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Faut-il voter pour des menteurs ? [Add.]

Réponse de Sarah Knafo, n°3 sur la liste de Marion Maréchal, dans une interview accordée à Causeur :

Causeur. Toute l’histoire politique française montre que si on veut être élu, il faut savoir mentir.

Sarah Knafo : Et toute l’histoire politique montre où cela nous a conduits d’avoir voté pour des menteurs ! Je vous pose une autre question : à quoi sert de gagner les élections sans dire la vérité ? Vous pensez que la vérité n’est pas payante, que les Français préfèrent un mensonge rassurant à une vérité inquiétante. Je ne suis pas d’accord ! J’ai une haute estime du peuple français : les Français ne sont pas des aveugles, ni des défaitistes, ni des paresseux. Les politiciens misent sur leur résignation. Nous misons sur leur courage et leur clairvoyance. Reconquête prend le risque de la vérité. C’est un risque. Mais l’alternative, c’est là où nous sommes aujourd’hui.

Sauf que Marine Le Pen est arrivée au second tour. Et pour la prochaine, compte tenu de l’écart, ça n’est pas gagné…

Il reste trois ans et c’est énorme. Les vainqueurs proclamés trois ans avant n’ont jamais été élus. Chaban-Delmas, Rocard, Balladur, Jospin et Juppé. Ils étaient les candidats des médias et des sondages, ils ne sont même pas arrivés au second tour. Ils se disaient : « J’appartiens au système, mes cadres siègent au Palais Bourbon, mon équipe de gouvernement est prête. » Résultat, ils n’ont plus pris de risques, n’ont rien dit qui pouvait surprendre ou choquer. Les Français n’aiment pas ces ronronnements.

Donc, vous affirmez que Marine Le Pen ne sera jamais élue ?

Je n’ai pas de boule de cristal. Mais je connais l’histoire de la Ve République et je dis simplement que, quand on se croit déjà élu, on n’est plus dans la conquête, on ne bouge plus une oreille. Alors, on se dévitalise, et on cesse d’être un vote de contestation, notamment pour les classes populaires.

En somme, vous êtes plus populiste que Marine Le Pen ?

Nous n’appartenons pas au système. La question n’est pas qui est le plus populiste, mais qui est le plus réaliste.

Addendum :

Sur la question européenne, vous aussi avez bougé. Chez Reconquête on se sent européen ?

Le général de Gaulle disait : « Je suis français, donc européen. » Oui, nous voulons une Europe qui reste européenne, et une France qui reste française. Impossible pour moi en revanche de devenir européiste. Nous sommes plus que jamais opposés à Ursula von der Leyen.

Reste que nous avons compris que nous étions sur le même bateau que les autres peuples européens, qui courent les mêmes dangers que nous. Nous avons passé des décennies à critiquer l’Allemagne, et à raison quand elle nous empêchait de défendre le nucléaire et prenait la direction de l’Union contre nos intérêts, mais je ne veux pas vivre pour autant dans un monde où Berlin devient une ville turque, et Bruxelles, le Maghreb sans le soleil (…)

N’avez-vous pas effrayé les musulmans qui aiment l’ordre et se sentent passionnément français ? Beaucoup étaient d’accord avec Zemmour, mais ont été effrayés par son combat sur les prénoms, par exemple.

Permettez-moi de vous reprendre. Les musulmans ont voté à 69 % pour Mélenchon en 2022. 69 % pour un seul candidat, dans une élection qui en comportait 12. Pourtant, les 11 autres n’avaient pas tous « effrayé les musulmans avec les prénoms », comme vous dites. La plupart des musulmans n’ont pas voté pour l’ordre et pour l’amour de la France, ils ont voté pour celui qui a défendu leur droit à imposer leurs coutumes sans entrave. Il reste que je suis de culture judéochrétienne, alors je crois à l’émancipation individuelle.

Notre position est très simple : ce n’est plus à la France de faire des accommodements raisonnables avec l’islam, mais aux musulmans de faire des accommodements raisonnables avec la France. Beaucoup d’immigrés l’ont fait avant eux, à commencer par ma famille de juifs d’Afrique du Nord, mais aussi les Espagnols, les Polonais, les Arméniens, les Libanais.

Pourquoi les musulmans en seraient incapables ? Chez Reconquête, nous ne les prenons pas pour des victimes, mais pour des adultes. Si vous dites qu’ils se sentent « passionnément français », ils entendront notre discours (…)

On l’a vu devenir plus sensible au destin d’Israël depuis le 7 octobre.

Je vais vous répondre par les mots de Gilles Kepel : « Le 7 octobre est encore plus important que le 11-Septembre. » Beaucoup ont pris conscience de la guerre de civilisation en cours, qui se déroule non seulement en Orient, mais aussi dans nos rues. À Turin, à Londres, à Paris, à Bruxelles, des milliers de personnes ont défilé avec des drapeaux palestiniens. C’est un électrochoc pour toute l’Europe.

Les manifestations propalestiniennes en France étaient parfois inquiétantes, mais il n’y avait pas de cris antijuifs comme à Sydney ou à Londres.

En France, il y a eu un effet cathartique avec la personne de Mélenchon. Ils n’ont pas besoin de crier dans la rue. Ils ont leur représentant à la télévision.

Certains de vos sympathisants ont-ils été déçus par votre ligne pro-israélienne ?

Non. Chez nos sympathisants, il y a une clairvoyance sur cette question. Ils ont vu les masques tomber, en particulier à gauche. Ils savent combien nous avons raison de parler de choc de civilisations (…)

Il y a eu du tirage politique entre Marion Maréchal et Éric Zemmour – et peut-être vous aussi…

Je vais vous dévoiler un scoop : je suis une marioniste ! Depuis que j’ai vu Marion Maréchal entrer très jeune à l’Assemblée nationale. Elle fait partie de mes premiers souvenirs politiques. J’étais en terminale, je l’ai vue lutter avec panache contre le mariage pour tous, et je l’ai vue quitter sa tante avec courage, puis nous rejoindre. C’est un geste qu’on ne doit pas minimiser.

Certes, mais on lui prête partout l’intention de vouloir repartir au RN…

Je n’y crois pas du tout. Elle a quitté sa tante pour ses convictions. Elle n’est pas femme à trahir ses convictions.

Quelle est la différence entre Reconquête et le RN aujourd’hui ?

Vous avez d’un côté le parti de la vérité, Reconquête. Et de l’autre, le RN, le parti des sondages. Voilà qui nous laisse un espace énorme ! Ils veulent plaire aux sondeurs et aux médias. On prend le chemin, plus difficile et sans doute un peu plus courageux, de convaincre les gens.

En 2012, Marine Le Pen était pour la fin du nucléaire, parce qu’un sondage disait que les Français avaient peur du nucléaire après Fukushima. Maintenant, elle est pour, parce que les Français ont changé d’avis.

Même chose pour le port du voile islamique. En 2004, elle était contre son interdiction à l’école. Je pourrais continuer comme ça longtemps.

Je citerais Condorcet : « Les gens ne votent pas pour moi pour que je dise ce qu’ils pensent, mais pour dire ce que je pense. » Si vous voulez, il y a des gens qui sont très haut dans les sondages, d’autres qui sont très haut dans le courage. Là encore, choisissez en fonction de votre caractère !

 

Le Coran est islamophobe

Le maire PS de Bourg en Bresse est choqué par des affiches qui se contentent de citer des versets du Coran :

 

C’est ce qu’il faut dire aux musulmans : lisez le Coran, lisez-le vraiment…

Agnès Marion et Jean Messiha présents sur la liste de Marion Maréchal en positions éligibles

Agnès Marion avait quitté le RN pour rejoindre Reconquête en décembre 2021. Ancienne conseiller régional et désormais chef de cabinet de Marion Maréchal, Agnès Marion s’était illustrée durant la campagne présidentielle en apportant son expertise et en défendant courageusement Eric Zemmour à propos de la polémique sur le handicap (voir ici et ici), étant elle-même mère d’un enfant autiste et plus récemment comme porte-parole du mouvement Protégeons nos Enfants Le Progrès annonce sa candidature en 7ème position sans que cette nouvelle soit encore officialisée par Marion Maréchal :

“Européennes : la serial candidate Agnès Marion en position éligible chez Reconquête. Agnès Marion ne se lasse pas de mener campagne. Après 4 candidatures aux législatives, 2 aux européennes, 3 aux cantonales et 2 aux municipales, l’ex-frontiste repart à l’assaut du Vieux continent aux côtés de Marion Maréchal. En 7e position sur la liste Reconquête, elle peut rêver de faire son entrée au Parlement européen (…) « Je suis très honorée de la confiance qui m’a été accordée par le parti en m’offrant une place éligible », se réjouit Agnès Marion

En revanche, la candidature de Jean Messiha en 8ème position a été officialisée hier par Eric Zemmour et Marion Maréchal tandis que l’intéressé l’a également annoncé sur TPMP (en même temps qu’il a annoncé la naissance imminente d’un garçon au sein de son foyer). Il explique dans une longue interview accordée à Valeurs actuelles les raisons de son retour en politique :

Vous me direz qu’en 8ème position, à l’heure où l’on se parle, je ne suis pas en position éligible et donc il n’y pas de quoi fanfaronner. Raison de plus pour me croire quand je vous dis que mon combat est bien celui des convictions. Pour paraphraser Georges Bernanos, « l’Espérance est un risque à courir ». J’ai décidé de le courir. Passionnément et vigoureusement. Avec l’ambition de le réussir pour Reconquête et pour la reconquête. Marion Maréchal martèle que nous serons la surprise de cette élection. Je la rejoins totalement sur ce point (…)

“(…) Je vais être très transparent. La décision de l’Arcom a été un coup de tonnerre dans ma vie. Il s’agit d’une décision politique par laquelle le système antinational et son mandataire, à savoir Emmanuel Macron, entendent me punir pour la cagnotte que j’ai lancée au mois de juin de l’année dernière en faveur de la famille du policier Florian (…) C’est pour cette cagnotte et uniquement pour elle que le système antinational a décidé de me priver d’antenne (…).

Pour qui se demande si l’avenir de la France est au RN, j’ai une question à poser : qui peut aujourd’hui nous dire ce que pense véritablement le RN ? Quand j’ai rejoint le RN fin 2015, Marine le Pen était contre le mariage pour tous, et par extension, contre tout le « progressisme » sociétal comme la PMA pour toutes, la GPA… La présidente du RN d’alors était pour la sortie de l’énergie nucléaire et se disait être très inquiète du « grand remplacement ». Elle affirmait que l’islam n’était pas compatible avec la République. Elle affirmait en outre vouloir sortir de l’Union européenne et de la zone euro (Frexit), et sortir de la CEDH afin de reprendre le contrôle de notre politique migratoire.

Près de dix années après, que reste-t-il de ces môles programmatiques ambitieux ? Rien d’autre qu’une volte-face à 180 degrés. Pour complaire au système antinational, le RN a jeté par-dessus bord tous les combats qui furent les siens pendant plus d’un demi-siècle : l’islam est désormais tellement compatible avec la République que Marine le Pen prend des selfies avec des femmes voilées (tout en prétendant vouloir interdire le voile dans l’espace public) ; elle tient le « grand remplacement » pour « une théorie complotiste d’extrême droite » et ne veut plus sortir ni de l’UE, ni de l’euro – ce qui est plutôt raisonnable – pas plus que de la CEDH qui pourtant établit de nombreux obstacles pour tout changement de politique migratoire. Elle a adoubé le mariage pour tous et ne se prononce pas sur la GPA (plusieurs de ses cadres ont même hurlé avec les loups contre Marion et son désormais célèbre « où est la maman ? »). A ce rythme quel sera le prochain renoncement du RN : dire que l’immigration est une chance pour la France ?

Au fond, ce que l’on a appelé la dédiabolisation du RN ou sa normalisation n’est autre que ce grand exercice d’élagage et d’effeuillage idéologique par lequel sont passés les deux grands courants qui ont gouverné la France ces 50 dernières années. La gauche et l’extrême gauche ont jeté par-dessus bord tout l’héritage des luttes sociales pour l’amélioration des conditions de vie du travailleur français. La droite dite de gouvernement a jeté par-dessus bord tout l’héritage de la lutte pour l’indépendance et l’identité de la France. On peut dire que le RN a entamé, dix à vingt ans après ses homologues de gauche et de droite, le même exercice de renoncement à son ADN historique de lutte contre le remplacement et l’islamisation.”

Les derniers sondages montrent une bonne dynamique de la liste de Marion Maréchal. Ces deux annonces, ainsi que celle concernant Laurence Trochu en 5ème position sur la liste, permettront-ils de poursuivre cette bonne tendance? :

Laurence Trochu : “François-Xavier Bellamy sert de caution morale à un parti qui l’utilise pour tirer une liste de bric et de broc”

Laurence Trochu, ancienne porte-parole de François Fillon et actuelle présidente du Mouvement Conservateur, sera en 5ème position sur la liste Reconquête menée par Marion Maréchal. Elle explique au JDD :

[…] En soutenant Marion Maréchal et Reconquête, les Conservateurs portent le flambeau de la droite civilisationnelle que Les Républicains ont délaissée, trahie, piétinée. Depuis 2020 avec la préparation des Municipales, puis des Départementales et Régionales, il est flagrant que la stratégie d’infusion des idées au sein de LR ne peut plus fonctionner. J’étais membre des instances de ce parti et j’ai vu comment les barons locaux ont vendu à la découpe leurs territoires à Macron, avec le silence complice ou même les encouragements des cadres dirigeants.

Il y a encore chez LR des élus et des militants patriotes et conservateurs mais ils n’ont plus aucune influence sur la ligne ni sur les votes. Je sais bien que François-Xavier Bellamy se réjouit d’être fidèle à sa famille politique. En réalité, il sert de caution morale à un parti qui l’utilise pour tirer une liste de bric et de broc.

Au Parlement européen, LR siège avec le PPE d’Ursula von der Leyen. Le PPE est un groupe dont l’objectif est, selon ses statuts, de “promouvoir le processus d’unification et d’intégration fédérale en Europe en tant qu’élément constitutif de l’Union européenne”. Ils ont d’ailleurs voté 92 % des textes avec les socialistes et les macronistes ! Et le vote de François-Xavier Bellamy n’y change rien. Un excellent thé qui infuse dans une fosse septique, c’est un breuvage imbuvable !

Quant au RN, il appartient au groupe ID complètement isolé et totalement marginal. Qu’il y ait 20 ou 30 élus RN n’y changera rien. […]

Jean Messiah sera en 8e position de la liste de Marion Maréchal. Il répond à Valeurs Actuelles :

Votre décision est-elle motivée par la décision de l’Arcom, en janvier dernier, de décompter votre temps de parole ?

Je vais être très transparent. La décision de l’Arcom a été un coup de tonnerre dans ma vie. Il s’agit d’une décision politique par laquelle le système antinational et son mandataire, à savoir Emmanuel Macron, entendent me punir pour la cagnotte que j’ai lancée au mois de juin de l’année dernière en faveur de la famille du policier Florian. Cette initiative a fait rager le gouvernement et jusqu’au président de la République. Rendez-vous compte : juste après la mort de Nahel, Macron avait affirmé que le geste de policier était « inexcusable », endossant la toge magistrale et foulant aux pieds l’indépendance des pouvoirs chère à l’État de droit.

A peine trois jours plus tard, quand la cagnotte a dépassé le million d’euros, Emmanuel Macron s’est cru obligé de se précipiter dans un commissariat pour dire aux policiers qu’il les aimait… Plus généralement, cette cagnotte fut une nasse terrible pour un gouvernement aux abois. Sommés par les journalistes de la commenter, les ministres les plus importants du gouvernement jusqu’au premier étaient piégés : s’ils soutenaient la cagnotte, ils soutenaient leur ennemi juré, à savoir le camp national ; et s’ils ne la soutenaient pas, ils ne soutenaient ni les forces de l’ordre, ni les Français qui en ont fait un succès historique.

C’est pour cette cagnotte et uniquement pour elle que le système antinational a décidé de me priver d’antenne, comme en atteste de manière tout à fait claire la lettre que m’a adressée l’Arcom, où son président me reproche noir sur blanc « la cagnotte que vous avez lancée en faveur de la famille d’un policier ». Quand Éric Zemmour et Marion Maréchal m’ont proposé de les rejoindre pour cette élection capitale, je me suis dit que cela me donnait la possibilité de continuer mon combat pour la France et en adéquation avec mes idéaux.

Pourquoi restez-vous persuadé que l’avenir de la droite et de la France se trouve chez Reconquête et pas au RN ?

[…] Pour qui se demande si l’avenir de la France est au RN, j’ai une question à poser : qui peut aujourd’hui nous dire ce que pense véritablement le RN ? Quand j’ai rejoint le RN fin 2015, Marine le Pen était contre le mariage pour tous, et par extension, contre tout le « progressisme » sociétal comme la PMA pour toutes, la GPA… La présidente du RN d’alors était pour la sortie de l’énergie nucléaire et se disait être très inquiète du « grand remplacement ». Elle affirmait que l’islam n’était pas compatible avec la République. Elle affirmait en outre vouloir sortir de l’Union européenne et de la zone euro (Frexit), et sortir de la CEDH afin de reprendre le contrôle de notre politique migratoire.

Près de dix années après, que reste-t-il de ces môles programmatiques ambitieux ? Rien d’autre qu’une volte-face à 180 degrés. Pour complaire au système antinational, le RN a jeté par-dessus bord tous les combats qui furent les siens pendant plus d’un demi-siècle : l’islam est désormais tellement compatible avec la République que Marine le Pen prend des selfies avec des femmes voilées (tout en prétendant vouloir interdire le voile dans l’espace public) ; elle tient le « grand remplacement » pour « une théorie complotiste d’extrême droite » et ne veut plus sortir ni de l’UE, ni de l’euro – ce qui est plutôt raisonnable – pas plus que de la CEDH qui pourtant établit de nombreux obstacles pour tout changement de politique migratoire. Elle a adoubé le mariage pour tous et ne se prononce pas sur la GPA (plusieurs de ses cadres ont même hurlé avec les loups contre Marion et son désormais célèbre « où est la maman ? »). A ce rythme quel sera le prochain renoncement du RN : dire que l’immigration est une chance pour la France ?

Au fond, ce que l’on a appelé la dédiabolisation du RN ou sa normalisation n’est autre que ce grand exercice d’élagage et d’effeuillage idéologique par lequel sont passés les deux grands courants qui ont gouverné la France ces 50 dernières années. La gauche et l’extrême gauche ont jeté par-dessus bord tout l’héritage des luttes sociales pour l’amélioration des conditions de vie du travailleur français. La droite dite de gouvernement a jeté par-dessus bord tout l’héritage de la lutte pour l’indépendance et l’identité de la France. On peut dire que le RN a entamé, dix à vingt ans après ses homologues de gauche et de droite, le même exercice de renoncement à son ADN historique de lutte contre le remplacement et l’islamisation. […]

Guillaume Meurice suspendu par Radio France, on ne va pas se plaindre

Guillaume Meurice annonce sur son compte X  être «convoqué à un entretien préalable en vue d’une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’à la rupture anticipée» de son contrat.

Dimanche dernier, au micro de France Inter, Guillaume Meurice a réitéré ses propos polémiques tenus fin octobre sur Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien.

«Il y a des choses qu’on peut dire. Par exemple, si je dis “Netanyahou est une sorte de nazi mais sans prépuce”, c’est bon. Le procureur, il a dit “c’est bon”».

On se souvient de ses saillies christianophobes aussi. Sur l’islam, je n’ai pas trouvé son “humour”…

Libération rapporte qu’il gagnait 6000 euros par mois en 2016, à raison de 240 euros par chronique et 250 à 500 euros par cachet pour ses spectacles. Longtemps électeur d’EELV, cet habitué de la Fête de l’Humanité a voté Mélenchon en 2017.

Réaction de Charlotte d’Ornellas :

Le bon sens de retour au Royaume-Uni ?

Le National Health Service a publié une mise à jour de sa «Constitution». En particulier, il ne sera plus possible pour les hommes qui se prennent pour des femmes de demander l’accès aux espaces de repos et d’hygiène réservés aux femmes.

Dans un document publié le 30 avril sur son site internet et présentant les modifications à venir de sa «Constitution», le National Health Service (système de santé britannique) définit le sexe comme une réalité biologique déterminante dans les soins apportés aux patients. Un tournant majeur et significatif dans le positionnement du Royaume-Uni sur les questions liées au genre dans la sphère médicale.

La «Constitution» du NHS, mise à jour au moins une fois tous les dix ans, est un manifeste exposant ses principes, valeurs, droits et engagements.

«Nous définissons le sexe comme le sexe biologique».

Le NHS va même plus loin dans sa déclaration, annonçant que les patients ne pourront plus partager leurs chambres, douches et toilettes avec des patients du sexe opposé.

Victoria Atkins, secrétaire britannique aux soins sociaux et de santé, affirme, dans un entretien, qu’«il n’est pas nécessaire d’éradiquer le mot “femme” pour respecter les droits de chacun» et qu’il convient d’éviter d’employer un «langage artificiel» au nom de l’inclusivité («personnes à ovaires» plutôt que «femme», «allaitement par le torse» plutôt qu’«allaitement par la poitrine», etc.).

Champion de France de volley-ball, il annonce entrer chez les chanoines de Lagrasse

Au lendemain de la finale du championnat de France de volley-ball remportée avec son équipe de Saint-Nazaire dimanche 28 avril, Ludovic Duée, capitaine de l’équipe, a annoncé son entrée à l’abbaye des chanoines de Lagrasse.

Agé de 32 ans, issu d’une famille catholique, il a découvert les chanoines de Lagrasse pendant la période du Covid, alors qu’il était confiné non loin de l’abbaye :

« D’un père menaçant qui était là pour donner des coups, je suis passé à un Dieu aimant. J’ai découvert que Dieu m’aimait, et qu’il n’attendait qu’une chose, que je l’aime également. Ça a été la base de ce cheminement. »

« Les chanoines sont frais et dynamiques, tout sauf austères ».

Le film Promesse s’engage pour la vie

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Chers lecteurs,

Voici des nouvelles du film d’aventure Promesse, la production catholique amie du Salon Beige.

Première bonne nouvelle : grâce à la finalisation du prototype du film et à l’achèvement d’un premier scénario, nous avons atteint le niveau requis pour engager un scénariste à succès. Par succès, nous entendons un auteur de films accomplis artistiquement, moralement et plébiscité par un public mondial. La réécriture durera environ sept mois.

Grâce à la qualité et à la renommée de ce scénariste, nous pourrons attirer un acteur lui aussi de renom international. Une fois que ce scénariste et cet acteur seront impliqués, nous sommes quasiment assurés qu’un studio de production et un distributeur se joindront à nous. Ainsi, tout dépend maintenant de notre capacité à engager le scénariste.

Qu’est-ce que Promesse ? C’est un Indiana Jones Catholique.

– Max a 15 ans et vit en Louisiane. Influencé par un père obsédé de psychologie, il a perdu la foi. Autour de la mégapole de la Nouvelle Orléans, les eaux du marais montent curieusement. Les amis de Max se perdent dans leurs écrans. Au fond de la jungle, un sorcier concocte un rituel. Il lui manque un objet, la couronne la plus célèbre du Mississippi, celle de Notre Dame du Prompt Secours. Le grand-père de Max l’a caché dans les Alpes puis s’est volatilisé. Dans le sanctuaire où était la couronne, un vitrail montre une femme qui rayonne dans le ciel.-

Deuxième bonne nouvelle : Il y a trois semaines, j’ai décidé d’intégrer dans le script une demi-douzaine de scènes au thème pro-vie. Je sais que je prends des risques, mais je ne peux pas rester passif.

Très vite, j’en informe des amis pro-vie en France et en Amérique pour coopérer. Aborderai-je le sujet de front ? Non. Un film est un conte et pas un documentaire.

Un jour après l’envoi de mon e-mail, la responsable pro-vie de la paroisse St. Dominic à Lakeview répand la requête dans l’archidiocèse.

Deux jours après, une certaine Monika appelle. Elle m’a lu et s’est dit, qu’en effet, un film grand public permettrait à sa mésaventure d’avertir des milliers d’autres femmes. Le film va recevoir de nos conversations les diamants bruts que recherchent tous les scénaristes : des expressions brillantes de réalisme qui viennent de gens pris sur le vif / dans la vraie vie.

Monika, relate le manque d’éducation sur le sujet, de la part des familles, des écoles ou des paroisses (cf la formation proposée par Vita en France – https://www.alliancevita.org/ ). Elle rapporte la couardise des gens bien qui ont peur de dire la vérité. « Je n’attendais qu’une chose : qu’ils me disent pourquoi ce n’était pas bien… ». Elle parle de la soudaine solitude à 19 ans, de l’acte tragique qui suivit (« j’ai quand même liquidé une vie »). Une dépression sévère pendant 20 ans… La naissance de deux autres beaux enfants, la thérapie, les sacrements, un Bon Dieu qui comprend et pardonne, enfin la guérison. Aujourd’hui, Monika est radieuse. Elle s’occupe des adolescents délaissés.

Le soir même, j’ébauche 4 premières scènes.

5 jours après, la PDG de deux cliniques pro-vie (Woman’s New Life Clinic https://womansnewlife.com/ ) répond et m’invite avec enthousiasme à la Messe dans leur chapelle. Allison est une scientifique et mère de 4 enfants. Autour d’un café, nous enrichissons les scènes avec 2 assistantes sociales. Pendant que l’une parle, Allison me recommande par SMS à l’évêque de la capitale. Plus le film réussira, plus ses cliniques réussiront, et plus mères et enfants seront sauvés.

– Chaque matin, Max regarde Ada marcher vers l’école avec ses amis. Puis c’est avec un garçon. Puis elle marche seule. Au salon de glaces, Max entend la fin d’une discussion avec sa mère : « … ton choix, ma chérie ». Ada reste derrière, les larmes aux yeux. Le jour d’après, elle vient trouver la mère de Max. Toutes deux vont marcher. Au loin, Sophie serre Ada dans ses bras avec enthousiasme : « Je serai là pour toi quoiqu’il arrive ». –

Jour 10. Pendant ce temps, à Paris, l’héroïque Salon Beige accepte immédiatement la parution de ce billet.

30 jours après, à Los Angeles, le chapelet en ligne d’Hollywood saute aussi sur l’occasion. Il me propose de parler de nos scènes à son réseau. Ce sont une centaine d’actrices, compositeurs ou marketeurs qui prient pour la conversion d’Hollywood. Dans deux semaines, le prêtre le plus connu dans la défense des tout-petits parlera au réseau. On me donnera 5 minutes pour présenter nos scènes. Il est sûr que l’on me demandera de quels moyens financiers le film aura besoin. Pour les lecteurs du Salon Beige intéressés à y participer (en Anglais) écrivez moi à : [email protected].

Aujourd’hui. La boule de neige pro-vie continue à grossir, les scènes de même. Promesse a aussi un angle surnaturel.

– On n’entend plus parler d’Ada. Max et ses amis dans les Alpes vont affronter le sorcier. Ils réalisent que la couronne est semblable à celle des saints au ciel et peut-être la leur un jour, après la course de cette vie sur terre (Saint Paul). Dans le sanctuaire où se trouvait la couronne, la femme dans le ciel va accoucher. Un Dragon guette. Mais la femme écrase sa tête du talon. Max revient avec le trésor. Sur le frigidaire de la maison, il trouve un faire-part : ” Chère Sophie, Le bébé est né. Il s’appelle Jacob. On vous remercie de tout cœur ! – Ada ” –

Pour faire partie de la production de Promesse ou d’autres films Chrétiens :

1. Se former dans un esprit catholique à être acteur de cinéma : https://www.promessefilm.com/stage-d-acting

2. Si vous êtes une association pro-vie au contact intense avec les femmes ou hommes concernés, contactez-nous pour participer à l’écriture de nos scènes pro-vie.

3. Devenir bienfaiteur officiel de Promesse : 80 000 € sont nécessaires pour le salaire du scénariste principal et d’un deuxième écrivain sur 7 mois. https://www.helloasso.com/associations/asso-legenda

4. Soutenir le réalisateur : même 50 € feront une grande différence.
https://www.helloasso.com/associations/asso-legenda

Sincèrement,
Daniel Rabourdin

Les Jeux olympiques : la poule aux oeufs d’or des revendications salariales

Le 10 avril, la direction de la SNCF achète la « paix sociale » pour éviter une grève pendant les JO. Les syndicats sont très contents. 21 jours plus tard, les syndicats appellent de nouveau à la grève pour en obtenir plus.

Hier, les éboueurs parisiens ont déposé un préavis de grève, couvrant notamment l’intégralité de la période des Jeux olympiques et paralympiques.

La France a déjà gagné la médaille d’or des grèves. A quand l’annulation des JO ?

Jérôme Lejeune : des intuitions scientifiques confirmées par les dernières avancées de la recherche

Médecin et pionnier de la génétique moderne, le Pr. Lejeune a consacré sa vie au soin des personnes porteusesde trisomie 21, à la recherche d’un traitement contre la déficience intellectuelle et à la défense de leurs droits. Lesdernières avancées de la recherche médicale montrent la pertinence de ses intuitions scientifiques qui ont permis des avancées majeures en génétique.

Quand il accepte en 1952, un poste dans le service du Pr. Turpin qui avait mené, 25 ans plus tôt, des recherches sur l’origine du mongolisme, Jérôme Lejeune est persuadé qu’il y a “quelque chose à trouver chez ces patients et qu’il estpeut-être possible d’améliorer la vie de milliers d’êtres”.

Le jeune médecin a fait connaissance avec les personnes porteuses de trisomie 21 à une époque où rien n’était démontré des aberrations chromosomiques. Les patients étaient nombreux, de morphologie particulière, présentaient une déficience intellectuelle, et à ce titre n’étaient pas vus d’un œil clément par la société. Leur espérance de vie était très courte et la question de savoir comment les guérir n’était pas posée. C’est donc en médecin attentif et attentionné, que Jérôme Lejeune a rapidement compris que pour aider ses patients, il devrait être “Médecin par vocation, et chercheur par nécessité”.

Ébloui par la beauté de chaque vie humaine, Jérôme Lejeune consacre le reste de sa vie à ces patients blessés dans leur intelligence. Il se fie toujours en la capacité de la science à améliorer leur sort, certain que la recherche médicale parviendra un jour à corriger la déficience intellectuelle.

Toutes les hypothèses avaient été émises pour expliquer les causes de la trisomie 21 : hérédité récessive, dominante, anomalie chromosomique… Jérôme Lejeune pensait qu’il pouvait s’agir d’une anomalie, et c’est au microscope qu’il a pu attester de la présence d’un chromosome 21 surnuméraire. Cette découverte atteste de la nature pleinement humaine des personnes porteuses de trisomie 21, qui était questionnée par une partie de la communauté médicale. En effet, ces personnes possèdent les 46 chromosomes du patrimoine génétique humain, et se distinguent par la présence d’un 47e chromosome humain, le chromosome 21 surnuméraire. Cette découverte revêt une importance également considérable puisqu’elle a ouvert la voie à une science nouvelle, la cytogénétique, science qui étudie les phénomènes génétiques au niveau des chromosomes contenus dans le noyau des cellules pour identifier les anomalies du nombre ou de la structure des chromosomes.

Les découvertes de Jérôme Lejeune en cytogénétique s’enchaînèrent rapidement : la description de la maladie du Cri-du-Chat, due à une délétion du bras court du chromosome 5 ; de nombreuses aneusomies partielles (anomalies liées à des fragments supplémentaires de chromosomes).

L’observation de ces patients a été une véritable source d’inspiration. Vers 1972, Jérôme Lejeune remarque que lespatients homocystinuriques (HCU) sont grands, minces, avec de nombreux plis dans les mains. Cette description des signes morphologiques est à l’opposé de celle des patients porteurs d’une trisomie 21 qui sont typiquement plus petits,ronds et avec des paumes lisses. Il imagine que ce qui éloigne ces patients des valeurs moyennes (plus grand, plus petit) peut être un même gène touché différemment, de façon opposée dans les deux cas. Il est si frappé de cette opposition qu’il parle alors de type et contretype. En revanche, ces patients ont en commun une déficience intellectuelle.

Il note alors que chez ces patients HCU, le gène de la cystathionine bêta synthase (CBS) ne fonctionne pas normalement. Cela suppose-t-il que les patients porteurs d’une trisomie 21 ont un gène CBS qui fonctionne trop fort ?C’est en 1975 qu’il pose cette question et émet l’hypothèse que le gène CBS est situé sur le chromosome 21. Le développement des techniques de biologie moléculaire permettra d’en faire la démonstration 9 ans plus tard.

Dans le cas de personnes avec trisomie 21, l’enzyme CBS est donc produite à partir, non pas de deux, mais de trois chromosomes 21. Elle est par conséquent produite en quantité excessive et le Pr. Lejeune imagine déjà que limiter son activité, par un médicament, pourrait apporter un bénéfice. En 2003, le Pr. Pierre Kamoun (Hôpital Necker-Enfants malades, ancien président du Conseil scientifique de la Fondation Jérôme Lejeune), émet l’hypothèse que le retardmental pourrait être lié à une lente intoxication des cellules par le gaz H2S fabriqué par la CBS en excès.

Ce sera confirmé en laboratoire par le Pr. Csaba Szabo, qui a démontré au niveau cellulaire le rôle du gène CBS dans la production du gaz H2S, et que la toxicité du gaz était réversible, validant l’idée originale du Pr. Lejeune du bénéfice potentiel pour les personnes avec une trisomie de réduire l’activité de CBS.

Aujourd’hui, la Fondation est engagée pour accompagner le développement d’un inhibiteur de CBS. Les recherches progressent, car de nombreuses molécules ont été criblées en laboratoire, et la sélection se poursuit pour caractériser la molécule qui sera la plus pertinente. La prochaine étape consiste à tester une molécule inhibitrice d’abord chez l’animal, avec la perspective d’entrer en phase clinique pour tester la sécurité puis l’efficacité chez l’homme, en vue deproposer un traitement de la déficience intellectuelle liée à la trisomie 21.

D’autres projets de recherche sur d’autres gènes localisés sur le chromosome 21 ont bien avancé, comme celui sur legène DYRK1A. En effet, après plus de 10 ans de recherche portée par le Dr Laurent Meijer, une molécule a été optimisée pour inhiber cette protéine DYRK1A trop exprimée chez les personnes avec une trisomie 21. La phase d’essai clinique chez l’homme a commencé en janvier 2024 pour étudier la sécurité du médicament, avec l’espoir, in fine, d’améliorer leur autonomie en réduisant les troubles de mémoire observés chez ces personnes.

Visionnaire et précurseur, le Pr. Lejeune voulait guérir les personnes porteuses de trisomie 21. Trente ans après sa mort, l’évolution de la recherche médicale tend à valider son intuition majeure : des avancées considérables laissent espérer à terme un traitement possible de la déficience intellectuelle dans la trisomie 21. A la suite du Pr. Lejeune, la Fondation Jérôme Lejeune vise l’amélioration des capacités cognitives et l’accès à une réelle autonomie des personnes porteuses de trisomie 21.

Guillaume de Thieulloy (propos recueillis auprès de la Fondation Jérôme Lejeune)

I-Média – Matisse : ces médias qui crachent sur nos tombes !

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le meurtre du jeune Matisse à Châteauroux par un Afghan.

Le dossier du jour est consacré au traitement médiatique de cette affaire, avec la tentative d’étouffement de ce nouveau francocide.

Les pastilles de l’info abordent :

  1. Décryptage : Les manifestations pro-Palestine à Science Po
  2. Carton rouge : Les journalistes très agressifs à l’égard de Sarah Knafo et Marion Maréchal
  3. L’idiot du village global : Mathieu Slama affirme que l’Europe n’a pas d’identité
  4. Le Coup de chapô : Transmania, l’omerta médiatique sur un succès littéraire

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Laurent Joffrin, un journaliste dinosaure compatible avec tous les pouvoirs !

Malgré la loi, l’Ordre national des pharmaciens polonais rechigne à délivrer la pilule abortive

Depuis le 1er mai, la pilule du lendemain peut être délivrée par les pharmacies polonaises sans ordonnance du médecin, à partir de 15 ans. La mesure avait été votée au mois de février. Pour se la voir délivrer, il suffit de répondre à un « questionnaire pédagogique ». Il reviendra à l’officine de rédiger l’ordonnance.

Cette mesure interroge toutefois les praticiens. Quelles questions poser ? « Honnêtement, je ne sais pas ce que je vais faire, témoigne un pharmacien. Je ne me considère pas médecin et donc je ne suis pas prête à prescrire un tel médicament. »

Certaines officines attendent encore le feu vert de l’Ordre national des pharmaciens. « Même si le Parlement décide quelque chose, il faut que ce que l’on fait soit validé par les avocats. Parce que si un pharmacien dit oui pour délivrer une pilule et que l’Ordre national des pharmaciens dit finalement non, vous risquez d’être viré », explique une autre praticienne.

Or l’Ordre semble « assez fermé » sur la question. L’instance a déjà indiqué s’opposer à la délivrance de la pilule du lendemain aux mineures non accompagnées par un représentant légal.

Source : Gènéthique

Extermination de près de 100% des bébés porteurs de la trisomie 21

En Islande :

En Islande, plus de 85% des femmes enceintes subissent un test prénatal et elles avortent dans près de 100% des cas après un diagnostic de trisomie 21. Selon les chiffres du Gouvernement islandais, seulement deux ou trois enfants trisomiques naissent chaque année.

En Australie et au Royaume-Uni, le taux d’avortement des enfants trisomiques est estimé à environ 90% et, aux Etats-Unis, il se situe entre 67 et 85%. Quant au Danemark, le taux se rapproche de celui de l’Islande avec 98% des grossesses interrompues.

En Islande l’avortement a été légalisé en 1935 et, dès 2003, le dépistage combiné au premier trimestre, permettant de détecter la trisomie 21 et d’autres affections génétiques, a commencé à être proposé à toutes les femmes enceintes.

Un manque d’information significatif

Le taux d’avortements islandais après un diagnostic de trisomie 21 inquiète les experts. « Ces choix sont certainement influencés de manière négative par des préjugés ou des craintes quant à la capacité d’une société ou d’une famille à accéder aux soins dont elle aurait besoin » note Dominic Wilkinson, consultant en soins intensifs pour nouveau-nés et professeur d’éthique médicale à l’université d’Oxford.

De son côté, le professeur Stefánsdóttir, médecin et professeur d’éthique appliquée à l’université d’Islande, estime que l’Islande pourrait faire davantage pour informer le public sur ce à quoi peut ressembler la vie avec un enfant porteur de trisomie 21. « Personnellement, je pense que la meilleure chose à faire est de rendre les personnes atteintes de déficience intellectuelle et du syndrome de Down visibles » explique-t-elle en soulignant que « le simple fait que ces tests existent dévalorise leur vie ». […]

Plainte contre Nassira el Moaddem, journaliste sur France Inter qui a déclaré que « La France est un pays de racistes dégénérés »

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

La journaliste de « Arrêts sur images » Nassira el Moaddem a publié ce propos sur X (ex Twitter) évidemment raciste injuriant les Français de toutes origines.

Devant la polémique légitimement suscitée elle vient dans une langue boiteuse de le réitérer et de l’assumer, déclarant : « Je maintiens 100 % ces termes ».

L’AGRIF a chargé son avocat coordinateur, maître Jérôme Triomphe, de déposer la plainte qui s’impose pour racisme antifrançais.

Médine perd son procès contre Nicolas Bay

Il y a 3 ans, dans un document de campagne à l’occasion des élections régionales, Nicolas Bay dénonçait une subvention accordée au rappeur Médine. Il l’accusait d’être un « rappeur proche des islamistes des Frères Musulmans ». Ce dernier a alors attaqué le député pour diffamation avec constitution de partie civile.

Médine est donc débouté et Nicolas Bay relaxé.

Une élue en danger de mort dans l’indifférence des politiques

Isabelle Surply, conseillère régionale de la Loire, conseillère municipale de Saint-Chamond, était l’invitée de Radio courtoisie afin d’évoquer les menaces de mort qu’elle subit de la part des Jeunes Turcs :

Jérôme Lejeune : prophète des dérives sociétales et bioéthiques

De Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune:

Beaucoup ont apprécié sincèrement ce que le Pr Lejeune a apporté à la science, avec sa découverte du 47ème chromosome de la trisomie 21, et à la médecine, avec sa longue pratique clinique à l’hôpital Necker-Enfants-Malades où il accueillait non seulement des enfants, mais aussi des adultes porteurs de handicaps mentaux. En effet, Jérôme Lejeune savait que pour les adultes il n’y avait plus de consultation spécialisée. Il avait compris qu’il n’y en aurait plus car l’avortement devait diminuer drastiquement les naissances. Pourcette raison, il avait prévu l’évolution de la société et l’avait anticipée pour rassurer les familles qui en ont abondamment témoigné après sa mort le 3 avril 1994.

En revanche, peu d’observateurs ont compris ou voulu admettre à quel point cette capacité d’anticipation s’inscrivait dans une vision générale et particulièrement aiguisée de ce qu’allait devenir la médecine et la société à la fin du 20ème et au début du 21ème siècle avec le développement de certaines sciences et techniques nouvelles, mais surtout à cause d’un relativisme moral devenu envahissant. Tant que la morale tenait son rang par rapport à ce qui était qualifié de « progrès », il n’y avait rien à redouter. À partir dumoment où la morale avait cédé le pas à un positivisme juridique permettant, au nom de l’égalité d’accès, d’autoriser légalement des « progrès » qui n’en étaient pas, la cause était perdue. La courbe descendante de la morale et celle ascendante du progrès se sont croisées dans les années 70. L’effet ciseaux a été la légalisation de l’avortement. Le seul professeur de médecine à avoir dénoncé cette capitulation de la morale publiquement et vigoureusement bien avant le vote de la loi a été Lejeune. Il en avait perçu les signes avant-coureurs depuis des années et savait que ce serait le massacre des innocents pour ses patients. Le Pr Paul Milliez, qui avait stigmatisé Lejeune « et ses enfants monstrueux »à la télévision, voyait les choses autrement : « Je ne vois pas pourquoi nous, catholiques, imposerions notre morale à l’ensemble des Français ». Outre le fait que l’interdit de tuer n’est pas réservé aux catholiques, le cri d’alerte du Pr Lejeune n’a pas été entendu et, depuis cette époque, l’eugénisme des plus faibles est solidement implanté dans nos mœurs.

Mais il avait aussi bien vu, au moment de la légalisation de l’avortement, que la médecine allait adopter des pratiques jusqu’ici interdites. Si l’on se rendait maître des sources de la vie, on allait jouer aux apprentis sorciers. Toutes ces évolutions – entre autres la procréation médicalement assistée, inévitablement flanquée du diagnostic préimplantatoire qui permet de trier les meilleurs embryons à implanter, suivie de la recherche détruisant des embryons humains « surnuméraires dépourvus de projet parental » – il savait qu’elles allaient venir en France et qu’on ne pourrait pas les empêcher. Il voyait arriver aussi les mères porteuses (qu’il appelait les « mères vendeuses » et qu’on appelle aujourd’hui pudiquement la gestation pour autrui ou GPA), l’« ectogenèse », à savoir la fabrication de l’enfant dans un utérus artificiel, etc. Tout cela passait àl’époque pour de la science-fiction. Mais le désir d’enfant est tellement fort, en dépit même de la destruction de la famille, qu’il reste un idéal à atteindre par tous les moyens, y compris les pires, puisqu’il n’y a plus de critère du bien et du mal.

Dès lors, son message était simple : comment rester humain dans un monde qui ne l’est plus ? Il savait que l’on ne règle pas un problème avec le système de pensée qui l’a engendré. On le voit bien aujourd’hui, où certains, chrétiens compris, acceptent la PMA dans certaines conditions. On entend ainsi de curieux raisonnements : la PMA d’accord, mais pour les couples hétérosexuels, pas pour les homosexuels. Et pourquoi donc ? La PMA reste la PMA ! Une pratique illégitime en soi car elle détruit les embryons indésirables pour ne garder que les embryons désirés. De même, se poser la question de savoir si l’on peut accorder la PMA à une femme seule n’a pas de sens sauf à réinventer d’autres modèles de familles dont on voit malheureusement trop les faillites.

Ces raisonnements étranges, que Lejeune aurait dénoncés, sont tenus de la même façon au sujet de l’avortement. Certains affirment vouloir revenir à la loi Veil, comme à une source pure, comme si cette loi était l’étalon-or de l’avortement. Mais à partir du moment où cet acte est permis par la loi, tout est en place pour que cette loi se développe et s’épanouisse pleinement. Si l’on passe de 10 à 12 semaines, puis à 14semaines, il n’y a rien là que de très logique ! La malice ne se mesure pas à l’excès mais au caractèreintrinsèquement pervers de certains actes. Il avait aussi bataillé en compagnie de son ami le Pr Lucien Israël contre l’euthanasie. C’était prémonitoire il y a trente-cinq ans… Bref Lejeune disait la vérité de ce qui allait survenir si l’on abandonnait le principe inconditionnel du respect de la vie.

Sa posture était bien sûr scientifique et médicale mais elle était aussi politique au bon sens du terme qui a été un peu perdu. « L’objet principal de la politique est de créer l’amitié entre les membres de la Cité », disaitAristote. Tuer les patients qu’on ne peut pas ou qu’on ne veut pas soigner n’est ni un soin, ni une percéeconceptuelle et encore moins le geste d’amitié qui devrait être l’autre nom, plus poétique, du lien social.

 

A chaque fois qu’un Français se fait tuer par un immigré, Darmanin a la même réaction…

Le ministère de l’Intérieur a engagé une procédure de dissolution des Remparts, groupuscule lyonnais d’ultradroite. Le maire de Lyon en avait notamment fait la demande en février dernier.

Un missionnaire assassiné en Afrique du Sud

Le père Paul Tatu, 45 ans, originaire du Lesotho, a été abattu samedi 27 avril, après avoir été forcé à monter dans une voiture. Cet assassinat est «un exemple affligeant de la détérioration de la sécurité et de la moralité dans le pays», a regretté Mgr Sithembele Sipuka, évêque d’Umtata et président de la Conférence épiscopale des évêques d’Afrique Australe.

Le père Gianni Piccolboni, supérieur provincial, a fait savoir que «la dynamique des faits n’est pas encore bien connue» et que «le père Paul s’est trouvé accidentellement témoin d’un féminicide». Le religieux a expliqué que le meurtrier aurait forcé le frère «à monter dans une voiture, où il a été abattu d’une balle dans la nuque pour éliminer son témoignage».

La Révolution mange ses enfants

Les gauchistes expulsés par les bolchéviques ou les islamistes, hier lors des manifestations du 1er mai :

 

Quant à Jean-Michel Aphatie, il a été traité de raciste par Rima Hassan (candidate LFI) :

Député LR “islamo-droitiste”

Anne Sander, député LR au Parlement européen, est en 10e position sur la liste de François-Xavier Bellamy. La 11e position est dévolue au gauchiste Geoffroy Didier…

Selon Damien Rieu, elle a soutenu les islamistes du FEMYSO, proche des Frères musulmans :

Européennes 2024 : le CNIP prend position (ou pas)

Voici le communiqué du CNIP (Centre National des Indépendants et Paysans) pour les élections européennes :

Depuis sa fondation, le Centre Nationaldes Indépendants et Paysans (CNIP), maison commune de la droite, a toujours prôné et favorisé l’union des partis politiques de la droite française ou qui s’en réclament, pour faire barrage à la gauche sous toutes ses formes.

Européen dans ses choix, le CNIP milite pour une France forte dans une Europe indépendante respectueuse des peuples qui la composent et de leurs traditions. Ils sont à la base de la civilisation européenne.

Lors d’une consultation interne à bulletin secret des 80 membres de son Comité Directeur, à la question posée : « De quelle tête de liste vous sentez vous le plus proche idéologiquement ? », il a été répondu à plus de 80% des exprimés : « Marion Maréchal ».

Bruno North, président du CNIP, s’est vu proposer la 16ème place de la liste Reconquête, place qu’il a refusée, car ne respectant pas l’accord de partenariat signé il y a deux ans avec le parti Reconquête. Très attaché à la parole donnée, Bruno North regrette cette situation mais en prend acte.

Dans ces conditions, le Comité Directeur du CNIP réuni ce samedi 27 avril 2024, a donc choisi délibérément de faire « l’Union des Droites » en apportant son soutien aux listes qui se proclament clairement à droite pour les prochaines élections européennes du 9 juin.

Par cette volonté inédite, nous voulons que ces partis se positionnement clairement dans la constitution d’une nouvelle majorité européenne qui privilégie le respect de la volonté des peuples, l’application stricte de la littéralité des traités, ni plus ni moins, afin que le principe de subsidiarité tel qu’il fut élaboré à l’origine de ceux-ci redevienne la règle.

Le CNIP appelle donc ses adhérents et sympathisants à voter le 9 juin en conscience et en toute indépendance.

Mobilisation pour la journée nationale pour la vie le 26 mai

En 1995, saint Jean-Paul II a proposé que soit célébrée chaque année une Journée Nationale pour la Vie dont le but est de susciter dans l’Eglise mais aussi dans les familles, dans les consciences et dans la société civile, la reconnaissance du sens de la valeur de la vie humaine à toutes ses étapes et dans toutes ses conditions, attirant spécialement l’attention sur la gravité de l’avortement et de l’euthanasie.

Cette journée a été fixée, chaque année, le jour de la fête des mères : “Fêter les mères c’est accueillir la vie !

Depuis 2000, l’association Choisir la Vie, la CNAFC, l’Evangile de la Vie et les Veillées pour la Vie s’attachent à ce que cette journée soit l’occasion de témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de la vie humaine dès sa conception.

C’est pourquoi, cette année, encore, le 26 mai 2024, une action de sensibilisation est organisée à travers une vaste campagne d’affichage et de tractage dans les diocèses, paroisses mais aussi dans les lieux publics.

Chacun est également invité à être créatif et à se mobiliser localement afin d’organiser des actions de sensibilisation et d’information sur le thème de la maternité, du respect de la Vie, de la bioéthique, de la naprotechnologie, de l’écoute aux femmes enceintes en difficulté…

Ces actions peuvent prendre des formes très variées : expositions, conférences, veillées de prière, lâchers de ballons, quête au profit d’associations d’aide aux femmes enceintes en difficultés ou de maisons d’accueil ou antennes d’écoute, tractage.

Choisir la Vie propose d’envoyer tracts et affiches à ceux qui le désirent, et d’aider à mettre sur pied des actions.

Un site est également mis en ligne pour cette journée : www.journeepourlavie.fr

Soyons créatifs pour témoigner de la valeur de la Vie humaine et encourager son respect !

Du divorce au partage d’embryon congelé : la logique de la culture de mort

Aux Etats-Unis, un juge va décider si les embryons d’un couple congelés depuis presque 10 ans constituent «un bien» au même titre qu’une voiture que l’on peut se répartir en cas de divorce

En 2018, Honeyhline et Jason Heidemann divorcent. Au moment de partager de leurs possessions, le couple s’avère incapable de se mettre d’accord sur leurs embryons congelés. Six ans plus tard au terme d’un procès, c’est un juge qui va décider de leur sort.

Suite à une fécondation in vitro, les Heidemann ont eu une petite fille âgée aujourd’hui de 7 ans. De leur FIV, il leur reste deux embryons congelés. En 2015, lorsqu’ils ont rempli le formulaire de contrat de la clinique de fertilité, ils ont choisi, s’ils ne les utilisaient pas, de les donner ou de les détruire. Faute de s’entendre lors du divorce, ils ont signé un accord disant qu’ils ne devraient pas être décongelés sans le consentement des deux parties ou une décision de justice.

En 2019, Honeyhline demande à son ancien époux l’autorisation de les utiliser pour tenter une nouvelle grossesse. Son ex-mari refuse, estimant que cela le forcerait « à procréer contre ses vœux». Il demande qu’ils restent congelés tant que le couple n’a pas trouvé une solution.

Honeyhline Heidemann et ses avocats estiment que les embryons devraient être traités comme un «bien». Les avocats de Jason soutiennent que chaque embryon est unique et de ce fait ne peut être évalué, partagé ou vendu. Mais un juge leur donne tort l’an dernier. Il s’appuie sur une vieille loi du XIXe siècle sur le traitement des esclaves qui les assimile à «des marchandises»…

Ce procès arrive au moment où la question de l’embryon conçu par FIV suscite une grosse bataille. Les conservateurs militent pour qu’on lui octroie le statut de «personne». En février, la Cour suprême de l’Alabama a déclaré qu’il devait être considéré comme un enfant. Cette décision a déclenché de multiples questions : est-il légal dans ce cas de les congeler? Que faire de ceux non utilisés? Peut-on les détruire ce que beaucoup de couples font, une fois qu’ils ont eu des enfants? Les cliniques spécialisées ont arrêté aussitôt les traitements par peur d’être traînées en justice pour meurtre, en cas de destruction accidentelle d’un embryon.

Plus d’un million d’embryons sont congelés aux Etats Unis. La loi varie selon les Etats.

Non seulement l’Eglise condamne la fécondation in vitro, mais aussi la congélation des embryons :

La congélation des embryons, même si elle est réalisée pour garantir une conservation de l’embryon en vie (« cryoconservation »), constitue une offense au respect dû aux êtres humains, car elle les expose à de graves risques de mort ou d’atteinte à leur intégrité physique; elle les prive au moins temporairement de l’accueil et de la gestation maternelle, et les place dans une situation susceptible d’offenses et de manipulations ultérieures.

En 2010,

Mgr Suaudeau, alors directeur scientifique de l’Académie pontificale pour la vie, estimait que la pratique de la congélation des embryons in vitro soulève quatre graves problèmes éthiques :

1/ Une offense à la dignité humaine
[…] Le maintien des embryons par cryoconservation dans un état « d’animation suspendue » est une offense à la dignité de ces embryons, dignité qui est implicitement reconnue par le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, puisque ces embryons sont membres de la famille humaine. […] En second lieu, ces techniques de congélation-décongélation comportent un risque important pour l’intégrité et la survie de ces embryons. Entre 20 et 30% d’entre eux sont détruits lors de la procédure, surtout d’ailleurs au moment de la décongélation […]

2/ La porte ouverte aux fantaisies du désir
Le second problème éthique lié à la pratique de congeler les embryons en surnombre vient du décalage chronologique qui peut prendre place entre le moment de la fécondation des ovocytes, tel que l’a demandé le couple infécond, et le moment où les embryons résultant de cette fécondation, qui n’avaient pas fait l’objet d’un transfert et avaient été cryoconservés, deviennent sur le tard l’objet d’un nouveau projet procréatif, alors que les conditions dans lesquelles avait été donné l’accord originel pour la pratique d’une fécondation artificielle ont considérablement changé. […] Ce décalage chronologique peut du reste créer des situations paradoxales dans la famille, si les parents qui ont eu recours à une FIV et ont donné leur accord à la cryoconservation des embryons surnuméraires produits à cette occasion, et qui ont eu par la suite des enfants par procréation naturelle, décident, à un âge déjà avancé, d’utiliser les embryons cryoconservés pour une ultime grossesse.

3/ L’abandon des embryons cryoconservés
[…] Le nombre de ces embryons ne fait que croître dans le monde. Selon les chiffres fournis par l’Agence de la Biomédecine (troisième rapport annuel), on comptait en France, au 31 décembre 2006, près de 177.000 embryons humains conservés par congélation, soit un chiffre en augmentation de 25% par rapport à 2005. […] Il est clair que ces embryons seront détruits une fois que sera atteinte la limite en temps de leur cryoconservation […]

4/ Le mépris de la nature et de la vie
[…] Un embryon humain est un chef d’œuvre de la nature. Il est étonnant à ce point de vue de voir combien l’homme moderne, à commencer malheureusement par les savants eux-mêmes, a perdu cette capacité de s’étonner, d’admirer, qui est pourtant à la base de la démarche philosophique et scientifique. […] Pourtant, notre époque a redécouvert la nécessité de respecter et protéger la nature, au moins dans l’environnement. Mais cette redécouverte n’est que partielle, et volontiers sectorielle. En particulier, elle ne concerne pas l’homme en tant que tel, dans sa propre écologie. Ce qui fait que l’on en arrive à ce paradoxe navrant de voir des personnes, par ailleurs fort intelligentes et sensibles, consacrer temps, argent et intérêt à la sauvegarde d’une espèce de papillon menacée d’extinction, alors qu’elles acceptent sans aucun état d’âme de conduire à leur perte des milliers d’embryons humains. Il serait temps de plaindre un peu moins les ours blancs sur leur banquise fondante, et un peu plus les petits d’homme, traités comme du matériel cellulaire au rebut.”

La pression des catholiques militants devrait viser au moins autant que les détenteurs du pouvoir politique, les pasteurs de l’Église

Faisant suite au débat lancé par L’Homme nouveau, à propos de l’utilité des manifestations, pro-vie comme pro-famille, l’abbé Barthe en appelle aux évêques :

[…] d’une manière générale, la pression des catholiques militants devrait viser au moins autant que les détenteurs du pouvoir politique et auteurs des lois oppressives ou criminelles, les pasteurs de l’Église, bien trop dociles vis-à-vis de ces gouvernants. Comme les Vendéens exigeant de leurs seigneurs qu’ils prennent leur tête, les militants catholiques de la royauté du Christ devraient avoir pour objectif premier de faire que leurs pasteurs prennent la tête de leurs revendications contre une société laïque, au nom de la liberté de l’Église. D’autant que la pression de ces catholiques contre le meurtre des innocents n’est pas prête d’atteindre le niveau de pression des Cristeros mexicains contre les lois de persécution religieuse…

Il est d’ailleurs évident que la passivité de ces évêques ou, sauf notables exceptions, la faiblesse de leurs interventions, est une des causes, et non la moindre, de l’impuissance catholique. Car les pasteurs de l’Église ont généralement abandonné toute visée de reconstitution d’une société institutionnellement chrétienne. Quoi qu’il en soit de l’interprétation que l’on peut donner au texte de Vatican II sur la liberté religieuse, le fait est là, massif : la doctrine du Christ-Roi est purement et simplement remisée par les responsables ecclésiastiques.

Appeler les évêques à redevenir défenseurs de la Cité

Or justement, on évoque souvent le rôle de « défenseurs de la Cité » qu’ont pu avoir des évêques lorsque l’empire romain s’effondrait sous les coups des invasions barbares. Les pasteurs de l’Église ont en effet vocation à assumer un rôle de soutien à ce qui peut être relevé de la Cité en un moment où ses cadres naturels s’évanouissent. Un fait est certain : l’Église et l’Église seule est aujourd’hui en mesure de faire briller la vérité, aux yeux des hommes de bonne volonté « comme une lampe dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour commence à poindre » (2 P 1, 19).

Et en toute hypothèse, les évêques sont les prédicateurs-nés de la morale. Or, la prédication morale est de soi politique puisqu’elle vise à l’amendement de l’homme, être par nature social. En outre, la prédication morale est aujourd’hui devenue par la force des choses une prédication politique antimoderne.

Il faut ajouter qu’on a trop facilement tendance à réduire la loi naturelle à sa régence de la morale familiale, notamment pour dire que, somme toute, c’est sur la morale naturelle ainsi entendue que peuvent se retrouver tous les hommes de bonne volonté et c’est cette morale naturelle que devrait respecter la démocratie.

C’était le fil directeur de la Note doctrinale sur certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 24 novembre 2002 qui, d’une part, présentait la laïcité et la non-confessionnalité de l’État comme des évidences : « La promotion en conscience du bien commun de la société politique n’a rien à voir avec le « confessionnalisme » ou l’intolérance religieuse » (n. 6), mais qui, d’autre part, affirmait que l’État laïque est « autonome par rapport à la sphère religieuse et ecclésiastique – mais pas par rapport à la sphère morale. »

Sur quoi la Note évoquait les « principes non négociables » que doivent défendre les chrétiens engagés en politique (défense de la famille fondée sur le mariage homme-femme ; liberté d’éducation ; protection des mineurs ; libération des formes modernes d’esclavage ; droit à la liberté religieuse ; économie au service de la personne et du bien commun ; la paix).

Mais ce discours présentait deux faiblesses :

  • Il postulait que la démocratie moderne doit se soumettre à la loi naturelle, ce qui est hors de propos pour elle, car elle est fondée sur le principe de la transcendance de la volonté générale. Si elle s’y soumet, ce n’est qu’accidentellement, en fonction de l’état de l’opinion à un moment donné.
  • Et il passait sous silence que l’obligation pour la société des hommes de rendre un culte à Dieu fait partie de cette loi naturelle. Ainsi, Léon XIII, dans Immortale Dei (1er novembre 1885) :

« Quelle que soit la forme de gouvernement, tous les chefs d’État doivent absolument avoir le regard fixé sur Dieu, souverain Modérateur du monde, et, dans l’accomplissement de leur mandat, le prendre pour modèle et règle. […] La société politique étant fondée sur ces principes, il est évident qu’elle doit sans faillir accomplir par un culte public les nombreux et importants devoirs qui l’unissent à Dieu. Si la nature et la raison imposent à chacun l’obligation d’honorer Dieu d’un culte saint et sacré, parce que nous dépendons de sa puissance et que, issus de lui, nous devons retourner à lui, elles astreignent à la même loi la société civile. […] Comme donc la société civile a été établie pour l’utilité de tous, elle doit, en favorisant la prospérité publique, pourvoir au bien des citoyens de façon non seulement à ne mettre aucun obstacle, mais à assurer toutes les facilités possibles à la poursuite et à l’acquisition de ce bien suprême et immuable auquel ils aspirent eux-mêmes. [… Et cela dans] la seule vraie religion [qui] est celle que Jésus-Christ a instituée lui-même et qu’il a donné mission à son Église de garder et de propager ».

Et Pie XI dans Quas primas (11 décembre 1925) :

« Les gouvernants et les magistrats ont l’obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d’obéir à ses lois. »

***

Aussi utopique que puisse apparaître aujourd’hui une telle revendication, elle n’en est pas moins une sorte de colonne vertébrale de toutes revendications en faveur de l’application de la morale naturelle (respect de la vie innocente, indissolubilité du mariage, etc.) dans la loi des hommes. En fait, si on veut parler de « principes non négociables », LE « principe non négociable » par excellence, qui doit commander, habiter, spécifier, toute action des catholiques dans la Cité, même si sa réalisation concrète ne sera sans doute que lointaine est celui-ci : la Cité des hommes doit être soumise à Dieu et l’honorer publiquement, et lorsque que cette Cité a connu le « baptême » chrétien elle a vocation de le faire chrétiennement.

Jérôme Lejeune, modèle d’engagement chrétien

Article de Véronique Bourgninaud (auteur de Contre la détestation de l’homme par l’homme, paru chez Artège) paru dans France catholique:

« Un grand chrétien du XXe siècle, un homme pour qui la défense de la vie est devenue un apostolat » : voilà lesmots par lesquels le pape Jean-Paul II qualifia le professeur Jérôme Lejeune au lendemain de sa mort, le 3 avril1994. 30 ans plus tard, il est bon de contempler à nouveau le destin hors-norme de ce savant et médecin quideviendra une figure exemplaire de l’engagement chrétien et d’une nouvelle forme de martyr contemporain :le martyr professionnel au nom de la défense de la Vie.

Quand Jérôme Lejeune prononce le discours de San Francisco en 1969 pour dénoncer publiquement les nouvellespratiques eugéniques de la médecine, il est un scientifique de renommée internationale, reconnu comme le généticienle plus prometteur de sa génération, couvert de reconnaissances. Il siège dans les plus grandes instances scientifiques internationales. Les patients viennent du monde entier dans sa consultation de l’hôpital Necker. Il faut donc mesurerl’ampleur de l’héroïcité de cette prise de parole publique. Jérôme Lejeune est au faîte de sa carrière. Il a tout à perdre enprononçant son fameux

« tuer ou ne pas tuer, telle est la question » au Sheraton Palace, devant une salle archicomble, alors

qu’il va recevoir le plus grand prix de génétique au monde, le William Allen Memorial Award.

Pour comprendre ce qui a poussé Jérôme Lejeune à s’engager dans le combat pour la vie au point de tout perdre, il faut saisir l’extraordinaire unité qui le caractérise. Jérôme Lejeune ne s’est pas inventé héraut de la Vérité. Sa vieprivée et sa vie professionnelle manifestent un ancrage spirituel très profond et une volonté orientée vers le bien.

« La Foi nous dit de respecter l’image de Dieu, l’Espérance nous aide à la protéger, la Charité Juge tout »Jérôme Lejeune.

Dans sa pratique médicale, Jérôme Lejeune est mû par la charité. La médecine qu’il pratique avec cœur et raison est hippocratique dans les valeurs qui la guident. Il place au cœur de ses préoccupations la personne du malade et sonrapport avec le médecin. Cette tradition hippocratique au meilleur d’elle- même l’anime dans l’attitude d’accueil, de familiarité et d’empathie qu’il a vis-à-vis des patients trisomiques et de leur famille. Soigner est une œuvre matériellede Miséricorde chez Jérôme Lejeune : sa consultation à l’hôpital Necker et la disponibilité dont il fera toujours preuve à l’égard des futures mères, des patients et de leur famille en sont l’illustration évidente.

Comme chercheur, Jérôme Lejeune est mû par l’intelligence de la Foi qu’il a reçue au baptême et qui s’épanouit sans rupture dans la pratique professionnelle : il sait que pour progresser dans la découverte scientifique, il faut acceptercette réalité d’un monde créé par Dieu où le hasard n’a pas sa place1. Il adhère de tout son être aux vérités qu’il ne voit pas et au service desquelles il mettra son intelligence exceptionnelle. Son œuvre scientifique est irriguée par la contemplation du Verbe, sans concordisme cependant : il ne s’autorise jamais ce raccourci intellectuel qui consiste à interpréter les Ecritures pour les faire correspondre aux théories scientifiques. Sa démarche scientifique l’est strictement : il observe, comme chercheur, ce qu’il croit, comme chrétien : deux regards parallèles, complémentaires, l’un contemplatif, l’autre scientifique, dont il déduit avec des termes de raison simple et pure que deux vérités nepeuvent se contredire. Il offre un témoignage inégalé de l’harmonie entre la Foi et la science.

Cette unité de l’intelligence et du cœur lui donnera une grande liberté : Jérôme Lejeune adhère tant aux vérités de la Foi qu’il ne peut les renier sans se renier lui-même. Quand les circonstances l’exigeront, il s’en souviendra : dans la défense de la vie, il est mû par l’espérance, la conviction que Dieu pourvoira en grâces dans le chemin de la persécution. Sa vie illustre de façon évidente que la grâce perfectionne la nature : à l’heure de l’humiliation, Jérôme Lejeune conserve une douceur surnaturelle à l’égard de ses détracteurs. Il fait preuve de longanimité : il n’y pas d’écart de charité dans sa clémence envers les personnes handicapées et dans sa mansuétude à l’égard de ses ennemis. Il vit en acte ce qu’il annonce avec force : la valeur intrinsèque de l’êtrehumain et sa volonté de l’aimer. Il expérimente de manière implicite ce « principe de contemplation » auquel il adhère en biologie, nécessaire pour saisir toute la qualité humaine de l’homme.

Cette vision de la primauté de la personne humaine le guidera dans ses choix tout au long de sa vie, l’amenant à aller à contre-courant autant de l’ambition professionnelle (il aurait pu, comme d’autres, laisser tomber « les petits mongoliens » pour répondre aux nombreuses propositions prestigieuses qu’il recevra après la découverte), que de la pensée commune de son temps.

Le Congrès de San Francisco de 1969 est un tremblement de terre. Le discours de Jérôme Lejeune brise sa carrière mais lui ouvre un autre horizon, plus large et incertain : celui de la défense de la vie humaine. Désormais, annoncer la beauté de la vie humaine sera pour Jérôme Lejeune une œuvre de miséricorde spirituelle : conseiller, instruire, exhorter, défendre, endurer les injustices avec patience. Il est mû par le devoir d’éclairer les intelligences et d’annoncer la vérité qu’il considère comme « le seul devoir qui incombe » à chaque citoyen, bien convaincu qu’une part du combat pour la vie nous échappe et qu’on est toujours chargé de dire, et non de convaincre.

Jérôme Lejeune nous montre avec éclat la vraie réponse aux manifestes en faveur de la culture de mort : la primauté donnée au devoir essentiel de charité qui concerne tout homme. C’est en fait la réponse chrétienne par excellence, contre laquelle les objections s’arrêtent, à moins qu’on veuille tourner en dérision l’amour, la patience, le don de soi deceux qui se dédient au service des vivants. La vie du professeur Lejeune nous laisse à ce titre un témoignage éclatantde la fécondité d’une nouvelle forme de martyr : celui qui engage – parfois professionnellement – au nom de la défense de la vie.

1 Aude Dugast, Jérôme Lejeune, portrait spirituel au fil des vertus, Salavator, Paris, 2021, p. 73.

Mois de mai, mois de Marie

L’abbé Billot (IBP) nous prie de diffuser cette annonce:

LE MOIS DE MARIE : du 1er au 31 mai. Recevoir des petits enseignements quotidiens sur la façon d’honorer la Vierge Marie durant ce mois, pour mieux la découvrir , et découvrir l’aide qu’elle peut nous apporter dans notre relation à Dieu et dans notre vie quotidienne. inscription : [email protected]

Cardinal Sarah : « On ne compose pas avec le mensonge ni avec l’athéisme fluide »

Lors de son récent voyage au Cameroun, le cardinal Sarah, préfet émérite de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, s’est adressé le 9 avril à la Conférence épiscopale du pays dans un discours centré sur la dictature du relativisme et le devoir des évêques africains et de toute l’Église de défendre l’unité de la foi, seule source de paix. L’Homme nouveau publie l’intégralité de ce discours dont voici des extraits :

[…] les pasteurs, les évêques ont été institués comme un don du Seigneur fait à l’Église « pour que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude ». Voilà donc, chers Frères dans l’épiscopat, notre unique raison d’exister : maintenir l’unité de la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu.

À ce but s’oppose l’état d’immaturité spirituelle que saint Paul nous exhorte à combattre, cet état « des enfants, qui se laissent ballotter et emporter à tout vent de la doctrine, au gré de l’imposture des hommes et de leur astuce à fourvoyer dans l’erreur ». Comme ces paroles semblent décrire la situation actuelle ! L’immaturité spirituelle que décrit saint Paul semble s’être répandue partout dans l’Église d’aujourd’hui ! Des pans entiers des Églises occidentales semblent avoir régressé vers cet état d’enfance dans la foi ! Quel mystère ! Mais précisément saint Paul confie aux pasteurs que nous sommes la tâche de combattre cette immaturité spirituelle que l’on pourrait appeler le relativisme doctrinal. […]

Il est donc capital, chers Frères dans l’épiscopat, que nous ayons une vive conscience que la vérité est la première des charités que nous devons à l’Église et aux fidèles. La charité ne saurait commander le silence complice devant l’erreur. Elle ne saurait inspirer l’ambiguïté d’un discours confortable qui devrait plaire à tous. Nous ne pouvons pas masquer notre lâcheté sous le prétexte trompeur de la bienveillance. Se taire quand la vérité de la foi est en jeu revient à manquer d’amour.

De même, l’unité de l’Église ne saurait être réelle si elle n’est pas fondée sur la vérité de la foi. Seule la foi nous unit. Seule la vérité qui est le Christ, seule la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu  font de nous un seul corps ! « En vivant dans la vérité de l’amour, nous grandirons dans le Christ pour nous élever en tout jusqu’à lui qui est la Tête. Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance », nous disait saint Paul (Éph 4, 15). Le relativisme au contraire divise profondément. Il isole les chrétiens et sépare les communautés. Et en plus de ce travail de sape profonde de l’unité surnaturelle de l’Église, le relativisme se transforme en idéologie, en dictature, et accuse celui qui rappelle la vérité d’être un ferment de division. C’est un mensonge ! L’unité dans le relativisme est une apparence trompeuse et mondaine. Elle n’est que la rencontre fortuite et superficielle des intérêts du moment. En rappelant la vérité de la foi, nous servons l’unité de l’Église ! Laissons-nous interpeller par les paroles fortes de saint Paul ! Ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Ce lien de la paix est le lien de la foi véritable qui seul engendre la charité. Alors que le relativisme dresse opinion contre opinion, individu contre individu. Le relativisme fracture l’Église et détruit son unité. Je voudrais le souligner devant vous, chers frères évêques du Cameroun. Dans votre courageuse et prophétique déclaration du 21 décembre dernier au sujet de l’homosexualité et de la bénédiction des « couples homosexuels », en rappelant la doctrine catholique à ce sujet, vous avez servi grandement et profondément l’unité de l’Église ! Vous avez fait œuvre de charité pastorale en rappelant la vérité. Je me dois de vous le dire : ne vous laissez pas impressionner par ceux qui vous accuseront de mettre en cause l’unité ou la charité. Au contraire, si vous étiez restés silencieux vous auriez profondément blessé la charité et l’unité. […]

Je crois que l’Église de notre temps vit la tentation de l’athéisme. Non pas de l’athéisme intellectuel. Mais cet état d’esprit subtil et dangereux : l’athéisme fluide et pratique. Ce dernier est une maladie dangereuse même si ses premiers symptômes semblent bénins. […] Nous devons en prendre conscience : cet athéisme fluide coule dans les veines de la culture contemporaine. Il ne dit jamais son nom mais s’infiltre partout même dans les discours ecclésiastiques. Son premier effet est une forme de léthargie de la foi. Il anesthésie notre capacité à réagir, à reconnaître l’erreur, le danger. Il s’est répandu dans l’Église. […]

On ne compose pas avec le mensonge ! Le propre de l’athéisme fluide est la promesse d’un accommodement entre la vérité et le mensonge. C’est la tentation majeure de notre temps ! Tous nous sommes coupables d’accommodements, de complicité avec ce mensonge majeur qu’est l’athéisme fluide ! Nous faisons semblant d’être des croyants chrétiens et des hommes de foi, nous célébrons des rites religieux, mais de fait nous vivons en païens et en incroyants. Ne vous y trompez pas, on ne se bat pas avec cet ennemi-là. Il finit toujours par vous emporter. L’athéisme fluide est insaisissable et gluant. Si vous l’attaquez, il vous engluera dans ses compromissions subtiles. Il est comme une toile d’araignée, plus on se débat contre elle, et plus elle se resserre sur vous. L’athéisme fluide est le piège ultime du Tentateur, de Satan. Il vous attire sur son propre terrain. Si vous l’y suivez, vous serez amenés à utiliser ses armes : le mensonge, la dissimulation et le compromis. Il fomente autour de lui la confusion, la division, le ressentiment, l’aigreur et l’esprit de parti. Regardez donc l’état de l’Église ! Partout il n’y a que dissension et soupçon. L’athéisme fluide vit et se nourrit de toutes nos petites faiblesses, de toutes nos capitulations et compromissions avec son mensonge. […]

Face à l’athéisme fluide, la foi acquiert une importance essentielle. Elle est en même temps le trésor que nous voulons défendre, et la force qui nous permet de nous défendre. […]

“La France est vérolée par un socialisme aussi étouffant qu’inefficace” : l’urgence est à la diminution du poids de l’État

De Nicolas Bay (député français au Parlement européen, Reconquête) dans le JDD à l’occasion de la fête du Travail :

Un niveau de vie en décrochage par rapport aux États-Unis ou à l’Allemagne, des finances publiques structurellement dans le rouge, un État de plus en plus défaillant ; voilà le résultat de près d’un demi-siècle de socialisme et d’étatisme. Du supposé « ultralibéralisme », la France n’a jamais mis en œuvre que les délires sociétaux. Et les véritables libertés économiques se restreignent comme peau de chagrin, le pays étant devenu un enfer fiscal et administratif.

Les causes de notre déclassement sont évidentes. La France est vérolée par un socialisme aussi étouffant qu’inefficace. Il faut payer toujours plus pour soutenir à bout de bras un État obèse, incapable de protéger sa population et dont les services publics se dégradent de jour en jour ; pour financer un assistanat toujours plus attractif ; pour gérer une immigration massive improductive, et toujours moins reconnaissante. À force d’être gouvernée par des incapables, la France est devenue un paradis pour les parasites et les délinquants, qui sont souvent les mêmes, sur le dos des travailleurs et des classes moyennes.

50 nuances de socialisme

Les gouvernements successifs, de la fausse droite à la vraie gauche, ne furent que 50 nuances de socialisme et ont eu faux sur tout. L’ouverture irréfléchie du marché européen, sans clauses miroir, nous a exposé à une concurrence internationale déloyale. En parallèle, une réglementation et une fiscalité parmi les plus oppressives du monde ont étranglé l’initiative locale, décourageant ainsi sévèrement l’investissement et la création d’emplois. Le rôle envahissant de l’État, devenu un Moloch bureaucratique et omnipotent, ne fait pas que diluer la qualité de services publics si nombreux et illisibles qu’ils se doublonnent souvent entre eux ; il asphyxie l’économie, étouffant toute forme d’innovation et de dynamisme entrepreneurial, tout en détruisant les solidarités traditionnelles, communautaires et enracinées. L’abus de pouvoir réglementaire et fiscal a également sapé le moral de bien des travailleurs et entrepreneurs, faisant du travail une angoisse, une corvée subie plutôt qu’une source de fierté, d’accomplissement personnel et d’autonomisation.

Ce sont autant les salariés que les entreprises qui sont handicapés par le poids de l’État. Étudions par exemple celui du coût prohibitif du recrutement de talents de haut niveau. En raison des différences de fiscalité et de charges, pour recruter un cadre dirigeant allemand qui perçoit un salaire brut d’environ 500 000 € par an de son pays, une startup française qui voudrait lui assurer une rémunération nette équivalente devrait débourser environ 813 732 € brut. C’est encore pire pour recruter un Américain dans la même configuration : avec le même salaire de 500 000 € brut au Texas, une entreprise française devrait payer jusqu’à 1 024 426 €.

Cette inflation salariale illustre l’inadaptation de notre système, rendant nos entreprises nettement moins compétitives sur la scène mondiale. Prenons l’autre point de vue : au Texas, pour 500 000 € brut déboursés par l’employeur la rémunération nette du salarié est d’environ 367 000 €. En Allemagne, elle est de 291 000 €. En France, de 179 000 €. Comment attirer des cerveaux et des compétences de très haut niveau ? Comment attirer — ou même conserver — les meilleurs ?

Et ce qui est vrai en haut de l’échelle des revenus l’est également pour les plus modestes : le poids exorbitant des charges salariales et patronales dissuade les employeurs de récompenser par des hausses significatives de revenu leurs salariés plus modestes, détruisant ainsi la méritocratie. Le socialisme a tué l’ascenseur social.

L’écart de capacité à lever des fonds et à attirer des investisseurs entre la France et les États-Unis accentue encore ce désavantage, entravant notre capacité à innover et à croître. Ce panorama n’est pas seulement un indicateur de la pression fiscale écrasante mais aussi de l’urgence de réformer en profondeur notre modèle économique pour libérer le potentiel entrepreneurial français.

Remettre l’État à sa place

De plus, le lien entre les libertés économiques et la protection de notre identité est profond. Dans les deux cas, il s’agit de rendre l’État à sa fonction première et essentielle : être l’émanation de la volonté d’un peuple défini et non une structure autonome. L’État, dans sa forme idéale, est régalien, concentré sur la défense, la police, la justice et la diplomatie — des piliers qui protègent et servent les intérêts de la communauté nationale et des personnes qui la composent. La fiscalité n’a pour but que d’assurer ces fonctions essentielles. En France, l’État s’est métamorphosé en une bureaucratie invasive, interventionniste, qui a dévié de ses missions fondamentales pour devenir une entité substituant ses intérêts propres à ceux du peuple et de la nation qu’il est supposé servir.

Cette conception est profondément déconnectée du peuple que l’État devrait représenter et protéger. De ce point de vue, il n’y a plus de peuple ni d’identité collective mais seulement des individus qui sont autant d’unités administratives, virtuellement interchangeables. La pensée classique et le conservatisme se sont d’ailleurs construits contre cette vision de l’homme indifférencié et son culte radical de l’individu, tout en défendant les libertés économiques. La différence réside dans le fait que, pour les libéraux-libertaires, il n’y a pas de bien commun car il n’y a pas de communauté, l’individu est seul face au marché et à l’État, tandis que le conservatisme défend les libertés, toutes les libertés, mais les subordonne au bien commun identifié à la communauté. Pour un conservateur, l’État sert la nation souveraine et protège les libertés ; pour un libéral-libertaire, l’État est l’arbitre et finalement devient le souverain des individus.

Le résultat est un État tentaculaire, qui capte la prospérité créée par le travail pour assurer sa survie et tenter de remodeler la société via une redistribution toujours plus confiscatoire, toujours plus injuste. Le combat pour l’identité du peuple et son expression culturelle enracinée est donc consubstantiel à la reprise du contrôle de l’État. Pour que ce dernier serve la communauté nationale et ses membres au lieu de se servir lui-même, pour retrouver nos libertés, notamment économiques, dévorées par le Léviathan pour son propre profit, il faut replacer l’identité au cœur de l’action politique.

N’épargnons pas pour autant ceux qui, depuis tout ce temps, vivent de l’État et l’orientent dans cette direction mortifère. Frédéric Bastiat disait déjà qu’ « il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au-dessus de l’humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s’occuper d’elle. » Le premier pas — et désormais l’urgence absolue pour échapper au déclassement définitif de la France — serait la diminution du poids de l’État qui étouffe, bride et paralyse l’initiative et l’activité économique. Ce serait la meilleure et la plus belle manière de célébrer le travail !

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