape le 25 avril dernier et demandant de renouveler la consécration de l’Église et du monde au Cœur de Jésus en 2025.
Cette lettre (approuvée par Mgr Rivière, évêque d’Autun, et par plusieurs congrégations ou associations spécifiquement liées à Paray le Monial ou à la dévotion au Sacré Coeur) fait expressément référence à 4 jubilés célébrés en 2025:
– le Jubilé Pèlerins de l’Espérance, proclamé par Sa Sainteté pour le monde ;
– la célébration du 1700e anniversaire de la fin du premier concile œcuménique qui s’est tenu à Nicée ;
– le 100e anniversaire de l’encyclique Quas Primas de Pie XI, par laquelle il instituait la fête du Christ-Roi comme point culminant de l’initiative de Léon XIII, par qui le « genre humain tout entier fut consacré à ce divin Cœur, au cours de l’Année sainte 1900 » ;
– et, enfin, le 350e anniversaire de la « grande apparition » à Paray-le-Monial, dans l’octave de la Fête-Dieu en juin 1675.
Et, surtout, elle demande officiellement au Pape de renouveler la consécration de l’Eglise et du monde au Sacré Coeur:
A l’écoute des dizaines de milliers de pèlerins, qui de tous horizons viennent chaque année prier et se confier à l’amour passionné du Cœur de Jésus, nous nous permettons de vous transmettre cette attente et cette soif du peuple de Dieu. Nous vous demandons de recueillir en vos mains de premier pasteur de l’Eglise toutes ces consécrations personnelles, familiales, paroissiales et ecclésiales pour les présenter à Dieu, en renouvelant la consécration de l’Église et du monde au Cœur de Jésus, “Cor Iesu, Spes Mundi”, par le Cœur Immaculé de Marie, dans la certitude confiante que ce renouvellement contribuera à l’abondance des fruits spirituels et missionnaires du Jubilé Pèlerins de l’Espérance.
Une belle intention de prière alors que nous commençons la neuvaine au Sacré Coeur!
Marguerite Stern : “Marion Maréchal est la personnalité politique la plus courageuse sur la question transgenre”
Qui aurait cru qu’un jour une ancienne Femen tienne de tels propos? Extraits de l’interview accordée à Valeurs actuelles par Marguerite Stern, co-auteur avec Dora Moutot du livre à succès Transmania :
Interrogée au micro de France Inter le mardi 28 mai, Marion Maréchal, la tête de liste de Reconquête ! pour les élections européennes, a rappelé qu’ « être est une femme ou être un homme est une réalité biologique », sous les récriminations de Sonia Devillers, la journaliste de la radio du service public. Que symbolise cette séquence à vos yeux ?
Marion Maréchal a compris que la théorie du genre est un sujet de civilisation qui touche à notre rapport au réel. Elle est indéniablement la personnalité la plus courageuse de l’échiquier politique, car elle ne se contente pas de traiter de la transition des enfants, mais envisage la thématique dans son ensemble, en anticipant les conséquences désastreuses de l’idéologie transgenre sur notre société. Lorsqu’elle rappelle qu’ « on ne [l’]’empêchera pas de continuer à dire ce qui est une vérité, que les chromosomes XX et XY sont indépassables », Marion Maréchal souligne que des questions cruciales sur les fondements de nos civilisations occidentales, comme la thématique transgenre, sont exclues du champ médiatique aujourd’hui. Si les politiques capitulent maintenant sur la question transgenre, certains dogmes ne pourront plus être remis en question dans un futur proche.
Lors de l’interview, Sonia Devillers rétorque que « la transphobie n’est pas une opinion mais un délit ». Y a-t-il une volonté de la gauche de tout judiciariser afin d’empêcher toute tentative de débat ?
Les propos de Sonia Devillers respectent parfaitement la loi de Brandolini, qui atteste que « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des sottises est supérieure à celle nécessaire pour les produire ». L’anathème moral est devenu le stratagème préféré de la gauche pour disqualifier tout rhétorique un peu trop encombrante. Elle sélectionne soigneusement des épithètes méphistophéliques, qui font appel à un imaginaire très sombre, comme celui d’« extrême droite » ou de « transphobe », pour accuser son adversaire de violer la loi, de sortir du champ républicain. Pour un transactiviste, rien ne sert d’argumenter, la malhonnêteté intellectuelle suffit. Cette stratégie diabolique d’exclusion du champ médiatique alimente la chasse aux sorcières et le harcèlement quotidien que Dora Moutot et moi subissons depuis désormais quatre ans. La judiciarisation devrait d’ailleurs se faire dans le sens inverse. Le droit de dire des vérités devrait être sacralisé. Une loi devrait à protéger les partisans du réel (…)”
La drôle de publicité de la ville de Saint-Malo
Cette campagne éco-citoyenne de la ville bretonne de Saint-Malo va-t-elle être imputée aux frais de campagne de Marion Maréchal ?

Le maire de Metz (LR-LC-UDE), François Grosdidier, est prêt à accueillir des réfugiés palestiniens
Pour lui, il n’y a pas assez de musulmans en France et peu importe s’il peut y avoir des islamistes du Hamas parmi eux. Ce maire ex-LR semble vouloir être réélu en 2026 :
“La ville [coalition LR-LC-UDE] de Metz (Moselle) se porte volontaire auprès du ministère des Affaires étrangères pour accueillir des réfugiés palestiniens de Gaza, rapporte mercredi 29 mai France Bleu Lorraine Nord. Le maire [coalition LR-LC-UDE] invoque la “tradition humaniste” de la ville, et l’accueil récent de réfugiés syriens et ukrainiens.
“La guerre à Gaza consécutive au pogrom et à la prise d’otages du 7 octobre provoque un immense drame humanitaire et touche des populations contraintes de quitter ce territoire devenu champ de bataille, sans abri possible”, écrit François Grosdidier, le maire [coalition LR-LC-UDE] de la ville dans un communiqué, publié mercredi.”
Nathalie Colin-Oesterlé est conseillère municipale LR à Metz et proche collaboratrice de ce maire ex-LR immigrationniste mais elle est surtout députée européenne sortante et huitième sur la liste de François-Xavier Bellamy. A ce stade des sondages (LR entre 6 et 8%), voter LR revient donc à permettre à cette dame d’être élue…
Le Maire LR de #Metz est prêt à accueillir des migrants palestiniens.
Son bras droit, @ncolin_oesterle, est 8ème sur la liste Bellamy. pic.twitter.com/IuSRUdHQnv— Marion Maréchal (@MarionMarechal) May 30, 2024
Marion Maréchal : “Je ne regrette pas de m’être engagée contre le ‘mariage pour tous’ pour défendre l’idée qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère”
Marion Maréchal a accordé une interview (“GPA, islamisme, laïcité : refuser toutes les banalisations”) à Yann Baly du magazine Reconquête, qui n’a rien à voir avec le parti du même nom mais avec Chrétienté Solidarité). Ce dernier, président de Chrétienté-Solidarité et du Centre Charlier et Délégué général de l’AGRIF, l’a publié sur le compte X :

Larcher, Barnier ou Baroin à Matignon, vers une alliance entre Macron et LR après les européennes ?
Avant LR attendait que les élections soient passées pour trahir ses électeurs. Désormais, LR envisage ouvertement de trahir avant même de connaître le résultat de François-Xavier Bellamy le 9 juin au soir. Ce dernier est une belle vitrine mais ce qui est derrière n’est vraiment pas beau. Il est sans doute plus à plaindre qu’à critiquer :
Les élections européennes battent leur plein mais l’heure est (déjà) aux questions sur l’après. Du côté de Renaissance, Valérie Hayer ne parvient pas à convaincre et le risque de crash électoral semble déjà être accepté par la majorité présidentielle. Chez Les Républicains, François-Xavier Bellamy patine. Deux partis politiques en peine dans les sondages et qui ont compris une chose : l’alliance est plus que jamais d’actualité.
Alors que le scrutin se déroulera en France le 9 juin prochain, un article de L’Express du 26 mai 2024 révèle les confidences d’Éric Ciotti et il lance la piste d’une alliance entre LR et le parti d’Emmanuel Macron ! Larcher, Barnier ou Baroin à Matignon ?
Les Républicains ont bien compris que leur impact sur la vie politique française était en déclin pour ne pas dire définitivement éteint ! En même temps, l’ambiance “fin de règne” se fait sentir (…)
Éric Ciotti souhaite continuer à faire vivre son parti, coûte que coûte. Et pour ce faire, il aurait proposé une alliance avec Renaissance ! Comme le révèle la lettre Politico du 29 mai 2024, “celui-ci aurait ouvertement évoqué la possibilité d’un contrat entre Emmanuel Macron et la droite”. Mais attention, il y a des conditions !
Le contrat sera rempli si Gérard Larcher, Michel Barnier ou François Baroin devient Premier ministre ! Et ce n’est pas tout. En parallèle, Emmanuel Macron aurait justement dîné avec Gérard Larcher au mois de mars 2024.Un premier contact pour sceller l’alliance indissoluble entre LR et Renaissance ?
(…)
Gérard Larcher est venu à la demande du chef de l’Etat, lequel met les pieds dans le plat : “Seriez-vous prêt à aller à Matignon ? (…) Au président, il répète ce qu’il a déjà eu l’occasion de lui dire : “Vous aurez besoin de nous.”
De même, on apprenait récemment que Laurent Wauquiez avait dîné discrètement avec Gabriel Attal. Le même Laurent Wauquiez qui, lorsqu’il était président de LR, disait à Eric Zemmour qu’il était chez lui chez LR…
Laurent Wauquiez serait-il un allié objectif de Gabriel Attal ? On peut raisonnablement le penser. Si le Premier ministre multiplie les rencontres avec les députés LR au nombre de 61, il a, selon nos confrères de La Tribune Dimanche, dîné en tête à tête avec le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes le 15 mai dernier.
Lors de ce repas au sommet entre les deux hommes, il fut sans doute question de dissolution ou d’alliances entre leurs deux formations politiques. Deux options que rejette fermement Laurent Wauquiez. L’une ou l’autre compliquerait la stratégie du président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en vue de la Présidentielle de 2027.
Renouveler la pratique de la réparation au Sacré Coeur
Le Pape a reçu le 4 mai les participants au colloque “Réparer l’irréparable” organisé dans le cadre de la célébration du 350e anniversaire des apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie. Voici quelques extraits de son discours (disponible en intégralité ici):
La réparation est une notion que nous trouvons souvent dans les Saintes Ecritures. Dans l’Ancien Testament elle prend une dimension sociale de dédommagement pour le mal commis. C’est le cas de la loi mosaïque qui prévoyait la restitution de ce qui a été volé ou la réparation du préjudice causé (cf. Ex 22, 1-15, Lv 6, 1-7). Il s’agissait un acte de justice visant à sauvegarder la vie sociale. Par contre dans le Nouveau Testament, elle prend la forme d’une démarche spirituelle, dans le cadre de la rédemption opérée par le Christ. La réparation se manifeste pleinement dans le sacrifice de la croix. […]
La réparation, pour être chrétienne, pour toucher le cœur de la personne offensée, et ne pas être un simple acte de justice commutative, suppose deux attitudes qui engagent: se reconnaître fautif et demander pardon. […]
Jésus demanda à Sainte Marguerite Marie des actes de réparation pour les offenses causées par les péchés des hommes. Si ces actes ont consolé son cœur, cela veut dire que la réparation peut aussi consoler le cœur de tout homme blessé. Puisse les travaux de votre colloque non seulement renouveler et approfondir le sens de cette belle pratique de la réparation au Sacré Cœur de Jésus, pratique peut être aujourd’hui un peu oubliée ou jugée à tort désuète. Puissent-ils aussi participer à en valoriser la juste place dans la démarche pénitentielle de tout baptisé dans l’Église.
Je prie pour que votre jubilé du Sacré Cœur suscite chez nombre de pèlerins un plus grand amour de reconnaissance envers Jésus, une plus grande affection, et pour que le sanctuaire de Paray-le-Monial soit toujours un lieu de consolation et de miséricorde pour toute personne en quête de paix intérieure. Je vous donne ma Bénédiction. Et je vous demande s’il vous plaît de prier pour moi. Merci.
Soins palliatifs et assistance au suicide sont contradictoires
Lu sur le compte Twitter de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs:
📺@pdharreville, député communiste, a exposé les raisons de son opposition à la loi fin de vie.
Homme de gauche, il dénonce cette loi qui prône une fraternité inversée et qui vise les plus faibles et les plus vulnérables. #loifindevie pic.twitter.com/xahBuYhKQM— SFAP SoinsPalliatifs (@asso_SFAP) May 29, 2024
Astrid Panosyan, député Renaissance, ne votera pas le texte sur l’euthanasie
Elle déclare au Figaro :
[…] Initialement, j’étais prête à envisager la possibilité d’accepter ce texte dans une démarche compassionnelle pour apporter une réponse aux situations de malades atteints de maladies neurodégénératives incurables, avec un pronostic vital engagé à moyen terme, et ne pouvant bénéficier d’une sédation jusqu’au décès. Au départ, les critères d’accès à l’aide à mourir et la vérification du consentement à toutes les étapes pouvaient sembler très précis et assez stricts. J’étais néanmoins profondément gênée par la possibilité de demander à un tiers, médecin ou proche, d’administrer la dose létale, en cas d’impossibilité pour le malade de le faire lui-même. Cette exception me semble inutile et dangereuse car, dans les pays où l’euthanasie et le suicide assisté coexistent, c’est l’euthanasie qui prend le pas. Un autre aspect du texte pose problème : l’organisation d’un continuum d’accompagnement entre soins palliatifs et aide à mourir, alors qu’il s’agit d’une vraie rupture. Les soins palliatifs n’ont pas besoin de loi nouvelle, mais de moyens, alors que l’interdit de tuer est un principe universel dans les sociétés développées. Il est rare que des malades disent de manière définitive : «Je veux mourir.» La plupart d’entre eux envoient le message : «Je ne veux pas vivre ainsi.» Or les soins palliatifs permettent le plus souvent de réduire cette demande d’aide à mourir. […]
Votre mari, l’universitaire et intellectuel Laurent Bouvet, était atteint de la maladie de Charcot. Qu’avez-vous appris en l’accompagnant ?
Une expérience personnelle ne vaut pas vérité universelle. J’ai appris que le simple fait de savoir qu’il existe une aide à mourir, même si on n’y a pas recours, peut apparaître comme une réassurance ou un soulagement. Cela peut donner au patient le sentiment qu’il garde la main quand il le décide pour ne plus subir. C’est un message qu’il faut pouvoir entendre, car la loi Claeys-Leonetti a aussi ses limites, notamment pour des maladies neurodégénératives incurables. C’est la fameuse question du pronostic vital engagé à « moyen terme » pour lequel la sédation profonde et continue jusqu’au décès n’est pas possible. La question de la fin de vie nous met donc face à un dilemme entre le respect de la liberté afin de répondre aux douleurs qu’on ne peut soulager et celui de la fraternité, qui suppose qu’on ne doit jamais laisser une personne se sentir de trop.
Mais ce texte risque de créer une inégalité de traitement. Il y aura un décalage entre l’aide à mourir qui sera immédiatement disponible et les soins palliatifs qui mettront encore du temps à être accessibles à tous, même avec des crédits doublés en dix ans. Si on laisse les malades atteints de la maladie de Charcot se confiner dans leur propre corps, l’aide à mourir apparaît comme une réponse. Or les ordinateurs à commande oculaire qui permettent de communiquer et les fauteuils adaptés sont très chers et très faiblement remboursés. Les professionnels à domicile manquent, laissant les aidants familiaux en première ligne. Au Canada et en Oregon, ce sont les patients d’un niveau de vie modeste qui ont tendance à réclamer l’aide à mourir.
La mairie de Paris retire sa campagne de promotion de l’euthanasie
Communiqué des AFC:
Le 14 Mai dernier, la Mairie de Paris a fait procéder à l’affichage d’une campagne de communication faisant la promotion active de l’aide à mourir sous le slogan « choisir de mourir dans la dignité est un droit fondamental ».
A la suite d’un référé-liberté initié par les Associations Familiales Catholiques dont le jugement s’est avéré en demi-teinte, la mairie de Paris a, de sa propre initiative, décidé de faire retirer cette campagne d’affichage.
Les AFC accueillent favorablement ce retour à la raison de la mairie de Paris qui n’a pas attendu le jugement d’un référé-suspension pour prendre les mesures de retrait évoquées.
Les enjeux du débat parlementaire actuellement mené à l’Assemblée nationale commandent la plus grande sérénité, et cette campagne d’affichage d’opinion y contrevenait.
Les AFC rappellent leur attachement au principe d’accompagnement des personnes en fin de vie par le recours aux soins palliatifs et la mise en œuvre de dispositifs de soutien aux aidants. Les AFC demandent que soit menée une campagne d’information du grand public visant à mieux faire connaître les soins-palliatifs.
Crépol, suite
Une soirée dansante, le « Bal des farmers », était organisée samedi soir dans la salle des fêtes de Murinais par les jeunes agriculteurs de Saint-Marcellin et de Pont-en-Royans.
Une première rixe a éclaté devant la salle entre deux hommes qui sortaient de la soirée et une demi-douzaine d’autres qui étaient à l’extérieur, des jeunes venus de Saint-Marcellin. D’autres personnes étant sorties de la salle pour aider leurs deux amis, leurs adversaires ont été repoussés et ils se sont enfuis.
Mais dans un second temps, ils sont revenus avec des renforts, et une deuxième rixe beaucoup plus violente a éclaté, au cours de laquelle la victime principale a été rouée de coups de pied et de coups de poing. Ce jeune homme a pu sortir de l’hôpital dans la journée mais il a été sérieusement blessé à la tête, son incapacité totale de travail (ITT) ayant été fixée à 13 jours.
“Ce sont les mêmes qu’à Crepol” avoue le maire.
“Les agresseurs voulaient casser du blanc” raconte un témoin.
#Murinais (38) : un homme de 24 ans lynché par une bande ethnique lors d’un bal des Jeunes Agriculteurs. “Ce sont les mêmes qu’à #Crepol” avoue le maire.
“Les agresseurs voulaient casser du blanc” raconte un témoin. https://t.co/GMF7w04oPG pic.twitter.com/tysj2T07ON— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) May 30, 2024
Plus de 72 000 immigrés sont entrés illégalement dans l’Union européenne depuis le début de l’année
Selon les informations d’Europe 1, plus de 72 000 migrants sont entrés illégalement dans l’Union européenne depuis le début de l’année. Les entrées via l’Espagne et l’Europe orientale explosent, tandis que l’accès via l’Italie est en baisse de 60%.
Il s’agit de cas détectés soit par Frontex, l’agence européenne de surveillance aux frontières extérieures de l’Union, soit par les forces de sécurité intérieure des pays européens. Et le chiffre réel est possiblement plus important qu’annoncé.
Au sein de l’Union européenne, 386 157 demandes d’asile ont été enregistrées. 15% de ces demandes ont été faites en France. 24% en Allemagne.
Fête du Très Saint Sacrement (Fête-Dieu)
Une grande solennité s’est levée sur le monde : la Fête-Dieu, ainsi l’ont appelée nos pères, vraiment fête de Dieu, mais aussi fête de l’homme, étant la fête du Christ-médiateur présent dans l’Hostie pour donner Dieu à l’homme et l’homme à Dieu. L’union divine est l’aspiration de l’humanité ; à cette aspiration, ici-bas même, Dieu a répondu par une invention du ciel. L’homme célèbre aujourd’hui cette divine merveille. (Dom Prosper Guéranger)
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Faisons un bref historique de cette belle Fête-Dieu naguère si populaire…
La fête du Très Saint Sacrement date du XIIIe siècle. Dans une vision, la bienheureuse Julienne, prieure du monastère de Mont-Cornillon, près de Liège, apprit que Dieu la chargeait de travailler de tout son pouvoir à l’établissement d’une fête en l’honneur du Saint Sacrement. Le pape Urbain IV la rendit obligatoire pour l’Église entière en 1264 et le pape Jean XXII, en 1318, ordonna de porter l’Eucharistie en procession dans les rues et sur les chemins.
On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages.
Les processions du Saint Sacrement exposé dans l’ostensoir n’ont pas commencé avant l’institution de la Fête-Dieu. Cependant, avant cette époque, il existait des processions dans lesquelles on transportait le saint Sacrement enfermé dans un tabernacle. Ce n’était pas le Saint Sacrement que l’on voulait spécialement honorer, mais Notre-Seigneur considéré dans quelqu’une des circonstances de sa vie terrestre.
C’est ainsi que, dès le VIIe siècle, dans quelques églises, on portait le Saint- Sacrement à la procession destinée à honorer l’entrée triomphale de Notre-Seigneur à Jérusalem, le jour des Rameaux.
La bulle du Pape Jean XXII, ordonnant « de porter l’Eucharistie en procession clans les rues et les places publiques », fut publiée en 1318 ; mais elle ne faisait sans doute que confirmer une coutume probablement aussi ancienne que la Fête-Dieu (1264).
Aussitôt que ces processions furent instituées, la piété des fidèles s’efforça de leur donner tout l’éclat possible. C’est au milieu des rues et des places richement pavoisées de draperies et de guirlandes, que s’avançait le Saint-Sacrement abrité sous un dais pour en souligner davantage la présence. Il était précédé d’une longue file d’enfants vêtus de blanc, qui balançaient des encensoirs ou jetaient des fleurs, pendant que la foule chantait les bienfaits de l’Eucharistie.
Malheureusement, aujourd’hui, dans beaucoup de villes, sous prétexte de respecter la liberté de conscience et de ne pas entraver la circulation, Jésus-Hostie ne peut sortir des églises que difficilement.
L’office du Très Saint Sacrement, composé par saint Thomas d’Aquin, est une admirable exposition de l’enseignement catholique sur l’Eucharistie.
Les hymnes Sacris solemniis des Matines, Verbum supernum des Laudes, Pange lingua des Vêpres et la prose Lauda Sion, qu’on a appelée le Credo du Saint Sacrement, sont des modèles par leur profondeur de doctrine, leur concision pleine de clarté et leur simplicité majestueuse.
Les mélodies, très belles aussi, existaient déjà avant saint Thomas.
Pour célébrer dignement la Fête-Dieu, les chrétiens contribuent à l’éclat des cérémonies, dans la mesure de leur pouvoir, en ornant les rues qui se trouvent sur le passage du saint Sacrement, assistent à la Messe et à la bénédiction du saint Sacrement, et prennent part à la Procession.
Chants du Propre de la messe :
Introït : Cibavit eos
Cette fête comporte, en plus de la messe, la procession solennelle du Saint Sacrement dans les rues, aux chants d’hymnes et de cantiques, qui a valu à la fête son nom populaire de Fête Dieu, car on y adore le pain eucharistique sous l’apparence duquel Dieu se rend actuellement visible à nos yeux. Cette fête a été fixée au jeudi qui suit celle de la Sainte Trinité, en souvenir évidemment du Jeudi Saint et de l’institution du sacrement de l’Eucharistie. Mais en France depuis le concordat de 1801 ce jeudi n’est plus jour férié ni fête d’obligation, et la solennité de la fête a été reportée au dimanche suivant, supplantant ainsi le deuxième dimanche après la Pentecôte. On sait que l’office de cette fête, y compris la messe, a été composé entièrement par saint Thomas d’Aquin. Pour les chants du propre de la messe il a repris à l’Introït et au Graduel des pièces existantes. Les autres, Alléluia, Offertoire, Communion sont nouvelles.
Pour l’Introït saint Thomas d’Aquin a repris celui du Lundi de la Pentecôte, qui nous rappelle que dans les premiers siècles la fête de la Pentecôte était une fête baptismale comme celle de Pâques ; les chants des messes de la semaine de la Pentecôte, comme ceux de la semaine de Pâques, s’adressent tout particulièrement aux nouveaux baptisés, qui sont aussi des premiers communiants. C’est pourquoi il y est question de l’Eucharistie qu’ils ont reçue pour la première fois. Cette nourriture spirituelle est évoquée ici par un verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour remercier le Seigneur de ses bienfaits.
Cibavit eos ex adipe frumenti, et de petra melle saturavit eos.
Il les a nourris de la fleur du froment, et Il les a rassasiés du miel du rocher...
La mélodie est peu développée, tournant simplement autour de quelques notes. Elle est douce et paisible avec seulement un accent plus marqué sur le mot saturavit qui évoque le bonheur d’être rassasié. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 80.
Exsultate Deo adjutori nostro : jubilate Deo Jacob.
Exultez pour Dieu qui est notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob.
Graduel : Oculi omnium
Comme l’Introït, ce Graduel de la fête du Saint Sacrement est une pièce ancienne qui a été reprise pour cette messe : le Graduel du vingtième dimanche après la Pentecôte. Le texte est tiré du psaume 144, encore un chant d’action de grâces pour tous les bienfaits dont le Seigneur nous a comblés, et en particulier la nourriture qu’il nous accorde tous les jours, notre pain quotidien où nous voyons aujourd’hui une figure de l’Eucharistie.
Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das illis escam in tempore opportuno. Aperis tu manum tuam, et imples omne animal benedictione.
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez la nourriture en temps opportun. Vous ouvrez la main et vous comblez tout être vivant de vos bénédictions.
Le mot ” animal ” en latin désigne toutes les créatures vivantes, et en premier lieu les hommes. La mélodie comme c’est généralement le cas dans les Graduels est faite en grande partie de formules que l’on rencontre dans d’autres pièces, avec de grandes vocalises. C’est en particulier la même qui conclut la première et la deuxième partie. Cette mélodie est ample et enthousiaste avec des montées et des descentes bien équilibrées embrassant toute l’étendue de l’octave.
Alléluia : Caro mea
Le texte de l’Alléluia de la fête du Saint Sacrement est tiré de l’évangile de saint Jean, dans le discours sur le pain de vie.
Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus : qui manducat meam carmen, et bibit meum sanguinem, in me manet, et ego in eo.
Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.
Si ces paroles du Christ scandalisèrent ses auditeurs au point qu’un grand nombre d’entre eux le quittèrent, elles nous sont devenues familières, et se passent de commentaires. La mélodie est celle d’un Alléluia existant auquel les nouvelles paroles ont été adaptées, mais d’une façon assez heureuse. Il y a un contraste entre la mélodie de l’Alléluia, qui se développe plus dans le grave que dans l’aigu, et celle du verset, qui se tient au contraire dans les hauteurs avec des envolées légères et enthousiastes, pour retrouver seulement à la fin la mélodie de l’Alléluia et sa profondeur.
Séquence : Lauda Sion
L’Alléluia de la fête du Saint Sacrement est suivi d’une Séquence, comme à Pâques et à la Pentecôte, mais celle d’aujourd’hui est beaucoup plus longue : c’est le célèbre Lauda Sion. Après une invitation à la louange, saint Thomas d’Aquin y procède à un exposé précis et détaillé de la foi catholique concernant la Sainte Eucharistie, avant de terminer par une invocation au Christ qui se donne à nous en nourriture pour qu’il nous conduise au ciel.
Cette Séquence se compose de vingt-quatre strophes dont les mélodies se répètent deux par deux (avec une exception : sept et huit répètent cinq et six) ; chaque strophe est formée de trois petits vers de huit, huit et sept pieds, mais à la fin elles s’élargissent : à partir de la dix-neuvième, les strophes ont quatre vers, trois de huit et un de sept pieds, et les deux dernières ont même cinq vers, quatre de huit et un de sept pieds. Comme cette pièce est très longue, nous n’en reproduisons pas ici le texte latin, et en donnons seulement la traduction :
Sion, loue ton sauveur, ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.
Ose autant que tu le peux, car il est supérieur à toute louange, et tu ne peux suffire à le louer.
Aujourd’hui est proposé un thème spécial de louange : le pain vivant qui donne la vie.
C’est ce pain qui fût donné sans ambiguïté au groupe des douze frères sur la table de la sainte Cène.
Que ta louange soit pleine, sonore et joyeuse, magnifique jubilation de l’âme.
Voici en effet le jour solennel où nous fêtons la première institution de ce banquet.
Cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à l’ancienne pratique.
Le nouveau succède à l’ancien, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.
Ce que le Christ accomplit à la Cène, il ordonna de le faire en mémoire de Lui.
Instruits par cette institution sacrée, nous consacrons le pain et le vin en hostie pour notre salut.C’est un dogme pour les chrétiens : le pain est changé en chair et le vin en sang.
Ce que tu ne comprends et ne vois pas, une foi vive l’atteste au-delà de l’ordre des choses.
Sous des apparences changées, par des signes seulement et non des réalités, se cachent des choses sublimes.La chair est une nourriture et le sang une boisson, mais le Christ demeure entier sous chaque espèce.
Il n’est ni brisé, ni rompu, ni divisé par celui qui le prend, mais il est reçu tout entier.
Un seul le reçoit, mille le reçoivent, ceux-ci autant que celui-là, et il est absorbé sans être consumé.
Les bons le reçoivent, les méchants le reçoivent, mais quel sort différent ! la vie ou la mort.
La mort pour les méchants, la vie pour les bons : vois les effets opposés d’une même absorption.
Si le sacrement est divisé, n’hésite pas, souviens-toi qu’il se cache autant dans une parcelle que dans la totalité.Aucune division de la chose, seul le signe est rompu : ni la nature ni la grandeur de ce qui est signifié n’est diminué.
Et voici les quatre dernières strophes que l’on chante souvent en dehors de leur contexte au salut du Saint Sacrement :
Voici le pain des Anges devenu la nourriture des voyageurs, vrai pain des fils qui ne doit pas être jeté aux chiens.
Il est désigné en figure lorsque Isaac est immolé, l’agneau pascal sacrifié, la manne donnée à nos pères.
Bon pasteur, pain véritable, Jésus, ayez pitié de nous, nourrissez-nous, protégez-nous, faites nous voir le bien souverain dans la terre des vivants
Vous qui savez et pouvez tout, qui nous nourrissez ici bas, faites-nous là-haut les commensaux, cohéritiers et compagnons des citoyens du ciel.
La mélodie est entièrement syllabique et d’une grande amplitude, montant très haut et descendant très bas mais toujours très affirmative.
Offertoire : Sacerdotes
Pour l’Offertoire de la fête du Saint Sacrement, saint Thomas d’Aquin a choisi un passage du Lévitique, livre de l’Ancien Testament dans lequel Dieu donne des lois très précises et très détaillées au peuple d’Israël ; ce passage concerne la sainteté des prêtres :
Sacerdotes Domini incensum et panes offerunt Deo, et ideo sancti erunt Deo suo et non polluent nomen ejus.
Les prêtres du Seigneur offriront l’encens et les pains à Dieu ; c’est pourquoi ils seront saints pour leur Dieu et ne profaneront pas son nom.
Ce texte nous rappelle qu’en instituant l’Eucharistie, le Christ a également institué le Sacerdoce, et qu’il ne peut y avoir d’Eucharistie sans sacerdoce.
La mélodie comme c’est généralement le cas pour les Offertoires est calme et contemplative, mais en même temps très affirmative. On remarquera les longues tenues sur panem angelorum, les mots même repris par saint Thomas d’Aquin dans la Séquence Lauda Sion.
Communion : Quotiescumque
Pour la Communion de la fête du Saint Sacrement, saint Thomas a choisi un passage de l’Épître de saint Paul aux Corinthiens qui est lue à la messe :
Quotiescumque manducabitis panem hunc et calicem bibetis, mortem Domini annutiabitis donec veniat ; itaque quicumque manducaverit panem vel biberit calicem Domini indigne reus erit corporis et sanguinis Domini.
Toutes les fois que vous mangerez de ce pain et boirez à cette coupe, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ; c’est pourquoi quiconque mangera de ce pain ou boira à cette coupe sans en être digne sera coupable vis-à-vis du corps et du sang du Seigneur.
Malheureusement, comme à l’Offertoire, la mélodie a été calquée sur celle de la Communion de la Pentecôte, mais elle convient encore moins : la mélodie pleine de mouvement qui traduisait à merveille l’irruption du Saint Esprit dans le Cénacle s’adapte très mal à un texte didactique, et en outre beaucoup plus long.
Le Congrès brésilien a adopté un article interdisant à l’État de financer des activités liées à l’avortement
Le texte avait été introduit par l’opposition dans la loi d’orientation budgétaire adoptée en janvier, mais le président Luis Inacio da Silva y avait opposé son veto.
En vertu de la Constitution brésilienne, le veto de Lula a été soumis au vote du Congrès brésilien et il a été renversé par 339 voix contre 107 à la chambre basse, et 47 voix contre 23 à la chambre haute. Mardi 28 mai 2024, le Congrès brésilien a adopté un article interdisant à l’État de financer des activités liées à l’avortement ou encore à la chirurgie de réassignation sexuelle sur des mineurs.
Le texte interdit à l’État de dépenser de l’argent public pour financer ou promouvoir des « opérations de changement de sexe sur des mineurs » et « des avortements dans des cas non autorisés par la loi ». Au Brésil, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol, de risque pour la mère ou de problèmes avec le fœtus.
Le texte empêche également de financer des initiatives visant à « faire disparaître le concept de la famille traditionnelle » ou incitant à l’occupation de terres privées. Il stipule enfin que l’État ne peut financer de projets visant à « influencer les enfants et les adolescents, de l’école maternelle au lycée », en leur présentant « des options sexuelles différentes de leur sexe biologique ».
Christianophobie quotidienne
Le 28 mai à Loyettes, dans l’Ain, un homme d’origine turque a renversé une croix catholique avec son fourgon. Après avoir crié « Allahou Akbar », il s’est mis à prier sur les lieux de l’incident. L’homme a délibérément reculé avec son fourgon contre l’édifice, avant de l’attacher avec une sangle et de le renverser.
Mardi 28 mai également, à Rodez, un individu a percuté, avec sa voiture, un SUV imposant, et à vive allure les marches, situées au sud de la cathédrale. Les faits se sont produits, vers 16 heures, à une heure où l’endroit est particulièrement fréquenté et où quelques touristes visitent toujours la cathédrale. Aucun blessé, ni dégât à déplorer aux abords de la cathédrale. Le conducteur est un Français âgé de 55 ans, domicilié en Aveyron, inconnu des services de police. Selon des témoins il aurait crié “je déteste Jésus” et “je déteste le christianisme”. Une enquête en flagrance est ouverte.
Transidentité : une victoire pour la protection des mineurs
Communiqué du Syndicat de la famille :
Le gouvernement doit sortir de l’ambiguïté et avoir le courage de poursuivre à l’Assemblée nationale l’examen de la proposition de loi votée par le Sénat pour protéger les mineurs en encadrant des pratiques à risque et aux conséquences encore inconnues à long terme.
L’adoption par les sénateurs de la proposition de loi de Jacqueline Eustache-Brinio est une avancée sociale importante pour préserver les adolescents des risques de traitements hormonaux et médicaux qui seraient indument prescrits. Elle fait suite à un rapport parlementaire de grande qualité, très documenté, qui a analysé l’expérience et les législations d’autres pays, et s’est appuyé sur de nombreuses études scientifiques. L’avis des médecins, des personnels de santé et des professionnels de l’enfance et de l’éducation est en effet incontournable pour évaluer avec pragmatisme et efficacité l’impact pour les adolescents et les résultats des politiques publiques.
Le Syndicat de la Famille regrette l’obstruction de certains groupes politiques, notamment les écologistes à l’origine de motions de rejet, illustrant la puissance d’une idéologie destructrice pour l’avenir des enfants et ce, sur des pratiques qui sont tout sauf écolo ! Le groupe de la majorité présidentielle a quant à lui brillé par une position à géométrie variable. Au fond, ses membres sont d’accord avec la nécessité de protéger les enfants mineurs d’une pression idéologique aux conséquences graves voire irréversibles, mais la politique politicienne a malheureusement conduit une partie d’entre eux à voter contre le texte quand l’autre partie préférait se réfugier dans l’abstention… pour en réalité mieux soutenir le texte.
Parce que si le fait, pour des enfants mineurs, de s’interroger sur leur identité sexuelle est aussi vieux que le monde, il est de la responsabilité de la société de les accompagner et de leur offrir toute l’attention nécessaire tout en les préservant de toutes dérives idéologiques et médicales.
« Après l’adoption par les sénateurs de cette proposition de loi visant à protéger l’intérêt des enfants mineurs, leur santé et leurs besoins, l’Assemblée nationale doit maintenant poursuivre son parcours législatif dans les meilleurs délais. Le Gouvernement et sa majorité parlementaire doivent sortir de toute ambiguïté et faire le choix responsable de protéger des mineurs. La mobilisation du gouvernement aux côtés de tous les parlementaires soucieux du bien-être de la jeunesse doit permettre un débat apaisé à l’Assemblée nationale » souligne Lola Fasanello, du Syndicat de la Famille.

