Le dérèglement climatique provoque un dérèglement journalistique
Nous avons du mal à suivre les journalistes de Ouest-France, toujours à l’ouest :
6 août : Malgré la pluie, des moissons correctes


Toute la cérémonie était une ode à la Révolution française : vulgaire, blasphématoire et satanique
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Voilà maintenant quelques jours que la lamentable cérémonie des Jeux olympiques 2024 s’est déroulée, je parle bien ici de la cérémonie et pas des épreuves sportives. L’émotion des premières heures doit laisser la place à une analyse circonstanciée, et surtout aux actions à mettre en œuvre.
Alors c’est entendu, cette cérémonie peut se résumer à quatre qualificatifs : vulgaire, pédéraste, blasphématoire et satanique !
Vulgaire car il suffit de regarder les « danses », les tenues, et la tenue des soi-disant « artistes » qui se sont produits face au monde sans aucune classe ni grâce. En totale cohérence avec le gouvernement pour qui il n’y a pas de culture française… Pédéraste, là il fut facile de voir qu’à l’image du directeur artistique la plupart des tableaux étaient une ode au sexe inverti et une insulte à la famille. Blasphématoire, là encore cela n’a échappé à personne, il s’agissait bien de se moquer de l’Histoire de France et plus précisément de sa colonne vertébrale chrétienne. Enfin, satanique, car oui même si ce mot fait lever les yeux au ciel, toute la cérémonie était farcie de signes et de symboles sataniques. Faut-il encore disposer d’une culture théologique suffisante pour s’en rendre compte…
Les congratulations qui ont tenté maladroitement d’étouffer les critiques, ne sont le fait que des médias subventionnés qui adhèrent pleinement à la décadence de notre civilisation, et bien entendu, des personnalités plus ou moins proches du pouvoir prêtes à tous les reniements pour s’incliner jusqu’au sol devant le PDR. Tous ont une morale à géométrie variable et souvent un anticléricalisme maçonnique militant. Ceci explique cela !
En fait toute la cérémonie, qui n’avait pas grand-chose à voir avec le sport, était une ode à la Révolution française. Révolution qui fut à n’en pas douter un moment vulgaire, blasphématoire et satanique. Même la mascotte officielle de ces Jeux a été choisie parmi les symboles les plus emblématiques de 1789, à savoir le bonnet phrygien ! Quel rapport avec les JO ? Aucun. Quel rapport avec la France, une malheureuse parenthèse historique mortifère de quelques mois. Ainsi l’orientation « intellectuelle » choisie était limpide depuis le début.
Dès lors, les spectateurs les plus avertis et érudits n’ont manqué aucun des symboles maçonniques et lucifériens qui ont émaillé la soirée. Symboles traduisant pleinement les origines et les buts de la Révolution. Le point d’orgue étant obtenu par cette représentation blasphématoire de la Cène, mimée par des personnes inverties. Ce tableau scénique n’avait que pour seul but de se moquer du Christ et de l’Esprit saint qui agit alors, en comparant son sacrifice, qui vaut pour le rachat de toute l’humanité, à une orgie pédéraste.
Si une personne du gouvernement, ou bien de la direction de la cérémonie des JO, peut nous justifier / expliquer le lien entre la Sainte Cène et les JO, ou plus largement le sport, nous sommes preneurs !
Tout cela a entrainé nombre de manifestations de la part personnalités publiques. C’est un fait intéressant, car il convient de se souvenir qu’il y a encore seulement cinq ans, de telles critiques n’auraient jamais été publiées. Ainsi, pour Louis de Bourbon (Louis XX rex justus) « La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris a dévié de ses principes fondateurs et de son élévation traditionnelle, en raillant une partie de l’héritage séculaire de la France », pour Philippe de Villiers « nous avons acté devant le monde entier le suicide de la France », pour Michel Onfray la cérémonie fut « un grand moment de guignolade : un Dysneyland wokiste et kitch », pour le prêtre dominicain Paul-Adrien « les chrétiens se sont fait cracher à la gueule (sic) », jusqu’aux USA où pour le Cardinal Burke la cérémonie fut une « Abominable moquerie de la Sainte Eucharistie » le terme abominable a son importance, pour le scientifique Idriss Aberkane, pourtant musulman, la cérémonie « valide cérémonieusement les sécrétions nombrilistes des élites, la petite pensée woke qui n’a même pas la grandeur des empereurs décadents s’est manifestée pour ce qu’elle est : un petit Héliogabale au rabais, narcissique et pervers. Le beau, le Vrai, le Transcendant existent-ils encore après qu’on leur ait mené, avec les moyens de la République, une guerre sans merci ? », etc, etc. Sans oublier les milliards de chrétiens qui ont vu le vrai visage de la Révolution française.
Ah, notons également la lettre de la CEF, qui, comme à son habitude, a manifesté du bout des lèvres son mécontentement et qui ne parle ni de blasphème ni d’excommunication. Comprenne qui pourra… Heureusement, de nombreux évêques (en marge de la CEF ?) ont célébré une messe de réparation.
Ce constat sans appel étant posé, que faire à présent de tout cela ?
Il me semble qu’il y a, pour aller à l’essentiel, deux axes à retenir.
Tout d’abord, nous sommes ici dans un cadre qui n’est plus enseigné au catéchisme et souvent strictement inconnu des catholiques : le péché impardonnable. Le Christ nous enseigne
« C’est pourquoi je vous dis : tout péché et tout blasphème seront pardonnés aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné, mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pas pardonné, ni dans ce siècle, ni dans le siècle à venir » Mat 12 :31.
Le pape Saint Pie X de rappeler que parmi les péchés impardonnables il y a « combattre la vérité connue » et « s’obstiner dans ses péchés ». Dès lors, toutes les personnes ayant participé, organisé, validé cette mascarade sont, a priori, promises à la damnation éternelle. Je dis a priori, car, selon notre foi, seul Dieu sera juge. Nonobstant cela, nous nous devons de tout faire pour rappeler à l’ordre les frères dont l’âme est en perdition. Se taire n’est donc pas une option…
Ensuite, il nous faut concrètement agir. Les chrétiens représentent une communauté importante, nous disposons donc d’un certain pouvoir dans la cité, mais nous ne nous en servons pas, et nous ne nous organisons pas comme nous le devrions. Il est important ici de se rappeler que selon la Genèse Dieu nous a confié la création pour que nous parachevions son œuvre (Genèse 2 :15 « Dieu crée l’homme à son image et à sa ressemblance, et lui confie la domination sur la terre et tous les êtres vivants. Il lui donne également le mandat de cultiver et de garder le jardin d’Éden. »). Ne rien faire n’est donc pas une option !
Pour être concret, proposons un plan en 3 phases :
1/ Nous devons nous réarmer intellectuellement et physiquement.
Intellectuellement, cela passe par une morale de vie compatible avec notre foi catholique, des lectures, des conférences, la participation à des structures comme Academia Christiana, la présence systématique à l’Eucharistie, etc. Faire le nécessaire pour apprendre à reconnaître les symboles maçonniques et diaboliques, tout ce savoir qui a été, à dessein, perdu. Bref, s’intéresser sincèrement à la théologie.
Physiquement, il s’agit ici de maintenir un bon niveau organique pour être prêt, car si nous ne savons pas quand le voleur viendra, nous ne savons pas non plus quand le signe viendra…
En peu de mots : un esprit sain et catholique, dans un corps sain…
2/ Le pouvoir de l’argent : boycotter financièrement les marques qui soutiennent des principes et manifestations contraires à nos valeurs. Ainsi, nous devons faire l’effort, au moins durant la période des JO, de n’acheter aucun produit ou service des sponsors. Idem tout au long de l’année pour des marques qui font preuve de wokisme et d’anti-catholicisme.
3/ Prendre la décision d’influencer la cité : intervenir autant de foi qu’il le faudra, auprès d’amis, de son curé, de l’Eglise, de politiciens, pour rappeler nos valeurs non négociables. Ne plus se taire, ne plus raser les murs. S’opposer, dans la mesure de ses moyens, à toute décision, toute intervention publique, qui s’accommoderait des nombreux blasphèmes auxquels nous faisons face tous les jours. Et, selon toute logique, voter en conséquence. Nous devons placer au centre de nos choix l’intérêt de la Sainte religion catholique, et non pas nos intérêts matériels ici-bas. Dès lors, tout chrétien ayant apporté son soutien, d’une façon ou d’une autre, au système macroniste est pour partie responsable des blasphèmes auxquels nous faisons face ! Que celui qui a des oreilles entende…
Voilà où nous en sommes aujourd’hui, et ce que nous pouvons, devons, a minima, faire.
Vendredi soir, la République française révolutionnaire a rappelé au monde entier ce qu’elle était réellement : un système diabolique dont le but ultime (toujours d’actualité) est de détruire la chrétienté pour lui substituer la religion du « grand architecte », dont le nom dévoilé est Lucifer le porteur de Lumière. Dans la mythologie maçonnique il est celui qui a apporté la lumière à l’humanité et qui l’a délivré du joug du Dieu des Juifs et des Chrétiens. Pour nombre de nos contemporains cette histoire semble tout droit sortie d’un cachot moyenâgeux. C’est d’une part mal connaître le moyen âge qui fut une des plus belles et riches périodes de notre longue histoire. Et c’est d’autre part, oublier la phrase de Charles Baudelaire : « Mes chers frères, n’oubliez jamais, quand vous entendrez vanter le progrès des Lumières, que la plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas ! »
Il fut alors aisé à la République révolutionnaire, en cette cérémonie de la honte, de s’adresser à ses élites mondialisées seules à saisir les signes ainsi envoyés, destiné à asseoir une politique infernale menée depuis 250 ans, tout en dupant l’écrasante majorité des populations incapable de lire cet alphabet. A n’en pas douter, la cérémonie de clôture sera de la même teneur !
Chers frères dans le Christ, cette affreuse face de la République révolutionnaire doit nous réveiller, nous faire comprendre que nous avons été bernés depuis trop longtemps. Comme le rappelle le prêtre dominicain frère Paul Adrien, il y a un temps pour la miséricorde et il y a un temps pour l’action.
« Il suffira d’un signe, un matin. Quelque chose d’infime, c’est certain. C’est écrit dans nos livres, en latin. »
Deus Vult
Que Dieu bénisse la France.
Jacques Laurentie.
Ecrivain catholique.
Un autre sont de cloche (https://www.librairietequi.com/A-69058-un-autre-son-de-cloche.aspx)
Face aux miracles (https://www.librairietequi.com/A-70210-face-aux-miracles.aspx)
Climat de peur (https://www.librairietequi.com/A-70787-climat-de-peur.aspx)
Complètement marteau
Dans la chronique des cinglés, le présentateur TV Jean-Baptiste Marteau, militant LGBTXYZ, a acheté un enfant par GPA, puis a « divorcé », mais convole déjà avec un autre homme, qui a également des enfants…
Vers la défiguration du Pavillon de Hanovre, au Parc de Sceaux
Le département des Hauts de Seine n’a pas de complexe :

Le village olympique fait partie d’une grande expérience sociale
A l’étranger, il y a quelques critiques sur l’organisation des JO, selon un article traduit par Benoît et moi :
Le nageur italien Thomas Ceccon dort sur la pelouse, car dans sa chambre, il ne trouve pas le sommeil. « On mange mal, il fait chaud et il n’y a pas d’air conditionné. Beaucoup d’athlètes déménagent et s’en vont », avait-il déclaré lors d’une précédente interview.
Le village olympique de Paris 2024 est le dernier sujet de controverse.
Un autre nageur, Gregorio Paltrinieri, le répète à son tour:
« Le village olympique ? J’ai fait quatre Jeux, et celui-ci [le village] est certainement le pire. Je ne m’endors jamais dans ma chambre avant deux heures du matin : il fait trop chaud. Nous sommes les acteurs principaux, ici, et il est impensable de ne pas avoir d’air conditionné dans les chambres ».
Le choix de matériaux écologiques avait fait débat. Mais les lits en carton et les matelas en matériaux recyclés sont un problème mineur, au vu de ce qui se dessine. Il ne s’agit pas seulement de désorganisation, ni d’économies. Les conditions impossibles d’hébergement des athlètes sont voulues, pour des raisons idéologiques. Le village olympique, comme tous les aspects de ces Jeux olympiques français, fait partie d’une grande expérience sociale.
« Ce sont les Jeux les plus verts de tous les temps », a déclaré Georgina Grenon, directrice du développement durable de Paris, à la veille de l’ouverture.
Que faut-il faire pour que les Jeux passent le test Greta Thunberg ?
Réduire l’empreinte carbone de tous les participants au point de revenir à l’âge de pierre : pas d’air conditionné, régime strictement végétarien et zéro kilomètre, peu de moyens de transport, très peu de déplacements.
« Le village a été conçu pour s’adapter aux conditions climatiques de 2050 – lit-on sur le site officiel de Paris 2024 – avec 6 hectares d’espaces verts, de la végétation (rues, balcons, toitures), la récupération et le traitement des eaux usées pour l’irrigation, des planchers rafraîchissants et du triple vitrage. Tout a été conçu pour améliorer le confort thermique et assurer une température inférieure d’au moins 6°C à celle de l’extérieur pour les athlètes et les futurs habitants ».
Le comité d’organisation s’est fixé comme objectif de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux JO de Rio de Janeiro 2016 et de Londres 2012.
Il est cependant dommage que de la cité idéale des écologistes, tout le monde s’enfuie, ou n’y reste qu’en se procurant des biens de confort et de la nourriture à l’extérieur. Le boom des ventes de climatiseurs n’est pas un mystère : 2500 ont été achetés par les athlètes et leurs équipes. Une autre plainte fréquente des athlètes est le manque de moyens pour se déplacer sur les sites de compétition. Mais même cela est intentionnel : une petite flotte de 55 bus au total, uniquement électriques. C’est ce que prescrit la recette verte
En ce qui concerne le régime alimentaire, nous lisons sur le site web Green.me que « le menu des athlètes fait partie d’un effort pour réduire l’empreinte carbone de l’événement de 50 % ». Et « toutes les viandes, tous les œufs, tous les produits laitiers et tous les produits de la mer proviennent d’un rayon de 250 kilomètres autour de Paris. La priorité a été donnée aux exploitations biologiques ou à celles qui se convertissent à l’agriculture biologique. Les cantines du personnel et des volontaires comporteront également un nombre important de repas végétariens, n’offrant que des options à base de plantes certains jours ».
Et pourtant les athlètes, à commencer par les Britanniques, protestent contre le manque de viande et d’œufs, bref, de protéines. On verra à la fin des JO dans quelle mesure le libre marché aura pu pallier les carences du village vert : les athlètes réclament des livraisons à domicile, pour le déjeuner et le dîner. Et les Britanniques ont fait venir un chef de leur pays, qui n’est pas vraiment réputé pour sa bonne cuisine (imaginez donc le niveau de désespoir).
Et puis il y a ceux qui décident de déplacer leur équipe hors de cette utopie verte, vers d’autres rivages, peut-être moins respectueux des Accords de Paris mais certainement plus confortables : l’équipe de basket américaine avait confirmé son choix de ne pas rester dans le village, optant pour un hébergement alternatif luxueux. Maintenant, quatre autres équipes de basket, en vue des quarts de finale, auraient décidé de déménager dans des hôtels : la Grèce, le Canada, la Serbie et la France elle-même, démontrant que l’idéologie verte peut être belle, mais que même l’équipe de la nation qui la promeut ne veut pas y vivre.
La décision de courir dans la Seine est ensuite la meilleure démonstration de la distance qui persiste entre la rhétorique et la réalité. Fleuve impropre à la baignade depuis un siècle, en raison de la pollution et du trafic maritime, elle est désormais considérée comme la fierté de l’organisation, en raison des efforts coûteux qui ont été déployés pour l’assainir et la rendre compatible avec la santé des nageurs. Toujours dans un souci écologique strict, le nettoyage de la Seine a été l’occasion d’organiser des courses nautiques « zéro kilomètre » dans le centre ville. Mais les reports incessants des épreuves de triathlon ont prouvé le contraire. Bien que la première citoyenne de Paris, Anne Hidalgo (d’extrême gauche, sans surprise) ait montré qu’elle pouvait y nager, il y a déjà des athlètes qui sont malades.
La Belgique proteste (et retire son équipe de triathlètes) depuis que Claire Michel, figure de proue de leur équipe, est tombée malade d’une forme aiguë de gastro-entérite. On parle d’escherichia coli, mais il n’y a pas encore de résultats d’analyses officiels. L’organisation de Paris 2024 répond qu’il n’y a aucune preuve que Claire Michel ait été malade après avoir nagé dans la Seine mercredi dernier. Cependant, il y a maintenant plusieurs athlètes qui ont été malades après avoir nagé dans les eaux de la Seine. « Claire était très faible », a déclaré Thibault De Rijdt, l’entraîneur, soulignant que l’athlète s’est sentie malade immédiatement après la course, « elle vomissait, elle avait mal au ventre. Et maintenant, elle présente des symptômes de déshydratation. Elle ne serait même pas capable de faire un jogging, et encore moins de participer à une compétition. Elle ne méritait pas de terminer sa carrière comme ça.
Pourquoi tant de négligence à l’égard des athlètes ? Pourquoi les affamer, les faire mal dormir, mettre leur santé en danger ? Parce que l’environnement compte plus que l’homme, bien sûr. Ce qui compte c’est plus la lutte contre le changement climatique que les Jeux olympiques, que les écologistes les plus conséquents voudraient d’ailleurs supprimer purement et simplement, parce qu’ils jugent leur empreinte carbone inacceptable.
Il s’agit, dans la France de Macron, de jeux idéologiques.
Nous avons déjà vu l’idéologie du genre en action dans les matchs de boxe féminins, où des athlètes féminines ont été exposées à des risques beaucoup plus grands dans des combats sur le ring avec des adversaires physiquement inégaux.
Et maintenant, nous voyons les effets de l’idéologie verte appliqués dans la vie réelle. Et en la vivant dans leur chair, de nombreux athlètes se considèrent à juste titre comme les victimes d’une expérience sociale, celle-là même que les écologistes voudraient faire vivre à tous les Européens.
La remigration fonctionne
En Suède, pour la première fois depuis cinquante ans, le solde migratoire est négatif. Le nombre de personnes quittant le pays va bientôt dépasser celui des immigrés.
Le gouvernement conservateur de Suède, soutenu par la droite nationale, a annoncé jeudi que le nombre de personnes quittant le pays dépassera le nombre d’immigrés en 2024.
Sur les cinq premiers mois de l’année, l’institut statistique national de Suède a noté que l’émigration a été plus importante que l’immigration.
Dans le même temps, les demandes d’asile diminuent et ont atteint leur niveau le plus faible depuis 1997, a expliqué Maria Malmer Stenergard, ministre des Migrations.
«Les efforts du gouvernement portent leurs fruits […]. Cette tendance à l’immigration soutenable est essentielle si nous voulons renforcer l’intégration et réduire l’exclusion».
La Suède avait accueilli un nombre important d’immigrants depuis les années 1990, principalement en provenance d’ex-Yougoslavie, de Syrie, d’Afghanistan, de Somalie, d’Iran ou d’Irak, et d’autres régions en proie à des conflits.
La musique liturgique et le sacré
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Le problème de l’éclipse du sacré ne concerne pas seulement l’anthropologie, mais aussi la musique. Nous avons vu précédemment comment, dans la Rivista di Pastorale Liturgica (Revue de Pastorale Liturgique), en 1969, on pouvait trouver des articles qui voyaient la sécularisation comme un fait positif, un fait à accueillir favorablement, et ceci écrit par des auteurs qui étaient pour la plupart des prêtres et des théologiens ! Si cette idée est la principale, comment s’étonner que la musique sacrée elle-même puisse en faire les frais. En fait, le concept même de musique sacrée est remis en question. Un article de 1971 que nous analyserons plus tard, écrit par le musicologue Nicolas Schalz et publié dans La Maison Dieu, importante revue liturgique française, le dit clairement : La notion de “musique sacrée”: Une tradition récente.
Mais, pour l’instant, arrêtons-nous sur un autre article tiré de la Revue de Pastorale Liturgique de 1969, un article écrit par un musicologue et sémiologue italien d’une certaine importance pour les développements récents de la musicologie liturgique : Gino Stefani (1929-2019). Certainement chercheur de valeur, il enseignait à l’Institut Catholique de Paris, à l’époque où il écrit l’article dont nous allons nous occuper. Un détail important est que Gino Stefani, en 1966, avait été l’un des fondateurs de Universa Laus International, une association qui a eu et qui a toujours une influence très importante dans le domaine de la musique et de la musicologie liturgique. Nous nous occuperons sans doute plus tard de cette association, mais pour l’instant, penchons-nous de plus près sur Gino Stefani, avant d’entrer dans son article.
Ancien prêtre, avec une expérience dans l’ordre des Jésuites. Dans certains mémoires autobiographiques contenus dans le livre La coscienza di Gino, contenant des essais en son honneur, il dit que ses racines musicales sont dans la chanson. Comme je l’ai déjà dit, il s’agissait d’un sémiologue de valeur avec des dizaines d’essais écrits et dont la contribution dans son domaine n’est certainement pas négligeable. Mais ici, nous nous intéressons particulièrement à un de ses articles dans la revue citée ci-dessus, intitulé Il ‘sacro’ e la musica liturgica. Évidemment, mettre en avant le mot ‘sacré’ ne va pas dans le sens de sa valorisation, mais plutôt dans celui de sa remise en question radicale.
Commençons par ce passage presque au début :
“D’un côté, le résultat modeste de plusieurs de ces tentatives – néanmoins nécessaires – conduit à considérer cette phase de la réforme comme expérimentale, et à programmer la réforme elle-même sur des bases plus larges et nouvelles. D’autre part, l’avancée de la vague des jeunes et de ‘leur’ musique dans la liturgie oblige à revoir les anciens canons de la musique d’église.”
Déjà par cette affirmation, nous voyons une certaine problématique et, si nous voulons, une résignation aux mouvements culturels que l’Église devrait éduquer, corriger, examiner, non pas simplement subir. En l’absence de tout cela, on pense que la solution est de se remettre en question, mais cela peut être dangereux, comme nous l’avons vu par la suite.
Voici un peu plus loin quelques questions significatives :
“Notre question se précise alors ainsi : une célébration authentique, c’est-à-dire une expérience authentique du sacré liturgique (du mystère, de la fraternité chrétienne dans l’assemblée liturgique, etc.), est-elle aujourd’hui plus favorisée par une musique déclarée, manifestement ‘sacrée’, ou plutôt par une musique qui n’a pas d’apparence sacrale ? En d’autres termes, dans quelle mesure une musique qui signale la situation ‘sacrée’ (c’est-à-dire rituelle) avec la clarté univoque d’un panneau de signalisation (comme la croix sur le clocher, les vêtements rituels, etc.) peut-elle encore être une circonstance favorable à une expérience authentique du sacré ? Et en contrepartie, dans quelle mesure, ou plutôt dans quel sens et à quelles conditions, une musique ‘ quelconque ’ peut-elle être souhaitable pour retrouver un sens profond du sacré ?”
Il est très intéressant de réfléchir à la manière dont ces questions sont posées, c’est-à-dire avec la prémisse que l’expérience du sacré liturgique doit conduire à redécouvrir la “fraternité chrétienne dans l’assemblée liturgique.” Il faut ensuite voir quelle importance est accordée à une telle phrase, s’il n’y a pas le risque de tout déséquilibrer sur l’aspect horizontal plutôt que sur le vertical.
Un peu plus loin, Stefani fait cette affirmation historiquement ambiguë :
“Quand le concile de Trente recommandait que dans les musiques pour la liturgie (comme dans tout ce que l’on voyait, entendait et faisait dans l’église) il ne devait y avoir ‘nihil profanum’, il ne voulait pas du tout dire que la musique liturgique devait être une musique spéciale, totalement différente de la musique d’art courante, qualifiable de ‘sacrée’, mais simplement que la musique, quelle qu’elle soit, ne devait rien introduire d’inconvenant dans la liturgie.”
Mais s’il demandait que rien de profane ne soit introduit dans la musique liturgique, il entendait déjà caractériser le type de musique qu’il voulait pour la liturgie, justement différente de celle profane. Stefani dit plus loin que l’histoire de la musique dans la liturgie au cours des cent cinquante dernières années n’est rien d’autre qu’une histoire continue de tentatives de correction des abus. Mais cela signifie justement que l’Église a toujours voulu pour sa liturgie une musique propre et appropriée.
Puis voici une affirmation lourde :
“Si la liturgie n’est plus une ‘res divina’ impersonnelle et objective à contempler comme des spectateurs révérencieux, mais une action dont nous sommes tous acteurs, membres de l’assemblée, alors il n’y a plus de raison de revêtir la célébration d’une auréole sacrale extérieure. Si les rites ne sont plus des événements mystérieux et lointains, il n’y a plus besoin d’une musique qui comble la distance entre les fidèles et le rituel divin. Si la célébration est l’expression de notre culte au Seigneur et dans le Seigneur, le chant et la musique ne sont pas une chose sacrée qui doit refléter le divin, mais sont simplement l’expression et l’instrument de notre participation à cette célébration.”
Ici, nous voyons la mentalité postconciliaire à l’œuvre, mais le problème réside justement dans les prémisses du discours de Stefani. Si les prémisses étaient correctes, il aurait raison, mais en réalité, les prémisses reposent sur des bases très, très discutables.
Voyons une dernière affirmation de l’article en question :
“L’expérience de la ‘musique sacrée’, une demi-heure par semaine, mettait à bon compte la conscience du bon et du mauvais bourgeois en paix, avec un peu d’émotion esthétique. Palestrina et le grégorien ne brandissent pas les drapeaux de l’engagement. Par contre, la musique pop à l’église, en apportant le monde de tous les jours dans la religion, remet en question la dichotomie officielle : si le sacré et le profane se confondent, alors le sacré peut être là où on l’attend le moins, alors le monde de la religion peut entrer dans le monde des affaires, alors Dieu s’est peut-être vraiment incarné dans ce monde qui est le nôtre. Alors, déléguer notre engagement personnel avec Lui à des actes et des objets sacrés n’est plus possible.”
Les conclusions, étant donné les prémisses que Stefani a posées dans tout son article, ne peuvent être que celles-ci, mais elles ne sont pas des conclusions acceptables, car l’incarnation ne dégrade pas la divinité, mais elle ennoblit l’humanité en ce sens qu’elle est toujours appelée à offrir le meilleur pour le culte divin, et seul un discours gravement démagogique et populiste pourrait faire passer les atrocités que nous entendons dans la liturgie pour le meilleur que nous puissions offrir à Dieu.
« Une cérémonie créée pour profaner le christianisme »
Mgr Ginoux a été interrogé sur la cérémonie d’ouverture des JO. Traduction de Benoît et moi :
Excellence, vous attendiez-vous à toute cette polémique autour de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris ?
Depuis des mois, voire depuis au moins deux ans, les médias français annonçaient que la soirée d’ouverture des Jeux Olympiques serait un événement extraordinaire, éblouissant et d’une innovation inattendue. L’idée était de « déconstruire les clichés ». Ces mots impliquaient que les créateurs adopteraient un style résolument surprenant, c’est-à-dire qu’ils mettraient en scène les clichés du moment, les idéologies véhiculées par les think-tanks des milieux branchés. On pouvait s’attendre à des références à l’inclusion, au wokisme, au renversement des codes culturels. Bref, le sens de la cérémonie était clair : dépasser la pensée commune pour montrer l’extravagant, l’inédit et surtout la provocation. En d’autres termes, l’art n’est rien d’autre que l’inversion de la réalité et la négation des critères de beauté. En définitive, l’artiste est celui qui impose une fausse perception de la réalité. Le soir du 26 juillet, nous l’avons démontré au monde entier.
En tant que Français avant même que d’être évêque, qu’avez-vous ressenti face aux images désormais célèbres du spectacle conçu par le directeur artistique Thomas Jolly ?
La France, mère des arts et des lettres, a présenté un spectacle à la fois prétentieux et misérable. La parodie de la Cène, le célèbre tableau de Léonard de Vinci, a défiguré l’un des épisodes les plus marquants de la mission du Christ et de l’attachement des chrétiens à l’eucharistie.
Les justifications qui ont suivi le tollé et selon lesquelles la représentation aurait été inspirée par un repas païen sont-elles crédibles ?
Thomas Jolly a nié avoir voulu choquer qui que ce soit. Il a invoqué un tableau d’un illustre inconnu intitulé « Le festin des dieux » pour expliquer l’origine de sa mise en scène grotesque et offensante. Ces excuses ont ensuite été démenties par les acteurs eux-mêmes et par la préparation de la pièce. Les protestations sont venues du monde entier, et pas seulement de la part des chrétiens ! Erdogan lui-même a fait part de sa déconvenue au Pape.
Qu’est-ce qui vous a semblé négatif dans la cérémonie d’ouverture de ces Jeux olympiques français ?
Nous devrions également revenir sur la mise en scène sanglante de l’exécution de la reine Marie-Antoinette, où l’honneur de la France a été bafoué sous le regard d’un président de la République qui était également coprince d’Andorre ! A l’heure où les attentats et la violence sont à l’ordre du jour, l’exploitation du passé sanglant de notre pays est une provocation de plus. C’est inacceptable quand on prétend que les Jeux Olympiques sont un moyen de promouvoir la fraternité et la paix. Ces images sont une profanation, pour ne pas dire une horreur. Les créateurs ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas voulu choquer. En disant cela, ils font preuve de mauvaise foi et prennent le public pour une bande d’idiots. Ils ont délibérément présenté des images révoltantes. Il en va de même pour certaines séquences de chansons. Les chansons d’Aya Nakamura sont truffées de mots grossiers, d’argot et d’insultes. La « danse » clownesque de la Garde républicaine ridiculisait ces serviteurs de la nation.
Pensez-vous qu’il y ait une stratégie culturelle spécifique derrière les choix faits lors de la cérémonie, ou sont-ils simplement le résultat de considérations artistiques ?
Thomas Jolly, Tony Estanguet et les autres ne sont pas des « perdants » qui ont échoué dans leur performance. Bien qu’il y ait eu des éléments positifs dans cette mascarade, ils n’ont pas compensé le niveau de vulgarité, d’obscénité et de dérision atteint par ces soi-disant artistes. Ils ont tenté de subvertir les valeurs culturelles et religieuses de la France, ils ont insulté – sous prétexte d’inclusion – l’histoire et le christianisme, fondements de la civilisation européenne. Il s’agissait d’une manipulation de la réalité dont le but était de se moquer, de piétiner les valeurs de la civilisation occidentale et de faire des sarcasmes sur la religion. Mais de nombreux spectateurs l’ont admiré parce qu’ils n’ont pas compris. C’est à partir de ce public que les artisans de la « déconstruction » artistique peuvent venir sur le devant de la scène et être applaudis.
Quelle attitude devons-nous adopter, nous catholiques, face à de telles scènes ?
En tant que catholiques fidèles, nous ne pouvons pas reconnaître dans ce spectacle la promotion de la beauté, la recherche du bien de l’homme, son élévation.
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Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
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L’équipe de Sacra Musica
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Menottés pour avoir protesté contre un blasphème dans Paris
Communiqué de CitizenGo:
Six membres de CitizenGO ont été contraints de passer la nuit en garde à vue pour avoir »manifesté sans l’accord du gouvernement français » contre la cérémonie des JO qui se moquaient de la chrétienté.
Lundi à Paris, le bus de campagne de CitizenGO dénonçant les moqueries à l’encontre des chrétiens dans le cadre des Jeux Olympiques et faisant la promotion du site StopAttacksOnChristians.org a été interceptépar des policiers. Des policiers armés ont encerclé le bus et l’ont arrêté sous la menace d’une arme, et les membres de l’équipe de CitizenGO ont été emmenés dans un commissariat de police avant d’être transférés, menottés, vers un second commissariat. Ils ont été traités injustement, comme des criminels ; certains d’entre eux se sont même vu refuser toute communication avec le monde extérieur.
La campagne de CitizenGO, soutenue par des milliers de donateurs, visait à protester contre la cérémonie d’ouverture antichrétienne et haineuse des Jeux olympiques de Paris. Depuis les derniers Jeux olympiques de 2021, plus de 5 millions de chrétiens ont été déplacés de leurs foyers et ont subi des persécutions. Pourtant, le Comité international olympique a prévu un spectacle offensant mettant en scène des drag-queens nues se moquant de la Cène.
Le bus circulait depuis 9 heures du matin, circulant dans Paris, croisant des centaines de policiers pendant la journée sans aucun problème. Lorsqu’elles ont réalisé l’immense attention qu’il suscitait parmi les passants et les participants aux Jeux olympiques, craignant de tacher l’image de la France dans le monde, les élites politiques ont soudainement et brutalement censuré CitizenGO d’une manière qui s’apparente à celle d’un régime autoritaire. La police française, sous les ordres des hautes autorités politiques, a arrêté six membres de CitizenGO et le chauffeur de bus à 19 heures. Tous leurs biens ont été confisqués, ils ont été déshabillés et fouillés, et il leur a été illégalement refusé d’appeler leurs avocats, et certains n’ont même pas été autorisés à appeler les membres de leur famille, détenus sur la base d’accusations inexistantes.
Les détenus ont subi des pressions psychologiques et des menaces de captivité prolongée et ont passé la nuit dans des conditions déplorables, certains étant même privés de nourriture et d’eau. Malgré l’absence de motifs légaux pour leur arrestation, une pression importante de l’avocat de CitizenGO a été nécessaire pour garantir leur libération, qui n’a eu lieu qu’après 4 heures du matin.
Cet incident souligne la nécessité d’une action citoyenne pour défendre la vie, la famille et la liberté contre les persécutions politiques et idéologiques. Unis, nous pouvons faire face à de telles injustices et sauvegarder nos droits fondamentaux.
S’il ne s’agit pas de persécution politique ou idéologique, qu’est-ce que c’est ?
L’avocat de CitizenGO a déclaré tôt dans la matinée : « Il semble impossible de constituer le délit de non-déclaration d’une manifestation parce qu’il n’y a pas de protestation en présence d’un seul véhicule. Le procureura poussé la loi à ses limites pour arrêter le bus et limiter leur liberté d’expression. De plus, la procédure était irrégulière. »
Suite aux pressions juridiques, les autorités ont été contraintes de libérer notre courageuse équipe après avoir réalisé qu’elles ne pouvaient pas les maintenir en détention sans raison légale.
Seuls, nous sommes faibles ; ensemble, nous sommes forts. Grâce à notre communauté de citoyens, de signataires et de donateurs, nous pouvons continuer à défendre la vie, la famille et la liberté.
La Bulgarie interdit la propagande LGBTXYZ à l’école
Mercredi 7 août, la Bulgarie a voté, par 159 voix contre 22 et 13 abstentions, un texte de loi interdisant la « propagande » en faveur des LGBT + à l’école.
Cette nouvelle loi répond à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris selon certaines ONG.
La bienheureuse Marie toujours Vierge
La traduction française du Confiteor comprend cette formule :
C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie
Traduction du texte latn :
Ideo precor beatam Mariam semper Virginem
Pourquoi avoir supprimé le « semper » ? En récitant le «Je confesse à Dieu» faut-il dire «je supplie la bienheureuse Marie toujours vierge», plutôt que «je supplie la Vierge Marie»?
Le Père Serafino Maria Lanzetta, franciscain marial résidant à Portsmouth, au Royaume-Uni, professeur de théologie à l’Université Sainte-Marie de Twickenham (Londres) et à la Faculté de théologie de Lugano (Suisse), rédacteur en chef de la revue théologique Fides Catholica, vient de publier un court ouvrage intitulé sobrement Semper Virgo.
Dans la préface, le père Stefano M. Manelli, franciscain de l’Immaculée, estime à juste titre que
« La foi en la vérité de la virginité perpétuelle de Marie est en péril. Tel est le cri d’alarme que lance ce livre écrit pour éclairer le lecteur et l’aider à mieux comprendre ce dogme de la foi dans toute sa pureté. Contre le “minimalisme marial” qui prévaut de nos jours, cette étude concise et dense s’avère nécessaire pour retracer la foi de l’Église dans la virginité perpétuelle de Marie à travers l’histoire. Les attentes du lecteur seront plus que comblées étant donné la solide base dogmatique, biblique, patristique, morale, spirituelle et mariale qui soutient cette enquête. Aidés par ce livre et par la foi ardente et inébranlable dans la divine Mère toujours vierge que contiennent ces pages, où retentit la révélation évangélique qui nous la présente comme vierge toujours miraculeusement intacte, avant, pendant, et après l’accouchement du Verbe incarné, puissions-nous louer toujours plus ardemment la très sainte Mère de Dieu, notre mère : la Mère toujours vierge ! »
L’auteur aborde la virginité de la Mère de Dieu avant, pendant et après l’accouchement divin, trois moment contestés par des hérétiques encore à l’oeuvre, qui veulent tuer l’idée selon laquelle la virginité est l’état de la perfection évangélique. La constitution du Concile Vatican II Lumen gentium, dans son n°43, parle de l’état religieux comme d’un simple « don spécial dans la vie de l’Eglise », qui n’est plus un ordre intermédiaire entre clercs et laïcs.
Ainsi l’accent mis sur l’appel universel à la sainteté et la considération de la vie religieuse comme simple « don spécial », en l’absence d’une théologie de la perfection de l’état religieux, ont-ils mené bien des interprètes à entendre la nouvelle position du magistère comme une remise en question de la valeur de la vie consacrée et de son excellence par rapport aux autres états de vie.
L’auteur souligne que les revendications pour la fin du célibat des prêtres, réduit au rang de discipline, voire celles visant à normaliser les relations adultères entre divorcés-remariés (via notamment Fiducia Supplicans) découlent de cette remise en question. Dans sa postface, l’abbé Barthe évoque « un effet de vases communicants entre les mariages de prêtres, mariages régularisés après réduction à l’état laïque ou non, et la relativisation de l’indissolubilité du mariage« .
De l’avortement à l’infanticide
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
L’American Journal of Obstetrics and Gynecology a publié une étude québécoise montrant que dans ce pays 11,2% des avortements réalisés au deuxième trimestre de grossesse donnent lieu à des naissances de bébés vivants.
« L’avortement du deuxième trimestre comporte un risque de naissance vivante, en particulier entre la 20e et la 24e semaine de gestation, bien que l’injection de féticide puisse protéger contre ce résultat. »
Il faut se protéger contre le risque de naissance vivante…
Les bébés avortés par induction du travail ont 15,4% de chances de naître vivants, tandis que ceux avortés par dilatation et évacuation 0,2%. Les bébés nés entre la 20e et la 24e semaine ont 21,7% de chances de naître vivants, contre 3,4% entre la 15e et la 19e semaine et 8,5% entre la 25e et la 29e semaine.
10% d’entre eux survivent plus de trois heures.
En 2013, Statistique Canada indiquait que 491 bébés avaient été laissés à l’abandon après être nés vivants à la suite d’avortements. Le gouvernement avait refusé d’enquêter, au motif que « l’avortement est légal au Canada » (sans aucune restriction).
Kamala Harris choisit un fanatique de la culture de mort comme vice-président
Tim Walz, gouverneur du Minnesota, a, dès l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade par la Cour suprême, fait voter une loi garantissant le « droit à l’avortement » dans son Etat.
Il est connu comme « Tampon Tim » pour avoir fait voter une loi qui impose des distributeurs de tampons périodiques dans toutes les toilettes des écoles, donc aussi les toilettes pour garçons, à partir du CM1 (9-10 ans), pour que ne soient pas discriminées les filles qui s’identifient comme garçons mais qui ont quand même leurs règles…
Il a fait voter une loi qui interdit aux libraires de refuser de vendre des livres de propagande LGBT.
Et une autre qui fait du Minnesota un « refuge » pour les trans, notamment pour les enfants voulant des traitements chimiques et chirurgicaux de « changement de genre ».
États-Unis : Kamala Harris veut faire voter les fous
Des dizaines de médecins inscrivent désormais leurs patients pour voter, y compris des patients suicidaires et psychotiques dans un hôpital psychiatrique de Pennsylvanie.
Pour les aider, ils seront assistés de Vot-ER, une organisation à but non lucratif fondée par un membre du personnel de Kamala Harris…
Situé dans un État clé qui pourrait décider de l’issue des élections de 2024, l’hôpital demande aux patients hospitalisés en psychiatrie, quel que soit leur diagnostic, s’ils seraient intéressés par des « outils d’inscription des électeurs » qui leur permettraient de vérifier leur bureau de vote le plus proche et de s’inscrire pour voter en ligne.
Les patients peuvent également demander un vote par correspondance avec « l’aide » du personnel de l’hôpital.
L’hôpital enregistre les patients, même ceux qui ne sont pas proches de la sortie et qui ne sont pas encore stabilisés, au motif que le vote, comme le dit l’institut, est un « outil thérapeutique » qui « aide à responsabiliser les patients et leur fait se sentir bien ».
Fondée par un médecin urgentiste de la faculté de médecine de Harvard, Alister Martin, qui a été conseiller de la vice-présidente Kamala Harris, Vot-ER a aidé plus de 50 000 médecins à inscrire leurs patients sur les listes électorales.
Stratégie au RN : vers plus de soutien à la culture de mort ?
Parmi les causes de la défaite du RN aux législatives, Jean-Philippe Tanguy estime que le sociétal demeure un sujet de blocage. Selon L’Opinion, l’analyse de Tanguy est « minoritaire » au sein du RN. Mais elle est peut-être majoritaire au sein de l’équipe qui dirige le RN et dont Tanguy fait partie.
Or le verrou est plus certainement l’incompétence, réelle ou erronée, qui caractérise le RN aux yeux des CSP+, qui estiment qu’une fois au pouvoir le RN gérera encore moins bien les affaires courantes que les partis actuels.

Crise au Venezuela
Une crise a éclaté après les élections présidentielles du 28 juillet au Venezuela. Analyse de Conflits :
Les élections de dimanche étaient censées être l’aboutissement d’un processus entamé en 2023 avec la création d’une table de négociation entre le gouvernement de Nicolás Maduro et les oppositions, visant à réduire la violence politique dans le pays. La médiation a d’abord été confiée au gouvernement norvégien, mais c’est l’administration du président américain Joe Biden, en octobre dernier, qui a permis la conclusion de l’accord de la Barbade. Washington a suspendu une grande partie des sanctions économiques imposées au Venezuela depuis 2016, lorsque Barack Obama avait déclaré que le gouvernement de Caracas constituait une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité des États-Unis, et a libéré l’ancien fonctionnaire vénézuélien Álex Nain Saab Moran, une figure clé des affaires économiques dans le gouvernement Maduro. En contrepartie, M. Maduro a libéré plusieurs membres de l’opposition et a accepté d’organiser des élections transparentes.
La détente entre l’administration Biden et le gouvernement Maduro avait déjà commencé en mai 2022, lorsque Washington avait délivré des permis spéciaux pour exporter du pétrole brut vénézuélien à l’italien Eni et à l’espagnol Repsol, dans le but de contrer la baisse drastique des approvisionnements énergétiques européens causée par les sanctions contre le pétrole russe. Une décision accélérée par la guerre en Ukraine mais déjà dans l’air après le retour des démocrates à la Maison Blanche. La politique de « pression maximale » de l’ancien président Trump contre Caracas avait obtenu des effets contraires à ceux recherchés, notamment dans le secteur pétrolier. L’arrêt total des importations de brut vénézuélien à partir de 2019 avait conduit de nombreuses entreprises à recourir au marché illégal et Caracas à exiger des services d’entreprises à l’abri des sanctions américaines, comme les entreprises russes ou iraniennes, qui ont ainsi pu étendre leur présence en Amérique du Sud.
En octobre 2023, Washington et Caracas sont parvenus à un nouvel accord sur la réouverture des voies aériennes pour l’expulsion des migrants irréguliers vénézuéliens. Cela a permis les pourparlers à la Barbade et l’accord sur la tenue de nouvelles élections. Le pacte semble satisfaire tout le monde : le gouvernement Maduro a obtenu un assouplissement des sanctions sévères imposées par les États-Unis – qui ont effectivement étranglé l’économie vénézuélienne ces dernières années – tandis que M. Biden a ouvert une voie de dialogue avec l’un des principaux fournisseurs mondiaux de pétrole brut. De son côté, l’opposition vénézuélienne a reçu le soutien de Washington pour se présenter aux élections présidentielles de 2024, après plus de dix ans de boycott.
Du point de vue des antichavistes, les élections du 28 juillet représentaient une alternative à l’impasse dans laquelle ils étaient contraints de s’engager depuis de nombreuses années. Avec la mort d’Hugo Chávez et la victoire de Nicolás Maduro aux élections de 2013, l’opposition vénézuélienne a toujours préféré la voie de la mobilisation à celle, institutionnelle, du renversement du gouvernement en place. À partir de 2014, les principaux dirigeants de droite ont soutenu le plan La Salida : des manifestations quotidiennes, souvent extrêmement violentes, visant à éroder le consensus autour de Maduro et à précipiter sa chute. La répression étatique a non seulement mis en évidence l’intention du chavisme de rester au pouvoir, mais aussi l’unité entre le gouvernement, l’armée et les forces de police.
Lors des élections de 2018, l’opposition a refusé de présenter des candidats, dénonçant le manque de garanties pour la conduite d’un processus démocratique. Maduro l’a emporté confortablement. Mais cette manœuvre a permis à de nombreux gouvernements de ne pas reconnaître son mandat. Par ailleurs, les députés de l’Assemblée nationale, renouvelée deux ans plus tôt et composée en grande partie d’opposants, ont décidé de nommer Juan Guaidó, président du parlement, comme chef de gouvernement par intérim.
L’initiative a reçu un grand écho international, mais ce mandat était purement symbolique. Dépourvu de pouvoir réel sur le territoire vénézuélien et assiégé par des affaires de corruption dans son propre entourage, Guaidó a promu une insurrection armée d’un petit secteur de l’armée en mai 2019, qui a été immédiatement réprimée et a servi de prétexte au renforcement de la répression gouvernementale contre les oppositions. Un an plus tard, il y a eu l’opération Gedeon, une tentative de coup d’État menée par d’anciens officiers des forces spéciales américaines et maladroitement préparée par des politiciens et des hommes d’affaires vénézuéliens avec le soutien de certains responsables colombiens. Mais cette opération s’est également révélée être un échec total. Elle a permis une fois de plus à Maduro d’amplifier les liens entre l’opposition vénézuélienne subversive et les gouvernements de Washington et de Bogota.
Le chavisme ne s’est pas laissé éroder. Les soulèvements populaires, les coups d’État organisés de l’intérieur ou de l’extérieur et la mise en place d’un gouvernement parallèle n’ont pas suffi. Malgré les crises économiques et sociales répétées de la dernière décennie, le chavisme bénéficie toujours d’un soutien populaire non négligeable. Depuis son arrivée au pouvoir en 2013, Maduro a pratiquement dilapidé l’énorme croissance qu’a connue le Venezuela après l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez. En 2012, le pays avait atteint le PIB le plus élevé de son histoire, mais au cours des huit années suivantes, il s’est effondré de 88 %. Cette crise est sans commune mesure avec les autres effondrements économiques de l’histoire récente, y compris celui de l’URSS après la chute du mur de Berlin et celui de l’Argentine en 2001.
Au cours des deux dernières années, le gouvernement Maduro a promulgué des réformes économiques drastiques qui ont changé le visage du Venezuela : le relâchement des contrôles sur la circulation des devises étrangères, l’ouverture aux importations, le paquet de mesures néolibérales visant à favoriser les petites et moyennes entreprises, et les investissements dans les ménages. Les magasins de Caracas sont passés d’une pénurie tragique en 2019 à une surabondance en 2024. Le gouvernement a également complété les maigres salaires des Vénézuéliens (environ 10 USD par mois chez les fonctionnaires) par des bons d’État. Et la timide réactivation économique s’est rapidement fait sentir dans la vie de tous les jours.
En bref, les élections ont servi à donner de l’oxygène au gouvernement. Cependant, de nouvelles controverses sont rapidement apparues concernant la mise en œuvre de l’accord de la Barbade. En avril de cette année, la Maison-Blanche a réintroduit certaines sanctions contre le gaz et le pétrole vénézuéliens, après que la candidate de l’opposition, María Corina Machado, a été exclue des élections par le Conseil national électoral (CNE) – un organe composé de cinq membres, dont trois sont directement liés à Maduro. L’opposition, après de vifs débats internes et d’autres interdictions imposées par les pouvoirs de l’État, a concentré ses forces sur la candidature d’Edmundo González Urrutia, un ancien diplomate presque inconnu du grand public, rendu populaire grâce au soutien explicite de Corina Machado.
Selon tous les sondages publiés avant les élections, Urrutia bénéficiait d’un soutien nettement plus important que Maduro. On parlait d’un écart d’environ 30 points entre les deux. C’est en partie pour cette raison que les résultats officiels annoncés par le CNE dimanche soir ont été accueillis par de violentes manifestations de masse. Avec 80 % des registres dépouillés, l’autorité électorale a proclamé la victoire de Maduro avec 5,15 millions de voix, contre 4,45 millions pour Urrutia, une différence mineure par rapport au nombre de votes encore à analyser. La CNE n’a pas publié d’autres données, ni rendu publiques les listes électorales dans les délais légaux, se limitant à confirmer la victoire du président actuel. L’opposition, qui a recueilli environ 70 % des registres papier traités par les autorités électorales le jour de l’élection, à la fermeture des bureaux de vote, a rendu public tout le matériel, affirmant qu’en réalité, Urrutia a gagné avec plus de 67 % des voix.
Les experts du prestigieux Centre Carter, autorisés à observer le processus électoral, ont publié ces derniers jours un rapport lapidaire sur le résultat de dimanche :
« L’élection présidentielle de 2024 au Venezuela n’a pas respecté les normes internationales d’intégrité électorale et ne peut être considérée comme démocratique ».
Les répercussions continentales n’ont pas tardé à se faire sentir. L’Uruguay, l’Argentine, le Costa Rica, l’Équateur, le Panama, le Paraguay, le Pérou et la République dominicaine ont rejeté les résultats officiels dans une déclaration commune. La réponse du gouvernement Maduro a été l’expulsion des représentations diplomatiques de ces pays et le retrait de leurs ambassadeurs. La crise ouverte par la réélection de Maduro a mis en lumière les profondes contradictions des organisations d’intégration latino-américaines. La première à s’exprimer a été l’Organisation des États américains (OEA), qui regroupe tous les gouvernements du continent, du Canada à l’Argentine, à l’exception de Cuba, et qui est historiquement liée aux positions de l’Union européenne.
Dans un communiqué, le secrétaire général de l’AEO, Luis Almagro, a rejeté le résultat et prévu que même une éventuelle révision indépendante serait inacceptable, car l’ensemble du processus était vicié en raison de
« l’application par le régime vénézuélien d’un schéma répressif complété par des actions visant à fausser complètement le résultat des élections, le rendant ainsi accessible à la manipulation la plus aberrante ».
Cette position a toutefois suscité de vives critiques de la part de plusieurs États membres. Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a affirmé qu’avec ces mots, les OEA « ne font qu’aggraver le problème ». Lors de la réunion du conseil permanent de l’organisation, convoquée en urgence à son siège de Washington, l’abstention du Brésil et de la Colombie et l’absence du Mexique ont en effet empêché l’approbation d’une résolution demandant la publication immédiate de tout le matériel détenu par le CNE.
L’Argentine, le Pérou et le Costa Rica sont en tête du groupe des pays les plus hostiles au Venezuela de Maduro. Le président argentin Javier Milei a lancé plusieurs messages sur les médias sociaux, appelant même à l’intervention des forces armées pour destituer le gouvernement, tandis que Lima et San José ont décidé de rompre officiellement leurs relations avec Caracas. Parmi les principaux critiques des actions du gouvernement vénézuélien se trouve, de manière surprenante, le président du Chili, Gabriel Boric. Bien que le principal allié de son gouvernement, le parti communiste, se soit prononcé en faveur de M. Maduro, M. Boric a qualifié les résultats communiqués par la CN vénézuélienne de « peu crédibles » et a ouvertement remis en question la volonté démocratique du chavisme au pouvoir. Caracas a d’ailleurs immédiatement expulsé des représentants de la diplomatie chilienne après les déclarations du président.
Le résultat est un Venezuela divisé dans un continent divisé. Aucune instance internationale latino-américaine n’est parvenue à un consensus sur la position à adopter face à la crise. Ce vide devrait en fait être comblé naturellement par le Brésil. Lula da Silva, anciennement l’homme clé de l’intégration latino-américaine pendant la période 2003-2010, semble avoir du mal à obtenir un consensus dans le reste du continent. Cela s’explique en partie par le fait que le principal partenaire du Brésil dans la région, l’Argentine, est désormais clairement aligné contre Lula et la nouvelle « marée rose » latino-américaine. Pour des raisons purement idéologiques, Milei a même coupé tous les ponts formels et informels avec le Palacio do Planalto. Ainsi, les relations entre Buenos Aires et Brasilia sont gérées par des fonctionnaires de seconde zone.
En outre, Lula lui-même a concentré ses efforts internationaux sur la projection mondiale de l’influence brésilienne, négligeant souvent les affaires continentales. Le cas d’Haïti est un exemple clair de ce phénomène. En 2004, le Brésil de Lula, désireux de se tailler une place de choix dans la résolution des problèmes internationaux, s’était placé à la tête de la mission de stabilisation de l’ONU sur l’île, à laquelle participaient également d’autres gouvernements sud-américains tels que l’Uruguay et l’Argentine. Aujourd’hui, cependant, Brasilia reste les bras croisés alors que la nouvelle mission internationale en Haïti est gérée par des acteurs extrarégionaux tels que le Kenya et les États-Unis. Parallèlement, Lula prétend jouer un nouveau rôle de médiateur dans les crises mondiales en cours, comme dans le cas de l’Ukraine et de la Palestine.
Avec la crise au Venezuela, le Brésil ne peut toutefois pas se permettre de rester en retrait. En effet, le chavisme exerce toujours une forte influence sur la base militante de la gauche brésilienne au pouvoir et de ses alliés latino-américains. De plus, la crise provoque un véritable séisme interne au sein de la coalition : le vice-président brésilien, Geraldo Alckmin, et la ministre de l’Environnement, Marina Silva, ont déjà pris leurs distances avec la position officielle du président, qualifiant Caracas de dictature. D’autres ministres et fonctionnaires devraient leur emboîter le pas. Le Brésil et le Venezuela partagent également 2 200 kilomètres de frontière. Une frontière brûlante en raison de la diaspora vénézuélienne au sud et du conflit entre Caracas et le gouvernement du Guyana sur la souveraineté sur l’Esequibo, récemment ravivé par Maduro pour renforcer le consensus interne. La dégénérescence de la situation au Venezuela limiterait la force de Lula aux yeux du monde. Ce n’est pas un hasard si la première prise de position du gouvernement brésilien s’est faite par le biais d’un communiqué conjoint signé par Lula et Biden.
Dans l’état actuel des choses, la Maison-Blanche est incapable d’imposer ses propres conditions au Venezuela. Joe Biden arrive à la fin d’un mandat caractérisé par un dégel prudent à l’égard de Maduro, mais les doutes sur la continuité future de ses politiques appellent à plus de prudence. S’il adopte une position drastique contre la réélection de Maduro, Joe Biden pourrait compromettre à la fois sa campagne et une éventuelle présidence de Kamala Harris. Cette dernière a publié un commentaire sur Twitter/X peu après la fermeture des bureaux de vote au Venezuela, interprété par beaucoup comme un soutien temporaire à M. Maduro en fonction de l’évolution des événements.
L’autre acteur fortement impliqué dans la question vénézuélienne est Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire de la Colombie et artisan du dégel des relations entre les deux pays après des décennies d’antagonisme. Pour lui, la crise vénézuélienne est d’une extrême urgence. D’abord parce que la Colombie est le pays qui accueille le plus grand nombre de Vénézuéliens en Amérique latine. On estime que 6,5 millions de Vénézuéliens ont quitté le pays depuis 2018, et pas moins de 2,85 millions se trouvent en Colombie.
En outre, il existe également des considérations liées au processus de pacification du pays. Il s’agit d’un des piliers du programme politique du gouvernement Petro. Les deux principales guérillas colombiennes encore actives, l’Ejercito de Liberación Nacional et la Segunda Marquetalia (émanation des FARC après l’accord de paix de 2016), maintiennent sur le territoire vénézuélien des centres logistiques et de financement fondamentaux pour leurs opérations. L’isolement international du gouvernement vénézuélien entraîne généralement un relâchement des contrôles et des restrictions imposés aux groupes illégaux. Bogota a adopté une position très similaire à celle du Brésil, des États-Unis et du Mexique, en exigeant la publication détaillée des résultats de dimanche et le respect de l’ordre institutionnel. Il existe également une autre crainte qui découle des positions extrémistes exprimées dans le passé par ceux qui dirigent aujourd’hui l’opposition au Venezuela : ni le Brésil ni la Colombie ne veulent d’un autre gouvernement « à la Milei » à leur frontière, beaucoup plus proche de Bolsonaro et d’Uribe Vélez que Machado et Urrutia ne voudraient le faire croire.
Enfin, il y a les intérêts de certaines puissances extra-régionales qui suivent de près la situation. La Chine, la Russie et l’Iran ont reconnu la légitimité du résultat annoncé par la CNE, d’où la victoire de Maduro. Ce sont trois pays qui considèrent Caracas, La Havane et Managua comme un point d’appui précieux pour l’expansion de leur influence dans l’hémisphère occidental. Ce n’est pas un hasard si c’est précisément le Venezuela, Cuba et le Nicaragua qui ont été la destination du dernier voyage sur le continent de l’ancien président iranien Ebrahim Raisi, en juin 2023, et du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en avril 2023. Aujourd’hui, des experts informatiques de Pékin et de Moscou ont été convoqués à Caracas pour réaliser une expertise sur le système électronique du CNE qui, selon les autorités vénézuéliennes, fait l’objet d’attaques de la part de l’opposition de droite. Ceci est dû, selon des sources officielles, au retard dans l’annonce du résultat final et dans la publication des relevés détaillés des votes.
JO de Melbourne : merci Alain Mimoun!
Christian Baeckeroot, ancien député, nous adresse cet article:
Un récent article de Valeurs actuelles sur les Jeux Olympiques de Melbourne m’a comblé car il m’a rajeuni de 68 ans quand j’étais en classes terminales et surtout parce qu’il rappelait l’exploit de Alain Mimoun, que nous avions célébré plusieurs fois dans nos « dégagements » de cette dernière année de lycée.
Pour sa première compétition officielle dans un marathon Alain Mimoun emporte la dernière épreuve des J.O. de Melbourne et apporte à la France sa 1ère et seule médaille d’or en athlétisme.
Mais Alain Mimoun est aussi un modèle d’assimilation : à 18 ans, en 1939, il s’engage dans l’Armée française. Il fait partie de l’armée d’armistice dynamisée par le Général Weygand, puis par le Général Juin .A partir de novembre 1942, cette Armée d’AFN mobilise un demi-million d’hommes et va s’illustrer, aux côtés des Alliés, dans les campagnes de Tunisie et d’Italie avant de débarquer sous le commandement du Général de Lattre en Provence, puis la Vallée du Rhône, le Rhin et le Danube .
Grièvement blessé au pied au Mont Cassin en janvier 1944, il évite l’amputation grâce aux médecins militaires français… et nous conservons notre futur champion olympique !
Avant cette victoire à Melbourne, il s’était converti au catholicisme, s’était marié avec une jeune Corrézienne et avait appris la veille de l’épreuve du marathon la naissance de leur fille Olympe.
Merci les Espagnols
Des chrétiens venus d’Espagne avec un bus floqué contre une scène de la cérémonie d’ouverture des JO ont été interpellés.
Sept personnes ont été placées en garde à vue lundi en fin de journée après avoir circulé dans les rues de Paris avec un car floqué de l’inscription « Stop Attacks on Christians » (arrêtez les attaques contre les chrétiens). Le tout accompagné des anneaux olympiques et d’une photo du tableau « Festivités », blasphématoire.

Ils ont été menottés, arrêtés et ont passé la nuit en cellule sans accès à l’eau. Leur avocat dit qu’il n’y a pas d’accusation et que le procureur a ordonné à la gendarmerie d’arrêter les militants alors qu’il n’y a pas d’accusation.
Ils vont maintenant porter plainte contre Macron, le procureur général et la gendarmerie. Les gouvernements woke deviennent de plus en plus totalitaires.
Mgr Wintzer muté à Sens
Le Pape nomme ce jour Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Sens.
Agé de 65 ans, il était archevêque de Poitiers depuis 2012.
Médaille d’or…
Le quadruple champion olympique de natation Léon Marchand est très sollicité par les médias.
Léa Salamé voulait recevoir Léon Marchand sur France 2 dans son émission « Quels Jeux ! ». Sauf que le sportif n’a pas souhaité s’y rendre.
D’après les informations du Parisien, cette émission ne correspondrait pas à ses valeurs. Pourtant, la production a essayé de le convaincre en lui proposant d’enregistrer exceptionnellement en milieu d’après-midi au lieu de l’habituel direct nocturne.

Face à l’ARCOM – pseudo-tribunal rétroactif usant de doubles peines, il faut s’organiser
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
𝗔𝗥𝗖𝗢𝗠 …𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲.
𝗖𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗮𝗺𝗶𝘀, 𝗰𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀, 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗲𝘇 𝗲𝗻 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗲 𝗽𝗼𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗹𝗶𝗲𝗻 𝘃𝗲𝗿𝘀 l𝗲 𝗽𝗮𝗽𝗶𝗲𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗥𝗶𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲 𝗟𝗮𝗶̈𝗾𝘂𝗲 𝗺𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗹’𝗮𝗺𝗶𝘁𝗶𝗲́ 𝗱𝗲 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗲𝗿.
On savait la justice lente, mais pas au point qu’une autorité comme l’ARCOM mît trois ans pour juger d’une chose. Ces messieurs, soumis aux affres du doute : « Comment faire pour savoir jusqu’où ne pas aller trop loin ? », viennent de ‘mettre en garde’ Cnews après avoir observé comment fut traitée l’information durant le mois de mai 2021.
« Concrètement, elle [l’ARCOM] (saisi par RSF) a donc observé pendant un mois (celui de mai 2021), la diversité des intervenants présents sur CNews, la diversité des thématiques et des points de vue qui sont exprimés. Et a donc finalement jugé d’un déséquilibre sur cette chaîne à ce moment-là. » Source Libération le 31/07/2024
https://www.liberation.fr/economie/medias/manque-de-pluralisme-larcom-met-en-demeure-cnews-sur-la-base-de-nouveaux-criteres-20240731_PRMDNC3GY5FSDPFXSIZTY3MO6M/
On pourra rire un peu de ce délai …ou pas.
Si c’est là le plus extrême des faits observés sur Cnews depuis trois ans, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Si à l’inverse l’autorité des médias compte visionner toutes les séquences de l’Heure des pros ou de Face à l’info, puis d’en décider les éventuelles sanctions …on leur souhaite bien du plaisir, tout en sachant qu’après la mise en garde, les sanctions sont la mise en demeure, puis sont l’amende ou l’action directe sur la programmation, les animateurs et invités …ou la chaîne elle-même.
On ne manquera pas de noter le rôle de délateur joué par ceux qui censément défendent la liberté de la presse …sauf en France quand elle leur déplaît. RSF, reporters sans frontière ou …rapporteurs sans frontières ? La question mérite d’être posée.
On ne manquera pas non plus et surtout de noter que ce jugement s’appuie sur les préconisations présentes de l’ARCOM pour juger de faits vieux de trois ans. Vous avez dit ‘rétroactivité de la loi’ ? Le «déséquilibre manifeste et durable» invoqué est en effet une notion nouvelle qui était absente du règlement Arcomiste en 2021.
Ainsi, en cet été 2024, voici l’exigence nouvelle de l’ARCOM : « Elle conduira l’Arcom à apprécier l’existence éventuelle d’un déséquilibre manifeste et durable dans l’expression des courants de pensée et d’opinion en s’appuyant sur un faisceau d’indices : la diversité des intervenants, des thématiques et des points de vue exprimés. » Source
www.arcom.fr/presse/larcom-adopte-une-deliberation-relative-au-respect-du-principe-de-pluralisme-des-courants-de-pensee-et-dopinion-dans-les-medias-audiovisuels
Elle appelle trois remarques :
1) Juriquement, le déséquilibre manifeste et durable n’est pas défini. Quelle est la balance dûment étalonnée ? Si l’on sait qu’un meurtre est un meurtre, un coup de couteau un coup de couteau, une gifle une gifle, le dictionnaire et l’académie n’ont pas défini le ‘déséquilibre manifeste et durable’. On devine bien que la jurisprudence se moquera du Robert et des hommes à l’habit vert. Mais il faudra à l’Arcom apprécier de toutes les nuances de la pensée des intervenants radiophoniques ou télévisuels. On entre ainsi dans le cerveau des gens et l’on n’hésitera pas à brimer la parole si celle-ci déplait. Big Brother surveille.
2) Les thématiques traitées devront elles-aussi être diversifiées. Sur ce coup, c’est plus que la liberté de penser qui est atteinte, c’est la liberté journalistique de rapporter ou de s’intéresser à tel ou tel fait, la liberté éditoriale. On tremblerait presque de rire pour l’avenir des chaînes comme W9 et sa série ‘Enquêtes d’action’, la série Crimes sur Chérie 25 et bien sûr ‘Les Gendarmes de l’autoroute’ qui outre son thème présente la grave faute d’être diffusée sur les médias du groupe Bolloré.
Variété des sujets, disions-nous : Pascal Praud devra-t-il se recycler et ajouter des séquences sur la cuisine et la mode ? Mme Kelly consacrer un quart de son émission aux People ? L’avenir le dira…
3) Diversité des intervenants : La nouvelle réglementation ne saurait s’appliquer qu’à l’intégralité des chaînes télévisées et des radios. TMC et TF1 n’ont qu’un moyen pour y parvenir : donner l’antenne un jour sur deux à Antoine de Caunes, l’autre à Cyrille Hanouna. Ça tombe bien, il se pourrait qu’il ait du temps libre.
Plus sérieusement, à l’instar de RSF …et de Riposte Catholique et l’AGRIF dans le domaine religieux, il importe que notre camp s’organise pour regarder les chaines et les ondes issues de la maison de la radio et celles du quai du Point du Jour à Boulogne.
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Poussons plus loin.
L’ARCOM sanctionne à tour de bras les excès de Cyrille Hanouna. Songeons aux trois millions et demi d’Euros d’amende pour ses insultes envers le député Louis Boyard, ce n’est pas rien. Mais s’il convient d’user d’un langage châtié, exempt de tout juron ou toute insulte dans les médias, il faut dès lors intetdire ou sanctionner LCP, la chaîne parlementaire qui diffuse en direct les questions au gouvernement. On trouvera un florilège de celles-ci sur le site ou la page Facebook de l’INA : https://www.facebook.com/Ina.fr/videos/623493175923543/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v
De même on doit rappeler que cette haute autorité sanctionne sans passer par la justice. Elle énonce des peines, elle autorise des chaînes selon son bon vouloir. On me répondra qu’elle a été créée pour ça. Trop facile, messieurs ! Trop facile de compter sur l’ARCOM pour se défendre quand on est insulté ! La 17ème chambre correctionnelle est là pour ça ! Sanctionner C8 et passer par la justice pour que l’auteur d’une insulte vienne à récipiscence …financière, cela ressemble fort à une double peine, non ?
Aussi : ne devrait-on pas attendre que celle-ci, la justice, se soit prononcée avant que de juger des « plaintes médiatiques » qui sont soumises à notre chère haute autorité ? Ne devrait-on pas se saisir directement d’un dossier sans attendre que les petits rapporteurs de RSF jouent de la délation ? Nous leur proposerions bien volontiers et pour seul exemple de comptabiliser les plaintes que déposent les syndicats de policiers contre d’autres syndicalistes, des hommes du monde politique ou des médias, et de réfléchir au traitement dont ils sont victimes. Qui prétendrait que France-Inter ou Quotidien pratiquent ‘l’équilibre manifeste et durable’ en la matière ? L’équilibre des courants de pensée disait-on… Quelle blague.
Last, but not least : quid de ces courants de pensée ? Vaste sujet là encore… Un homme est-il un de l’espèce humaine avec les attributs du sujet qu’il n’est besoin de préciser ou un mélange testostéroné issu de l’espèce féminine à la naissance ? Le sketch drag-queené d’une récente cérémonie d’ouverture nous autorise la question. Courants de pensée, disions-nous …Doit-on …ou même peut-on simplement, inviter des représentants de chaque religion pour y répondre et commenter un tel spectacle en direct ou après coup ?
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Chers politiques, philosophes et sociologues, chers journalistes, nous attendons que vous défendiez notre liberté de penser, de parler, d’enseigner, d’écrire …et de nous révolter si nécessaire. Tout cela est trop ancré dans l’esprit des Gaulois pour être soumis à la régulation d’une ARCOM, quelle qu’elle fût. Les coups de massue financière donnés à la liberté de la presse, suivis de la guillotine de l’nterdiction d’antenne, donnés par un pseudo tribunal au nom abusivement revendiqué d’un équilibre moral des courant de pensée nous sont insupportables.
Bertrand du Boullay
𝗵𝘁𝘁𝗽𝘀://𝗿𝗶𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝗹𝗮𝗶𝗾𝘂𝗲.𝗰𝗼𝗺/𝗳𝗮𝗰𝗲-𝗮-𝗹𝗮𝗿𝗰𝗼𝗺-𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲-𝗰𝗮𝗺𝗽-𝗱𝗼𝗶𝘁-𝘀𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲𝗿.𝗵𝘁𝗺𝗹
Comment déboulonner le dogme de l’antiracisme ?
C’est ce à quoi s’emploie Pierre de Meuse, Docteur en Droit et collaborateur régulier à la revue des français de l’étranger, puis à Identité et à la Nouvelle Revue d’ Histoire, dans son nouvel ouvrage Le dogme de l’antiracisme : origines, développement et conséquences. Dans notre société dite permissive, si l’on en croit le discours généralisé de « défense des valeurs » qui vante la tolérance, il ne devrait pas exister d’opinion qu’il soit interdit de manifester. Or on constate au contraire un durcissement de la répression contre la libre expression de propos contraires à l’idéologie qui sous-tend les sociétés occidentales, baptisés ces derniers temps « discours de haine », aux tout premiers rangs desquels la justification d’« idées racistes ». Cette évolution ne date pas d’hier, elle a commencé à la fin de la deuxième guerre mondiale, et s’est développée dans le courant des années 1970 en accumulant les sanctions et les peines contre les contrevenants. Nous sommes devant une création de l’esprit occidental, avec toutes les influences qu’il a pu recevoir au cours de son histoire ; Il n’est donc pas étonnant qu’un corpus d’idées se soit constitué avec ses tendances, ses permanences, ses postulats et ses avatars successifs. C’est à ces éléments constitutifs et à ses conséquences qu’est consacré cet ouvrage. Il apparaît que ces développements ont eu et auront encore de lourdes conséquences sur les comportements des peuples européens et américains du nord. Il convient donc de faire une critique objective mais prudente, car ce sujet est au coeur de problèmes existentiels pour nos vieilles civilisations.
Parmi les conséquences de l’antiracisme, l’auteur évoque le wokisme, qui n’est pas une si mauvaise nouvelle :
malgré son caractère odieux et iconoclaste, et de par son parti pris et sa violence mêmes, cet avatar de l’antiracisme qu’est le woke apporte sa pierre à sa propre critique. D’une part, il desserre le tabou sur les races, d’autre part, il suscite souvent l’indignation chez des esprits qui s’étaient pourtant soumis docilement au dogme antiraciste. Sur ce sujet, la stratégie des partisans de l’indifférenciation misait sur le silence et la chape de plomb, en évitant systématiquement tout débat. L’irruption de cette surenchère paradoxale ouvre une brèche dans ce bunker de la pensée ; il convient de ne pas déserter cet espace de contradiction et de l’élargir si possible.
Émeutes anti-migrants au Royaume-Uni
Analyse de Conflits sur les émeutes au Royaume-Uni où un adolescent d’origine rwandaise a assassiné trois jeunes filles dans la ville de Southport. Depuis lors, les émeutes anti-migrants ne cessent de s’amplifier, plongeant le Royaume dans une tension qui menace sa cohésion :
A Southport, le 31 juillet, un adolescent de 17 ans, issu du Rwanda, a assassiné trois jeunes filles dans un studio de danse. Huit autres ont été lourdement blessées.
Après le crime, des habitants inquiets ont organisé une veillée qui s’est transformée en émeutes. Des centaines de personnes se sont rassemblées près de la mosquée locale, attaquant sa façade. L’organisation d’extrême droite EDL (English Defense League) a été accusée d’avoir incité au chaos.
La police est arrivée pour stabiliser la situation, mais 50 agents des forces de l’ordre ont été blessés et un autre fourgon de police a également été touché.
Depuis le 31 juillet, les émeutes ne cessent de se développer, à Southport mais aussi ailleurs en Angleterre. Un groupe de citoyens s’est même rassemblé devant la résidence du Premier ministre pour réclamer des changements dans la politique migratoire. Au cours des rassemblements, au moins 100 personnes ont été arrêtées.
Plusieurs jours durant, les autorités britanniques n’ont pas révélé le nom du criminel afin de ne pas provoquer une augmentation des tensions sociales, mais les responsables ont assuré qu’il ne s’agissait pas d’un migrant. Le nom du criminel a finalement été rendu public par les autorités.
Il s’est avéré qu’il s’agissait d’Axel Rudakubana, né à Cardiff mais dont les parents sont originaires du Rwanda.
Pendant les deux jours de manifestations, les gens ont exigé une réponse du gouvernement aux événements, et les autorités ont réagi. Avant-hier, le Premier ministre Keir Starmer a fait une déclaration officielle et a annoncé la création d’une unité de police spéciale chargée de lutter contre les troubles de masse.
Manifestations à Liverpool
La police des transports britannique a reçu l’ordre d’avertir les forces de l’ordre en cas d’augmentation des ventes de billets de train, qui pourraient être utilisés pour se rendre sur les lieux de l’agitation.
Bien sûr, les citoyens qui réclament de l’attention sur le problème attendaient d’autres solutions, mais le gouvernement a utilisé la situation à son avantage.
L’acuité de la situation est également renforcée par le fait que ces mesures ont été prises précisément après les troubles provoqués par le mécontentement suscité par l’afflux de migrants, alors que des événements similaires survenus de l’autre côté des « barricades » n’ont pas entraîné une telle réaction.
Affrontement entre Anglais et musulmans
Les tensions sociales sont de plus en plus fortes au Royaume-Uni. Rien ne semble pouvoir mettre un terme à ces affrontements sporadiques qui parcourent tout le pays. Le nouveau Premier ministre Keir Starmer ne va pas connaitre d’état de grâce.
Billings et Lévitique 12 : ethos d’une paternité et maternité responsables (3/3)
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7. Une pensée généalogique : SOPK et épigénétique
Epigénétique et transmission transgénérationnelle
Dans son article Génétique et transmission transgénérationnelle (Cahiers de psychologie clinique 2014/2 (n° 43)), Nelle Lambert rappelle que les périodes périconceptionnelle et de développement prénatal sont particulièrement sensibles aux perturbations épigénétiques et que l’environnement peut avoir différents effets sur le placenta et l’embryon. Le développement précoce constitue également une période sensible durant laquelle l’expérience (stress, PTSD, dépression, perturbations alimentaires ou hormonales) semble avoir des effets épigénétiques conséquents à long terme. Il faut cependant noter que les modifications épigénétiques observées pourraient en partie être réversibles. Il y a donc une programmation épigénétique maternelle transmise de manière transgénérationnelle, et de possibles modifications épigénétiques par effets transgénérationnels.
Dans une étude publiée en 2021, Transmission du SOPK de mère en fille : l’épigénétique en cause , les chercheurs Paolo Giacobini (Inserm) et Anne-Laurence Boutillier (CNRS) ont mis en évidence le rôle de l’épigénétique dans le mécanisme de transmission du SOPK de mères à filles. Ces travaux sont particulièrement prometteurs dans les perspectives de guérison qu’ils ouvrent.
Même s’il s’agit dans le cas précis d’une expérience menée sur des souris : « Les chercheurs ont ensuite traité les femelles de la troisième génération de souris avec un produit capable d’ajouter des groupes méthyles sur l’ADN : une disparition des traits associés au SOPK a été obtenue, ainsi que la restauration de l’expression normale de plusieurs gènes impliqués dans la reproduction, l’inflammation, et le métabolisme. »
Exode 34:7 L’Eternel qui ne tient point le coupable pour innocent ; qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération.
Dans un contexte d’explosion de l’utilisation de la contraception chimique depuis maintenant deux générations de femmes, doit-on s’étonner de cette forte progression des SOPK que nous donnent à observer certains tableaux Billings ?
Il y aurait là une piste de travail à explorer pour la science et les femmes qui se questionnent sur ce mal. La Bible et sa pensée souvent généalogique ne nous donne-t-elle pas ici une clef de travail ?
https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2014-2-page-11.htm#no4
Transmission du SOPK de mère en fille : l’épigénétique en cause
8. La gratuité de Billings
Psaume 1:1-2. Heureux l’homme qui prend son plaisir dans la loi de l’Éternel et la médite jour et nuit.
Il nous faut réfléchir au cadre d’apprentissage de la méthode Billings comme outil pastoral d’aide aux couples. L’évolution récente de certains groupes de praticiens Billings qui ont voulu associer un trade mark à la méthode et rendre les formations payantes est un non-sens.
Depuis sa genèse, cette méthode s’est toujours enseignée gratuitement dans le cadre du témoignage d’un couple pratiquant à un couple apprenant. Cette pédagogie associe formation et témoignage et articule ainsi la théorie de la méthode à la sagesse de sa pratique. Rendre payante cette formation avec un trade mark, c’est laisser penser que la seule connaissance théorique suffit et c’est contrôler la diffusion de ce corpus anthropologique gratuit par un groupe qui se donne un pouvoir en voulant communiquer une exclusivité de savoir et de transmission.
En décidant de poser un trade mark à cette méthode libre et gratuite depuis sa date de reconnaissance par l’OMS en 1971, ce groupe de praticiens manifeste une volonté de prise de contrôle d’un outil qui ne lui appartient pas, ni dans son élaboration, ni dans sa diffusion jusqu’ici.
Par ailleurs, l’unité des praticiens de la méthode ne se fait pas sur la validation d’une formation théorique, mais plus profondément sur une unité de valeurs, à savoir Humanae vitae pour les catholiques, et la sagesse séculaire de la tradition chrétienne explorant la pensée biblique chez les protestants et qui a pendant dix-neuf siècles condamné les pratiques anticonceptionnelles – position parfaitement résumée par le grand livre de John Thomas Noonan, Contraception et mariage. Evolution ou contradiction dans la pensée chrétienne ?
Bien sûr cette gratuité n’exclut pas un travail important de formation, d’études approfondies et d’échanges permanents entre moniteurs, scientifiques, médecins, philosophes et théologiens. La difficulté de ces situations de couples tient à la complexité du vivant, à sa nature multidimensionnelle. Dans Matthieu 19, Jésus nous invite à considérer les Origines et la situation du premier couple en Genèse 2 et 3. La signification du corps sexué exprimée dans le cycle féminin et les lois de la fertilité du couple doivent rester un objet d’étude dans le cadre de pensée de la Création, de la Chute et de la Rédemption. La sagesse des couples moniteurs Billings consiste à maintenir un questionnement permanent des règles de la méthode face aux situations concrètes des couples rencontrés. Cette réflexion ne peut pas se satisfaire d’une formation payante validée par un examen. La méthode Billings est particulièrement intéressante parce qu’elle place le couple formateur ou apprenant au cœur d’un combat métaphysique, celui de la reconnaissance d’un cadre créationnel qui appelle l’obéissance de notre conscience qui reconnait les lois fines du vivant et s’y soumet.
La déconstruction de cette métaphysique biblique est au cœur des enjeux de sanctification des couples et de leur sexualité, couples soumis à une intense propagande contraceptive et procréative et sa vision médicamenteuse réductionniste de la complexité du vivant. Les travaux du théologien et penseur chrétien Jean-Marc Berthoud sont à ce jour les travaux les plus aboutis sur l’histoire de cette déconstruction de la métaphysique chrétienne amorcée lors de la révolution nominaliste dès le XIVème siècle. Le désintérêt de certains milieux chrétiens, en particulier protestants charismatiques, pour ces enjeux éthiques de sexualité conjugale s’explique par l’incompréhension de l’articulation de l’Evangile avec la Loi, de l’Evangile avec une éthique fondée sur une métaphysique et non selon une intuition mystique. Cette mystique subjective est le terreau d’une mentalité contraceptive profondément enracinée. Elle se révèle par là-même radicalement antichrétienne.
Compte-rendu présentant ce livre important rédigé par Jean-Louis Flandrin (Annales de Démographie Historique, Année 1970, pp. 337-359) :
https://www.persee.fr/doc/adh_0066-2062_1970_num_1969_1_1055
Histoire alliancielle de l’Église dans le monde (Jean-Marc Berthoud), en 5 tomes.
Conclusion
On ne peut que souhaiter – à l’heure où certains veulent privatiser la méthode Billings dans une logique sectaire et financière – que les milieux chrétiens au sens large se réapproprient cette méthode qui est un art de vivre manifestant la sagesse chrétienne, l’expression pratique et concrète de l’immuable loi de Dieu dans la sexualité vécue du couple.
L’homme invisible
Dans une décision du 25 juillet, le tribunal fédéral suisse a rejeté le recours du père d’un fœtus avorté. Il estime qu’il n’est pas titulaire « du bien juridiquement protégé qui est la vie humaine pendant la grossesse », et qu’il n’a pas non plus la qualité de « proche de la victime », puisque le fœtus a une « vie en devenir » mais n’a pas lui-même la qualité de victime.
En 2022, le père de l’enfant à naître avait notamment dénoncé son ex-compagne pour un avortement illégal. Bien qu’elle ait eu recours à l’avortement après un peu plus de quatre mois de grossesse, malgré la limite de 12 semaines, la procédure a été classée par le Ministère public du canton de Fribourg qui rappelle qu’il est possible d’avorter en cas de danger grave pour l’intégrité physique ou la santé mentale de la mère.
Malgré cette décision, le père estimait qu’il était lui-même « victime » de l’avortement, et qu’il pouvait effectuer un recours contre ce classement. Le tribunal fédéral lui a donné tort, estimant que « si cette vie en devenir s’éteint in utero du fait d’une interruption de grossesse, elle n’a jamais acquis une telle personnalité » de telle sorte que « la vie en devenir n’est par conséquent pas non plus une victime au sens juridique du terme ».
Source : Gènéthique
Profanation d’une église dans le diocèse de Bordeaux
Le diocèse de Bordeaux communique après la découverte ce dimanche 4 août que l’église Saint Pierre de Lège-bourg, à Lège-Cap-Ferret en Gironde a été fracturée, le tabernacle brisé, des objets jetés à terre. D’après la presse locale des traces ADN ont été trouvées, mais pas de tags ni d’inscription.
“L’Archevêque de Bordeaux et le curé de la paroisse du Cap-Ferret-Sud-Médoc sont particulièrement peinés et choqués par cet acte de malveillance.
La communauté paroissiale tient à remercier Monsieur le Maire et ses équipes ainsi que les forces de l’ordre qui sont intervenus dès la découverte de cette profanation”.
Deux athlètes forfaits après leur baignade dans la Seine
La presse belge rapporte que la triathlète Claire Michel, infectée par la bactérie E.Coli, est hospitalisée depuis quatre jours. L’équipe nationale a dû déclarer forfait pour le relais mixte. L’athlète belge souffrirait de problèmes gastriques.
→ https://t.co/gnjChnsNwg pic.twitter.com/y6frg11OZk— Le Figaro (@Le_Figaro) August 4, 2024
🔴⚡️INFO : JO Paris 2024, c’est autour du triathlète suisse, Adrien Briffod de tomber gravement malade après sa baignade dans la Seine. pic.twitter.com/pXBcyGCHxr
— LE RIFAIN LA NOUVELLE DU FRONT (@rifain_nouvelle) August 4, 2024
Neuvaine à Notre-Dame de Grâces pour l’Assomption
Marie est venue à Cotignac tenant dans ses bras son Fils, Jésus-Christ, l’auteur de la Grâce. Elle s’est présentée sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et a demandé qu’on bâtisse une église à Cotignac et “qu’on y vienne en procession recevoir les dons qu’elle veut y répandre”. Alors, pour l’Assomption, Hozana, et le sanctuaire de Cotignac nous invitent à prendre 9 jours pour nous disposer à recevoir pleinement les dons que la Sainte Vierge veut répandre dans notre cœur en priant cette neuvaine du 7 au 15 août !
