L’Andorre compte environ 85 000 habitants mais enregistre un taux de fécondité très faible qui entraîne un vieillissement rapide de la population. Mais c’est visiblement encore trop pour le co-prince d’Andorre, à savoir Emmanuel Macron, en visite dans la principauté aujourd’hui.
Avortement : “Je souhaite avec affection que ce débat progresse et qu’ils permettent de répondre à une demande que j’entends”, assure Emmanuel Macron en Andorre, État où l’IVG est interdite #BFM2 pic.twitter.com/LgTNyE4n2S
— BFM (@BFMTV) April 28, 2026
Andorre est avec le Vatican le dernier Etat en Europe où l’avortement est strictement interdit. Aucune femme ne réclame l’avortement.
« Je souhaite que ce débat progresse et qu’il permette de répondre à une demande que j’entends. Votre gouvernement a fait une proposition d’avancer. Elle me paraît proportionnée. »
« Le gouvernement s’efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée sans compromettre notre système politique », a déclaré le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, qui il y a un mois a dit espérer « dépénaliser » l’avortement d’ici un an.
Macron avait déjà évoqué le sujet lors de sa première visite en 2019.
L’autre co-prince est un évêque, MgrJosep-Lluís Serrano Pentinat. Son prédécesseur avait dit qu’il « abdiquerait » si l’avortement était dépénalisé.
Le projet de loi, qui devait être présenté en automne 2025, puis au premier trimestre 2026, pose un problème : il faudra une modification de la Constitution, qui dans son article 8 « reconnaît le droit à la vie et protège totalement celle-ci dans ses différentes périodes ».
