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Substance létale : le même acte, actuellement puni jusqu’à trente ans de prison, deviendrait une obligation pour les pharmaciens

Une tribune collective, signée par une soixantaine de pharmaciens et de juristes, parue dans Le Figaro dénonce le projet de loi sur l’euthanasie qui « menace la liberté de conscience des pharmaciens » :

Le projet de loi sur «l’accompagnement des malades et de la fin de vie» prévoit l’instauration d’une «aide à mourir» pour les patients qui en ont exprimé la demande. La définition juridique de ce dispositif inclut à la fois l’euthanasie et le suicide assisté, par l’administration d’une substance létale. Ces pratiques font face à l’opposition de nombreux soignants, car ceux-ci seraient les premiers concernés par la mise en œuvre de la loi.

En effet, c’est un médecin qui se prononcerait sur la demande d’ « aide à mourir » d’un patient, et un médecin ou un infirmier qui « accompagnerait » l’administration de la substance létale. Entre la prise de décision et sa mise en œuvre, des pharmaciens interviendraient également, d’une part en réalisant la « préparation magistrale létale » destinée au patient, et d’autre part en délivrant cette substance en officine ou au sein d’un établissement de santé.

Pour rassurer, le gouvernement a prévu une clause de conscience «pour les professionnels de santé qui ne souhaiteraient pas participer à la procédure d’aide à mourir». Cependant, le projet de loi exclut explicitement les pharmaciens de cette disposition. Dans l’exposé des motifs, le gouvernement n’apporte aucune justification à ce choix. Il indique simplement : «Seuls les pharmaciens ne peuvent bénéficier d’une telle clause». Autrement dit, les pharmaciens seront tenus de préparer et de délivrer des produits qui visent à provoquer la mort, sous peine de poursuites disciplinaires.

Actuellement, un pharmacien qui préparerait ou délivrerait une substance létale en vue de son ingestion par une personne serait poursuivi pour complicité d’empoisonnement. Il encourrait trente ans de réclusion criminelle. Le fait que la personne soit consentante ou non à son empoisonnement ne change pas la lourdeur de la peine. Par le projet de loi «fin de vie», le gouvernement entend rendre obligatoires la préparation et la délivrance de substances létales par des pharmaciens. Un même acte, actuellement puni jusqu’à trente ans de prison, deviendrait ainsi une obligation pour les pharmaciens.

Il est ainsi ordonné aux pharmaciens d’inverser le sens même de la vocation qu’ils ont choisie. En plus de préparer des médicaments pour les malades, ils fabriqueront et fourniront également des poisons. Pourtant, d’après le Code de la santé publique, «le pharmacien exerce sa mission dans le respect de la vie et de la personne humaine» (article R4235-2). Cette obligation est également exprimée dans le serment de Galien, équivalent du serment d’Hippocrate pour les pharmaciens. Il est logique que certains pharmaciens voient une incompatibilité entre cette déontologie et le projet de loi sur la fin de vie.

Dans l’avis qu’il a rendu sur le projet de loi, le Conseil d’État valide ce régime différencié en matière de liberté de conscience. Il reconnaît d’un côté que les missions confiées aux médecins et infirmiers «peuvent heurter leurs convictions personnelles dans des conditions de nature à porter atteinte à leur liberté de conscience». D’un autre côté, s’agissant des pharmaciens, le Conseil d’État estime à l’inverse que «les missions de réalisation de la préparation magistrale létale et de délivrance de la substance létale […] ne concourent pas de manière suffisamment directe à l’aide à mourir pour risquer de porter atteinte à la liberté de conscience».

Autrement dit, réaliser et délivrer la substance utilisée en vue d’une euthanasie ne constituerait pas une collaboration proche avec cette euthanasie et engageant la conscience des pharmaciens. Cet argument n’est intellectuellement pas convaincant. En effet, la substance létale étant indispensable à l’euthanasie, le pharmacien qui la fournit n’est pas moins engagé moralement que le praticien qui la prescrit ou l’administre. Si le pharmacien concerné s’oppose à l’euthanasie, ce qui lui est ordonné heurte ses convictions personnelles de plein fouet. Son droit à l’objection de conscience devrait donc être reconnu et garanti, au même titre que les autres professionnels de santé concernés.

Le régime juridique applicable au crime d’empoisonnement est éclairant pour attester de la responsabilité morale incombant aux pharmaciens dans ce projet de loi. Comme il a été dit plus haut, une personne qui fournit une substance létale en vue d’un empoisonnement est poursuivie pour complicité d’empoisonnement. Elle encourt la même peine que la personne qui administre la substance, c’est-à-dire trente ans de réclusion criminelle. Le Code pénal condamne donc tout autant celui qui fournit la substance que celui qui l’administre. Fournir une substance en vue d’un empoisonnement est ainsi juridiquement traité comme une collaboration étroite et directe à cet empoisonnement.

Pour bien saisir la responsabilité incombant au pharmacien, il est aussi utile de se pencher sur le traitement juridique des erreurs sur les ordonnances médicales. En principe, le médecin prescripteur et le pharmacien sont jugés solidairement responsables des préjudices subis par le patient. Par exemple, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a considéré en 2017 qu’un pharmacien aurait dû déceler le surdosage de médicament prescrit par le médecin, plutôt que d’exécuter l’ordonnance. Le pharmacien a été jugé comme co-responsable, à égalité avec le médecin prescripteur, de l’accident thérapeutique subi par la patiente.

Le pharmacien est reconnu comme un professionnel du médicament, après au moins six années d’études supérieures. Il n’est pas un simple commerçant. En outre, il a une conscience, au même titre que les autres professionnels de santé. En 2015, 85 % des pharmaciens consultés par leur Ordre avaient voté en faveur de la garantie d’une clause de conscience selon laquelle « le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine ». Ils n’ont pas été entendus et sont aujourd’hui une nouvelle fois traités comme de simples exécutants.

En Belgique et aux Pays-Bas, où l’euthanasie est autorisée depuis plus de vingt ans, les pharmaciens n’ont jamais eu l’obligation d’y prendre part. Il en va de même au Luxembourg pour l’euthanasie et le suicide assisté ainsi qu’au Canada pour l’«aide médicale à mourir». Aux États-Unis, les pharmaciens préparant les substances létales sont tous volontaires, que ce soit dans le cadre de la peine capitale ou du suicide assisté. L’Espagne, qui a légalisé l’euthanasie en 2021, respecte également la liberté de conscience des pharmaciens. En obligeant les pharmaciens à participer activement à l’«aide à mourir», la France ferait figure d’exception.

Les pervers

Certains participants de la Maspalomas Pride By Freedom, dans le sud de l’île de La Grande Canarie, se sont livrés à une orgie en public dans les jardins de l’office de tourisme de San Bartolomé de Tirajana. Il y avait une centaine de garçons.

Certains habitants ont été scandalisés et on les comprend. La Police Nationale était à seulement 15 mètres de l’office de tourisme et n’a rien fait. Le lobby LGBTQXYZ est intouchable.

Selon une enquête à l’échelle mondiale, un homosexuel a, en moyenne,… 108 partenaires… Ce n’est pas une étude “homophobe” car des sites LGBT se vantaient de ce genre d’info.

A Lyon, la gauche panique devant l’altruisme et la charité

Rue89 consacre un article au « Réseau Vie », une association implantée dans le Rhône, qui promeut et défend la vie de la conception à la mort naturelle, en étant fidèle à l’enseignement de l’Eglise catholique. Ses 2 grandes missions sont :

  1. fédérer les mouvements Vie
  2. porter des projets pour les faire aboutir, sans toutefois les gérer dans la durée.

Selon Rue89, cette association

est le fer de lance d’un lobby anti-avortement particulièrement actif. Financé par des entrepreneurs locaux, assureurs et agents immobiliers lyonnais, il poursuit un combat que la constitutionnalisation de l’IVG n’a pas effacé.

Croient-ils que le combat pour la vie va s’arrêter pour un chiffon de papier ?

Florian Philippot et Jean-Frédéric Poisson ont déposé leur liste de rassemblement des Souverainistes

La liste souverainiste « L’Europe, ça suffit ! », conduite par Florian Philippot, président des Patriotes, et constituée avec Jean-Frédéric Poisson, président de Via | la voie du peuple, pour les élections européennes du 9 juin prochain, a officiellement été déposée ce jour au ministère de l’Intérieur.

Au sein de cette liste clairement orientée pour la sortie de l’UE (Frexit) et de l’OTAN, on trouve, outre les deux présidents cités, Myriam PALOMBA (no 2), journaliste ; Pierre-Yves ROUGEYRON (no 5), président-fondateur du Cercle Aristote ; Marc DOYER (no 7), lanceur d’alerte ; le général Christian BLANCHON (place d’honneur, dernier de liste), Claude LEBLAY, figure de la mobilisation paysanne, qui a participé activement au blocage de Rungis en janvier dernier.

Il n’est pourtant pas si vieux le temps où Florian Philippot déclarait, en parlant notamment de Jean-Frédéric Poisson, rejeter toute proximité avec ce partisan de l’ordre moral réactionnaire…

Je suis pour le rassemblement des Français patriotes, au-delà de la gauche et de la droite, et ne crois pas aux montages qui consistent à réunir deux ou trois individualités pour faire croire à un rassemblement.

La baisse de natalité se révèle majeure en France

Un médecin alerte via ses réseaux sociaux sur un “baby crash” observé. La baisse de natalité se révèle majeure, atteignant mois après mois des niveaux historiquement bas. Les statistiques de l’Insee mettent en avant une diminution très nette des naissances.

“Si la tendance se poursuit, on aura bientôt plus besoin de gériatres que de pédiatres.” “Mois après mois, le nombre de naissances continue de s’effondrer à des plus bas historiques”, “rien ne semble vouloir inverser cette tendance”.

Selon les données de l’Insee, quelques 678.000 naissances ont été enregistrées en France en 2023, le plus faible nombre à l’échelle des 40 dernières années. Quand le taux de natalité était encore de 12,9 naissances pour 1000 habitants en 2010, il a chuté en 2023 sous la barre des 10 naissances, s’établissant à 9,9. Loin des 14,8 nouveaux-nés comptabilisés pour 1000 habitants en 1982.

Il ressort des derniers relevés que 2024 suit une trajectoire similaire à 2023, mais qu’un recul encore plus marqué se dessine. Alors que 2023 faisait déjà figure d’année record, 2024 est parti sur des bases encore plus faibles. Les données provisoires montrent que les naissances enregistrées en janvier, février et mars sont chaque fois moins nombreuses que l’an passé.

Conséquence logique de la promotion ad nauséam de l’avortement et de la destruction systématique de la famille.

Grand remplacement : un rapport explosif sur l’immigration en Grande-Bretagne

Un rapport publié récemment par le Centre for Policy Studies et écrit notamment par Robert Jenrick, ancien ministre sous David Cameron, livre des chiffres à donner le tournis. Le rapport affirme que l’ampleur et la composition de l’immigration récente n’ont pas apporté les avantages économiques et fiscaux significatifs promis par ses défenseurs, tout en exerçant une pression énorme sur le logement, les services publics et l’infrastructure. Sur X, Polydamas en a extrait quelques chiffres :

  • Sur 3 ans, de janvier 2021 à décembre 2023, les Indiens et Pakistanais représentent 30% des 3,5 millions de visas délivrés. Un million de personnes du sous continent indien en trois ans.
  • En dessous de 65 ans, 40% des Londoniens ne se définissent pas comme blanc
  • Comme en France, les Britanniques sont une majorité à considérer qu’il y a trop d’immigration.
  • La crise de 2008 a réduit la croissance du PIB par tête mais l’immigration de faible niveau perdurant, ce chiffre est ensuite resté au plancher.
  • La croissance du pays vient donc davantage du nombre supplémentaire de personnes travaillant que de la productivité supérieure. Mais ces personnes supplémentaires n’ont pas la même productivité que les natifs.
  • Le taux d’inactivité des orientaux, Turcs et maghrébins est près de deux fois supérieur à celui des Britanniques. Les Indiens et Pakistanais sont 10 points derrière.
  • Comme en France et en Belgique, une large partie des immigrés d’origine africaine sont en logement social. 35% des maghrébins y sont, contre moins de 10% des Français ou des Indiens.
  • Les visas pour motifs de santé représentent à fin 2023 près de 900 000 personnes en Grande Bretagne. Sur ceux-ci, il n’y a que … 0,3% d’Européens !

L’immigration nette représente environ 89 % de l’augmentation de 1,34 million du déficit de logements de l’Angleterre au cours des dix dernières années. 67 % des ménages locataires privés à Londres sont dirigés par une personne née à l’étranger, tout comme 33 % des nouvelles locations de logements sociaux à Brent en 2022/23.

Ce rapport recommande un certain nombre de mesures

  • Abolition de la « Graduate route », les étudiants étrangers souhaitant rester au Royaume-Uni devant trouver un emploi de niveau supérieur correspondant au seuil de rémunération dans les six mois suivant la fin de leurs études.
  • Mettre fin à l’objectif arbitraire de 600 000 étudiants internationaux par an.
  • Supprimer complètement la liste des professions en pénurie (SOL), plutôt que de créer une nouvelle liste opaque des salaires dans l’immigration (ISL).
  • Fixer le seuil salarial pour les visas dans le domaine de la santé et des soins à un niveau supérieur au salaire de subsistance national, tout en augmentant le salaire horaire minimum dans le secteur des soins de 20 à 40 pence afin de stimuler le recrutement national.
  • Imposer un plafond immédiat pour les visas dans le secteur de la santé et des soins à environ 30 000, soit à peu près le niveau observé en 2021.
  • Indexer les seuils salariaux pour les visas en fonction de l’inflation, afin d’éviter une libéralisation automatique.
  • créer au sein du ministère de l’intérieur un nouveau département de la sécurité des frontières et du contrôle de l’immigration,
  • réaffirmer l’engagement national de ramener le solde migratoire à la norme historique de quelques dizaines de milliers de personnes

Congé parental : cela sent l’arnaque. Même Lutte ouvrière touchée par la grâce ?

Arrêt sur image dénonce l’arnaque d’Emmanuel Macron sur la réduction du congé parental :

[…] Parmi les solutions miracles visant au “réarmement démographique”, le président a annoncé la suppression du congé parental et son remplacement par un “congé de naissance” : “Il sera mieux rémunéré et permettra aux deux parents d’être auprès de leur enfant pendant six mois s’ils le souhaitent”, a-t-il promis, comme s’il annonçait un merveilleux progrès. Avant de préciser qu’il sera aussi “plus court que le congé parental actuel”.

Le congé parental est ce congé longue durée qu’un parent peut prendre APRÈS son congé maternité / paternité et qui lui permet de suspendre ou réduire son activité professionnelle jusqu’aux trois ans de l’enfant et son entrée à l’école. Il fait l’objet d’une aide financière faible : la prestation partagée d’éducation de l’enfant (Prepare), à hauteur d’environ 429 euros par mois. Et il est très majoritairement pris par les mères puisque 14% d’entre elles en bénéficient, contre moins de 1% des pères (chiffres de l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques).

Le lendemain matin, Aurore Bergé en SAV sur Sud Radio (glissant au passage quelque fake news) précisait que ce nouveau congé de six mois incluait le congé maternité / paternité. S’il est question de six mois par parent, c’est donc six mois EN TOUT, congé maternité (16 semaines, réparties en 6 semaines de congé prénatal et 10 de congé post-natal) et paternité (28 jours soit à peu près 4 semaines) compris. Pour faire simple, l’on est bel est bien en présence d’une régression et d’une perte de droit. Ce droit, c’est celui de pouvoir se mettre en congé avec la garantie de retrouver plus tard son poste puisque les employeurs ont obligation d’accepter les demandes de congé parental de leurs salariés. Ce que la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes qualifie de “progrès formidable” qui laisserait aux parents “plus de liberté, plus de choix” est en réalité un recul des droits qui ne dit pas son nom.

"Un progrès majeur"

[…] Si la présidente du Conseil de la famille au sein du Haut Conseil de la famille et de l’enfance, estime que cette modification “est une bonne idée”, quelques voix se sont tout de même élevées par-ci par-là pour exprimer une vive inquiétude: “Remplacer les trois ans du congé parental par six mois de congé de naissance, ce n’est pas acceptable”, dénonce la secrétaire générale de la CFDT sur France Info“Congé parental : ça sent l’arnaque”, s’exclame Lutte Ouvrière sur son site“Encore des économies sur le dos des familles !”, tweete Pascale Morinière, Présidente de la Confédération nationale des Associations Familiales Catholiques. “Une durée de un an me parait plus juste, 6 mois c’est vraiment très court”, estime de son côté, Isabelle Filliozat, papesse de l’éducation positive et ancienne vice-présidente de la commission des “1.000 premiers jours de l’enfant”, sur RMC. […]

La mesure censée, rappelons-le, encourager à procréer, semble largement contre-productive : l’incertitude d’avoir un mode de garde et de ne pouvoir garder soi-même son enfant au-delà de 6 mois sans perdre son job, risque d’effrayer plus d’un couple. Enfin, la question des modes de garde est essentielle. La France fait face à une crise inédite en la matière. Comme le révélait en septembre dernier une étude de l’UFC Que-Choisir, la capacité d’accueil par un mode de garde formel (crèche ou assistants maternels principalement) exclut quatre enfants sur dix. Si le congé parental est parfois un choix des mères qui veulent rester auprès de leur enfant jusqu’à leurs deux ou trois ans, l’étude révèle que dans 37 % des cas, c’est faute de solution de garde, comme dans près de la moitié des cas pour le recours aux grands-parents.[…]

Par ailleurs, une avocate en droit social interrogée par l’AFP reconnaît que ce congé de naissance est une mesure “intéressante pour les entreprises” puisque, à l’échelle du marché actuel, “trois ans, c’est une éternité”, et devoir remettre le salarié à son poste d’origine peut s’avérer compliqué. En bref, les femmes sont appelées à faire des gosses mais à vite retourner bosser ensuite.

La dernière réforme du congé parental (2015) instituait que chacun des deux parents ne peut prendre que 24 mois maximum. Autrement dit, pour bénéficier d’une troisième année de congé parental, il fallait que celle-ci soit prise par le deuxième parent. Si l’objectif affiché à l’époque était d’inciter les pères à y recourir et de limiter l’éloignement professionnel des mères, il a surtout permis de faire économiser à l’État 1,2 milliard d’euros entre 2014 et 2022 puisque, pour un tas de raisons qu’on ne détaillera pas ici, les hommes ne prennent pas ou presque de congé parental. Faire des économies. N’est-ce pas là l’ambition réelle du gouvernement ?

Le 18 janvier, Sylvain Maillard, président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale se laissait aller à quelques confidences sur France InfoEst-ce qu’il y a un objectif caché derrière ? Est-ce que l’objectif au fond c’est pas de faire des économies ?”, lui demandait le journaliste Jérôme Chapuis. Nous sommes dans un moment où le quoi qu’il en coûte est derrière nous, il faut faire attention à l’argent public qui est quelque chose de rare”, lâchait le député. “Si je comprends bien, l’objectif c’est que ce nouveau dispositif coûte moins cher ?”. Hop hop hop. Rétropédalage express.

“Comment accepter qu’en 2024 des femmes renoncent à leur désir d’enfant, le reportent au risque que ce soit trop tard parce qu’elles ont peur des conséquences sur leur vie professionnelle ?”, s’interrogeait Aurore Bergé dans l’émission Question Politique. Une très bonne question qu’on a bien envie de lui retourner. Tout comme celle-ci : si vos réelles motivations sont l’égalité homme-femme et la liberté de choix des parents, pourquoi ne pas avoir conservé le congé parental longue durée pour ceux, et surtout celles, qui le souhaitent ou qui n’ont pas le choix de s’arrêter faute de moyen de garde ? Le congé parental actuel est mal rémunéré, c’est un fait. Et il est relativement peu utilisé par les mères (même si 14%, ce n’est pas rien !) et quasiment pas par les pères, c’est indéniable. Alors pourquoi ne pas revaloriser sa rémunération ? Dans une époque d’inflation où les maternités ferment un peu partout, où le système de santé comme celui de la petite enfance sont en grande difficulté, pourquoi enlever un droit de plus aux femmes ? Pourquoi prendre le risque de les précariser encore plus et, au final, de les décourager de faire des enfants ?

Les Anges Gardiens du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté

Cette année encore, face à l’affluence, les inscriptions pour le pèlerinage de Chartres ont été fermées, compte tenu des exigences liées à la logistique et à la sécurité de l’évènement. Il ne sera pas possible de s’inscrire sur place samedi matin.

Compte-tenu du nombre de marcheurs, des impératifs de circulation et de sécurité, l’association Notre-Dame de Chrétienté se trouve contrainte également de ne pas ouvrir les inscriptions à la journée pour le samedi et le dimanche.

En revanche, il est possible et louable de rejoindre les chapitres Anges-Gardiens (non marcheurs) et de vous inscrire pour bénéficier des méditations et vous unir ainsi au pèlerinage par la prière. Certaines paroisses organisent pour l’occasion des chapelets médités autour du thème du pèlerinage “Je veux voir Dieu”.

Par ailleurs, vous pourrez suivre en direct samedi matin, la messe d’envoi du pèlerinage, célébrée en l’église Saint-Sulpice à Paris par l’abbé de Labarre (FSSP).

La messe de dimanche, célébrée par le père Aubry, prieur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, sera diffusée également en direct, sur CNews, ce qui ne vous dispense pas d’assister à la messe dans votre paroisse.

Enfin la messe du lundi à Chartres, célébrée par le cardinal Müller, sera également retransmise via Youtube.

Ne dîtes pas “islamiste”, dîtes “conscientisés à forte religiosité”

Olivier Esteves, Alice Picard et Julien Talpin se sont intéressés aux Français musulmans qui partent s’installer à l’étranger. Leur « enquête sur la diaspora française musulmane » vient de paraître sous le titre La France, tu l’aimes mais tu la quittes. Ce n’est pas encore la remigration, mais Olivier Esteves, agrégé d’anglais, spécialiste en cultures et sociétés anglophones à l’université de Lille, explique dans Le Monde les raisons qui poussent certains musulmans de nationalité française à quitter la France, notamment pour le Royaume-Uni ou le Canada.

Le travail que vous publiez porte sur les Français musulmans qui décident de partir vivre à l’étranger. Sait-on combien ils sont ?

Ils sont probablement des dizaines de milliers, mais nous ne pouvons pas apporter un chiffre précis.

D’une part, on ne sait pas exactement combien de Français vivent à l’étranger puisqu’une part importante d’entre eux ne se font pas enregistrer sur les listes consulaires.

D’autre part, il n’existe pas en France de statistiques religieuses : on ne sait donc pas combien de Français sont musulmans. La question du « combien » n’était de toute façon pas celle qui nous intéressait le plus. Ce que nous voulions comprendre, c’est « pourquoi » ces Français musulmans quittent leur pays.

Justement, pour quelles raisons décident-ils de s’installer à l’étranger ?

Il s’agit avant tout de fuir « l’islamophobie d’atmosphère ». Dans nos entretiens, les enquêtés évoquent très fréquemment les médias et les discours politiques hostiles à l’islam et aux musulmans. Ce climat s’est exacerbé à la suite des attentats de 2015 et a entraîné une nette accélération des départs. […]

Votre enquête s’appuie sur un questionnaire que vous avez notamment diffusé par l’intermédiaire de réseaux militants, en particulier ceux du Comité contre l’islamophobie (CCIF) en France. Est-ce que cela ne génère pas un biais quant à la représentativité des réponses ?

Notre questionnaire a d’abord été diffusé sur Mediapart, après quoi il a été activement relayé dans des réseaux antiracistes comme le CCIF, en effet. Cela constitue indéniablement un « biais de sélection », mais ceux-ci sont monnaie courante dans les études quantitatives. De fait, on a affaire à des individus surdiplômés, souvent conscientisés, à forte religiosité. […] Ils se caractérisent par une forte religiosité. Celle-ci ne signifie pas nécessairement qu’ils se rendent régulièrement à la mosquée, mais passe souvent par le port du hidjab pour les femmes, par la consommation d’une nourriture halal ou encore par la récitation des cinq prières quotidiennes. Cette religiosité est en tout cas perçue comme frustrée, sinon découragée ou interdite, en France.

Vers quels pays se dirige cette diaspora musulmane française ?

On peut distinguer trois ensembles géographiques. La première zone de destination, ce sont les autres pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni, qui est le premier pays d’accueil, et le Canada. Les pays du Golfe, Dubaï en particulier, constituent le deuxième ensemble. Enfin, la troisième zone de destination correspond aux pays du Maghreb et à la Turquie qui sont, le plus souvent, le pays d’origine des parents. […]

Des musulmans pratiquants diplômés, cela ressemble au profil des Frères Musulmans. A leur propos, une enquête révèle l’implication d’une association ayant des liens avec les Frères musulmans dans l’organisation des mouvements propalestiniens à Sciences Po : Student for Justice in Palestine, fondée dans les années 1990 par Hatem Bazian, un activiste palestinien connu pour sa proximité avec les Frères musulmans, aurait joué un rôle majeur dans le déroulé des manifestations. Elle en veut pour preuve la création d’une antenne de l’association dans la prestigieuse école le 11 octobre, soit quatre jours après les attaques du Hamas en territoire israélien.

« Students for Justice in Palestine est largement ancrée sur les campus aux États-Unis, ce n’est pas une nouveauté. Les étudiants américains de Sciences Po Paris participent à l’expansion de l’organisation en France. La sphère frériste qui dirige les associations propalestine se sert de la convergence des luttes pour obtenir le soutien des organisations de gauche et d’extrême gauche. Ils ne visent plus l’application des lois de la République, mais la mise en place de la charia ».

GPA : « Où est la maman ? »

De Gérard Leclerc dans France catholique :

Pour avoir posé cette simple interrogation, Marion Maréchal s’est trouvée fustigée par une grande partie de la classe politique, y compris par la porte-parole du gouvernement, Prisca Thévenot. Il est vrai que cette intervention d’une responsable politique touchait un point extrêmement sensible au cœur des modifications d’ordre anthropologique nées du « mariage pour tous ». Dès lors que le mariage ne se définit plus comme l’union d’un homme et d’une femme destinés à engendrer une postérité, tous les repères deviennent flottants. Les enfants qui résultent d’une procréation médicalement assistée sont dorénavant référés à un parent 1 et à un parent 2. Ce qui signifie l’exclusion d’un père ou d’une mère, au profit de deux hommes ou de deux femmes.

Individualisme ravageur

Rien de scandaleux dans ce fait pour une large partie des prescripteurs d’opinion, qui ont érigé l’individualisme en norme universelle. Le droit à l’enfant s’est substitué aux droits de l’enfant, dans une logique rigoureuse. L’enfant n’a plus droit à un père et une mère, il est le pur objet du choix de parents qui, par la médiation médicale, obtiennent ce qui relevait autrefois de la seule union maritale.

L’ultime obstacle à ce choix était l’impossibilité pour les hommes de requérir à la seule procréation médicalement assistée. Il se trouve franchi par le recours à la GPA (gestation pour autrui) mais elle est pour le moment encore interdite par la loi et récusée en raison de sa nature marchande, qui fait du corps de la femme un objet de commerce.

Un marché considérable

Il n’est pas sûr du tout que cette interdiction se maintiendra longtemps. Déjà certains plaident en faveur d’une « GPA éthique », tel l’écologiste Yannick Jadot. Elle est d’ailleurs transgressée par ceux qui s’adressent à des mères porteuses au-delà des frontières, dans des pays où la GPA a été légalisée, ce qui est le cas de l’Ukraine, lieu d’un marché considérable.

C’est à propos d’un tel cas de GPA que Marion Maréchal est intervenue. Il est vrai que la candidate de Reconquête ne visait pas seulement une pratique illégale mais l’origine de la confusion anthropologique qui ne cesse et ne cessera de produire ses effets délétères sur la génération à venir. La négation de la différence sexuelle qui structure depuis toujours l’humanité a trouvé dans la théorie du gender son aboutissement inéluctable. Le gender n’est pas lié à la naissance d’un être sexué mais à la libre disposition de soi-même. « On ne naît pas femme, on le devient », disait déjà Simone de Beauvoir, sans en tirer encore toutes les conséquences. La logique de l’individualisme absolu mène du gender à la transidentité, qui est désormais non seulement à la mode mais le site actif de la militance progressiste.

De ce point de vue, la lecture du quotidien Libération s’avère particulièrement utile pour comprendre les cheminements intellectuels militants suivis par ceux qui se considèrent à l’avant-garde de l’émancipation de tout un passé patriarcal. Ainsi la tribune signée dans le numéro des samedi 27 et dimanche 28 avril par Paul B. Preciedo, philosophe – Beatriz Preciedo jusqu’en 2015 – constitue un manifeste qui, en dépit de son sabir assumé, nous renseigne sur les défis et combats à venir.

Dangereuse utopie

Tout ce qui s’oppose à ce type de militance est défini comme du fascisme (sans autre précision linguistique). Cet ennemi soit-disant fasciste est accusé de se réclamer « d’une nature féminine mythique dédiée uniquement à la reproduction nationale ».

C’est dire que ce supposé fascisme se signale en fait par son souci d’un bien commun, intéressé notamment à l’avenir généalogique de l’humanité. Ce qui est contraire à l’individualisme sans frein de la mouvance LGBT. « C’est l’utopie qui fait la différence entre le féminisme et le fascisme. » Une utopie qui se moque bien de l’alliance nuptiale immémoriale. Oui, vraiment, où est la maman ?

3ème édition de la Lejeune Académie : une réponse à l’actualité

Pour la troisième année consécutive, l’Académie Lejeune invite les jeunes pro-vie à venir se former une semaine pour mieux défendre la vie !

Quelle meilleure réponse à l’actualité que la formation de la nouvelle génération en vue d’un engagement efficace dans la protection de la vie ?

Notre société a besoin d’ambassadeurs de la vie. Chacun a son rôle à jouer pour porter le message du respect de la vie, de sa conception à la mort naturelle !

Mais on ne peut “foncer” tête baissée et seul dans ces sujets parfois si douloureux que sont l’avortement, l’euthanasie, et la manipulation de l’embryon. Nous voulons permettre aux jeunes, de 18 à 27 ans, de s’engager en connaissant les enjeux éthiques et politiques des atteintes à la vie humaine, et en trouvant leur manière personnelle de répondre à cette culture de mort.

Où ? Sées (61500)

Quand ? Du Dimanche 18 août (18h) au Samedi 24 août (10h)

Qui ? Les personnes âgées de 18-27 ans voulant s’engager

Etats-Unis : tentative d’attentat durant une messe de premières communions

En Louisiane, alors qu’une soixantaine d’enfants s’apprêtaient à faire leur première communion, un adolescent de 16 ans a fait irruption dans une église avec l’intention d’en massacrer les occupants, mais est stoppé net et désarmé par des fidèles.

Personne. Le néant

Depuis longtemps maintenant, le concours de l’Eurovision est devenu le spectacle du mauvais goût, de la propagande LGBTQXYZ et même du satanisme décomplexé.

Il y a quelques années, le vainqueur de l’eurovision était Conchita Wurst, que les Guignols de l’info avaient surnommé Zizi Impératrice. Cette année, c’est un Suisse qui se dit non binaire et se fait appeler Nemo. Autrement dit : personne. Selon Libération :

A 24 ans, iel devient la première personne non-binaire à obtenir la victoire à l’Eurovision. […]  iel, habillé.e d’une jupette rose pâle, de collants et d’une veste à froufrous, a mêlé le chant lyrique avec le rap. […] Nemo a en outre été le seul artiste à ne pas défiler, en ouverture de la soirée, avec son drapeau national, mais en brandissant la bannière de la fierté non-binaire.

En Suisse, on ne parle plus de Guillaume Tell mais de Guillaume T.iel.

Après avoir tenu la récompense à bout de bras et l’avoir brandi devant les caméras et la foule, Nemo, qui se trouvait à genoux, a voulu la reposer sur la scène. Et il a brisé son trophée

13 mai : une grande journée de prière pour la vie

De L’Evangile de la vie :

Le 13 mai 1981, comme à son habitude, le Pape Jean Paul II fait le tour de la Place en papamobile afin de permettre à tant de pèlerins, de fidèles, de curieux, de voir Pierre. C’est un mercredi, jour de l’Audience Générale, jour de l’enseignement de Pierre aux foules venues sur la Place. Un peu après 17 heures, un tireur vise le Pape en plein abdomen. La soutane immaculée du Pape est tachée de rouge. Il verse son sang. Place Saint-Pierre.

C’est aujourd’hui, 13 mai 1981, la fête de Notre-Dame de Fatima. Au coeur du Message de Notre-Dame à Fatima, se trouve la vie et la famille. (Cf homélie de Benoit XVI le 13 mai 2010). Ce 13 mai 9181, Le Saint-Père devait annoncer lors de l’Audiencela création du Conseil Pontifical pour la Famille et la fondation de l’Institut International Jean Paul II pour le Mariage et la Famille.

Le Pape n’a pas pu annoncer par les paroles ces fondations en faveur du Mariage et de la Famille. Il l’a fait en versant son sang. Comme du côté transpercé de Jésus sur la Croix,  Jean Paul II signait par son sang versé, combien la vie, le mariage et la famille était au coeur de son pontificat. Ne dira-t-il pas le 14 février 2000 “Je considère l’Evangile de la Vie comme étant le document central de mon Pontifict”. Et aussi, à un autre moment, il disait : “je voudrais qu’on se souvienne de moi comme ayant été le Pape de la vie et de la famille”.

Le sang du successeur de Pierre. Le sang de Pierre. Le sang versé par Jean Paul II signifiant tant d’attaques contre la Vie et la Famille. Les larmes du peuple chrétien, les larmes de tant de etant de personnes à travers le monde, suppliant pour le Pape. Qui ne se souvient que l’horloge du temps a semblé s’arrêter ce 13 mai 1981 !

Le 29 mai 1994, Jean Paul II dira lors du plus  émouvant Angelus de son Pontificat, sortant de son texte prévu, laissant déborder son coeur :

“Comprenez pourquoi le Pape souffre ! Le Pape devait souffrir, de même qu’il a dû souffrir il y a 13 ans, de même a-t-il dû souffrir cette année. J’ai médité, j’ai repensé à nouveau à tout cela pendant mon hospitalisation. Et j’ai compris que je dois faire entrer l’Eglise du Christ dans le troisième millénaire par la prière, par différentes initiatives, mais j’ai vu que cela ne suffisait pas : il fallait l’y faire entrer avec la souffrance, avec l’attentat d’il y a treize ans et avec ce nouveau sacrifice. Pourquoi maintenant, pourquoi en cette année, pourquoi en cette Année internationale de la Famille ? Précisément parce que la famille est menacée, la famille est agressée. Le Pape doit être agressé ; le Pape doit souffrir, pour que chaque famille et le monde entier voient que c’est un Evangile supérieur, dirais-je : l’Evangile de la souffrance, avec lequel il faut préparer l’avenir, le troisième millénaire des familles, de chaque famille et de toutes les familles »

Le 13 mai 2024, nous nous tournons vers Notre-Dame de Fatima, lui confiant toutes les intentions concernant la vie humaine depuis sa conception, jusqu’à son terme naturel et son entrée dans la Gloire. Les intentions de la Famille. Demandant à Notre-Dame une protection spéciale pour chaque famille et la conversion des âmes. Surs que son Coeur Immaculé nous exauce en peu de temps ! (Faisons célébrer des Messes pour la vie, prions le chapelet en famille, vivons une procession en l’honneur de Notre-Dame de Fatima).

Neuvaine à sainte Rita, patronne des causes désespérées, du 14 au 22 mai

Rien n’est impossible à Dieu……et avec l’intercession de la sainte patronne des causes désespérées, Rita : tout est possible !

Sainte Rita est une femme dont la vie a été marquée par de multiples rebondissements et de nombreuses épreuves.

Mariée par obligation familiale à un homme rude, elle perdra ensuite cruellement ses deux enfants et son mari avant de rentrer au monastère et d’entrer en profonde communion avec Dieu. Elle y recevra d’ailleurs, dans la prière, un stigmate de la couronne d’épines.

Hozana propose une neuvaine de 14 au 22 mai, jour de sa fête, pour lui confier nos peines, nos difficultés les plus grandes, nos désespoirs les plus profonds, à elle, qui est aussi la sainte patronne des familles et des couples en difficultés ! Confions-lui aussi les épreuves de ceux qui nous entourent et de ceux que nous aimons.

Se former pour éviter la guerre civile

Les jeunes de la formation au bien commun Polis nous prie de publier cette annonce:

Eric Werner avait publié en 1998 un livre prémonitoire intitulé L’avant-guerre civile dans lequel il suggérait que le système politique pouvait voir d’un bon ordre toute forme de désordre social dans la mesure où celle-ci venait justifier et renforcer l’augmentation du contrôle social. On pense évidement à la pandémie mais également au terrorisme et à l’insécurité. Aujourd’hui le sentiment s’est installé que cette avant-guerre civile est une réalité, qu’elle soit ouverte ou larvée. Tout le monde a en tête l’immigration et les émeutes. Mais il faut comprendre que le système politique moderne est fondé sur l’organisation de la guerre civile. Pour mieux comprendre comment la démocratie organise la division et la lutte des pouvoirs, pour appréhender le développement de cette logique délétère qui fait vivre et qui fera périr la démocratie, nous invitons les étudiants et jeunes professionnels la prochaine formation Polis qui aura lieu le 15 mai prochain 10 rue Rosenwald à 20h00 (www.formation-polis.com et Facebook Polis)

La Chrétienté

Dans la postface de l’ouvrage Chartres t’appelle, Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté qui organise le pèlerinage vers Chartres, écrit :

[…] Notre-Dame de Chrétienté est souvent critiquée pour son attachement à la chrétienté, à l’enseignement du règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Combien de fois n’ai-je pas entendu que nous déguisions ainsi une tentation politique bien éloignée de la marche pieuse d’un pèlerinage ? Le pape François répond à ce reproche en rappelant la noblesse de la politique :

“La politique tant dénigrée, est une vocation très noble, elle est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’elle cherche le bien commun. Nous devons nous convaincre que la charité “est le principe non seulement des micro-relations : rapports amicaux, familiaux, en petits groupes, mais également des macro-relations : rapports sociaux, économiques, politiques”.

Notre pèlerinage de chrétienté s’appuie sur la doctrine sociale de l’Eglise qui ne craint pas d’être politique, à la recherche du bien commun. L’encyclique Quas Primas (1925) dont nous célèbrerons le centième anniversaire en 2025, est citée dans la charte de Notre-Dame de Chrétienté. Elle reste d’une grande actualité pour nos sociétés sans Dieu. Nos fondateurs l’avaient bien compris en 1982, quelques années après le vote de la loi Veil, dans la fidélité aux enseignements classiques de l’Eglise et en réponse à l’appel de saint Jean-Paul II de 1980. […]

Restaurer les croix des calvaires pour transmettre le Christ

Alexandre Caillé, directeur général de l’association SOS Calvaires, après avoir travaillé dans la finance, domaine qu’il a quitté, raconte dans cet ouvrage intitulé Que la croix demeure !, d’émouvantes et savoureuses histoires de restauration des calvaires de France et d’ailleurs, jusqu’en Irlande et au Portugal.

Le socle est au calvaire ce que la croix est à la chrétienté : le fondement, l’expression physique d’une réalité verticale, qui nous conduit du plus profond de la terre jusqu’au plus haut des cieux. Le socle, fondation ancrée dans la terre, incarne les racines du calvaire qui assurent la pérennité de l’édifice. Les calvaires sont les piliers du ciel sur la terre. Ainsi, le plus long dans la réfection d’un calvaire, le moins gratifiant mais le plus important, c’est le socle. Comme les fondations d’une bâtisse, il s’agit d’un travail en profondeur, un travail de l’ombre qui, s’il est bien fait, permet à la croix de traverser les siècles. En revanche, s’il est mal drainé et mal réalisé, le socle fera pourrir la croix et elle tiendra péniblement une décennie.

Mais au-delà de ces oeuvres de restauration, l’association souhaite ancrer la croix dans les âmes des habitants :

Notre mission est de reconnecter les habitants à leur patrimoine. Une croix délabrée n’est plus un simple vestige d’un passé poussiéreux et désuet. Une fois restaurée avec les concours des habitants, elle devient vivante, active, et témoigne à la fois d’un travail de nos pairs pour la mémoire de nos pères et la gloire de notre Père. Notre but est donc à la fois de restaurer ce patrimoine, mais surtout de rassembler les habitants autour de la Croix. Une fois la restauration terminée, nous enjoignons les personnes présentes à lever les yeux vers celui qui y est crucifié : ici s’arrête notre tâche et commence le travail de celui qui y est crucifié.

Beaucoup de nos bénévoles viennent pour la croix, pour le patrimoine, pour la beauté de leur village ou la grandeur de la France. Et nombreux sont ceux qui repartent avec le Christ. Chez SOS Calvaires, nous restaurons le matériel pour transmettre l’immatériel, nous restaurons la Croix pour transmettre le Christ.

Samedi prochain, l’association SOS Calvaires érigera un nouveau calvaire sur la chemin du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté.

L’incroyable popularité du Padre Pio

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Père Clément BONOU, franciscain de l’Immaculée
  • François BRUNATTO, petit-fils spirituel de Padre Pio

 

Près de 2000 amendements pour recadrer la loi sur l’euthanasie

D’Elisabeth Caillemer dans le JDD :

Au total, 1 869 amendements sur le projet de loi relatif à la fin de vie ont été enregistrés, la moitié provenant des députés LR et RN, et les trois quarts se focalisant sur la question de l’aide à mourir.

À noter tout d’abord, les nombreuses propositions qui en contestent le principe même, rappelant qu’un meilleur accès aux soins palliatifs permettrait d’éviter une telle législation. Des élus de tous bords ont par ailleurs demandé une clarification des termes employés dans ce texte, réclamant l’utilisation explicite des expressions « suicide assisté » et « euthanasie ». Figurant parmi les cinq conditions d’accès à l’aide à mourir, le « pronostic vital engagé à moyen terme » a fait l’objet de nombreuses demandes de suppression. Certains font valoir qu’il est impossible à définir médicalement, et que l’aide à mourir doit en conséquence être réservée aux patients en phase terminale. D’autres estiment que ce critère exclut injustement les personnes atteintes de maladies neurodégénératives à évolution lente et sans pronostic vital engagé, et préconisent de ne retenir que le critère d’une « affection grave et incurable ». Parmi les autres propositions : le respect des directives anticipées du patient, y compris dans l’hypothèse où il deviendrait inconscient, la collégialité de la décision médicale octroyant le recours à l’aide à mourir et une « clause de conscience collective » permettant à des établissements entiers de ne pratiquer ni l’euthanasie ni le suicide assisté. Enfin, des élus veulent faire interdire l’administration de la substance létale par une tierce personne.

Les 71 membres de la commission spéciale étudieront ces amendements à partir de demain, lundi 13 mai. […]

Les étrangers représentent environ un tiers des bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa)

En voulant dénoncer un “gros raccourci” exprimé par Jordan Bardella et Marine Le Pen, la rubrique de France Info Le Vrai du faux fait cette révélation :

 Les étrangers représentent environ un tiers des bénéficiaires de l’Aspa, comme le précise la Cour des comptes dans un rapport publié en 2021. En tout, 512 000 personnes touchaient l’Aspa en 2022, d’après les calculs de la Drees. Mais le taux de non recours est élevé : de nombreuses personnes ne demandent pas cette allocation auprès de leur caisse de retraite. Une personne éligible sur deux ne touche pas le minimum vieillesse, notamment les étrangers, qui ne connaissent pas tous leurs droits.

“Les étrangers, qui ne connaissent pas tous leurs droits”…

“J’aurais aimé qu’on me dise: “ne va pas au Planning familial, on t’incitera à avorter”

Ces histoires bien réelles et choquantes montrent qu’il est nécessaire et possible de prévenir l’avortement. Merci à ces trois femmes d’avoir accepté de témoigner des pressions subies pour les forcer à avorter. Pour les raisons expliquées dans la vidéo leur visage n’est pas montré et leurs voix ont été modifiées.

« Je veux voir Dieu »

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

« Qu’avez-vous à regarder le Ciel ? » Voilà une interrogation paradoxale, celle de l’ange après l’Ascension de Jésus : qu’a fait d’autre le Christ pendant les 33 ans de sa vie terrestre, sinon exhorter ses contemporains, et nous-mêmes à leur suite, à élever le regard vers la Patrie céleste, vers le Père éternel ?

Bien sûr, les vénérables commentateurs diront qu’en attendant le retour du Christ en gloire, il s’agit d’une invitation à regarder le réel tel qu’il est, à ne pas vivre dans l’illusion. Et de fait, l’exigence de vérité n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui, à l’heure où les moyens de communication sont démultipliés, au point de nous détacher de la vérité des relations, des personnes et des idées. « La vérité, disait saint Thomas d’Aquin, est l’adéquation de l’intelligence à la réalité. » Nous en sommes loin, quand les discours politiques et médiatiques font de la victime un bourreau, de l’agresseur un agressé… Au point que désormais, un effort soit requis pour « voir ce que l’on voit », comme le soulignait Charles Péguy.

Mais cette ascèse nécessaire pour ne pas vivre dans des idées abstraites, sans ancrage dans la réalité, ne doit pas non plus nous engluer dans un matérialisme sans issue, sans cette élévation vers les hauteurs où l’âme peut espérer étancher sa soif du beau, du bon et du vrai.

Soif des jeunes générations

À la suite de Péguy, ils seront ainsi près de 18 000 à s’élancer vers la cathédrale de Chartres, le week-end de Pentecôte, répondant à un appel pressant, celui du thème de ce pèlerinage : « Je veux voir Dieu ! » Et il n’est pas anodin que dans cette longue cohorte, la moyenne d’âge dépasse à peine 20 ans. Car ce qui les attire avant tout – et que nous approfondirons dans notre édition de la semaine prochaine –, c’est justement cette quête de vérité, mais de la vérité tout entière, qui ne se réduit pas aux choses visibles. Celle qui réside dans Celui qui a dit : « Je suis la voie, la vérité et la vie. »

« Je veux voir Dieu », c’est d’abord le cri de sainte Thérèse d’Avila enfant, qui explique à ses parents qu’elle veut partir convertir les Maures, quitte à mourir martyre : « Je voudrais mourir, écrit-elle, pour jouir des grands biens du Ciel. » Mais ce désir de voir Dieu est aussi chez elle celui de l’union mystique, du mariage spirituel de son âme avec Dieu, dès cette terre ! Ce cri de « Je veux voir Dieu », c’est donc bien l’expression d’une soif inextinguible présente en chacun, qu’on en soit conscient ou non.

La bonne nouvelle est que cette soif ressurgit au grand jour parmi les jeunes générations, après des décennies où elle a été travestie sous les atours trompeurs de la sexualité débridée, de l’argent fou et de l’ivresse d’une liberté sans limites.

Mais il ne suffit pas de « dénuder la soif », comme y exhortait Gustave Thibon. Encore faut-il l’orienter vers la seule issue véritable, qui se situe après la mort : cette « joie sans fin d’une âme irradiée de lumière et d’amour » dont parlait le Père Gaston Courtois à la fin de sa vie. Là où « il n’y aura plus ni pleurs, ni souffrance, ni ignorance, ni malentendu, ni jalousie, ni mépris, ni mesquinerie, mais action de grâces filiale à l’égard de la Sainte Trinité ». Et ce grand éducateur ajoutait : c’est cette pensée du Ciel, après la mort, qui constitue « la meilleure pierre de touche du réel ».

2nd pèlerinage traditionnel féminin de Draguignan à Notre Dame de Bargemon

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Une vingtaine de mamans s’est rendue de Draguignan à Notre Dame de Bargemon à pied sous la bannière de Sainte Roseline, sainte locale, patronne du chapitre famille de Draguignan au pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté.

Un pèlerinage pour les mamans :

Entre la dépose des enfants à l’école et leur récupération en fin d’après midi, avec un timing serré, elles ont enchaîné la messe de Saint-Pie V à l’église des Minimes, avalé les 20 km des magnifiques chemins du pays varois et reçu la bénédiction avec une relique : un heurtoir d’une porte touché par la Sainte-Vierge.

Notre Dame de Bargemon, une apparition oubliée :

Et pourtant, le roi Louis XIII, lui-même, se voit dans l’obligation d’intervenir pour réguler l’affluence dans ce petit village reculé de Provence.

En 1635, une belle dame blonde “d’un charme qui forçait toutes les puissances de son âme à l’aimer”, vêtue d’un grand manteau vert fort usé, frappe à la porte de madame Caille, une modeste couturière bien malade.

Cette dame lui demande de bien vouloir lui confectionner un nouveau manteau. Mais avant toute chose, elle souhaite se rendre à l’église avec elle pour rendre l’hommage qu’elle devait à Dieu.
Le père Raphaël, le curé de l’époque raconte :

“Alors la dame convia la pèlerine à prendre quelque repos et quelque nourriture ; ce qu’elle refusa lui disant que la fin de sa visite n’était que pour la guérir de ses maux et lui demander une robe, vu que la première, dont elle était couverte, ne valait plus rien. Ayant obtenu promesse de cette robe, la pèlerine disparut.”

Le lendemain, des pénitents blancs, transportant une statue de Notre Dame de Montaigu (sanctuaire en Belgique) enveloppé du même tissu de taffetas vert que la belle dame de la nuit , vinrent chez elle pour demander à son mari, artisan verrier, de confectionner un reliquaire plus digne. Madame Caille sait alors que la Dame était bien la Sainte Vierge. Elle est guérie de sa maladie réputée incurable.

De 1635 jusqu’à la révolution, une foule immense vient prier au sanctuaire. On compte alors plus de 800 confessions par jour. Les miracles pleuvent par milliers.
Puis ce lieu saint est oublié jusqu’en 2016, plus personne n’en parle, même à Bargemon. Un prêtre du diocèse du Var est nommé alors par monseigneur Rey dans cette paroisse peut fréquentée. Il a besoin de repos. Ce petit village semble parfait pour cela.

Un sanctuaire qui revit :

Raté. Une dame de la paroisse confie un vieux livre contant l’histoire de l’apparition. Le prêtre demande alors un signe au Bon Dieu pour savoir si Sa Volonté est de faire revivre le sanctuaire. Il obtient ce signe aussitôt.

Depuis, le sanctuaire fleurit. Des pèlerinages s’y organisent. Des moines s’y installent. L’église est rénovée grâce à des chrétiens d Orient, installés au village.

Le curé de la paroisse peut en témoigner, des grâces pleuvent et des miracles récents pourraient y être reconnus.

Un sanctuaire près de chez vous ?

Et pourquoi ne pas vous aussi organiser à la journée un pèlerinage de mamans vers un sanctuaire local ?

Le premier ministre grec exige l’annulation de la reconversion en mosquée de l’église Saint-Sauveur-in-Chora

Deux jours avant sa visite officielle à Ankara en Turquie, le courageux premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a indiqué qu’il allait demander au président turc Recep Tayyip Erdogan d’«inverser la décision» de la reconversion en mosquée de l’ancienne église orthodoxe Saint-Sauveur-in-Chora à Istanbul.

La décision de la reconversion de cette église emblématique avait été prise en 2020 par Ankara «mais le fait que sa mise en œuvre coïncide avec ma visite me permettra certainement de soulever cette question et de voir s’il y a une possibilité d’inverser cette décision», a indiqué Kyriakos Mitsotakis.

Lundi dernier, les premiers fidèles musulmans avaient prié à l’intérieur de l’église byzantine, qui avait rouvert ses portes en tant que mosquée après quatre années de restauration.

Recep Tayyip Erdogan, qui a célébré depuis Ankara sa réouverture, avait ordonné sa reconversion en août 2020, un mois après la réouverture au culte musulman de l’ancienne basilique historique de Sainte-Sophie.

Le ministère grec des Affaires étrangères avait dénoncé lundi une «provocation» de la part d’Ankara, estimant que la reconversion de Saint-Sauveur-in-Chora «altère son caractère et porte atteinte à ce monument du patrimoine mondial de l’Unesco appartenant à l’humanité».

Outre son histoire millénaire rivalisant avec celle de Sainte-Sophie, l’église de la Chora est surtout connue pour ses magnifiques mosaïques et fresques datant du XIVe siècle, dont une monumentale composition du Jugement dernier.

Terres de Mission : Une église restaurée à Mossoul

Terres de Mission reçoit Benjamin Blanchard, directeur général de l’association SOS Chrétiens d’Orient, qui vient nous annoncer la bonne nouvelle de la reconstruction de l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours à Mossoul, ainsi que d’une école attenante. L’église avait été détruite et profanée par l’Etat islamique lors de la prise de Mossoul.

Puis, le jeune Paul nous présente Polis, une ambitieuse formation au bien commun et à la vision chrétienne de la politique à laquelle il participe, en partenariat avec L’Homme Nouveau.

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture : “Cher Benoît XVI” d’Alexia Vidot (Emmanuel), journaliste récemment convertie au catholicisme ; “La liturgie dans l’histoire” de Marcel Metzger (DDB) ; “Le bien commun, joie commune”, par le RP Jean-Dominique, op (Chiré) ; et “Entrer en religion au XVIIème siècle” de Marie-Claude Guillerand-Champenier (Saint-Léger).

Rappelle-toi Jeanne

Les paroles de ce chant ont été écrites par Sainte Thérèse de Lisieux.

 

Solennité de sainte Jeanne d’Arc, Vierge, Patronne secondaire de la France

Il fallut attendre le début du XXe siècle pour que l’Église décrétât l’héroïcité des vertus de la Pucelle d’Orléans. C’était en 1904, quand saint Pie X invita solennellement la France à son culte et qu’il la béatifia en 1909. Et c’est son successeur, Benoît XV qui la canonisa en 1920. Mais les problèmes politiques intérieurs de la France à l’époque notamment avec l’Action Française contribuèrent à ce qu’elle ne fût point déclarée martyre mais seulement vierge.

De façon étonnante, c’est la Chambre des députés qui décréta à la même date, la fête de Jeanne d’Arc la fête du patriotisme, fixée au 2edimanche de mai. La loi n’a jamais été abolie et le décret est toujours en vigueur, même si personne n’en tient plus compte.

La fête fut dotée d’une messe et d’un office propre.

Tentative d’assassinat raciste du 3 février Gare de Lyon : l’Agrif demande communication du dossier

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

L’AGRIF partie civile demande à nouveau selon son droit la communication du dossier.

Apprenant la triple tentative d’assassinat à l’évidence motivée par le racisme antifrançais, perpétrée à Paris le 3 février dernier au moyen d’un couteau et d’un marteau par le ressortissant malien S. Kassogue, l’AGRIF s’était naturellement aussitôt portée partie civile.

Ce 9 mai 2024 il apparaît que la presse, et notamment BFMTV, a obtenu communication d’éléments essentiels du dossier et notamment les déclarations du mis en examen devant le juge d’instruction. De même qu’en plusieurs affaires on ignore l’auteur de cette « fuite ». Toujours est-il que BFMTV a pu communiquer plusieurs éléments de la personnalité de l’agresseur : ce dernier, né le 1 janvier 1992 au Mali, aurait souffert de problèmes psychiatriques sans que des diagnostics aient alors été posés.

Pendant ces années passées au Mali, le jeune homme se serait rapproché de son grand-père qui lui aurait raconté son enrôlement de force par la France et les violences qu’il aurait subies lors de la deuxième guerre mondiale. Son grand-père décédé, l’assaillant présumé de la gare de Lyon a déclaré avoir vécu en Italie de 2016 à 2024 où il aurait été interné à trois reprises en raison de dégradations de son état de santé. Plusieurs diagnostics sont alors posés : bouffée délirante avec syphilis, état maniaque atypique avec syphilis traité tardivement et trouble dissociatif.

En 2018 le suspect tente en vain de se rendre en France. Il y parvient enfin le 1° février dernier muni d’un titre de séjour émis en 2019. La veille des faits, préméditant son geste, il se procure un couteau et un marteau. Il entend alors perpétrer une attaque pour se venger de la politique française au Mali. On lit dans ses déclarations, non sans un certain culot, que les Maliens vivant en France ne sont pas en sécurité.

Ce malien, rendant responsable l’ensemble des Français de cette insécurité pour ses compatriotes et coreligionnaires musulmans, aurait voulu être reçu par Emmanuel Macron pour lui expliquer les souffrances du peuple malien occasionnées par la politique française dans son pays.

Il a alors considéré qu’un attentat était le seul moyen pour que son message parvienne au gouvernement français. Il a déclaré avoir ciblé pour son attaque uniquement les « vrais Français », à savoir les personnes à la fois de nationalité française et d’origine française. Étant de confession musulmane et pratiquant, il soutient ne pas être passé à l’acte pour un motif religieux. Peu après son arrestation, il a déclaré aux enquêteurs regretter de ne pas être parvenu à tuer quelqu’un. Il a ajouté être le seul membre de sa famille à avoir une telle animosité envers la France mais il est convaincu que ses proches seraient fiers d’apprendre ce qu’il a fait.

L’avocat de l’AGRIF, maître Jérôme Triomphe, a communiqué : « Il serait parfaitement anormal qu’une partie civile habilitée par la loi et dont la constitution de partie civile est parfaitement recevable n’ait pas le droit d’avoir communication du dossier alors que la presse en bénéficie illégalement.

Il est rappelé qu’aux termes d’un arrêt en date du 2 novembre 2016, pourtant soumis au greffe, la Cour de cassation a rappelé que :

«Aucun texte n’interdit au juge d’instruction de délivrer à l’avocat d’une partie civile, avant l’audition de celle-ci, dont la constitution n’a pas été contestée par le ministère public, une copie de la procédure »

Cass. crim. 2 nov. 2016 n° 16-83778

Il est donc à nouveau demandé à Madame le juge d’instruction de donner l’accès immédiat au dossier instruit sous le numéro 214/24/05 et sa communication immédiate au conseil de l’AGRIF. »

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