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Les lois sociétales ne peuvent être réduites à de la diversion et à de la communication. Elles engagent des conceptions anthropologiques et philosophiques qui témoignent des valeurs d’une civilisation

Jean-Pierre LeGoff, sociologue et philosophe, a été interrogé dans Le Figaro à propos du projet de loi sur l’euthanasie. Extraits :

[…] Force est de constater que dans ce domaine, comme dans d’autres, on pratique la fuite en avant. Rien ne semble devoir échapper à l’activisme des militants et des réformateurs sociétaux. La filiation a déjà été chamboulée, une nouvelle étape est franchie et non des moindres : elle concerne notre rapport à la finitude avec la possibilité dans certains cas de mettre fin à ses jours avec l’aide de l’État. À chaque loi sociétale, on nous dit qu’on a pris soin de mettre des garde-fous et qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter ; à chaque fois, on proclame la victoire du progrès, de l’émancipation, de l’égalité… Ou, plus platement, on fait entendre aux plus réticents que « la France est en retard », qu’il s’agit d’une évolution inéluctable à laquelle il paraît vain de s’opposer, en se référant aux sondages comme aux fondements du bien-penser.

Reste que le rapport à la mort est une situation des plus intimes qui ouvre des questions éthiques, métaphysiques et religieuses que l’on ne saurait évacuer. On peut se poser légitiment la question : pourquoi la politique, l’État et les élus devraient-ils à tout prix s’en mêler au risque de jouer les démiurges ? Pourquoi faudrait-il que l’État réponde positivement à une demande de mort comme à un problème de santé publique ?

Le sociétal compte-t-il plus aujourd’hui que le social ?

On aurait plutôt tendance à rabattre tout sur le même plan dans une logique de « droits créances » qui n’a pas de fin. Les lois sociétales peuvent d’autre part apparaître comme des opérations de diversion par rapport aux problèmes du pouvoir d’achat, de l’insécurité, de l’immigration, de la guerre en Ukraine et de la situation géopolitique… Mais les lois sociétales ne sont pas du même ordre. La fuite en avant dans ce domaine est d’autant plus problématique qu’elle ne concerne pas seulement le politique, l’économique, le social, mais elle met directement en jeu la condition humaine. En ce sens, les lois sociétales ne peuvent être réduites à de la diversion et à de la communication, même si ces aspects sont bien présents. Elles engagent des conceptions anthropologiques et philosophiques qui témoignent des valeurs et de l’état non seulement d’une société mais d’une civilisation. […]

Ce n’est pas tant le soulagement de la souffrance individuelle qui est ici en question mais le rapport qu’une société entretient avec les personnes âgées les plus fragiles et les plus faibles. Le slogan « mourir dans la dignité » des partisans de l’euthanasie ou du suicide assisté laisse supposer en contrepoint qu’il y aurait des morts indignes. La souffrance, la dégradation physique et psychologique qu’on doit à tout prix s’efforcer de soulager seraient-elles devenues synonymes d’indignité ?

En fait, le rapport à l’autre souffrant et proche de la mort n’a rien d’évident. La compassion peut aller de pair avec une relation angoissée à soi-même à la vue de cet être affaibli et agonisant qui nous renvoie l’image d’une situation insupportable à laquelle nous voudrions à tout prix échapper. Mais que savons-nous au juste de la façon dont l’autre vit une telle situation ? Anticiper un état dégradé en étant encore en bonne santé, n’est-ce pas préjuger de notre réaction face à une situation limite qui nous confronte à l’indicible ?

Pensez-vous que notre société a peur de la mort au point de vouloir la dissimuler ?

Cette volonté d’évacuer la mort ne date pas d’aujourd’hui. Philippe Ariès a bien montré comment, au terme d’une évolution longue de plusieurs siècles, les sociétés modernes ont refoulé la mort de la vie quotidienne, et cette évolution s’est accompagnée de la disparition des rites ancestraux inhérents au deuil et qui maintenaient les liens collectifs. L’allongement de la durée de vie et l’affairement dans une société qui recule de plus en plus les limites du possible ont accentué ce refoulement ; le jeunisme et le culte de la performance sans faille ont développé un univers mental qui met la faiblesse et la finitude hors de son champ.

La façon dont la mort revient aujourd’hui dans le débat public ne me paraît pas rompre fondamentalement avec cette situation. La demande de mort n’a rien de transparent. Ce n’est pas seulement l’abrogation de la souffrance individuelle dont il est question, mais l’idée d’en finir au plus vite face à une image dégradée de soi-même et à la mort qui nous attend.

À la limite, pour l’individu narcissique contemporain, il faudrait pouvoir mourir en bonne santé en restant maître et souverain y compris de sa propre mort. Pour certains partisans de l’euthanasie et du suicide assisté, la loi devrait tout bonnement permettre d’« émanciper notre mort ». Cette formulation me paraît absurde, mais n’en témoigne pas moins d’une volonté d’autonomie et de maîtrise érigées en absolus qui refuse les limites de la condition humaine.

Celle-ci n’est pas soumise à notre volonté et maniable à loisir comme si elle était un simple objet à notre disposition. Les connaissances scientifiques, pour utiles qu’elles soient, ne suffisent pas pour en rendre compte. La vie humaine éprouvée dans sa dimension intérieure et relationnelle me paraît demeurer un mystère qui est partie essentielle de la dignité de l’être humain, y compris dans les moments de fin de vie les plus tragiques et les plus difficiles à affronter. C’est cette dimension-là que tend à ignorer une société où règne le culte de l’ego et du perpétuel gagnant. […]

Encore un imam qui a défrayé la chronique. C’est chronique, c’est ça l’islam (1/3)

Nous avons tous encore en tête les images du sympathique imam Mahjoubi tout récemment renvoyé dans ses foyers tunisiens par un M.Darmanin diligent. Il était grosso modo reproché à M.Mahjoubi d’avoir traité le drapeau français de « drapeau satanique ». Mais Satan est parfois plus dans le détail que dans le drapeau et le grosso modo cache bien des choses plus intéressantes.

Dans un premier temps nous reviendrons sur les événements. Puis nous étudierons le jugement du tribunal administratif pour terminer enfin par quelques considérations complémentaires.

Le séduisant M.Mahjoubi était imam à Bagnols sur Cèze dans le Gard, mosquée At-Tawba (« Le repentir », nom de la neuvième sourate du Coran qui commence par les pacifiques versets 1, 2 puis 5 :

« Proclamation solennelle par laquelle Allah et Son Messager dénoncent les pactes vous liant aux idolâtres. Vous pourrez donc, vous idolâtres, durant quatre mois, vous déplacer en toute sécurité dans le pays mais sachez que vous ne saurez échapper au châtiment d’Allah qui couvrira d’ignominie les impies… A l’expiration des mois sacrés, vous pourrez tuer les païens où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et dressez-leur des embuscades sur tout chemin. Mais s’ils se repentent, accomplissent la prière et s’acquittent de l’aumône, laissez-les en paix. Allah, en vérité, est Très Clément et Très Miséricordieux. » .

Le 16 février 2024, il prononce un prêche duquel on conclut qu’il a qualifié le drapeau tricolore (donc français…) de satanique. Un concert de protestations éclate et aboutit tout d’abord à des condamnations d’officiels musulmans. La Grande mosquée de Paris, sous la forme d’un communiqué de son recteur émis le 19 février 2024 :

Et M. Abdallah Zekri (celui qui en 2017 déclarait fièrement : Je suis algérien et je suis fier de l’être… Je ne suis pas assimilable. Je suis un poison musulman. Si on veut m’assimiler, celui qui veut m’assimiler, si il me mange, il meurt »), vice-président du CFCM, sur une radio :

Et aussi le médiatique imam de Bordeaux M. Oubrou, dans un entretien avec BFMTV rapporté dans un article d’Anne-Sophie Nogaret, professeur de philosophie et essayiste (Causeur, Front Populaire) :

« le Grand imam girondin recourt de façon répétée à la traditionnelle sémantique du “délire” et de la “transe”… Et passe de l’enfumage au mensonge caractérisé : l’islam politique, répète-t-il, ça n’a jamais existé ! Quant au Dieu auquel se réfère Mahjoubi, il est “imaginaire et imaginé”. »

Puis, c’est au tour de M.Darmanin de demander le retrait du titre de séjour de l’imam. Et l’imam d’être effectivement expulsé le 22 février.

Remarquons avant d’aller plus avant que l’interprétation donnée au prêche par l’intéressé lui-même et certains de ses soutiens était un brin différente : le site Les savants du Maghreb indique ainsi que l’imam visait en réalité tous les drapeaux tricolores brandis lors de la Coupe d’Afrique des Nations, donc d’états arabes et africains, comme symboles de patriotismes nationaux, alors que le patriotisme, pour un bon musulman, va à l’encontre de l’unité du monde musulman à travers la seule entité qui vaille : l’ummah.

Et d’autres musulmans, paisibles et adeptes du vivre-ensemble, dans les commentaires sur la plateforme X s’en donnent à cœur joie contre les positions par exemple de la Grande mosquée de Paris :

Dernière observation subjective : une écoute attentive de l’extrait vidéo qui était diffusé sur X donne à penser que l’interprétation de l’imam lui-même était tout à fait plausible et que, s’il était question de drapeaux tricolores comme représentatifs des nations, il n’était pas question spécifiquement du drapeau français. Voilà d’ailleurs le verbatim inclus dans l’arrêt du juge des référés :

« Tous les gouverneurs, dans toutes les gouvernances vont chuter. C’est fini. /…/ On n’aura plus tous ces drapeaux tricolores qui nous gangrènent. Qui nous font mal à la tête ! Qui n’ont aucune valeur auprès d’Allah. La seule valeur qu’ils ont, c’est une valeur satanique ! Vous voyez tous ces drapeaux qu’on a. Qu’on lève dans les matchs. Hé Ho, et on crie et on tape le musulman, sur sa tête et on l’insulte de tous les noms ! Ces drapeaux sataniques, qui ne valent rien. Ceux qui les ont imposés c’est simplement pour qu’on se déteste ! Que la haine, elle soit créée dans nos cœurs. Pour qu’on s’aime pas ! Pour qu’on mette les drapeaux devant les valeurs de la ilaha illa Allah (Nulle divinité ne mérite l’adoration hormis Allah). La ilaha Allah elle est derrière ! Ces slogans ils sont devant, malheureusement. Hé bien tous cela n’aura plus aucune valeur. ».

Avortement : le secret scandaleux

Dans cette vidéo de vulgarisation, “Le catho de service” essaie de répondre de manière rationnelle uniquement, scientifique et philosophique, aux différentes questions que pose l’avortement.

Sommaire :

  • 0:00 On est d’accord
  • 1:00 Constitution : ça change quoi ?
  • 2:20 Pourquoi les femmes avortent ?
  • 3:30 Définitions scientifiques : Est-ce un être humain ?
  • 7:35 Contradictions apparentes
  • 8:48 Comment se déroule un avortement ?
  • 11:34 Incohérences
  • 12:39 Syndrome post-IVG
  • 13:52 “Si l’enfant n’est pas désiré, il est injuste de le faire naître”
  • 14:05 “Mon corps, mon choix”
  • 14:44 “Ce serait injuste pour les plus pauvres”
  • 15:01 “Et la surpopulation ?”
  • 15:20 “Je ne veux pas imposer mon point de vue”
  • 15:42 “C’est déjà dans la loi, il faut la respecter”
  • 16:10 “C’est une position religieuse”
  • 16:31 “Même illégal, il y en aura toujours” Mensonge collectif
  • 18:20 “Pas d’utérus, pas d’avis”
  • 18:56 Ce qu’il faudrait démontrer rationnellement pour justifier l’avortement
  • 21:46 Même en cas de scepticisme persistant
  • 22:30 “Et en cas de viol ?”
  • 23:14 “Et si l’enfant est handicapé ?”
  • 23:31 “Et s’il est malade et mourra ?”
  • 24:06 “Et si la mère est en danger ?”
  • 25:13 Notre obligation morale

 

Nom des experts du groupe de travail sur les personnes transgenres : la HAS se pourvoit en cassation

La Haute Autorité de santé (HAS) s’est pourvue en cassation contre l’obligation de publier les noms des experts qu’elle a sollicités pour un groupe de travail sur les personnes transgenres.

L’association Juristes pour l’enfance réclame de connaître le nom des experts sollicités par la HAS pour élaborer de futures recommandations sur “le parcours de transition des personnes transgenres”. En février, elle avait obtenu une décision favorable du tribunal administratif de Montreuil. Mais la HAS s’est pourvue en cassation, pour pouvoir continuer de garder confidentiel le nom des experts jusqu’à la publication des recommandations.

La HAS a précisé qu’elle demandait à la Cour de cassation de surseoir à l’exécution du jugement du tribunal de Montreuil pour “protéger les experts sollicités dans le cadre de son travail”.

Selon les Juristes pour l’enfance, des controverses très importantes font rage au sujet de la prise en charge des mineurs s’identifiant « trans ». Il y a quelques mois, la presse médicale relevait que les professionnels de santé en France étaient largement opposés aux traitements hormonaux pour les mineurs et préconisaient d’autres prises en charge. Il est ainsi indispensable :

  • que le groupe de travail sur ces sujets présente une large représentativité des professionnels compétents en la matière.
  • que la composition de ce groupe assure une véritable indépendance des travaux et que les professionnels le composant ne soient pas ceux qui assurent leurs revenus sur les actes de transition médicale : les conflits d’intérêts seraient alors majeurs.

Or, précisément, l’absence de transparence laisse à penser que les participants à ce groupe sont des professionnels de la santé qui vivent de la transition médicale et qui ne disposent donc pas de l’impartialité attendue pour préconiser des mesures de bonne pratique dans un domaine aussi important que sensible. La communication des noms des participants à ce groupe de travail permettra de s’assurer de l’équilibre du groupe, de son impartialité et de l’absence de conflits d’intérêt.

La publication des recommandations de la HAS est attendue au deuxième trimestre 2024.

Eric Zemmour : “Ne laissons personne présenter le christianisme comme une religion du passé, sans quoi l’islam sera la seule religion actuelle”

Extrait de l’interview accordée par Eric Zemmour au JDD :

Journaliste, qu’auriez-vous écrit sur la situation politique actuelle ?

Ce qui me frappe le plus, c’est l’effacement de la droite de la scène politique. Macron fait de la com’ de droite, dans le seul but de détruire la droite. Et les représentants de la droite au Parlement tombent dans tous ses pièges. Le RN et le LR votent la régularisation des clandestins de Darmanin, l’IVG dans la Constitution de Mathilde Panot et se précipitent pour honorer la résistance communiste au Panthéon. Avec l’aval de la droite, les politiciens blanchissent les idées de LFI. Jadis, la droite trahissait en arrivant au pouvoir. Désormais, elle n’attend même plus d’être au pouvoir. Heureusement qu’il reste Reconquête !

Vous êtes justement le seul politique à vous être opposé à l’inscription de l’IVG dans la Constitution. Pourquoi ?

Marion Maréchal et Stéphane Ravier aussi ! Nous étions également les seuls à nous opposer à la loi Immigration. Tout le monde a compris depuis que c’était un piège. Il est évident que le droit à l’avortement n’est pas menacé. J’ai une conception gaullienne de la Constitution : elle doit uniquement servir à organiser les pouvoirs publics, pas être un catalogue de droits sociétaux (…)

Êtes-vous inquiet quant à l’organisation des Jeux olympiques de Paris ?

​​En principe, on accueille des JO pour valoriser son pays aux yeux du monde, comme la Chine en 2008. Je crains que la France n’expose plutôt devant le monde entier son déclin et sa tiers-mondisation. Enfin, on devrait, profiter de ces JO pour défendre notre identité. À la place, on efface une croix chrétienne d’une affiche : ça commence bien !

Il faut cesser de présenter le catholicisme uniquement comme une « histoire ». Les dizaines de millions de chrétiens en France ne sont pas des objets de musée. Leur foi est vivante, actuelle et elle a de l’avenir. Ne laissons personne présenter le christianisme comme une religion du passé, sans quoi l’islam sera la seule religion actuelle.

Inscription de l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE : le RN s’abstient

Sur proposition de la gauche, de la candidate de Macron et à cause du soutien passif des élus RN qui se sont abstenus, le Parlement européen va devoir voter sur un texte demandant l’inscription de l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux.

143 pour, 135 contre, 26 abstentions (dont 12 du RN).

 

Sébastien Chenu expliquait cette abstention hier :

 

Une maison chrétienne de soins palliatifs obligée de pratiquer l’euthanasie

Ce qui attend la France se trouve au Canada où, le 1er mars, un juge de la Cour supérieure du Québec a rejeté la demande d’exemption de l’archidiocèse catholique romain de Montréal à une loi québécoise exigeant que tous les centres de soins palliatifs de la province fournissent l’« aide médicale à mourir ».

« Le droit des Québécois de choisir leurs soins médicaux, y compris l’aide médicale à mourir, l’emporte sur toute atteinte à la liberté de religion ».

En février, Mgr Lépine, archevêque de Montréal, avait déposé un recours judiciaire afin que la maison de soins palliatifs et centre de jour St-Raphaël installée dans une ancienne église appartenant à l’archidiocèse, ne soit pas soumise à la loi québécoise sur l’« aide médicale à mourir ». Il estime que cette loi viole la liberté de religion.

Euthanasie : les AFC s’opposeront à Macron par tous les moyens

“Même légaux” oserait-on ajouter. Voici le communiqué :

Projet fin de vie : la fraternité abandonnée

Communiqué d’Alliance Vita :

À l’heure où le système de santé français connaît de graves difficultés, annoncer l’accès à une prétendue “aide à mourir”, paravent de l’euthanasie et du suicide assisté, en invoquant la fraternité est aussi indécent que préoccupant.

Au fond, soins palliatifs et euthanasie ou suicide assisté sont incompatibles car leurs logiques sont radicalement différentes. Les exemples des pays qui ont légalisé ces pratiques nous montrent qu’il n’est pas possible de tenir un tout éthique et effectif pour les patients en conjuguant deux approches diamétralement opposées. Au Canada, seulement 30 à 50% des Canadiens ont accès à une forme de soins palliatifs de qualité, et très peu, seulement environ 15%, ont accès à des soins palliatifs spécialisés pour traiter des problèmes plus complexes.

Quant aux critères d’éligibilité à cette « aide à mourir », ils sont déjà contestés et nul doute qu’ils seraient balayés devant les revendications de ceux qui s’estimeront discriminés et qui demanderont leur élargissement. Une fois encore partout où l’interdit de tuer a été levé, le cadre initialement fixé à titre exceptionnel a dérivé.

Pour Alliance VITA, la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté derrière l’expression hypocrite d’« aide à mourir » signerait l’abandon des plus fragiles et le renoncement à l’une des valeurs fondatrices de notre société, la fraternité. C’est pourquoi l’association, forte de son réseau de volontaires présents sur tout le territoire, mènera des actions de sensibilisation locales et nationales pour promouvoir des soins palliatifs de qualité pour tous ceux qui en ont besoin et un engagement contre la « mort sociale » par abandon de nos concitoyens fragilisés par la maladie, le grand âge ou le handicap. C’est la seule option vraiment consensuelle ; c’est la seule digne de l’humanité.

De l’avortement à l’euthanasie : Macron est devenu le croque-mort de la république

Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :

La cire ayant servi à sceller l’avortement dans la Constitution est à peine sèche que Macron-Néron annonce pour avril une loi visant à instaurer l’euthanasie et le suicide légal.

Plutôt que de mettre en place une véritable politique familiale et un vaste plan d’aide pour les mères isolées et en difficultés, la république macronienne, avec la complicité active des « oppositions » a inscrit le droit de tuer un enfant dans le ventre de sa mère comme norme suprême.

Au lieu de s’occuper sérieusement de notre système de santé en perdition et spécialement de développer, sur l’ensemble du territoire, les unités de soins palliatifs dont notre pays manque cruellement, les mêmes s’apprêtent à voter une loi qui réglera le problème des patients incurables par la mort chimiquement imposée.

Macron est devenu le croque-mort de la république. De panthéonisation en scellement constitutionnel, par ses gestes, son regard noir, ses tenues, il joue parfaitement et avec délectation ce rôle de garçon de chambre mortuaire.

Feu La République en Marche est devenue un corbillard et Renaissance un rassemblement de franche camarderie.

Pour ces prochaines échéances mortifères, Macron sait qu’il pourra compter sur ces oppositions fantoches qui, elles aussi, ont oublié le goût de la liberté et de la vie. Quand on a une opposition comme cela, on n’a vraiment pas besoin de majorité !

Puisse le peuple français se réveiller et sortir de ce cauchemar qui le mène à sa perte.

On ne peut pas parler de fraternité quand on répond à la souffrance par la mort

Sur France Inter, l’évêque de Nanterre, Mgr Rougé, réagit aux annonces d’Emmanuel Macron :

 

 

“On a l’impression que dans la start-up nation, les personnes non-productives n’ont plus le droit de cité”.

“Ça veut dire qu’on va ouvrir massivement la possibilité de recourir aux gestes létaux dans les Ehpad” et “le scandale des Ehpad d’il y a quelques mois serait peu de chose à côté de cette ouverture”.

Le président de la République dit vouloir éviter les termes de “suicide assisté” ou d’“euthanasie”, préférant le terme d’“aide à mourir”. L’évêque de Nanterre lui y voit un “euphémisme”.

“Ce projet de loi, c’est l’euthanasie et le suicide assisté (…), c’est à la fois la solution belge et la solution suisse”.

Ce futur projet de loi “est une très mauvaise surprise”. Il rappelle que lorsque le chef de l’État “

a récemment réuni les responsables des cultes, des médecins et des personnes engagées sur ce sujet, il a annoncé une grande loi sur les soins palliatifs, à l’intérieur de laquelle il pensait introduire une disposition pour répondre à des situations inextricables”.

Monseigneur Rougé considère que le futur texte représentera 

le contraire : il y [aura] une grande loi pour l’euthanasie et le suicide assisté, avec quelques dispositions mineures de soutien aux soins palliatifs”. “Cette inversion de ce qu’il nous avait annoncé est à la fois triste et préoccupante”.

Emmanuel Macron affirme qu’une aide à mourir “serait une vraie révolution d’humanité et de fraternité”. Monseigneur Matthieu Rougé considère qu’on

“ne peut pas parler de fraternité quand on répond à la souffrance par la mort”. “Quand le pronostic vital est engagé, la mort n’est pas déjà là”.

“Aujourd’hui le véritable progressisme qui permettrait sans doute au président d’entrer dans l’histoire, c’est de promouvoir massivement les soins palliatifs alors qu’un quart des départements en est dépourvu”, “le progrès en humanité en France aujourd’hui serait un plan massif sur les soins palliatifs”.

 

C’est le début du ramadan

Le cimetière de Clermont-d’Excideuil, 240 habitants en Périgord vert, a été retrouvé profané ce matin, avec des tags sur la stèle du 19 mars 1962, le monument aux morts et une cinquantaine de tombes du cimetière.

La croix sur une fontaine a également été taguée.

Sur la porte de l’église, une inscription : “Ramadan”.

Sur les tombes, des inscriptions “Allah”, “chiens gwers” ou encore “l’ours musulman se réveille”.

Des inscriptions qui ressemblent aux tags déjà retrouvés sur des calvaires des villages voisins ces dernières semaines, à Saint-Pantaly-d’Excideuil, Cheveix-Cubas ou encore Coulaures.

Une enquête de la gendarmerie est déjà en cours. La mairie de Clermont-d’Excideuil annonce son intention de porter plainte. Contacté, le parquet de Périgueux n’avait pas encore donné, ce matin, suite à nos sollicitations.

 

L’Eucharistie

Eucharistie, c’est le terme employé pour ce sacrement présenté dans cette vidéo de 18mn. On entend souvent les mots “communion” ou “communier” lorsque l’on parle de ce sacrement mais c’est encore plus que ça ! Alors on aborde ici différents points, l’origine, ce que cela implique et représente mais aussi quelques questions pratiques ! C’est l’abbé Marin Cottard, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, qui répond :

Est-il légitime d’essentialiser l’homosexualité, au point d’en faire un déterminisme ?

Extrait d’un article publié à l’automne dernier par Mgr Kruijen dans Sedes Sapientiae :

L’affirmation selon laquelle l’homosexualité n’est pas un choix mérite pour le moins des éclaircissements. Il est vrai que, selon le Catéchisme de l’Église catholique (ci-après CEC), les personnes concernées « ne choisissent pas leur condition homosexuelle » (CEC, no 2358). Est-il pour autant légitime d’essentialiser l’homosexualité, au point d’en faire un déterminisme ontologique ou physique / physiologique de la personne ? Comme on le sait, le prétendu « gène de l’homosexualité » est demeuré introuvable. Une personne n’est (ou ne naît) pas homosexuelle comme elle est (ou naît) homme ou femme, blanche ou noire.

Quelle que soit l’origine de l’homosexualité, la dignité de l’homme est sa liberté

On objectera que le déterminisme dont il s’agit ne relève pas du plan physique, mais psychique (au sens large), comme s’il s’agissait d’une sorte d’habitus entitatif[1] ne permettant pas à la personne d’être autrement[2]. Cette hypothèse est cependant infirmée par les faits, puisqu’il arrive que des personnes cessent d’être homosexuelles[3].

Quant aux actes homosexuels, on ne saurait en faire une suite nécessaire de la « condition homosexuelle », car cela contredirait l’anthropologie révélée qui insiste sur la liberté foncière de l’homme, laissé par Dieu « à son libre arbitre » (Si 15, 14). Ce dernier correspond au « pouvoir, enraciné dans la raison et la volonté, d’agir ou de ne pas agir, de faire ceci ou cela, de poser ainsi par soi-même des actions délibérées. Par le libre arbitre chacun dispose de soi » (CEC, no 1731). Même les multiples conditionnements relevés par les sciences humaines ne doivent ni ne peuvent obscurcir cette précieuse vérité, reçue en ces mots par une grande mystique : « L’âme est libre, libérée du péché dans le sang de mon Fils, et ne peut être dominée si elle ne veut y consentir avec la volonté qui est liée au libre arbitre[4]. » Si la tendance homosexuelle peut certainement être prégnante, elle ne saurait constituer un instinct irrépressible supprimant la liberté.

La vision de la Révélation biblique : une haute idée de toute personne humaine

À une vision anthropologique déterministe et foncièrement fataliste, la Révélation biblique et l’enseignement ecclésial subséquent opposent une approche plus confiante dans les ressources de la nature humaine (surtout aidée par la grâce), et ce non en raison d’un optimisme de principe, mais d’une théologie de la création fondée sur la Révélation. À partir de ce fondement, l’Église refuse de faire des personnes homosexuelles une catégorie d’êtres humains à part, comme si elles seules étaient privées de la possibilité de disposer de soi (voir CEC, no 1731 cité ci-dessus). Au contraire, elle les croit dotées de liberté comme les personnes hétérosexuelles et, partant, capables de maîtriser leurs actes. Il est donc parfaitement cohérent qu’elle les appelle à pratiquer les vertus chrétiennes de maîtrise de soi et de chasteté, notamment, comme tous les autres chrétiens (cf. CEC, no 2359).

Il est navrant de devoir constater que l’enseignement de l’Église en matière d’homosexualité, qui est commandé par une haute idée de la dignité de la personne humaine, qu’elle soit hétérosexuelle ou homosexuelle, est fréquemment interprété comme un message de mépris. Cest le contraire qui est vrai. Il est significatif à cet égard que le « monde », et parfois les milieux homosexuels eux-mêmes, usent assez souvent d’un langage vulgaire pour parler des intéressés, tandis que l’Église, plus respectueuse, parlera toujours d’une personne homosexuelle, etc.

Ce qui précède n’enlève rien au fait que, dans sa pratique pastorale, l’Église témoigne d’une grande compréhension pour les difficultés et les faiblesses pesant sur la nature humaine déchue. Elle sait, en particulier, que « l’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées, voire supprimées par l’ignorance, l’inadvertance, la violence, la crainte, les habitudes, les affections immodérées et d’autres facteurs psychiques ou sociaux » (CEC, no 1735). […]

Une loi réprimant les propos privés a été votée à l’Assemblée nationale

Une « Proposition de loi visant à renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste, antisémite ou discriminatoire » a été votée en première lecture par l’Assemblée nationale mercredi dernier.

Cette loi propose de rendre délictueux des propos privés jugés discriminatoires. Pas un député ne s’est s’inquiété de l’extension du délit d’opinion à la sphère privée, alors que l’abolition de la frontière entre public et privé caractérise le totalitarisme. Preuve de cette dimension totalitaire, ces délits seront instruits sur… “délation” ! Pour faire passer en douce ce projet totalitaire, les députés mettent en avant la hausse de l’antisémitisme. Mais la loi vise en fait tous les propos prétendument discriminatoires : par exemple, les propos relatifs à l’orientation sexuelle. Un parent qui argumente en famille contre la “transition de genre” de son enfant au motif qu’un être humain ne peut changer de sexe pourra-t-il demain être poursuivi pour “propos discriminatoire” par l’association LGBT qui tient son enfant sous son emprise ? Comme les précédentes lois anti-discriminations, celle-ci ne vise pas seulement les “actes” mais les “propos”. La conséquence inévitable est l’instauration d’une “police de le pensée” chargée de traquer les propos divergents jusque dans la sphère privée.

148 députés étaient présents. 107 ont voté. Tous ont voté pour.

Législatives au Portugal : Chega passe de 7 à 18%

La droite portugaise est arrivée en tête aux élections législatives de ce dimanche 10 mars. La liste de la coalition Alliance démocratique (AD, droite modérée), conduite par Luis Montenegro, se profile en vainqueur, avec 29,5 % des voix et 77 sièges, sur un total de 230. AD pourrait s’appuyer sur une entente avec les 8 élus d’Initiative libérale pour marquer la distance avec le Parti socialiste (PS), qui avait jusque-là la majorité absolue au parlement, qui obtient 28,7 % des voix et 75 députés (contre 41,7 % et 120 députés en 2022).

Après les Pays-Bas, la Hongrie et l’Italie, c’est désormais le Portugal qui est confronté à la poussée de la droite nationale.  Chega s’impose comme troisième force, passant de 7 % à 18, %, et obtient 46 députés. André Ventura a évoqué « un résultat absolument historique » pour sa formation.

« Nous sommes disponibles pour construire un gouvernement fort ».

L’Alliance démocratique est divisée sur l’attitude à avoir avec Chega, entre alliance et cordon sanitaire…  L’ancien Premier ministre conservateur Pedro Passos Coelho considère que le plus urgent est d’en finir avec huit ans de gouvernement socialiste.

Mgr Eric de Moulins-Beaufort dénonce les mensonges d’Emmanuel Macron

Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, a été interrogé dans La Croix, à la suite de l’entretien donné par Emmanuel Macron concernant la loi sur la fin de vie.  Mgr de Moulins-Beaufort déclare :

[…] Le président a annoncé depuis longtemps ne pas vouloir brusquer les esprits sur les sujets sociétaux. Il a reçu beaucoup de personnes, y compris les responsables de culte, c’est indéniable. Mais il est habile aussi. Il parvient à reprendre et à approprier au texte annoncé notre grand point d’insistance qui est la fraternité. Appeler « loi de fraternité » un texte qui ouvre à la fois le suicide assisté et l’euthanasie est une tromperie. Une telle loi, quoi qu’on veuille, infléchira tout notre système de santé vers la mort comme solution.

Dans l’interview accordée à La Croix, Emmanuel Macron ne parle ni d’euthanasie, ni de suicide assisté mais d’aide à mourir. Quelle est votre première réaction ?

C’est de la rhétorique. En réalité, le texte ouvre la voie aux deux possibilités en même temps. Nous, évêques, demandons que la société aide à vivre et à vivre jusqu’au bout, jusqu’à la mort. Ce qui aide à mourir de manière pleinement humaine, ce n’est pas un produit létal, c’est l’affection, la considération, l’attention. […]

Emmanuel Macron a présenté quatre conditions pour que le patient puisse demander une aide à mourir : ces conditions vous paraissent-elles suffisantes pour réglementer l’aide à mourir et respecter les personnes ?

Le texte, à ce qui en est dit, limiterait le sujet avec précision. Mais permettez-moi de rappeler que la loi en France est faite ultimement par le Parlement. Comment le débat y sera-t-il maîtrisé ? […]

La personne habilitée à procéder au geste létal pourra être le patient lui-même, une personne de confiance ou encore le personnel médical. Nulle part n’apparaît une clause de conscience spécifique : n’est-ce pas un manque ?

Cette absence est caractéristique, je le crains, de la philosophie globale de ce texte. Quel est, quel sera notre pacte social ? Je suis stupéfait que les Ehpad soient mentionnés parmi les lieux possibles. Comment réagiront les autres résidents ? À quel double jeu veut-on contraindre les personnels soignants ?

Une partie importante du projet de loi porte sur les soins palliatifs. N’est-ce pas la meilleure réponse à la détresse qui touche les patients et les familles ?

Je ne vois pas que ce soit une partie importante du projet. À ce stade, il n’y a que des promesses vagues, comme depuis vingt ans. Nous avons besoin, non seulement d’unités de soins palliatifs, mais du développement d’une culture de l’accompagnement de la douleur depuis le commencement de la prise en charge des patients. Le président en parle, mais il faut des actes concrets.

[…] Le moindre mal reste un mal. Le projet actuel mêle les deux gestes. La foi chrétienne éclaire en profondeur notre conception de la vie et de nos responsabilités humaines, mais il n’y a pas besoin d’être chrétien pour penser qu’une société se grandit en refusant de donner la mort et en mobilisant ses forces pour accompagner chacun jusqu’au bout de sa vie. Il n’y a pas besoin d’être chrétien ni même de croire en Dieu pour comprendre le danger qu’il y a à ce qu’une société participe à mettre fin à une vie humaine. […]

Que voulez-vous dire aux catholiques ?

Ils ne sont pas seuls à penser que la vie humaine mérite d’être accompagnée jusqu’au bout et à ne pas vouloir d’un tel texte. Ils ont comme citoyens une responsabilité à exercer pour que notre pays approfondisse son service de tous. Ils peuvent s’engager davantage encore pour soutenir ceux et celles qui s’approchent de la mort. Il vaut la peine qu’ils encouragent leurs parlementaires à ne pas se laisser entraîner par des émotions ou par la peur d’être traités de conservateurs. C’est un faux progrès que d’offrir la mort comme solution.

La Fraternité c’est la mort

« Unité, indivisibilité de la République, Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort », telle est la formule que Jean-Nicolas Pache, maire de Paris, ordonne d’inscrire sur les façades de l’Hôtel de Ville et des édifices publics en juin 1793.

Interrogé dans La Croix et Libération sur le projet de loi sur l’euthanasie, Emmanuel Macron déclaré :

Cette loi, nous l’avons pensée comme une loi de fraternité, une loi qui concilie l’autonomie de l’individu et la solidarité de la nation. En cela, elle ne crée, à proprement parler, ni un droit nouveau ni une liberté, mais elle trace un chemin qui n’existait pas jusqu’alors et qui ouvre la possibilité de demander une aide à mourir sous certaines conditions strictes.

Les mots n’ont plus de sens : la vérité c’est le mensonge, la guerre c’est la paix, la vie c’est la mort.

Et il en rend complice la société :

L’ensemble de la procédure sera-t-elle pris en charge par l’assurance-maladie ?

C’est en effet ce que prévoit le projet de loi parce que, du diagnostic à la mort, c’est une manière d’attester que la société accompagne la personne malade et fragile, en reconnaissant la part de vie complète et absolue qu’il y a jusqu’à la dernière seconde.

Sur le calendrier :

Le texte doit être transmis au Conseil d’État d’ici huit à dix jours. Il arrivera sur la table du conseil des ministres en avril, pour une première lecture en mai. Sur un texte qui emporte de tels enjeux, on ne demande pas l’urgence, il n’y aura pas de procédure accélérée.

Neuvaine à saint Joseph du 10 au 18 mars

L’abbé Billot (IBP) nous prie de publier cette annonce:
Mieux connaître saint Joseph.  Comment le prier pour avoir plus de paix et de joie dans nos vies et nos famille, pour trouver sa voie, avoir son aide pour trouver un logement, un travail, régler ses dettes, pour ses problèmes de santé… Avec témoignages. Inscription :

Qu’est-ce qui protège encore notre société d’une régression vers l’infanticide ?

De la Fondation Jérôme Lejeune :

Le Congrès a définitivement adopté la révision constitutionnelle sur la liberté d’avoir recours à l’IVG. Pour la Fondation Jérôme Lejeune, cette révision se fait au mépris de la vie humaine et de la liberté d’expression et de conscience. L’avortement est un drame, il tue des vies humaines, le cœur des femmes, la conscience des soignants et l’âme d’une société.

L’avortement tue

La Fondation Jérôme Lejeune, fondation scientifique et médicale spécialisée dans les maladies génétiques de l’intelligence, rappelle que l’avortement consiste en la suppression directe d’une vie humaine. En effet, la science fait état d’une continuité totale dans le développement de l’être humain depuis l’instant de la fécondation, avant et après la naissance. La génétique montre que l’embryon est un être distinct de sa mère, doté d’un ADN complet et unique et d’une vie propre. Son cœur bat dès la 4e semaine. C’est un être en constante évolution et dépendant mais indéniablement humain, comme le rappelait la loi Veil dans son prologue : « toute vie humaine doit être respectée dès sa conception » (1).

Depuis sa création en 1995, la Fondation poursuit l’œuvre du professeur Jérôme Lejeune pour la défense de toute vie humaine, alors que les personnes handicapées sont les premières victimes de l’avortement. En France, les personnes porteuses de trisomie 21 peuvent en effet être éliminées jusqu’à la naissance. Elles le sont à 97% quand le dépistage anténatal est positif.

L’impossible débat bioéthique

A-t-on le droit de s’exprimer ou de se questionner sur l’IVG en France ? La séquence politique que nous venons de vivre donne à penser que non. Plus personne ne vient défendre le bien de l’enfant à naître. L’IVG n’est pensée que du point de vue de la liberté de la femme.

L’unanimité et la précipitation de l’élite politique interrogent. Rien ne justifiait pourtant cette disposition (2). Mais il est plus facile de réunir un Congrès en quatre jours pour voter un texte symbolique, que s’attaquer aux priorités des Français dont l’IVG ne fait pas partie (3). À moins qu’il ne s’agisse justement de faire taire les consciences, en sacralisant comme une valeur fondamentale ce qui reste objectivement un crime.

Cette loi constitutionnelle ne sera pas sans conséquence : elle menace gravement la clause de conscience des médecins. Elle crée une confusion entre le délit d’entrave et la liberté d’expression. Sera-t-il encore permis à une mère d’exprimer sa souffrance à la suite d’un avortement ? Au père de plaider pour garder son enfant ? Sera-t-il encore permis de parler des conséquences de l’avortement sur la santé mentale, ou de promouvoir les solutions alternatives qui existent ?

Laisser les pouvoirs publics décider des catégories de personnes qui ont le droit de vivre est déjà le signe d’une dérive totalitaire. Chercher à interdire le débat public sur cette question l’est encore davantage.

Quelle limite à cette culture de mort ?

L’adoption de cette Loi intervient quelques mois avant l’ouverture des débats parlementaires sur la fin de vie, le suicide assisté et l’euthanasie qui sont encore légalement des crimes et passibles à ce titre de la réclusion criminelle. Le rapprochement est sinistre mais doit faire réfléchir. Présenter l’euthanasie comme un recours exceptionnel en situation de détresse ne sera pas crédible. L’histoire de l’avortement en France illustre dramatiquement que les transgressions bioéthiques sont des boîtes de pandore. En 1975, nul n’imaginait que l’avortement, crime dépénalisé, exception au droit à la vie, deviendrait une valeur constitutionnelle 50 ans plus tard.

Dans l’Antiquité, l’infanticide était considéré comme un acte normal. La femme, l’enfant et l’esclave n’existent initialement pas dans le droit romain. C’est l’apparition de la notion de « personne » qui signifie le caractère sacré de chaque individu : en 390, la loi civile retire au père de famille le droit de vie et de mort sur ses enfants. Qu’est-ce qui protège encore notre société d’une régression vers l’infanticide ? Des témoignages (4) font déjà état d’infanticides pratiqués sur des enfants ayant survécu à un avortement.

Le premier droit de l’homme demeure le droit de vivre.

NOTES

1 – https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000700230/

2 – Rapport n° 334 (2023-2024), déposé le 14 février 2024, sur le projet de loi constitutionnelle, adopté par l’Assemblée nationale, relatif à la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse, par Mme Agnès CANAYER, sénateur : https://www.senat.fr/rap/l23-334/l23-334_mono.html#toc4

3 – OpinionWay pour Le Parisien – Baromètre – Le programme politique des Français – Février 2024, page 6  https://www.opinion-way.com/fr/sondage-d-opinion/sondages-publies/opinionway-pour-le-parisien-barometre-le-programme-politique-des-francais-vague-2-fevrier-2024/viewdocument/3267.html 

4 – https://www.genethique.org/infanticide-neonatal-en-europe-une-conference-mercredi-au-parlement-europeen/

La croix du Christ, folie ou libération ?

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • Abbé Philippe de Maistre
  • Daniel Courant, directeur de la maison d’édition « Arstella »
  • Hervé Blanchard, metteur en scène et acteur

L’éducation à la sexualité de la maternelle à la terminale ! Pour tous ?

Communiqué de la Fondation pour l’école :

Le Conseil supérieur des programmes vient de publier un document de 65 pages sur le sujet, qui fera date.

Dès l’introduction, il est précisé ceci :

 « destinée à tous les élèves, encadrée par un programme national, l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité exprime un engagement collectif de la Nation. Elle revêt un caractère obligatoire et elle est mise en œuvre sur l’ensemble du territoire, tant dans les établissements publics que dans les établissements privés sous contrat » ;

il faudrait ajouter ici « d’association ».

En effet, cette importante précision s’impose car il existe de facto aujourd’hui trois sortes d’écoles en France :

  • Les écoles publiques.
  • Les écoles privées sous contrat d’association.
  • Les écoles libres, hors contrat ou sous contrat simple.

La distinction entre le contrat simple et le contrat d’association est peu connue car dans les faits, ce type de contrat est peu utilisé. Il a d’ailleurs été supprimé en 1980 pour les écoles secondaires, sans que l’on sache bien pourquoi. Or, les écoles sous contrat simple sont libres d’embaucher leur personnel et libres du choix de leur programme, dans le respect du « socle commun des connaissances et des compétences » qui s’impose à tous. Mais il est vrai qu’elles reçoivent moins de subventions…

Dans les faits, seules les écoles hors contrat et sous contrat simple sont encore libres dans notre pays car elles ne sont pas obligées de suivre les programmes de l’éducation nationale, en particulier sur ces questions si délicates et intimes de l’éducation sexuelle ! En effet, non seulement les écoles hors contrat sont libres de leur programme, mais les écoles sous contrat simples doivent seulement s’en « inspirer », sans que cela ait un caractère obligatoire.

Les familles qui veulent protéger leurs enfants – dans le primaire et au collège – de cet « enseignement » qui relève de leur responsabilité première, et qui entrera en vigueur en septembre 2024, peuvent se tourner vers les 2 500 écoles libres qui existent en France ou pourquoi-pas en fonder de nouvelles.

La Fondation pour l’école n’ignore pas, bien entendu, les dégâts de tous ordres que provoquent chez les enfants les diffusions, par divers supports (smartphones, etc.), d’images dégradantes et avilissantes de la sexualité humaine ; mais elle entend être respectueuse des choix éducatifs des parents, au besoin en veillant à ce que les écoles leur apportent toute l’aide possible pour qu’ils remplissent au mieux leur mission d’éducateurs.

La Fondation pour l’école est là pour les accompagner et les soutenir !

Jean-Marie Le Méné : Avortement dans la Constitution : quelles conséquences ?

TVLibertés aborde avec Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune, la question d’actualité de l’avortement. Qu’en dit la science, en particulier génétique ? Quel est le statut légal de l’embryon ? Avortement et démographie ? Comment limiter le nombre d’avortements ? La contraception réduit-elle le nombre d’avortements ? l’objection de conscience des personnels soignants est-elle menacée ? Pour ceux qui acceptent de réfléchir au delà des slogans !

Terres de Mission : Dans quel monde reviendra le Christ ?

Eglise universelle : Cardinalis. La revue des cardinaux
Le N°5 de la revue Cardinalis vient de paraître. Hélène de Lauzun, sa porte-parole, en présente le projet éditorial qui est de permettre aux 228 cardinaux de faire connaissance entre eux. Ce numéro contient une présentation des cardinaux Parolin, secrétaire d’Etat, et Piacenza, à la tête de la Pénitencerie apostolique. A leur demande, les dubia adressées, sur différents sujets, au pape François à l’été 2023 par les cardinaux Zen, Brandmuller, Burke, Sandoval et Sarah, sont exposées ainsi que les réponses du pape et du cardinal Fernandez.

Eglise en France : Trouvera-t-Il encore la Foi sur la terre ?
L’abbé Barthe vient de publier, sous le titre “Trouvera-t-Il encore la Foi sur la terre ?”, un livre qui est un survol de l’histoire récente de l’Eglise avec comme nœud central le concile Vatican II. Cette histoire est traversée par l’opposition entre les catholiques dit intégraux ou intransigeants et les catholiques libéraux. Le point de litige étant constitué par la nature des relations à entretenir avec des pouvoirs politiques dont les principes sont issus de la Révolution française.

Eglise en Marche : Salon de la liberté scolaire
Depuis 2019, le Salon de la Liberté scolaire, Libsco, est le lieu de rencontre des acteurs des écoles indépendantes : directeurs d’écoles, enseignants, parents, éditeurs de manuels scolaires, etc. Anne-Françoise de Saint Albin, de la Fondation pour l’Ecole, présente le programme de cette journée qui aura lieu le samedi 6 avril à l’espace Charenton (Paris XII) : ateliers, conférences, stands et espaces de rencontre.

Il n’y a aucune contrainte, pour aucun prêtre, de concélébrer

Extrait de la communication du chanoine Stéphane Drillon, chancelier du diocèse de Nice, donnée le 25 janvier 2024, à Rome, à l’occasion du 13ème colloque du CIEL, sur l’aspect canonique de la concélébration.

[…] Je vais donc limiter cette étude au droit positif, principalement son élaboration à partir du second Concile du Vatican, son énoncé dans le C. 902 du C.I.C. de 1983, et sa portée.

• Pourquoi évoquer le C. 902 ? Parce qu’il concerne directement la loi positive actuelle régissant cette matière de la Concélébration.

Mais il serait incomplet, en droit canonique, de ne voir que ce canon du Code, et omettre les autres canons du C.I.C. qui, indirectement, sont concernés ou en relation avec le C. 902. Nous verrons que ces relations peuvent être vues comme problématiques.

I) LES SOURCES DU CANON 902.

a) Rappelons brièvement la législation antérieure, i.e. celle du Code précédent, le Code Pio-Bénédictin de 1917.

Le Canon 803 de l’époque ne permettait pas à plusieurs prêtres de concélébrer (sacramentellement) sauf dans deux cas précis :

  • La Messe de l’Ordination des prêtres,
  • et la Messe de Consécration des Evêques.

Pourquoi ce « Non licet » ?

Parce qu’à l’époque de sa promulgation, il était établi dans plusieurs textes du Magistère :

1. qu’il était une excellente chose que l’on multipliât le nombre de Messes pour la Gloire de Dieu, et le bien des fidèles, tenant à l’esprit le principe thomiste suivant :

« Multiplicata causa, multiplicatur effectus » i.e. « en multipliant la cause, on multiplie les effets » (cf. Sum. Theol. IIIa, Q 79, art 7, 3a)

Ce principe si simple, fera dire à St Thomas :

“in pluribus vero missis, multiplicatur sacrificii oblatio. Et ideo, multiplicatur effectus sacrificii et sacramenti ” i.e. « Dans plusieurs messes, l’oblation du sacrifice se trouve multipliée. Et par conséquent, l’effet du sacrifice et du sacrement se trouve multiplié » (cf. Sum. Theol. IIIa, Q 79, art 7, 3m)

La pensée de St Thomas est très claire et verra des applications très concrètes : l’usage des “Triduum de Messes”, des “Neuvaines de Messes”, des “Trentains grégoriens”, etc…

2. Mais remarquons qu’il était une excellente chose aussi que l’Église manifeste l’UNITÉ du Sacerdoce : unité entre le Christ et le Prêtre, unité entre le Christ et l’Évêque, unité entre les Évêques, unité entres l’Évêque et ses prêtres, unité entre les prêtres entre eux. Et chez les moines, idem !

D’où ces deux exceptions prévues par le Canon 803 du Code de 1917 : « la Messe d’Ordination des Prêtres et la Messe de Consécration des Évêques » – Bref, unité hiérarchique et théologique.

3. Remarquons ici, que ces deux exceptions autorisant la Concélébration se déroulaient toujours en présence de l’Évêque : pas de Concélébration sans l’Évêque.

4. Remarquons, aussi, qu’il était alors impossible de soutenir que le nombre des concélébrants multiplie, à lui seul, le nombre des messes lors d’une Concélébration. La causalité instrumentale ne peut être seulement du côté du ministre, mais aussi dans le geste sacramental liturgique… (cf. P. JOUNEL “La célébration et la concélébration de la messe” in “La Maison-Dieu” n° 83, 1965, page 175) (cf. aussi le Cardinal JOURNET, avec la qualité qui le caractérise, à savoir sa faculté de dire tout simplement des choses pourtant compliquées et profondes, et qui écrivait à ce sujet : “Imaginons plusieurs personnes s’unissant pour baptiser simultanément un petit enfant. Il y aura plusieurs baptisants, mais une seule action baptismale, plures baptizantes, una baptizatio. En concélébration, on aura pareillement plusieurs consacrants, plures ex quo consacrantes, mais une seule action consécratoire, una consecratio” (cf. Charles JOURNET, “le Sacrifice de la Messe “, in “Nova et Vetera ” (Fribourg) 46, 1971, 241-250.

Nous renvoyons, également, sur ce sujet au texte du Saint Office en date du 8 mars (23 mai) 1957, DS 3928 : l’obligation de prononcer les paroles de la consécration « ex institutione Christi ».

b) Rappelons maintenant l’évènement du Concile Vatican II, quant à la Concélébration.

1. La phase anté-préparatoire (17 mai 1959 – 14 sept. 1960)

– Une infime minorité de vota (des Évêques, religieux, curie romaine, universités) demandait que l’on traite de la Concélébration dans les travaux du Concile (une quarantaine de vota sur 2109, soit 1.9 %).

Un tiers de ces demandes envisageait d’étendre la Concélébration à des circonstances exceptionnelles, et pratiquement aucune ne demandait l’extension quotidienne et générale de la Concélébration.

2. La phase préparatoire (14 septembre 1960 – 11 octobre 1962)

  • Rédaction d’un premier schéma par la commission de liturgie où l’on trouve : la liberté pour chaque prêtre de célébrer la Messe individuellement, le désir (non prouvé !) “général” que cette Concélébration soit étendue plus largement ;
  • Ce premier schéma omettait de rappeler la condamnation du Pseudo Concile de PISTOIE, dans ses articles sur la Concélébration, par le Pape Pie VI en 1794, et aussi le grand nombre d’Églises orientales qui refusent la Concélébration.

Ce schéma se voulait promouvoir l’unité de l’Église manifestée dans l’unité du sacerdoce, mai en oubliant la nature sacrificielle de la Messe pour n’évoquer que « l’utilité des fidèles », c’est-à-dire une raison subjective.

Enfin, selon ce schéma, cette discipline de la Concélébration devait être régit par l’Ordinaire du lieu où l’Évêque, jugé apte à évaluer la commodité pratique de la Concélébration dans certains cas et certains lieux (cela concernait aussi les Messes conventuelles).

Bref, il ne s’agissait pas de traiter de la Concélébration dans son principe théologique et canonique, (fait acquis) mais uniquement dans son application, i.e. la fréquence des Concélébrations autorisées.

3. La Constitution sur la liturgie dans le Concile Vatican II.

Deux schémas furent proposés aux Pères, l’un après l’autre.

Plusieurs arguments furent évoqués dans les discussions.

A noter : la disparition de l’Évêque au centre de la Concélébration, la disparition, comme modérateur de l’usage de la Concélébration, de l’Ordinaire DU LIEU, pour ne pas parler que de l’Ordinaire tout court, ceci, évidemment intéressait en premier lieu les religieux « exempts » …

A noter aussi :

  • une tendance à une plus grande ouverture ;
  • l’apparition de deux catégories de cas :
    • un premier cas où le Concile donnera une faculté générale de concélébrer,
    • et un deuxième cas où cette faculté de concélébrer sera accordée par l’Ordinaire.

Bref, oui à la Concélébration mais dans des cas limités.

Une dernière mouture fut proposée au vote des Pères qui ne donna que 1417 “placet” et beaucoup de modi particulièrement sur le rôle de l’Évêque dans l’application disciplinaire de la Concélébration. Modi qui n’ont pas été discutés, faute de temps.

Finalement : voici le texte qui fut approuvé par les Pères, le 4 décembre 63, à savoir le n° 57 de la Constitution sur la Ste Liturgie :

« (la Concélébration)

§ 1. La concélébration, qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce, est restée en usage jusqu’à maintenant dans l’Église, en Occident comme en Orient. Aussi le Concile a-t-il décidé d’étendre la faculté de concélébrer aux cas suivants :

1.

a) le Jeudi-Saint, tant à la messe chrismale qu’à la messe du soir ;

b) aux messes célébrées dans les Conciles, les assemblées épiscopales et les synodes ;

c) à la messe de la bénédiction d’un abbé.

2. En outre, avec la permission de l’Ordinaire, à qui il appartient d’apprécier l’opportunité de la concélébration :

a) à la messe conventuelle et à la messe principale des églises, lorsque l’utilité des fidèles ne requiert pas que tous les prêtres présents célèbrent individuellement ;

b) aux messes des assemblées de prêtres de tout genre, aussi bien séculiers que religieux.

§ 2.

1. Il appartient à l’évêque de diriger et de régler la concélébration dans son diocèse.

2. Cependant, on réservera toujours à chaque prêtre la liberté de célébrer la messe individuellement, mais non pas au même moment dans la même église, ni le Jeudi Saint.

Par souci de brièveté, nous ne verrons pas, ici, les autres textes conciliaires qui évoquent aussi la Concélébration : le décret sur l’Œcuménisme, (pour les Églises orientales), le décret sur le ministère et la vie des prêtres, (Presbyterorum Ordinis) qui mentionnera explicitement la célèbre formule liturgique : « car chaque fois qu’est célébré ce rite, c’est l’œuvre même de notre Rédemption qui s’accomplit » : (cf. Missale Romanum, IIème Dimanche per Annum, offertoire).

Par contre, le décret sur les Églises orientales catholiques, reste totalement muet sur la Concélébration, comme celui sur la charge pastorale des Évêques, et aussi comme celui sur la Vie religieuse, lui aussi totalement muet sur la question !!!

* * *

Finalement, concluons cette partie sur la Concélébration dans le Concile Vatican II :

1. aucune contrainte, pour aucun prêtre, de concélébrer. La liberté de chaque prêtre de célébrer seul la Messe doit être sauvegardée.

2. l’usage de la concélébration et sa pratique doivent être limités et réglementés de deux façons :

a) en la prévoyant pour des cas précis (n°57§1, 1 de “Sacrosanctum Concilium”) ;

b) en la rendant possible pour d’autres cas, permis et réglementés par l’Ordinaire et l’Évêque du Lieu. (n° 57, §1, 2 et §2,1 de “Sacrosanctum Concilium”).

3. La pratique de la concélébration ne pourra jamais porter atteinte à la valeur des messes privées (S.C., n° 57 §2 et P.O. n° 13).

On peut dès à présent remarquer que le Code du Droit Canon promulgué en 1983 qui se veut être, une mise en acte de l’esprit du Concile :

  • respecte, dans son Canon 902, la liberté pour chaque prêtre de célébrer individuellement (“POSSUNT” et pas “DEBUNT” quant à la Concélébration) ;
  • respecte, dans son Canon 902, la possibilité de concélébration de l’Eucharistie ;
  • respecte, dans son Canon 904, l’exhortation faite à chaque prêtre de célébrer quotidiennement la Messe, même en l’absence de fidèles, et donc, la valeur des messes dites “privées”. (cf. aussi le Canon 246 §1 sur la formation des séminaristes, le Canon 276 §2, 2° sur les obligations et les droits des clercs).
  • Mais n’applique pas, par des dispositions législatives, la double limitation à la pratique de la concélébration ; on doit noter qu’aucun Canon n’existe pour cela.
  • Et semble ne pas appliquer, puisque le Canon 902 prévoit une possibilité générale et illimitée de concélébrer (hormis l’utilité des fidèles), la théologie sur la concélébration enseignée par Vatican II et la pratique que ce même Concile a voulu instaurer, et qui était étendue mais toujours limitée.

C) Le Magistère après le Concile Vatican II jusqu’au Code de 1983.

Les deux tendances présentes lors des discussions conciliaires à propos de la Concélébration perdurèrent :

  • un encouragement d’étendre la Concélébration d’une part ;
  • d’autre part, trois textes magistériels reprenant la théologie sacramentaire traditionnelle et qui professaient l’unicité du Sacrifice eucharistique offert à Dieu dans la Concélébration (un seul sacrifice), et donc, dans cette perspective, la multiplication des messes devenant souhaitable, l’usage de la Concélébration étant alors limité.

Ces trois textes sont :

  • Le décret général “Ecclesiæ Semper” du 7 mars 1965, qui rappelle que la Concélébration est un unique acte sacramentel, une unique cause instrumentale sacramentelle. (autrement dit quel que soit le nombre de prêtres présents à la Concélébration).
  • Le second texte, c’est le n° 47 de l’Instruction “de Cultu mysterii eucharistici” du 25 mai 1967, qui attire notre attention sur le caractère subjectif de la Concélébration (le nombre de prêtres unis dans un unique Sacrifice).
  • Le troisième texte est celui de la “Declaratio de Concelebratione” du 7 août 1972, dont un paragraphe mérite d’être cité :

« Bien que la Concélébration doive être considérée comme une manière excellente de célébrer l’Eucharistie dans les communautés, la célébration sans participation des fidèles “demeure cependant le centre de la vie de toute l’Eglise et le cœur de l’existence sacerdotale”. C’est pourquoi il faut que soit laissée, à chaque prêtre, la faculté de célébrer la messe individuellement : pour favoriser cette liberté, on assurera tout ce qui peut faciliter cette célébration : temps, lieu, aide d’un servant et autres éléments de la célébration » (les soulignés sont nôtres).

On notera, ici, que ce passage est le seul cas, à notre connaissance, où l’exercice de la liberté de célébrer individuellement est décrit sous une forme CONCRÈTE et “RÉALISTE”.

Le Canon 902, comme nous le verrons, affirme cette liberté, certes, mais sans préciser les conditions juridiques et concrètes permettant son exercice. Or, nous savons bien que dans certaines situations locales, cette liberté peut-être “entravée” par telles ou telles conditions “in concreto” (par exemple, à cause des horaires, du manque d’autels ou de chapelles, d’une pression des supérieurs sur les consciences et les comportements, etc.).

Enfin, quant à “l’Institutio Generalis Missalis Romani” (n° 153 à 159), son numéro 153 réaffirme que la Concélébration « manifeste heureusement l’Unité du Sacerdoce, du Sacrifice, et “du peuple chrétien”, et reprend, ensuite, presque mot à mot le n° 57 de la Constitution sur la Liturgie de Vatican II :

  • certains cas de Concélébration sont prévus par le rituel ;
  • certains cas où l’usage de celle-ci est possible, mais qui sont limitativement énumérés (par exemple, la Messe Chrismale).
  • D’autres cas, encore, mais avec “la permission de l’Ordinaire” qui est juge de l’opportunité de concélébrer.

Le n° 155 précise qu’il appartient “à l’Évêque”, conformément au droit, de régler la discipline de la Concélébration dans son diocèse, même dans les églises des exempts…

II – Le Canon 902 du C.I.C. 1983 pris en lui-même.

Faute de temps, nous ne parlerons pas de son élaboration ; nous disposons d’une seule page des “Communicationes” qui reproduise les ACTA COMMISSIONIS (COMM. Vol XV, 1983, n° 2, p 191) à ce propos, et qui résume la discussion entre les membres de cette commission quant à la rédaction du C. 855 qui deviendra notre C. 902.

Voyons tout de suite les différents éléments qui composent ce canon 902.

A) “Nisi utilitas christifidelium aliud requirat aut suadæt”

C’est là, la seule limite que la loi positive prévoit à la faculté de concélébrer : la sollicitude pastorale doit toujours l’emporter. Tous les commentateurs font, ici, allusion au “bien des fidèles”. Cette notion était, déjà, présente dans les textes qui ont étendu la faculté de concélébrer, au cours de la période post-conciliaire. Mais on remarque l’abandon de toutes les limitations prévus par le texte conciliaire. (S.C. n°57), le canon se basant sur les documents postérieurs que nous avons déjà mentionnés. Le commentaire de Navarre précise que “la nécessité ou l’opportunité de faciliter aux fidèles la possibilité d’assister à la Sainte Messe dans des lieux et heures divers, ou pour d’autres sollicitudes pastorales” peuvent rendre obligatoire la célébration individuelle.

B) “Sacerdotes Eucharistiam concelebrare possunt”

Les prêtres peuvent concélébrer. Aucun caractère obligatoire. Aucun encouragement, n’est envisagé par la lettre du texte, qui semble donc, objectivement, être en retrait par rapport au projet initial (le canon 855, initial, recommandait la concélébration), et en retrait aussi par rapport à “Eucharisticum Mysterium n° 47, mais beaucoup plus fidèle au contenu de la Constitution Conciliaire sur la liturgie (n°57), qui prévoyait une extension limitée de la faculté de concélébrer, sans la recommander.

Ainsi le latin “possunt” du canon exprime une souplesse, une possibilité, mais pas une recommandation qu’aurait pu exprimer l’emploi d’un verbe au subjonctif. C’est donc outrepasser le sens du canon que d’affirmer, comme le fait le R.P. MAZANARES dans le commentaire de Salamanque, qu’”en principe, la concélébration devrait-être le mode recommandé (72) quand il n’y a pas de nécessité de célébrer individuellement pour le bien des fidèles”. Le canon ne dit rien de tout cela, et n’établit en aucune façon une “hiérarchie” des modes de célébration de l’Eucharistie, ni une préférence pour la concélébration par rapport à la messe privée. “POSSUNT” et rien d’autre.

Le R.P. MAZANARES justifie sa position par deux renvois : le premier à “Eucharisticum Mysterium” n°47, et le second au canon 837.

1) S’il est tout à fait exact que le premier texte (Eucharisticum Mysterium n° 47) “recommande” et “encourage” la pratique de la Concélébration, le Concile Œcuménique Vatican II la limite. Considérer l’Instruction comme un développement harmonieux de SC n°57 est on ne peut plus contestable et interpréter le “possunt” par l’emploi de E.M. n°47 et le rejet du SC n° 57 est bien hasardeux.

Si le législateur avait voulu faire de la Concélébration le mode normal et “recommandé”, il aurait utilisé un verbe bien plus fort que notre “possunt” en collant bien plus au texte d’E.M. n° 47 (73).

Enfin, le “POSSUNT” se veut objectivement en retrait par rapport à la discipline et au texte de E.M. n° 47.

2) Quant à la référence au Canon 837, elle ne nous parait pas justifiée : le fait que “les actions liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l’Église elle-même et qu’elles “comportent une célébration communautaire (…) avec l’assistance et la participation active des fidèles là où cela est possible” ne signifie pas qu’en l’absence des fidèles, une concélébration doit être préférée à plusieurs messes individuelles. D’abord, parce que le Magistère a maintes fois montré qu’une célébration individuelle de la messe est une action éminemment communautaire et publique.

C’est l’action, toujours, de TOUTE l’Église. Le canon 904 le rappelle d’ailleurs fortement. Ensuite, parce que l’Église n’est jamais revenue sur son enseignement à propos du bienfait de la multiplication des messes, parce que “actes du Christ” et “œuvres de Rédemption”. Il est bien évident qu’il faille favoriser la participation active des fidèles… Le fait de donner plusieurs possibilités d’horaires, pour se rendre à la messe (plutôt que de réduire le nombre de messes proposés dans la journée par une Concélébration) n’est-il pas une meilleurs façon d’appliquer le canon 837 ? Enfin, remarquons que les autres commentaires, en particulier ceux de l’Urbaniana et de Navarre, ne déduisent pas du canon 902 qu’en l’absence de fidèle, le mode recommandé soit la concélébration de la messe. Si les prêtres “PEUVENT” concélébrer, il ne s’agit absolument pas d’un principe, mais d’une faculté.

C) “integra tamen pro singulis libertate manente Eucharistiam individuali celebrandi, non vero eo tempore, quo in eadem ecclesia aut oratorio concelebratio habetur.”

La liberté de célébrer individuellement est ici clairement affirmée et non limitée, si ce n’est par une prescription liturgique.

Notons tout d’abord deux faiblesses de la traduction française :

1. le “tamen” latin n’est pas rendu en français. (ni même traduit). L’italien, par exemple, traduit par “tuttavia”. On aurait pu dire en français “cependant, étant respectée la liberté….”, ce qui accentuait la force de la proposition qui suit.

2. le “eo tempore, quo (…) concelebratio habetur ” est traduit par “quand il y a une concélébration”. On aurait pu traduire plus précisément, pour mieux signifier les deux éléments exigés et cumulatifs : un même moment et un même lieu, (exprimés par le quo relatif).

Le commentaire de Salamanque est muet à propos de cette liberté. Il préfère exposer les facultés supplémentaires de concélébrer au bénéfice de celui qui a déjà célébré ou qui va célébrer une autre Messe (pour le bien des fidèles), en rappelant les prescriptions du n°158 de la Présentation Générale du Missel romain, et la Déclaration du 7 août 1972 et en précisant la règle du non cumul d’honoraires, édictée par le canon 951 §2.

Le commentaire de Navarre a le mérite de développer un peu cette notion de liberté, en reprenant la même déclaration du 7 août 1972, qui, d’une façon réaliste, demandait à ce que cette liberté soit vérifiée et rendue vraiment possible par la mise en œuvre de toutes les facilités nécessaires, concrètement.

Ainsi, précise E. TEJERO, la piété personnelle du prêtre sera de cette façon alimentée par ce qui constitue le “cœur de la vie sacerdotale”, c’est-à-dire la célébration des Saints Mystères (cf. Synode des Evêques de1971, “De Sacerdotio ministeriali”, pars altera, n°41, AAS 63, 1971, p 914). Cette exigence de “piété sacerdotale” semble être à l’origine du respect de la liberté individuelle en matière de mode de célébration, consacré par le canon 902. La “Declaratio de concelebratione” se référait déjà au texte du Synode des Évêques pour donner un fondement à cette liberté. Une généralisation imposée de la concélébration pourrait aboutir à une altération de la piété personnelle de chaque prêtre, car, comme le remarque très opportunément les Pères RAHNER, s.j., et HAUSSLING : “sa coopération (du Prêtre) à l’action liturgique ne va pratiquement guère au-delà de la prononciation en commun de quelques paroles”. En réalité, la liberté posée par le canon 902 est un prolongement de la question fondamentale à propos de la “spiritualité” et de la “piété” sacerdotales : de quelle manière le prêtre se sanctifie-t-il le mieux ? En célébrant seul à l’autel ou en concélébrant ? La concélébration renforce incontestablement, sur le moment même, le sentiment d’appartenir à une communauté, elle n’en prive pas moins le prêtre d’une quantité de gestes et de paroles qui lui reviennent en propre et qui le configure d’une façon sensible au Christ-Prêtre. Au lieu de quoi, lorsqu’il concélèbre, il répond à beaucoup de prières du premier célébrant, reçoit la communion et la bénédiction, etc…. Le Prêtre a besoin “de se sentir prêtre” et d’exprimer concrètement, autrement que par relativement peu de paroles, son “identité sacerdotale”. D’où la prudence de l’Église, qui instaure cette liberté d’être seul à l’Autel.

Dans la réalité, dans la vie quotidienne, cette liberté est-elle respectée ? On peut, nous semble-t-il, légitimement se poser la question. Le viol juridique, l’absence de normes concrètes qui auraient pu être dictées par le Code, à propos de l’exercice pratique de cette liberté, favorisant les “pressions” psychologiques de la part de beaucoup de supérieurs à l’égard des prêtres, surtout des jeunes. La généralisation, partout, toujours et pour tous, de la concélébration rend, de fait, les prêtres qui désirent célébrer seuls à l’autel, étrangers et coupés de la “communauté” et du “presbyterium”. Dans les petites communautés de prêtres séculiers ou religieux, pour sauvegarder les relations fraternelles et la vie en commun, on est bien souvent “obligé” de se plier à la concélébration.

En outre, le pluralisme théologique ne facilite pas la compréhension entre ceux qui concélèbrent journellement et ceux qui ne concélèbrent qu’à certaines occasions.

Enfin, en ce qui concerne l’interdiction que nous qualifions de “liturgique”, à savoir l’impossibilité de célébrer individuellement, si au même moment et dans un même lieu il y a concélébration, nous pouvons remarquer que le canon ne porte pas sur le cas de plusieurs messes individuelles célébrées dans un même lieu, au même moment sur des autels différents. D’ailleurs Pie XII avait, dans l’Encyclique “MEDIATOR DEI”, condamné l’opinion de ceux qui “affirment que les prêtres ne peuvent en même temps offrir la divine hostie sur plusieurs autels parce que par cette manière de faire, ils divisent la communauté et mettent son unité en péril”.

CONCLUSION

Que conclure sur l’aspect canonique de la Concélébration actuellement ?

1. Le Canon 902, toujours en vigueur, légifère sur la discipline (l’usage) de la Concélébration sans faire allusion à la théologie et à la justification de cette pratique.

2. L’élément qui, depuis l’époque préconcilaire, est constant (sauf chez de rares auteurs dans la Doctrine canonique) est celui de la LIBERTÉ, pour les prêtres, de célébrer individuellement (sauf la restriction “liturgique” quand il y a une concélébration en même temps et dans un même lieu).

Ce respect de la liberté doit pouvoir être mis en œuvre “in concreto”, sinon, en fait, ce respect disparaît. D’où un grand nombre d’abus possibles, (nombre restreint d’autels, horaires mal aménagés, chapelles trop peu nombreuses, pressions idéologiques, etc.). Et donc, dans ce contexte, apparaît une carence législative et disciplinaire, carence incontestable et qu’il faudrait combler.

3. Quant à la possibilité de concélébrer, le C. 902 élimine et se tait sur la présence traditionnelle de l’Évêque dans une Concélébration, et aussi sur le rôle qui lui était dévolu, à savoir, d’être “régulateur” de la pratique de la Concélébration.

Le même canon parle de la POSSIBILITÉ de concélébrer (“Possunt”) et NON PAS de l’obligation de concélébrer (“debunt”). Là encore, dans la pratique, est-ce respecté ? On peut légitimement en douter !!!

Reconnaissons aussi que les recours administratifs sont un peu “les parents pauvres” du Code actuel, et qu’il est donc, en pratique, très difficile de faire appliquer “in concreto” les dispositions du Canon 902….

Reconnaissons dans cette même perspective, que d’invoquer le Canon 1378 sur les abus de pouvoir qui les qualifie de délits (et qui pourraient être, par conséquent, mis en œuvre dans des procès pénaux) est “oublié” et non mis en œuvre. Une jurisprudence sur le sujet, à notre connaissance, n’existe pas…. Quel prêtre, contraint de concélébrer, a-t-il attaqué son Évêque dans un procès pénal ? Quel Promoteur de Justice a-t-il été saisi d’un abus de pouvoir à ce sujet ?

4. Il faudrait donc, nous semble-t-il, légiférer davantage sur la pratique de la Concélébration, où s’exprime d’une part l’unité hiérarchique de l’Église, l’unité du Sacerdoce, et d’autre part celle de la célébration individuelle de la Messe, qui permet des offrandes et des immolations sacramentelles de l’unique Sacrifice rédempteur du Christ.

Légiférer davantage par la prise en compte de ces deux réalités complémentaires à traduire canoniquement permettrait d’être plus fidèle au texte conciliaire qui est censé être “traduit” juridiquement par notre C. 902.

Lequel C.902 consacre —et c’est indéniable— beaucoup plus un soit disant “esprit du Concile” et une pratique spontanée pas forcément dans la ligne de la Doctrine Catholique traditionnelle, qu’un véritable respect du Texte Conciliaire…

5. Il faudrait également davantage préciser les FRUITS du Sacrifice de la Messe : chaque Messe est le Sacrifice du Christ, elle a une valeur infinie, mais les dispositions des hommes pour en recevoir les fruits sont toujours imparfaites, et en ce sens, limitées. D’où l’importance du nombre des Messes célébrées.

6. Il serait, aussi, souhaitable qu’un approfondissement du régime canonique des “offrandes” de messes, c’est à dires des honoraires versés et acceptés, soit réalisé, surtout dans le cas d’une Concélébration. Il s’agit là d’une « obligation de Justice ». Cette recherche est à conjuguer avec celle de la nature des intentions de Messe, et des fruits particuliers obtenus par la célébration des Saints Mystères.

De telles perspectives me semblent urgentes !

La situation actuelle de l’Église et du monde suffit à le dire, si l’on a l’honnêteté et la lucidité de regarder la situation « in concreto ». Il suffit de penser, par exemple, à tous ces défunts (en France particulièrement) que l’on prive de Messe de funérailles, au bénéfice d’une “bénédiction”, d’une simple absoute, ou bien d’une « liturgie de la Parole »…

L’Église de Dieu possède un trésor : la Rédemption, qui permet à chaque Messe de faire couler sur l’Église et sur le monde entier, le Sang du Christ Jésus.

« quoties hujus Hostiæ commemoratio celebratur, opus nostræ redemptionis exercetur”. (Dominica II per Annum Missale Romanum)

Ce que disait déjà, d’une autre manière, St Augustin : « Semel immolatus in semetipso Christus, et tamen quotidie immolatur in sacramento »

“immolé une fois pour toute en lui-même, le Christ est cependant immolé chaque jour dans le Sacrement” (Ept. 98, PL 33, p 363)

Can. Stéphane DRILLON

Quatrième dimanche de Carême, Lætare

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Ce quatrième dimanche de Carême est appelé du premier mot de son Introït Lætare : réjouis-toi. C’est en effet un dimanche de joie au milieu du Carême. C’était jeudi exactement le jour de la mi-carême, mais c’est en ce dimanche que la liturgie marque une pause dans les austérités de ce temps de pénitence en nous faisant entrevoir le but final, la joie de la résurrection, mais en nous rappelant que pour y parvenir il faudra passer par la croix. C’est par le bois de la croix que la joie est venue dans le monde entier, ainsi que le chante une antienne de l’adoration de la croix du Vendredi Saint.

En ce jour on ne chante toujours pas l’Alleluia, ni le Gloria in excelsis Deo, mais on peut jouer de l’orgue et orner l’autel de fleurs, ce qui est interdit les autres dimanches de Carême, et les ornements violets peuvent être remplacés par des ornements roses, si l’église en possède, comme au troisième dimanche de l’Avent.

Ce rose n’est pas seulement une couleur aimable et gaie, c’est celle d’une fleur, la plus belle et la plus odorante de toutes, mais qui a la propriété de pousser sur des épines : encore un rappel de la joie qui nous vient par la croix. Pour marquer l’importance de la croix dans la joie de ce dimanche, la station à Rome se faisait dans la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem au temps où le pape allait, tous les jours de Carême, célébrer la messe dans une des nombreuses églises de Rome. On y vénérait la relique de la vraie Croix apportée par sainte Hélène, et cette basilique était un peu comme une enclave romaine de Jérusalem.

Nous allons voir justement qu’il est beaucoup question de Jérusalem dans les chants de cette messe, et Jérusalem, on le sait, c’est la figure de l’Église. A l’époque où le répertoire grégorien s’est constitué, de nombreux païens recevaient le baptême dans la nuit de Pâques, et en ce dimanche de Lætare l’Église tressaillait de joie à la pensée de tous ces nouveaux enfants qu’elle allait appeler à la vie.

Introït : Lætare

C’est la joie de la Jérusalem nouvelle qu’annonçait le prophète Isaïe dans le passage qui forme le texte de l’Introït.

Lætare Jérusalem, et conventum facite, omnes qui diligitis eam ; gaudete cum lætitia, qui in tristitia fuistis, ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestræ.
Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans la joie et l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse, afin d’exulter et d’être rassasiés aux mamelles de votre consolation.

La mélodie est évidemment joyeuse et bondissante. Elle se nuance tout juste d’un petit voile pour évoquer la tristesse passée, la croix avant la joie. A la fin elle est empreinte de douceur pour parler de la consolation, avec la belle image des petits enfants rassasiés au sein de leur mère qu’Isaïe développe d’ailleurs un peu plus loin dans un passage célèbre du même chapitre. Le verset de cet Introït est le début du psaume 121, psaume à la gloire de Jérusalem que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion.

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

Graduel Lætatus sum

Le texte du Graduel du quatrième dimanche de Carême est tiré du psaume 121, que l’on retrouve à trois reprises dans cette messe, et en particulier la première partie de ce Graduel est formée du premier verset de ce psaume, celui qui accompagnait l’Introït :

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi: in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : nous irons dans la maison du Seigneur.

La deuxième partie est formée d’un verset de la fin du psaume :

Fiat pax in virtute tua, et abundantia in turribus tuis.
Que la paix vienne dans tes remparts et l’abondance dans tes greniers.

Ce psaume est un des cantiques des ” Montées ” que les Hébreux chantaient en montant à Jérusalem, et ils l’entonnaient en découvrant le Temple, la maison de Dieu. Jérusalem c’est comme toujours la figure de l’Église vers laquelle montent tous ceux qui se préparent au baptême, et nous tous qui nous préparons à renouveler les promesses. C’est la maison de Dieu où nous trouvons la paix et l’abondance. Ce Graduel commence par le même verbe que l’Introït Lætare, se réjouir, et la mélodie est très évidemment très joyeuse. Elle s’élève dès le début dans les hauteurs avec de grands élans enthousiastes puis elle redescend en s’inclinant profondément pour vénérer le nom du Seigneur. La deuxième partie est tout entière une acclamation enthousiaste.

Trait : Qui confidunt

Le Trait du quatrième dimanche de Carême est assez court puisqu’il n’a que deux versets. Ce sont les deux premiers versets du psaume 124, qui est encore un cantique des ” Montées “, et fait encore l’éloge de Jérusalem, figure de l’Église, chantant particulièrement la sécurité qu’on y trouve.

Qui confidunt in Domino, sicut mons Sion : non commovebitur in æternum qui habitat in Jerusalem. Montes in circuitu ejus et Dominus in circuitu populi sui, ex hoc nunc et usque in sæculum.
Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion. Il ne sera jamais ébranlé celui qui habite à Jérusalem. Des montagnes l’entourent : ainsi le Seigneur se tient autour de son peuple, dès maintenant et à jamais.

La mélodie est faite de formules psalmodiques ornées habituelles aux Traits que nous avons déjà rencontrées, notamment dimanche dernier. Mais, au début du deuxième verset, le mot montes, les montagnes, est revêtu d’une mélodie assez particulière avec de grands intervalles qui lui donnent un certain caractère descriptif.

Offertoire : Laudate Dominum

Comme ceux des deux dimanches précédents, l’Offertoire du quatrième dimanche de Carême est un chant de méditation, intérieur et contemplatif, qui est un peu à part dans les chants de cette messe, puisque, c’est le seul où il ne soit pas question de Jérusalem. Il est tiré du psaume 134, cantique de louange au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance, qui se manifesteront particulièrement dans le grand bienfait de la Rédemption.

Laudate Dominum, quia benignus est, psallite nomini ejus, quoniam suavis est : omnia quæcumque voluit fecit in cælo et in terra.
Louez le Seigneur, car il est bon ; chantez un psaume à son nom car il est doux : tout ce qu’il veut il le fait au ciel et sur la terre.

La mélodie est douce et calme, sans grands écarts. Elle prend un caractère plus affirmatif au début de la troisième phrase qui chante la toute-puissance divine.

Communion : Jerusalem quæ ædificatur

Pour la troisième fois au cours de cette messe du quatrième dimanche de Carême, nous trouvons à la Communion le psaume 121, le cantique que les pèlerins d’Israël chantaient en montant vers Jérusalem, et plus précisément dans le verset qui est chanté ici le cri d’admiration de tout le peuple en découvrant les murailles du temple après une longue marche :

Jerusalem, quæ ædificatur ut civitas, cujus particpatio ejus in idipsum : illuc enim ascenderunt tribus, tribus Domini, ad confitendum nomini tuo, Domine.
Jérusalem qui est bâtie comme une cité dont les parties se tiennent entre elles, c’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, pour proclamer votre nom, Seigneur.

On remarquera une fois encore le passage de la troisième à la deuxième personne. Les tribus du Seigneur qui montent vers Jérusalem, ce sont tous les peuples que l’Église voit avec un tressaillement de joie monter vers elle pour y recevoir le baptême. Ils y seront tous unis dans la communion des Saints comme les pierres parfaitement ajustées de la cité sainte. Cette joie de l’Église se traduit par une mélodie ample et enthousiaste mais avec des cadences en demi-ton qui lui donnent en même temps un caractère mystique et contemplatif.

“On peut se demander à quoi servent aujourd’hui les diplomates”

Haut fonctionnaire, diplomate, ambassadeur en Malaisie puis à deux reprises à Alger, Xavier Driencourt a été interrogé dans la revue Conflits. Extrait :

Entre 1945 et 2023, y a-t-il eu des évolutions majeures de la diplomatie française ?

Il y a eu deux changements majeurs. Ce sont d’une part l’hyperprésidentialisation, et d’autre part les moyens de communication immédiats. Du temps du général de Gaulle, le principe était le domaine réservé, alors qu’aujourd’hui le président gère tout. Les ambassadeurs n’ont évidemment plus le monopole de l’information qu’ils avaient jusqu’aux années 1970. L’immédiateté de l’information alimente aussi l’hyprésidentialisation. La « diplomatie du tweet » change tout. Le 7 octobre, Emmanuel Macron a immédiatement annoncé sur « X » qu’il allait lancer une coalition anti-Hamas, sur le modèle de la coalition anti-Daesh. Le Quai d’Orsay a dû préciser que ce n’était pas son point de vue. Les effets de ce type d’annonces impulsives peuvent être désastreux.

On peut se demander à quoi servent aujourd’hui les diplomates. Le président de la République nomme les ambassadeurs en conseil des ministres sur proposition du ministre des Affaires étrangères. Les diplomates traitent de plus en plus directement avec l’Élysée. Ce n’était pas le cas lorsque j’étais ambassadeur en Malaisie, il y a 25 ans. J’ai découvert le changement en Algérie, sous Sarkozy, et la tendance s’est accélérée pendant le mandat d’Emmanuel Macron. Le président négocie, s’appuie sur sa cellule diplomatique. Le Quai d’Orsay alimente en information l’Élysée, mais j’ai l’impression que cela tourne un peu dans le vide. Les ministres des AE sont des hommes ou des femmes auxquels on demande d’être aligné uniquement sur la parole présidentielle. Maurice Couve de Murville avait, dans un contexte proche, davantage de poids me semble-t-il.

Si le quai d’Orsay est de plus en plus écarté, il y a aussi de nombreuses autres voix qui influencent la diplomatie française. Les ONG, par exemple, et les acteurs non étatiques en général ont-ils profondément changé la diplomatie ?

Les ONG influencent fortement la diplomatie. C’est aussi le cas de personnages satellites, comme Bernard-Henri Lévy, qui se prend j’ai l’impression, pour un second ministre des Affaires étrangères. Alain Juppé le raconte très bien dans son livre de mémoires, c’est au cours d’une réunion à Bruxelles qu’il a appris la décision du Président Sarkozy de bombarder la Libye, sur le conseil de BHL. Les ONG, les satellites comme BHL, et l’opinion influencent la diplomatie française comme jamais auparavant et la rendent beaucoup plus compassionnelle. […]

Question plus personnelle, comment jugeriez-vous la diplomatie française actuellement ?

Nous sommes encore dans cette ère des concepts. La France lance des idées, mais elle est de moins en moins crédible. D’abord parce que les idées ne sont pas concrétisées, et puis parce qu’il est difficile d’être diplomatiquement crédible lorsqu’on traîne une dette de 3 mille milliards d’euros. Comment prétendre faire la leçon au monde ? Les États d’Europe ne prennent pas vraiment au sérieux les grands plans que proposent les Français. On voit que même les pays comme le Sénégal, les États du Sahel, etc, nous lâchent à l’ONU, nous sommes de plus en plus isolés.

On dit souvent que le ministère des Affaires étrangères est le ministère de la parole. Les mots en effet, comptent. Quand madame Alliot-Marie en 2011, alors ministre des Affaires étrangères, avait dit que les premiers évènements au début des printemps arabes n’étaient pas graves et que la France allait envoyer des policiers pour montrer comment réprimer les manifestations, il y a eu un tollé. Ces mots malheureux ont conduit à sa chute. Lorsque monsieur Séjourné a dit, à propos des deux humanitaires français morts dans une attaque de drones, « la Russie devra répondre de ses crimes », ce n’est pas dans l’esprit de la diplomatie. Il faut faire attention aux mots prononcés. Bismarck avait parfaitement choisi les termes de la dépêche d’Ems pour provoquer la France. Le « ministère de la parole » ne peut pas résumer une pensée profonde dans un tweet parce que justement la parole et le choix des mots sont importants. En diplomatie, il faut dire les choses, clairement et de manière pédagogique. […]

On a pu voir au moment de la crise migratoire entre la Grèce et la Turquie, les Loups Gris descendre dans la rue en France et mettre la pression aux autorités. On pense également à la guerre entre Israël et le Hamas, où la prise de position de la France lui coûte des manifestations et des attentats. La France a-t-elle encore les moyens de mener une politique étrangère ?

Bien sûr, les choix politiques concernant l’immigration ont un effet sur la politique extérieure. Le refus de la France à dénoncer l’accord avec l’Algérie de 1968 repose aussi sur des considérations de politique intérieure. Paris craint de provoquer la communauté algérienne de France. L’immédiateté de l’information a aussi beaucoup changé les choses. Si la France défend une position internationale défavorable à tel ou tel pays, la diaspora, aussitôt au courant, réagit.

En 2022, le corps diplomatique a subi une réforme radicale puisqu’il a été tout bonnement supprimé. Quelles seront les conséquences de cette réforme ?

La suppression du corps diplomatique va rendre le quai d’Orsay moins attractif et surtout risque de provoquer trois effets :

1/ une politisation des diplomates, comme aux États-Unis ;

2/ un copinage entre les réseaux politiques ou autres dans les nominations, « copinage ou cooptation à la française » qui avait été combattu avec la création de l’ENA en 1945. Il y a encore aujourd’hui une professionnalisation des nominations, mais l’effet de la réforme de 2022 se fera sentir dans les années à venir.

3/ Enfin, troisième conséquence, un manque d’expertise sur certaines régions ou thématiques, dans les langues et les civilisations rares. L’objectif de cette soi-disant réforme de la fonction publique était de mettre « tout le monde dans la même boîte », partant de l’idée que tous sont interchangeables. Chacun peut s’improviser directeur d’hôpital, préfet, directeur des finances publiques, ambassadeur Ces idées valaient, à une époque qui demandait moins de spécialistes, mais les temps ont changé. Emmanuel Macron n’apprécie peut-être pas les diplomates, mais il aurait sans doute dû réformer la magistrature en priorité. C’est la vieille rengaine de Bercy envers les diplomates, qu’ils considèrent comme un corps de privilégiés. Il y avait sûrement des choses plus urgentes à faire que supprimer le corps préfectoral et le corps diplomatique.

Les Belles figures de l’Histoire : saint Bernardin

Avec le père Jean-François Thomas :

 

XVIIème Mission Rosa Mystica aux Philippines

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Cette année ce sont 38 volontaires venus du monde entier qui ont encore une fois répondu à l’appel d’ACIM-Asia pour participer à la 17ème mission médicale Rosa Mystica, du 3 au 10 mars 2024.

Qu’ils soient Français, Suisses, Espagnols, Portugais, Américains, Singapouriens ou Australiens, ils ont tous traversé les océans et, après plus de 48 heures de voyage pour certains, ils ont rejoint Alabel, aux pieds de montagnes de Sarangani, dans le sud de l’île de Mindanao, la plus méridionale de l’archipel philippin. Située à l’est de la grande ville de General Santos, où nos volontaires ont atterri au petit matin ce dimanche 3 mars, la municipalité d’Alabel recouvre un immense territoire montagneux où la nombreuse population tribale des Blaan’s vit encore sur ses terres ancestrales. L’an dernier, la mission avait visité six de ces villages, officiellement accueillie et soutenue matériellement par le maire d’Alabel. Lors du traditionnel dîner d’action de grâces de fin de mission, il l’avait instamment invitée à revenir en 2024 afin de visiter les villages qu’elle n’avait pu atteindre, faute de conditions météorologiques favorables qui ne permirent pas d’atteindre les villages les plus reculés, uniquement accessibles par des pistes impraticables par temps de pluie.

Cette année ce seront encore six de ces villages montagnards qui seront visités en six jours par la Mission. Ce choix s’explique par la sous médicalisation, effectivement constatée l’an dernier par les médecins qui avaient vus des pathologies très avancées (90 % de la population philippine meurt sans avoir jamais rencontré un médecin). Et les 7 médecins (Français, portugais, suisse, allemand, espagnol, croate) présents cette année diagnostiquent des cas que l’on ne rencontre presque plus dans nos contrées : une fente palatine chez un enfant de 9 ans, de nombreux goitres très volumineux (10 à 15 fois plus fréquents qu’en Europe), des arthroses évoluées (les Blaan’s sont pour la plupart agriculteurs et exercent leur métier dans des conditions très archaïques), une tuméfaction maxillaire chez une femme d’une quarantaine d’années évoluant depuis 7 ans, des cataractes qui ne seront pas opérées, des ptérygion très invasifs, des cas de pathologies rhumatismales à des stades que nous ne connaissons plus, des cas de leishmaniose, des gales très évoluées… Notre dentiste allemand n’est pas de trop pour épauler notre fidèle dentiste philippine : des avulsions dentaires (seul « soin »possible ) sont effectuées par centaine chaque jour, chez les adultes comme chez les enfants qui malheureusement souffrent d’un apport en sucre excessif. La sucette est moins chère que la mangue !
Ces zones, déshéritées sur le plan sanitaire sont aussi des champs apostoliques désertés où, malheureusement, les sectes protestantes peuvent se déployer activement, et l’islam s’y maintenir, voire y prospérer. Double raison donc pour la Mission Rosa Mystica de se rendre dans ces villages afin d’y prodiguer le soin des corps mais aussi le soin des âmes selon la double vocation que lui avaient assignée ses fondateurs, l’abbé Daniel Couture, alors supérieur du district d’Asie de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X et le Dr Jean-Pierre Dickès. La Providence n’est jamais étrangère au choix des lieux que la mission visite chaque année depuis 17 ans.
Pour en savoir plus :
https://fsspx.news/fr/news/mission-rosa-mystica-2024-direct-dalabel-aux-philippines-43054
https://fsspx.news/fr/news/rosa-mystica-2024-2e-jour-la-mission-43126

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