Extrait du discours du pape Léon XIV samedi à la Fondation Centesimus Annus Pro Pontifice :
[…] Ce que nous découvrons ici, ce sont les deux « cités » décrites par saint Augustin qui continuent de caractériser non seulement le cœur humain, mais aussi les civilisations que nous créons. La Cité de l’Homme, bâtie sur l’orgueil et l’amour-propre, est marquée par un individualisme égoïste. La Cité de Dieu, bâtie sur l’amour de Dieu jusqu’au désintéressement et sur le développement des relations, est ce qui rend véritablement possible l’édification d’une civilisation de l’amour. À la lumière de cette perspective, nous pouvons constater que la crise des démocraties contemporaines et l’affaiblissement du multilatéralisme constituent en réalité une crise anthropologique, fruit d’un oubli généralisé du Créateur. Loin de désespérer, cependant, nous sommes appelés à prendre notre part, en nous souvenant que « la civilisation de l’amour ne naîtra pas d’un geste unique ou spectaculaire, mais de la somme de tous ces petits actes de fidélité constants qui font rempart contre la déshumanisation » ( Magnifica Humanitas 213). […]
