La Rose blanche : question de flamme et de dignité !
De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :
Dans son beau livre sur La Rose blanche, des résistants chrétiens contre le nazisme (Via Romana, 2024), Henri Peter nous retrace, parmi d’autres, l’itinéraire, la réflexion et l’action culturelle de dissidence d’Hans Scholl. Lequel, avec quelques amis étudiants, dont sa sœur Sophie et Alexander Schmorel, finira par être arrêté pour avoir commis et distribué plusieurs tracts de résistance à Hitler. Ils seront exécutés pour haute trahison en 1943. Un film relate aussi leurs Derniers jours (2006).
Envoyé sur le front russe près de Moscou pour un stage médical en juillet-novembre 1942, Hans réagissait dans ses carnets contre le « nihilisme spirituel » qui, déjà, avait envahie et menaçait la culture européenne sous le joug d’une idéologie dominante, un peu comme aujourd’hui avec le wokisme :
« Après le néant, plus rien ne peut venir. Mais il faut bien que quelque chose arrive, parce que toutes les valeurs ne sauraient être détruites chez tous les hommes, et qu’il existe toujours des gardiens pour rallumer la flamme et la transmettre de l’un à l’autre, jusqu’à ce qu’une nouvelle vague de renaissance submerge la terre. Le voile gris des nuages sera pour ainsi dire déchiré par le soleil d’un nouveau réveil religieux. »
C’est le chant de l’espérance : « Même le plus noir nuage a toujours sa frange d’or. » Des mots qui nous évoquent ceux, tout aussi prophétiques, de Louis Veuillot au XIXème :
« Si le siècle qui vient semble nous promettre une longue période de médiocres combats sans victoire apparente, des abaissements de toutes sortes ; si nous devons être raillés, bafoués, expulsés de la vie publique ; s’il faut, dans ce martyre du mépris, subir le triomphe des sots, la puissance des pervers et la gloire des faquins, Dieu de son côté réserve à ses fidèles un rôle dont ils ne refuseront pas la féconde et durable splendeur. Il leur donne à porter sa vérité diminuée et réduite comme un flambeau d’autel qu’on peut mettre aux mains d’un enfant, et il leur commande de braver cet orage ; car pourvu que leur foi ne faiblisse pas, la flamme vivante non seulement ne sera pas éteinte, mais ne vacillera même pas ! La terre nous couvrira de ses poussières, l’Océan nous crachera ses écumes, nous serons foulés aux pieds des bêtes lâchées sur nous, et nous franchirons ce mauvais passage de l’histoire humaine. La petite lueur placée dans nos mains déchirées n’aura pas péri ; elle rallumera le feu divin, allumé par celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie, éclairant de sa splendeur le destin des enfants sacrifiés, des femmes blessées et des hommes trompés. »
Le flambeau sera transmis, nous en avons l’espérance !
En pleine dictature totalitaire, les éclaireurs sacrifiés de la Rose blanche, martyrs du nazisme, auront ainsi accompagnés héroïquement la petite fille Espérance (Péguy) sur le chemin charnel, raboteux et ténébreux du salut. Refusant le mensonge généralisé, ils auront permis à la petite lueur de la Vérité de passer entre leurs mains déchirées. À la manière dont sainte Thérèse de Lisieux raconte la communion des saints à sœur Catherine dans la pièce que Gilbert Cesbron lui a consacrée (cité par dom Pateau) :
« Ecoutez ! Il n’y avait plus d’allumettes dans le couvent. Il ne restait que la mèche d’une petite veilleuse devant l’autel. Une sœur y approcha son cierge et tous les autres s’allumèrent au sien. Et dans la nuit qui tombait, toutes ces lumières, de proche en proche, qui se devaient la vie l’une à l’autre… C’est cela la communion des saints ! Ah ! Croyez-vous que la vie soit un rendez-vous d’inconnus, et la mort, un grand dortoir anonyme ? Non, pour moi ce mode est comme un jouet fragile… Chacun de nous est secrètement lié à chacun des autres. Tous nos frères, jusqu’aux extrémités de la terre, prisonniers du moindre de nos gestes. De la plus légère parole… »
« Heureux êtes-vous, lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux : c’est ainsi qu’ils ont persécutés les prophètes qui ont été avant vous… »
Éclairant et formant leur conscience à la lecture de l’Évangile et de bons auteurs souvent catholiques (dont le cardinal Newman), Hans et Sophie Scholl (eux-mêmes protestant) nous montrent l’exemple pour se maintenir dignement en homme et femme « contre vents et marées », approfondissant leur foi au Hosannah du doute, selon le mot de Dostoïevski. Comme l’autrichien catholique Franz Jägerstätter, (plus connu depuis le beau film de Terrence Malick Une vie cachée), qui écrivait lui-même dans ses carnets :
« Depuis qu’il y a des hommes en ce monde, l’expérience nous apprend que Dieu accorde aux hommes le libre arbitre, et Dieu ne descendra pas du ciel pour anéantir le mal ou les méchants. »
Aux côtés des grand dissidents anti-communistes, ils nous tracent la piste pour résister aux ténèbres et au mensonge des idéologies actuelles, de tout totalitarisme présent, fut-il le plus sournois sous l’espèce d’une dictature du relativisme…
Retenons encore du livre de Henri Peter ce moment emblématique rapportée par Inge Scholl (la grande sœur survivante convertie au catholicisme après son mariage avec Otl Aicher, l’ami de la famille). Lorsque Hans se rend en Russie pour son stage d’étudiant en médecine, son train s’arrête en Pologne où la persécution des juifs sévit à outrance :
« Là des femmes et de très jeunes filles effectuaient des travaux sur la voie. Elles portaient l’étoile jaune sur la poitrine. Hans avait sauté par la fenêtre pour les rejoindre. La plus proche était une très jeune fille avec des mains fines et un beau visage intelligent, mais triste. Hans lui donna secrètement sa ration militaire, du chocolat et des noix. La jeune fille ramassa le paquet et fièrement le jeta à ses pieds ; il reprit le paquet et lui dit en souriant : “J’aurais tant voulu vous faire une petite joie ?” Puis il cueillit une marguerite qu’il plaça près du paquet. À ce moment il sauta dans le train qui repartait, mais de loin il observa la jeune fille : elle regardait le train s’éloigner et avait mis la fleur dans ses cheveux. »
Question de dignité : de la marguerite à la rose blanche, on saisit la continuité ! Le nom de La Rose blanche vient d’un poème de Clemens von Brentano. Symbole de pureté et de salut en analogie avec la prière du rosaire, la rose blanche évoque aussi la foule des saints formant une rose dans la divine comédie de Dante. Elle est donc devenue l’emblème de résistants chrétiens au nazisme : question de fleur, de flamme, de communion des saints et de dignité !
Rémi Fontaine
“La question n’étant pas de savoir si une position doctrinale est laxiste ou non, mais si elle est vraie ou fausse”
A propos d’un entretien de Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, à propos de la Fraternité Saint-Pie X (voir ici), Jean-Pierre Maugendre s’étonne :
Les « œillères de l’Éducation nationale » expliqueraient l’essor de la Fraternité Saint Pie X, selon l’archevêque de Rouen interrogé le 9 février par le média en ligne Enquête d’actu. Il faut convenir que l’affirmation laisse pantois. Aucun sociologue du fait religieux en France (Émile Poulat, Guillaume Cuchet, Yann Raison du Cleuziou, etc.) n’avait encore émis cette hypothèse.
Une hypothèse audacieuse
Remarquons au passage que Mgr Lebrun ne parle que de la Fraternité Saint Pie X et semble ignorer que la moitié des écoles catholiques hors contrat relèvent du catholicisme « officiel », ex-Ecclesia Dei, pour lequel il n’a pas grande sympathie. Son raisonnement est qu’un tiers des parents qui font le choix de l’école catholique hors contrat et donc de la Fraternité Saint Pie X le feraient à la « recherche d’une discipline » que « l’Éducation nationale avec des œillères » ne ferait plus respecter. S’il est facile de faire le constat de l’échec de l’Éducation nationale en matière de discipline et de transmission des savoirs il est tout à fait surprenant d’observer l’impasse faite sur l’enseignement catholique sous contrat dont Mgr Lebrun a la charge dans le diocèse de Rouen. Quelle place tiennent les lycées Jean-Paul II ou Saint Jean-Baptiste de la Salle, à Rouen, dans l’esprit de Mgr Lebrun ? S’ils participent du naufrage général de l’Éducation nationale que fait-il pour y remédier ? Sinon pourquoi n’est-ce pas vers eux que se tournent les parents soucieux de discipline ? Comme la providence est taquine cela fait d’autre part deux années que la Fraternité Saint Pie X n’a plus d’école à Rouen. La communauté existe cependant toujours. Observons d’autre part qu’affirmer benoîtement que « la cause du dynamisme de la Fraternité Saint Pie X est plus à chercher du côté de l’Éducation nationale » présente l’immense avantage d’opérer un transfert de responsabilité vers la puissance publique d’une situation dans laquelle les évêques de France portent une très lourde responsabilité. En effet, selon l’expression consacrée, « Il n’y a pas d’amour. Il n’y a que des preuves d’amour ». Or si les déclarations d’amour envers les traditionalistes abondent les preuves sont moins tangibles. Ainsi Mgr Lebrun a interdit la célébration des baptêmes selon la forme traditionnelle pour les adultes de l’église Saint-Patrice où se célèbre la messe romaine traditionnelle et depuis deux années les confirmations selon le rite traditionnel ne sont plus possibles dans cette même église.
Des questions de fond
Soyons reconnaissant à Mgr Lebrun d’oser poser des questions de fond. Les fidèles de la Fraternité Saint Pie X reprocheraient à l’Église d’aujourd’hui « des positions doctrinales trop laxistes ». Ce n’est pas le sujet, la question n’étant pas de savoir si une position doctrinale est laxiste ou non, mais si elle est vraie ou fausse, conforme ou non au dépôt de la foi et à la tradition révélée. À cet égard un certain nombre d’affirmations ne peuvent que surprendre. Ainsi à propos de l’islam : « Personnellement je crois que les musulmans, à leur mort, seront sauvés par le Christ qui leur dira de venir. » Notons d’abord, avec tout le respect dû à un successeur des apôtres, que les avis personnels de Mgr de Rouen ne nous intéressent pas plus que ceux de mon tailleur ou de ma boulangère. On n’est pas évêque pour partager son avis personnel sur des sujets de foi mais plus simplement pour transmettre la foi reçue des apôtres. Or Mgr Lebrun ne nous livre aucun élément issu de l’Écriture, de la Tradition ou du magistère pour soutenir son hasardeuse position. En fait, il nous livre la thèse des « chrétiens anonymes » de Karl Rahner. Il est bien sûr possible, comme l’enseigne la tradition de l’Église que, dans le mystère de Dieu, tel et tel non catholique, qui observe la loi de Dieu inscrite dans son cœur, reçoive secrètement la lumière du Christ, soit intégré invisiblement à l’Église catholique et soit sauvé. Mais ce sur quoi sont fondées les déclarations de Mgr Lebrun comme les textes de Vatican II sur l’œcuménisme et le dialogue avec les religions, c’est que tous les non catholiques et non chrétiens sont présumés de bonne foi : ils sont donc des catholiques, « imparfaitement » certes, mais a priori catholiques. Par le fait, il n’y a bien sûr aucune démarche de conversion au christianisme à entreprendre vis-à-vis de populations qui en tout état de cause seront sauvées. Écho normand de l’affirmation du pape François en janvier dernier : « J’aime penser que l’enfer est vide. » Allégation en totale contradiction avec toute la Tradition de l’Église et, par exemple, le récit des apparitions de la Sainte Vierge à Fatima. Songeons également que si le salut est universel, non seulement potentiellement mais en acte, il n’y a plus besoin ni d’Église ni de sacrements, pas plus d’ailleurs que d’évêques et de pape. Cette question du salut est centrale dans les divergences entre les traditionalistes et l’enseignement postconciliaire. Mgr Lebrun note : « Nous sommes d’accord pour dire que Jésus sauve tous les hommes, mais eux considèrent qu’ils doivent devenir chrétiens tout de suite (…). Je ne peux pas imposer le christianisme par des lois. Nous avons renoncé à un État confessionnel. Eux non. » Là encore écho normand d’une récente déclaration du Président de la Conférence des Évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort : « Le décret de Vatican II sur la liberté religieuse est très clair. Le Christ n’est pas venu bâtir des nations catholiques mais il est venu fonder l’Église. Ce n’est pas la même chose. À force de traîner la nostalgie d’un État catholique, on perd notre énergie pour l’évangélisation. » Mais quel peut bien être l’intérêt de l’évangélisation si tout le monde est sauvé ? De plus s’il ne s’agit en aucun cas d’imposer la foi par des conversions forcées la légitimité d’un État catholique est contenue dans la réflexion suivante de Pie XII : « De la forme donnée à la société, en harmonie ou non avec les lois divines, dépend et s’infiltre le bien ou le mal des âmes, c’est-à-dire, si les hommes, appelés tous à être vivifiés par la grâce du Christ, respireront dans les contingences terrestres du cours de leur vie, l’air sain et vivifiant de la vérité et des vertus morales, ou le microbe morbide et souvent mortel de l’erreur et de la dépravation. » (Radio message 1 juin 1941) Nous n’aurons pas la cruauté de rappeler aux herméneutes de la continuité cet extrait de l’encyclique Quas Primas (11 décembre 1925) sur la Royauté sociale du Christ, dont nous célèbrerons le centenaire l’année prochaine : « Ce serait une erreur honteuse de dénier au Christ-Homme la puissance sur les choses civiles quelles qu’elles soient. » Mais qui, en définitive, croit encore dans le corps épiscopal à l’enseignement du pape Léon XIII dans l’encyclique Libertas (20 juin 1888) : « La liberté consiste en ce que par le secours des lois civiles, nous puissions plus aisément vivre selon les prescriptions de la loi éternelle ».
Avons-nous la même foi ?
Certainement animé des meilleures intentions Mgr Lebrun concède : « Nous avons la même foi en Jésus. » À la lumière des réflexions précédentes « croire en Jésus » est somme toute une affirmation un peu vague. Les fidèles traditionalistes, attachés ou non à la Fraternité Saint Pie X ne demandent au fond qu’une chose : pouvoir pratiquer la foi de leurs pères comme eux-mêmes l’ont vécue. Croire ce qu’ils ont cru et partager ce trésor, en particulier liturgique, avec tous. Ces laïcs demandent à l’Église de leur montrer le chemin, étroit, du ciel, de les accompagner vers le salut par la pratique des sacrements, de leur donner un avant-goût de la liturgie céleste par des célébrations dignes de Dieu et de sa majesté, etc. Tant que l’Église dite conciliaire se réduira à n’être que le mouvement d’animation spirituelle de la démocratie universelle dans un humanitarisme sirupeux, l’apologie du tri sélectif et du vaccin contre le Covid-19, des liturgies d’autocélébration de la communauté, une confusion doctrinale et disciplinaire en croissance exponentielle, etc., la Fraternité Saint Pie X et les communautés qui partagent son amour de la Tradition de l’Église ont de beaux jours devant elles sans qu’il soit besoin de mettre en cause l’échec de l’Éducation nationale…
Messe vespérale du Jeudi saint “In Cæna Dómini”
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Le graduel de la Messe vespérale du Jeudi saint exalte le sacrifice du Christ sur la Croix. C’est un passage célèbre de l’Épître aux Philippiens dont vous pourrez lire le texte et sa traduction plus bas juste après l’Introït.
Ce graduel est également chanté à la fin de tous les offices du Triduum sacré, Jeudi, Vendredi et Samedi saints et particulièrement de l’office des Ténèbres. Le premier soir on ne chante que la première phrase, le deuxième est ajouté mórtem aútem crúcis, et le troisième l’on entend la deuxième partie triomphale qui annonce la résurrection. La mélodie de ce graduel est faite de formules que l’on retrouve dans de nombreux autres graduels, mais elles sont admirablement choisies pour exprimer toutes les nuances du texte avec un contraste frappant entre les deux parties. Le Père Perrodon, dans son ouvrage Notre beau chant grégorien (1944), écrit :
Nous nous trouvons là en face d’un sommet de beauté. Si l’on doutait encore de l’influence que le christianisme a pu exercer sur la musique, par son besoin de faire déborder dans le lyrisme du chant l’ivresse d’amour inspirée par le mystère du Christ, on n’aurait, pour s’en convaincre, qu’à écouter cette admirable pièce.
Introït : Nos autem
La messe vespérale du Jeudi saint commémore, on le sait, l’institution de la Sainte Eucharistie et du Sacerdoce. L’Introït et le Graduel de cette messe nous montrent le lien étroit qui existe entre la messe et la Croix, lien que nous avons trouvé en sens inverse dans la Communion du dimanche de la Passion. La première phrase de l’Introït est empruntée à l’Épître de saint Paul aux Galates, dans la conclusion de cette lettre, et la suite a été ajoutée par l’Église.
Nos autem gloriari oportet in cruce Domini nostri Jesu Christi : in quo est salus, vita et resurrectio nostra : per quem salvati, et liberati sumus.
Pour nous il faut nous glorifier dans la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, en qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, et par qui nous avons été sauvés et délivrés.
La mélodie est, comme il convient, assez triomphale, pleine d’ardeur mystique et de ferveur, avec un beau crescendo dans la première phrase vers Domini nostri, qui se renouvelle dans la deuxième phrase vers vita. La troisième phrase est plus calme et contemplative. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 66, petit psaume messianique annonçant la conversion de tous les peuples, ce qui sera un des fruits du sacrifice de la croix :
Deus misereatur nostri, et benedicat nobis : illuminet vultum suum super nos, et miseratur nostri.
Que Dieu ait pitié de nous et nous bénisse, qu’il fasse briller sur nous son visage et ait pitié de nous.
Graduel : Christus factus est
Comme l’Introït, le Graduel de la messe vespérale du Jeudi saint exalte aussi le sacrifice du Christ sur la Croix, et son texte est également de saint Paul, ce qui est pourtant assez rare dans les chants de la messe. C’est un passage célèbre de l’Épître aux Philippiens :
Christus factus est pro nobis obediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus exsaltavit illum, et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
Le Christ s’est fait pour nous obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur la croix ; c’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné un nom au-dessus de tout nom.
Ce Graduel est également chanté à la fin de tous les offices du Triduum sacré, Jeudi, Vendredi et Samedi saints et particulièrement de l’office des Ténèbres. Le premier soir on ne chante que la première phrase, le deuxième on ajoute mortem autem crucis, et le troisième on ajoute la deuxième partie triomphale qui annonce la résurrection. La mélodie de ce Graduel est faite de formules que l’on retrouve dans de nombreux autres Graduels, mais elles sont admirablement choisies pour exprimer toutes les nuances du texte avec un contraste frappant entre les deux parties. La première est sombre et grave surtout le mot crucis qui s’enfonce dans les profondeurs. La deuxième, au contraire s’élève dans les hauteurs avec enthousiasme, particulièrement la grande vocalise aérienne ornant le mot illum, pronom qui désigne le Christ.
Ajoutons que cette messe ne comporte qu’un chant entre l’Épître et l’Évangile. Il n’y a donc pas d’Alléluia, bien entendu, mais il n’y a pas non plus de Trait.
Offertoire : Dextera Domini
Ce chant d’Offertoire était déjà celui du troisième dimanche après l’Épiphanie et l’on pourra s’y reporter. Ajoutons seulement qu’il est placé aujourd’hui dans la bouche du Christ, qui y rend grâce par avance à son Père pour la victoire de la résurrection, déjà mentionnée dans l’Introït. Le psaume 117 d’où est tiré ce chant est d’ailleurs, nous le verrons, le psaume pascal par excellence.
Communion : Dominus Jesus
Le chant de Communion de la messe vespérale du Jeudi saint est tiré de l’Évangile qui est lu à cette messe, celui du lavement des pieds, au chapitre 13 de saint Jean.
Dominus Jesus, postquam cenavit cum discipulis suis, lavit pedes eorum, et ait illis : Scitis quid fecerim vobis, ego Dominus et Magister ? Exemplum dedi vobis, ut et vos ita faciatis.
Le Seigneur Jésus, après avoir pris le repas avec ses disciples, leur lava les pieds et leur dit : Savez-vous ce que je viens de faire pour vous, moi qui suis votre Seigneur et Maître ? Je vous ai donné l’exemple pour que vous fassiez de même.
Après avoir lu les paroles de l’institution de l’Eucharistie dans l’Épître de saint Paul aux Corinthiens, l’Église a voulu retenir, pour être lue à l’Évangile de cette messe, cette sublime leçon d’humilité et de charité, qui en éclaire toute la signification. La mélodie de ce chant est un simple récitatif, assez régulier ; seul le mot Scitis au moment où le Christ prend la parole, est souligné par une belle montée expressive.
Les catholiques ont un rôle à jouer pour qu’éclate la vérité sur ce qu’est l’avortement
De Grégor Puppinck, Président de l’ECLJ, dans La Nef :
L’avortement est vendu en France comme une conquête du féminisme, comme une liberté de la femme et une condition de son égalité. C’est historiquement douteux. Le mouvement féministe des années 1960, représenté alors par La maternité heureuse, a été rapidement dominé par un autre courant, issu de la tradition néomalthusienne et de la franc-maçonnerie : le groupe Littré. C’est ce courant masculin, mené par le Dr Pierre Simon, qui a intégré La maternité heureuse au sein de la Fédération Internationale du Planning Familial, et qui en a fait un instrument de revendication de la légalisation de l’avortement. Cette « capture » a d’ailleurs provoqué des démissions au sein de l’ex-Maternité heureuse, dont celle de sa fondatrice et présidente, Marie-Andrée Weill-Hallé, qui était opposée à l’avortement.
Depuis, le Planning familial français a fait cause commune avec l’idéologie franc-maçonne. Celle-ci conçoit l’avortement comme un bien, une liberté affirmant la toute-puissance de la volonté individuelle sur la vie reçue de Dieu. Le féminisme occupe une place secondaire dans cette idéologie, et se conçoit comme une révolte de la femme contre la condition féminine et maternelle, bien loin de l’idéal de La maternité heureuse.
Il faut avoir le courage et la lucidité de regarder en face cet arrière-plan idéologique pour comprendre la portée de l’inscription dans la Constitution de l’affirmation selon laquelle l’avortement serait une liberté.
Il a parfois été soutenu que l’avortement n’aurait pas sa place dans la Constitution. Sur le plan juridique, certainement, mais il en va différemment au plan symbolique. Une Constitution définit un peuple, contient et exprime son identité et ses valeurs. Les lois fondamentales du Royaume de France reconnaissaient le catholicisme comme religion officielle. En se déclarant laïque, la République a adopté une composante essentielle de la pensée franc-maçonne. Elle est à présent allée plus loin en déclarant la « liberté d’avorter ».
Des implications radicales
Consacrer l’avortement comme une liberté et non plus comme une exception, et la « liberté d’avorter » comme une valeur de la République a des implications philosophiques et religieuses radicales. Cela manifeste l’adhésion à une conception matérialiste et volontariste de l’être humain qui affirme la domination de la volonté sur l’être, de la volonté individuelle sur la vie humaine. Du point de vue ordinaire, profane, l’avortement est un acte destructeur, et donc négatif. Mais tel n’est pas le cas du point de vue de ses promoteurs qui y voient au contraire un acte positif d’affirmation de soi. C’est une conception terrible de l’être humain qui estime que la destruction volontaire de la vie humaine est l’expression de la liberté humaine, et même son sommet, car ce serait la forme la plus élevée d’autonomie. C’est cette même conception qui porte la promotion de la mort volontaire comme une liberté et une expression de la dignité humaine.
Pour le peuple profane, le recours massif à l’avortement a pour effet de l’obliger à croire que l’être humain n’a pas d’âme, mais n’est qu’un corps doté progressivement de facultés intellectuelles, car si l’enfant à naître est animé, alors nous serions des assassins. Dès lors, il devient insupportable de regarder le fœtus et de voir en lui notre humanité. Le silence et le déni s’imposent.
Consacrer l’avortement comme une liberté, et la liberté d’avorter comme une valeur de la République implique l’adhésion à une anthropologie tellement spécifique que son inscription dans la Constitution revient à en faire une croyance officielle de la République, un substitut de religion d’État. C’est une nouvelle étape de l’affirmation publique de la franc-maçonnerie comme Église de la République, ainsi que le déclarait en substance M. Macron devant le Grand Orient de France le 9 novembre 2023. Il avait d’ailleurs rendu hommage à cette occasion au Grand Maître et Docteur Pierre Simon, principal artisan de la libéralisation de la contraception et de l’avortement en France.
L’avortement est un piège du diable pour détruire des vies innocentes, blesser la maternité, enfermer les femmes dans la culpabilité, et condamner la société au matérialisme et donc à l’athéisme, le tout sous couvert de fausse liberté et au moyen de la puissance des instincts sexuels. Ce piège est à présent revêtu du prestige de la Constitution, et comme tel, il devient un dogme qu’il n’est presque plus permis de questionner, sous peine d’excommunication sociale, voire de poursuites pénales. L’avortement fait dorénavant l’objet d’une véritable censure qui réduit au silence et à la soumission la plupart des élus, des médias, et même des évêques. La vision du diable nous sidère, et nous laisse sans voix. Seules sont permises les critiques secondaires, périphériques, portant par exemple sur la clause de conscience ou sur un prétendu dévoiement de l’esprit de la loi Veil, mais non celles portant directement sur l’avortement. Le tabou est bien gardé.
Le piège de l’avortement est donc profondément enraciné dans la société française, et y produit ses effets à long terme. Rares sont les personnalités qui osent encore le dénoncer. Il y a pourtant urgence, pour le salut des âmes et de la France.
Alors que faire ?
Face à l’idéologie et au démon, il faut repartir de la réalité et de la charité.
Mais avant, l’Église doit regarder en face et analyser cet échec majeur, historique. Comment la France est-elle tombée si bas pour que moins de 10 % des parlementaires s’opposent à cette constitutionnalisation ? Avons-nous douté de la justesse de la cause de la défense de la vie humaine, de l’humanité du conceptus ? Avons-nous été suffisamment courageux ? Avons-nous vraiment combattu ou fait seulement semblant ? Croyons-nous vraiment en l’existence de l’âme ? Avons-nous une réelle compassion pour les femmes enceintes ? Notre manque de courage n’a-t-il pas été aussi un manque de charité ?
Notre silence a été coupable, notre lâcheté aussi, consistant souvent à nous résigner ou à employer de grands mots, des concepts abstraits, tels que « dignité » et « drame », pour se donner satisfaction au plan théorique, mais sans effet sur la réalité. Ces déclarations ne mordent pas la réalité ; ce sont des coups d’épée dans l’air, sachant que la bataille est ailleurs, sur le terrain de la réalité des vies ; un terrain qu’occupent les médias et le « planning familial », avec l’argent public.
« Prêcher ne suffit pas », ainsi que me le confiait récemment un évêque français. Il faut repartir de la réalité et de la charité. Il faut faire de l’avortement un problème central de l’action sociale de l’Église : que chaque diocèse, chaque paroisse ait à cœur d’aider les femmes enceintes et celles qui ont avorté, suivant l’exemple d’associations catholiques existantes. Les femmes enceintes en détresse doivent savoir qu’elles seront accueillies et aidées dans toutes les paroisses de France. Il faut aider ces femmes, et pour celles qui ont avorté, les aider à se réconcilier avec elles-mêmes et avec Dieu, les sortir du piège de l’avortement. Le pape François a fait grand bien en conférant à tous les prêtres le pouvoir d’accorder l’absolution du péché d’avortement. Il faut aussi mettre en garde les nouvelles générations. La charité doit nous y porter. Il y a tant de bien à faire.
Et l’enfant ?
Il faut aussi parler de l’enfant, et non seulement de la souffrance des femmes. Face à ceux qui dénient son existence et son humanité, l’Église devrait être plus explicite et dire clairement ce qu’est l’enfant conçu, s’il est connu et voulu par Dieu, s’il a une âme et un destin éternel. Dire ce qu’est le fruit de la conception est une nécessité pour l’éducation sexuelle et religieuse, mais aussi pour les femmes qui ont avorté et qui ne savent pas mettre un nom sur la cause de leurs souffrances.
L’Église a le pouvoir de briser ce mensonge qui tait jusqu’à la réalité de l’être avorté : et la science est en cela son alliée.
Sur le plan politique, ce retour à la charité et à la réalité peut prendre la forme du témoignage direct de femmes dont l’avortement n’a pas été une liberté, mais une contrainte et une source de souffrances. Le témoignage direct de ces femmes est le moyen le plus puissant de sortir de l’idéologie, de toucher les cœurs et d’y faire place à la charité.
La constitutionnalisation de l’avortement est une défaite sur le plan des idées ; mais il nous reste tout le champ de l’expérience humaine. Il nous faut regravir la côte à partir du bas, de la réalité ; une réalité douloureuse que personne ne veut voir ni soigner. Cette réalité douloureuse, vécue par tant de femmes, accumulée et enfermée dans le silence, est une bombe. Si nous parvenions à percer ce silence, à briser ce tabou, cette bombe pourrait alors exploser et modifier profondément le regard de la société sur la valeur de la vie et la fragilité de la femme qui la porte et la transmet.
Création d’un comité pour recaser Roselyne Bachelot
Roselyne Bachelot a été nommée présidente du comité d’histoire des administrations chargées de la santé le 18 mars.
Ce comité a été créé le 11 mars.
Elle a été nommée pour trois ans à la tête d’un organe composé de trois collèges et de 36 membres, ayant pour mission de reconstituer l’histoire de la politique publique de la santé, d’approfondir les connaissances historiques sur le rôle du ministère chargé de la santé, notamment en matière de gestion des crises sanitaires et de développer un programme de recueil de témoignages. Il doit également encourager les études et les recherches en matière d’histoire de la santé publique, et en assurer la diffusion au sein du ministère et auprès du public. Enfin, sa dernière mission et d’organiser des recueils de témoignages, des journées d’études, des colloques et des manifestations sur les questions liées à l’évolution des politiques de santé.
Combien va coûter ce nouveau machin ?
Steve Bannon est de retour
De quoi inquiéter Médiapart :
Steve Bannon pourrait revenir à la Maison-Blanche en 2025 comme conseiller stratégique de Donald Trump. Si l’information a été démentie par l’entourage du candidat, elle en dit long sur le retour en grâce de l’idéologue d’extrême droite, ancien rédacteur en chef de Breitbart News et directeur de campagne de Trump en 2016.
Bannon animait le mois dernier une table ronde au rassemblement républicain du CPAC, la grand-messe des « conservateurs » − qu’il serait plus juste de qualifier de radicaux. La fête de clôture était également organisée par Bannon. On pouvait y croiser le Britannique Nigel Farage (M. Brexit), ainsi que des nazis assumés [sic] et autres proches de Richard Spencer, le suprémaciste blanc inventeur en 2008 du terme alt-right, pour « droite alternative », par opposition au parti républicain classique. Bannon, en 2016, avait proclamé Breitbart « plateforme de l’alt-right ».
L’historien Joshua Tait, qui a beaucoup publié sur cette extrême droite en ligne et son amplification, de la fin des années 2000 à l’élection de Trump, en a écrit récemment une nécrologie. Pourtant, on ne peut comprendre la vie politique américaine récente, le Congrès en 2023, le retour de Trump et la transformation du parti républicain, sans se pencher sur l’influence de l’alt-right et de celui qui reste l’un de ses passeurs en chef, Steve Bannon.
Comme Trump, il n’a jamais disparu, mais est resté sous les radars de la presse généraliste ces dernières années. Il est pourtant au cœur de la reconquête par Trump des esprits et du parti républicains. Son podcast constitue un relais de transmission crucial entre les activistes de l’extrême droite en ligne, le Congrès et désormais tout le parti républicain. […]
Désormais, Bannon prépare l’avenir et fait dans ses émissions la promotion du Projet 2025 de la fondation Heritage, l’ancien centre de réflexion de Reagan devenu l’antre des plans de vengeance politique de Trump. Il a invité à trois reprises Paul Dans, le directeur du projet, qui prépare une future administration Trump. Dans une émission récente, celui-ci racontait que désormais « tout Heritage écoute le “War Room” ». En un sens, Bannon est déjà redevenu le conseiller stratégique de Trump.
La « droite alternative » a gagné son combat contre l’ancien establishment républicain. La défaite aux primaires de Nikki Haley, version idéal-type du parti républicain de l’ère Reagan, en est le symbole. L’alt-right a gagné la bataille des idées et irrigue le parti républicain. […]
I-Média : Le complotisme autorisé sur l’attentat de Moscou
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur l’africanisation de la France avec plusieurs actualités.
Le dossier du jour analyse les deux théories du complot concernant l’attentat de Moscou, l’une occidentale, l’autre russe.
Enfin, les pastilles de l’info :
1) Décryptage : La mort de Frédéric Mitterrand
2) Les ciseaux de la censure : La pression du pouvoir sur les médias
3) La grande occultation : Le gazoduc Nord Stream aurait été saboté par les Ukrainiens
4) Top ou Flop : Le point sur les élections européennes
5) L’idiot du village global : Audition de Yann Barthès à l’Assemblée
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à l’immortel Michel Drucker, présent à la télévision depuis les années 1960.
Rififi chez LR ?
Selon La Lettre A, la dircom’ des Républicains claque la porte :
Nommée en février, Diane Levy avait très vite été mise sur la touche par Éric Ciotti. Au point que le patron des Républicains a recruté, lundi 25 mars, une nouvelle conseillère chargée notamment de la communication.
L’Assemblée nationale s’arrache les cheveux
Si vous ne saviez pas à quoi sont payés, avec nos impôts (un pognon de dingue), nos députés, vous serez heureux d’apprendre que l’Assemblée nationale a voté jeudi en première lecture une proposition de loi visant à sanctionner la “discrimination capillaire”, notamment au travail.
Le texte du député guadeloupéen Olivier Serva (groupe indépendant Liot) a été adopté par 44 voix contre 2 (les autres députés étaient sans doute chez le coiffeur), avant d’être transmis au Sénat où son avenir est incertain.
Cetle loi vise notamment à empêcher des employeurs de contraindre leurs salariés à lisser leurs cheveux pour dissimuler leurs coupes afro, ou à cacher leurs tresses et dreadlocks.
Olivier Serva a évoqué “les femmes noires qui se sentent obligées de se lisser les cheveux” avant un entretien d’embauche, “les personnes rousses, victimes de nombreux préjugés négatifs”, ou les “hommes chauves”.
Chauve qui peut…
Le député LR Xavier Breton a combattu la proposition de loi, “du droit bavard”, “une fuite en avant” vers une “liste de discriminations” au risque d’établir “une hiérarchie”.
Le RN Philippe Schreck s’est interrogé :
“Est-ce que nous nous occupons des problèmes quotidiens des Français”, dans un pays “quasi en faillite” ? “Il serait bon rapidement de passer à autre chose”.
Une presse sous perfusion des subventions
Les aides directes distribuées à la presse ne connaissent pas la crise :
Alors que « les recettes de ventes au numéro de l’ensemble de la presse payante ont diminué de — 55% en vingt ans », selon les « Éléments de communication du Ministère de la Culture ».
Voilà encore une source d’économies pour Bruno Le Maire…
Les aides au pluralisme pour les quotidiens nationaux d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires se répartissent ainsi :
- La Croix 5 315 201 €
- L’Humanité 3 364 388 €
- Libération 3 862 413 €
- Valeurs actuelles 36 182 €
Le nouvel imam Gabriel Attal estime que « L’islamisme n’est pas une religion »
Après avoir désigné l’ennemi : le terrorisme islamiste, puis l’islamisme, Gabriel Attal a cru bon d’ajouter : « L’islamisme n’est pas une religion. »
C’est le Premier ministre de la République dite française qui juge de ce qui doit être religieux et de ce qui ne l’est pas…
La distinction entre islam et islamisme n’a aucune pertinence. Hamid Zanaz, issu d’une famille algérienne musulmane, estimait au contraire dans un essai que l’islamisme est le vrai visage de l’islam. Pour ce journaliste indépendant, il est impossible de voir dans l’islamisme une dérive idéologique ou un accident de l’histoire :
- tout l’islam est idéologique ;
- tout l’islam enferme l’homme dans un carcan qui le prive de liberté et de responsabilité, qui le pousse à agir par tous les moyens pour dominer le monde ;
- tout l’islam asservit la femme ;
- tout l’islam a vocation à humilier les dhimmis (juifs et chrétiens), etc.
En fait, cela résulte du statut incréé du Coran, dictée divine, donc immuable et intangible, ainsi que de la sacralisation de Mahomet, le « beau modèle ». Zanaz ne croit pas du tout à un « islam des Lumières » promu par certains intellectuels musulmans. En l’absence d’autorité unique dotée d’un pouvoir magistériel authentique, une telle perspective relève de l’utopie.
Le député LFI Bastien Lachaud considère les associations catholiques comme une ingérence étrangère
Mercredi 27 mars, l’Assemblée a adopté la proposition de loi visant à prévenir les ingérences étrangères en France.
Reprenant une réthorique soviétoïde, abondamment utilisée par la Chine communiste, le député d’extrême-gauche Bastien Lachaud a profité du débat pour accuser les associations cultuelles catholiques, le Pape étant le souverain d’une puissance étrangère, le Vatican :
Dans le débat sur les ingérences étrangères, @LachaudB pointe, sans rire, les associations cultuelles catholiques, le Pape étant le souverain d’une puissance étrangère, le Vatican.
C’est tout bonnement… fascinant. Décidément, l’idéologie c’est ce qui pense à votre place ! pic.twitter.com/sFfY994qVi
— Jean-Louis Thiériot (@JL_Thieriot) March 27, 2024
“Une continuité entre le conflit tchétchène et la présence actuelle de djihadistes en Ukraine”
La revue Conflits évoque le djihadisme en Ukraine. Extraits :
[…] Côté ukrainien, on trouve la présence d’anciens membres de groupes islamistes comme Abdul Hakim al-Chichani, de son vrai nom Rustam Azhiev, qui combattait auparavant en Syrie. Côté russe, différentes autorités musulmanes et le dirigeant de la République de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, ont appelé au jihad contre l’Ukraine et le « satanisme occidental ». On observe que le jihad est présent des deux côtés mais émane d’acteurs différents qui sont non-étatiques, infra-étatiques ou religieux. Ensuite, des éléments mobilisés par ces acteurs comme la justification religieuse, les discours ou encore la communication au travers des réseaux sociaux, n’est pas sans rappeler les modes d’action des groupes terroristes islamistes. Dès lors, le conflit en Ukraine apparait comme une hybridation entre des acteurs et des méthodes issus de guerres non conventionnelles mobilisant un narratif religieux au sein d’une guerre de haute intensité entre deux États laïques à majorité chrétienne. On peut donc se demander si la mobilisation du jihad dans le conflit en Ukraine témoigne-t-elle d’une mutation durable des conflits ? Comme chaque conflit, la guerre en Ukraine se tient dans un contexte historique et politique singulier. Pour comprendre les dynamiques propres à chaque acteur il faut d’abord s’intéresser aux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000) qui ont été particulièrement violentes et marquantes pour les belligérants. Elles constituent le point de départ du parcours de certains nationalistes qui par la suite créeront ou rejoindront des groupes islamistes dans le Caucase et au Moyen-Orient. Nous verrons ensuite comment ces combattants ont intégré différents bataillons de la Légion Internationale ukrainienne et leur rôle dans ce conflit. Dans une seconde partie nous étudierons les discours djihadistes côté russe. Il s’agit d’analyser le positionnement des autorités religieuses et politiques ainsi que leur réception par soldats. Enfin, nous verrons le rôle de la communication massive au travers des réseaux sociaux et comment elle sert de caisse de résonance afin d’unir les troupes et de démoraliser l’adversaire. […]
La défaite des indépendantistes tchétchènes les a conduits à l’exil. Si certains, notamment islamistes, ont poursuivi la lutte dans le Caucase et au Moyen-Orient, une large partie des indépendantistes ont quant à eux trouvé refuge en Europe et en Turquie. L’Ukraine a également fait figure de terre d’accueil en raison de sa proximité géographique, de l’usage de la langue russe et d’une communauté musulmane Tatar bien implantée. Par la suite, cette destination fut le choix d’anciens djihadistes car il y était simple d’en acheter la citoyenneté, un passeport ou des armes. En 2014, lorsque la Russie annexe la Crimée et que des mouvements indépendantistes apparaissent dans la région du Donbass, la diaspora tchétchène se mobilise derrière les Ukrainiens. En mars de cette même année, l’intelligentsia laïque tchétchène en exil au Danemark notamment Isa Munayev, fonde le bataillon Djokhar Doudaev du nom du président qui a déclaré l’indépendance de l’Itchkérie en 1991. De ce premier bataillon un second va être créé, le bataillon Cheikh Mansour qui est une figure tchétchène du XVIIIème siècle pour s’être battu contre l’impérialisme tsariste en unissant la population autour de l’islam. Les raisons de la scission entre ces deux bataillons est floue. Certains évoquent des divergences au niveau stratégique sur les zones de combat où agir en Ukraine. D’autres mettent en avant une séparation idéologique avec le bataillon Doudaev qui serait nationaliste et laïque tandis que le bataillon Cheikh Mansour serait guidé par des considérations islamistes et dont certains membres auraient combattu dans les rangs de l’État Islamique. Un troisième bataillon, Bechennaya staya (« la meute enragée »), a été créé. Peu d’informations à son sujet sont disponibles mais selon le média pro-russe Donbass Insider, il serait devenu une composante de la 57e brigade motorisée de l’armée ukrainienne. Jusqu’en 2022 les bataillons Djokhar Doudaev et Cheikh Mansour n’étaient pas reconnus par le gouvernement ukrainien. Le bataillon Doudaev comprendrait entre 300 et 500 hommes, principalement des tchétchènes mais également des volontaires issus du reste du Caucase. Les motivations de ces volontaires sont avant tout idéologiques. Ils sont issus de la diaspora tchétchène en Europe et se sont engagés dans l’objectif de contrer l’impérialisme russe qu’ils ont eux même subit. Il s’agit principalement de vétérans des guerres de Tchétchénie qui disposent ainsi de compétences militaires et de connaissances des tactiques de l’armée russe qu’ils mettent désormais à profit sur le théâtre ukrainien. Certains se battent dans l’objectif de déstabiliser la Russie à travers une décrédibilisation du pouvoir de Vladimir Poutine afin de reprendre ensuite le combat indépendantiste en Tchétchénie. L’invasion russe de 2022 constitue un catalyseur qui a mobilisé davantage de tchétchènes en exil. Deux nouveaux bataillons ont ainsi été créé : le Khamzat Gelayev Joint Task Detachment et le Separate Special Purpose Battalion (OBON).
Ce dernier a été fondé par le gouvernement d’Itchkérie en exil et se veut être son bras armé. Ce groupe serait principalement chargé de conduire des opérations commandos de reconnaissance. Peu d’informations sont disponibles au sujet de ces groupes. Seul un article émanant du site internet pro-russe « Donbass Insider » décrit de manière détaillée le bataillon OBON. L’auteur affirme que l’unité ne serait composée que d’environ 200 combattants dont beaucoup seraient des vétérans du djihad en Syrie et leur salaire en Ukraine serait de 400 euros par mois. Selon le site pro-israélien MEMRI c’est au sein de ce bataillon que combattrait Rustam Azhiev. Depuis 2015, il dirigeait le groupe islamiste tchétchène en Syrie Ajnad Al-Kavkaz. Il serait arrivé en Ukraine vers la fin de 2022 après avoir transité par la Turquie accompagné de quelques dizaines de combattants venus avec lui de Syrie. Il fut accueilli par le chef du gouvernement tchétchène en exil Akhmed Zakaïev. Ces différents bataillons ont été intégré au fur et à mesure à la Légion Internationale ukrainienne. Elle regroupe des volontaires internationaux venus combattre aux côtés de Kiev. Ils sont ainsi formés et équipés par les forces ukrainiennes. Bien que parmi les conditions pour la rejoindre il soit fait mention de l’interdiction d’avoir un casier judiciaire, on constate la présence d’anciens combattants djihadistes. Leur organisation est difficile à établir en raison du manque de sources claires et précises sur le sujet. Certains sont présents depuis 2014 tandis que d’autres ne sont arrivés qu’en 2022. Ils semblent s’être fondus dans la masse auprès d’autres combattants tchétchènes dans les différents bataillons. Leur présence est relativement discrète à l’exception de Rustam Azhiev qui a médiatisé sa venue. Du côté ukrainien, la présence de ces éléments djihadistes est difficile à gérer. En 2019 le gouvernement avait dissous et désarmé le bataillon Cheikh Mansour en raison de ses dérives islamistes avant de le réactiver en 2022. Un dilemme s’impose alors entre conserver ces combattants expérimentés ou les retirer pour éviter de décrédibiliser l’armée dans son ensemble. Si le pays a arrêté et extradé certains djihadistes jusqu’en 2021, cela ne semble plus d’actualité en raison du besoin croissant de soldats depuis le déclenchement de l’invasion. Par ailleurs le parlement ukrainien a œuvré à la mobilisation des indépendantistes tchétchènes en reconnaissant le 18 octobre 2022 l’indépendance de la République d’Itchkérie qui serait « temporairement occupée par la Russie ».
Dans un même temps, l’Ukraine compte environ 500 000 musulmans, principalement des tatars issus de Crimée. Pour autant, il n’y a pas la présence de discours promouvant un jihad contre la Russie de la part des autorités religieuses du pays. Selon l’ancien moufti ukrainien, Saïd Ismahilov, la guerre menée est un jihad car « selon la charia nous avons la permission de protéger nos vies, nos familles et nos propriétés », il n’appelle cependant pas au jihad en raison de la laïcité ukrainienne. On constate ainsi que le djihadisme du côté ukrainien relève davantage de la présence de vétérans du djihad que d’une organisation structurée autour d’un islam radical. Ces éléments semblent disséminés au sein des quatre bataillons « tchétchènes » qui appartiennent à la Légion Internationale Ukrainienne avec, semble-t-il, une prédominance dans les bataillons Cheikh Mansour et OBON. Leur présence sur ce théâtre n’est pas commanditée par d’autres organisations islamistes mais découle d’une volonté personnelle. Leur motivation à prendre les armes en Ukraine ne semble finalement pas si différentes que pour les autres volontaires : lutter contre l’impérialisme russe. Il subsiste cependant une dimension indépendantiste ou revancharde à l’égard de la Russie avec, chez certains, une volonté d’ensuite reprendre le combat en Tchétchénie. Leur présence constitue à la fois un atout militaire pour les forces ukrainiennes mais également un fardeau à gérer en raison de l’image qu’ils peuvent renvoyer à l’international. Il réside également un risque à plus long terme de savoir ce que deviendront ces mercenaires une fois la guerre terminée.
Ainsi, on constate une continuité entre le conflit tchétchène et la présence actuelle de djihadistes en Ukraine. Ce premier conflit a mené à la constitution de groupes armés radicalisés sous l’impulsion de prédicateurs venus notamment d’Arabie Saoudite. Devenus persona non grata en Russie après leur défaite, ils ont poursuivi leur lutte au fil des organisations islamistes. Le début du conflit en Ukraine en 2014 a représenté une opportunité pour certains djihadistes de reprendre les armes contre la Russie. Le besoin en soldats de l’Ukraine et leur recours à combattants étrangers a permis à ces vétérans de s’insérer au sein de bataillons musulmans. Leur présence en Ukraine résulte donc d’un contexte particulier qui remonte aux années 1990. Dans le cadre de ce conflit les vétérans du djihad ne semblent pas revendiquer un objectif religieux ou politique mais davantage lutter contre l’impérialisme russe avant d’envisager de reprendre le combat en Tchétchénie. De l’autre côté du front, la République de Tchétchénie fait également parler d’elle dans le conflit en Ukraine. Depuis son accession au pouvoir en 2007, son dirigeant Ramzan Kadyrov tient la république d’une main de fer. L’invasion de 2022 est une nouvelle occasion de démontrer sa loyauté forte envers Vladimir Poutine en mobilisant les kadyrovtsy et un discours imprégné d’islamisme. […]
Forte hausse des catéchumènes en France : 7 135 adultes seront baptisés à Pâques
La Conférence des évêques de France a présenté, mercredi 27 mars, les résultats 2024 de son enquête annuelle sur les catéchumènes, ces adultes et adolescents baptisés chaque année le jour de Pâques :
Comme l’an dernier, les diocèses de France (104 au total) enregistrent une forte hausse des catéchumènes. De +28% en 2023, cette croissance franchit en 2024 le seuil des 30%. Au total, 7 135 adultes seront baptisés à Pâques cette année, et plus de 5 000 adolescents (c’est-à-dire collégiens et lycéens uniquement, les élèves de primaire n’étant pas comptabilisés dans l’enquête).
Soit plus de 12 000 nouveaux baptisés adolescents et adultes sur la seule année 2024.
La part des jeunes de 18 à 25 ans, en particulier des étudiants, parmi les catéchumènes adultes, continue d’augmenter en 2024, après la hausse très significative observée l’an dernier. Ils représentent désormais plus du tiers des adultes nouveaux baptisés (36% en 2024, vs 34% en 2023). A noter qu’ils ne représentaient que 23% des catéchumènes adultes avant le COVID.
La tendance observée l’an dernier dans les territoires ruraux se confirme, avec 29% des catéchumènes adultes vivant en zone rurale. En 2024, les trois provinces ecclésiastiques enregistrant les plus fortes hausses (+50%) sont Besançon, Dijon et Clermont, des provinces majoritairement rurales. Le diocèse de Saint- Claude (Jura) en particulier, enregistre cette année le record de hausse avec plus de 200% de catéchumènes par rapport à l’an dernier (27 en 2024 vs 8 en 2023).
Si une grande majorité des catéchumènes adultes sont issus de familles de tradition chrétienne, ce nombre diminue chaque année (61% en 2024, vs près de 69% en 2023). A l’inverse, les personnes se déclarant “issues de familles sans religion” augmentent significativement : elles représentent aujourd’hui le quart des catéchumènes adultes.
Pas de vague…
Une menteuse instrumentalisée par des réseaux islamistes (subventionnés via l’Union européenne…) a voulu défier son proviseur : menacé de mort, le proviseur a quitté ses fonctions. Le rectorat invente des «convenances personnelles».
L’édito de Paul Sugy : «Islamisme : non-assistance à école en danger» pic.twitter.com/SbG7gGqSdn
— CNEWS (@CNEWS) March 27, 2024
Yann Barthès interrogé à l’Assemblée sans oreillette ni prompteur
Dans Quotidien, Yann Barthès va pouvoir se moquer de Yann Barthès :
Quand Yann Barthès n’a ni oreillette, ni prompteur😂 pic.twitter.com/yw1SsxOslr
— Destination Télé (@DestinationTele) March 27, 2024
Alors qu'il tentait de se victimiser devant la commission d'enquête en sous-entendant une persécution du RN, Yann Barthès se fait recadrer par le président de la commission, qui est pourtant macroniste.
Sur le plateau de #Quotidien, c'est plus facile de provoquer sans… pic.twitter.com/J0OIzqfy3z
— Kim Jong Un ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ (@KimJongUnique) March 27, 2024
Les jeux olympiques du 93
Le reste du pays sert de zone de délestage pour les populations les plus problématiques qui pourraient nuire à la grande célébration d’un vivre ensemble auquel plus personne ne croit. Et le département de la Seine-Saint-Denis a annoncé distribuer à ses habitants 150 000 billets gratuits pour les épreuves des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, auxquels s’ajoutent 28 000 places pour la cérémonie d’ouverture. A croire que les places ne se vendent pas. Rien n’est gratuit : ce sont encore les Français qui paieront. Et les habitants du 93 revendront certainement les places au marché noir…
Lettre ouverte au Grand Conseil de Genève et à la Ville de Genève concernant la récente loi LED-Genre
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
En mars 2023 le Grand Conseil a approuvé la «Loi sur l’égalité et la lutte contre les discriminations liées au sexe et au genre». Dans cette loi “LED Genre” on parle d'”identité de genre”, etc. Or, les lois civiles doivent être basées sur la loi naturelle, sur le bon sens. L'”identité de genre” n’a pas de sens. Il n’y a que des hommes et des femmes et on ne peut pas forcer les gens à dire le contraire, sinon c’est du totalitarisme.
Même si une politicienne a dit que la “binarité des sexes bénéficie d’un fort ancrage culturel” et que “L’ouverture à laquelle les minorités ont droit ne leur donne en aucun cas le droit de pulvériser les repères majoritaires”, on ne peut que s’inquiéter du fait qu’on présente une loi dans laquelle des termes qui ne correspondent pas à la réalité soient employés.
Il y a un droit fondamental à protéger qui est celui de dire la vérité sur la réalité biologique de l’humanité. Et cela inclut la vérité sur les familles. Les enfants ont le droit de vivre avec leurs parents biologiques, sauf accident, et on ne peut pas se taire devant les dernières lois qui permettent que des enfants soient privés d’un père ou d’une mère au nom d’une prétendue «égalité».
A l’heure où la Ville de Genève organise une «table ronde sur l’inclusion des personnes trans dans les institutions publiques», il est important de continuer à rappeler le droit fondamental à dire la vérité. Le droit fondamental de dire la vérité ne peut pas être réduit par des lois civiles.
Jaime Vladimir Torres-Heredia Julca
1205 Genève
Les enseignants du lycée Averroès recyclés par l’enseignement catholique ?
Le sort de l’établissement musulman, privé sous-contrat, est entre les mains du Conseil d’État, qui doit se prononcer sur la décision de retrait du contrat d’association, prise par la préfecture du Nord en décembre 2023. Si elle est confirmée, alors la rentrée n’aura pas lieu à Averroès en septembre.
Que vont devenir les enseignants ? Sur les 33 enseignants d’Averroès, 19 ont fait leur demande de transfert vers l’enseignement catholique et 10 ont obtenu un agrément. Ce sésame est attribué aux candidats jugés suffisamment en accord avec le projet de l’enseignement catholique…
Certains enseignants se tourneront plutôt vers l’enseignement public.
Le Collège Notre Dame de l’Aurore (31) cherche encore 6000 pour finir l’année et préparer la rentrée prochaine
6130 euros.
C’est la somme qui reste à collecter pour atteindre l’objectif de notre campagne de Carême.
Serez-vous avec votre entourage la goutte d’eau qui fera déborder le vase ?
En cette montée vers Pâques, continuons avec persévérance à sensibiliser nos proches pour queles enfants de notre campagne lauragaise puissent avoir une scolarité sereine jusqu’à la fin de l’année.
Vous êtes le sel du collège !
Rien sans vous. Tout avec vous.
Avec toute notre gratitude et l’assurance de nos prières.
Belle montée vers Pâques !
Le maire de Nantes a choisi son jour

Qui prend soin et protège… Et le même jour :

Bon, en même temps, il n’y a plus de jour “sans” à Nantes.
Le député RN Roger Chudeau dénonce le Planning familial
Au sein de l’hémicycle, il a dénoncé le fait que l’Etat s’occupait de l’éducation sexuelle de nos enfants et que les enseignants avaient tendance à demander au Planning familial de demander de s’occuper de cette besogne :
L’Éducation nationale a pour mission de transmettre aux élèves des connaissances et des valeurs.
Et non de se substituer aux familles dans l’éducation de leurs enfants.
Au nom de quoi l’Etat se mêle-t-il de l’intimité affective et sexuelle de ses élèves ? pic.twitter.com/wOin1igCCq
— Roger Chudeau (@ChudeauR) March 26, 2024
Le Planning, c’est notamment ça :

100 000 abonnés en moins dans la partie jeunesse du groupe Bayard
Le directoire de Bayard avait annoncé à ses salariés une perte record de 7,5 millions d’euros. Dans un message interne, le directeur général du groupe indique que “le résultat de la presse consolidé est négatif pour la première fois depuis très longtemps“.
Parmi ces chocs,
“le plus violent étant le recul des nouveaux abonnés de Bayard Jeunesse et Milan Jeunesse depuis la rentrée de septembre. 100 000 abonnés en moins par rapport à ce qui avait été prévu au budget, ce qui représente environ 3 millions de marge opérationnelle.”
La situation est grave :
Vous le savez, l’économie de Bayard ne permet pas que l’entreprise présente durablement un résultat net négatif. Nous devons continuer à agir, à prendre des décisions parfois difficiles et à continuer d’investir avec exigence là où l’avenir est prometteur. Nous n’avons pas le choix.
Voici les titres dont les niveaux d’abonnement sont insuffisants pour envisager un possible redressement : Panorama, Le Monde de la Bible, les titres liturgiques, Phosphore. Ces titres travaillent sur “des projets d’arrêt ou de transformation radicale de leurs modèles“.
Bayard envisage de vendre les magazines du pôle Nature et Territoires édités par Milan Presse.
Enfin, une large partie du service client est transféré à Madagascar pour réduire les coûts…
Les pro-vie qui ont dénoncé l’exploitation des bébés par l’industrie de l’avortement demandent au Congrès d’enquêter
“Les bébés avortés n’ont de valeur que pour Planned Parenthood, qui les récolte et les vend, et pour les laboratoires financés par le gouvernement, qui les achètent, précisément parce qu’ils sont des êtres humains comme nous”, a déclaré David Daleiden, fondateur du Center for Medical Progress (Centre pour le progrès médical).
Les militants pro-vie qui ont pris l’initiative d’exposer la complicité de l’industrie de l’avortement dans le prélèvement d’organes fœtaux ces dernières années ont témoigné au Capitole le 19 mars de leurs efforts, qui, selon eux, nécessitent que les représentants élus du peuple fassent usage de la force de la loi.
En 2015, le groupe d’investigation pro-vie Center for Medical Progress (CMP) a commencé à publier une série de conversations enregistrées secrètement avec des responsables de Planned Parenthood et de la National Abortion Federation (Fédération nationale de l’avortement), ce qui a déclenché une tempête de controverses et une série de révélations sur le fait que l’industrie de l’avortement enfreignait de nombreuses lois fédérales interdisant de tirer profit des tissus humains, la modification des procédures d’avortement dans le but d’obtenir de meilleurs échantillons de tissus, voire des avortements par naissance partielle ou des infanticides, ainsi que des vidéos montrant des avorteurs faisant preuve d’insensibilité à l’égard de l’humanité des enfants tués par leur travail.
M. Daleiden a témoigné :
J’ai assisté à la manipulation de bébés démembrés dans certains des plus grands centres d’avortement de Planned Parenthood du pays, tandis que les responsables de la “recherche” discutaient de la manière de dissimuler les ventes. J’ai rencontré des dizaines de hauts responsables de Planned Parenthood lors de leurs somptueux salons commerciaux sur l’avortement, parrainés par des entreprises qui achètent des parties de bébés”. “Parfois, je les ai vus commencer à pleurer en décrivant les minuscules cerveaux, cœurs et pieds des bébés prématurés qu’ils démembrent et brutalisent avant de les vendre, avant de se ressaisir et de se secouer, alors qu’ils essayaient de supprimer l’hérésie des sentiments humains que le dogme de l’avortement à l’échelle industrielle ne peut pas permettre.
“Je n’oublierai jamais le jour où, au début de mes recherches, une dénonciatrice de la société StemExpress, spécialisée dans les parties du corps des fœtus, m’a parlé du plus gros foie que son laboratoire ait jamais vendu, celui d’un bébé avorté à l’âge de cinq mois au Planning familial de Sacramento, en Californie”. “Ils ont prélevé les cellules souches du foie, les ont mises dans un flacon et les ont vendues pour 17 000 dollars à un autre laboratoire financé par le contribuable. Planned Parenthood affirme que 75 % des avortements ont lieu en raison de problèmes financiers. Ces 17 000 dollars auraient pu servir à payer le loyer de quelqu’un pour l’année suivante. Mais pour les cliniques d’avortement qui vendent et les laboratoires financés par le gouvernement qui achètent, ce bébé de 5 mois valait plus mort que vivant”.
M. Daleiden a également mis en avant des courriels révélés par le CMP en décembre, confirmant que le Bureau de l’inspecteur général (OIG) du ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS) avait émis une citation à comparaître en 2021 pour obtenir des informations sur le programme de prélèvement d’organes fœtaux de l’université de Pittsburgh, mais que l’OIG n’avait jamais informé le Congrès ou le public de ce qui s’était passé par la suite.
Il a également noté qu’au début du mois, le CMP a révélé que Planned Parenthood entretenait des relations avec l’Université de Californie à San Diego (UCSD) pour échanger des parties du corps de bébés avortés contre “la propriété des “brevets” et de la “propriété intellectuelle” de l’université” créés grâce à des expériences sur ces bébés, un arrangement très lucratif malgré l’illégalité du transfert de tissus de fœtus humains avortés pour une “contrepartie de valeur”.
En outre, M. Daleiden a dénoncé l’actuelle vice-présidente Kamala Harris, qui était procureur général de Californie à l’époque où le scandale des pièces détachées pour bébés a éclaté, pour sa complicité dans la “dissimulation” des crimes commis par le géant de l’avortement. Au lieu de poursuivre des personnalités de l’industrie de l’avortement pour les crimes révélés en Californie, Mme Harris a fait une descente au domicile de M. Daleiden pour saisir ses images d’infiltration et le poursuivre en justice. Des courriels ont été découverts par la suite, indiquant que le bureau de M. Harris avait coordonné la situation avec Planned Parenthood.
Au cours des années qui ont suivi, Daleiden et CMP ont fait l’objet de diverses poursuites judiciaires et ont été accusés d’intrusion, d’avoir présenté de faux permis de conduire et d’avoir enregistré des personnes sans leur consentement. Le CMP a fait valoir que la loi fédérale RICO (Racketeer Influenced & Corrupt Organizations) avait été mal appliquée, mais en décembre, il a perdu son dernier appel d’un jugement de près de 16 millions de dollars prononcé à son encontre. La Cour suprême des États-Unis avait refusé d’intervenir en octobre.
“L’industrie de l’avortement, dirigée par Planned Parenthood, est un puissant groupe d’intérêt dans notre pays”. “Les bébés avortés n’ont de valeur que pour le Planning familial, qui les récolte et les vend, et pour les laboratoires financés par le gouvernement, qui les achètent, précisément parce qu’ils sont des êtres humains comme nous. Mais le message dont notre civilisation a plus que jamais besoin aujourd’hui est que la valeur de chaque être humain est infinie.”
“À une époque où de puissantes forces gouvernementales et médiatiques tentent de faire taire ce message et où des fonctionnaires bien intentionnés peinent parfois à trouver leur voix, il est impératif que la Chambre du peuple rouvre les enquêtes officielles sur le marché noir du prélèvement d’organes de bébés avortés afin que les entités financées par le contribuable ne puissent jamais mettre un prix sur les êtres humains”.
Terrisa Bukovinac, fondatrice de Progressive Anti-Abortion Uprising (PAUU), a également témoigné. En 2022, PAUU a découvert les restes de cinq bébés avortés dans une caisse à l’extérieur du Washington-Surgi Center dans la capitale nationale. Alors que les autorités refusent à nouveau d’enquêter, un premier examen médical indique que certains d’entre eux sont morts d’infanticide et d’avortement par naissance partielle, deux pratiques illégales.
Mais, une fois de plus, au lieu d’enquêter, le gouvernement fédéral a pris des mesures contre les pro-vie qui les avaient dénoncés. En août dernier, un jury du district de Columbia a reconnu les militants pro-vie coupables de conspiration contre les droits et de violation de la loi fédérale sur la liberté d’accès aux entrées des cliniques (FACE), pour avoir bloqué l’accès à la Washington Surgi-Clinic en octobre 2020. Ils risquent plus de dix ans de prison, mais leurs avocats ont promis de faire appel.
Mme Bukovinac a déclaré :
“Le ministère de la justice passe son temps à poursuivre et à emprisonner mes amis pour une action directe totalement pacifique et non violente, alors qu’il devrait plutôt s’en prendre à des tueurs qui commettent des crimes fédéraux”.
Elle a également appelé le Congrès à enquêter, notamment en citant à comparaître Cesare Santangelo, avorteur à la clinique Surgi de Washington.
Ni l’administration Obama, ni l’administration Trump, ni l’administration Biden n’ont pris de mesures contre l’une ou l’autre des organisations d’avortement mises en cause à la suite de ces révélations.
Semaine Sainte à Gaza, entre la peste et le choléra
S’adressant aux médias italiens à la veille des fêtes pascales, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, alerte sur la situation des chrétiens de Gaza devenue « intolérable », alors que les fidèles s’apprêtent à fêter la Résurrection du Christ, dans un quotidien devenu un calvaire, au témoignage du seul prêtre catholique demeuré sur place.
« La faiblesse des Etats-Unis crée un grand dilemme car jusqu’à présent, il y avait toujours quelqu’un pour arranger les choses. Maintenant, tout cela n’existe plus, nous devons le faire d’ici et je ne sais ni comment ni quand cela pourra être fait. »
Si l’administration Biden a accru la pression sur Benyamin Netanyahou, elle semble incapable à ce stade de réguler l’aide militaire à l’Etat hébreu.
« C’est objectivement une situation intolérable. Nous avons toujours eu de nombreux problèmes de toutes sortes, même la situation économique et financière a toujours été très fragile mais la faim n’avait jamais existé à ce jour, mais nous devons y faire face à l’heure actuelle ».
Maigre consolation, Mgr Pizzaballa a obtenu la libre circulation des pèlerins dans les lieux saints durant les fêtes pascales.
« Nous avons dû argumenter auprès de l’Etat hébreu que, s’ils avaient donné des permis aux musulmans pour le Ramadan, ils devaient en donner aussi aux chrétiens pour Pâques. Même si c’est en nombre moindre, nous aurons plusieurs milliers de permis pour Pâques. Ce sera une Pâques difficile, je pense à la solitude de Jésus à Gethsémani qui est la même que la nôtre aujourd’hui ».
Dans la bande de Gaza, l’église de la Sainte-Famille est la seule paroisse catholique, et elle abrite environ 600 chrétiens déplacés depuis le début du conflit.
Le P. Gabriel Romanelli, curé de Gaza retenu à Jérusalem, a déclaré la veille des Rameaux :
« L’autre jour, mon vicaire, le P. Youssef Asaad, qui est dans Gaza, m’a dit : Vous ne pouvez imaginer la douleur que nous ressentons et le désespoir du peuple ». « Nous sommes entourés par l’odeur de la mort, nous la ressentons, fortement, partout. Nous sommes enterrés sous des montagnes de décombres, de déchets, les égouts ont explosé ». « Malgré tout, chaque jour, ils prient pour la paix et offrent leur souffrance et leur privation pour le cessez-le-feu et pour la libération des otages ».
Manque de transparence sur l’utilisation des deniers publics : les comptes des opérateurs de l’État ne sont pas en ligne
D’Agnès Verdier-Molinié, Directrice de la Fondation iFRAP, à propos du déficit français :
[C]ontrairement à nos partenaires de la zone euro, nous n’avons absolument rien fait depuis 2011 pour faire baisser nos dépenses publiques et nous désendetter. Quand nos voisins y parvenaient un peu chaque année avant le Covid, nous continuions à dépenser sans compter et la dette filait. Elle est passée de 900 milliards en 2002 à environ 3 100 milliards d’euros aujourd’hui. Plus de trois fois plus en milliards et presque deux fois plus en part de richesse nationale. En France, ce n’était jamais le bon moment : quand la croissance était là, il ne fallait pas la casser en baissant la dépense et quand la croissance n’était pas au rendez-vous, il fallait dépenser plus pour la booster.
Nous avons mis le sujet sous le tapis. La technostructure française est toujours plus prompte à trouver de nouvelles idées d’impôts, de taxes ou de cotisations que de meilleures allocations des moyens et des réductions des dépenses. Tout cela avec un manque de transparence sur l’utilisation des deniers publics qui est saisissant : les comptes des opérateurs de l’État ne sont pas en ligne pour la plupart, les bilans sociaux des collectivités non plus… Alors que l’on demande aux entreprises de plus en plus de transparence, on obtient de plus en plus difficilement les informations sur l’utilisation de l’argent public qui n’est autre que le nôtre.
Étrangement, la première question qui revient en boucle après l’annonce de ce piteux déficit public pour 2023 est : va-t-il falloir augmenter les impôts ? On a presque envie d’en rire pour ne pas en pleurer. Nous sommes déjà les champions de l’impôt ! Nous payons 30 milliards supplémentaires de fiscalité sur le logement par rapport à la moyenne de la zone euro, 50 milliards supplémentaires sur le capital par rapport à la moyenne, et nos entreprises paient plus de 150 milliards supplémentaires en prélèvements obligatoires par rapport aux entreprises de la zone euro…
Cette question est, à elle seule, un scandale. Faut-il croire à la stabilité fiscale du gouvernement ? Bercy a commandé une revue de dépenses sur les aides aux entreprises. Ces « aides » sont pour 125 milliards des baisses d’impôts, de cotisations sociales ou de taxes de production. Les baisser signifierait augmenter les prélèvements fiscaux et sociaux sur nos entreprises, affectant leur compétitivité. Baisser la « dépense fiscale » n’a jamais fait baisser la dépense publique !
La France est maintenant au pied du mur. Les agences de notation ne vont pas tarder à lever le voile sur la précarité de notre situation. Et sur le risque que cela pourrait faire peser sur la zone euro. Il va falloir, n’en déplaise à ceux qui profitent de la gabegie et du caractère prolifique de nos dépenses sociales, sortir du rêve toxique de l’argent public magique. Pour dépenser de l’argent public, il faut créer de la richesse marchande ; pour cela il faut des personnes pour travailler dans des entreprises rentables et des services publics resserrés qu’on ne surpaye pas. Il est temps de demander des comptes et de vraies économies avant que plus aucun investisseur ne veuille nous prêter pour payer les retraites, les salaires publics et les dépenses maladie.
Pour réussir le tournant le plus important depuis les années 1970, il va nous falloir avancer sur deux pieds : le travail doit être la règle, que l’on soit natif ou non, et nos administrations doivent justifier l’utilité de chaque euro d’argent public avant de pouvoir le dépenser. Travail et productivité doivent être nos maîtres mots. Pour cela on devra renverser la table du soi-disant « modèle social ».
Un juge du Nevada déclare que l’amendement sur l’égalité des droits oblige Medicaid à financer les avortements
La juge du Nevada, Erika Ballou, a confirmé les craintes de longue date des pro-vie que l’amendement sur l’égalité des droits ne soit utilisé pour créer des “droits” à l’avortement et autres.
Elle a statué mardi que le programme Medicaid de l’État devait subventionner les avortements. Le Nevada Independent rapporte que la section nationale de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) avait poursuivi l’État au nom du groupe d’avorteurs Silver State Hope Fund, contestant l’exclusion par le Nevada des “services” d’avortement du programme Medicaid de l’État.
Le Nevada autorise l’avortement jusqu’à 24 semaines à la suite d’un référendum organisé en 1990. Mais l’ACLU a affirmé que
“si vous avez le droit [sic] à l’avortement, mais que vous n’avez pas les moyens financiers de l’obtenir quand vous en avez besoin, en particulier quand il est nécessaire pour votre santé médicale, alors c’est presque comme si vous n’aviez pas de droit [sic] du tout”. Nous veillons à ce que le droit à l’avortement dans l’État du Nevada ne se résume pas à des lettres sur une page”.
Anniversaire de l’encyclique Evangelium Vitae
Alors qu’en France l’avortement est constitutionnalisé et que l’euthanasie pointe son nez, c’est aux Etat-Unis que l’épiscopat a la bonne idée de célébrer l’anniversaire de l’encyclique Evangelium Vitae du pape Jean-Paul II, publiée le 25 mars 1995. Comme le rappelait le pape dès le numéro 2 de l’encyclique
Malgré les difficultés et les incertitudes, tout homme sincèrement ouvert à la vérité et au bien peut, avec la lumière de la raison et sans oublier le travail secret de la grâce, arriver à reconnaître, dans la loi naturelle inscrite dans les cœurs (cf. Rm 2, 14-15), la valeur sacrée de la vie humaine depuis son commencement jusqu’à son terme; et il peut affirmer le droit de tout être humain à voir intégralement respecter ce bien qui est pour lui primordial. La convivialité humaine et la communauté politique elle-même se fondent sur la reconnaissance de ce droit.
La défense et la mise en valeur de ce droit doivent être, de manière particulière, l’œuvre de ceux qui croient au Christ, conscients de la merveilleuse vérité rappelée par le Concile Vatican II: « Par son Incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme ». Dans cet événement de salut, en effet, l’humanité reçoit non seulement la révélation de l’amour infini de Dieu qui « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16), mais aussi celle de la valeur incomparable de toute personne humaine.
Rififi à Reconquête ?
Après le départ de Jean-Frédéric Poisson, une adversité entre Zemmour et Marion Maréchal plomberait la campagne, selon le Point :
[…] Éric Zemmour et Marion Maréchal ont, selon nos informations, cessé pour ainsi dire de s’adresser la parole en dehors des réunions de campagne hebdomadaires depuis plusieurs semaines. Avant même la tenue de ce grand meeting du 10 mars. La rupture a eu lieu quelques jours auparavant, lors d’un déjeuner en tête-à-tête où Marion Maréchal a « débordé », pour reprendre l’expression d’un cadre de Reconquête. C’est-à-dire vertement reproché à l’ancien candidat à la présidentielle la place trop importante prise par lui dans les médias comme le contrôle trop prégnant de sa conseillère Sarah Knafo sur l’organisation de la campagne…
« Les proches d’Éric Zemmour pensent que s’il n’occupe pas l’espace, Reconquête perd des voix. L’entourage de Marion pense au contraire que si on ne la voit pas davantage, on n’en gagnera pas non plus… C’est une impasse », témoigne du bout des lèvres et de manière anonyme un cadre du parti nationaliste.
À la direction de campagne comme à la tête du parti, le profond différend a fini par devenir tabou. Par peur des conséquences que sa révélation pourrait avoir tant sur la mobilisation militante que dans les urnes, le 9 juin prochain. Interrogés, Éric Zemmour puis Marion Maréchal opposent au Point de mous démentis… Avant d’insister, l’un comme l’autre, sur leur volonté de ne surtout pas être cités. Ainsi prévenu de la préparation de cet article, le patron de Reconquête ira jusqu’à poster opportunément sur les réseaux sociaux un message de soutien à sa tête de liste… Le premier depuis trois semaines. En vain.
Entre l’ancienne équipe présidentielle resserrée autour d’Éric Zemmour et celle qui s’est constituée depuis le mois de septembre autour de Marion Maréchal, la mayonnaise n’a jamais pris. Au point de donner régulièrement, en interne, l’impression de deux équipes parallèles, travaillant chacune dans leur couloir, sans toujours en informer l’autre. « Il y a des choses que les uns comme les autres peuvent découvrir en ouvrant Twitter… Je n’étais moi-même pas au courant du récent débat entre Marion Maréchal et Jean-Louis Bourlanges au Figaro », déplore Stanislas Rigault, pourtant membre du bureau exécutif de Reconquête et rare pont subsistant entre ce qu’il faut bien appeler deux camps. « Il y a clairement des choses à ajuster, des questions d’organisation à huiler », euphémise-t-il.
Davantage que les épreuves traversées, les compatibilités humaines ou idéologiques, il n’est qu’un seul ciment véritable en politique : la dynamique. Or, c’est là que le bât blesse à Reconquête. À deux mois du scrutin, la liste conduite par Marion Maréchal peine à s’élever au-dessus de la ligne de flottaison sondagière. Tutoyant dangereusement les 5 %, en deçà desquels , au soir du 9 juin, le parti devra non seulement renoncer à l’idée d’être représenté au Parlement de Strasbourg, mais possiblement à son avenir politique…
De quoi convaincre Éric Zemmour de reprendre en main la campagne, dans l’espoir de mobiliser dans les urnes ses quelque 2,5 millions d’électeurs de la dernière présidentielle. D’autant qu’autour de lui ils sont nombreux à multiplier les griefs contre une Marion Maréchal « pas assez percutante », « incapable de taper », « trop lisse » ces six derniers mois de campagne.
Depuis le mois de janvier, l’ancien candidat à la présidentielle multiplie ainsi les matinales, comme les grands rendez-vous médiatiques du week-end. Sans toujours en informer sa tête de liste, ou bien à la dernière minute. Grevant ainsi le précieux temps de parole accordé à la candidate Reconquête dans les médias, selon les règles de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) en temps de campagne électorale. Un point qui a fini par éveiller les soupçons de l’animateur phare de CNews et Europe 1, Pascal Praud, qui en pleine interview le 20 mars interpelle Marion Maréchal : « Éric Zemmour est très présent dans votre campagne, est-ce que vous trouvez qu’il l’est trop ? » Passé un démenti un brin gêné, Marion Maréchal finit par balayer : « Si vous ne croyez pas en ma réponse, pourquoi posez-vous la question ? »
Invité deux jours plus tôt de la matinale d’Europe 1 au micro de Sonia Mabrouk, Éric Zemmour n’aura, quant à lui, pas prononcé une seule fois le nom de sa tête de liste. Dans les vidéos du meeting du 10 mars postées par l’essayiste sur les différents réseaux sociaux où, comme il l’assure, « l’Europe était là, la France était là et Mozart aussi », sa candidate, elle, n’est pas là. Disparue…
Seul détenteur du précieux fichier des adhérents, le parti priorise depuis de longues semaines déjà l’envoi des newsletters préparées par l’entourage d’Éric Zemmour plutôt que celles rédigées par celui de Marion Maréchal. Une ambiance et une rivalité particulièrement dommageables pour une liste oscillant autour des 5 % dans les sondages. Totalement suicidaires si s’y mêlent, par malheur, des désaccords de fond politiques et stratégiques. Or, il est deux sujets cardinaux à propos desquels les deux têtes de Reconquête reconnaissent de forts désaccords : la guerre en Ukraine comme la stratégie à adopter vis-à-vis du RN.
Soucieuse de la bonne intégration des futurs eurodéputés Reconquête dans l’hémicycle de Strasbourg sur les bancs du groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR), Marion Maréchal répète à chaque interview son souhait d’une victoire de l’Ukraine et donc d’une aide en sa faveur. Réglant ainsi ses pas sur ceux de ses alliés, notamment sur ceux de la cheffe de file de Fratelli d’Italia , la très atlantiste présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni.
Un entrain qu’est loin de partager Éric Zemmour. L’homme pour qui la Russie est une « démocratie autoritaire » défendait le 3 mars sur le plateau du Grand Jury la nécessité « d’arrêter de sacrifier des Ukrainiens et des Russes, d’arrêter cette guerre par une négociation de paix entre la Russie et l’Ukraine. On ne va pas faire une guerre de mille ans ! » Une dissonance propre à perdre leurs électeurs, et d’autant plus problématique que le sujet, sous l’impulsion du chef de l’État et des candidats Renaissance notamment, est depuis plusieurs semaines l’une des thématiques centrales de la campagne des européennes.
Plus tactique est le différend qui oppose Marion Maréchal et Éric Zemmour quant au Rassemblement national. Lors de cette même émission, l’ex candidat à la présidentielle tirait à vue, comme à son accoutumée, sur le parti à la flamme et sa cheffe de file : « Par volonté de dédiabolisation, Marine Le Pen a peur de tous les mots qui fâchent la gauche, les immigrationnistes. Dès qu’un mot fâche nos adversaires, les adversaires de la France, elle se couche. Or, si on se soumet dans les mots, on se soumet dans les actes. Qui parle comme le système agira comme le système. Une fois au pouvoir, elle ne fera rien. C’est la grande différence entre elle et moi. »
Une stratégie offensive, pensée pour limiter le départ de ses électeurs dans une logique de « vote utile » vers le RN. Voire, pour espérer en dérober quelques-uns à Jordan Bardella. Très exactement à l’opposé de la main tendue par Marion Maréchal lors de son discours du 10 mars : « Marine Le Pen, Jordan Bardella, je veux vous dire que nous ne sommes pas des ennemis. Nous sommes complémentaires […] Je ne veux pas oublier ce qui nous rassemble et surtout ce qui demain devra nous rassembler. Car je n’ai pas changé, je suis toujours pour l’union des droites… » Une sortie qui, une fois de plus, a eu le don d’exaspérer Éric Zemmour et son proche entourage. À un peu plus de deux mois du scrutin européen reste un constat commun susceptible de réconcilier d’ici le 9 juin Marion Maréchal et Éric Zemmour : un échec de leur liste, arrivant sous la barre des 5 %, grèverait l’avenir politique de l’un comme de l’autre.
Déficit public du “tocard de la finance”
Selon l’INSEE, en 2023, le déficit public s’élève à 5,5 % du PIB, la dette publique à 110,6 % du PIB. Voilà les résultats du “quoi qu’il en coûte” et de l’argent gratuit… Mais surtout ne supprimons pas l’Aide Médicale d’Etat pour les immigrés clandestins, remboursons les 230 000 avortements annuels, distribuons gratuitement des milliers de préservatifs, finançons la presse et les associations gauchistes… Ce n’est pas l’option de Bruno Le Maire :
#Deficit – “Il faut une prise de conscience collective : ça ne peut plus être open bar. Des remboursements médicaux selon les revenus ? Je suis ouvert à tous les débats”@BrunoLeMaire invité de @amandine_begot dans #RTLMatin pic.twitter.com/4Mz7kqyXKp
— RTL France (@RTLFrance) March 26, 2024
C’est bien plus que les 4,8% de déficit réalisés en 2022 et que les 4,9% initialement prévus par le gouvernement pour 2023.
Nicolas Dupont-Aignan, sur le déficit public de la France : «Les Mozart de la finance sont devenus les tocards de la finance», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/VxvZQezAu2
— CNEWS (@CNEWS) March 26, 2024
