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Sept considérations sur les élections législatives

De Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête ; Yann Baly, président de Chrétienté-Solidarité, délégué général de l’AGRIF :

  1. Après la victoire des gauches et de l’ultra-gauche, il n’y a pas eu de « manifestations-émeutes » de droite, comme il y en aurait eu massivement de gauche dans le cas d’une victoire du Rassemblement National. C’est la preuve une fois de plus que l’actuel système politique français n’est pas celui d’une démocratie authentique mais un système confisqué de manipulation.
  2. Dès l’annonce à 20 heures de l’estimation des pourcentages de voix respectivement obtenus d’une part par le RN, de l’autre par les deux blocs des partis de la Macronie et les partis de gauche, on assista à l’apparition triomphale sur tous les écrans avec une évidente complicité médiatique du camarade Mélenchon. Ce dernier était dans toute sa splendeur de sans-culotte trotsko-bolchevique, triomphateur orgueilleux, sûr de lui, dominateur.
  3. Certes, sous le couvre-chef du « Nouveau Front populaire », c’est toute une diversité d’ultra-gauche, d’islamo-gauchisme et de gauche néo-socialiste qui l’a emporté avec ses pro-Hamas antisémites et pro-Poutine jusqu’à la gauche de la tambouille hollando-macronienne, avec un Glucksman anti-Poutine. Point n’est besoin d’être prophète pour prédire sous peu leur inéluctable affrontement.
  4. Évidence, aussi, que le système macronien de terrorisation des électeurs a fonctionné. Macron, nul dans son gouvernement, est habile dans la manipulation et la guerre psychologique.
  5. Quoi que n’atteignant pas les résultats sondagièrement prévus, le Rassemblement National est désormais numériquement le premier parti à l’Assemblée nationale.
  6. Il n’est hélas pas celui d’une authentique droite de conviction défendant les valeurs du respect de la vie. On entendit notamment ce dernier mercredi monsieur Jordan Bardella exprimer dans un parfait alignement sur Marine Le Pen son absolu soutien à la « constitutionnalisation-sacralisation » de l’avortement, parfaite anti-valeur de la culture de mort. Mais il est vrai qu’on ne saurait exiger de politiciens ce que ne défendent pas aujourd’hui avec force la majorité des religieux catholiques, juifs ou protestants.
  7. Tous les ingrédients de féroces désaccords sont dès maintenant en place entre les partis des deux blocs de la Macronie et du néo-Front populaire. Mais dès hier au soir, François Hollande n’annonçait-il pas qu’il pouvait y avoir des accords, par exemple très prochainement par le vote de la loi en préparation sur la fin de vie ? Ne serait-ce que pour cela, l’AGRIF ne peut qu’être opposée à tout le spectre de la macromélenchonnerie.

Source

La nouvelle Assemblée et l’euthanasie

Genethique a fait un premier état des lieux du nouveau rapport de forces sur l’euthanasie à l’Assemblée:

Gabriel Attal ne s’en était pas caché lors de la campagne législative : l’« aide à mourir » reste une priorité pour le camp présidentiel (cf. Législatives : l’« aide à mourir » reste une priorité pour le camp présidentiel). Hier, il a reçu le soutien de l’ancien président de la République, et désormais député, François Hollande (PS – Nouveau Front Populaire). Pour le nouvel élu, « il n’y a pas de temps à perdre » sur ce sujet. « Cela peut être possible dès les prochains jours », a-t-il même avancé lors de son allocution.

Si le prochain Gouvernement tardait à soumettre un projet de loi sur le sujet, il fait peu de doutes que plusieurs députés seraient en première ligne pour proposer un texte. Olivier Falorni (Divers gauche), fervent promoteur de l’euthanasie et rapporteur du projet de loi, a en effet été réélu. Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), auteur du texte, également. Cette fois, ils devront toutefois compter sans Caroline Fiat (LFI) qui a, elle, été battue.

Face à eux, différents députés qui se sont opposés avec vigueur au texte ont également été réélus, comme les Républicains Patrick Hetzel, Thibault Bazin, Annie Genevard, ou Xavier Breton. Corentin Le Fur succède quant à lui à son père. Du côté du Rassemblement national, Jocelyn Dessigny, Julien Odoul, Hervé de Lépinau, Christophe Bentz ou encore Sandrine Dogor-Such seront aussi bien présents. En revanche, Pierre Dharréville (PCF) ne pourra plus faire entendre la voix des plus fragiles depuis les bancs de l’hémicycle (cf. La dissolution de l’Assemblée dissoudra-t-elle aussi le projet de loi sur la fin de vie ?).

Les vitraux de Notre-Dame

De Serge Nouailhat, maître verrier et créateur de vitraux:

Après la polémique autour d’un “geste architectural”, qui n’aurait eu d’impact que sur l’extérieur de Notre Dame, est venue celle toujours vive autour de la commande de 6 nouveaux vitraux dans le collatéral sud, dont l’effet dans l’édifice millénaire sera cette fois beaucoup plus fort. En effet, une intervention artistique sur ces  verrières aura une grande incidence sur la lumière et la perception de l’espace intérieur de Notre Dame, et donc celle du lieu de culte lui-même. Un équilibre de couleurs doit être recherché : un dosage de lumière qui ne serait pas juste dans la nef et le chœur de Notre Dame où se déroule l’essentiel de la liturgie, viendrait déséquilibrer la perception, en attirant excessivement le regard vers ces nouveaux vitraux. Or c’est le contraire qui doit être visé: Accompagner et orienter le regard vers le chœur et l’autel où se célèbre l’Eucharistie.
La bonne échelle des motifs est également très importante, afin que l’intégration des vitraux dans le paysage de pierre soit le plus naturel possible.
Le choix de l’artiste qui se fait en ce moment est donc primordial pour préserver l’unité formelle, et aussi spirituelle de Notre Dame. Loin d’être une simple “décoration”, la création de nouveaux vitraux aura une portée sur la liturgie elle-même, les vitraux étant une forme de para-liturgie, comme  le partageait Henri Guérin, peintre verrier de renom qui fut un ami. En effet, les vitraux ont pour vocation d’accompagner la liturgie au même titre que l’orgue, les chants, l’encens, tout ce qui s’adresse aux sens, et qui concourt à ouvrir les cœurs et les esprit à la transcendance. Les vitraux célèbrent à leur façon les mystères auxquels les fidèles participent.
La proposition de remplacer les 6 vitraux dessinés par Viollet-le-Duc (des compositions simples de style géométrique) par une “Allée de la Pentecôte” est une intuition qui va dans le sens d’une vraie catéchèse, que l’on retrouve dans nos cathédrales.
Chaque vitrail de cette “Allée de la Pentecôte” proposée dans le cahier des charges développera une thématique propre en lien avec une figure d’un Saint : Saint Joseph, Saint Thomas d’Aquin, Sainte Clothilde, Saint Vincent de Paul, Sainte Geneviève, Saint Denys, Saint Paul Chen, associé à un don ou à une œuvre de l’Esprit Saint. Les 6 baies à créer feront partie d’un même ensemble cohérent autour du vitrail de l’arbre de Jessé, déjà en place dans la chapelle Saint Thomas d’Aquin.
Il est important de marquer cette étape de la reconstruction après le drame de l’incendie, mais seulement dans la mesure où il s’agit de manifester une espérance chrétienne explicite, tel que le thème d’une “Allée de Pentecôte” l’impose dans ce lieu emblématique. Loin de moi cependant l’idée d’imaginer des vitraux néo quoique-que-ce-soit : je parle d’une œuvre manifestement d’aujourd’hui, mais inspirée par la richesse de notre tradition spirituelle, et qui puise ses racines dans l’Espérance.
Or, si l’on se réfère à des commandes d’État récentes dans les cathédrales et autres lieux financés par le denier public, nous avons souvent assisté au “coup de com” médiatique, au clin d’œil aux avant-gardes consensuelles des milieux culturels institués, plutôt qu’au choix guidé par cette conviction que le vitrail, dans une cathédrale, est un art passeur d’une lumière plus vaste qu’elle-même, animé par la foi, et pas un simple moyen d’expression, certes sublime, pour artistes cotés.
Dans la liste des candidats en lice pour les nouveaux vitraux de Notre Dame et qui sont mentionnés, on constate en effet la participation de quelques grandes têtes d’affiche de l’AC (l’Art Contemporain people) Les “grands noms” de l’art sont donc en compétition ; il fallait s’y attendre, m’ont dit certains proches qui se demandaient pourquoi, dans ce contexte, poser sa candidature. Et elle rejoint celle d’autres artistes habités comme moi par une sincère et brûlante nécessité intérieure de témoigner de leur vie spirituelle, et même chrétienne ; oui, il y a des artistes chrétiens et nous avons besoin de l’Église pour vivre !

PS: Ma note d’intention qui accompagne ma candidature pour la réalisation des vitraux de Notre Dame est a lire ici .

Pourquoi la liturgie traditionnelle attire-t-elle les jeunes ?

Un lecteur nous adresse ce texte:

1 – Une surprise pour beaucoup

De nombreuses observateurs se montrent surpris, d’ailleurs parfois très favorablement, par l’intérêt des jeunes pour la forme traditionnelle de la liturgie catholique ainsi que par la forte proportion de jeunes parmi les fidèles attachés à cette liturgie. Cette surprise s’explique probablement par l’impact d’une idée reçue typique de notre époque et typique des anciennes générations (en particulier celles qui furent jeunes avant le pontificat de St Jean-Paul II !) : les jeunes aimeraient le progrès, rechercheraient systématiquement la nouveauté et aspireraient à une rupture radicale avec un passé dont ils ne voudraient plus entendre parler. Ils devraient donc automatiquement rejeter la liturgie traditionnelle et adhérer, non moins automatiquement, à la réforme de St Paul VI. Cette analyse était sans doute très présente chez les réformateurs ecclésiastiques des années 1960. Ceux-ci pensaient rendre la liturgie plus attrayante et l’Église plus attirante en préconisant, par exemple,  des formes musicales non seulement plus variée mais aussi et surtout plus modernes (à commencer par l’accompagnement par la guitare), l’usage de la langue vernaculaire (et la marginalisation, voire la suppression du latin), le rejet des attitudes contraignantes (comme l’agenouillement ou communion sur les lèvres) et la mise en scène de gestes simples à comprendre (comme le signe de la paix ou la position du célébrant face aux fidèles). Si cette analyse pouvait être exacte pour la période considérée, est-elle encore adaptée à l’époque contemporaine ? Les jeunes des années 20 du XXIè siècle partagent ils les idées des jeunes des années 60 du XXe ?

2 – Y aurait-il des raisons liées au contexte?

Un premier élément de réponse serait une sorte d’application à l’Eglise de “l’effet Streisand”. Rappelons que cette formule désigne le phénomène suivant : ce qui est interdit susciterait (au moins dans les sociétés occidentales contemporaines) non pas le rejet mais la curiosité – entre nous, c’est dire l’étendue du discrédit de l’autorité dans nos opinions publiques et la force du libre arbitre… L’ancienne liturgie présenterait donc, sinon le goût de l’interdit, du moins un côté un peu piquant par les restrictions qui lui sont infligées et qui pourrait justement conduire des jeunes à venir voir – au moins pour se faire une idée… Pourquoi pas ? mais est-ce décisif ? On peut aussi penser que les jeunes catholiques (qui pourtant ne lisent pas La Croix) ont très bien compris la situation minoritaire qui est la leur (en France au moins) et portent donc sur les rites de leur propre Eglise, un regard différent qui prend en compte la connaissance qu’ils ont des coutumes des autres cultes. Ils auront aisément pu noter l’extrême intérêt des intellectuels, des enseignants et des journalistes pour d’autres cultures et d’autres religions – aux rites très éloignés du missel de Paul VI – et qui sont restées très attachées à des formules liturgiques anciennes, voire archaïques (impliquant par exemple l’usage d’une langue cultuelle non vernaculaire ou des prosternations spectaculaires). Dès lors, l’apparente immutabilité des cérémonies musulmanes ou juives tend à devenir une quasi référence. On pourrait aussi élargir le propos en observant l’effet un peu paradoxal de la meilleure connaissance que nous, catholiques de 2024, avons désormais des autres religions monothéistes que nous fréquentons aujourd’hui quasi quotidiennement. Celles-ci s’enracinent consciemment dans des références largement étrangères à notre culture nationale (et donc plus ouvertes à l’universel ?) et cherchent même à se situer en dehors du temps contemporain (et donc plus ouvertes à l’éternel ?). Au contraire, depuis 1970, l’Eglise demande aux catholiques d’utiliser une liturgie qui se présente consciemment comme contemporaines (même si on peut estimer qu’elle est surtout typique de la France des années 60-70 et donc déjà un peu démodée…) et les  prive du droit d’accéder aux formes pratiqués par leurs parents, leurs grands-parents et leurs aïeux depuis probablement plus d’un millénaire. En notant cela, je ne me permets pas de critiquer les liturgies de St Paul VI qui sont fondées sur un missel à la validité incontestable sur le fond, dont on peut trouver aisément des exemples de célébrations tout à fait dignes et priantes, notamment lorsqu’elles sont célébrées par le pape ou un évêque. Je note simplement que l’idée d’une liturgie adoptée à la mentalité contemporaine est étrangère à la plupart des autres religions. En outre, l’exaltation des traditions culturelles les plus diverses (que ce soit dans les pays en voie de développement ou dans les régions périphériques des États-nations) a finalement légitimé une approche du présent fondée sur le respect et l’amour des racines – même lorsque celles-ci peuvent paraître étrangères et difficiles à comprendre. On y ajoutera également que les autres religions souvent donnent un exemple d’enracinement communautaire régulièrement loué par les médias. Là où le catholicisme officiel a fait le choix de se définir comme une religion d’élection que l’on doit choisir indépendamment de ses parents, de ses frères, de sa famille ou de ses amis. Ces phénomènes culturels et psychologiques expliquent peut-être largement l’intérêt des jeunes pour la forme traditionnelle, mais je ne crois pas que ce soit là l’essentiel. Ce sont plutôt des facteurs secondaires et convergents qui facilitent la mise en œuvre d’autres considérations beaucoup plus fondamentales.

3 – Un nouveau regard sur le passé

Cette situation ne suffit pas, à mon sens, à épuiser le sujet mais crée simplement un contexte favorable à la découverte de la Tradition par les jeunes. Je pense qu’il faut aller plus loin et nous interroger sur le sens profond de la messe et sur la mission de l’Eglise. C’est certainement ce sens profond que recherchent les jeunes catholiques à Chartres ou ailleurs. Je crois que les jeunes catholiques ont changé depuis les années 2000 et ne ressemblent plus à leurs parents ou grands-parents, imprégnés des idées qui ont accompagné le Concile. En effet, comprendre ce qu’est la Messe n’était probablement pas la préoccupation prioritaire des jeunes catholiques des années 1945-1990. Exposés à l’époque à l’influence de pensées marxiste ou freudienne qui dominaient la scène intellectuelle française, mobilisés sur les grands enjeux politiques, économiques et sociaux d’un temps de changement et de multiples remises en cause, les jeunes d’alors vivaient certainement plus leur foi comme un engagement fraternel, l’action primant sur la spiritualité. Et si les interrogations spirituelles n’étaient pas absentes, elles s’exprimaient plus sous la forme de débats ou de discussions ouvertes que sous celle d’un recueillement solennel et silencieux. En outre, le passé et tout ce qui y était associé faisait l’objet d’un rejet général et profond. L’aspiration à la Révolution – même non violente – des intellectuels et des jeunes les conduisaient à condamner le passé, qu’il soit féodal, bourgeois ou fasciste. Par voie de conséquence les fidèles étaient conduits à éprouver un sentiment de malaise, voire d’hostilité, l’égard de gestes dont la légitimité venait, pour une part au moins, de leur ancienneté. Cette attitude s’est effacée progressivement avec cette génération qui est en train de passer et dont on peut dire qu’elle est largement restée fidèle aux idéaux de sa jeunesse mais n’est guère parvenue à transmettre sa foi à ses propres enfants. Pour commencer, j’ai l’impression que la société contemporaine (en France du moins) est en train de procéder à une redéfinition du concept de religion. Là où le jeune catholique des années 50, 60, et 70 se préoccupait de la condition ouvrière, de la lutte contre la faim dans le monde ou de la promotion de la paix entre les nations, le jeune catholique du XXIe siècle est invité à retrouver ce qui fait la base d’une religion (la foi et la morale). Reconnaissons à ces catholiques des circonstances atténuantes en observant les thèmes mis en avant par les encycliques pontificales depuis 1891  et  Rerum novarum : Quadragesimo anno de Pie XI en 1931 ; Mater et Magistra en 1961 ; Pacem in terris en 1963 ; Populorum progressio en 1967 ; Octogesima adveniens en 1971 ; Laborens exercens en 1981 ; Sollicitudo Rei Socialis en 1987 ; Centesimus annus en 1991 ; Caritas in veritate en 2009 ; Laudato si en 2015 …Bref, l’Eucharistie était vraiment vécu par les Fidèles comme la source et le sommet de la vie chrétienne comme l’ont proclamé le Concile Vatican II (LG n°11) et Jean-Paul II (Ecclesia de Eucharistia en 2003).

4 – Retrouver le sens de la Messe ?

J’ai le sentiment que le jeune catholique est aujourd’hui parvenu à beaucoup mieux connaître et comprendre les bases de sa foi que ne pouvaient le faire ses parents ou grands-parents plongés par l’Action catholique dans une ambiance beaucoup plus concrète, sociale, voire économique ou politique. Cela résulte sans doute de l’effort de formation engagé à l’initiative des papes saint Jean-Paul II et Benoît XVI. Cela étant, l’approfondissement de la foi catholique amène nécessairement à s’interroger sur l’Eucharistie et à en comprendre la définition exacte, qui est très éloignée, par exemple, de celle de nos compatriotes calvinistes. Il n’est pas besoin d’être un grand expert pour constater que la liturgie traditionnelle coïncide beaucoup plus visiblement avec la définition catholique de l’Eucharistie que certaines célébrations qui, certes, ont reçu de St Paul VI  un texte dont la rectitude théologique est  incontestable (par exemple en employant explicitement le terme de sacrifice) mais qui, par leur forme souvent joyeuse et fraternelle, ressembleraient plus à un repas amical qu’à l’ « actualisation » du sacrifice du Christ. C’est cela qu’expriment les gestes liés à la liturgie traditionnelle. Le silence : ouverture au mystère et priorité à la prière d’adoration et d’action de grâce. L’agenouillement signe d’humilité devant le Roi du monde réellement présent dans l’hostie. La position du prêtre qui regarde vers l’Orient, lieu du levée du soleil, tel un berger marchant à la tête de son troupeau. L’autel, inspiré de celui du Temple de Jerusalem avec les deux chérubins) qui est le lieu du sacrifice renouvelé sous une forme sacramentelle. La communion reçue sur les lèvres et à genoux autre manifestation de la foi dans la présence réelle. La langue latine, forme tangible de l’universalité et l’intemporalité assumées par cette liturgie… Bref la messe serait désormais plus clairement appréhendée par le fidèle comme un moment d’union à Dieu et non un rassemblement d’amis (avec la présence discrète et spirituelle du Christ) aussi sympathique soit-il, ni une conférence à finalité culturelle voire sociale …il faudrait au moins se poser la question : serait-cette coïncidence de la forme et du fond qui attirerait tant de jeunes vers les messes traditionnelles ?

Histoire belge

Le Soir nous apprend à constituer une coalition, un sport national en Belgique, mais inconnu dans notre pays jacobin, adepte du tout ou rien (avec le risque d’avoir une coalition qui s’accorde sur quelques sujets parmi lesquels l’euthanasie) :

Revers pour l’école libre dans l’Oklahoma

Aux Etats-Unis, une révolution balaye l’école publique américaine depuis plus de vingt ans : celle des charter schools ou « écoles à charte ». Ces écoles sont nées afin « de combler les vides d’une Education nationale à la dérive » dans les grandes villes américaines – insécurité, contenu et qualité d’enseignements souvent gangrénés par les idéologies du genre et du wokisme. Une première école à charte a vu le jour en 1992 dans le Minnesota. En 2021, plus de trois millions et demi d’élèves fréquentaient une charter school.

Comme les écoles publiques, ces charter schools sont gratuites, leur financement étant assuré par l’Etat. Mais elles sont gérées de façon indépendante et les familles peuvent y inscrire leur enfant indépendamment du secteur géographique où elles résident. A proprement parler, ces établissements ne sont pas confessionnels, et si elles dispensent un enseignement religieux, ce n’est pas à ce titre que les charter schools peuvent prétendre à bénéficier de la manne de l’argent public.

Une décision de justice rendue le 25 juin 2024 en Oklahoma intervient alors que le débat sur la liberté scolaire est devenu national. Capitalisant sur le mécontentement des parents face à la fermeture des écoles durant la pandémie, « de nombreux Etats » aux mains des conservateurs « ont mis en place pour les familles des chèques scolaires, des plans d’épargne-étude et d’autres mécanismes afin que les parents puissent accéder à l’établissement scolaire de leur choix » quel qu’il soit, explique Forbes.

Dans l’affaire portée devant la Cour suprême d’Oklahoma, l’école Saint-Isidore de Séville – « un cours catholique en ligne à destination des élèves issus des zones rurales de l’Etat » note The New York Times (NYT), avec un enseignement religieux et soutenu par la hiérarchie diocésaine – demandait, en tant que charter school catholique, le financement de l’Etat et donc du contribuable : mais la Cour « a jugé qu’une école religieuse à charte serait contraire à la constitution de l’Etat », rapporte NYT .

Pour Justin Driver, professeur à la faculté de droit de Yale, l’une des plus prestigieuses Universités outre-Atlantique, l’affaire examinée par les hauts magistrats « se résume à un dilemme entre deux principes constitutionnels américains : la non-discrimination d’une religion d’une part, et la neutralité d’un Etat par rapport à une religion », explique-t-il au NYT.

Et le juriste d’ajouter que l’affaire de l’école Saint-Isidore soulève certains aspects essentiels demeurés flous jusqu’ici : « Comment définir une charter school ? Est-ce un école publique ou une entité privée ? », interroge Justin Driver toujours dans NYT. Autant de questions qui devraient probablement être tranchées dans les prochains mois par la Cour suprême des Etats-Unis.

Vols dans la cathédrale d’Auch

Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 juillet, des voleurs se sont introduits dans le Trésor de la cathédrale d’Auch et se sont emparés de deux couronnes « canoniques » ou « liturgiques », d’une statue de la Vierge portant l’Enfant Jésus, la Mère de Dieu et son Fils étant tous deux couronnés. Une enquête a été ouverte pour « vol aggravé ».

Les deux objets précieux, propriété de l’archevêché, avaient été prêtées au Trésor de la cathédrale pour pouvoir être admirés par les fidèles et les visiteurs. Situé dans « un ancien tribunal ecclésiastique », le Trésor était normalement bien gardé.

Le maire de Limoges agressé par des militants du NFP

Le maire Les Républicains de Limoges, Émile-Roger Lombertie, a été violemment pris à partie dimanche soir, vers 20h30, dans le square de l’Hôtel de Ville. Il a été frappé et insulté alors qu’il tentait d’éteindre un barbecue allumé par des manifestants fêtant les résultats du Nouveau Front populaire. Damien Maudet (NFP – LFI), Stéphane Delautrette (NFP – PS) et Manon Meunier (NFP – LFI), les trois députés sortants de Haute-Vienne, ont été réélus. Selon son entourage et selon des témoins, le maire a été frappé et insulté par une quinzaine d’individus lorsqu’il a descendu les marches de l’Hôtel de Ville pour faire cesser le barbecue. Émile-Roger Lombertie a voulu éteindre les flammes avec l’eau de la fontaine du square et a alors été insulté et a reçu des coups de poing.

Selon France Bleu Limousin, il ne s’agit pas des militants du Nouveau Front populaire mais de manifestants appartenant à un ou plusieurs collectifs de l’ultragauche, antifascistes. Au vu des candidats NFP, il semble pourtant qu’il s’agit des mêmes personnes…

La mairie a indiqué que le maire ne déposera pas plainte “pour éviter d’attiser un contexte déjà compliqué”. Sic. La peur de représailles ?

A cause du front “républicain”, le ministère des Armées va au devant de gros problèmes budgétaires

Croyez-vous que les LR et l’aile droite de la macronie ne le savaient pas ? Ils se sont engouffrés dans ce front “républicain” contre nature en connaissance de cause. La droite dit de gouvernement est irresponsable, ce qui n’est pas nouveau puisque que c’est sous Nicolas Sarkozy que les armées françaises ont connu leurs plus grosses diminutions d’effectifs (- 60 000 hommes) et de moyens (PEGP) :

Ainsi, selon les derniers chiffres de l’INSEE, à la fin du premier trimestre 2024, la dette publique avait encore augmenté de 58,3 milliards pour s’établir à 3159,7 milliards d’euros [soit 110,7 % du PIB]. Quand au déficit public, aucune amélioration n’est en vue : il devrait s’élever à 5,1 % du PIB en 2024 (…) « La France […] soumettra son plan national budgétaire et structurel à moyen terme [pour une durée de cinq ans] le 20 septembre 2024. La Commission procédera ensuite à son évaluation. Ce n’est qu’en novembre 2024 que la Commission formulera ses recommandations. La France aura six mois pour s’y conformer. Et, si, en juin 2025, la France n’a pris aucune mesure correctrice, alors la Commission pourrait envisager des sanctions », explique le site officiel Vie Publique.

Le risque est donc de voir les taux d’intérêts augmenter, ce qui augmentera mécaniquement la charge de la dette, sur laquelle il n’y a aucune marge de manœuvre. Aussi, pour le projet de loi de finances 2025, on peut s’attendre à des débats houleux sur les mesures à prendre : faudra-t-il augmenter les recettes [et donc les impôts], réduire les dépenses, ou faire les deux à la fois ?

Quoi qu’il en soit, au vu des positions affichées [et défendues] par les uns et les autres, trouver une majorité pour faire passer ce texte [qui, par ailleurs, ne manquera pas d’être modifié par le Sénat] avant le 31 décembre prochain sera une gageure. D’où l’hypothèse très probable d’un retour à une pratique qui était en vogue lors des IIIe et IVe Républiques, avec leurs majorités instables : la méthode dite du douzième provisoire.

Concrètement, en cas de blocage, le Parlement vote une loi d’urgence budgétaire dont les dépenses et les recettes, identiques à celles de la précédente loi de finances, sont divisées par douze. Ainsi, on appliquerait ces douzièmes pour chaque mois de l’année 2025, tant qu’un nouveau budget n’aura pas été adopté.

Sauf que, selon la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, qui n’est pas contraignante stricto sensu, il est question d’augmenter le budget du ministère des Armées de 3,3 milliards d’euros en 2025, pour le porter à 50,5 milliards. Un effort quasi identique est prévu pour les annuités 2026 et 2027.

Si la méthode du douzième provisoire s’applique, alors le ministère des Armées devra faire une croix sur la trajectoire financière de la LPM, alors que plusieurs programmes d’envergure ont d’ores et déjà été engagés et que la modernisation de la dissuasion est un impératif. En outre, il faudra aussi prendre en compte les effets de l’inflation, ce qui compliquera davantage une équation déjà difficile à résoudre, d’autant plus que les marges de manœuvres sont déjà étroites…

Avec la guerre aux confins de l’Europe, l’apparition de nouveaux champs de conflictualité et des menaces qui s’empilent, une telle situation n’est évidemment guère confortable. Se posera également la question de l’engagement de la France auprès de ses Alliés.

Une solution serait de faire en sorte que les crédits du ministère des Armées soient votés en dehors d’un projet de loi de finances initiale. Là, il n’y aurait aucun difficulté à trouver une majorité confortable, le bloc central comme le RN et LR ayant pris l’engagement de respecter la LPM 2024-30 durant la campagne électorale. Seulement, il n’est pas certain qu’un tel expédient puisse être possible d’un point de vue juridique.

François Hollande propose comme priorité parlementaire l’euthanasie et le suicide assisté

François Hollande, après avoir fait adopter la dénaturation du mariage, propose comme priorité pour la nouvelle assemblée de remettre sur le tapis la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté. Le retour de la culture de mort pour rassembler toute la gauche et sans doute une partie de la “droite”.

Sept ans après quitté la présidence de la République, François Hollande revient cette fois-ci sur les bancs de l’Assemblée nationale. Il a été élu député (NFP) de Corrèze ce dimanche 7 juillet avec 43,10% des voix. “Il y a une responsabilité. Le Nouveau Front Populaire doit prendre conscience de ce qu’il à faire aujourd’hui”, a-t-il déclaré dans la foulée de son élection. “Nous sommes dans une démocratie parlementaire et il faudra aller jusqu’au bout de cette démocratie parlementaire en cherchant, chaque fois que c’est possible, une majorité pour faire voter de nombreux textes.” Et au premier rang desquels se trouve, pour François Hollande, le projet de loi sur la fin de vie. “Je sais aussi que beaucoup attendaient que la loi sur la fin de vie puisse être adoptée”, a-t-il ainsi déclaré. Et pour le nouveau député de Corrèze, “il n’y a pas de temps à perdre cela peut être possible dès les prochains jours.”

Comment se comporteront les 126 députés du RN, les 17 députés LR-Ciotti et les LR et DVD ?  Rien que de poser la question est inquiétant…

LR va-t-il se comporter comme ces 2 dernières années, en laissant subsister un gouvernement du PS à Ensemble ?

Bruno Retailleau, patron du groupe LR au Sénat, a démenti hier l’idée selon laquelle LR pourrait participer à un gouvernement de coalition :

 

Sauf que la question n’est pas là : la vraie question à poser à Retailleau ce n’était pas celle d’une coalition allant du PS à LR mais celle d’une absence de motion de censure de la part de LR contre un gouvernement allant du PS à Ensemble. Car c’est bien cela qui nous attend. Que LR se comporte comme il s’est comporté durant les 2 dernières années, ne votant ou ne déposant aucune motion de censure, et laissant en vie durant 3 ans un gouvernement qui sera cette fois du PS à Ensemble.

Avec un parti LR amorphe, la majorité absolue n’est pas à 289 mais à 224. C’est tout de suite beaucoup plus facile à atteindre. On trouve une coalition possible : PS-Modem-Renaissance-Horizons (voir ce simulateur). Et LR invoquera le fait que ni LFI, ni RN ne sont dans le gouvernement pour refuser de la faire tomber…

9 jours pour devenir missionnaire à l’école de Marie Madeleine

Le 22 juillet, nous fêterons la célèbre et sainte Marie-Madeleine !

Première à avoir vu le Christ ressuscité et première à l’annoncer, Marie-Madeleine est un trésor pour nous, une figure exceptionnelle pour nous faire grandir dans la foi…

Elle est notre grande sœur en Christ et nous donne l’exemple parfait d’une disciple missionnaire. Jean-Paul II, lui, l’appellera même “l’apôtre des apôtres”.

Alors, à l’occasion de sa fête, Hozana propose 9 jours pour découvrir Marie-Madeleine, suivre ses pas et la laisser nous guider dans notre vie de disciple.

Demandons-lui d’intercéder pour nous afin que l’Esprit-Saint nous inonde de toutes ses grâces en priant cette neuvaine : inscription

La France piégée entre la gauche sectaire et le cynisme macronien

Par Yann Baly, président de Chrétienté-Solidarité, délégué général de l’AGRIF :

Deux jours avant le second tour des élections législatives, nous écrivions le danger que faisait courir au pays une gauche sectaire, plus que jamais animée par une tradition ininterrompue de haine et de violence politique, capable de plonger la France dans le chaos et la guerre civile.

Par le jeu des combinaisons électorales, des manipulations politiques et médiatiques, cette gauche-là est désormais aux portes du pouvoir, menaçant le pays d’une submersion migratoire sans retenue, préparant des mesures économiques et sociales qui termineront de le ruiner et travaillant à une restriction totalitaire des libertés notamment de l’information et de la presse.

Dans un pays majoritairement à droite, ainsi que l’ont démontré en nombre de voix les élections européennes et les 2 tours des législatives, face à cette situation, les partis dits de droite se trouvent, par leur faute, dépossédés et impuissants.

Avec une Marine Le Pen qui continue de clamer que son parti se situe au centre, voire se considére comme « socialement de gauche », le RN peine à se positionner comme une alternative de rassemblement à droite et ce, malgré la toute récente alliance avec Eric Ciotti et le soutien apporté par Marion Maréchal aux législatives. Cette stratégie du « ni droite, ni gauche » est définitivement marquée du sceau de l’échec.

Les LR non « ciottistes », par défiance envers le RN ou par désir de faire un bout de chemin avec Macron, sont, petit à petit, absorbés par le tourbillon centriste.

Le vainqueur de cette opération électorale est, contre toute attente, Emmanuel Macron. Le président de la République, que l’on croyait fini, il y a encore 2 jours, se retrouve à nouveau au milieu de l’arène politique, avec un groupe parlementaire central et incontournable qui lui permet de tirer les ficelles et de choisir l’orientation du futur gouvernement. Opération qu’il mènera avec le cynisme qu’on lui connait.

Que son choix se porte sur une alliance à gauche ou, comme cela semble se dessiner, une coalition sociale-démocrate penchant à droite, à défaut d’un vote de confiance, il saura, au travers du gouvernement qu’il aura choisi, s’offrir une nouvelle onction parlementaire. Comme pour la loi immigration (en fait, une loi de régularisation) ou l’inscription de l’avortement dans la Constitution, la compromission ou le manque de courage d’une majorité de députés siégeant à la droite de l’hémicycle, toutes appartenances confondues, favorisera-t-elle encore le plan présidentiel, lui offrant de nouveau une légitimité politique et médiatique de façade ?

La loi sur l’euthanasie et le suicide assisté pourrait être l’occasion d’obtenir cette quasi-unanimité, par une communion autour d’un nouvel article de foi de la religion progressiste.

Il faut espérer que les députés RN, LR et divers-droite, qui avaient courageusement voté contre l’avortement dans la Constitution (sortants que Chrétienté-Solidarité a soutenus) et qui ont tous quasiment été réélus, seront rejoints par de nombreux autres parlementaires, notamment parmi certains nouveaux élus RN dont nous savons qu’ils sont animés par les valeurs de la vraie droite, de la vie et de la famille.

Si elle veut gagner, la droite doit pleinement s’assumer comme nationale, populaire et sociale ! Elle doit retrouver ses fondamentaux politique et doctrinaux : la liberté et la propriété, la défense de la vie et de la famille, le travail et le mérite, l’ordre et la justice, la souveraineté et l’indépendance nationale. C’est ce à quoi aspire majoritairement le peuple de France. C’est ce changement que lui ont volé les compromissions politiciennes du « front républicain » et, avant elles, les reniements et les lâchetés de certains états-majors politiques.

Viktor Orban constitue le 3e groupe au Parlement européen

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Sous l’égide de l’étonnant Viktor Orban. Il y a une semaine, il lançait un nouveau groupe au Parlement européen (puis il se rendait à Kiev, à Moscou, à Pékin pour faire la paix en Ukraine…) intitulé « Les patriotes pour l’Europe ».

Il s’agissait de ses 10 députés Fidesz, de 6 autrichiens (FPÖ), et de 7 tchèques (ANO). Or il faut 23 députés de sept pays pour constituer un groupe.

Une semaine plus tard, Orban (le banni du PPE que les médias disaient plus isolé que jamais) a rallié les Espagnols de Vox, les Belges du Vlaams Belang, les Néerlandais du parti de Wilders, les Portugais de Chega, les Danois du parti populaire, et, ce matin, la Ligue de Salvini, et… le gros bataillon du Rassemblement national (30 députés).

Ce qui devrait constituer un groupe de 86 députés, le troisième du Parlement européen… Dont la présidence devrait revenir à un Français du parti de Marine Le Pen (Bardella ?)…

15 juillet 2024 : Marche pour la Vie au Japon

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Cette année, comme chaque année, le Français Paul de Lacvivier organise la Marche pour la Vie au Japon, où il réside depuis plusieurs années. L’année dernière, celle-ci réunissait une centaine de personnes. Presque un miracle dans ce pays qui n’a pas (du tout), au contraire de la France, cette culture de la manifestation. Il faut dire que le pays du soleil levant n’a quasiment rien à envier à notre pays en matière d’avortement : la situation y est presque aussi catastrophique, puisque près de 200 000 enfants y sont tués chaque année dans le ventre de leur mère !

Cette marche pour la vie aura lieu à Tokyo, le 15 juillet 2024. Le rassemblement se fera à 15 h pour un départ à 15 h 30 du parc d’Hibiya.

Cette année les organisateurs sont libérés des problèmes d’organisation passée, et préparent déjà pour l’an prochain une association qui permettra de fédérer tous ceux qui combattent pour la vie au Japon.

La Marche pour la Vie de Tokyo est soutenue par la branche branche française de La Marche pour la Vie :

C’est après l’élection qu’ils vont dénoncer la folie du programme du NFP…

Après avoir renvoyé, durant la campagne, dos à dos les programmes économiques du RN et du NFP, Le Figaro alerte ses lecteurs sur la spoliation à venir :

L’alliance des partis de gauche, qui est arrivée en tête des élections législatives ce dimanche, compte revenir sur toutes les réformes fiscales d’Emmanuel Macron. L’addition s’annonce extrêmement salée pour les ménages aisés.

Ce n’est qu’un petit chapitre du programme du Nouveau Front populaire, mais il est de nature à générer de grandes inquiétudes chez les contribuables Français. Et ce d’autant plus depuis dimanche soir, alors que le l’union de la gauche est arrivée en tête des élections législatives… Sous le titre «Abolir les privilèges des milliardaires», le contrat de législature de la gauche propose un alourdissement général de la fiscalité en France. Bien au-delà de la poignée de «milliardaires» que compte le pays, il ferait peser sur les classes moyennes supérieures et les plus aisés un fardeau dantesque, alors même qu’au sein de l’OCDE, la France remporte déjà la palme du taux d’imposition le plus élevé.

Les gueux ont encore perdu

Dans le journal italien Corriere Della Sera, Michel Houellebecq évoque les législatives :

Via

La collusion entre les médias subventionnés et les partis politiques au pouvoir

C’est la gauche qui en parle le mieux :

 

Réaction d’Erik Tegner :

 

Dictature numérique, vous êtes sous surveillance

Internet, traçabilité, biométrie, reconnaissance faciale, monnaie dématérialisée… Le totalitarisme numérique s’installe actuellement en France. Avec les Jeux Olympiques de Paris, la France va devenir le laboratoire de la vidéosurveillance algorithmique (VSA)… Allons-nous vers un futur à la chinoise ? Si l’on en croit les déclarations des « élites », Bill Gates, le milliardaire américain, ou Klaus Schwab, l’ex-patron du Forum économique mondial de Davos, la Chine serait en effet le modèle à suivre. Des propos inquiétants quand on sait quel régime autoritaire y règne.

Face à la montée grandissante du totalitarisme numérique dans notre pays, Nexus vous propose ce documentaire exclusif en accès libre :

En attendant la rentrée à l’Assemblée, l’extrême-gauche met le bazar dans la rue

De nombreuses violences ont émaillé la soirée, animée par les nervis d’extrême-gauche que Darmanin a laissé prospérer.

 

Déni de démocratie

Les résultats officiels ce matin sur le site du ministère de l’Intérieur montrent que les Français se sont véritablement fait voler les élections, par des manipulations et des bricolages politiciens. Je vous laisse découvrir, pour ce second tour, la différence entre le nombre de voix obtenus par chacun des partis et le nombre d’élus qui en résulte : 10.110.084 de Français ont voté pour le RN & alliés au second tour, 7.005.499 pour le NFP et 6.314.609 pour Ensemble :

Ainsi, comme le calcule un lecteur en commentaire :

  • nombre de suffrages pour 1 député RN élu : 99.376
  • nombre de suffrages pour 1 député UG : 47.983
  • nombre de suffrages pour 1 député ENS : 42.666
  • nombre de suffrages pour 1 député LR : 38.808
  • nombre de suffrages pour 1 député UXD : 85.309
  • nombre de suffrages pour 1 député DVD : 39.222
  • nombre de suffrages pour 1 député DVG : 32.422
  • nombre de suffrages pour 1 député REG : 32.022
  • nombre de suffrages pour 1 député HOR : 43.023
  • nombre de suffrages pour 1 député DVC : 29.527
  • nombre de suffrages pour 1 député UDI : 39.891
  • nombre de suffrages pour 1 député DIV : 38.025
  • nombre de suffrages pour 1 député ECO : 37.808
  • nombre de suffrages pour 1 député SOC : 13.171

Retrouvez ici la liste des 577 députés.

Le RN obtient le groupe le plus important à l’Assemblée nationale

Selon les projections encore provisoires :

  • LFI passe de 75 députés en 2022 à 72 en 2024.
  • Le PS augmente à 69 députés
  • EELV 36 élus
  • Le PCF perdrait son groupe avec 12 élus
  • Le RN passe de 88 à 129 députés
  • Eric Ciotti parvient a maintenir un groupe LR avec 16 élus
  • Renaissance aurait 105 élus
  • Le MODEM 37
  • Horizons 28 députés

L’Assemblée est ainsi fracturée en 3 blocs, NFP, RN et alliés, Ensemble, dont aucun ne dispose de majorité absolue. Même en débauchant ici ou là, on ne voit pas comment Renaissance pourrait trouver une majorité. La France semble devenue ingouvernable, au moins pour les 3 années à venir. A moins qu’Emmanuel Macron ne décide de démissionner…

Comme l’exprime Laura Lavalette, la dynamique électorale est du côté du RN :

 

Même si un antifa fiché S intègre l’Assemblée, grâce au désistement du candidat Renaissance :

Nous pouvons nous réjouir de l’élection et de la réélection de Xavier Breton, Patrick Hetzel, Patrick Monnier, Marie-France Lorho, Christophe Bentz, Véronique Besse, Anne Sicard.

Marion Maréchal a réussi à faire élire 3 députés parmi les 4 candidats qu’elle avait négocié avec le RN. Seule Agnès Marion ne passe pas au 2e tour.

Pierre-Edouard Stérin dénonce le peu de sérieux de certains journalistes

Extraits d’un entretien donné par Pierre-Edouard Stérin au JDD :

[…]

[…]

La Vierge Marie a-t-elle protégé et protège-t-elle toujours la France ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Anne BERNET, spécialiste d’histoire religieuse
  • Abbé Philippe MAROT, recteur du sanctuaire de l’Île-Bouchard
  • Abbé Bertrand CHEVALIER, recteur du sanctuaire de ND

Terres de Mission : Hommage à Cathelineau, le “saint de l’Anjou”

“Terres de Mission” reçoit Elsa Rambier, directrice de production pour l’association Recordatio. Cette dernière organise les 13, 14, 15, 16 et 17 juillet une représentation du “Choix des armes”, un spectacle dédié à Cathelineau – colporteur profondément pieux qui devint généralissime de l’armée catholique et royale.

Puis, Guillaume de Thieulloy présente le n°13 de la revue Le Nouveau Conservateur, qui comprend notamment un dossier consacré au travail, sujet classique de la doctrine sociale de l’Eglise, ainsi qu’un dossier sur l’Europe, comprenant notamment de longues et profondes citations de Benoît XVI sur l’identité du vieux continent.

Rémi Fontaine : L’extraordinaire aventure des “marcheurs de Dieu”

Les pèlerinages de Tradition à Chartres connaissent un succès qui laisse de nombreux observateurs sans voix. Rémi Fontaine a été l’un des fondateurs, il y a plus de 40 ans, du très populaire Pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté qui a accueilli plus de 18 000 “marcheurs de Dieu” à la Pentecôte 2024.

Dans un livre témoignage “Chartres t’appelle“, Rémi Fontaine évoque l’histoire de ce “Czestochowa national”, des portes closes de la Cathédrale en 1983 à l’accueil chaleureux d’évêques ou de cardinaux au fur et à mesure des années. L’auteur explique aussi les raisons profondes de la réussite de cette aventure extraordinaire au cœur de l’Eglise qui travers une grande crise.

Comme le rappelle, dans sa postface, le président de Notre-Dame de Chrétienté, Jean de Tauriers :

“Notre époque est difficile, mais le Bon Dieu n’abandonne pas son Eglise et nous sommes coriaces”.

Le livre de Rémi Fontaine le montre et en apporte la preuve.

L’Arcom mieux que l’académie des sciences ?

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La mise en garde de l’Arcom envers Sud-Radio augure d’un ministère de la Pensée qui rappelle diverses périodes de l’histoire, ainsi que plusieurs écrivains ; parmi eux, citons Orwell et Huxley.

Quel crime avait donc commis Bercoff sur cette antenne le 7 décembre dernier ? Recevoir François Gervais, un docteur en physique spécialiste de thermodynamique, professeur émérite à l’université de Tours et médaille de bronze du CNRS pour ses travaux. Un quidam presque… Mais un quidam qui profite de sa retraite pour étudier le climat et son histoire. Quelle idée saugrenue, n’est-ce pas ? Quand on est simple médaille de bronze, on devrait se taire ou se contenter de lire les publications du GIEC. Mais ce professeur fit pire que manifester de l’intérêt pour une science qui relève pourtant de sa spécialité : la thermodynamique : il osa publier, écrire, rédiger, faire savoir le fruit de ses observations. Quelle audace ! Comment un simple universitaire de province oserait-il contrevenir à l’avis de la communauté du GIEC ? Le GIEC… Vous savez, ces gens sans titre qui s’arrogent celui d’Expert du climat.

Bref, le sot François fit tant et si bien qu’à l’instar de ceux de Christian Gérondeau (un banal polytechnicien) ou ceux d’Olivier Postel-Vinay, ses écrits le firent être reçu sur diverses antennes pour relativiser l’alarmisme Greta Thunberguien ou Giecquiste, et apporter une certaine contradiction.

Le crime était parfait. Signé. On avait son nom, son adresse, ses écrits. Il ne restait plus qu’à mettre cet auteur à l’index et brûler ses livres… sans oublier de le déchoir de ses titres universitaires, bien entendu.

Mais l’Arcom n’osa agir ainsi. Elle préféra s’en prendre à Sud-Radio au motif qu’on avait laissé le scientifique s’exprimer sans lui apporter de contradiction. Oh, que c’est mal ! Vous pensez… si on laissait n’importe qui s’exprimer librement, la bien-pensance scientifique en prendrait un coup. Greta se suiciderait peut-être, et les écolos y perdraient le crédit qui leur manque. Un drame, en ces temps électoraux…

Les esprits forts argueront que les alarmistes du GIEC le peuvent faire, s’exprimer, sans qu’une analyse contraire ne leur soit opposée. Eh bien… Ce n’est que justice puisque ces gens-là sont parés des plumes et des habits du consensus scientifique.

Amis lecteurs, vous l’aurez compris. Nous sommes à mille lieues de l’interrogation de Newton devant la pomme qui tombe, à dix mille du “Qu’est-ce que la vérité ?” de Pilate, etc. Nous sommes à une époque ou l’académie des sciences est ignorée par des petits marquis à qui l’on donna le droit de censure.

Fut un temps, un certain Galilée fut réprimandé, non pour ses observations scientifiques, mais pour avoir prétendu que l’étude de la Bible justifiait ses dires. Sa peine fut bien légère : il fut exilé dans un couvent, tout en conservant ses titres et ses émoluments, outre l’amitié du cardinal Bellarmin et du Pape Urbain VIII.

Mais au XXIe siècle, soutenir une critique scientifique d’une opinion prétendument admise au sujet d’une science nouvelle (les relevés de température systématiques un peu partout dans le monde datent de la seconde moitié du XXe siècle) peut valoir sous peu à celui qui les diffuse une sanction financière si ce n’est, bientôt, une fermeture d’antenne.

Big brother. 1984… Vous étiez observés pour ce que vous pensiez, via la censure ayant cours sur les réseaux sociaux, vous l’êtes aussi par la surveillance active et punitive de l’Arcom à raison de vos propos et de leur diffusion, fussent-ils de simples avis scientifiques.

Auront-ils raison de la liberté de l’homme ? La liberté de s’instruire, d’étudier et de penser chère à tout un chacun, et chantée par Florent Pagny.

Bertrand du Boullay

https://ripostelaique.com/le-crime-dandre-bercoff-menace…
https://www.liberation.fr/…/larcom-met-en-garde-sud…/

https://www.eyrolles.com/…/Auteur/francois-gervais-120112/
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Olivier_Postel-Vinay

Législatives : en quoi le «front républicain» est-il républicain ?

De Thibaud Collin dans le JDD :

En quoi le « front républicain » est-il républicain ? La question peut apparaître absurde mais elle mérite d’être posée ; ne serait-ce que pour sortir d’un réflexe pavlovien fondé sur des présupposés impensés, ce qu’on nomme habituellement des préjugés. La philosophie politique s’avère précieuse pour dissiper, grâce à l’analyse sémantique, quelques nuées verbales.

Res publica, la chose publique, est l’objet propre de la vie politique. Cette chose n’est rien d’autre que la vie de la communauté politique, c’est-à-dire la vie commune aux citoyens formant cette communauté. La politique est ce par quoi la cité (polis) se gouverne, c’est-à-dire discerne quel est son bien à réaliser dans des circonstances singulières et changeantes. La forme politique principale n’étant plus aujourd’hui la cité mais la nation, la chose publique, la res publica, est donc l’objet d’une vie politique nationale.

Et pas plus que la cité, la nation n’est universelle. C’est toujours telle ou telle nation. Il est dès lors impossible de considérer que l’usage du terme républicain soit décorrélé de l’épithète national. Il faut donc en toute rigueur parler d’un front républicain français. Une telle expression semble neutraliser les réflexes pavloviens. En quoi la prise de conscience de cet impensé est-elle féconde dans le contexte français actuel ?

Rappelons qu’un front est relatif à un affrontement opposant deux ennemis. Parler de front républicain pour désigner un conflit interne à la nation signifie ipso facto que la nation est divisée d’avec elle-même, situation que l’on nomme précisément guerre civile.

La guerre civile est la négation de la politique puisqu’elle est la négation de tout gouvernement de la vie commune. Si ce n’est pas un réflexe pavlovien, en appeler à constituer un front républicain contre un autre parti politique est une décision d’une extrême gravité. Cette décision est-elle légitime et responsable ? Nonobstant la rhétorique politicienne, est-il possible de révéler le sens et les enjeux d’un tel mot d’ordre ?

Nous lisons dans l’éditorial du journal Le Monde paru le lendemain du premier tour des législatives

« Seule la constitution d’un front républicain puissant peut encore faire barrage à un parti qui, en dépit de toutes ses dissimulations, reste éminemment dangereux parce que sa politique découle de la préférence nationale, un concept qui revient à trier les administrés en fonction de leurs origines. »

Le front se doit d’être républicain car il s’agit de s’opposer à la préférence nationale. Comment comprendre la logique de la constitution d’un front pour sauver la République (française) mis en danger par la préférence accordée… à la nation française ?

La seule solution pour sauver cette proposition de la contradiction interne est de penser que Le Monde envisage une sorte de République universelle ; toute préférence basée sur le critère de la nationalité devient ainsi insupportable. Mais alors, il faut assumer que la sortie du référentiel national fait adopter une approche post-politique de type moral. D’ailleurs, l’éditorialiste anonyme parle d’administrés, et non pas de citoyens. La déconnexion indiquée ici entre l’administration et la politique est révélatrice.

Alors même que pour être fonctionnaire, il faut être citoyen français, les droits des administrés devraient être dénationalisés. La République serait ainsi l’antichambre d’une humanité enfin réconciliée avec elle-même où il suffirait d’être humain pour être accueilli dans… mais justement dans quoi ? Si ce n’est dans la communauté nationale ! L’idée même d’accueil, corrélative de celle de migration, implique de délimiter un dedans et un dehors.

La préférence nationale semble irréductible à toute déconstruction moralisante, cheval de Troie d’une société composée d’individus indéterminés doués d’intérêts et de droits absolus dont les relations ne seraient réglées que par le marché et des procédures.

La condition politique de tout être humain montre l’inanité d’un tel front républicain niant le fait que la République est le régime politique d’une nation, en l’occurrence la France. En revanche, si l’on veut être logique, on peut parler d’un front républicain français. Celui-ci a pour objet non pas de diviser la nation, mais de veiller à son bien commun dans les circonstances d’une mondialisation libérale mettant en danger l’existence même d’un régime politique où les « droits sociaux » sont décorrélés de toute appartenance à la communauté nationale.

Le moralisme abstrait agite toujours la xénophobie intrinsèque à l’ide de préférence nationale. Rappelons que le grec phobé ne signifie pas la haine, mais la peur, sentiment qui a pour objet formel un mal à venir. Du fait qu’il puisse exister des peurs imaginaires, il serait déraisonnable d’en conclure que toute peur est sans objet réel. N’est-il pas légitime pour une nation d’avoir peur de ce qui va la priver de son bien premier, à savoir son être même ?

Le moralisme invoque l’hospitalité biblique pour mieux subvertir la justice qui consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. La tradition du droit d’asile, honneur de la France, ne peut sans contradiction mortifère devenir le droit de tout être humain à être accueilli en France. Il est urgent que la République se souvienne qu’elle est française et que si front il doit y avoir, il a pour objet la vague migratoire que certains encouragent et réclament dans une folle inconséquente post-politique.

Thibaud Collin est spécialiste des questions de philosophie morale et politique

Septième dimanche après la Pentecôte : “Gardez-vous des faux prophètes”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

La messe du septième dimanche après la Pentecôte présente quelques caractères assez particuliers. Elle ne figure pas dans les anciens livres romains, et serait donc d’origine gallicane. Précisons qu’il ne s’agit pas ici du gallicanisme du XVIIe siècle, et des prétentions de l’Église de France à s’ériger en Église nationale indépendante de Rome, mais de la liturgie de l’Église des Gaules antérieure à l’époque carolingienne, alors que l’unité liturgique n’était pas réalisée, et qu’il y avait encore un chant romain (ancêtre du chant grégorien), un chant ambrosien (à Milan), un chant bénéventin, un chant hispanique, un chant gallican etc.. C’est seulement au VIIIe siècle, sous Pépin le Bref et Charlemagne, que la liturgie romaine a été adoptée par tout l’occident chrétien, incorporant cependant certains éléments gallicans, dont cette messe est un témoin. C’est très net en ce qui concerne l’Alléluia, dont la mélodie s’étire en longueur de façon exubérante. De même l’Offertoire est une prière longue et développée, mais à l’opposé l’Introït, le Graduel et la Communion sont très simples et parmi les plus courts du répertoire.

► Introït : Omnes gentes

L’Introït, très court, et l’Alléluia, très long, ont exactement le même texte, ce qui est très rare (il n’y a qu’un autre cas, à la messe de minuit de Noël). Il s’agit du premier verset du psaume 46, acclamation triomphale qui accompagnait la montée de l’arche d’alliance sur la montagne de Sion, pour remercier le Seigneur d’une grande victoire accordée à son peuple. Ce psaume était déjà utilisé à la fête de l’Ascension, où cette montée préfigurait celle du Christ dans le ciel.

En ce temps après la Pentecôte, après les sentiments exprimés dans les chants des précédents dimanches : confiance en Dieu, abandon à sa volonté, prière pour obtenir sa protection, nous trouvons ici une autre attitude chrétienne fondamentale, que nous retrouverons le dimanche suivant : la louange de la majesté et de la toute puissance divine, l’action de grâces pour ses bienfaits :

Omnes gentes, plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.

On remarquera que cette louange divine doit s’effectuer par les mains et par la voix, c’est-à-dire aussi bien par nos actions que par nos paroles.

Le deuxième verset du psaume est psalmodié à la suite :

Quoniam Dominus excelsus, terribilis, rex magnus super omnem terram.
Car le Seigneur est très haut, redoutable, grand roi sur toute la terre.

Cet Introït, nous l’avons dit, est très court, et sa mélodie, très simple, est légère et joyeuse.

► Graduel : Venite filii

Contrairement aux autres chants de la messe du septième dimanche après la Pentecôte, le Graduel figure dans les anciens livres romains, mais au mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé ” férie des grands scrutins “, car c’était le jour où l’on désignait les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile Pascale, et où il a été repris pour ce dimanche. C’est donc d’abord à ces futurs baptisés que ce texte s’adresse. Il est tiré du psaume 33, cantique de louange et d’action de grâces, attribué à David, que nous retrouverons à plusieurs reprises en ce temps après la Pentecôte. Les deux versets réunis ici ne se suivent pas dans le psaume, mais ils se complètent admirablement :

Venite filii, audite me : timorem Domini docebo vos. Accedite ad eum, et illuminamini : et facies vestræ non confundentur.
Venez mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. Approchez-vous de Lui et vous serez illuminés et vos visages n’auront pas à en rougir.

Cette invitation aux nouveaux baptisés s’adresse aujourd’hui à nous tous. Nous y trouvons réunies deux grandes étapes de la vie spirituelle ; la crainte de Dieu, premier des dons du Saint Esprit, qui nous fait nous prosterner avec humilité devant la majesté divine, et l’illumination, qui nous fait connaître et contempler celui qui est la beauté et le bien infini, et nous attire irrésistiblement vers Lui.

Comme l’Introït Omnes gentes, ce Graduel est très court, mais sa mélodie, bien qu’elle utilise des formules que l’on retrouve dans de nombreux autres Graduels, exprime à merveille les richesses contenues dans le texte. On remarquera en particulier la descente au grave sur les mots docebo vos exprimant la profonde adoration devant la majesté divine, et à l’opposé la grande vocalise sur les mots accedite ad eum montant progressivement jusqu’à l’extrême aigu, exprimant ainsi notre attirance vers le ciel où nous contemplerons la splendeur divine.

► Alléluia : Omnes gentes

Comme nous l’avons dit le texte de l’Alléluia du septième dimanche après la Pentecôte est le même que celui de l’Introït, le premier verset du psaume 46, acclamation à la majesté et la toute puissance divine :

Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.

Mais alors que l’Introït était très court, faisant retentir cette acclamation avec une mélodie simple, légère et joyeuse, à l’opposé l’Alléluia est très long, avec une mélodie ample et solennelle, de grandes vocalises, de nombreuses modulations, s’attardant ainsi pour célébrer toutes les splendeurs de Dieu et de son œuvre dans leur immensité et leur variété. On voit là à quel point la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

► Offertoire : Sicut in holocausto

Tous les chants des précédents dimanches étaient tirés des psaumes. Dans la messe du septième dimanche après la Pentecôte, nous allons trouver à l’Offertoire un chant tiré d’un autre livre de l’Ancien Testament, comme le seront plusieurs autres grands Offertoires que nous rencontrerons au cours de ce temps liturgique. Celui-ci est emprunté au prophète Daniel, et plus précisément à l’épisode des trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise par le roi Nabuchodonosor, et miraculeusement épargnés par les flammes, après avoir adressé à Dieu une magnifique prière, souvent utilisée dans la liturgie, dans laquelle ils offrent leur sacrifice pour le salut de leur peuple :

Sicut in holocausto arietum et taurorum, et sicut in millibus agnorum pinguium, sic fiat sacrificium nostrum in conspectu tuo hodie ut placeat tibi, quia non est confusio confidentibus in te Domine.
Comme un holocauste de béliers, de taureaux et de milliers d’agneaux gras, qu’ainsi notre sacrifice s’accomplisse en votre présence afin qu’il vous plaise ; car ceux qui mettent en vous leur confiance, Seigneur, n’auront pas à en rougir.

On remarquera qu’une partie de ce texte, la deuxième phrase, figure dans les prières que le prêtre récite à l’Offertoire de la messe, au moment précis ou il est chanté aujourd’hui par la schola. Les sacrifices de l’Ancien Testament, et particulièrement celui que les trois jeunes hébreux étaient prêts à offrir pour leur peuple, sont évidemment la figure du sacrifice du Christ qui est offert sur l’autel. La mélodie de ce chant d’Offertoire commence très humblement avant de s’élever progressivement d’une manière suppliante avec des motifs répétés ; puis soudain elle s’envole en un grand élan sur les mots in conspectu tuo, et devient ensuite pleine d’assurance, avec de nouveau des motifs répétés plusieurs fois et une insistance très marquée jusqu’à la fin.

► Communion : Inclina aurem tuam

L’antienne de Communion du septième dimanche après la Pentecôte, comme l’Introït et le Graduel de cette messe, est une pièce très courte, peut-être la plus courte du répertoire. Nous y retrouvons un texte qui avait déjà été chanté le dimanche précédent, c’était la dernière phrase du verset de l’Alléluia, tiré du psaume 30 :

Inclina aurem tuam, accelera ut eruas nos.
Tendez l’oreille, hâtez-vous de nous délivrer.

Une petite différence cependant : le texte est mis ici au pluriel (eruas nos au lieu de erue me) et de prière personnelle, devient prière collective. C’est tout le peuple de Dieu, toute l’Église qui supplie le Seigneur avec confiance. Bien que la pièce soit très courte, elle comporte néanmoins deux phrases et la mélodie n’est pas celle d’une petite antienne. Elle est peu développée, mais assez ornée et très expressive, dans une ambiance douce et contemplative.

Nosto Fe : pèlerinage traditionnel de Provence

L’association NOSTO FE lance le premier pèlerinage traditionnel de Provence, sous le patronage de sainte Marie-Madeleine, les 5 et 6 octobre 2024, avec le soutien de SE Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, et le concours de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine.

Les inscriptions ouvrent le 8 juillet.

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