Vers un instrument juridique interdisant la pratique de la gestation pour autrui
C’est avec joie que la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) fait écho aux paroles prononcées ce matin par le Pape François, dans son discours au Corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, appelant à une interdiction universelle de la gestation pour autrui :
“Je trouve regrettable la pratique dite de la mère porteuse, qui lèse gravement la dignité de la femme et de l’enfant. Elle est fondée sur l’exploitation d’une situation de nécessité matérielle de la mère. Un enfant est toujours un cadeau et jamais l’objet d’un contrat. Je souhaite donc un engagement de la Communauté internationale pour interdire cette pratique au niveau universel”.
Les 5 et 6 avril prochains, à Rome, une conférence internationale sera dédiée à la Déclaration de Casablanca, qui vise à offrir à tous les États un instrument juridique interdisant la pratique de la gestation pour autrui. Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE, signataire de la dite Déclaration, affirme :
“Depuis plusieurs années, les associations familiales catholiques en Europe sont en première ligne pour protéger les enfants et les femmes contre toute tentative de légitimiser cette pratique et nous continuerons à travailler avec les nombreuses personnes et organisations, diverses et variées, qui soutiennent la déclaration de Casablanca. Grâce aussi à l’invitation du Pape François, il est grand temps de commencer une concrète réflexion internationale au niveau des Etats”.
Le Pape François avait déjà condamné la pratique de la GPA, pour la première fois d’une manière aussi explicite, lors de son audience avec les membres du Conseil de Présidence de la FAFCE, en 2022. L’appel lancé aujourd’hui a la spécificité de promouvoir une convention internationale pour l’abolition de la gpa. Il rentre dans le plus ample discours fait au Corps diplomatique, comme chaque année, où le Saint-Père rappelle l’importance de travailler pour la paix et les défis les plus importants de l’humanité aujourd’hui.
La voie de la paix exige le respect de la vie de l’enfant à naître dans le sein de la mère
Lundi 8 janvier, le Pape reçevait en Audience les représentants de 184 pays, du Corps Diplomatique près le Saint-Siège. A cette occasion, il a parlé du respect de la vie, de la GPA et du gender en ces termes :
“La voie de la paix exige le respect de la vie, de toute vie humaine, à partir de celle de l’enfant à naître dans le sein de la mère, qui ne peut être supprimée, ni devenir objet de marchandage. À cet égard, je trouve regrettable la pratique de la dite mère porteuse, qui lèse gravement la dignité de la femme et de l’enfant. Elle est fondée sur l’exploitation d’une situation de nécessité matérielle de la mère. Un enfant est toujours un cadeau et jamais l’objet d’un contrat. Je souhaite donc un engagement de la Communauté internationale pour interdire cette pratique au niveau universel. À chaque moment de son existence, la vie humaine doit être préservée et protégée, tandis que je constate avec regret, en particulier en Occident, la diffusion persistante d’une culture de la mort qui, au nom d’une fausse piété, rejette les enfants, les personnes âgées et les malades.
La voie de la paix exige le respect des droits humains, selon la formulation, simple mais claire, contenue dans la Déclaration Universelle des Droits Humains dont nous venons de célébrer le 75èmeanniversaire. Il s’agit de principes rationnellement évidents et communément acceptés. Malheureusement, les tentatives tentées ces dernières décennies d’introduire de nouveaux droits qui ne sont pas pleinement importants par rapport à ceux initialement définis et pas toujours acceptables, ont suscité des colonisations idéologiques, parmi lesquels la théorie du genre joue un rôle central, qui est très dangereuse parce qu’elle efface les différences dans la prétention de rendre tous égaux. Ces colonisations idéologiques provoquent des blessures et des divisions entre les États, au lieu de favoriser l’édification de la paix.”
Les députés RN s’opposent à la dépose des vitraux de Viollet-le-Duc
Communiqué du député RN Julien Odoul :
Mercredi 13 décembre, dans le cadre du groupe de travail chargé du suivi de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris que co-préside le député Julien Odoul, la commission des affaires culturelles et de l’éducation a auditionné Monsieur Philippe Jost, qui a succédé au général Jean-Louis Georgelin à la présidence de l’établissement public « Rebâtir Notre-Dame de Paris ».
Durant cette audition, Julien Odoul a interrogé Monsieur Jost sur les récentes déclarations du Président de la République. En effet, lors de sa visite de chantier le 8 décembre dernier, Emmanuel Macron a annoncé l’organisation d’un concours de vitraux contemporains pour « porter la marque du XXIe siècle » dans la cathédrale et remplacer les vitraux originaux de Viollet-le-Duc. Dans le prolongement de cette annonce scandaleuse et inquiétante, Monsieur Philippe Jost ne s’est pas montré très rassurant, en déclarant que :
« la ligne choisie consiste à ce que la cathédrale doit vivre chaque siècle depuis le début de sa construction et apporter sa marque, pourquoi pas le XXIème siècle ».
L’annonce macroniste a révolté légitimement les amoureux de notre patrimoine, déjà échaudés par les premiers débats sur la reconstruction de la flèche, qui ont immédiatement initié une pétition. Par cette décision, le Président de la République méprise également la convention de Venise signée avec la France en 1964, rendant impossible toute dépose des vitraux ainsi que leur remplacement par des œuvres modernes.
Si la cathédrale Notre-Dame de Paris retrouve sa splendeur jour après jour grâce au travail remarquable de tous les artisans, compagnons, architectes, charpentiers, etc., il n’est pas envisageable de la voir dénaturer et défigurer par des vitraux contemporains, nouvelle lubie déconstructrice d’Emmanuel Macron.
Les députés du groupe Rassemblement National rappellent leur attachement à la promesse de reconstruire la cathédrale à l’identique et s’opposent catégoriquement à la dépose des vitraux de Viollet-le-Duc. Ils soutiennent la pétition qui rassemble tous ceux qui sont attachés à la préservation de notre héritage, de notre culture et de notre identité.
La préférence sénégalaise du CROUS de Bordeaux
Cet article de Libération date de fin août 2023.

Et ce tweet du Crous de Bordeaux date de vendredi :
Dans le cadre de cette collaboration, le Crous de Bordeaux-Aquitaine réserve des places prioritaires sur son parc de logements pour les étudiants sénégalais bénéficiaires ou futurs bénéficiaires d’une allocation d’études gouvernementale. 3/5 pic.twitter.com/yexhvhJpzQ
— Crous de Bordeaux-Aquitaine (@Crous_Bordeaux) January 5, 2024
Fiducia Supplicans : Le salut des âmes intéresse-t-il encore quelqu’un ?
Gaëtan Poisson, auteur d’un ouvrage sur L’homosexualité au risque de la foi – Le témoignage d’un gay qui défend l’Église, ayant fait le choix de la chasteté dans la continence, a témoigné de la libération d’un homme d’une hypersexualisation imposée par les LGBT. Il réagit à son tour sur la déclaration Fiducia Supplicans. Extrait :
[…] Au vu des évolutions sociétales fulgurantes et de la situation de plus en plus douloureuse dans laquelle vivent la plupart des ménages modernes, une nouvelle question pourrait se poser : les prêtres doivent-ils toujours, forcément, bénir les unions et les couples, quelle que soit leur situation de vie (concubinage, couple libre mais plus ou moins addict, couple hétéro immature, couple homosexuel actif, couple homosensible, etc ?) J’entends déjà les cris d’orfraie… Mais les amis, n’est-il pas primordial, chez tout prêtre enrôlé, de faire entrer en ligne de compte la matérialité du projet visé par tous ces couples en question ? Quelle valeur pourrait avoir une bénédiction qui serait obligeamment automatique ? On nous objectera que Fiducia Supplicans demande aux prêtres un discernement adapté à chaque cas. On sait ce qu’il en sera dans les faits.
Le nouvel arc-en-ciel des mille et une situations maritales, de concubinages, et d’associations plus ou moins sentimentales requiert-il du prêtre un service de caisse-enregistreuse ? Ma pauvre conscience me fait penser que non. Certes, l’Eglise ne saurait, sans renier son saint ministère, écarter de ses dons et de sa protection le moindre frère humain, quel qu’il soit. En revanche il est curieux d’exiger, avec une impatience de client, la livraison d’un service qui coïnciderait forcément à l’état des lieux de notre couple…
« Bénissez-nous, mon père, car c’est la loi ». Belle réplique pour un film d’Audiard ! La requête morale est désormais bien ancrée du côté des tourtereaux de tous plumages, et non plus du prêtre, qui se trouve désormais écrasé entre deux instances supérieures : l’exigence commune, dernière version en date de la Common decency… et la vigilance de l’Eglise institutionnelle, missionnée précisément pour réguler ce qui doit l’être en matière de sentiments religieux.
On pouvait le craindre, et naturellement, c’est arrivé très vite : à peine la note du Vatican émise, des associations militantes sont montées au créneau pour manifester sur un ton mi-figue mi-raisin leur aigreur : certes, cette annonce constituerait une certaine avancée, mais la doctrine vis-à-vis des homosexuels en reste au point mort :
« Si ce changement est bienvenu, cela ne rassurera pas les catholiques qui se voient sans cesse rappelés à leur état de péché » (Tribune collective, Le Monde, 28 décembre 2023)
Quel que soit l’angle qu’on prenne en compte, il semble que Fiducia Supplicans pose question : le secours réel qu’elle apporte en faveur de la considération de la personne homosexuelle est immédiatement sectionné par les revers polémiques induits : la décision sent l’agenda, l’os à ronger, le jésuitisme, l’arbitrage maladroit. Si la bénédiction est indiscutablement offerte à quiconque, qu’il soit hétéro ou homosensible, l’ouverture d’une possibilité de bénédiction adressée à des couples non « réglementaires », précisément pour les sortir de leurs insuffisances morales, relèverait d’une extrême contradiction : on pourrait presque y voir, au bout de la philosophie du texte, une bénédiction visant à délier charnellement le couple qui la requiert. Une ségrégation réelle contre les personnes homosexuelles pourra dès lors être pointée, alors même que le Vatican souhaitait, avec cette déclaration, prouver le contraire aux yeux du monde.
Déjà, nombre de catholiques s’interrogent : par quel miracle la doctrine catholique vient-elle de changer ? Quelles que soient les assurances de continuité doctrinale martelées par le nouveau préfet pour la Doctrine de la Foi, il n’empêche que tous ses prédécesseurs avaient refusé la possibilité de bénédiction pour des couples jugés irréguliers. Or, c’est précisément quelques mois suite à sa nomination le 1er juillet 2023, que Mgr Víctor Manuel Fernández émet ce document. En d’autres termes, ce que le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer n’a jamais pu faire, le nouveau préfet, l’évêque Víctor Manuel Fernández pourrait soudain l’accomplir : d’où cet étrange parfum de miracle, qui coïncide providentiellement à l’agenda politique de François. D’où, enfin, cette question dérangeante : n’y aurait-il pas là un certain arrangement idéologique au détriment du bien des âmes ? Laissons ce point en suspens, puisque nous serions bien en peine de l’éclairer. Simplement, remarquons qu’il serait grand temps pour l’Eglise de se rendre plus indépendante face aux pressions réactionnaires ou progressistes qui s’accumulent contre elle et en elle. Qu’on se le dise, la politique du « en même temps » ne sera jamais une théophanie. En revanche, l’Évangile nous éclairera toujours :
« Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin. » (Mat. 5,37)
Gardons à l’esprit ce sévère avertissement, sans pour autant sombrer dans le vertige paranoïaque. Ce que nos Écritures nous rappellent, c’est qu’on ne joue pas avec les âmes, quel qu’en soit le motif ou la bonne intention. L’Eglise n’a pas tous les pouvoirs sur cette terre, elle devrait se garder de toute tentation d’hubris : toute personne, qu’elle soit hétéro ou homosensible est le reflet de l’image de Dieu, sainte à ce titre. C’est à ce titre qu’elle peut bénir chacun individuellement, ou les couples selon la tradition multiséculaire de la Bible.
Ne soyons pas dupes : ce texte permettra à de nombreux prélats et prêtres d’accomplir plus aisément les petites libertés qu’ils prennent déjà avec la règle. Nous l’avons vu avec l’ouverture prophétique de Vatican II, dont la réception par les clergés nationaux fut grevée d’excès interprétatifs très dommageables. Toutes proportions gardées, il se produira la même chose avec Fiducia Supplicans.
J’en terminerai par une petite anecdote personnelle : un jour, lors d’une conférence, un monsieur m’a demandé s’il existait un lobby LGBT au Vatican. J’avoue avoir été pris de cours, et je me souviens avoir répondu que je n’en savais rien, bien qu’effectivement le Pape Benoît XVI avait lui-même évoqué l’existence de ce lobby. Aujourd’hui, en reconsidérant cette énigme, je dois bien reconnaître que je ne suis plus aussi sûr de mon incertitude : il existe manifestement des groupes de pression LGBT non seulement hors, mais aussi à l’intérieur du Vatican. L’ennui étant que l’agenda de ces personnes privilégie des impératifs sociétaux au détriment du primat spirituel. Or, c’est bien à ce primat que l’Eglise est chargée de se référer toujours, sans pour autant fermer son poing devant l’infinie diversité de ses enfants.
Le salut des âmes intéresse-t-il encore quelqu’un ?
Les âmes ont soif de connaître Notre-Seigneur Jésus-Christ
Les éditions Clovis viennent de rééditer un ouvrage sur Le Mystère de Jésus, publié une première fois en 1995. Il s’agit d’une série de conférences-méditations de Mgr Lefebvre sur cet abîme insondable de la perfection et de la charité qu’est le Fils premier-né du Père, le Verbe de Dieu incarné, Jésus-Christ né de la Vierge Marie. En vingt-neuf méditations d’une grande profondeur, nourries aux meilleures sources de la sainte Écriture, de la théologie spirituelle et de la piété aimante, nous pénétrons dans l’intimité du Rédempteur, dans son esprit, dans ses désirs, dans l’amour brûlant qu’il porte à son Père, dans sa soif du salut des âmes. Un livre pour mieux goûter, dans l’oraison, cette saisissante phrase de l’Évangile :
« La vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ. » (Jn 17, 3)
L’évêque missionnaire déclarait notamment :
Il faut peut-être avoir été en contact avec des populations païennes pour mesurer toute ce que Notre-Seigneur a apporté à notre société. Sur les treize ans que j’ai passés au Gabon, j’ai été dans la brousse pendant sept années. J’ai eu ainsi l’occasion de parler à ces païens dans leur langue, pour leur enseigner l’Evangile et leur faire découvrir et approcher Notre-Seigneur. On ne peut pas imaginer l’impact que pouvait avoir sur ces âmes absolument incultes, qui ne savaient ni lire ni écrire, le fait de parler de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de parler de la croix de Notre-Seigneur. C’est bien ce que dit saint Paul : c’est cela dont ils avaient besoin et qu’ils attendaient.
De même, à l’occasion de visites dans les oasis au Sahara, j’ai eu des contacts avec des populations musulmanes. Je suis allé dans les écoles organisées par les Pères Blancs ou par les Soeurs Blanches. Qu’est-ce qui intéressait les enfants ? C’était de leur parler de religion, de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Quand on abordait d’autres sujets, ils étaient distraits ; dès qu’on leur parlait de religion, leurs petits yeux s’éveillaient et ils étaient attentifs.
Cela pourrait prêter à étonnement. Mais non, après tout c’est bien naturel. Notre-Seigneur est leur Dieu, leur Créateur, et il n’est pas possible qu’il n’y ait pas une affinité entre celui qui les a créés, celui qui les a rachetés et eux, entre leur Créateur et leurs âmes. Par conséquent, le fait de parler de Notre-Seigneur à ces âmes les captivait immédiatement.
Epstein et le monde de l’eugénisme, de l’évolutionnisme et du transhumanisme
Le financier milliardaire Jeffrey Epstein, retrouvé suicidé dans sa cellule, a exploité sexuellement et abusé de dizaines de mineures dans ses résidences de Manhattan, à New York, et de Palm Beach, en Floride, entre autres lieux.
Un aspect de la vie d’Epstein semble toutefois incongru. Il s’est entouré d’éminents scientifiques, de professeurs de Harvard, de multiples lauréats du prix Nobel, d’auteurs, presque exclusivement des hommes. Il organisait des dîners dans son appartement à Manhattan et invitait un mélange de scientifiques de premier plan et de personnes issues du monde de la mode et du mannequinat. Un scientifique, qui a préféré garder l’anonymat, a déclaré qu’il n’y avait pratiquement aucune interaction entre ces deux groupes d’invités. “Parfois, il se tournait vers sa gauche et posait des questions scientifiques. Puis il se tournait vers sa droite et demandait au mannequin de lui montrer son portfolio”. Une jeune “collaboratrice” est apparue au milieu de l’un de ces dîners pour masser la nuque d’Epstein pendant qu’il parlait. Lorsqu’il a rassemblé 21 physiciens sur son île privée pour une réunion sur la gravité en 2006, il aurait été accompagné en permanence par trois ou quatre jeunes femmes. Il a également rencontré de nombreux scientifiques lors d’une réunion annuelle organisée par John Brockman, un agent littéraire qui représentait des auteurs scientifiques célèbres tels que Stephen Hawking et Jared Diamond. Le physicien Murray Gell-Mann, lauréat du prix Nobel, a remercié Epstein pour son soutien financier dans la section des remerciements de son livre de 1995, The Quark and the Jaguar (Le quark et le jaguar).
Selon le New York Times, une liste partielle des plus grands noms scientifiques dans l’orbite d’Epstein comprend “le physicien théoricien et auteur de best-sellers Stephen Hawking ; le paléontologue et biologiste évolutionniste Stephen Jay Gould ; Oliver Sacks, neurologue et auteur de best-sellers ; George M Church, ingénieur moléculaire qui a travaillé à l’identification des gènes qui pourraient être modifiés pour créer des humains supérieurs ; et le physicien théoricien du MIT Frank Wilczek, lauréat du prix Nobel”.
Epstein se qualifiait lui-même de “philanthrope de la science” et faisait des dons généreux à des organisations prestigieuses telles que Harvard, le MIT et l’Institut de Santa Fe. À un moment donné, il aurait donné jusqu’à 20 millions de dollars par an pour financer des scientifiques.
Le New York Times s’est penché sur les convictions scientifiques d’Epstein dans un article de 2019 intitulé “Jeffrey Epstein Hoped to Seed Human Race With His DNA” (Jeffrey Epstein espérait ensemencer l’espèce humaine avec son ADN). Les journalistes du Times ont découvert qu’Epstein était apparemment obsédé par le “transhumanisme”, la croyance selon laquelle l’espèce humaine peut être délibérément avancée grâce à des percées technologiques, telles que le génie génétique et l’intelligence artificielle. Dans sa forme la plus bénigne, le transhumanisme est une croyance selon laquelle les problèmes de l’humanité peuvent être améliorés, voire dépassés, grâce à des technologies telles que la cybernétique et l’intelligence artificielle – mais dans sa forme la plus maligne, le transhumanisme s’apparente à l’eugénisme.
L’eugénisme est la croyance selon laquelle l’humanité peut être améliorée par la reproduction contrôlée, en sélectionnant les traits préférés et en minimisant les traits moins souhaitables. Alan Dershowitz, professeur émérite de droit à Harvard et ancien avocat d’Epstein, a déclaré dans l’enquête du New York Times qu’Epstein orientait parfois les conversations sur la manière d’améliorer génétiquement la race humaine.
Epstein aurait été fasciné et inspiré par le Repository for Germinal Choice, fondé à Escondido, en Californie, en 1980 par Robert K. Graham, un eugéniste avoué et un magnat qui s’est enrichi en développant des verres de lunettes incassables. L’objectif de Graham était de “renforcer le patrimoine génétique humain” et il y parviendrait grâce au Repository, une banque de sperme dont tous les donneurs étaient des lauréats du prix Nobel. C’est du moins ce qui était censé fonctionner : selon un article paru en 2001 dans Slate, Graham n’a jamais convaincu que trois ou cinq personnes (les histoires varient) de contribuer réellement, et le Repository a fermé ses portes en 1999.
Mais Epstein a apparemment été séduit par l’idée. Dans sa version, cependant, plutôt qu’une bande d’universitaires diplômés, c’est lui qui “renforcerait le patrimoine génétique”. Dès le début des années 2000, il aurait dit à plusieurs personnes qu’il voulait féconder autant de femmes que possible pour distribuer ses gènes le plus largement possible. Plusieurs connaissances ont déclaré au New York Times qu’Epstein avait mentionné l’utilisation de son vaste ranch du Nouveau-Mexique comme base d’opérations, et au moins une personne a déclaré qu’il prévoyait de féconder jusqu’à 20 femmes à la fois.
Pour alléger sa facture d’électricité, l’ONU ferme
Voilà un bon exemple à suivre par certaines de nos administrations… Faute de liquidités, l’ONU prolonge la fermeture de son siège genevois. Cette mesure inédite, précédemment décidée pour la période du 20 décembre au 7 janvier, sera finalement étendue jusqu’au 12 janvier. L’organisation internationale souhaite de la sorte alléger sa facture d’électricité.
Le déficit de l’ONU est en grande partie dû au défaut de cotisations de ses membres: 52 des 193 pays finançant l’institution ne seraient pas à jour dans leurs paiements.
Comment vivre à proximité d’un point de deal ?
La mairie de Grenoble vous apprend à vivre avec les dealers afin que vous appreniez enfin à vivre la mixité sociale… :

Donald Trump ridiculise Macron
Lors d’un meeting :
Donald Trump imite Emmanuel Macron lors d’un meeting dans l’Iowa, aux États-Unis pic.twitter.com/0fUT1Scyn5
— BFMTV (@BFMTV) January 7, 2024
Face au monde moderne, quelle réponse pour un catholique?
C’est le thème d’une conférence donnée par Stanislas Berton en fin d’année dernière à Versailles :
La culture, au service du Bien Commun
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
« Ah ! qu’il est bon, qu’il est agréable pour des frères d’habiter ensemble ! » Cette exclamation du premier verset du psaume 133 traduit bien l’ambiance engageante qui doit régner dans une communauté d’hommes. Vivre ensemble ne peut suffire. Il faut encore que les membres de la société humaine prennent plaisir à vivre ensemble. Tout le véritable enjeu de la culture et la nécessité de sa transmission résident là. Si la nature sociale de l’homme est un fait – « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18) – il faut encore que cette vie en société lui devienne « bonne » et « agréable », pour reprendre les adjectifs du psalmiste. « Habiter ensemble » certes, mais en construisant, consolidant et préservant des « espaces de paix et de sociabilité » selon l’expression de l’historien Pierre Chaunu. C’est à ce prix seulement que la bonté naturelle de la sociabilisation garantira d’être profitable. « Vivre ensemble » par nature et « prendre plaisir à vivre ensemble » par culture. Le chrétien ajoutera « se consumer pour l’ensemble » par grâce. « Seul », l’homme ne saurait parvenir à s’accomplir totalement. En cela, la culture de l’Evangile introduit un changement radical dans les relations humaines et élargit considérablement leurs perspectives. L’homme ne trouve pas sa raison d’être en existant seulement « avec quelqu’un ». Plus profondément, plus complètement, il donne à sa vie une plénitude inédite en existant « pour quelqu’un ».
De Cicéron à Jacqueline de Romilly
Arrêtons-nous quelques instants sur le terme de « culture ». Du latin « cultura », ce mot correspond à la fois à la « culture de la terre » (l’agriculture) mais aussi au « culte des ancêtres » (la piété filiale). Ainsi, la matrice originelle du mot « culture » se réfère à la terre et aux morts. Faire fructifier la première, en même temps que se souvenir avec respect de ceux qui l’ont travaillée avant nous. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? » s’interrogeait déjà saint Paul (1 Cor 4, 7).
Dans ses Tusculanes, Cicéron constatait : « Un champ si fertile qu’il soit ne peut être productif sans culture et c’est la même chose pour l’âme sans enseignement. Or la culture de l’âme, c’est la sagesse. » Par sagesse, il faut entendre tout ce qui se dégage des passions, des inquiétudes, des pertes de temps pour connaître le vrai, le beau, le bien. Aux yeux de Cicéron, à la culture correspondent donc l’enseignement, la formation, l’éducation qui vont extirper en nous les vices et permettre à notre nature humaine de développer toutes ses potentialités en accueillant la vérité.
Notre filiation nous fait naître, sans mérite de notre part,dans un peuple déterminé, sur un continent déterminé, dans une province, un milieu, une famille, qui ont eux-mêmes un passé, des traditions, des usages, une langue, une manière de concevoir l’existence. De tout cela, nous héritons. La filiation nous fait aussi grandir sur une terre particulière, dans des paysages, dans des bruits, dans des odeurs qui vont impressionner notre sensibilité. La liste des réalités qui interviennent dans notre construction personnelle et qui nous constituent pourrait être longue. Une chose est certaine : notre âme, cultivée par l’éducation selon le mot de Cicéron, reçoit de ce labourage intérieur une conception du vrai, du beau et du bien. Cette culture de l’âme se réalise dans des conditionnements liés à notre filiation, à celle qu’ont reçue nos parents, et ainsi de suite. L’universel, qui serait inaccessible sans la culture, nous est rendu sensible à travers les médiations propres à notre environnement.
A l’école des Grecs, Cicéron souligne ainsi que nous ne pouvons devenir ce que nous sommes qu’au terme d’un effort, d’une transmission. « On ne naît pas homme, enseignait Jacqueline de Romilly, on le devient avec peine en cultivant l’amour de la liberté, la passion de la justice et le respect de la vie humaine. » Il n’est pas inutile de rappeler que la peine est attachée à toute culture de la terre : semer la bonne graine, récolter la moisson, moudre le blé réclament de l’énergie, de l’attention, de la ténacité. De même, attendre de l’école qu’elle ne soit qu’un lieu de bien-être serait se méprendre sur la réalité de notre nature humaine blessée. Acquérir des repères, bien user de la langue française ou jongler avec agilité entre tables de multiplications, verbes irréguliers anglais et déclinaisons latines nécessitent forcément… des efforts.
« Profondément, la culture relève du domaine de l’être »
Cependant, la culture n’est pas, comme l’entend Cicéron seulement une action. Cette culture de l’âme qui permet d’accéder au vrai, au beau, au bien, est aussi un filtre. Par « filtre », on entend tous les particularismes à travers lesquels nous ont été proposés le vrai, le beau et le bien. Ces particularismes sont évidemment des mœurs, des œuvres de l’esprit – œuvres littéraires, œuvres philosophiques – qui ont pu nous édifier. C’est encore une histoire qui est la nôtre, une géographie au sein de laquelle nous avons grandi. Tous ces particularismes vont considérablement conditionner notre être. Lors d’une conférence organisée par Les Eveilleurs en 2017 sur le thème « Le multiculturalisme menace-t-il notre civilisation ? », le directeur du Figaro Histoire, Michel De Jaeghere, remarquait : « Un enfant qui est élevé aujourd’hui en Afghanistan, dans une famille polygame, dans l’idéal du djihad, par la seule lecture éventuelle du Coran ne donnera pas le même homme qu’un méditerranéen lisant Homère ou Corneille dans une famille chrétienne, non plus qu’un adolescent écoutant du Métal en regardant les films de Tarantino dans une barre de HLM. »
Mais alors, en quoi la culture révèle-t-elle son caractère décisif ? Parce que, justement, elle n’est pas du domaine de l’avoir. Par « culture », on se méprendrait à entendre d’abord et en premier lieu une accumulation de connaissances. Profondément, la culture relève du domaine de l’être. C’est ce qui explique sa dimension essentielle dans notre quête d’absolu et rend hasardeux l’idée même de sociétés multiculturelles. Dimension essentielle dans notre quête d’absolu parce que la culture judéo-chrétienne invite à se dépouiller du vieil homme, le « barbare », pour revêtir l’homme nouveau, le « disciple », celui dont le cœur, l’esprit et l’âme se laissent labourer par l’Evangile. Rend hasardeux l’idée même de sociétés multiculturelles car il y a utopie à faire vivre ensemble, en communauté, des personnes qui, n’ayant pas reçu l’accès à l’universel à travers les mêmes particularismes, n’ont pas le même langage pas la même conception du vrai, du beau et du bien. Et comment pourraient-ils dès lors s’entendre sur un Bien Commun, puisque précisément leur caractère est ne pas avoir l’idée du bien en commun ?
En quête d’esprit : les rois mages
Aymeric Pourbaix reçoit
- Père Xavier GERON, aumônier de l’abbaye du Pesquié
- Père Guillaume de MENTHIÈRE, curé de paroisse à Paris
- Janvier HONGLA, co-fondateur de l’association FIDE
Terres de Mission : Le testament spirituel de Patrick Buisson
Eglise universelle : Déclaration Fiducia supplicans sur la bénédiction de couples homosexuels ou en situation irrégulière
Le 18 décembre, le Saint-Siège publiait un texte approuvé par le pape permettant dans certaines circonstances la bénédiction de couples homosexuels ou en situation irrégulière. L’abbé Alain Lorans commente ce texte et explique en quoi il est en rupture avec toute la Tradition de l’Eglise suscitant des oppositions comme on n’en avait plus vues face à un acte du pape depuis la publication d’Humanae Vitae en 1968.
Eglise en France : Le testament intellectuel de Patrick Buisson
Le 10 décembre, Patrick Buisson prenait pour la dernière fois la parole en public à l’occasion de la fête du livre de Renaissance Catholique. Interrogé par Martial Bild, Jean-Pierre Maugendre présente les points majeurs de cette réflexion de haute tenue : les moyens d’un suicide collectif de l’humanité, l’Islam n’est pas la cause de nos maux mais son révélateur, il n’y a pas de société sans sacré partagé, etc.
Eglise en Marche : Marche pour la vie du 21 janvier 2024
Face aux projets de constitutionnali
Fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes et laudem Dómino annuntiántes
Tous ceux de Saba viendront offrir l’or et l’encens en chantant les louanges du Seigneur. Isaïe 60,6
Nous sommes au Temps de Noël liturgiquement parlant (Tempus natalícum). Il se poursuivra jusqu’au 13 janvier inclus. Mais cette période est elle-même sous-divisée en deux Temps.
– le Temps de la Nativité (Tempus nativitátis) qui va des 1res Vêpres de Noël à None du 5 janvier inclus.
– le Temps de l’Épiphanie qui court des Ires Vêpres de l’Épiphanie du Seigneur, le 5 janvier, au 13 janvier inclus.
La Vigile de l’Épiphanie a été supprimée en 1955 mais l’on célèbre le 5 janvier les Ires Vêpres de la grande fête du 6 janvier, fête de 1re classe (ornements blancs).
C’est donc ce samedi 6 que les Rois Mages prennent place dans nos crèches.
Dans l’Ordo de 1962, la solennisation de la fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur, a été fixée, lors du Concordat de 1801, au dimanche qui suit le 6 janvier quand cette date n’est pas un dimanche, soit cette année 2024 le dimanche 7 janvier. C’était autrefois fête d’obligation en France, comme c’est encore le cas en certains pays. Le nouvel ordo de 1970 célèbre toujours la fête le premier dimanche de janvier.
Magi vidéntes stellam, dixérunt ad ínvicem :
Les Mages, voyant l’étoile, se dirent l’un à l’autreHoc signum magni Regis est :
Voici le signe du grand RoiEámus et inquirámus eum, et offerámus ei múnera, aurum, thus et myrrham, allelúia
Allons, et cherchons-le ; offrons-lui en présent, l’or, l’encens et la myrrhe, alléluia.
La fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur est une des plus anciennes fêtes de l’année liturgique, fixée au 6 janvier depuis la plus haute antiquité. Elle se célébrait en Orient dès le IIIe siècle et elle pénétra en Occident vers la fin du IVe siècle. Le mot Épiphanie signifie : manifestation. Comme à Noël c’est le mystère d’un Dieu qui se rend visible, mais ce n’est plus aux Juifs seulement qu’il se montre : C’est aux Gentils qu’en ce jour Dieu révèle son Fils (Oraison). Et Isaïe aperçoit, en une vision grandiose, l’Église figurée par Jérusalem, où affluent les rois et les nations, la multitude des peuples qui habitent le bord des mers et la force des Gentils. Ils viennent de loin avec leurs nombreuses caravanes en chantant les louanges du Seigneur et en lui apportant de l’or et de l’encens (Épître). Les rois de la terre adoreront Dieu et les nations lui seront soumises (Offertoire). L’Évangile montre la réalisation de cette prophétie. Alors que Noël célébrait l’hymen de la divinité avec l’humanité du Christ, l’Épiphanie célèbre l’union mystique des âmes avec Jésus. Aujourd’hui, dit la liturgie, en unissant cette fête à celle du jour Octave et du 2e dimanche après l’Épiphanie, aujourd’hui l’Église est unie à son céleste Époux, car le Christ a lavé ses crimes dans le Jourdain, les Mages accourent avec leurs présents aux noces royales et les convives boivent avec joie l’eau transformée en vin. Alléluia. C’est à Saint-Pierre, où se trouvent les reliques du chef de l’Église, que la liturgie célèbre l’entrée des païens dans l’Église. Reconnaissons dans les Mages adorateurs les prémices de notre vocation et de notre foi, et célébrons avec des cœurs pleins de joie les débuts de cette heureuse espérance : car, dès ce moment, nous avons commencé à entrer dans l’héritage céleste (Saint Léon, Matines).
Les textes de la messe insistent surtout sur le premier épisode de cette manifestation : la visite des Mages à Bethléem. Mais les textes de l’office de cette fête, particulièrement l’hymne et l’antienne à Magnificat des deuxièmes Vêpres, nous rappellent que cette manifestation s’est accomplie à l’occasion de trois événements : l’adoration des mages que nous commémorons aujourd’hui, le baptême de Notre Seigneur dans le Jourdain qui sera célébré le 13 janvier, jour octave de l’Épiphanie, et le miracle des noces de Cana que nous retrouverons le deuxième dimanche après l’Épiphanie.
L’Épiphanie c’est donc l’entrée solennelle du Christ Roi dans le monde. C’est ce qu’exprime le chant de l’Introït, dont le texte n’est pas littéralement scripturaire mais s’inspire de passages des prophètes de l’ancien testament, et dont la mélodie est peu développée et presque horizontale, mais très solennelle et assez hiératique.
►Introït : Ecce advenit
Ecce advenit dominator Dominus : et regnum in manu ejus, et potestas, et imperium.
Voici que vient le Seigneur souverain ; il a dans sa main la royauté, la puissance et l’empire.
C‘est bien lui le Roi. On appelle couramment l’Épiphanie la fête des rois. On parle des rois mages. En fait l’Évangile ne parle pas de rois ; il dit seulement : des mages d’Orient. C’était probablement des prêtres des religions païennes orientales, de savants et aussi de puissants personnages, car dans leur pays à cette époque le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel étaient plus ou moins confondus. Leur caravane était certainement imposante, et son arrivée à Jérusalem a causé un grand émoi. Mais le seul vrai roi c’est le petit enfant, c’est Lui qu’ils viennent adorer. C’est Lui également le Roi que chante le psaume 71, grand psaume messianique que nous retrouverons à l’Offertoire et dont le premier verset accompagne cet Introït :
Deus judicium tuum Regi da : et justitiam tuam Filio Regis.
Seigneur donnez au Roi votre jugement et au fils du Roi votre justice.
►Graduel : Omnes de Saba
Le texte du Graduel de l’Épiphanie est tiré du prophète Isaïe, et plus précisément du passage qui est lu à la messe, juste avant ce chant. C’est d’ailleurs un des rares cas dans la liturgie où le Graduel est tiré de la lecture précédente et c’est aussi un des rares cas, dans les messes des dimanches et fêtes, où cette lecture est tirée de l’Ancien Testament. Pour bien comprendre ce chant, le mieux est de lire en entier ce texte d’Isaïe, qui n’est pas long et qui est magnifique.
” Lève-toi Jérusalem, sois illuminée, car elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Car voici que les ténèbres couvriront la terre, et les peuples seront dans l’obscurité : mais le Seigneur se lèvera sur toi et sa gloire paraîtra en toi. Les nations marcheront à ta lumière et les rois à la splendeur de ton aurore. Lève les yeux autour de toi et regarde : tous ceux-ci sont rassemblés, ils sont venus vers toi. Tes fils sont venus de loin et tes filles surgissent à leurs côtés. Alors tu verras et tu seras comblée, tu seras émerveillée et ton cœur se dilatera quand les richesses de la mer afflueront vers toi et que la puissance des nations viendra à toi. Une foule de chameaux t’envahira, des dromadaires de Madian et de Epha : tous viendront de Saba, apportant l’or et l’encens et proclamant la louange du Seigneur. “
La première partie du Graduel reprend la dernière phrase de ce texte qui annonce d’une façon précise la visite des mages ; même l’or et l’encens sont mentionnés.
Omnes de Saba venient, aurum et thus deferentes, et laudem Domino annuntiantes.
La deuxième partie, au contraire, reprend la première phrase du texte :
Surge et illuminare Jérusalem : quia gloria Domini super te orta est.
Cette Jérusalem nouvelle qui est ainsi glorifiée, c’est évidemment l’Église qui voit affluer vers elle les peuples de toutes races et de toutes langues. On remarquera au début de la deuxième partie l’accent très prononcé de surge, puis la grande montée de illuminare, avant la descente en douceur sur Jerusalem et de nouveau un grand crescendo sur Domini.
►Alléluia : Vidimus Stellam
Si le texte du Graduel de l’Épiphanie était tiré de la lecture qui le précédait, le verset de l’Alléluia au contraire est tiré de l’Évangile qui le suit.
Vidimus stellam ejus in oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum.
Nous avons vu son étoile en orient et nous sommes venus adorer le Seigneur.
Ce sont les paroles des mages au roi Hérode en arrivant à Jérusalem. La mélodie est la même que celle de l’Alléluia du jour de Noël, qui parlait déjà d’une grande lumière descendue sur la terre, et qui invitait tous les peuples éclairés par cette lumière à venir adorer le Seigneur. Aujourd’hui les mages représentant toutes les nations répondent à cette invitation. Cette mélodie elle-même est lumineuse. Elle exprime bien la joie et la reconnaissance de tous ces peuples qui ont reçu la révélation du Sauveur et qui ont tout quitté pour aller L’adorer.
►Offertoire : Reges Tharsis
Le texte de l’Offertoire de l’Épiphanie est tiré du psaume 71, dont nous avons déjà trouvé le début comme verset de l’Introït, et qui est un des grands psaumes messianiques. Il chante la gloire du roi d’Israël, probablement Salomon, à qui tous les rois environnants venaient rendre hommage. On se souvient de l’épisode de la reine de Saba qui est ici mentionné.
Reges Tharsis et insulæ munera offerent : reges Arabum et Saba dona adducent : et adorabunt eum omnes reges terræ, omnes gentes servient ei.
Les rois de Tharse et des îles offriront des présents : les rois d’Arabie et de Saba apporteront des dons. Tous les rois de la terre l’adoreront, toutes les nations Le serviront.
Le roi d’Israël est comme toujours la figure du Messie à qui tous les rois et les peuples du monde entier doivent se soumettre. Les mages d’Orient dont parle l’Évangile ont été les premiers à les représenter. La mélodie comme celle du Graduel exprime une joie bien affirmée. Ses ondulations évoquent très bien la grande procession des peuples en marche vers le Sauveur.
►Communion : Vidimus stellam
Lous retrouvons dans l’antienne de Communion de l’Épiphanie le même texte qu’à l’Alléluia, tiré de l’Évangile du jour.
Vidimus stellam ejus in Oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum.
Nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus adorer le Seigneur.
Mais la mélodie donne ici à cette antienne assez courte un caractère différent de celui du verset de l’Alléluia, plus intime, plein d’une joie douce et légère. C’est le chant de l’âme qui a reçu la lumière d’en haut et, pleine de reconnaissance, s’empresse d’aller adorer Celui qui la lui a envoyée et se mettre à son service. Cette petite pièce finement ciselée se termine par les mots adorare Dominum très contemplatifs.
Voici que vient le Seigneur souverain ; il a dans sa main la royauté, la puissance et l’empire.
«On peut réussir sa scolarité et devenir mère. »
Le Figaro publie un article sur des lycéennes ou étudiantes qui font le choix de garder leur enfant et de ne pas avorter :
Si en France, l’âge moyen des jeunes mamans est de 31 ans, de nombreuses lycéennes ou étudiantes accueillent leur premier enfant en plein milieu de leur cursus scolaire. La grossesse, souvent imprévue, et l’accouchement, poussent généralement les élèves à interrompre leurs études. Mais d’autres font le choix de s’accrocher pour obtenir leur diplôme.
Interdiction quasi-totale de l’avortement dans l’Idaho
La Cour suprême des Etats-Unis a rétabli vendredi l’interdiction quasi-totale de l’avortement dans l’Idaho en attendant d’examiner une demande d’appel contre la mesure.
L’Idaho autorise l’avortement seulement en cas de danger imminent de mort pour la femme enceinte.
Un juge fédéral avait émis une injonction préliminaire en août 2022 qui suspendait la loi de cet Etat, arguant qu’elle mettait les médecins dans une position délicate. L’administration Biden a déposé un recours contre l’Etat de l’Idaho, avançant que cette loi entrait en conflit avec une loi fédérale qui exige des hôpitaux recevant des fonds publics fédéraux qu’ils fournissent des soins d’urgence, y compris l’avortement, dans les cas graves mais pas nécessairement fatals.
Louis XIV et Jeanne d’Arc ont un lien avec l’Epiphanie
A découvrir en regardant l’émission d’hier sur CNews, Face à Philippe de Villiers :
GPA : À l’heure où l’on dénonce plus que jamais les violences faites aux femmes, comment accepter cette aliénation du corps féminin ?
René Frydman, le « père » du premier bébé français conçu par fécondation in vitro (FIV) en 1982, découvre comme un savant fou, les excès de ses prouesses… : gestation pour autrui, accouchement de femmes ménopausées, conception d’enfants après la mort du père ou dotés de trois mères… Il dénonce le désir d’enfant dans son nouveau livre, La Tyrannie de la reproduction. Extrait d’un entretien au Point :
La mondialisation et la commercialisation de la procréation médicalement assistée [PMA], la médiatisation surtout de cas de grossesses extrêmes ou de gestations pour autrui présentées comme idylliques leur donnent hélas l’illusion que tout est possible. Leur désir d’enfant s’est mué en « droit », et une pression formidable s’exerce sur les médecins. Or un médecin doit pouvoir dire non, faire entendre que tout n’est pas possible… Et rappeler la réalité : 50 % des patients qui entreprennent un parcours de FIV, y compris avec donneurs, n’auront pas d’enfant.
Vous est-il arrivé de refuser des demandes qui étaient pourtant dans le cadre de la loi ?
Bien sûr. Nous exerçons une médecine complexe, car c’est une médecine du désir. Tous les centres de PMA ont eu au moins un cas de patiente qui, tombée enceinte après plusieurs FIV, demandait finalement une IVG : c’est dire si le désir d’enfant est parfois ambivalent. La facilité, en tant que médecin, est de ne se poser aucune question. Pourtant, notre devoir est d’exprimer nos doutes ou d’imposer un temps de réflexion lorsque nous décelons des situations de fragilité, des conditions délétères pour l’enfant à naître ou une forme d’acharnement. Il faut aussi parfois aider les patients à renoncer. J’ai souvent entendu des soupirs de soulagement quand, dans mon cabinet, je suggérais à des couples, usés par les tentatives infructueuses, de s’arrêter…
Vous restez foncièrement opposé à la gestation pour autrui : pourquoi ?
À l’heure où l’on dénonce plus que jamais les violences faites aux femmes, comment accepter cette commercialisation, cette aliénation du corps féminin ? Peu de médecins de la reproduction font aussi des accouchements, mais j’ai, pour ma part, accouché plus de 3 000 femmes, et je ne me suis jamais lassé d’assister à cette rencontre extraordinaire entre l’enfant et celle qui l’a porté pendant neuf mois. Il m’est d’ailleurs arrivé d’accoucher des mères porteuses, et cette séparation financée par d’autres, ce processus commercial qui, quels que soient les risques, met à distance le bébé et la mère m’a paru terrible… […]
Novembre dernier : « IVG » : Les états d’âme d’un bourreau ou d’un abuseur…
De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :
Il n’y a pas qu’envers l’euthanasie que les médecins et les soignants dans leur grande majorité s’offusquent du « geste » qu’on veut leur imposer légalement au mépris du serment d’Hippocrate. Contre l’avortement qu’on s’apprête à « sacraliser » dans la Constitution et qu’on fait maintenant commettre aux sages-femmes, les mêmes médecins et soignants disent souvent leur « ressenti ». À l’approche de la Marche pour la Vie, rappel d’une confession de l’un d’entre eux il y a déjà près de vingt ans…
C’est le témoignage d’un gynécologue obstétricien à la clinique Ambroise-Paré de Toulouse. Dans le magazine du Syndicat national des gynécologues (en 2005), Jean Thévenot raconte ses « obligations » et ses états d’âme à travers l’histoire de Paul et Marie qui, tout à la joie d’attendre leur premier enfant, apprennent qu’il s’agit d’un bébé trisomique. Il rappelle les différentes étapes qui l’entraînent à proposer aux parents une première prise de sang à la 15e semaine de grossesse, puis une amniocentèse et enfin… une interruption (“médicale”) de grossesse (IMG). Avec la question angoissée de la maman par rapport à cette “intervention” : « Docteur, il va souffrir mon bébé ? » Il avoue que chaque jour il prescrit une bonne dizaine de tests de dépistage, fait une ou deux amniocentèses. Et 5 ou 6 fois par an, il passe l’horrible coup de téléphone aux parents qui tue aussi bien « l’enfant à venir, l’insouciance des jeunes parents, l’insouciance de ses jeunes années d’obstétricien… »
Il raconte comment le médecin devient ainsi aujourd’hui « le bourreau des temps modernes qui donne autant la vie que la mort ». Il reconnaît en effet qu’il fait partie des rares citoyens à pouvoir délivrer la peine capitale. Mais en droit : « Ce n’est pas la peine de mort parce que, comme le fœtus n’est pas légalement une personne, il ne vit pas ; on peut donc faire des fœticides tranquilles ; la loi est avec nous. » Reste à ses yeux que seuls les législateurs ont la conscience en paix, car « au moment où je fais le fœticide, moi je ne suis pas tranquille »… Et de regretter ses années de jeune médecin où il n’avait pas d’états d’âme comme ceux qui le poursuivent quotidiennement aujourd’hui, enviant ceux pour qui il n’y a pas de problèmes : soit qu’ils ne fassent pas d’avortement par conviction, soit qu’ils le considèrent comme un acte technique comparable aux autres. Mais y en a-t-il vraiment en conscience ? On assiste en fait chez les médecins avortueurs à un syndrome psychologique, post-traumatique, analogue à celui que connaissent tôt ou tard les mères après leur avortement.
On se souvient peut-être d’une fameuse émission télévisée (Transit) à ce sujet il y a bien longtemps sur Arte, où les médecins qui tuent s’étaient “lâchés”, avant même la loi Aubry les contraignant davantage à délivrer la mort. Comparant aussi leur “métier” avec “le geste” du bourreau, reconnaissant avec dégoût qu’il s’agissait d’un “sale boulot” antinomique avec leur préoccupation de sauvegarder les petits et de surveiller les grossesses à risque. Un boulot qu’ils ne voulaient plus faire, même moyennant statut et finances comme des tueurs à gage (selon un mot repris par le pape François) : « Il arrive un moment où l’on en a marre de voir passer des jambes et des bras à travers un tuyau d’aspiration… »
Jean Thevenot déplore également pour sa part que l’on protège davantage les palombes dans le Sud de la France que l’enfant (trisomique) dans le ventre de sa mère : « Y a-t-il des sous-hommes qu’il faut éliminer ou qu’il ne faut pas laisser vivre ? » Il se met à la place de l’enfant trisomique : « Si c’était moi le petit trisomique, accepterais-je que d’autres choisissent pour moi que je ne devrais pas vivre ? » Et il décrit l’IMG, l’émotion ressentie « en salle de naissance » devant l’arrivée de ce petit bonhomme de 150 à 200 grammes « mais qui reste un modèle réduit de l’humain que je suis »… « La loi c’est la loi, mais au niveau des tripes, c’est difficile », reconnaissait un autre avorteur de la première heure après la loi Aubry. Dur métier de bourreau en effet ! Sauf que, si « le geste » reste matériellement le même, l’analogie a ses limites : le bourreau, fait pour exécuter, était censé châtier un criminel gravement coupable aux yeux de la justice ; le médecin, fait pour sauver la vie, doit se transformer en bourreau pour assassiner légalement un innocent « de trop » aux yeux de la culture de mort. On comprend assurément la difficulté « au niveau des tripes » et le syndrome que cela peut engendrer…
D’autant plus qu’à la vue des images saisissantes du « fœtus au sourire », du Cri silencieux ou de la « main de l’espoir », on peut aussi prolonger les similitudes, malgré leurs limites également (comparaison n’est pas raison). Mais quelle différence au fond entre les pédomaniaques, abuseurs d’enfants de tout acabit – ceux qui commettent « le crime de scandaliser les petits enfants » (Matthieu, XVIII) – et ces avortueurs sans scrupule auxquels on peut ajouter les chercheurs sans conscience mais aussi et surtout les membres du Comité d’éthique et enfin les législateurs qui permettent ces « gestes » horribles et les tortures qui vont avec ? Quelle différence en effet alors qu’ils considèrent TOUS l’enfant à naître ou né comme un matériel disponible, un « petit Chose » insignifiant, enfant-objet, esclave sexuel ou scientifique, abusant de son innocence sacrée pour son plaisir ou d’autres fins fallacieuses, allant donc jusqu’à pouvoir le tuer au nom d’une funeste et terrible idéologie matérialiste, nominaliste et individualiste ? En réveillant sa conscience morale, comme ce gynécologue, il serait temps de comprendre pour nos contemporains, que le désir individuel, bien ou mal intentionné, n’est pas la mesure de toutes choses. La personne humaine, créée « homme et femme » dépend (sur)naturellement de réalités qui lui sont supérieures, transcendantes, inscrites au fond de son cœur et transmises plus ou moins bien par les vraies civilisations : « Tu ne tueras pas ! »
Rémi Fontaine (d’après Le Livre noir de la culture de mort, Renaissance catholique, 2007). Cf. aussi :
L’appel à la prière musulmane dans l’église de la Trinité à Paris
C’était le 11 novembre dernier. La paroisse de la Trinité a été leurrée par les organisateurs du concert et a exprimé ensuite son mécontentement et son opposition à ce qui s’était passé durant ce concert. Voici ce que déclare le curé :
[…] Après enquête interne, voici les faits. Le 11 novembre 2023 a effectivement eu lieu au sein de l’église de la Sainte-Trinité un concert avec près de 200 artistes placés sous la direction de Mme
Evelyne Schwab. Le programme était une « Messe pour la paix » intitulée « L’homme armé » et composée par Karl Jenkins (1944-). Ce concert a bien été validé l’année dernière par la personne alors responsable des concerts que nous accueillons ponctuellement dans notre édifice. Nous avons pour règle de n’accueillir que des programmes de musique sacrée chrétienne compatibles avec le caractère cultuel de l’édifice. L’« Homme armé » est une mélodie populaire du XVe s. ayant souvent été utilisée pour mettre en musique les textes de l’ordinaire de la messe. Notre responsable des concerts ignorait l’étonnante structure de cette « messe » composée en 1999 par le musicien gallois Karl Jenkins à la mémoire des victimes du conflit dans les Balkans : en plus de l’ordinaire de la messe et d’extraits de psaumes et du livre de l’apocalypse, le texte de cette « messe » comporte aussi « l’appel à la prière » des musulmans, des textes profanes de Rudyard Kipling, d’Alfred Lord Tennyson et d’un survivant d’Hiroshima…
[…] Cependant, comme curé de la Trinité, si j’avais été personnellement informé que le programme de cette « Messe » de Karl Jenkins intégrait le chant de l’« Adhan » par le musicien nantais Yassine Hawa, j’aurais refusé sans hésitation d’accueillir ce concert dans l’église placée sous ma responsabilité. Le texte chanté est en effet en contradiction obvie avec la foi chrétienne et n’avait donc pas sa place dans notre église, même à l’occasion d’un évènement musical. Affirmer cela, ce n’est pas renoncer à la recherche de la paix par le dialogue, ce n’est pas non plus manquer de bienveillance envers les croyants d’autres religions, c’est au contraire se garder du « relativisme » qui, « sous le couvert d’une prétendue tolérance », s’avère au final être un obstacle à un
dialogue constructif et fécond (cf. FRANÇOIS, encyclique Fratelli tutti). Ayant moi-même été choqué en découvrant la séquence vidéo – sentiment renforcé par sa présentation et les commentaires –, je comprends très bien que certains fidèles puissent l’être en découvrant à leur tour les images d’un évènement qui n’aurait jamais dû avoir lieu si toutes les vérifications préalables avaient été correctement faites. […]
L’appel à la priere retentit
dans une égliseL’appel à la prière musulmane retentit dans l’église de la Trinité à Paris pic.twitter.com/DPFJHwh5Uz
— Babin Frank (@BabinFrank1) January 6, 2024
Une application pour sécuriser l’entrée des églises
L’application mobile Sésame, expérimentée par la Fondation du patrimoine, devrait permettre de protéger les églises des dégradations, des vols ou des risques d’incendie. Jean-Christophe Bonnard, délégué régional de la Fondation du patrimoine, déclare dans Le Journal du Centre :
« Le projet consiste à installer des serrures connectées dans les sites patrimoniaux, essentiellement des lieux de cultes (églises, temples, synagogues) normalement fermés au public et non gardiennés ». « L’idée est de protéger ces sites des dégradations, des vols ou des risques d’incendie, et d’en permettre la visite. »
Le visiteur devra installer l’application Sésame sur son smartphone. L’inscription nécessite de fournir sa pièce d’identité et ses coordonnées bancaires. Arrivé devant l’édifice, il pourra observer l’installation d’un QR code et d’une serrure connectée sur la porte d’accès.
« Elle est couplée avec un système de télésurveillance, qui se coupe automatiquement quand on débloque la serrure ».
Lorsqu’il scanne le QR code, le visiteur reçoit un code éphémère à quatre chiffres à composer sur le digicode.
« Il faut refermer derrière soi. La visite dure une heure maximum. Après, une alerte se déclenche et le télésurveilleur va faire une levée de doute et envoyer un rondier. »
Dans la Nièvre, deux églises sont équipées de ce dispositif, pour le moment expérimental.
La consécration de la France au Sacré-Coeur
Dans son numéro consacré au Sacré-Coeur, France catholique consacré un article à la consécration de la France au Sacré-Coeur, par Anne Bernet :

Michael D. O’Brien dans le magazine Gloria
Le magazine Gloria commence la nouvelle année avec la publication d’un entretien avec article Michael D. O’Brien, auteur du Père Elijah, une apocalypse, vendu à plus de 250 000 exemplaires. Il présente son nouveau roman Au bord des fleuves de Babylone.
On sait peu de chose sur Ézéchiel : il a été déporté en 597 avant Jésus-Christ, lorsque Babylone soumit Jérusalem, et a vécu en exil. À partir de là, Michael D. O’Brien écrit un roman historique qui nous raconte la vie d’Ézéchiel, par la voix du personnage lui-même, depuis ses 12 ans jusqu’à ses 30 ans. Ézéchiel, dont le nom signifie « Dieu rend fort », est un jeune berger au début du récit. Timide et pieux, il quitte son village pour rejoindre le Temple de Jérusalem, où il va étudier en vue de devenir prêtre. Il se rend compte que le péché est partout et que les serviteurs de Dieu préfèrent leurs propres intérêts à ceux du Seigneur. Il est également troublé par la menace de Babylone qui se rapproche de jour en jour. Avec des milliers d’autres Israélites, il est conduit en déportation. « Au bord des fleuves de Babylone », il soutient les exilés et reste fidèle à Dieu malgré l’esclavage. Ce beau roman raconte la vocation d’Ézéchiel, c’est-à-dire ce qui a eu lieu (d’après le romancier !) avant les prophéties qui figurent dans la Bible. Le roman est très intéressant sur le plan historique, et, comme toujours avec les livres de Michael D. O’Brien, très riche spirituellement pour le lecteur.
Le Gloria du mois de janvier est consacré à Rome et au baptême de Jésus.
La macronerie c’est déjà du passé !
Emmanuel Macron a donc rendu hommage au fédéraliste qu’était Jacques Delors. Aujourd’hui 5 janvier 2024. Mais l’équipe de communication de l’Elysée a indiqué 2023 sur le pupitre :

Obsèques de Jacques Delors : l’Europe enterre la France
Il y a 5 jours, le président présentait ses voeux devant de nombreux drapeaux, reléguant la France. Aujourd’hui, aux Invalides un drapeau européen est déployé devant le cercueil de Jacques Delors (RIP) recouvert du drapeau français. Symbole de la fin de la souveraineté française, prônée par le fédéraliste Jacques Delors.
“L’espérance européenne” dont Monnet puis Delors et Juncker ont été les artisans, est une organisation dans laquelle nos nations abandonnent, au mépris du principe de subsidiarité, des morceaux de leurs souverainetés à un collège de technocrates supposés agir en vue de l’intérêt supérieur de l’Europe. Son but proclamé est la paix perpétuelle entre nos peuples et une prospérité partagée équitablement entre tous. Malgré et même grâce aux crises. Dans son ouvrage sur le mensonge de la construction de l’Union européenne, Philippe de Villiers écrit :
Chaque crise engendrée par l’intégration ne promet d’être résolue que par un surcroît d’intégration. Euro, migrations, commerce : plus on ouvre les frontières, plus on multiplie la méfiance et les difficultés entre pays différents embarqués ensemble, plus il faut alors règlementer et donc transférer de pouvoirs vers des organes supranationaux. Sur chaque sujet, c’est le même cycle infernal. Il n’est pas accidentel. C’est la stratégie du gouvernement par le chaos. Jacques Delors l’a théorisée sous le nom de “crise bénéfique”, selon laquelle chaque crise est une bonne raison de franchir un nouveau pas vers plus de supranationalité.
Le père de l’Union monétaire européenne fut Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne de 1985 à 1995. C’est sous son mandat que s’affirme la dérive qui voit le président de la Commission apparaître comme un chef de gouvernement dans les sommets internationaux. C’est aussi durant sa présidence que se multiplient les accords et traités qui tendent à transformer les communautés européennes en ensemble étatique : Schengen abolissant les frontières internes de l’UE (1985), Acte unique européen créant « le grand marché unique » (1986), traité de Maastricht en 1992 qui crée la monnaie unique et dépouille les États de leur souveraineté monétaire. Il avait très bien compris que l’on ne peut pas avoir d’union monétaire viable sans union fiscale, et pas d’union fiscale sans union politique. Il jugeait le traité de Lisbonne pas assez fédéral. D’où la proposition, formulée dans le rapport de la Commission européenne de juin 2015, surnommé « Rapport des cinq présidents », de mettre en place un seul ministre et un seul ministère des finances pour l’ensemble de la zone euro d’ici à 2025…
En 2015, alors que les critiques contre le traité de Schengen fusaient déjà, c’est encore Jacques Delors qui vient défendre ce texte imposé aux peuples de l’Union européenne sans leur accord. Avec tous les poncifs du genre sans l’Union européenne, un pays reste inefficace, il y a une crise, donc il faut plus d’Europe… Il restera le fossoyeur de la souveraineté française.
Selon le cardinal Fernandez, la proposition de Fiducia Supplicans est de bénir les couples irréguliers, mais la nouveauté du document n’est pas de bénir les couples irréguliers
Sur la NBQ, Luisella Scrosatti décrypte le communiqué surréaliste du Dicastère pour la doctrine de la foi, visant à justifier Fiducia Supplicans. Extrait de la traduction de Benoît et moi :
[…] Et de fait, face aux évêques africains, qui ne veulent pas entendre parler d’unions de couples irréguliers ou homosexuels, et face aux Allemands, qui veulent au contraire bénir ces mêmes couples, Fernández parvient à écrire noir sur blanc un chef-d’œuvre de contradiction.
Dans la section 2 (« Réception pratique »), il écrit:
« La Déclaration contient la proposition de bénédictions pastorales brèves et simples (non liturgiques ou ritualisées) de couples irréguliers (et non d’unions) ».
Dans la section 4 (« La véritable nouveauté du document »), il affirme exactement le contraire :
« La véritable nouveauté de cette Déclaration, celle qui exige un généreux effort de réception et dont personne ne devrait se déclarer exclu, n’est pas la possibilité de bénir les couples irréguliers ».
Donc, la proposition est de bénir les couples irréguliers, mais la nouveauté du document n’est pas de bénir les couples irréguliers. C’est clair, non ?
De son côté, Gabrielle Vialla écrit :
Suite à ma dernière lettre, quelques prêtres ont réagi à ma réaction à chaud sur la déclaration « Fiducia supplicans ». L’un d’eux, en désaccord avec moi, m’a fait un reproche qui m’a légèrement ébranlée. Il m’a dit que je considérais trop l’Église comme Magistra et pas assez comme Mater.
Certes, nous avons tous une maman, mais il se trouve que le regard est différent quand on l’est soi-même. Étant une mère bien limitée et imparfaite depuis un quart de siècle (un siècle en cumulé), j’ai pu réfléchir à ce qu’est une bonne mère, afin de m’encourager au bien. L’analogie ne doit pas être poussée à l’extrême mais elle est instructive. Laissez-moi vous en dire quelques mots, avec peut-être l’avertissement que la transposition avec des événements récents n’est pas à prendre au premier degré.
La mère de famille donne beaucoup d’elle-même. Elle voit disparaître son corps de jeune fille, pour porter ses enfants non sans peine et sans fatigue, bien qu’elle se réjouisse d’avoir ses enfants. Elle les nourrit et les élève. Rien ne lui est indifférent. Elle veut être proche de son enfant quand il souffre. Même lorsqu’elle est très optimiste sur la nature humaine, elle sait qu’il faut quelques règles dans la maison. Ne serait-ce que pour sa propre survie. La bonne mère ne peut donner des instructions de telle façon que la moitié des enfants prenne la direction opposée de l’autre moitié. L’ambiance qui en découlerait deviendrait vite exécrable. Certes, il est fréquent dans les familles que la discipline vis-à-vis des benjamins soit plus souple que vis-à-vis des aînés, mais les règles fondamentales ne changent pas. S’il n’était pas possible d’écrire sur les murs en 2021, cela le restera en 2024. Son discours peut s’adapter à ses enfants dans la forme ou le ton mais comme bonne Mère, elle ne saurait se contredire. Elle sait d’ailleurs que les injonctions contradictoires sont très mauvaises pour les enfants. Aujourd’hui, elle a même les connaissances des neurosciences pour le savoir.
La bonne mère est présente pour chacun. Oh elle écoute mais elle répond aussi. Ce n’est pas un distributeur de nourriture, ni de plaisirs. C’est une personne qui aime ; elle reçoit chacun dans une relation unique, irremplaçable avec des joies et des peines. Lorsqu’elle s’adresse à tous, elle s’assure que les plus jeunes ont compris. Elle ne légifère pas sur tout[1]. Ce serait étouffant. Elle laisse de la latitude à chacun. Elle ne peut pas prévoir toutes les situations que ses enfants auront à affronter. Elle a l’espérance qu’avec l’exemple et l’instruction qu’elle leur donne, ils sauront toujours écouter leur conscience, revenir à ce qu’elle a toujours enseigné.
Si par malheur, l’un d’eux s’égare, la bonne mère supplie Dieu pour lui. Elle égrène son chapelet et fait des sacrifices. Lorsque ce petit revient la voir, pensez-vous qu’elle commence par lui demander « As-tu fait une belle découverte pendant ta fugue ? » Elle le supplie plutôt « Mon enfant, je m’inquiète pour toi. Reviens à la maison. Ici, tu es chez toi. La nourriture est abondante et gratuite. »
Si par un malheur plus grand encore, son enfant ne respecte plus sa maison et revendique d’y vivre à sa manière à lui, elle se montre ferme « Tu es toujours mon enfant mais tu scandalises tes frères et sœurs. Pars vite avant que ton père ne revienne et que sa colère ne s’aggrave plus fortement contre toi. Reviens quand enfin tu auras décidé de ne plus te moquer de nous ». La bonne mère retournera à ses larmes et à ses supplications.
Le fils aîné rend compte de ses décisions. S’il venait à instaurer dans la maison une nouveauté qui divise les enfants, la bonne Mère pleure encore. Elle espère dans la prière, elle rappelle à tous de prier pour le fils aîné et de continuer à l’aimer. De nouveau, elle exhorte sans cesse chacun à être ce que Dieu attend de lui. Dans l’épreuve, elle maintient. « Elle rayonne de force et retrousse ses manches ! Elle s’assure de la bonne marche des affaires, sa lampe ne s’éteint pas de la nuit. » (Prov 31, 17-18)[2]
Oui, l’Église est Mère. Et justement, grâce à l’analogie de la mère de famille ou de la femme forte[3], tout un chacun peut comprendre qui elle est. Cela demande toutefois de refuser une idée facile mais faussée où la maternité serait doucereuse, peu exigeante. La bonne mère nous parle certes de ses enfants mais bien plus vite que je ne l’ai fait (pour garder un certain suspense), elle nous conduit à son Époux ! Elle est fidèle et vit des Noces de l’Agneau. Elle parle comme Lui. Lui dont nous avons les mots dans les Évangiles. Sainte, elle attend le retour de l’Époux. « Ses fils, debout, la disent bienheureuse et son mari fait sa louange. » (Prov 31, 28)
Gabrielle Vialla
[1] « L’Église ne se prononce que lorsque c’est nécessaire. Et quand elle établit en maîtresse de vérité une donnée générale, les théologiens sont mis alors à la tâche et doivent expliquer concrètement ce qu’elle a voulu dire ; ils le font par l’interprétation littérale, par l’étude des circonstances, par la reconnaissance des exceptions, afin de rendre la décision aussi tolérable que faire se peut et de laisser le moins de tentation possible aux esprits obstinés, indépendants ou mal instruits. » Card. J.H. Newman, Lettre au Duc de Norfolk
[2] Saint Augustin explique la nuit ainsi : « La nuit désigne les tribulations. Pendant la nuit, elle sert de modèle. Elle enseigne par ses actes le devoir qu’elle a tracé… » (sermon 37)
[3] Le sermon 37 de saint Augustin a pour titre La femme forte ou l’Église Catholique. (on peut le retrouver sur internet)
Arrestation d’un évêque en Chine
Mgr Shao Zhumin de Wenzhou (61 ans) a été une nouvelle fois arrêté pour son refus de s’aligner sur l’Association patriotique catholique, contrôlée par l’État. Il avait déjà été emprisonné plusieurs fois, dont la dernière fois début 2023. Lors des festivités, l’évêque Shao est régulièrement placé en garde à vue pour l’empêcher d’animer des célébrations publiques. Cette année, cependant, les choses se sont passées un peu différemment. Quelques jours avant Noël, le 16 décembre, Mgr Shao a été emmené par les forces de sécurité, avant d’être relâché deux jours plus tard. Puis, les 24 et 25 décembre, il a été emmené dans le comté de Taishun pour l’empêcher de célébrer la messe de Noël, mais il a tout de même déclaré avoir passé l’un des Noëls les plus paisibles de sa vie.
Ordonné évêque coadjuteur avec mandat papal en 2011, il n’est pas reconnu par les autorités pour avoir refusé d’adhérer à l’Association patriotique. Depuis la mort de son prédécesseur en 2016, il est empêché d’exercer son ministère dans l’une des plus anciennes et des plus importantes communautés catholiques de Chine. Le gouvernement a placé à la tête du diocèse un membre de l’Association patriotique catholique chinoise, le père Ma Xianshi.
Son arrestation est intervenue à la suite d’une lettre que l’évêque Shao a adressée au père Ma le 31 décembre, estimant en conscience qu’il devait protester contre les décisions concernant le diocèse prises sans son autorité.
Selon le droit de l’Eglise, il est nécessaire d’être ordonné personnellement par l’évêque du diocèse ou d’avoir une procuration de sa part. Conformément au code de droit canonique, toute personne qui reçoit les ordres sacrés de quelqu’un qui n’a pas le pouvoir légitime d’ordonner est automatiquement suspendue.
La lettre semble avoir provoqué une forte réaction de la part des organes “officiels” de l’Église à Wenzhou, qui seraient à l’origine de l’arrestation de l’évêque Shao.
“On lui a ordonné de prendre des vêtements pour le printemps, l’été, l’automne et l’hiver”, a déclaré une source.
“Cela suggère que sa situation n’est pas prometteuse et qu’il sera probablement détenu pendant une longue période. Les fidèles sont inquiets car ils ne savent même pas où il sera détenu”.

