Lisez de la littérature
C’est le conseil du pape François formulé dans une lettre publiée le 17 juillet. En voici le début :
1 J’avais initialement écrit un titre se référant à la formation sacerdotale, mais j’ai ensuite pensé que, de la même manière, ces choses peuvent être dites à propos de la formation de tous les agents pastoraux, comme de n’importe quel chrétien. Je veux parler de l’importance de la lecture de romans et de poèmes dans le parcours de maturation personnelle.
2 Souvent, dans l’ennui des vacances, dans la chaleur et la solitude de certains quartiers déserts, trouver un bon livre à lire devient une oasis qui nous éloigne d’autres choix qui ne nous feraient pas du bien. Il y a aussi les moments de fatigue, de colère, de déception, d’échec, et lorsque nous ne parvenons pas, même dans la prière, à trouver la tranquillité de l’âme, un bon livre nous aide à traverser la tempête jusqu’à ce que nous retrouvions un peu de sérénité. Et peut-être cette lecture nous ouvre-t-elle de nouveaux espaces intérieurs qui nous aident à ne pas nous enfermer dans les idées obsessionnelles qui nous tiennent inexorablement. Avant que les médias, les réseaux sociaux, les téléphones portables et autres dispositifs deviennent omniprésents, cette expérience était fréquente, et ceux qui l’ont connue savent de quoi je parle. Il ne s’agit pas d’une chose dépassée.
3. Contrairement aux médias audiovisuels où le produit est plus complet et où la marge et le temps pour “enrichir” le récit et l’interpréter sont généralement réduits, le lecteur est beaucoup plus actif dans la lecture d’un livre. Il réécrit en quelque sorte l’œuvre, l’amplifie avec son imagination, crée un monde, utilise ses capacités, sa mémoire, ses rêves, sa propre histoire pleine de drames et de symboles. Et ce qui en ressort est une œuvre bien différente de celle que l’auteur voulait écrire. Une œuvre littéraire est donc un texte vivant et toujours fécond, capable de parler à nouveau de multiples façons et de produire une synthèse originale avec chaque lecteur qu’elle rencontre. Dans la lecture, le lecteur s’enrichit de ce qu’il reçoit de l’auteur, mais cela lui permet en même temps de faire fleurir la richesse de sa propre personne, de sorte que chaque nouvelle œuvre qu’il lit renouvelle et élargit son univers personnel
4. Cela m’amène à apprécier très positivement le fait que, au moins dans certains séminaires, l’on dépasse l’obsession des écrans -et des fausses nouvelles empoisonnées, superficielles et violentes – pour consacrer du temps à la littérature, à des moments de lecture sereine et gratuite, et à parler de ces livres, nouveaux ou anciens, qui continuent de nous dire tant de choses. Mais, d’une manière générale, il faut constater avec regret que, dans la formation de ceux qui sont destinés au ministère ordonné, l’attention à la littérature ne trouve pas actuellement une place adéquate. Celle-ci est en fait souvent considérée comme une forme de divertissement, c’est-à-dire une expression mineure de la culture qui n’appartiendrait pas au chemin de préparation, et donc à l’expérience pastorale concrète, des futurs prêtres. À quelques exceptions près, l’attention portée à la littérature n’est pas considérée comme essentielle. Je voudrais affirmer que cette approche n’est pas bonne. Elle est à l’origine d’une forme grave d’appauvrissement intellectuel et spirituel des futurs prêtres qui sont ainsi privés d’un accès privilégié, par la littérature, au cœur de la culture humaine et plus précisément au cœur de l’être humain.
[…]
Ouverture des J-Woke : Les messages plus ou moins subtils de la scène à la BNF
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Eclipsées par l’outrageuse « Cène », les scènes tournées dans le Salon Ovale de la BNF méritent un minimum d’éclaircissement sur le message qu’elles véhiculent. Elles sont introduites par le tableau « liberté » avec la pauvre Reine Marie-Antoinette décapitée qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, et les jets de sang symbolisés par les serpentins rouges. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »
Puis arrivent les danseurs au bout de leurs perches, fêtant certainement cette nouvelle « liberté » de faire n’importe quoi avec leur prochain. Pour que le message soit encore plus clair, des scènes filmées à la BNF sont intercalées : le tristement fameux trouple efféminé se montre mutuellement une série de neuf livres prétendument sur le thème de l‘amour, mais rivalisant en fait de débauche. En voici la liste.
– Romances sans paroles, recueil de poèmes de Verlaine et symbole de l’amour homosexuel entre Verlaine et Rimbaud.
– On ne badine pas avec l’amour, pièce de Musset mâtinée de libertinage et d’anticléricalisme chrétien
– Passion simple, roman d’Annie Ernaux contant l’amour interdit entre une femme et un homme marié russe
– Bel Ami, roman de Maupassant, aux glorieux thèmes de prostitution, adultère et libertinage au service de l’ascension sociale
– Sexe et mensonge, de la co-auteur de la cérémonie d’ouverture Leila Slimani qui fait ainsi la promotion aux frais du contribuable de son livre décrivant une vie sexuelle des femmes au Maroc : prostitution, relations hors mariage et homosexualité…
– Le diable au corps, roman de Radiguet : rien de moins qu’une relation pédophile adultérine entre une femme mariée et un mineur, le tout en l’absence du mari parti à la guerre
– Les liaisons dangereuses, roman épistolaire de Laclos entre libertinage, adultère, débauche, et sortie de couvent
– Les amants magnifiques, de Molière, contenant tous les plaisirs des « divertissements » de la vie à la cour
– Le triomphe de l’amour, comédie de Marivaux, concluant la série des livres avec l’histoire une femme travestie séduisant hommes et femme dont un frère et sa soeur.
Cette recension avait certainement pour but de mettre en valeur une des racines du délire wokiste de destruction de la famille et du couple : le libertinage des prétendues « Lumières ». Triste et unique image réductrice de la littérature française pourtant reconnue à juste titre dans le monde entier. S’il est vrai qu’en littérature le thème sentimental est souvent lié aux relations hors mariage, des références de meilleur aloi comme Cyrano ne manquent pas.
Rappelons enfin que cette propagande publique et mondiale de débauche est financée par nos très chers impôts, alors qu’en France l‘adultère est toujours une faute civile et la polygamie interdite. Pour combien de temps encore ?
« Je ne sais pas comment un catholique peut voter pour les démocrates »
Le président Donald Trump a critiqué la vice-présidente Kamala Harris et le parti démocrate pour leur animosité envers les catholiques.
« Comme tout le monde ici le comprend, l’idéologie de gauche radicale que soutient Kamala est vraiment militairement hostile aux Américains croyants ». « Et vous l’avez vu pendant la pandémie où les gens ne pouvaient pas se réunir, même quand ils le voulaient, avec de grands espaces à l’extérieur. Ils ont été ravagés.
« En tant que sénatrice, elle a violemment attaqué des candidats à la magistrature hautement qualifiés simplement parce qu’ils étaient membres des Chevaliers de Colomb, suggérant que leur foi catholique les disqualifiait pour servir dans la magistrature fédérale ».
Elle avait qualifié l’opposition du groupe au « mariage » homosexuel de position « extrême ».
M. Trump a ensuite demandé :
« Je ne sais pas comment un catholique peut voter pour les démocrates parce qu’ils en ont après les catholiques, presque autant qu’ils en ont après moi ».
L’administration Biden-Harris est connue pour persécuter les catholiques et les autres chrétiens. Sous cette administration, le ministère de la justice a appliqué de manière agressive et sélective la loi sur la liberté d’accès à l’entrée des cliniques (FACE Act), ciblant notamment des catholiques pro-vie pacifiques comme Mark Houck.
Sous l’administration Biden-Harris, les catholiques qui assistent à la messe en latin ont également été qualifiés d' »extrémistes » et espionnés par le FBI, et les citoyens qui s’opposent à la politique d’identité raciale et à l’idéologie sexuelle dans les salles de classe ont été comparés à des terroristes par le ministère de la justice.
Trump a également critiqué le soutien de Mme Harris à l’agenda LGBT, notamment le fait de laisser « les hommes entrer dans les vestiaires des femmes et des filles ».
Trump a également déclaré qu’il supprimerait le financement fédéral des écoles qui introduisent
« la théorie de la race critique, la folie transgenre et d’autres contenus raciaux, sexuels ou politiques inappropriés dans la vie de nos enfants ».
« Et je ne donnerai pas un centime à une école qui impose des vaccins ou des masques, pas un centime ».
« Et j’empêcherai les hommes de pratiquer les sports féminins.
Le bilan de M. Harris en matière de liberté religieuse et de vie a suscité des inquiétudes et des critiques virulentes de la part des leaders catholiques et pro-vie. LifeSiteNews s’est récemment entretenu avec plusieurs leaders qui ont mis en garde contre une présidence potentielle de Harris.
« Mme Harris est connue pour sa volonté de persécuter les pro-vie et tous ceux qui s’opposent aux idéologies LGBT », a averti Michael Hichborn, de l’Institut Lepanto.
« En poussant son programme jusqu’à sa conclusion logique, l’Amérique de Mme Harris n’éliminerait pas seulement la liberté religieuse, mais toutes les libertés, transformant les citoyens en automates soumis aux ordres de l’État ».
Finale entre hommes pour la boxe féminine [Erratum]
Ce qui devait arriver arriva : Après avoir vaincu toutes les femmes, 2 hommes biologiques concourront pour l’or olympique en boxe féminine. Lin Yu‑ting (Taiwan), un homme doté de chromosomes XY, bat Sitora Turdibekova (Ouzbékistan) dans la catégorie boxe féminine. L’Algérien Imane Khelif et le Taïwanais Lin Yu-Ting avaient été exclus du tournoi l’année dernière en raison de questions relatives à leur sexe biologique. Mais les dirigeants du CIO ont déclaré que tous deux remplissaient les critères d’éligibilité et qu’ils allaient boxer dans la catégorie féminine.
Le grand champion d’Irlande du Nord Barry McGuigan a qualifié la situation de « choquante », tandis qu’un ancien athlète olympique a affirmé que l’idéologie du genre « TUERA les femmes ».
Ce duo a été disqualifié des championnats du monde de boxe féminine qui se sont déroulés en mars 2023 à New Delhi, après qu’une série de tests ADN a été ordonnée en raison de préoccupations concernant le sexe de certains participants. À l’époque, Umar Kremlev, président de l’Association internationale de boxe (IBA), avait affirmé que les tests avaient prouvé que les athlètes – y compris Khelif et Yu-Ting – avaient des « chromosomes XY ». Il a ajouté qu’ils « ont permis de découvrir des athlètes qui essayaient de tromper leurs collègues et de se faire passer pour des femmes ».
Un utilisateur de X a ajouté :
« Les hommes qui frappent les femmes sont désormais officiellement un sport olympique ».
After defeating all the women. 2 biological men will compete for Olympic Gold in women’s boxing. pic.twitter.com/5DK5C2zGg8
— TheQuartering (@TheQuartering) August 3, 2024
J. K. Rowling, l’auteur de la saga Harry Potter, a réagi sur X, avec une photo des deux boxeurs.
« Une image pourrait-elle mieux résumer notre nouveau mouvement de défense des droits de l’homme ? Le sourire narquois d’un homme qui se sait protégé par un establishment sportif misogyne, jouissant de la détresse d’une femme qu’il vient de frapper à la tête, et dont il vient de briser l’ambition d’une vie. #Paris 2024 ». « Une jeune boxeuse vient de se voir voler tout ce pour quoi elle a travaillé et s’est entraînée parce que vous avez permis à un homme de monter sur le ring avec elle. »
Erratum : L’information comme quoi ces 2 boxeuses seraient ensemble en finale est fausse. Lin Yu Ting a joué le quart de finale le 4 août et Imane Khelif va jouer sa demi-finale le 6 août. Elles ne sont pas dans la même catégorie de poids et ne peuvent se rencontrer.
Par ailleurs, la situation de ces deux personnes est plus complexe que ce qu’on dit, puisqu’il semble bien qu’elles ont été déclarées femmes à la naissance, car ayant des organes sexuels externes féminins, mais qu’elles ont en fait un caryotype masculin (XY), qui a dû s’exprimer à la puberté.
Le président du CIO, Thomas Bach, interrogé une fois de plus sur le cas du boxeur de boxe féminine, s’est irrité et a manifesté que le CIO est désormais ouvertement acquis à l’idéologie LGBT :
« Soyons très clairs ici. Nous parlons de boxe féminine. Et nous avons deux boxeuses qui sont nées femmes, qui ont été élevées comme femmes, qui ont « femme » sur leur passeport et qui ont concouru pendant de nombreuses années en tant que femmes. Et c’est la définition claire d’une femme. Ce que nous constatons maintenant, c’est que certains veulent s’approprier la définition de qui est une femme. Et là, je ne peux que les inviter à proposer une base scientifique, une nouvelle définition de qui est une femme, et comment une personne née, élevée, concourant et possédant un passeport en tant que femme ne peut-elle pas être considérée comme telle. »
Une base scientifique ? C’est la génétique.
István Kovács Kokó, champion olympique et champion du monde, qui était le secrétaire général de l’Association internationale de boxe amateur lors des Championnats du monde de 2022 quand Imane a été disqualifié, a été interrogé par Magyar Nemzet, qui n’est pas une feuille complotiste mais le premier quotidien hongrois :
« Le plus triste dans cette histoire, c’est que le problème n’était pas le taux de testostérone d’Helif, qui peut être ajusté de nos jours, mais les résultats du test de genre, qui ont clairement montré que le boxeur algérien est biologiquement un homme. De plus, lors des Jeux olympiques de Tokyo et des championnats du monde qui ont suivi, cinq boxeurs au total ont été testés, dont l’Algérien, et tous ont obtenu le même résultat : ils étaient des hommes. Bien sûr, j’ai immédiatement écrit au CIO et, incroyablement, à ce jour, il n’y a eu aucune réaction. »
Kokó avait vivement conseillé à la championne hongroise Anna Luca Hamori de ne pas participer, et celle-ci s’est évidemment fait ratatiner samedi par l’Algérien.
Kokó a ajouté qu’il a récemment parlé à l’ancienne championne du monde de boxe féminine Maria Kovács, qui lui a dit qu’il y a aujourd’hui 20% de chances qu’une combattante souffre d’une blessure au testicule lors d’un match de boxe féminine…
Billings et Lévitique 12 : ethos d’une paternité et maternité responsables (2/3)
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4. Troubles de la fertilité
Citons la gynécologue chilienne Pilar Vigil :
De nombreuses études ont montré que 10 à 15 % des couples souffrent d’un trouble de la fertilité. Ces troubles sont principalement dus à : a) un dysfonctionnement ovulatoire (DO) généralement causé par des troubles hormonaux et b) des processus inflammatoires généralement secondaires à des infections du tractus génital (ITG), principalement des maladies sexuellement transmissibles.
Le dysfonctionnement ovulatoire est le trouble le plus fréquemment diagnostiqué chez les couples infertiles (37%) et est principalement associé à des cycles menstruels irréguliers. Les cycles irréguliers sont présents chez 10% des femmes mais avoir un cycle irrégulier ne signifie pas nécessairement avoir un dysfonctionnement ovulatoire.
Un dysfonctionnement ovulatoire peut être caractérisé par l’absence d’ovulation ou une activité ovulatoire anormale, comme on le voit dans les cycles avec des phases lutéales courtes ou anormales.
Les troubles endocrinologiques sont la cause la plus fréquente de dysfonctionnement ovulatoire. Ils peuvent être divisés en troubles hypothalamiques, troubles hypophysaires, troubles endocriniens généraux et troubles surrénaliens et/ou ovariens.
Les anomalies surrénaliennes et ovariennes sont la cause la plus fréquente des dysfonctionnements ovariens. Le plus courant est le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : un dysfonctionnement ovulatoire causé par une hyperandrogénie. Chez ces femmes, les cycles sont généralement irréguliers, peu après la ménarche.
Les cycles se caractérisent par un état d’hyperœstrogénie où l’on identifie un type de mucus fertile continu ou la présence de plaques de mucus. Les cycles peuvent être ovulatoires, avec une longue phase folliculaire, ou anovulatoires.
https://woombinternational.org/wp-content/uploads/2022/10/Fertility-Disorders-Pilar-Vigil.pdf
5. Le SOPK, un désordre hormonal dans le monde de la Chute
Si le repos féminin joue un rôle dans le maintien des équilibres hormonaux, il nous faut comprendre plus largement l’importance de la compréhension de ces équilibres dans une société de plus en plus perturbée chimiquement. Traitons ici du SOPK.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une maladie encore mal connue touchant les ovaires et dont les effets sont nombreux.
Le syndrome est caractérisé par un déséquilibre hormonal chez les femmes qui se traduit par des cycles menstruels irréguliers. Il semble exister une relation entre exposition aux perturbateurs endocriniens au cours de la vie utérine et ovaires polykystiques. Il s’agit d’une maladie qui touche 8 à 13% des femmes, et le mécanisme est encore mal élucidé.
Ces chiffres sont probablement sous-évalués parce qu’on ne diagnostique le SOPK que lorsqu’une situation d’hypofécondité ou d’infertilité est rencontrée.
Elle se caractérise par un déséquilibre de la glande hypophyse et de l’axe hypophyse-hypothalamus, engendrant entre autres une anomalie de sécrétion d’une hormone hypophysaire gonadotrope, l’hormone lutéinisante (LH). Ce déséquilibre hormonal a un effet direct sur les troubles ovulatoires. Les ovaires des femmes atteintes présentent de nombreux follicules, mais la maturation est souvent interrompue avant l’ovulation. Il se produit une augmentation inhabituelle de la production d’androgènes (hormones mâles) dans les ovaires, ce qui perturbe la production d’ovules. Les ovules se transforment en kystes, de petites poches remplies de liquide.
On estime heureusement que 60% des femmes touchées par ce syndrome sont fertiles (avant un an), bien que le temps de fécondation soit sensiblement plus long et que les ovulations soient irrégulières, ce qui réduit leurs chances de tomber enceinte. Ce déséquilibre hormonal peut présenter un grand nombre de symptômes plus ou moins importants : une virilisation de la femme (un taux de testostérone élevé induisant hirsutisme, acné, obésité de type androïde), une surcharge pondérale, anxiété ou dépression (l’image que le femme a d’elle-même peut être fortement dépréciée), et des menstruations peu fréquentes ou irrégulières (oligoménorrhée) ou au contraire des saignements excessifs pendant les menstruations (polyménorrhée), un épaississement de l’endomètre dû aux menstruations moins nombreuses.
Le fait que les règles soient rares abîme la muqueuse utérine. Pendant tout le temps où il n’y a pas de règles l’endomètre endure l’effet prolongé des œstrogènes. D’une certaine façon il y a trop d’œstrogènes par rapport à la progestérone, et l’œstrogènes est gêné par les androgènes.
Le syndrome n’a pas de traitement curatif. On ne peut traiter que quelques symptômes. La mise en place d’un régime alimentaire induit une amélioration globale des symptômes. Il permet la diminution du taux des androgènes, en particulier la testostérone libre, et suffit à entraîner des cycles ovulatoires dans plus de la moitié des cas. La pratique d’un sport régulier aide à stabiliser les taux d’hormones anormaux dans le corps, à éliminer les graisses où est principalement stocké entre autres le bisphénol A, entraînant une réduction de la pilosité et de l’acné.
Certains perturbateurs endocriniens favoriseraient la maladie, des études mettent en cause chez les rongeurs le bisphénol A. Les femmes atteintes auraient plus de BPA dans le plasma sanguin. Un autre perturbateur endocrinien, l’octyphénol, pourrait être directement lié au risque de SOPK. L’octyphénol est utilisé dans la composition des spermicides. Le rôle des diététiciens et des endocrinologues peut être très utile.
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/polycystic-ovary-syndrome
6. Billings et le SOPK, un outil de restauration ?
La pilule est beaucoup donnée pour le SOPK. Cela va masquer les symptômes mais dès qu’on arrête la pilule contraceptive tout revient. Tout a été juste caché par la pilule.
Bien sûr il faut comprendre la situation dramatique d’une femme qui souffre de graves atteintes endocriniennes se manifestant par des symptômes de virilisation, d’hirsutisme, de forte pilosité ou d’acné, et qui souhaite avoir un enfant.
Si les médecins proposent des contraceptifs oraux et des antiandrogènes (des médicaments qui font baisser le taux d’hormones mâles dans l’organisme), il faut comprendre que la pilule contraceptive ne changera pas le SOPK sous-jacent qui réapparaîtra une fois la pilule arrêtée. Et cette solution ferme la possibilité d’une grossesse.
Billings est une bonne nouvelle pour les femmes et les couples en situation de SOPK. Dans cette situation, il faut abandonner l’idée d’un tableau théorique d’un cycle à 28 jours et se concentrer sur l’application rigoureuse de la méthode.
Dans cette situation de fécondité rare, il faut guetter la fenêtre de fécondité et pratiquer la règle d’un soir sur deux et du PIB interrompu. Dans ce type de cycle les choses n’arrivent jamais à l’improviste et tout est souvent lent. Il faut accepter de voir des cycles qui ont lieu sur deux mois, trois mois, quatre mois, cinq mois. Il faut tenir son tableau Billings et guetter la courte fenêtre de fécondité.
L’utilisation des tests d’ovulation urinaires pour détecter le pic de LH qui précède l’ovulation peut être une aide et doit être couplé à l’observation de la glaire. Cela dépend de la psychologie de la femme qui doit accepter de s’inscrire dans un temps long. Le test LH vient en complément de l’observation Billings et ne peut en aucun cas être le seul indicateur puisque le taux de LH élevé est un des éléments du syndrome.
Onzième dimanche après la Pentecôte : « Il a fait entendre les sourds et parler les muets »
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les textes du propre de la messe du onzième dimanche après la Pentecôte sont encore extraits des psaumes, sauf celui de la Communion, qui est pris, nous le verrons, dans un autre livre de l’ancien testament. Et aujourd’hui un sentiment domine tous ces chants, celui de l’action de grâces et de la reconnaissance.
► Introït : Deus in loco
Le texte de l’Introït est tiré du psaume 67, cantique triomphal d’action de grâces pour toutes les victoires que le Seigneur a accordées à son peuple. Il est particulièrement utilisé aux fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte, et nous avions dit à cette occasion qu’il évoque une grande procession liturgique, avec l’arche d’alliance en tête, depuis la sortie d’Égypte et le Sinaï jusqu’à la montée au mont Sion où sera bâti le temple. L’Introït de ce jour regroupe des versets pris au début et à la fin du psaume.
Deus in loco sancto suo : Deus, qui inhabitare facit unanimes in domo : ipse dabit virtutem et fortitudinem plebi suæ.
Dieu est présent dans son lieu saint ; c’est Dieu qui fait habiter dans sa maison ceux qui sont unis d’un seul cœur. C’est lui qui donnera à son peuple la puissance et la force.
Le lieu saint où Dieu réside, c’est l’arche d’alliance qui va être placée dans le temple de Jérusalem, figure de l’Église. Maintenant c’est dans notre église de pierres que nous venons nous rassembler et trouver l’unité, la force et le courage. C’est elle que nous chantons aujourd’hui pour remercier le Seigneur des bienfaits que nous y avons reçus. On remarquera que les trois phrases commencent par le nom de Dieu, ou le pronom le représentant, énoncé à chaque fois de façon très affirmative. La mélodie revêt ainsi un caractère joyeux et plein d’assurance, avec un beau crescendo vers le mot unanimes. Toutefois à la fin les mots fortitudem plebi suæ s’enveloppent d’une certaine douceur et presque de tendresse. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 67.
Exsurgat Deus, et dissipentur inimici ejus : et fugiant, qui oderunt eum, a facie ejus.
Dieu se lève et ses ennemis sont dispersés, et ceux qui le haïssent s’enfuient devant sa face.
► Graduel : In Deo speravit
Le texte du Graduel du onzième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 27, dont nous avions déjà entendu les derniers versets à l’Introït du sixième dimanche, et nous avions dit que David, revêtu de l’onction royale, y étendait sa prière aux dimensions de tout son peuple. Nous trouvons ici le verset précédent du psaume, qui termine la prière plus personnelle du roi prophète par un magnifique élan d’espérance et de reconnaissance :
In Deo speravit cor meum, et adjutus sum : et refloruit caro mea : et ex voluntate mea confitebor illi.
En Dieu mon cœur a espéré et j’ai été secouru, et ma chair a refleuri et de toute ma volonté je le louerai.
La belle image de la chair qui refleurit évoque la nouvelle jeunesse qui pénètre l’être tout entier lorsqu’on se sent exaucé. Mais on ne peut s’empêcher d’y voir une allusion à l’espérance de la résurrection finale.
La mélodie de cette première partie est assez originale avec un contraste marqué entre ses deux phrases. La première phrase exprime le bonheur d’être exaucé par une mélodie peu étendue, simple et légère. La deuxième phrase au contraire s’élève en un grand élan de reconnaissance avec une belle modulation, puis elle s’achève sur le mot illi, le pronom qui désigne le Seigneur, par une contemplation presque immobile restant suspendue sur deux notes comme une sorte d’extase. La deuxième partie de ce Graduel reprend le premier verset du psaume qui commence d’une manière suppliante :
Ad te, Domine, clamavi : Deus meus, ne sileas : ne discedas a me.
Vers vous Seigneur je crie. Mon Dieu ne restez pas silencieux, ne vous éloignez pas de moi.
On retrouve ici pour la mélodie les formules habituelles et les grandes vocalises du cinquième mode grégorien, qui avaient été utilisées par tous les Graduels successifs du quatrième au neuvième dimanche.
► Alléluia : Exsultate Deo
Comme la plupart de ceux des dimanches de ce temps liturgique, le texte de l’Alléluia du onzième dimanche après la Pentecôte est une acclamation de joie et de reconnaissance envers la bonté et la toute puissance divine. Il est formé encore une fois du début d’un psaume, le psaume 80 :
Exsultate Deo adjutori nostro, jubilate Deo Jacob : sumite psalmum jucundum cum cithara.
Exultez pour Dieu, notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob ; entonnez un psaume joyeux avec la cithare.
La mélodie rend cette invitation pressante, insistante et assez appuyée, avec des formules d’intonation et de cadences que l’on retrouve parfois sur des textes de prières suppliantes. On est à l’opposé de la légèreté bondissante de l’alléluia Magnus Dominus du huitième dimanche. Cependant cette insistance reste pleine de joie, une joie contenue mais fervente.
► Offertoire : Exaltabo te
Comme c’est parfois le cas en ce temps liturgique (nous l’avons déjà constaté les deux dimanches précédents), l’Offertoire du onzième dimanche après la Pentecôte est emprunté à une autre messe de l’année. Ce n’est pas cette fois à une messe d’un dimanche mais à celle du mercredi des cendres au début du carême. Le texte est formé des premiers versets du psaume 29, encore un cantique d’action de grâces de David délivré des périls qui l’entouraient.
Exaltabo te Domine, quoniam suscepisti me, nec delectasti inimicos meos super me : Domine clamavi ad te, et sanasti me.
Je vous glorifierai Seigneur parce que vous m’avez relevé et que vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mes dépens. Seigneur j’ai crié vers vous et vous m’avez guéri.
Le Mercredi de Cendres, c’est la prière du pécheur qui se repent et sait qu’il va être guéri de la blessure du péché. Ce sentiment est toujours d’actualité. Combien de fois avons-nous été pardonnés de nos infidélités et quelles actions de grâces ne devons-nous pas adresser sans cesse à Dieu pour cette délivrance ! La mélodie est assez solennelle avec de beaux élans pleins de ferveur, des tenues calmes et assurées, des cadences assez fermes avant de se terminer d’une façon plus intérieure et plus retenue.
► Communion : Honora
Le texte de l’antienne de Communion du onzième dimanche après la Pentecôte n’est pas tiré du livre des psaumes, mais d’un autre livre de l’Ancien Testament, le livre des proverbes, recueil de maximes et d’exhortations adressées par un sage à son disciple.
Honora Dominum de tua substantia, et de primitiis frugum tuarum : ut impleantur horrea tua saturitate, et vino torcularia redundabunt.
Fais hommage au Seigneur de tes biens et des prémices des fruits que tu en retireras, afin que tes greniers soient remplis à satiété et que tes pressoirs débordent de vin.
Le sens de ce texte est d’abord matériel. Si nous faisons hommage à Dieu de nos biens en lui consacrant une partie de nos revenus, il nous bénira et nous serons dans l’abondance. En ces mois d’été, période des moissons, il s’agissait d’abord d’appeler la bénédiction divine sur les récoltes, et nous retrouverons cette idée dans la Communion de dimanche prochain. Mais au moment de la communion ce texte possède un sens spirituel qui est encore plus important. Si nous nous offrons nous-mêmes au Seigneur pour nous mettre à son service dans tout ce qu’il nous demandera, il nous comblera de ses grâces.
La mélodie n’est pas sans parenté avec celle du Graduel que nous avons entendu tout à l’heure. La première phrase est simple et légère avec une belle cadence très expressive sur le mot substantia, puis la mélodie s’élève joyeusement, culminant sur horrea en une courbe élégante évoquant bien l’abondance. Enfin elle redescend dans le grave en un beau chant plein d’assurance, retrouvant sur torcularia la même formule que sur impleantur une quinte plus bas, et s’achevant par la même cadence expressive qui concluait la première phrase.
Suite à un triple assassinat commis par un Rwandais, émeutes contre l’immigration au Royaume-Uni
Au Royaume-Uni, un mineur de 17 ans a tué 3 enfants et en a blessé 8 autres (6-11 ans) ainsi que 2 adultes. Il est d’origine du Rwanda par ses parents, ce qui a mis le feu au poudre. Des Britanniques se révoltent et donc, pour LCI, « l’extrême droite britannique a mis le feu aux poudres » :
Émeutes au Royaume-Uni : comment l’extrême droite britannique a mis le feu aux poudres
➡️ https://t.co/37ZqvjwRup pic.twitter.com/e5RWZJEE6T— LCI (@LCI) August 3, 2024
Face aux manifestants britanniques, les musulmans se sont réunis :
Royaume-Uni : Deux manifestants ont été poignardés par des musulmans à Stoke.
De nombreux temoignagent indiquent que des haches et des marteaux sont utilisés pour attaquer le public. pic.twitter.com/eF3fMeS3s5— Réalité Actuelle (@ReaActuelle) August 3, 2024
Angleterre 🏴
« Allah akhbar » : Des milices musulmanes s’attaquent à des personnes blanches, avec plusieurs blessés à la hache et au marteau dans différentes villes. pic.twitter.com/371GN4tFzG
— Le_patriote13 (@Le_Patoff) August 3, 2024
Muslim immigrants in Stoke hunt British patriots with knives, hammers and axes. They do this because Allah wants it. Islam is a problem. pic.twitter.com/95r3ex3cGl
— RadioGenoa (@RadioGenoa) August 3, 2024
Les immigrés musulmans au Royaume-Uni se rassemblent dans de nombreuses villes en criant Allah Akbar pour traquer les patriotes britanniques. La guerre civile a commencé ? pic.twitter.com/F7Oa12L4L5
— Loetitia Halàsz 🇭🇺✝️ ن (@LoetitiaH) August 3, 2024
🇬🇧 Une vingtaine de manifestations anti immigration sont prévues dans toute la Grande Bretagne aujourd’hui. #Southport pic.twitter.com/bHig0mdFvp
— Damien Rieu (@DamienRieu) August 3, 2024
Royaume-Uni : Les musulmans montrent leurs armes dans la rue et la étrangement, aucuns policiers britanniques pour les stopper pic.twitter.com/XAE2ADXEnz
— Réalité Actuelle (@ReaActuelle) August 3, 2024
🇬🇧 #Blackburn : des hordes islamiques chassent les patriotes anglais aux cris de “Allah Akbar”. pic.twitter.com/UgCNFRw8GA
— Damien Rieu (@DamienRieu) August 3, 2024
Le Saint-Siège attristé par la cérémonie d’ouverture des JO
Communiqué de ce jour :
Le Saint-Siège a été attristé par certaines scènes de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris et ne peut que se joindre aux voix qui se sont élevées ces derniers jours pour déplorer l’offense faite à de nombreux chrétiens et croyants d’autres religions.
Dans un événement prestigieux où le monde entier se réunit autour de valeurs communes ne devraient pas se trouver des allusions ridiculisant les convictions religieuses de nombreuses personnes.
La liberté d’expression, qui, évidemment, n’est pas remise en cause, trouve sa limite dans le respect des autres.
Baisse de la natalité sur le 1er semestre 2024 en France ou quand Malthus fait des ravages
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Il n’aura échappé à personne que l’avenir d’une Nation, d’une civilisation réside dans ses enfants. Cette lapalissade, tombant comme une évidence, est pourtant battue en brèche par les promoteurs d’une politique malthusienne rétrograde consistant à décourager les jeunes familles d’avoir des enfants au nom d’un principe que l’on croyait oublié depuis longtemps : la planète ne peut subvenir aux besoins de la population mondiale.
Il est peut-être alors utile de rappeler en quelques mots l’origine de la théorie exprimée par Malthus et ses conséquences.
Malthus (1766-1834) est un pasteur anglican, marié, père de trois enfants et vit à une époque de forte misère rurale. Professeur d’économie politique, il s’intéresse tout particulièrement aux phénomènes démographiques et établit une relation mathématique entre la croissance de la population qu’il veut géométrique quand celle des ressources est selon lui arithmétique : “« Lorsque la population n’est arrêtée par aucun obstacle, elle va doubler tous les vingt-cinq ans, et croît de période en période, selon une proportion géométrique. » Or « les moyens de subsistance, dans les circonstances les plus favorables à l’industrie, ne peuvent jamais augmenter plus rapidement que selon une progression arithmétique ».
De cette démonstration, il en déduit que les famines, les guerres, ou les contraintes privatives (abstinence, fin des mariages) sont de nature à stopper cette croissance démographique. CQFD.
Déjà à son époque, différentes théories s’opposent sur la répartition des richesses, des ressources compte tenu d’une croissance de population donnée. D’ailleurs, le texte rédigé par Malthus est une réponse au philosophe Goldwin pour qui, selon lui, “la terre pourrait nourrir « quinze individus au lieu d’un », soit 9 milliards d’habitants au lieu des 600 millions que comptait la planète à cette époque.
Même son de cloche aujourd’hui. Avec les mêmes préconisations des écolos en tout genre.
Qu’en est il exactement ? A l’époque de Malthus, l’Angleterre connait effectivement une misère rurale dont l’origine provient de la révolution industrielle qui a provoqué un exode des populations rurales vers la ville, transformant ainsi les paysans en ouvriers. De cela, Malthus n’en parle point. Pas plus qu’il n’évoque l’impact significatif du progrès technique lié notamment à l’arrivée de la vapeur et des machines outils entraînant là un surcroit de productivité libérant de la main d’oeuvre et créant de nouveaux besoins et donc de nouveaux métiers et emplois.
La comparaison avec le monde d’aujourd’hui est facile. Nous vivons une nouvelle transition technologique majeure et malgré le discours alarmiste de ces non-croyants en l’esprit et l’ingéniosité humaine, la vraie difficulté ne réside pas dans les ressources dont nous découvrons tous les jours de nouveaux gisements mais plutôt dans leur utilisation raisonnée et dans l’accompagnement de nos populations à effectuer cette transition vers ce nouveau monde.
Alors pourquoi réduire notre natalité et persister dans une voie que l’on sait désastreuse pour notre civilisation ? Selon Gérard-François Dumont, démographe et économiste, la politique familiale menée depuis 2014 et le quinquennat de Hollande a entraîné une baisse du taux de fécondité, “Qu’il s’agisse des prestations familiales, de la politique fiscale ou de la politique du logement, tout est allé dans un sens négatif. Depuis, les Français n’ont plus confiance dans la politique familiale.”
A cela, nous pourrions ajouter la destruction même de la notion de famille traditionnelle sous les coups de boutoirs LGBT et autres déviants non genrés. La pathétique cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques nous en a fourni un cruel exemple. L’idée véhiculée par ces invertis, pourtant minoritaires mais détenteurs du pouvoir aujourd’hui, n’est pas de défendre l’idée même de la vie et donc la procréation pour assurer une descendance dont il n’ont que foutre, mais bien de se traîner dans la fange du plaisir individuel.
Cette renonciation à se projeter dans l’avenir en construisant une famille trouve aussi son origine dans un véritable mal-être vécu par nos jeunes, déboussolés par des messages les incitant au repli et à la destruction même de leur propre identité. Il est erroné de n’envisager la baisse de taux de fécondité uniquement sous l’angle d’une politique familiale, certes désastreuse, mais qui ne peut expliquer à elle seule cette impasse.
Avant de considérer le nombre de places encore disponible à la crêche du coin ou encore de s’attarder sur le quotient familial, il me semble que la décision d’avoir des enfants et construire sa propre famille relève davantage d’un sentiment d’appartenir à une communauté, de vouloir transmettre et partager un passé, un présent et un avenir.
Or, reconnaissons qu’aujourd’hui, ces conditions sont malheureusement loin d’être réunies.
Le mal-être de cette jeune génération, voilà le combat à mener.
Amitiés patriotes
P.MAGNERON
Billings et Lévitique 12 : ethos d’une paternité et maternité responsables (1/3)
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Lévitique 17:11 La vie de la chair est dans le sang
Lévitique 12:1-5 1 L’Éternel parla à Moïse, en disant : 2 Parle aux enfants d’Israël, et dis : Quand une femme deviendra enceinte et enfantera un mâle, elle sera souillée sept jours; elle sera souillée comme au temps de l’impureté de son indisposition. 3 Et le huitième jour on circoncira la chair du prépuce de l’enfant. 4 Elle restera pendant trente-trois jours, à se purifier de son sang ; elle ne touchera aucune chose sainte, et n’ira point au sanctuaire, jusqu’à ce que les jours de sa purification soient accomplis. 5 Et si elle enfante une fille, elle sera souillée deux semaines, comme pour son impureté, et elle restera soixante-six jours à se purifier de son sang.
Sommaire
1. Paternité et maternité responsables au regard de Lévitique 12
2. La matrescence
3. Quelques rappels sur la méthode Billings
4. Troubles de la fertilité
5. Le SOPK, un désordre hormonal dans le monde de la Chute
6. Billings et le SOPK, un outil de restauration ?
7. Une pensée généalogique : SOPK et épigénétique
8. La gratuité de Billings
Conclusion
1. Paternité et maternité responsables au regard de Lévitique 12
Au cours de la grossesse le corps de la femme est très sollicité et la grossesse va aller ponctionner dans tous les précurseurs hormonaux, en particulier dans le prégnénolone qui est un précurseur de la progestérone. Il faut laisser au corps un temps de récupération après la grossesse pour qu’il puisse reconstituer ses réserves. Lorsqu’il manque de ce précurseur pour la progestérone, la femme va se retrouver avec des phases lutéales physiologiques raccourcies en post-partum, et ce de façon presque cumulative pour des femmes qui ont des accouchements et des bébés rapprochés.
Le placenta utilise le cholestérol maternel pour la synthèse de la progestérone dont le devenir sera dans le compartiment fœtal : la progestérone sera la source des androgènes, œstrogènes et des corticoïdes. Le cas typique est celui d’une femme qui a eu trois enfants en trois ans ou quatre enfants en quatre ans, ou qui a de petits enfants avec de faibles écarts d’âge, qui n’a pas récupéré entre deux grossesses et qui peut par surcroît stresser dans la perspective d’une nouvelle grossesse trop proche.
Cette faiblesse progestative va marquer la phase lutéale qui sera plus courte. C’est aussi possiblement une situation d’hyperœstrogénie relative où la femme voit arriver de la glaire de type fertile en pré-ovulatoire – signe d’une fécondité qui revient, mais va avoir une période post-ovulatoire moins nette avec la possibilité de voir deux types de PIB (profil d’infécondité de base). Alors qu’elle souhaite différer une grossesse, elle peut alors se retrouver enceinte si elle manque de rigueur dans le suivi de la méthode Billings et prend des libertés avec les règles de la méthode.
C’est dans ce genre de situation que les tests de LH montrent la plus grande efficacité car ils permettent une vérification ou une confirmation des mécanismes hormonaux sous-jacents dans cette situation de perturbation hormonale.
Mais alors qu’un bébé peut être conçu, il y a une fragilité chez ces femmes qui cumulent la fatigue et un stress important. C’est un contexte de grossesse qui n’est pas réellement sage et qui peut amener à des fausses couches. On peut être ici dans le cas d’une femme dont le col de l’utérus est en parfait état. La sécrétion de glaire n’est pas endommagée. La fécondité est là, mais la capacité à porter la grossesse – disons la fertilité intégrale – est fragilisée.
Si on ne respecte pas cette phase de récupération du corps de la femme, on arrive à une situation où le corps est épuisé et il y aura des fausses couches, et des fausses couches qui ne se produiront pas forcément au tout début de la grossesse et qui seraient à peine visibles, mais souvent des fausses couches du premier mois ou du deuxième mois.
Ce devrait être un vrai sujet de préoccupation que ces insuffisances hormonales, leur détection et leur compensation, leur restauration, car elles peuvent vraiment s’installer chez des femmes qui vont faire cinq, six, sept, huit fausses couches. Dans certains cas, cela devient comme une fatalité assumée ou, pire, une forme de régulation naturelle des naissances. On se trouve alors dans une sorte de naturalisme morbide qui n’est plus de l’ordre d’une maternité et paternité responsables (avec une philosophie de soutien des processus vitaux et d’intelligence de sa fertilité). On se trouve ici dans une idéologie qui est même contraire et opposée à la philosophie des méthodes de régulation naturelle des naissances. On démissionne de l’esprit des méthodes naturelles pour tomber dans une idéologie contraceptive morbide – les méthodes naturelles ne sont pas réellement étudiées, une ignorance volontaire de confort – où l’état biologique naturel dégradé est accepté comme état naturel normal, signe qu’on ne s’aime pas, qu’on n’accepte pas son corps et qu’on ne respecte pas sa fécondité selon Dieu. C’est au contraire la manifestation d’une détestation de son corps et d’une haine profonde et secrète de soi. On assimile l’état naturel dégradé à une forme de contraception physiologique. En vérité on n’aime pas son corps.
Ephésiens 5:28-29 28 C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. 29 Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise.
Dans ce cadre, la règle du Lévitique 12 protège la vie en permettant une récupération physique de la femme dont le corps a été fatigué. La durée prolongée de cette période de repos sexuel après la naissance d’une fille (80 jours) contre 40 jours chez un garçon ne doit pas nous étonner. On peut penser que la contribution de la mère à la constitution de ce nouveau corps féminin avec potentiellement toute sa fécondité en puissance est un effort vital particulièrement intense dans l’apport de certains précurseurs biologiques féminins.
Cette période de repos est aussi une garantie d’un stress éloigné pour la mère. Le stress (via le cortisol) est un compétiteur de la progestérone.
2. La matrescence
Cette période de purification de 40 ou 80 jours pour la femme ouvre une fenêtre privilégiée pour qu’elle puisse développer un lien avec chaque enfant, en particulier avec sa fille nouveau-née.
Le processus de devenir mère – ou matrescence, est un terme inventé par Dana Raphael, Ph.D. (1973) dans Being Female: Reproduction, Power, and Change. Ce concept cherche à décrire le passage de développement où une femme passe par la préconception, la grossesse et la naissance, la maternité ou l’adoption, à la période postnatale et au-delà. La durée exacte de la matrescence est individuelle et se répète avec chaque enfant.
L’ampleur des changements englobe de multiples domaines – biologique, psychologique, social, politique, spirituel – et peut être comparée à la poussée développementale de l’adolescence. L’attention accrue portée aux mères a donné lieu à de nouvelles découvertes, allant des neurosciences à l’économie.
Ce concept est la contraction des mots « maternité » et « adolescence ». Il désigne l’état de transition dans la vie d’une femme où elle devient mère. Il cherche à décrire le bouleversement psychologique et identitaire (et pas uniquement physique) du changement, ainsi que son côté transitoire, de cette période de vie. Devenir une mère n’est pas réductible à l’expérience physique de l’accouchement mais relève également d’une maturation psychologique et du caractère qui accompagne la grossesse et l’accouchement.
Dans son travail séminal, Dana Raphael a également conceptualisé la notion de doula, c’est-à-dire l’accompagnement d’une professionnelle ou d’une femme expérimentée dans la phase périnatale pour soutenir la mère, en complément du corps médical.
Tite 2:4 Que les femmes âgées apprennent aux jeunes à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants
Cette période de purification, de mise à part pour le repos et le développement d’un lien privilégié avec le bébé – période de 80 jours entre la mère et sa fille – doit être mise en perspective avec certaines attitudes culturelles infanticides et surtout féminicides. La Bible cherche à promouvoir un lien particulier de grande qualité et de grande valeur entre la mère et sa petite fille. Que penser dans ce cadre de l’encouragement à l’élimination des bébés filles comme en Inde ou en Chine ?
La pratique moderne de l’avortement sélectif des filles est liée au faible statut des femmes au sein de certaines sociétés patriarcales ou encore à une logique biologique évolutionniste. En 1990, l’économiste Amartya Sen estimait à 100 millions le nombre de femmes de moins que prévu en Asie.
https://fr.scribd.com/document/102534786/6-More-Than-100-Million-Women-Missing
3. Quelques rappels sur la méthode Billings
La méthode Billings est un corpus anthropologique découvert par un groupe de chrétiens – les médecins catholiques John et Evelyn Billings, le biophysicien luthérien Erik Odeblad et l’endocrinologue presbytérien James Brown – déterminés à venir en aide aux couples pour les aider à réguler leur fertilité dans le respect d’une métaphysique chrétienne.
La glaire est indispensable pour aboutir à une éventuelle conception. Jour après jour, au cours de son cycle menstruel, la femme peut observer et noter le comportement de la glaire. Ce moyen lui permet de déterminer la période du Profil Infécond de Base (PIB) et la période de fécondité.
Les 4 règles de la méthode Billings
Règle N°1 : Pas d’union pendant les règles.
Règle N°2 : Il est possible d’avoir des unions un soir sur deux, au coucher, durant le Profil d’Infécondité de Base (sec ou avec des sécrétions qui ne varient pas d’un jour à l’autre).
Règle N°3 : Tout changement dans le profil d’infécondité de base (PIB) (sensation, aspect ou saignement) implique : 1. De s’abstenir pendant cette période. 2. Et de compter 3 jours d’abstinence à partir du retour au PIB.
Règle du sommet : Après le jour sommet et les 3 jours qui suivent, les unions sont possibles à n’importe quel moment jusqu’aux règles.
Des esprits malsains dans des corps malsains
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Les jeux olympiques avaient dès leur origine qui se situerait en 776 av. J-C, une vocation religieuse, car leur siège, l’Olympie était un sanctuaire dédié à Zeus. Ils se voulaient promoteurs d’une vertu faite d’harmonie physique et mentale. Si le poète romain du 1er s. de notre ère, Juvenal, auteur de la célèbre formule : « Mens sana in corpore sano » faisait écho à l’héritage grec :
« Ce qu’il faut alors implorer, c’est un esprit sain dans un corps sain. Demande une âme énergique affranchie des terreurs de la mort et qui compte le terme de la vie au nombre des bienfaits naturels ; une âme qui ait la force de supporter toute peine, qui ignore la colère, qui n’ait point de passions, qui mette les travaux et les épreuves d’Hercule au-dessus des amours de Sardanapale, de ses festins et de ses lits moelleux. »
Dans sa sixième satire, il dénonçait la débauche romaine :
« Aujourd’hui nous souffrons des maux d’une longue paix, plus cruelle que les armes ; la luxure nous a assaillis pour la revanche de l’univers vaincu. Aucun crime ne nous manque, aucun des forfaits qu’engendre la débauche, depuis que la pauvreté romaine a péri. Le flot a atteint nos collines, nous avons une Sybaris, une Rhodes, une Milet, une Tarente ivre couronnée de pampres, impudique. Le premier, l’or obscène a importé chez nous les moeurs étrangères ; avec son luxe honteux, la richesse, mère des vices, a brisé les traditions séculaires. »
Force est de constater que l’ouverture des J.O. 2024 a été plus proche de la débauche romaine que de la vertu antique, ceux qui ont regardé ont surtout vu des esprits malsains dans des corps malsains, auteurs des pires outrages. Si l’empereur chrétien Théodose interdit en 393 les cultes païens et par conséquence les Jeux Olympiques, nous sommes bien obligés de reconnaitre que le retour des Jeux Olympiques a, au moins en 2024, repris un caractère religieux, mais cette fois pour parodier le vrai Dieu et sa parole et faire un vaste usage de symboles sataniques.
« Aussi Dieu les a-t-il livrés, au milieu des convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte qu’ils déshonorent entre eux leurs propres corps, eux qui ont échangé le Dieu véritable pour le mensonge, et qui ont adoré et servi la créature de préférence au Créateur » (Romains 1.24-25)
La cérémonie d’ouverture a ainsi montré le vrai visage de la République française, mais il s’en trouvera encore un grand nombre pour ne pas voir l’évidence, non par aveuglement, mais se mentant à eux-mêmes par crainte de ne pas adhérer à la doxa répandue entre autres par les médias aux ordres, c’est à dire ceux gavés d’argent public.
« Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n’est point demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a point de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur, et le père du mensonge. Et moi, parce que je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas » (Jean 8.44-45)
Les dirigeants et organisateurs ont profité de cette tribune planétaire pour promouvoir l’idéologie woke dont la véritable finalité est la destruction de la civilisation chrétienne. Si les religions antiques étaient dans l’erreur par ignorance de la Révélation, la religion républicaine est dans la volonté de l’effacer, tout autant aujourd’hui qu’en 1792, mais avec des méthodes différentes. Mais comme le temps passé, je ne suis pas sûr que le résultat soit celui escompté.
Comment tout chrétien ne pourrait pas être profondément choqué par la représentation blasphématoire de la Cène ?
Comment tout royaliste assumé ou qui s’ignore ne pourrait pas être choqué par l’hideuse représentation de Marie-Antoinette décapitée chantant « ça ira ! » ? Quelle est donc la différence avec l’organisation terroriste Al Qaida exposant ses victimes égorgées, si ce n’est qu’au moins elle ne s’en moque pas ?
Non, ça va pas ! ça va pas ! ça va pas !
Les révolutionnaires qu’on les interne.
Non, ça va pas ! ça va pas ! ça va pas !
Les révolutionnaires qu’on les interne.
Des prières de réparation sont organisées dans tous les bons lieux de culte catholique.
Mais il me semble également nécessaire de boycotter sportivement l’organisation de ces Jeux et leurs sponsors et de battre un record en les fuyant le plus vite possible.
Pour le sport, mieux vaut le pratiquer si possible que le regarder.
Et pour les médailles à Paris 2024, les plus belles se gagnent rue du Bac et en très grand nombre.
« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous »
N BARRIER
président Association Royaliste Légitimiste de Vendée
De l’assurance à l’assistance sociale : une coûteuse mutation
Chronique de Victor Fouquet, Doctorant en droit fiscal, chargé d’enseignement à Paris I Panthéon-Sorbonne, parue dans la Revue Conflits n°52 :
En 2022, les dépenses de protection sociale ont représenté 849 Md€, soit près du tiers du produit intérieur brut (PIB), et leur financement a fait appel à plus de 70 % des prélèvements obligatoires (1 188 Md€), qui ont atteint un peu plus de 45 % du PIB. Au niveau individuel toutefois, compte tenu de la très forte progressivité des prélèvements obligatoires en France, les taux marginaux combinés peuvent être très nettement supérieurs à 45 %, et même atteindre dans certains cas 75 %. Au-delà de l’importance des dépenses de la Sécurité sociale et de leur dynamisme, l’attention doit alors se porter sur la déconnexion croissante entre contributions et prestations. Niant au fil du temps toute composante assurantielle à la protection sociale, essayant au contraire de la fonder sur un principe d’assistance et de redistribution pure, sous couleur de « solidarité », les pouvoirs publics ont fragilisé l’adhésion au système des personnes les plus qualifiées, au détriment de la productivité de l’économie française.
Cotisations sociales et impôts obéissent en théorie à deux régimes juridiques distincts, leur différence de nature reposant sur leur différence d’objet : tandis que l’impôt ne donne droit à aucune contrepartie liée au montant du versement, les cotisations sociales sont supposées ouvrir des droits à prestation croissant avec le montant des cotisations, et donc avec le revenu d’activité. Si l’impôt peut donc être progressif suivant une logique « redistributive », la cotisation sociale doit en principe demeurer proportionnelle afin de ne pas être déconnectée du niveau des droits à prestation qu’elle finance, suivant cette fois-ci une logique « assurantielle ». Philippe Nemo fait néanmoins subtilement remarquer que cette proportionnalité-là s’apparente à une « progressivité cachée ». En effet :
« Dans un système d’assurances, on paie une prime proportionnelle à la valeur du bien assuré, puisque, en cas de sinistre, l’assurance devra rembourser des frais eux-mêmes proportionnés à cette valeur. C’est ainsi que l’assurance d’une grosse berline coûte plus cher que celle d’une petite voiture. Mais, en matière de santé, le corps d’un “riche” ne coûte pas plus cher à soigner que celui d’un “pauvre”, ni l’inverse ; les prestations sont égales, et il est heureux qu’il en soit ainsi. Dès lors, pourquoi les cotisations devraient-elles être proportionnelles, donc inégales ? Ceci montre bien qu’il ne s’agit pas d’une prime d’assurances, mais, déjà, d’un mécanisme de redistribution. »
La « progressivité cachée » des cotisations sociales restait cependant limitée tant que s’appliquait le mécanisme dit du « plafonnement ». Celui-ci, en cantonnant le prélèvement à une fraction du salaire mensuel, revenait à fixer un montant maximum de cotisations qui en préservait le caractère « assurantiel ». Or, l’évolution des cotisations sociales au cours des dernières décennies, et en particulier leur déplafonnement, a fait qu’il leur a de plus en plus été conféré le caractère d’impôts progressifs supplémentaires sur les revenus du travail. Au désavantage des cadres supérieurs mais aussi des jeunes diplômés, dont le risque de morbidité est plus faible, et par conséquent moins disposés à soutenir un système social qui leur coûte bien plus qu’il ne leur rapporte.
Bref, l’évolution des mécanismes de cotisations sociales illustre non seulement le passage de l’assurance à l’assistance, les fractions déplafonnées étant versées en pure perte par les cotisants, mais elle illustre plus globalement le passage de la « sécurité-propriété » à la « sécurité-droits ». Or, ces « droits » par lesquels la sécurité est accordée aux salariés créent ni plus ni moins « un droit de tirage permanent sur les richesses de la société », ce qui, abîmant les notions de propriété privée et de responsabilité individuelle, entrave la prospérité de l’économie.
Lettre ouverte d’évêques au Comité international olympique
Nous, évêques catholiques venant du monde entier, au nom des chrétiens du monde entier, exigeons que le Comité olympique répudie cette action blasphématoire et présente ses excuses à tous les croyants »
Lettre ouverte d’évêques au Comité international olympique :
« Si mon peuple, sur lequel mon nom a été prononcé, s’humilie et prie, s’il cherche ma face et se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai du haut des cieux, je pardonnerai ses péchés et je guérirai son pays ». (2 Chr 7:14)
C’est avec stupeur que le monde a regardé les Jeux olympiques d’été de Paris s’ouvrir sur une représentation grotesque et blasphématoire de la Cène. Il est difficile de comprendre comment la foi de plus de 2 milliards de personnes puisse être blasphémée avec autant de désinvolture et délibérément.
Nous, évêques catholiques venant du monde entier, au nom des chrétiens du monde entier, exigeons que le Comité olympique répudie cette action blasphématoire et présente ses excuses à tous les croyants.
Tandis qu’il est difficile de croire qu’une telle moquerie aussi intentionnellement haineuse à l’égard d’une autre religion (que le christianisme) puisse être affichée sur la scène mondiale, cette action méprisable menace néanmoins les personnes de toutes les confessions et celles qui n’en ont aucune, car elle ouvre la porte à ceux qui ont le pouvoir de faire ce qu’ils veulent aux personnes qu’ils n’aiment pas.
En obéissance à l’appel de Dieu à nous humilier dans la prière et à nous détourner du mal, nous, les soussignés, nous nous engageons à une journée de prière et de jeûne en réparation de ce blasphème.
Dans le cadre de notre prière, chacun de nous offrira le Saint Sacrifice de la Messe, dans lequel la Passion, la mort et la Résurrection du Christ nous sont rendues présentes par notre obéissance au commandement qu’il nous a donné lors de la dernière Cène, « faites ceci en mémoire de moi ».
La dernière Cène est le repas que Jésus de Nazareth a partagé avec ses amis les plus proches la nuit précédant sa mort pour eux et pour nous.
Nous prions pour que ceux qui cherchent à nuire aux autres par leur pouvoir, et pour que les personnes blessées, imitent son amour sacrificiel, afin que la paix, la décence et le respect mutuel soient rétablis dans le monde.
Raymond Leo Cardinal Burke (La Crosse, USA)
Wilfrid Fox Cardinal Napier, O.F.M. (Durban, South Africa)
Berhaneyesus Demerew Cardinal Souraphiel, C.M. (Addis Ababa, Ethiopia)
Mgr Emeritus Héctor Rubén Aguer (La Plata, Argentina)
Mgr Samuel Joseph Aquila (Denver, USA)
Mgr Emeritus Charles Joseph Chaput, O.F.M. Cap. (Philadelphia, USA)
Mgr Paul Stagg Coakley (Oklahoma City, USA)
Mgr Salvatore Joseph Cordileone (San Francisco, USA)
Mgr Ignatius Ayau Kaigama (Abuja, Nigeria)
Mgr Joseph Fred Naumann (Kansas City in Kansas, USA)
Mgr Gabriel Charles Palmer-Buckle (Cape Coast, Ghana)
Mgr Hanna Rahme (Baalbek-Deir El-Ahmar, Lebanon)
Mgr Emeritus Juan Antonio Ugarte Pérez (Cuzco, Peru)
Mgr Michael Charles Barber, SJ (Oakland, USA)
Mgr Edward James Burns (Dallas, USA)
Mgr Liam Stephen Cary (Baker, USA)
Mgr James Douglas Conley (Lincoln, USA)
Mgr Andrew Harmon Cozzens (Crookston, USA)
Mgr Hyacinth Oroko Egbebo, MSP (Bomadi, Nigeria)
Mgr Jean Clément Marie Gérard Laffitte (Entrevaux)
Mgr Gregory John Mansour (Eparchy of Saint Maron of Brooklyn, USA)
Mgr Nestor-Désiré Nongo-Aziagbia, S.M.A. (Bossangoa, Central African Republic)
Mgr Thomas John Joseph Paprocki (Springfield in Illinois, USA)
Mgr David Laurin Ricken (Green Bay, USA)
Mgr Athanasius Schneider, O.R.C. (Maria Santissima in Astana, Kazakhstan)
Mgr Daniel Edward Thomas (Toledo, USA)
Mgr David Arthur Waller (Our Lady of Walsingham, England)
Woko-féminisme aux JO : le passeport comme règle absolue du CIO ?
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Le Salon Beige a déjà évoqué l’affaire Imane Khelif : https://lesalonbeige.fr/ideologie-trans-aux-jo-une-boxeuse-abandonne-face-a-un-homme/.
Rappel de ce qu’en dit la presse en général : Imane Khelif serait une femme, avec cependant des chromosomes XY, et un « caryotype masculin ».
Le caryotype n’est qu’un mot compliqué pour évoquer l’étude globale des chromosomes. En d’autres termes, toute la presse dit que, génétiquement, Imane est un homme.
Pourtant, pour le CIO, Imane est une femme, et même pas « transgenre ».
Alors qu’en est-il ?
En réalité, personne ne sait vraiment ;
mais peu importe, pour le CIO.
REGLE DU CIO : LE PASSEPORT
La règle du CIO est simple : « Comme pour les compétitions de boxe olympiques précédentes, le sexe et l’âge des athlètes sont basés sur leur passeport » : https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/paris-2024/jo-de-paris-2024-le-cio-prend-la-defense-de-la-boxeuse-algerienne-imane-khelif-au-c-ur-d-une-polemique_6702198.html .
Cette règle est la porte ouverte à tout, puisque de plus en plus de pays acceptent les « changements de sexe » sans aucune contrainte médicale etc. : Argentine, Espagne, etc.
LE DOUTE SUR LE XY D’IMANE KHELIF
De nombreux sites mettent en doute qu’Imane ait des chromosomes XY, par exemple : https://www.numerama.com/tech/1784216-jo-paris-2024-les-tres-obscures-accusations-contre-la-boxeuse-imane-khelif.html
Soit. Le doute est permis.
Mais… il ne serait pas difficile de lever ce doute : un simple test ADN suffirait.
Pourquoi le CIO ne fait pas ce test ? A cause de la règle ci-dessus : peu importe son ADN et ses chromosomes éventuellement XY, c’est son passeport qui est la règle absolue.
LES MECHANTS RUSSES
Pour compliquer un peu les choses, la fédération de boxe internationale (IBA) avait exclu Imane en 2023, pour cette raison de chromosomes XY. L’article Numerama précité nous apprend que « Sur la question du genre, la seule mention d’un changement a une source obscure : c’est une déclaration du président russe de l’IBA, Umar Kremlev, à l’agence de presse russe TASS. »
Un Russe ? Donc forcément suspect… !
Nous ne pouvons que répéter : pourquoi le CIO ne lève pas ce doute ? A cause de la règle ci-dessus : peu importe son ADN et ses chromosomes éventuellement XY, c’est son passeport qui est la règle absolue.
D’AUTRES ARGUMENTS TOTALEMENT HORS SUJET
L’article de Numérama évoque également :
« La combattante a gagné 37 combats, dont cinq par KO, et a perdu à neuf reprises. Ce ne sont pas des statistiques d’une athlète complètement imbattable, car hors catégorie. »
Ainsi, Imane devrait pouvoir concourir avec les femmes, pour la raison que certaines femmes ont gagné ?
En réalité, si certains hommes sont tenté de concourir chez les femmes, c’est parce qu’ils sont loin d’être excellents. Mais au moins, cela leur donne une meilleure chance, par exemple en boxe.
La presse évoque également son taux élevé de testostérone, son « hyperandrogénie », un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un « syndrome de Swyer », des « développements sexuels différents (DSD) », etc.
Tout ceci permet un écran de fumée autour de la question principale : la règle CIO du « passeport » est-elle maintenable pour les années à venir ?
La presse évoque aussi le fait de la nationalité algérienne d’Imane. L’Algérie n’est pas très woke, c’est vrai… Oui, mais son club de référence est Nice… : https://www.nicematin.com/jeux-olympiques/la-boxeuse-nicoise-imane-khelif-violemment-harcelee-sur-les-reseaux-sociaux-apres-sa-victoire-par-abandon-aux-jeux-olympiques-936980 .
LE REVEIL DU FEMINISME ?
De nombreuses voix s’élèvent contre cette règle CIO du « passeport » : Trump, Meloni, JK Rowling, etc.
Aujourd’hui, le wokisme gagne, le féminisme perd.
Gageons que ce n’est que provisoire. Sinon, ce sera la fin de beaucoup de compétitions féminines, la fin du sport de haut-niveau de beaucoup de disciplines féminines.
Gageons qu’un test ADN sera un jour pratiqué sur Imane, pour connaître objectivement la réalité.
En attendant, nous assistons à la fameuse « invisibilisation des femmes », dénoncée par le féminisme de gauche, provoquée par le wokisme de gauche…
Après l’oxymore de l’islamo-gauchisme, voici un nouvel oxymore : le woko-féminisme.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
2 août : anniversaire des 3 ans de l’autorisation des chimères animal-homme en France…
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Nous fêtons ce 2 août 2024 l’anniversaire des 3 ans de l’autorisation des chimères animal-homme en France. C’est un scandale qui ne peut plus durer !
Écrivons à nos députés pour leur faire comprendre notre profond mécontentement, et pour que cela cesse. Écrivons à nos évêques pour qu’ils parlent sur ce sujet d’importance.
Deux exemples de lettres sont ci-dessous : pour nos députés et pour nos évêques.
Vous trouverez ici l’adresse de votre député : https://www2.assemblee-nationale.fr/recherche-localisee/formulaire
Et ici lesquels ont voté pour cette loi : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/scrutins/3855
Voici un exemple de lettre pour un député :
Sujet : Scandale, les chimères animal-homme autorisées en France depuis 3 ans.
Monsieur le député,
Ce 2 août, nous fêtons le triste anniversaire de l’autorisation en France des chimères animal-homme. Trois ans déjà que, en France, l’autorisation a été donnée de créer des êtres mi-humain et mi-cochon, ou mi-mouton, ou mi-singe… C’est pourquoi je me permets de vous écrire.
Cette loi du 2 août 2021, dite de bioéthique, permet d’introduire des cellules humaines dans des embryons d’animaux (chimère animal-homme). Le contraire n’a pas été autorisé (chimère homme-animal). Il ne s’agit pas encore de mélanger en amont le patrimoine génétique, mais cela se fera dans l’être lui-même (ayant de l’ARN et de l’ADN des deux espèces). Il n’est pas encore permis de laisser ces êtres vivants se développer jusqu’à la naissance, mais avancer dans cette direction montre que la caution est donnée à ce genre d’avancée. Et que nous irons toujours plus loin dans la permissivité, si nous ne réagissons pas.
Les immenses avancées de la génétique ces dernières années en ADN et en ARN, couplées aux possibilités colossales qu’offre l’intelligence artificielle, très adaptée pour manipuler le codage du vivant, offrent des possibilités que le commun des mortels a de grandes difficultés à mesurer.
Est-ce bien une avancée ? N’est-ce pas plutôt la dernière digue qu’il ne faut pas briser avant le naufrage complet ?
Pour notre part, nous considérons que cette limite est à jamais structurante pour notre humanité. Nous considérons que la franchir est un crime contre l’humanité au sens le plus strict du terme.
Le vivant est d’une complexité que les scientifiques présentent comme un infiniment complexe (le troisième infini après l’infiniment grand et l’infiniment petit). Nous ne pourrons donc jamais en maîtriser tous les tenants et aboutissants, et risquons de faire les pires bêtises. Les conséquences seront totalement imprévisibles et hors de contrôle : nous pouvons produire des mutations et des dégâts à jamais irrémédiables. Et ceux-ci peuvent se propager de multiples manières et très rapidement.
Voulons-nous réellement produire des êtres mi-humain et mi-cochon, mi-humain et mi-mouton, mi-humain et mi-singe ? Sans parler des êtres en tout genre que nous pourrions introduire dans le monde animal et végétal. Agir ainsi en apprentis sorciers ne peut que nous conduire dans une dégénérescence inarrêtable.
Voulons-nous réellement porter cette responsabilité, qui risque tout simplement de conduire à des désastres, à bestialiser encore davantage notre humanité, et à finalement nous désespérer et nous conduire au suicide ?
Les prochaines générations oublieront peut-être la plupart des maux de notre époque qui sont sommes toutes déjà arrivés dans l’histoire : guerres, génocides, catastrophes climatiques, disparitions d’espèces, etc. Et la vie est toujours repartie.
Mais il est fort probable qu’ils se souviendront de nous comme ceux qui ont brisé à jamais les frontières du vivant et de tout ce qui fait notre humanité.
Survivront-ils suite à tout ce que nous avons laissé faire dans un silence coupable ? En arriveront-ils à finalement tellement désespérer d’eux-mêmes qu’il ne leur restera plus qu’à se suicider dans un déluge de bombes atomiques ?
Combien seront abîmés dans leur chair ? Combien seront transpercés dans leur cœur en voyant ces monstruosités ? Voulons-nous vivre dans un horizon cauchemardesque ?
Nous considérons qu’il convient d’agir en conséquence pour stopper cette barbarie.
Et sans tarder, sous peine de nous retrouver devant le fait accompli sans ne plus pouvoir rien faire.
C’est pourquoi nous vous demandons de mettre ce sujet en priorité à l’Assemblée nationale, et de recommencer tant qu’une condamnation ferme de telle recherche ne soit pas obtenue. Et non pas seulement une fois, mais autant de fois qu’il le faudra pour un sursaut collectif de la conscience actuelle. Nous attendons aussi que des débats à ce sujet soient au cœur de toutes les prochaines campagnes électorales. Car ce n’est pas seulement le meurtre de quelques personnes ou même de quelques populations que nous évoquons : c’est l’avenir même de toute notre humanité.
Et nous ne pouvons plus nous taire, car ce monde des chimères est déjà en marche : dans nos laboratoires français, au Japon, en Espagne, aux États-Unis,… Certains pays ont mis beaucoup moins de gardes fous que chez nous. Des chimères ont même déjà vu le jour (cf les liens ci-dessous). Et de nombreuses personnes y voient d’immenses intérêts pécuniaires et marchands.
Il est d’ailleurs étonnant que le silence à ce sujet soit tel, que très peu de citoyens soient au courant de cette réalité. Cela montre une fois de plus l’intérêt d’établir enfin un vrai référendum d’initiative citoyenne qui puisse stopper des projets de loi aussi inquiétants.
J’espère que vous comprendrez l’urgence d’agir rapidement pour qu’il soit établi définitivement que modifier la génétique humaine (hors thérapie par rapport à sa normalité), ou la mélanger avec des espèces animales, soit considéré comme un crime contre l’humanité. Et que ce principe de fond soit étendu de manières diverses et variées, et selon les enjeux, aux autres espèces animales et végétales.
Cela pourrait d’ailleurs même être inscrit dans notre constitution, comme un principe structurant l’avenir de notre pays.
Vous souhaitons bonne réception de cette lettre, je vous adresse mes cordiales salutations,
Signature
PS : Voici quelques liens aux sujet des chimères :
https://sante.lefigaro.fr/article/le-japon-autorise-la-creation-d-embryons-mi-homme-mi-animal
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Voici un exemple de lettre pour un évêque :
Sujet : Scandale, les chimères animal-homme autorisées en France depuis 3 ans.
Monseigneur,
Ce 2 août, nous fêtons le triste anniversaire de l’autorisation en France des chimères animal-homme. Trois ans déjà que, en France, l’autorisation a été donnée de créer des êtres mi-humain et mi-cochon, ou mi-mouton, ou mi-singe… C’est pourquoi, je me permets de vous écrire.
Cette loi du 2 août 2021, dite de bioéthique, permet d’introduire des cellules humaines dans des embryons d’animaux (chimère animal-homme). Le contraire n’a pas été autorisé (chimère homme-animal). Il ne s’agit pas encore de mélanger en amont le patrimoine génétique, mais cela se fera dans l’être lui-même (ayant de l’ARN et de l’ADN des deux espèces). Il n’est pas encore permis de laisser ces êtres vivants se développer jusqu’à la naissance, mais avancer dans cette direction montre que la caution est donnée à ce genre d’avancée. Et que nous irons toujours plus loin dans la permissivité, si nous ne réagissons pas.
Les immenses avancées de la génétique ces dernières années en ADN et en ARN, couplées aux possibilités colossales qu’offre l’intelligence artificielle, très adaptée pour manipuler le codage du vivant, offrent des possibilités que le commun des mortels a de grandes difficultés à mesurer.
Est-ce bien une avancée ? N’est-ce pas plutôt la dernière digue qu’il ne faut pas briser avant le naufrage complet ?
Pour notre part, nous considérons que cette limite est à jamais structurante pour notre humanité. Nous considérons que la franchir est un crime contre l’humanité au sens le plus strict du terme.
Le vivant est d’une complexité que les scientifiques présentent comme un infiniment complexe (le troisième infini après l’infiniment grand et l’infiniment petit). Nous ne pourrons donc jamais en maîtriser tous les tenants et aboutissants, et risquons de faire les pires bêtises. Les conséquences seront totalement imprévisibles et hors de contrôle : nous pouvons produire des mutations et des dégâts à jamais irrémédiables. Et ceux-ci peuvent se propager de multiples manières et très rapidement.
Voulons-nous réellement produire des êtres mi-humain et mi-cochon, mi-humain et mi-mouton, mi-humain et mi-singe ? Sans parler des êtres en tout genre que nous pourrions introduire dans le monde animal et végétal. Agir ainsi en apprentis sorciers ne peut que nous conduire dans une dégénérescence inarrêtable. Sans parler de l’immense offense faite à Dieu de vouloir le remplacer comme Créateur, et de s’immiscer ainsi sans limites au cœur même de la vie.
Voulons-nous réellement porter cette responsabilité, qui risque tout simplement de conduire à des désastres, à bestialiser encore davantage notre humanité, et à finalement nous désespérer et nous conduire au suicide ?
Je vous invite à relire la fin du 1er chapitre de la lettre aux Romains :
« Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n’ont donc pas d’excuse, puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence. Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles représentant l’être humain périssable ou bien des volatiles, des quadrupèdes et des reptiles. Voilà pourquoi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen. » (Rm 1, 20-25)
Je vous invite à vous souvenir des paroles de la Vierge Marie dans l’apparition d’Akita qui a toute la reconnaissance de l’Église :
« Comme Je vous l’ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’amendent pas par eux-mêmes, le Père infligera un châtiment terrible à toute l’humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le déluge, comme on n’aura jamais vu avant. Un feu tombera du ciel et va faire disparaître une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles. Les survivants se trouveront si désolés qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui vous resteront, seront le rosaire et le signe laissé par mon Fils… » (13 octobre 1973)
Je vous invite d’ailleurs également à méditer la suite de ce passage que vous trouverez aisément, mais la commenter ici nous éloignerait du sujet. https://fr.wikipedia.org/wiki/Apparitions_mariales_d%27Akita
Les prochaines générations oublieront peut-être la plupart des maux de notre époque qui sont sommes toutes déjà arrivés dans l’histoire : guerres, génocides, catastrophes climatiques, disparitions d’espèces, etc. Et la vie est toujours repartie.
Mais il est fort probable qu’ils se souviendront de nous comme ceux qui ont brisé à jamais les frontières du vivant et de tout ce qui fait notre humanité.
Survivront-ils suite à tout ce que nous avons laissé faire dans un silence coupable ? En arriveront-ils à finalement tellement désespérer d’eux-mêmes qu’il ne leur restera plus qu’à se suicider dans un déluge de bombes atomiques ?
Bien sûr, la grâce de Dieu est capable de tout régénérer, comme le montre le passage des os desséchés d’Isaïe (Is 37, 4-14).
Bien sûr, la grâce de Dieu peut aussi préserver bon nombre de ses enfants de toutes ces horreurs et transformations génétiques (cf Mc 16, 18, Ap 7,2, Ap 9, 4). Mais combien seront abîmés dans leur chair ? Combien seront transpercés dans leur cœur en voyant ces monstruosités ? Voulons-nous vivre dans un horizon cauchemardesque ?
Nous considérons qu’il convient d’agir en conséquence pour stopper cette barbarie.
Et sans tarder, sous peine de nous retrouver devant le fait accompli sans ne plus pouvoir rien faire.
C’est pourquoi nous vous demandons de parler publiquement sur ce sujet, et de manière claire et déterminée. Et non pas seulement une fois, mais autant de fois qu’il le faudra pour un sursaut collectif de la conscience actuelle. Bien sûr, votre parole ecclésiastique sur tout un tas de sujets politiques ou scientifiques où il s’agit de composer les principes moraux avec des situations contingentes et imparfaites n’a pas grande portée, car cela est d’abord et avant tout le rôle des laïcs. Mais sur un sujet comme celui-ci, où des principes fondamentaux et non-négociables sont en jeu : il faut parler ! Et ce n’est pas seulement le meurtre de quelques personnes ou même de quelques populations que nous évoquons : c’est l’avenir même de toute notre humanité.
Et nous ne pouvons plus nous taire, car ce monde des chimères est déjà en marche : dans nos laboratoires français, au Japon, en Espagne, aux États-Unis,… Certains pays ont mis beaucoup moins de gardes fous que chez nous. Des chimères ont même déjà vu le jour (cf les liens ci-dessous). Et de nombreuses personnes y voient d’immenses intérêts pécuniaires et marchands.
J’espère que vous comprendrez l’urgence de parler fermement, et d’inviter à ce que modifier la génétique humaine (hors thérapie par rapport à sa normalité), ou la mélanger avec des espèces animales, soit considéré comme un crime contre l’humanité. Et que ce principe de fond soit étendu de manières diverses et variées, et selon les enjeux, aux autres espèces animales et végétales.
Vous souhaitons bonne réception de cette lettre, je vous adresse mes salutations filiales,
Signature
PS : Voici quelques liens aux sujet des chimères :
https://www.village-justice.com/articles/embryon-chimerique-selon-loi-bioethique-aout-2021-par-solane-pretre-etudiante,42283.html
https://www.la-croix.com/Debats/Chimeres-dediabolisation-utilitaire-abime-lhumanite-2021-05-24-1201157331
Les embryons chimériques à l’heure de la révision de la loi de bioéthique
https://sante.lefigaro.fr/article/le-japon-autorise-la-creation-d-embryons-mi-homme-mi-animal
https://theconversation.com/premiers-embryons-chimeres-homme-singe-entre-realite-fantasmes-et-enjeux-ethiques-160709
https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/28/bioethique-la-gravite-de-ce-qui-se-joue-aujourd-hui-reste-sous-estimee_6085981_3232.html
Former les acteurs catholiques de demain
A la vue du spectacle d’ouverture des Jeux olympiques, nous sommes encore plus déterminés à produire du film catholique. Si vous partagez la même opinion, pourquoi ne pas nous rejoindre et acquérir à l’occasion un savoir-faire des plus passionnants ?
Il est désormais possible de s’initier professionnellement à l’acting (l’art de l’acteur de cinéma), avec le réalisateur franco-américain Daniel Rabourdin.
L’auteur de La Rébellion cachée est en France pour 4 stages de week-ends à Marseille (Eglise Sainte-Anne), Grasse (N.D. de Valcluse), Toulon ( N.D. de la Nativité ) et Paris (Saint Roch).
Infos: www.promessefilm.com/stage-d-acting . Une formation de l’association Legenda.
Marseille (Eglise Sainte-Anne) les 23 (soirée rencontre optionnelle) 24 et 25 août 2024. Grasse (N.D. de Valcluse) les 13 (soirée rencontre optionnelle) 14 et 15 septembre. Toulon ( N.D. de la Nativité ) les 20 (soirée rencontre optionnelle) 21 et 22 septembre. Paris (Eglise Saint Roch) les 27 (soirée rencontre optionnelle) 28 et 29 septembre.
Henri Baclet, president de L’association Legenda.
La crise démographique s’aggrave
Le jeudi 1er août, l’Insee a publié les chiffres relatifs au nombre d’enfants nés au premier semestre. Il y en a eu 8 140 de moins que l’année passée à la même période. Ainsi, il y a eu seulement 326 131 naissances entre janvier et juin 2024, rapporte Les Échos.
Cette année pourrait devenir la plus faible en thermes de naissances depuis la Seconde Guerre mondiale.
Depuis plus de dix ans, la courbe des naissances est sur la pente descendante. Les femmes ont, en moyenne, leur premier enfant plus tard que leurs aînées. Cela explique qu’elles en ont moins qu’auparavant.
Interrogé par Les Échos, le démographe Gérard-François Dumont a assuré que «sur le long terme, cette chute des naissances va fragiliser notre modèle social». Pour casser cette courbe descendante de la natalité, il faut, selon Gérard-François Dumont, «revenir à l’universalité des allocations familiales».
Le débat sur la réforme des retraites, à 60, 62, 64, 66 ans… n’a pas de sens, tant qu’on ne se préoccupe pas de la démographie française et donc du soutien à la famille.
Idéologie trans aux JO : une boxeuse abandonne face à un homme
La boxeuse italienne Angela Carini a été obligée d’abandonner au bout de 46 secondes face aux assauts du boxeur transsexuel algérien Imane Khelif. Disqualifié pour les championnats 2023 car il a des chromosomes XY, le comité des JO a pourtant accepté qu’il joue dans la catégorie féminine !
Carini a obtenu le soutien de Matteo Salvini :
⚠️ “Picchia troppo forte, non è giusto”. Brava Angela, hai fatto bene!
La nostra atleta si è dovuta ritirare contro Imane Khelif, prima di scoppiare in lacrime per tanti sacrifici andati in fumo.
Una scena davvero poco olimpica: vergogna a quei burocrati che hanno permesso un… pic.twitter.com/XMjYLSDOAb— Matteo Salvini (@matteosalvinimi) August 1, 2024
Pluie de fleurs pour la très Sainte Vierge Marie
L’opération « 1 million de roses pour Marie » du mois de Marie fut un véritable triomphe !
Cet épisode a permis à 66 000 personnes de découvrir le chapelet !
Un million de dizaines ont été priées pour Marie pendant le mois qui lui était dédié !
Voici quelques témoignages reçus par Hozana :
« Je suis si heureuse de participer et d’avoir vu le 1 million s’afficher » Huguette
» Mille mercis, grâce à vous ma vie intérieure de prière renaît, et je pense que ça se voit à l’extérieur. » Géraldine
» J’ai eu tellement de plaisir à participer , que depuis je continue à dire tous les jours spontanément une dizaine de chapelet » Elisabeth
» Je veux continuer à citer une dizaine de chapelets chaque jour en l’honneur de Maman Marie et je compte sur votre aide pour ne pas manquer cet rendez vous. » Nathalie
Hozana a offert une pluie de fleurs à la Vierge, au sanctuaire Notre-Dame de Guadalupe au Mexique, lieu où elle est apparue en 1531 à Saint Juan Diego. Cet hommage floral a eu lieu hier, 31 juillet, date anniversaire de la canonisation de Saint Juan Diego.

Messe pour la défense de l’Eglise contre les païens
Ce matin Messe de réparation en l’Abbatiale de Fontgombault. L’Introït du propre est emprunté à la messe de la sexagésime.

Source : Una Voce
Il est urgent d’agir pour défendre la famille et la civilisation
Communiqué du Syndicat de la famille :
La France traverse une période profondément troublée et ce, sur tous les plans. Le caractère largement scandaleux et idéologique de la cérémonie d’ouverture des JO, qui a choqué dans le monde entier, en a été, elle aussi, le symptôme. La volonté destructrice de ses auteurs et de ceux qui l’ont commanditée – certains de nos dirigeants – est apparue aux yeux de toutes les personnes de bonne volonté.
Dans ce contexte, chacun de nous porte la responsabilité d’agir comme il le peut pour dénoncer cette idéologie mortifère et faire connaître la beauté de ce que nous défendons : l’homme et la femme, l’enfant, la famille et l’éducation, fondements d’une civilisation digne de ce nom.
Nous vous rappelons donc que vous pouvez devenir membre du Syndicat de la Famille : plus nous serons nombreux à nous syndiquer, plus sa légitimité et son efficacité seront puissantes, ce qui est plus que jamais nécessaire aujourd’hui !
Pourquoi défendre la famille ?
- Parce qu’elle est le berceau de la vie et l’école de l’humanité,
- parce qu’elle seule donne à l’enfant tout ce dont il a besoin pour bien grandir : amour, soins, racines, repères, apprentissages, éducation, convictions,
- parce qu’elle est fondatrice pour chacun d’entre nous et pour toute la société.
La famille est aussi précieuse qu’elle est fragile. Elle a absolument besoin d’un avocat, libre, indépendant, compétent et solide : c’est le rôle du Syndicat de la Famille.
Le Syndicat de la Famille met en œuvre ses engagements :
- Intervenir au nom des familles qu’il représente auprès des élus, des institutions, des pouvoirs publics, des médias.
- Développer une culture politique de la famille, dont l’absence, depuis des années, a laissé la place à une déconstruction sans précédent.
- Participer au débat public pour rappeler que l’homme est homme et la femme est femme, que la procréation, la filiation et la famille dépendent entièrement d’eux, tout comme l’éducation des enfants et l’avenir de notre société.
- Décrypter et dénoncer le prosélytisme trans et woke, en particulier auprès des mineurs.
Nous vous appelons à vous syndiquer, si ce n’est pas encore le cas, afin de démultiplier l’efficacité des actions conduites par Le Syndicat de la Famille, en France et à l’international,
Comme membre du Syndicat, vous recevrez des invitations exclusives et bénéficierez de services spécifiques, comme celui de notre pôle Conseil, qui peut vous accompagner si vous rencontrez des difficultés liées au contexte idéologique actuel.
Vous pouvez vous syndiquer à titre personnel, en couple ou en famille : dans tous les cas, 66% du montant de votre adhésion au Syndicat de la Famille est déductible de votre impôt sur le revenu. L’adhésion « couple », par exemple, vous coûtera réellement 9 € !
Prostitution : le Planning familial et l’Inter-LGBT échouent à faire légaliser la prostitution
Le 25 juillet 2024, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a validé l’approche française dite “abolitionniste” en matière de prostitution.
Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), explique dans Valeurs Actuelles :
La saisine a été organisée par des associations dont l’objectif était que la CEDH reconnaisse une « liberté » de se prostituer et qu’elle ordonne à la France d’abolir sa loi de 2016 pénalisant les clients. C’est ce qu’on appelle un “contentieux stratégique” : son objectif premier n’est pas de défendre des victimes, mais d’obtenir un résultat politique. Cinquante-six associations sont intervenues dans la procédure à la CEDH pour demander la légalisation de la prostitution, dont le Planning familial, l’Inter-LGBT ou encore la Fédération Parapluie rouge, créée en 2012 par l’Open Society. Il est intéressant de noter que ce n’est pas la liberté sexuelle que ces associations ont promue, mais le sexe comme travail. Elles ont ainsi souligné qu’une légalisation de la prostitution permettrait davantage de revenus aux prostitués, moins de contrôles d’identité par les forces de l’ordre, une régularisation des prostitués étrangers, notamment ceux qui font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, (OQTF). Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur le droit à la santé, Tlaleng Mofokeng, a aussi soumis à la CEDH ses arguments en faveur de la libéralisation du travail du sexe partout dans le monde.
En face, deux gouvernements, norvégien et suédois, et 13 associations, sont intervenus à la CEDH pour défendre la pénalisation des clients des prostitués. Le Mouvement du Nid, association de terrain accompagnant des personnes prostituées, a expliqué que ce système se fondait sur une réalité : ces personnes ne sont pas des délinquantes mais des « victimes d’un système de violence sexiste et sexuelle ». “Osez le féminisme” a montré que les actes prostitutionnels sont « traumatiques »et que le système prostitutionnel est fondé sur une « culture du viol ». […]
Les juges européens ont ainsi mis un coup d’arrêt au projet de légaliser la prostitution en France. Non, le sexe n’est pas un travail, un proxénète n’est pas un entrepreneur, un trafiquant d’êtres humains n’est pas le PDG d’une multinationale. De nombreux syndicats, comme la CGT, la CFDT et Solidaires, ont d’ailleurs salué cette décision de la CEDH.
Cependant, nous pouvons regretter que la CEDH ait refusé, selon ses mots, d’
« entrer dans le débat » sur « la question de savoir si la prostitution peut être librement consentie ou provient toujours d’une contrainte, ne serait-ce que celle résultant des conditions socioéconomiques ».
La CEDH a ainsi choisi de laisser une porte ouverte pour l’avenir. Son jugement se termine par une demande aux autorités françaises de rester ouvertes à
« nuancer [leur approche] en fonction de l’évolution des sociétés européennes et des normes internationales dans ce domaine ».
La CEDH ne devrait pas ignorer le lien entre prostitution, exploitation sexuelle et traite des êtres humains. Ce lien est documenté. Le contexte des jeux Olympiques en témoigne en ce moment : l’arrivée de millions de touristes augmente la “demande” de prostitution et les autorités remarquent, en conséquence, un déploiement de filières d’exploitation sexuelle avec une moitié de victimes qui seraient mineures. C’est la demande qui alimente la traite et la France a donc raison de sanctionner les clients des prostitués. […]
La traite alimente également la pornographie. C’est ce qu’a montré l’affaire “French Bukkake”, en lien avec les deux leaders du marché pornographique français, Dorcel et “Jacquie et Michel”. Le problème est le même : il est faux de considérer que la prostitution est un “travail“ comme un autre et il est faux de voir la pornographie comme un genre cinématographique, avec des acteurs. Dans les deux cas, ce sont des industries esclavagistes, avec des victimes.
Cérémonie d’ouverture – En Pologne, l’image de la France en a pris un sacré coup
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
On le sait, la Pologne, par rapport aux autres pays européens, reste très catholique, avec quelque 30 % de ses habitants qui se rendent à la messe chaque dimanche. Une particularité du droit polonais, c’est qu’il interdit « l’insulte aux sentiments religieux », même si les tribunaux renâclent à sanctionner ce genre de délits. Les blasphèmes et profanations existent en Pologne, notamment lors des marches LGBT sponsorisées et soutenues par les fondations de type sorosien, les multinationales et les ambassades occidentales, et soutenues aussi par la gauche polonaise aujourd’hui au pouvoir.
Cependant, qu’un tel blasphème retransmis dans le monde entier ait été commis de manière préméditée par un Etat, et qui plus est par la France qui jouissait jusqu’ici d’un indéniable crédit de sympathie, cela a profondément blessé un très grand nombre de Polonais, et il y a même eu des petites manifestations devant l’ambassade de France à Varsovie et devant le consulat à Cracovie.
Parmi les réactions, il y a eu par exemple celle de Piotr Duda, l’actuel chef du légendaire syndicat polonais Solidarité, qui a publié la déclaration suivante à propos du spectacle donné à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques Paris 2024 :
« Les idées olympiques et de Solidarité ont beaucoup en commun. Dans l’Antiquité, les hostilités étaient suspendues pendant la durée des Jeux, et la révolution de Solidarité était une révolution pacifique, en tout cas de la part de Solidarité. L’idée olympique moderne du baron Pierre de Coubertin porte des exigences d’unité, de tolérance comprise au sens traditionnel et de coexistence pacifique. Ce sont des valeurs qui sont également proches de Solidarité, sous la bannière de laquelle des personnes avec différentes visions du monde, différentes religions et même différentes nationalités se sont rencontrées.
Étant de longue date président la Commission nationale du syndicat Solidarité, je ne peux comprendre la provocation, totalement contraire à ces idées, des organisateurs des Jeux olympiques de Paris. Ils ont jugé bon de recourir à un sacrilège jeté à la face des plus de deux milliards et demi de chrétiens dans le monde. Pour les applaudissements faciles d’une populace insolente, il a été jugé bon d’exclure une partie non négligeable de l’humanité.
Personne n’est obligé d’être catholique ni même chrétien. Bah ! Personne n’est obligé de croire en quoi que ce soit. Cependant, en tant que catholique respectueux des symboles des autres religions, je considère que le fait de s’en prendre à des symboles chers aux chrétiens, comme la Cène au cours de laquelle Jésus a institué l’Eucharistie, est l’expression de la profonde lâcheté des barbares qui ont fait cela. Ils n’oseraient jamais agir de la sorte vis-à-vis de l’islam ou du judaïsme.
En tant que catholiques, en tant que chrétiens, mais aussi en tant que personnes civilisées, nous ne pouvons pas rester indifférents face à ce type de violence symbolique. « Ne vous laissez pas vaincre par le mal, mais cherchez à vaincre le mal par le bien ! », disait le patron de Solidarité, le bienheureux père Jerzy Popiełuszko, en citant la Lettre aux Romains de saint Paul. Il nous faut comprendre que nous ne sommes pas confrontés à un discours défendant une vision du monde, chose normale dans une démocratie, mais à une sorte de guerre qui nous est déclarée par des barbares cherchant à combattre le bien par le mal en divisant, en semant la zizanie, en insultant et en voulant humilier Dieu et les hommes.
Il est temps que nous comprenions que nous nous trouvons à un moment charnière où, en tant que catholiques, chrétiens et personnes civilisées, nous devons relever la tête et, regardant droit dans les yeux des lions, dire : « Non ». »
Mgr Marek Jędraszewski, archevêque de Cracovie, qui avait en son temps comparé la « peste arc-en-ciel » de l’idéologie LGBT à la « peste rouge » du communisme, a lui aussi réagi comme plusieurs autres évêques polonais:
« Il y a presque dix ans, le 25 octobre 2014, j’ai eu l’honneur, au nom de la Conférence épiscopale polonaise, de consacrer une statue de Jean-Paul II à Paris. La cérémonie s’est déroulée en présence de plus de 200 prêtres et de plusieurs évêques sous la présidence du Cardinal André Vingt-Trois, alors archevêque de Paris, et du maire de la capitale française, Mme Anne Hidalgo. La statue du pape est en bronze, elle mesure 3,6 mètres de haut et pèse 1,5 tonne. Elle est l’œuvre d’un sculpteur russe d’origine géorgienne, Zourab Tsereteli, qui l’a offerte à la Mission catholique polonaise en France pour exprimer sa « gratitude pour le rôle joué par Jean-Paul II dans le renversement du totalitarisme soviétique ». Elle se dresse square Jean XXIII, entre la grande rosace sud de la cathédrale Notre-Dame et la Seine. Elle est visible pour les touristes du monde entier qui, parmi les nombreuses attractions parisiennes, choisissent de faire une promenade en bateau sur la Seine. Lors du discours que j’ai prononcé à l’époque, j’ai rappelé la question que le grand saint Jean-Paul II avait osé poser le 1er juin 1980 à Paris, en se référant au témoignage donné par les premiers martyrs français : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »
Me souvenant de cet événement, j’ai désiré regarder la retransmission de l’ouverture des Jeux olympiques de Paris, qui devait se dérouler sur la Seine et ses quais. Cependant, au cours de cet événement d’une durée déraisonnable, je sentais grandir en moi un sentiment de rejet et d’indignation face à cette propagande grossière, parfois même primitive, de l’idéologie gauchiste contemporaine dont la cérémonie d’ouverture était saturée. Le sommet de l’agressivité, du manque de respect et de l’intolérance a été atteint avec ce que les médias du monde entier ont décrit comme une « parodie arc-en-ciel » au sujet de la Cène, c’est-à-dire de l’événement le plus sacré pour les chrétiens. Cette parodie mettait également en scène un enfant parmi des drag queens et autres personnages licencieux. Plus d’un milliard de chrétiens vivant dans le monde ont été ainsi offensés. Comment était-il possible de faire de cela le message des Jeux olympiques, un message mondial de surcroît ? Comment ce message a-t-il pu être diffusé dans le monde justement à partir de la France ?
En regardant ce spectacle pitoyable, je me suis souvenu de certaines formulations de l’exhortation apostolique de Jean-Paul II de 2003, Ecclesia in Europa, dans laquelle le Pape décrivait ainsi la situation spirituelle du Vieux Continent : « perte de la mémoire et de l’héritage chrétiens », nombre d’Européens vivent sans « sans terreau spirituel et comme des héritiers qui ont dilapidé le patrimoine qui leur a été légué par l’histoire » ; « la culture européenne donne l’impression d’une « apostasie silencieuse » de la part de l’homme comblé qui vit comme si Dieu n’existait pas », une « culture de mort ».
Et l’insolence même de l’idéologie qui sous-tendait le programme d’ouverture des Jeux olympiques de Paris a trouvé son explication dans une autre formulation de l’exhortation Ecclesia in Europa : « la tentative de faire prévaloir une anthropologie sans Dieu et sans le Christ ».
La chanson « Imagine » de John Lennon, interprétée à la fin de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, atteste que c’est exactement ce qui se passe, avec la vision d’un monde sans paradis, sans enfer, sans religion, sans État et sans propriété, et où les gens ne vivent que pour l’instant présent.
Connu, apprécié et largement respecté pour sa culture personnelle et son tact, ainsi que pour son professionnalisme, un journaliste sportif polonais, lors de la retransmission par la télévision publique polonaise TVP de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, a osé énoncer l’évidence en commentant cette chanson de Lennon : « Un monde sans paradis, sans nations et sans religions, telle est la vision de cette paix qui doit s’imposer à tous. C’est la vision du communisme, malheureusement ». Le lendemain, qualifiant sa déclaration de « scandaleuse », au nom de la « compréhension mutuelle, la tolérance et l’union », les autorités de la télévision publique polonaise l’ont suspendu de ses fonctions, lui interdisant de continuer à commenter les compétitions sportives pendant les Jeux olympiques. La « Pologne tolérante » a ainsi rejoint la France, « patrie de l’amour et de la beauté ».
Nous vivons avec regret et douleur, mais aussi avec beaucoup d’indignation, ces tristes événements comme autant de manifestations d’une Europe qui souhaite, en quelque sorte, voir la fin de sa propre histoire. Mais nous savons, avec la certitude que nous donne la foi, que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre l’Église. C’est pourquoi je demande à tous les fidèles réunis autour de la table eucharistique, avec dans le cœur les fruits du Congrès eucharistique de l’archidiocèse de Cracovie qui vient de s’achever, de prier sans relâche pour ceux qui ont le courage de souffrir pour la justice et aussi pour ceux qui profanent nos saintes réalités chrétiennes. (…). »
Quand à Mateusz Morawiecki, l’ancien premier ministre (jusqu’à l’automne dernier), il a dit :
« Au lieu d’un beau spectacle, la cérémonie d’ouverture des Jeux a été, disons-le sans ambages, une démonstration idéologique. Il s’agit en réalité d’un camouflet pour tous les sportifs, ainsi que pour notre civilisation européenne dans son ensemble, que l’on soit chrétien ou non. C’est un miroir déformant malade, vraiment malade, qui contredit nos fondements chrétiens, mais aussi grecs et romains, les fondements de notre culture européenne. Les Jeux devraient être un espace de saine compétition sportive rassemblant toutes les nations. Après tout, la devise des Jeux olympiques est « plus vite, plus haut, plus fort », et non pas « plus bruyant, plus bête, plus vulgaire ». Cela, c’est le genre de jeux dont nous ne voulons pas. »
Et pour finir, je citerai ici un extrait de l’homélie que j’ai entendue moi-même dimanche, avec ma famille, dans une paroisse de Varsovie. Une homélie comme il a dû y en avoir beaucoup à travers la Pologne dimanche dernier :
« Vendredi – avant-hier – ont commencé les Jeux olympiques attendus par le monde entier. Les Jeux olympiques sont une compétition entre les meilleurs athlètes de tous les continents. Une compétition fascinante, une lutte incroyable pour monter sur le podium. Jusqu’à récemment, me semble-t-il, les Jeux olympiques étaient accompagnés par des démonstrations artistiques surprenantes, au sens positif du terme, tant en ouverture qu’en clôture.
Cette fois, on a voulu s’écarter de la normalité et choquer le monde avec des déviances, avec une parodie obscène de la Cène de Léonard de Vinci. Cela ne pouvait se produire qu’à Paris, capitale de la débauche mondiale. Une parodie de la Cène, une profanation de la messe, de Dieu, de Jésus-Christ, en Lui crachant au visage, mais aussi au visage de toute l’Église.Il s’avère que les catholiques, les chrétiens, peuvent être piétinés et insultés de la manière la plus odieuse. Le Gender, le LGBT, s’est montré sous un jour honteux, crasse et sans vergogne. Zéro frein, la déshumanisation, le caniveau, une véritable fosse septique morale.
À tous ceux qui ont contribué à cette parodie antireligieuse, depuis le chef de l’État, le CIO, les autorités olympiques et les autres, artistes compris, il faut le dire sans équivoque : vous n’échapperez pas au châtiment divin, vous allez l’attirer sur vous-mêmes et sur les autres. Dieu ne permettra pas qu’on se moque de Lui. Au lieu du Seigneur Dieu, vous servez aujourd’hui le diable et vous vous inclinez devant lui. Le feu a englouti Sodome et Gomorrhe à cause de leurs dépravations. C’est ce qui vous attend vous aussi.
Tout être humain a sa dignité. Il est un enfant du Seigneur Dieu, il a été créé à Son image et à Sa ressemblance ! »
Le maréchal Mannerheim, un Finlandais contre le bolchévisme
Jean-Paul Besse, docteur d’État en histoire, spécialiste de l’Europe centrale et orientale, professeur invité des universités serbes et de Nijni Novgorod, enseignant à l’Institut universitaire Saint-Pie X, vient de publier un ouvrage biographique sur Mannerheim, le fondateur. D’ascendance germanique et de famille anoblie par les rois de Suède, puis au service de la Russie où il est chevalier-garde de Nicolas II, Charles-Émile Mannerheim (1867-1951) prend la tête de la résistance finlandaise aux bolchéviks et, vingt ans plus tard, à l’invasion déclenchée par Staline. L’auteur retrace ainsi son épopée, des guerres de l’Empire russe à la révolution bolchévique, d’espion en Chine au dirigeant de la Finlande où il fut régent, maréchal, chef des armées puis président de l’État finlandais avant de se retirer, malade, en Suisse pour y finir ses jours. Il est aujourd’hui considéré par son peuple comme son plus grand homme d’État. L’auteur écrit de lui :
Le maréchal-baron Charles-Gustave Emile Mannerheim était un homme de l’ancien monde. Il l’était d’abord par ses origines aristocratiques, il l’était également par sa longévité, du règne d’Alexandre II le Libérateur à la fin de la tyrannie de Staline, il l’était par ses liens étonnamment cordiaux avec le tsar-martyr Nicolas II dont le portrait l’accompagna jusqu’à la mort, il l’était par son désintéressement et le souci émouvant du sort de chacun de ses soldats, il l’était enfin par son peu d’attirance pour le pouvoir politique ; il resta à jamais l’ancien chevalier-garde du dernier tsar et le collaborateur momentané du frère de celui-ci, le grand-duc martyr Michel, qui aurait dû lui succéder.. Dans un domaine plus intime, il était également une figure brillante du « monde d’avant » : courtois, galant, chasseur d’élite, cavalier sans pareil, maniant plusieurs langues, sportsman accompli, pour citer l’expression des années 1900.
C’est pourquoi il est vain de le comparer aux hommes forts et aux dictateurs de l’Entre-deux-guerres. Il ne ressemblait à aucun d’entre eux. S’il semble rappeler l’amiral-régent Nicolas Horthy, lui aussi très proche de son avant-dernier souverain, François-Joseph, il ne se voulut pas (ni sans doute ne put) restaurer l’apparat « noir et or » de l’époque monarchique. S’il rendit visite au Docteur Salazar et admirait le général Franco, ce n’était pas pour instaurer en Finlande un Estada Novo ni même le nationale-syndicalisme de la Phalange. Il était trop légaliste pour bouleverser les institutions ou instaurer une dictature. […]
Il existe pourtant un incontestable point commun entre le maréchal régent puis président et tous ceux déjà cité : un anti-communisme total, viscéral, qu’il professa jusqu’à ses derniers jours. En ce sens, il fut le seul « général blanc » de l’armée impériale russe à vaincre définitivement le bolchévisme et à empêcher sa résurgence stalino-soviétique pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Son culte, en Finlande, tient à cela.
Un temps de confusion et de folie
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Il est probablement vrai, comme certains l’affirment, qu’avec l’âge on acquiert une plus grande distance par rapport aux choses. C’est pourquoi, surtout ces derniers temps, je me retrouve à observer des phénomènes qui semblent annoncer dans l’air un vent de folie.
Ce n’est pas seulement dans la société, où nous voyons que « les libertés » ont en fait sapé « la liberté » à sa base, et où les diverses vérités en fait nient la possibilité d’une vision objective du monde. Nous sommes affligés par des guerres qui laissent entrevoir des résultats effrayants, auxquels on préfère ne pas trop penser. Celle qui est considérée comme « la plus grande démocratie du monde » montre de plus en plus cette violence qui semble habiter au plus profond de son âme.
Quand on dit que ce sera le monde que nous devons léguer à nos enfants, nous devrions ressentir un frisson de honte, car nous avons rendu la vie invivable et, avec le comportement de nos semblables, nous entravons de plus en plus les ailes de l’espoir.
Si, autrefois, la religion était le refuge de nombreux hommes face aux difficultés de la vie, aujourd’hui il semble qu’elle montre également une fatigue certainement très préoccupante. Jamais comme en ces temps il ne semble important d’écouter les paroles de Jésus, qui dans Matthieu 24 fait des prophéties terribles qui semblent se réaliser aujourd’hui, sous nos yeux :
« Prenez garde que personne ne vous égare; car beaucoup viendront sous mon nom, disant: Je suis le Christ, et ils en égareront beaucoup. Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres. Gardez-vous d’être troublés; car il faut que tout cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume; et il y aura des famines et des tremblements de terre en divers lieux; mais tout cela ne sera que le commencement des douleurs. Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. Alors plusieurs succomberont, et se trahiront, et se haïront les uns les autres. Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils en égareront beaucoup; et à cause du progrès de l’iniquité, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »
C’est un passage terrible qui cependant semble se dérouler sous nos yeux, non seulement à cause des guerres, mais aussi des courants schismatiques qui agitent l’Église, déjà affaiblie par une crise interne dévastatrice qui ne semble pas montrer de signes de renversement.
Cette persévérance que Jésus demande semble aujourd’hui très compliquée, dans un temps rendu encore plus fou par la possibilité donnée à tant de frustrés et d’imbéciles qui, grâce aux moyens de communication modernes, ont l’écoute non de médecins compatissants, comme cela devrait être, mais potentiellement d’un nombre énorme de personnes. Il est désormais inutile de rappeler que stultus stulta loquitur, la folie s’est emparée même de nombreuses âmes innocentes qui, orphelines de la Vérité que l’Église semble presque avoir renoncé à annoncer, se tournent vers tant de faux prophètes pour recevoir ce dont nous avons tous, au final, besoin : donner un sens à la vie dans laquelle nous avons été catapultés, geworfen dirait Martin Heidegger, un sens que le Christianisme était capable de donner tandis qu’aujourd’hui il semble qu’on préfère se perdre à la suite d’un monde qui a désormais tourné le dos à la Vérité pour poursuivre des « narratives ».
On ne peut cacher qu’un sentiment d’épuisement s’empare parfois de notre âme et rend paresseux notre élan spirituel. Pour beaucoup qui ont un regard religieux sur les choses de la vie, il semble qu’aujourd’hui il faille vivre comme des monades inquiètes cherchant ce que saint Augustin annonçait si bien : Fecisti nos ad Te, et inquietum est cor nostrum, donec requiescat in Te. Combien, aujourd’hui, dans le silence de leur douleur, se débattent entre de fausses vérités et se rallient à de faux prophètes pour chercher un sens au mal de vivre dont nous parlait le grand poète Eugenio Montale.
Il nous reste la Beauté.
Elle est toujours à notre disposition et nous apporte du réconfort dans les trop nombreux moments de découragement. Et cette Beauté, pour ceux qui croient, a son origine en Dieu, le souverain bien. Cette Beauté chantée de manière si élevée dans ses Confessions par saint Augustin, que nous avons déjà cité :
« Tard je t’ai aimée, beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t’ai aimée. Tu étais au-dedans de moi, et moi, j’étais dehors, et c’est là que je te cherchais. Déformé, je me jetais sur les belles formes de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui, si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas. Tu m’as appelé, et ton cri a brisé ma surdité. Tu as envoyé un éclair, et ta splendeur a dissipé ma cécité. Tu as répandu ton parfum; je l’ai respiré, et maintenant je soupire après toi. Je t’ai goûtée, et maintenant j’ai faim et soif de toi. Tu m’as touché, et je brûle du désir de ta paix. »
La beauté de ces paroles nous réconcilie avec notre vie souvent si compliquée. Chercher la beauté non pas pour faire les esthètes, mais pour passer de l’esthétique à l’extatique, pour accéder par la via pulchritudinis à cette Beauté qui ne connaît pas de crépuscule, pour pouvoir surpasser le bavardage d’un monde qui devient de plus en plus insupportable.
« Abominable moquerie de la Sainte Eucharistie aux Jeux olympiques d’été de Paris »
Extrait d’une homélie du cardinal Burke :
[…] Vendredi dernier, nous avons assisté à une manifestation incroyable de l’obscurité et du péché dans notre monde : l’abominable moquerie de l’institution de la Sainte Eucharistie pour l’ouverture des Jeux olympiques d’été à Paris. Il est difficile d’imaginer quelque chose de plus délabré et blasphématoire. Le fait qu’un tel acte puisse avoir lieu nous montre, de la manière la plus douloureuse, comment ce qui était autrefois une culture chrétienne est devenu le théâtre de Satan et de ceux qui coopèrent avec ses plans complètement maléfiques, les plans d’un meurtrier depuis le début » qui « n’a rien à voir avec la vérité », les plans d’un « menteur et du père des mensonges ». (Jn 8, 44)
Notre dégoût et notre colère face à ce qui s’est passé aux Jeux olympiques d’été réveillent à nouveau notre conscience de tant d’autres manifestations de la rébellion ouverte contre Dieu et de son plan pour notre salut dans le monde dans lequel nous vivons : des attaques contre la vie humaine et son berceau dans la famille créée par le mariage d’un homme et d’une femme, et des attaques contre la religion elle-même et son libre exercice.
Dans l’Église aussi, nous assistons à la propagation délibérée de la confusion et de l’erreur concernant les vérités de notre foi, la sécularisation de la liturgie sacrée et au manque de respect pour le fondement irremplaçable de la charité dans le respect de la justice et de l’État de droit.
Que devons-nous faire, pécheurs mais humbles et contrits de cœur ? Nous devons nous tourner quotidiennement vers Notre Seigneur et chercher de Lui, par sa Mère, la Mère de la Grâce Divine, le don septuple du Saint-Esprit pour la transformation de nos vies et de toute partie de Sa vigne que Notre Seigneur a confiée à nos soins, à commencer par nos maisons. Nous ne devons jamais oublier les paroles de Notre Seigneur lorsqu’il a commencé son ministère public : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est à portée de main ; repentez-vous, et croyez en l’Évangile. » (Mc 1, 15) Christ qui a promis de rester avec nous dans sa sainte Église jusqu’au Dernier Jour nous dit la vérité et nous donne la grâce de vivre la vérité. À travers la ligne ininterrompue des apôtres et de leurs successeurs, le Christ est avec nous pour nous guérir et nous fortifier pour la bataille contre les ténèbres et le péché, la bataille dans laquelle, en lui, nous sommes les vainqueurs. Il ne nous reste plus, selon les mots de saint Paul, de mener le bon combat, de garder le cap et de garder la foi. (Cf. 1 Tim 6, 11-19 ; 2 Tim 4. 1-8).
L’Arcom…missaire politique met en garde CNews
Communiqué de l’Arcom :
Le Conseil d’Etat, dans sa décision du 13 février 2024, a demandé à l’Arcom de procéder au réexamen de la saisine de l’association Reporters sans frontières (RSF) en tant qu’elle portait sur la demande de mettre en demeure l’éditeur du service CNews de se conformer à ses obligations en matière de pluralisme et d’indépendance de l’information.
S’agissant du pluralisme au cours du mois de mai 2021, au terme de son analyse, l’Arcom a considéré, qu’en dépit notamment de la variété des thématiques abordées et de la diversité des intervenants, de nombreux sujets, tels que les violences commises contre les forces de l’ordre, le fonctionnement de la justice ou les effets de l’immigration sur le fonctionnement de notre société, apparaissaient traités de manière univoque, les points de vue divergents demeurant très ponctuels.
En conséquence, l’Autorité a mis en garde l’éditeur de la chaîne CNews et lui a demandé de faire preuve de la plus grande vigilance, à l’avenir, quant au respect de l’exigence de pluralisme des courants de pensée et d’opinion, tel qu’il sera apprécié dans le cadre de la délibération du 17 juillet 2024.
Le régulateur a, par ailleurs, demandé à l’éditeur de lui indiquer, dans les meilleurs délais, les dispositions qu’il entendait prendre afin de se conformer à ses obligations législatives en matière de pluralisme des courants de pensée et d’opinion, telles que précisées dans la décision du Conseil d’Etat.
En ce qui concerne l’indépendance de l’information, l’Autorité a rejeté la demande de l’association RSF tendant à ce que le service CNews soit mis en demeure de respecter son obligation d’indépendance de l’information. Le régulateur a toutefois informé l’éditeur de la chaîne qu’il sera particulièrement attentif au respect de cette obligation.
Je frémis de colère…
Le général Henri Roure nous adresse cet article. Saint-Cyrien, breveté de l’enseignement militaire supérieur, docteur d’État en Sciences politiques, Henri Roure a fait sa carrière dans les Troupes de Marine. Il a notamment servi en Afrique et en état-major dans les Relations internationales. Il est membre du Cercle de Réflexion Interarmées, conseiller pour les questions africaines et géopolitiques et conférencier. Il est auteur d’une douzaine d’ouvrages et de nombreux articles.
J’avais décidé de prendre un peu de recul après le coup d’État collectif du dernier tour des élections législatives. Il avait associé les internationalistes woke, européistes et bobos indigents de l’esprit, tous suiveurs admiratifs des perversités étatsuniennes financières ou morales, souvent liées dans un mépris de la démocratie et de la Nation. Je désirais, en conséquence, laver mon esprit de la colère et de la nausée que je ressentais et ne plus écrire pendant le temps nécessaire à l’apaisement de mon courroux. Il s’agissait ensuite de réfléchir aux actions à conduire pour mieux combattre ces usurpateurs. La période estivale s’avérait aussi propice à une pause.
Mais il est dit que cette clique qui ne représente plus la France – si tant est qu’elle l’ait jamais représentée – et prétend encore la gouverner, allait aggraver mon mal-être et m’obliger à renoncer à mon programme. Ce collectif dictatorial amoral et inculte, ne m’a pas laissé cette plage temporelle à laquelle j’aspirais. Il a fallu que la perversion qui préside à ses moeurs atteigne les Jeux Olympiques et en ternisse l’honneur qui était fait à Paris et à notre Patrie, de les recevoir, à nouveau, après un siècle. Les responsables de cet affront fait à l’élévation artistique et à l’histoire de notre pays sont ceux qui l’ont avalisé. Un tel évènement, d’ordre universel, aurait dû être un hymne à la France. Il a été bien autre chose.
Comme tout Français véritable ou de coeur, j’ai été scandalisé par ces scènes honteuses que les organisateurs ont voulu présenter sous le signe du progrès sociétal et de l’ouverture au monde. À cet égard je cite un ami très proche, chirurgien cardio-vasculaire d’origine libanaise et très sûrement bien plus français que ceux qui exercent sur nous ce pouvoir dérobé. Sa révolte est au moins égale à la mienne. Je n’ai rien changé à son message dont je partage bien évidemment le fond:
« je me permets de t’adresser un petit texte résumant mon interprétation de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques 2024 à Paris qui, selon moi, a plutôt viré à une GayPride version JO…
Des drag-queens, des blacks… N’y a-t-il plus de gens normaux qui parlent français pour une telle cérémonie historique?!? Ils souhaitent effacer cette image de la Grande Nation: France conservatrice des valeurs, pays de la haute-couture et de l’élégance et du goût. Certes les shows des drag-queens à Pigalle et autres vont avec le french-cancan mais il y a plein d’autres facettes qui ont été jetées délibérément aux oubliettes. N’y a-t-il plus d’artistes français pour chanter à cette cérémonie (on a eu le droit à Céline Dion et Lady Gaga qui sont respectivement canadienne et américaine, puis à cette espèce de gros lard vulgaire Nakamura, plutôt africaine…). Où sont-ils les Goldman, Sardou, Pagny, Grand corps malade, Vartan, Hoshi, Zazie, Paradis et autres, qu’on aime ou pas (à chacun ses goûts musicaux) mais qui ont fasciné la scène musicale française, la vraie.
Le drapeau européen a été mis en avant tout au long de la cérémonie à la place du drapeau français… ils souhaitent réellement effacer cette identité française au nom d’une globalisation malsaine, d’une Europe esclave des États-Unis. D’ailleurs, est-ce normal de parler anglais à Paris, capitale de la littérature et de la précision linguistique??? En plus, les discours des organisateurs et du président du comité olympique étaient d’une nullité phraséologique absolue.
Puis nous avons eu droit à un concert de rock satanique faisant l’apologie du génocide vendéen, avec la tête décapitée de Marie-Antoinette exposée. Sans oublier une parodie infernale de la dernière cène du Christ avec un individu totalement dénudé. Où est le rapport de ces absurdités avec le thème des jeux olympiques?
Sur fond de musique métallique et flammes pyrotechniques, un ensemble de scènes malsaines, ils ont vanté l’idée « révolutionnaire » de l’Homme nouveau, qu’on appellera bientôt le “Trans nouveau”, un “iel” métissé. Ils ont, une fois pour toute, selon eux, enterré, l’homme hétérosexuel blanc.
Tout est dit. Tout au long de la cérémonie, les messages subliminaux, sataniques pour la plupart (l’idolâtrie du veau d’or…), et un wokisme sans fin se sont suivis. N’importe quelle personne sensée a su interpréter ces derniers en s’attristant sur le sort qu’ils ont préconisé pour la FRANCE, la grande nation de la littérature, de l’art, des sciences et techniques, des droits de l’“Homme”, le vrai.
Que le bon Dieu puisse nous pardonner toutes ces offenses. Fady. »
Mes amis africains, en nombre, m’ont fait part de sentiments identiques, avec parmi eux des musulmans. Certains m’ont demandé quand cette mascarade politique cesserait pour pouvoir renouer des relations fraternelles avec la France.
Mais ce qui, par dessus tout, m’a le plus heurté, c’est l’amalgame organisé entre le formidable héritage de nos rois, empereurs et républiques qui fait, sans contestation possible, de Paris la plus belle ville du monde, et des scènes d’insulte à l’histoire et des visions de déchéance. En s’appuyant sur notre gloire, il y avait là une tentative honteuse de justification de ces tableaux et d’affirmation d’un rejet autant que d’une prétention à la continuité historique. Cette cérémonie associant cet inestimable théâtre à quelques idées objectivement de qualité, a malheureusement mis en exergue des scènes où l’odieux concourait avec le mauvais goût.
J’ajouterai que l’Église de France est entrée dans ce système, sans véritablement broncher. Bien sûr les évêques ont réagi à ces atteintes à la dignité d’un message divin. Il ne pouvait en être autrement. Cependant leur voix n’a pas porté. L’Église de France aurait-elle renoncé à sa mission, alors que 80% de la population se dit catholique et attaché à cette religion quand bien même est-elle moins pratiquée que jadis? France, fille aînée de l’Église qu’as-tu fait de ton baptême? interrogeait saint Jean-Paul II. La question est plus que jamais d’actualité. Se glissant dans l’environnement olympique, l’Église a même imaginé une action, en soi louable, si ce n’est qu’elle trahissait notre culture, s’alignant sur la soumission linguistique du chef de l’État et des organisateurs, en la dénommant en anglo-saxon « holy games »…Je m’interroge sur la réaction du monde musulman, si un traitement similaire avait été fait à la religion de Mahomet. Nous avons en mémoire l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo, en représailles à des dessins satyriques du Prophète de l’islam.Chez eux le blasphème est sanctionné, mais chez nous, au nom de la laÏcité l’irrespect des croyances est accepté. Je rappelle avec force que la laïcité n’est pas l’athéisme, mais un partage de responsabilité entre l’État et la seule Église induisant un respect contractuel réciproque. À l’État l’organisation du pays, à l’Église l’âme des citoyens, (lois de 1907, 1908 et 1924 amendant la loi de 1905) (1). Qu’est-il advenu de la France phare des nations? « France, mère des arts, des armes et des lois… », ainsi que l’écrivait Joachim Du Bellay, il y a près de cinq siècles…Sans doute existe t-elle toujours, réfugiée dans un peuple muselé.
Heureusement, en contrepoint de cette apologie des pires désordres, j’ai trouvé le réconfort du patriotisme vivant de nos athlètes et de leurs supporteurs.
France,qu’ont-ils fait de ta gloire et de ta grandeur? Décidément ma colère ne s’apaisera pas avant un moment.
Réagis mon pays bien aimé!
1) Voir à cet égard mon ouvrage « sauvons notre laïcité! – essai sur la crise musulmane en France » éditions ED2A, avril 2016.
Reconnaissance de la souveraineté du Maroc au Sahara : vers un conflit avec Alger ?
Jeudi 25 juillet, la veille de l’ouverture des JO, le ministère algérien des Affaires étrangères a publié un communiqué exprimant sa
« profonde désapprobation de la décision française inopportune et contreproductive en faveur du soutien français au plan d’autonomie marocain sur le Sahara occidental ».
Alger affirme vouloir « en tirer toutes les conséquences » en indiquant « que la France en assumera seule la pleine et entière responsabilité ».
C’est l’occasion de dénoncer le traité de 1968 et d’expulser les immigrés algériens…
La revue Conflits analyse :
En fait, jusqu’à présent et depuis plusieurs années, Paris avait réussi à maintenir l’équilibre entre Alger et Rabat, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU, sur l’épineuse question du Sahara occidental revendiqué par le Maroc comme territoire marocain. Paris, comme l’UE, soutenait la proposition de l’ONU, ce qui était un moyen de retarder toute prise de position nationale sur ce dossier. […]
En réalité depuis plusieurs années, le rapprochement franco-algérien avait profondément irrité le Roi du Maroc au point que les relations entre Paris et Rabat étaient devenues « glaciales », le Roi refusant, dit-on, de prendre au téléphone le Chef de l’État français. Comment sortir de cette crise alors que de l’autre côté, le rapprochement avec l’Algérie n’a rigoureusement rien rapporté à Paris, si ce n’est les insultes algériennes et ingérences dans la politique intérieure française ? Pouvait-on être en froid durablement avec les deux grandes capitales du Maghreb ?
C’est dans ce contexte que Rabat, jouant finement, a fait part de sa volonté de rompre la glace avec Paris, mais à la condition que la France accepte, comme l’Espagne, de reconnaître la « marocanité » du Sahara, une fois pour toutes.
Mis devant le fait accompli, le gouvernement français a entrepris progressivement un mouvement sur ce dossier. D’abord en envoyant -fût-ce au prix du supplice de Tantale – le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, contempteur à Strasbourg du non-respect par le Maroc des droits de l’homme et thuriféraire de l’Algérie. Séjourné a dû reconnaitre publiquement le caractère « existentiel » pour le Maroc de la question saharienne ; puis en autorisant les entreprises françaises, couvertes par l’AFD, à investir au Sahara désormais « marocain » ; enfin, dit-on en écrivant au Roi à l’occasion de son vingt-cinquième anniversaire sur le trône, une lettre par laquelle Paris avancerait fortement sur ce dossier. À Paris, pour faire bonne mesure, on a poussé la gentillesse à sonder officiellement Alger sur les formules diplomatiques qui choqueraient le moins les autorités algériennes ; Toujours notre manie du « en même temps ».
Il faut donc désormais s’attendre à une nouvelle crise avec l’Algérie : report ou annulation de la visite de Tebboune à Paris, rappel de l’ambassadeur, annulation de contrats, etc.
Depuis trente ans en effet, Alger conteste l’annexion de fait de l’ancienne colonie espagnole au Sahara que Hassan II avait récupéré en 1975 en profitant de l’agonie et de la mort de Franco. Alger soutient la république sahraouie dont il abrite, dans des camps à Tindouf les réfugiés ne voulant pas rester sous occupation marocaine. Ce dossier est devenu désormais un accélérateur et un amplificateur de tous les accrochages algéro-marocains. Tout est prétexte à accroître la tension entre les deux pays.

